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jeudi 26 février 2015

G. Bapt (PS) affirme avoir prévenu l'Élysée de son voyage en Syrie: Hollande nie

Ca fait quatre "Gugusses" + un

"Je n'ai pas rencontré Bachar el-Assad, j'en avais pris l'engagement quand j'ai vu des conseillers du Quai, de l'Élysée, de l'Intérieur", a précisé le député PS.
25 février 2015: l'agence syrienne Sana montre le président syrien
Bachar al-Assad avec des parlementaires français à Damas.
François Hollande et Manuel Valls sont montés au créneau jeudi pour pilonner la visite de quatre parlementaires français en Syrie, où trois d'entre eux ont parlé avec Bachar el-Assad, "un dictateur" et un "boucher", selon l'exécutif.

Le député PS Gérard Bapt a affirmé jeudi qu'il avait prévenu des conseillers diplomatiques du Quai d'Orsay et de l'Élysée qu'il allait en Syrie et qu'il ne rencontrerait pas Bachar el-Assad. "Je n'ai pas rencontré Bachar el-Assad, j'en avais pris l'engagement quand j'ai vu des conseillers du Quai, de l'Élysée, de l'Intérieur", a-t-il dit, interrogé par téléphone alors qu'il revenait de ce déplacement en Syrie. Il a précisé que ces conseillers, tant au Quai d'Orsay qu'à l'Élysée, lui avaient "déconseillé" cette visite et encore plus une rencontre avec Bachar el-Assad. Il avait alors expliqué que c'était "une visite privée", a-t-il dit, avec des "humanitaires". Il est donc "resté à l'hôtel" quand ses trois compagnons de voyage parlementaire sont allés rencontrer le président syrien.

"J'ai un certain nombre d'éléments à présenter au gouvernement et aux représentants du gouvernement, que je leur réserve", a aussi déclaré Gérard Bapt, ajoutant : "Je soutiens le gouvernement de Manuel Valls." Interrogé sur les propos du patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, qui le menace de sanctions pour ce déplacement, Gérard Bapt a répondu : "J'ai proposé de le rencontrer." Interrogé sur le fait de savoir s'il regrettait ce déplacement qui fait beaucoup de bruit, Gérard Bapt a répondu : "Dans la vie, il ne faut pas regretter." Et d'ajouter : "Ce n'était pas un secret, une douzaine de députés socialistes étaient intéressés par ce déplacement." 
"Beaucoup de pays européens considèrent ce gouvernement comme fréquentable", a fait valoir le socialiste Bapt, par ailleurs médecin.
VOIR et ENTENDRE le groupe de parlementaires en Syrie.
On remarquera que le socialiste Bruno Bapt distribue des ppoignées de mains...
Même tonalité chez Jacques Myard sur Sud Radio: "Nous sommes venus ici pour écouter, voir et échanger". "Il y a eu hier soir la libération d'un opposant au régime syrien. J'analyse cela comme étant un geste". "Si on veut mettre un terme à la guerre civile, on parle avec des gens avec qui on n'est pas d'accord" et "Bachar al-Assad sera partie prenante du règlement de ce conflit", a insisté l'élu des Yvelines.

Dans l'après-midi, Claude Bartolone a également commenté ce voyage. 
Le déplacement des parlementaires "n'engage en rien l'Assemblée nationale", a estimé le président de l'Assemblée nationale. "Quatre parlementaires, dont deux députés, ont pris ces derniers jours l'initiative personnelle de se rendre en Syrie. Ce déplacement n'engage en rien l'Assemblée nationale. A titre personnel, je condamne fermement ce déplacement dans un pays dont les dirigeants restent aujourd'hui au ban des nations démocratiques", a détaillé Claude Bartolone.

Or,
de Manille (Philippines), le président Hollande a condamné l'initiative des parlementaires français. "Il s'agit d'une rencontre entre des parlementaires français qui n'ont été mandatés que par eux-mêmes avec un dictateur qui est à l'origine d'une des plus graves guerres civiles de ces dernières années", a déclaré le chef de l'Etat. "La France a toujours dit qu'il ne pouvait pas y avoir de dialogue avec un dictateur qui utilise de telles armes [chimiques] et est à l'origine d'une telle guerre. Il y a d'autres façons d'aider la Syrie que d'aller rencontrer celui qui est responsable de cette désolation et ce n'est pas parce qu'il y a un groupe terroriste en Syrie, qui lui aussi commet le pire, massacre, tue, viole (...) que l'on pourrait faire je ne sais quel changement dans notre diplomatie", a-t-il grondé.
Et le Premier ministre a qualifié ce voyage de "faute morale" et s'est indigné de ce "que des parlementaires aient ainsi, sans crier gare, rencontré un boucher". 


Dans l'opposition, Nicolas
Sarkozy, président de l'UMP, est le plus opposé à cette initiative de "quatre gugusses", ajoutant que lui n'aurait pas fait ce voyage.

Le président Hollande a-t-il menti?

La gauche partage assez largement ce jugement de l'exécutif sur le législatif, mais cette condamnation est 
une atteinte au principe constitutionnel de séparation des pouvoirs et à la liberté parlementaire. Mais ce n'est pas tout, sur le sujet de la morale politique et personnelle.

Le journal Le Monde suggère un mensonge du président:



Fillon et Philippot approuvent le voyage d'étude

L'UMP Henri Guaino s'est insurgé sur Europe 1 contre l'idée de répression sur les députés: "En vertu de quoi faudrait-il les sanctionner?" "Je suis en désaccord sur le fond de la démarche, le fait d'aller le voir", a dit le proche de Nicolas Sarkozy qui, à titre personnel, n'aurait pas fait le voyage. 
Mais "nous sommes bien obligés de dialoguer avec Bachar al-Assad dès lors que nous avons un ennemi prioritaire, l'Etat islamique".

Mercredi l'ancien Premier ministre François Fillon avait assuré: "Ils ont eu raison d'y aller, il faut écouter toutes les parties", "si j'avais l'occasion d'aller en Syrie, j'irais sûrement en Syrie".

Sur France Inter, le vice-président du FN Florian Philippot est allé beaucoup plus loin dans l'approbation évoquant "une initiative qui me paraît saine, intelligente", a-t-il dit. "J'aurais aimé que la diplomatie française officielle - si tant est qu'elle ne soit pas mêlée à cette affaire - ait cette initiative", a ajouté F. Philippot.
Sur RFI, l'autre vice-président du FN Louis Aliot a soupiré: "Que n'aurait-on pas dit si un député FN avait fait la même chose!"

La polémique en rappelle une autre, suscitée par une enquête au Proche Orient en 2004 du député UMP Didier Julia. Raison invoquée: obtenir la libération de deux journalistes otages.

jeudi 10 mai 2012

Législatives: l'UMP manifeste cohésion et pugnacité



L'UMP se prépare  à repartir à la bataille 


Au lendemain du 6 mai 2012, François Fillon a exhorté les élus "à ne pas céder aux menaces de l'extrême  droite".

La perspective d'une "cohabitation" à l'issue des législatives de juin ne ravit pas l'UMP et l'objectif est donc clair: tout faire pour gagner les élections des 10 et 17 juin. Lors de la réunion du groupe mercredi matin salle Colbert à l'Assemblée, en présence de 150 députés, l'ambiance était à la mobilisation générale pour le "troisième tour". "On n'a pas à rougir de cette défaite. On a eu une campagne remarquable. Le résultat était serré. Il y a eu une mobilisation énorme de notre électorat", a fait valoir Christian Jacob, le président du groupe, d'autant plus convaincant qu'un écart de dix points était annoncé entre la gauche et la droite et que le resserrement n'a été que de 3 points, contre 6 en 2007, au détriment de Marie sEGOl'haine Royal (PS).

Jean-François Copé a renchéri: " Les jours de défaite sont des épreuves. Il ne faut pas se mentir; c'est aussi un test de solidité pour notre colonne vertébrale." Le secrétaire général de l'UMP a rendu un hommage singulier à Nicolas Sarkozy : " Je ne me suis jamais senti de ma vie aussi proche du président. On mesure l'incarnation de l'homme d'État qu'il est." " Nicolas Sarkozy a donné une image de dignité et de fair-play qui nous sert beaucoup ", a souligné l'ancien ministre Hervé Gaymard, député de Savoie, qui constate que, sur le terrain, " les électeurs sont très mobilisés et pas découragés ".




" Inverser le courant "

Christian Jacob estime que les législatives sont gagnables " pour trois raisons ": d'abord, l'arithmétique: dans 244 circonscriptions, Sarkozy est arrivé en tête au second tour, et dans 80 autres, l'écart entre Hollande et Sarkozy est de moins de deux points. Ensuite, la " belle démonstration d'unité " de l'UMP au bureau politique de lundi, saluée par de nombreux élus. Enfin, la mobilisation lancée pour " tenter d'inverser le courant dans les cinq semaines qui viennent ", a insisté Christian Jacob.

" Vous pouvez compter sur moi ", a lancé François Fillon, très applaudi. 

Le premier ministre a assigné aux députés " trois devoirs ": - " rester solides et dignes ", indiquant au passage que " l'heure n'est pas aux déballages et aux inventaires" . - Après avoir résumé le bilan du quinquennat, comme lors du Conseil des ministres, le premier ministre a précisé le " second devoir, celui du rassemblement de l'UMP " - puis le troisième, celui de " se battre sur nos convictions politiques " . Fillon a demandé aux troupes UMP de " ne pas céder aux menaces de l'extrême droite dont le but est de nous diviser". 

" Me voilà inscrit sur la liste noire " 
Jean-François Copé a ainsi stigmatisé la droite radicale et a rappelé la consigne: " Jamais d'alliance ni de négociation avec le FN. En cas de triangulaires, on maintiendra nos candidats."

 
" Un esprit de cohésion intact "

Le député maire de Meaux n'a pas manqué d'ironiser sur l'attitude d'Hollande le jour du second tour " Il va acheter ses corn flakes, roule en petite voiture et prend quatre Falcon pour revenir à Paris! " Ce qui est un mauvais signe avant coureur que la "république exemplaire" prônée par le candidat de la "cohérence" (sic) sera baignée de duplicité. Sur le fond, Copé a résumé en ces termes la stratégie de l'UMP: " Un esprit de cohésion intact, une pugnacité sans relâche. On y va ensemble, on est fidèle à la France forte», le slogan de campagne de Sarkozy.

Plusieurs députés sont intervenus. Christian Estrosi, le député-maire UMP de Nice, a fait remarquer: " La gauche s'attendait à ce qu'on implose. Cela n'a pas eu lieu. Notre objectif est de gagner les législatives et de gouverner."

Gilles Carrez, député UMP du Val-de-Marne, connu pour son engagement en faveur de l'assainissement des finances publiques, a rappelé un argument électoral: " Hollande refuse la règle d'or. Avec lui, c'est le toboggan assuré. "

Jacques Myard (droite populaire, Yvelines): " On aiguise les couteaux et on y va. "

mercredi 31 août 2011

L'ineptie du "genre sexuel" hébergée dans les livres scolaire

Myard n'assimile pas l'identité sexuelle innée au "genre sexuel" acquis

80 députés de la majorité ont alerté le ministre de l'Education nationale mardi

La théorie du genre est entrée dans certains manuels de SVT
Des députés UMP demandent le retrait des passages incitant à la confusion. Pour Jacques Myard, député des Yvelines, ce débat est le prolongement de celui sur le "créationnisme".

Dans une lettre adressée à Luc Chatel, le ministre de l'Education nationale, 80 députés de la majorité ont demandé le retrait de manuels scolaires de Sciences et vie de la terre (SVT) évoquant la théorie du genre.
Ils reprochent en effet à certains passages des livres de SVT de 1ère L et ES de tenter de justifier l'orientation sexuelle d'une personne autant par son sexe biologique que par le contexte socio-culturel. Signataire de cette lettre, Jacques Myard, membre de la Droite populaire, estime que la théorie du genre n'a rien de scientifique et que de ce fait, elle n'a pas sa place dans des manuels scolaires de SVT.

France-Soir : La lettre que vous avez adressé à Luc Chatel a suscité bon nombre de réactions. Le Parti socialiste a ainsi notamment déclaré, dans un communiqué, que cela révélait "la vision rétrograde" de la droite quant aux "entités de ce genre". Qu'en pensez-vous?
Jacques Myard : Le Parti socialiste est complètement à côté de la plaque. Il n'est absolument pas question de remettre en cause l'identité sexuelle des uns ou des autres. Ce que nous contestons c'est l'enseignement de la théorie du genre comme une vérité scientifique et ce, à des fins politiques. La Droite ne cherche pas à donner des leçons. On naît homme, on naît femme. Nous appartenons au monde des mammifères, c'est structurel. L'orientation sexuelle se définit après et appartient au domaine de la vie privée.

F-S : Selon vous, l'identité sexuelle ne devrait pas être enseignée dans les cours de SVT mais plutôt dans ceux de philosophie.
J.M. : La théorie du genre n'est ni une vérité scientifique, ni une vérité biologique. Elle aurait donc davantage sa place au sein d'un cours de philosophie. Les élèves pourraient alors évoquer le doute et les interrogations liés à l'identité sexuelle sans que cela n'ait rien d'extraordinaire.

F-S : Luc Chatel a annoncé ce mercredi qu'il ne retirera pas les nouveaux manuels de SVT. Quelles conséquences cela peut-il selon vous avoir sur les élèves ?
J.M. : Luc Chatel a dit qu'il n'exerçait pas « droit de vie ou de mort sur un manuel scolaire ». Certes, mais l'Education nationale a toutefois le pouvoir de ne pas recommander tel ou tel ouvrage. On ne peut décemment pas professer une confusion idéologique qui n'a rien de scientifique. En ce qui concerne les élèves, je pense qu'ils ne sont pas stupides et qu'ils savent faire la différence entre un homme, une femme, un homosexuel, etc... Ils se rendront bien compte en ouvrant leurs manuels de SVT qu'on leur raconte des inepties.
VOIR et ENTENDRE le reportage de LCI-TF1:

Les professeurs ont le choix du manuel scolaire, mais les éditeurs ont le devoir de respecter les programmes ce qui n'autorise pas les initiatives intempestives.

Les éditeurs peuvent-ils interpréter librement les programmes ?

Extraits de manuels de SVT revisitant l'identité sexuelle:


Les maisons d'édition des manuels de SVT pour 1ère L et ES ont évoqué de manière plus ou moins variée l'identité sexuelle.

Chez Hachette, il est ainsi écrit que : « l'identité sexuelle est la perception subjective que l'on a de son propre sexe et de son orientation sexuelle (...). Seul le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle, mais ce n'est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou féminin »

chez Bordas, elle est expliquée de cette manière : « L'identité sexuelle est le fait de se sentir totalement homme ou femme. Cette identité dépend, d'une part, du genre conféré à la naissance, d'autre part, du conditionnement social (...). L'identité sexuelle se réfère au genre sous lequel une personne est socialement reconnue ».


mercredi 13 juillet 2011

Libération labellise 'extrême droite' le saucisson et le vin rouge français


Défendons les produits du terroir ...



Jacques Chirac déguste du saucisson.

Conclusion:

c'est un président d'extrême droite ?


Les Verts d'Europe Ecologie sont-ils trop rouges ?


La Droite populaire pallie les manquements des écolos sectaires.

Mais, en toute objectivité politiquement correcte, Mediapart qualifie l'initiative de "très controversé «apéro saucisson pinard», organisé par des mouvances d'extrême droite".
Le journal Libération trouve à y redire:

La gauche bobo stigmatise en crescendo

"
Sur une table au fond de la salle, vin rouge et saucisson attendent l’heure de l’apéro. La Droite populaire sait recevoir. Sans doute l’aile droitière de la majorité se doutait-elle que ce goûter « saucisson-pinard », dans les locaux de l’Assemblée, assurerait à leur réunion une belle publicité. Une référence explicite aux apéros organisés il y a quelques mois par ces groupes d’extrême droite qui dénonçaient « l’islamisation de la France ».


Installés derrière leur table, les députés Luca, Myard, Garraut [Garraud], Meunier et quelques autres [44, tout de même] comptent avec délectations [pluriel ?] les journalistes présents:
«Nous ne sommes rien sans vous », s’exclame [non sans ironie] Lionnel Luca, tandis que Jacques Myard rappelle, rigolard ['réjoui' ne suffisait pas], que « la politique, c’est 20% de savoir-faire et 80% de faire-savoir ». [Voire encore 20% de savoir-vivre, ce qui manque cruellement à la tanante de la "politique du bien'être" dont Martine Aubry ne connaît pourtant pas les rudiments] Pas troublé pour un brin par deux fâcheux venus rappeler le principe de non-discrimination religieuse: « Faut vraiment être tordu pour y voir du mal, poursuit le député-maire de Maisons-Laffitte. Alors comme ça on ne pourrait plus prendre un coup de rouge et un morceau de camembert ? »

Libération libère ses mauvais instincts

« Anarchistes de droite »
Mais au menu, il y a d’abord la présentation d’un an d’action de la Droite populaire. Les 15 députés du 14 juillet 2010 sont désormais 44 à réclamer un retour aux fondamentaux du sarkozisme, oubliés en chemin, selon eux, au profit d’une insupportable centrisation de l’UMP.

Bilan de cette bande [un groupe serait trop sympathique aux lecteurs] « d’anarchistes de droite » [
lien Wikipedia], comme ils se définissent eux-mêmes: une foultitude d’amendement [la détestation nuit fortement à l'orthographe], tendance vraie droite, sur la sécurité, la nationalité, la défense des automobilistes, les symboles républicains ou encore la réforme de la garde à vue. [Des horreurs !] Beaucoup d’entre eux [il faudrait faire le détail] repoussés [en partie, pour être exact et juste] par le Sénat, le Conseil constitutionnel, ou retirés par le gouvernement lui-même.


Le rêve de la gauche d'une sécession à l'UMP

« Nous sommes écoutés, mais peut-être pas entendus, reconnaît [sic] Lionnel Luca [vice-président du Conseil général des Alpes-Maritimes]. Mais, si j’osais, je dirais qu’il faudrait que ça change. » La menace est à peine voilée: le soutien des 44 de la Droite populaire se monneyera cher[, selon le quotidien divisionniste,] à l’approche de la présidentielle. « Il va y avoir un débat budgétaire à la rentrée, nous entendons bien y peser, poursuit le député des Alpes-Maritimes. Il faut que la RGPP [révision générale des politiques publiques, ndlr] arrête d’être appliquée dans le domaine de la sécurité, au risque de démoraliser les personnels.»



François Hollande se régale de cochonnaille:

c'est sûr,

c'est un frontiste !


["Il ne faut pas prêter le flanc aux caricatures", souligna lundi au JDD.fr Thierry Mariani, ministre des transports et co-fondateur de la Droite populaire. Ce qui ne manqua pas d'inspirer au Monde le titre: ""Apéritif saucisson-vin rouge" : la Droite populaire se divise"...
Et le PS se précipita tête baissée dans l'amalgame politicien: " Le Mouvement des jeunes socialistes (MJS) a notamment dénoncé dans un communiqué diffusé lundi " des pratiques attentatoires à la République (rien que ça) qui ne visent qu'à jeter l'opprobre sur les français de confession juive ou musulmane ", réunis pour l'occasion !
Le site torchon de Le Monde est clair et s'indigne de la dégustation de vin et de saucisson du terroir français: "Apéro Saucisson vin rouge, peut on encore laisser passer ça ?"
Lien PaSiDupes: Faut-il interdire le saucisson de Lyon en France ?]



Même le porc ?

Si c'est Marianne qui le dit !...




Le dialogue à l'UMP dérange le tabloïd "libéral-libertaire"

Illustration de l’influence du collectif, le même Lionnel Luca [député des Alpes-Maritimes] a obtenu de Jean-François Copé, menace de démission à l’appui, l’organisation à l’automne d’une convention sur l’appartenance à la nation. On y discutera binationalité, assure (1)-t-il, même si le ministre de l’Intérieur Claude Guéant à d’ores et déjà refusé de toucher à ce statut. Tant pis, « on fera de la pédagogie », assure (2) Luca.

Autre projet, la création d’un service civique obligatoire pour la jeunesse, « qui aujourd’hui ne se retrouve plus que dans les stades, les concerts et les supermarchés ». Il ne s’agit pas, bien sûr, de courir après le Front National [insinue le quotidien]: « On est qui on est, on existait avant, s’exclame-t-on à l’unisson. On veut être libres ! » Saucisson, caméras et rebel attitude: la Droite populaire a peut-être trouvé la clef du succès.
[un encouragement à la radicalisation que Libération appelle de ses voeux.

Mais le journal de Serge July, castriste, et de Joffrin-Mouchard, proche de la famille Le Pen (lien PaSiDupes) n'est pas sûr qu'il soit opportun de rappeler cette citation de Lionnel Luca qui reçoit un écho favorable dans la France silencieuse: " ceux qui aux Antilles font toute sorte d'amalgames avec l'esclavage ne crachent pas sur le RMI des anciens colonisateurs."]

Lionnel Luca est né en 1954 de parents ouvriers roumains.
Son père fut interné en janvier 1941 par le régime d'Ion Antonescu, militaire d'extrême droite devenu chef du gouvernement et chef de l'État roumain qui engagea son pays, au côté de l'Allemagne nazie
et fut condamné à mort pour crimes de guerre et exécuté en 1946.
Le père de Lionnel Luca revint en France en 1946, pour échapper au régime communiste.
Il s'engagea alors dans la Légion étrangère et servit en Indochine, malgré l'action à l'extrême gauche de Jean-Paul Sartre, co-fondateur anti-militariste de Libération.
Il fut naturalisé en 1958 et devint un grand admirateur du général De Gaulle.

"On ne va pas s'interdire de parler saucisson et vin rouge"

Au lendemain de l'événement, Christian Jacob, le chef de file des députés UMP, a cautionné l'initiative
décriée par la gauche, ajoutant: " Ca ne me pose aucun problème qu'on fasse une conférence de presse autour de produits régionaux. On a le droit de parler de nos produits régionaux, on ne va pas s'excuser."
Lien Nouvel Observateur

"Ca fait 25 siècles qu'il y a du vin en France! On ne va pas empêcher les gens de boire un coup de rouge, c'est aberrant, c'est du terrorisme intellectuel ! ", s'est exclamé Jacques Myard.

lundi 22 février 2010

Fast-food halal: plainte de Roubaix contre Quick

La polémique enfle contre la société française de restauration rapide

Roubaix, village gaulois résistant ?

La société belge devenue française en 2007 suscite une vive polémique avec la vente expérimentale de hamburgers halal dans huit de ses restaurants Quick. Lire aussi PaSiDupes

Nos ancêtres les Gaulois mangeaient-ils halal ?

La controverse est montée d'un cran jeudi dernier avec une plainte pour "discrimination" déposée par le maire PS de Roubaix contre la chaîne de restauration rapide. Me Franck Berton, avocat de la commune où se trouve l'un des huit restaurants concernés, a déposé en mains propres la plainte à Lille.
René Vandierendonck, maire socialiste de Roubaix et vice-président de Lille Métropole Communauté urbaine, a indiqué qu'il saisirait aussi la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations). L'élu explique ne pas être gêné "qu'il y ait une offre halal", mais il juge que "ça va trop loin quand on ne propose plus que cela".

La politique communautariste de Quick

Depuis cet automne, à Argenteuil, Marseille et Roubaix notamment, certains restaurants Quick ne servent plus, à titre expérimental, que des hamburgers halal ou à la dinde fumée au lieu du bacon.

Le marketting de Quick mise sur une minorité d'avenir en France

En attendant 2030, quand Quick ouvrira huit restaurants expérimentaux pour la minorité chrétienne, Pierre François-Poncet et Jean-Baptiste Degermann, présidents du directoire de Quick, creusent le sillon prometteur de la minorité musulmane défavorisée et contribuent ainsi, mais à leur façon, à notre intégration.
Pour le mouvement patronal Ethic, qui prône une valorisation humaine de l'entreprise, "ce choix halal résulte (...) de la rencontre entre l'offre et la demande et d'un choix marketing. Que ce choix réponde à (...) une tradition culturelle ou religieuse, relève de la liberté d'entreprendre".
On attend toujours la réaction des anti-libéraux et de la gauche de la gauche socialiste. Le très stylé Benoît Hamon n'a encore souffert d'aucun relent « nauséabond », mais l'entourage des Peillon, Frêche, Valls et Alliès lui a certes quelque peu gâté l'odorat que certains croyaient plus délicat. Lire PaSiDupes

=> L'objectif des commerçants de la mal-bouffe industrielle:
- "valider l'intérêt commercial et la faisabilité technique" d'une offre halal, alors que le marché de l'alimentation halal en France est évalué à près de 4 milliards d'euros.
- "suivre les évolutions du marché, chercher à y répondre et faire des tests en conséquence font partie du mode normal de fonctionnement" d'une entreprise commerciale, selon le groupe.

Quelques réactions

Le village gaulois UMP est partagé


  • Plusieurs députés UMP, comme Jacques Myard et Lionnel Luca, ont jugé que l'offre de Quick représentait "une grave dérive communautariste contraire aux principes républicains", et ont appelé au "boycottage" de la chaîne de restauration. Lire les propos de Mordillat
  • Seul le député UMP du Nord, Christian Vanneste, a jugé que cette polémique avait une "importance voisine de zéro".
    "L'existence de magasins proposant des produits liés aux interdits religieux n'est pas nouvelle. Il y a des boucheries halal et des épiceries casher depuis fort longtemps, sans qu'on en fasse une montagne", a-t-il estimé.

    Les religieux musulmans banalisent le zèle des commerçants chrétiens
  • Le président du CFCM (Conseil français du culte musulman) Mohammed Moussaoui a estimé qu'il fallait "rester raisonnable". "Des restaurants qui ne servent que du halal ou que du casher, ça existe depuis toujours", a-t-il remarqué à la façon de Christian Vanneste, membre du groupe d'amitié France-Algérie et France-Mali et du groupe d'étude de la Lybie à l'Assemblée nationale.
  • Malgré cette initiative « pas très catholique », Chems-Eddine Hafiz, vice-président du CFCM, s'est indigné plus ouvertement de la "stigmatisation récurrente de l'islam".
  • Pour Fouad Alaoui, président de l'UOIF (Union des organisations islamiques de France), un produit halal est une "viande qui provient d'un animal égorgé, qui n'est pas mélangée avec des produits illicites en islam (alcool et porc)".
    "Rien n'empêchait Quick de proposer du halal à côté de ses produits habituels(...). C'est leur affaire mais c'est beaucoup de tapage pour une question purement commerciale". Or, l'UOIF est très active sur le terrain et proche des Frères musulmans, une organisation organisation panislamiste fondée en 1928 en Égypte avec comme objectif une renaissance islamique, la lutte contre l’influence occidentale et l’instauration de la charia.

    Un compromis scélérat
  • La mairie UMP de Marseille s'est entretenue avec la direction des deux Quick exclusivement halal et l'a incitée à proposer simultanément des produits halal et non halal.
  • Jean-François Copé, le patron des députés UMP, a jugé "un peu excessive" la polémique halal. "Il y a en France des restaurants (...) qui servent des produits exclusivement dédiés à une communauté", a-t-il déclaré au Figaro-Le Talk-Orange. Et d'ajouter: "Bien sûr je préférerais que dans les Quick concernés on puisse ne pas avoir que de la viande halal".
  • En revanche, le député UMP du Rhône Philippe Meunier a dénoncé le menu halal servi au repas du Nouvel An de la mairie de Saint-Priest, près de Lyon. "Avec cette nouvelle affaire, nous dépassons maintenant toutes les bornes en obligeant les non-musulmans à consommer de la viande halal", a-t-il osé observé.

    Viande halal pour tout le monde
    Qui sera le premier chef français trois étoiles halal ?

    Lire PaSiDupes sur la menace identitaire
  • vendredi 12 février 2010

    Le négationnisme de la pensée unique: le gaulois est tabou

    Le PS et les Verts occultent des pans entiers de notre Histoire

    Laurianne Deniaud
    (1982), ex-travailleur social dans les quartiers difficiles de l'Essonne, en tant que chef de projet en politique de la ville dans les quartiers d'Epinay-sous-Sénart (PS), aujourd'hui présidente du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS), proche de Benoît Hamon, et Jacques Myard (1947), député et maire UMP de Maisons-Laffitte, étaient face à face sur France 24 pour débattre sur le thème de l’identité nationale. A cette occasion, Jacques Myard a déclaré : « Nos jeunes gaulois ont autant de difficultés (…) Ceux qui portent des noms français ont autant de difficultés que ceux qui n’en ont pas! ».

    VOIR et ENTENDRE

    Jacques Myard dérape sur France 24 par mjstv

    Les Gaulois
    Le terme désigne les populations protohistoriques de Celtes qui résidaient en Gaule, approximativement sur les territoires actuels de la France, de la Belgique, de la Suisse et de l'Italie du Nord, probablement à partir du premier âge du bronze (IIe millénaire av. J.-C.).
    Les Gaulois étaient divisés en de nombreux peuples qui se comprenaient entre eux, descendant de la même souche qui les rassemblait. Ces liens de filiation créaient des obligations de solidarité et favorisèrent la formation de fédérations comme celles des Arvernes (Auvergne) et des Éduens (Morvan)
    Autodafé nazi - Belin, 10 mai 1933

    Après la polémique contre Tintin au Congo (lien PaSiDupes) par Hergé, faut-il mettre les albums d'Astérix et Obélix au pilon ?


    VOIR et ENTENDRE le procès en sorcèlerie racisme (in)tenté contre l'album:

    Polémique Tintin au Congo par flotintin59

    Déjà que Tintin au Pays des Soviets (lien PaSiDupes), paru en 1929 (video INA), était interdit pendant la prériode soviétique, les libertés d'expression et de pensée sont sous contrôle de la gauche en France ! ...

    Et Jaurès, propriété privée du PS: un comble.

    mardi 5 janvier 2010

    Laurent Fabius tombe la burqa

    Le PS se dévoilera après les Régionales

    Les socialistes n’ont toujours pas adopté de position commune sur l’opportunité d’une loi interdisant le voile intégral tant les avis divergent au sein du Parti.
    La tâche n’est pas facile pour le Premier secrétaire du PS, Martine Aubry. Yvette Roudy s'est prononcée en décembre pour la loi contre la Burqa, Jean-Louis Bianco plus foireux, refuse de se précipiter dans une loi (mi décembre) et
    Gaëtan Gorce se prononce contre la loi.

    Les Verts et communistes n’ont pas d’états d’âme : ils ont depuis longtemps pris parti pour les musulmans et se sont déjà opposés à une loi. La burqa "ne sera pas la bienvenue sur le territoire de la République" avait annoncé le président de la République alors qu'une mission parlementaire était lancée fin juin par le député communiste du Rhône, André Gerin.

    La Ch'tite Aubry, maire de Lille, a attribué une heure hebdomadaire réservée aux musulmanes à la piscine de Lille-Sud : "l'occasion pour certaines d'entre elles de s'émanciper". Ce ghetto communautarisme sexiste continue de lui coller à la peau. Les maîtres-nageurs sont-ils admis dans le grand bassin ?
    Le compromis envisagé écarterait l’interdiction du voile intégral par la loi, jugée « stigmatisante ». Mais une loi obligerait en revanche à se présenter « à visage découvert » dans les services publics.
  • Les socialistes qui se présentent à visage découvert

    => D’un côté, les partisans d’une loi

  • Parmi eux, les députés Manuel Valls et Aurélie Filippetti qui ont publié une tribune dans laquelle ils se disent « favorables au bannissement pur et simple » de la burqa dans les services publics et sur la voie publique, au moyen d’une loi d’interdiction.
  • Lors de la réunion de groupe des socialistes à l’Assemblée, le député-maire de Cachan (Val-de-Marne), Jean Yves Le Bouillonnec, a fait valoir qu’il ne fallait pas laisser les maires décider seuls. En clair : une loi donnerait au moins aux maires un cadre juridique pour combattre la burqa.

    => De l’autre côté, les adversaires d’une interdiction montent au minaret
  • « Le risque est de faire le jeu de ceux que l’on prétend combattre », estime l’élu de Paris, Christophe Caresche, qui se targue d’intentions prêtées à d’autres pour ne pas se prononcer personnellement.
  • Sandrine Mazetier, membre de la mission parlementaire sur la burqa, botte en touche et pointe les difficultés d’application d’une loi : « On va envoyer la police pour interpeller les femmes en burqa ? »
  • Hostile aux « lois de circonstance », Ponce Pilate Badinter, ancien garde des Sceaux, s’en lave les mains et estime que c’est « aux maires d’agir via des arrêtés municipaux ».=>Dans le no man’s land des socialistes sournois, certains s’interrogent
  • Ainsi, Jean Glavany voudrait-il rendre « impossible » le port du voile, tout en refusant « d’interdire ».
  • Certains -des hommes vertueux- évoquent la dignité des femmes

    Le grand frère Arnaud Montebourg, petit-fils de musulman par sa mère, s'est déjà prononcé pour l’interdiction du niqab dans l’espace public (mairies, écoles, etc.).
    Deux députés, Manuel Valls et Aurélie Filippetti, vont plus loin. Ils demandent la prohibition de l’habit également sur la voie publique, estimant que « le port du voile intégral nuit à la société et à l'ordre public » et est « une atteinte à la dignité humaine ».
  • D’autres pensent Régionales

    Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, s’est prononcé, sous-chef de file de la gauche du PS (derrière Riton Emmanuelli), nul doute : « Ce sujet-là est bien un sujet d'identification fort à droite et un sujet qui a vocation à avoir des résultats électoraux aux régionales », a-t-il déploré. « La burqa est aujourd'hui une prison, incontestablement, ce n'est aujourd'hui pas acceptable sur le territoire de la République. » Mais « que pour cela on fasse une loi et que pour cela, à nouveau, on ait une politique systématique de stigmatisation de celles et ceux qui ont fait le choix d'une religion, qui est l'islam, je pense que c'est assez dangereux », a-t-il affirmé. Face aux divergences, il promet que son parti va débattre sur la question et adopter sur une position « très vite ». Le débat promet d'être houleux.

    Ceux qui se jettent à l’eau
  • En juin 2009, Fabius montra le haut
    se déclara opposé au voile intégral, mais il craignait alors une «mise en cause de la religion» musulmane.«Ma réprobation (du port du voile intégral) est absolue: d'abord parce que c'est une soumission de la femme», mais il ne faut «pas non plus se saisir de ce problème pour faire l'amalgame, ce qui serait absurde, vis-à-vis de telle ou telle religion, en l'occurence la religion musulmane», a-t-il insisté.
  • Janvier 2010, Fabius montre le bas
    L’ancien Premier ministre s'est déclaré, dimanche 3 décembre sur i>télé, "très hostile à la burqa", une "atteinte évidente à la dignité de la femme". Il va plus loin. Et de quelle manière, respectueuse ! "Est-ce qu'on peut interdire la burqa dans la rue? Je n'en sais rien", s'est-il cependant interrogé. "Point d'interrogation. Parce qu'après tout, les gens peuvent se déguiser aussi dans la rue", a-t-il ajouté, injurieux.
    Et c’est lui qui souhaite que l'on "s'éloigne au plus vite" du débat sur l'identité nationale, qui serait, selon lui, un débat "extrêmement délétère", sans qu’il n’y soit à l’évidence pour rien. Il redoute qu’il soit l’occasion de l’expression d’une "xénophobie sournoise, mais cette contribution au débat ne peut être en revanche soupçonnée d’hostilité « sournoise » aux croyants musulmans.

    Lolo Fabius se justifie : "il peut très bien y avoir une disposition, soit règlementaire, soit législative, disant qu'on ne peut pas entrer dans les services publics avec la burqa, parce que tout d'abord ça pose un problème de sécurité. Vous ne pouvez pas reconnaître, par définition, quelqu'un sous la burqa".
    De la même manière, "lorsqu'une femme va chercher un enfant à l'école, vous ne pouvez pas remettre l'enfant à cette personne si vous ne pouvez pas connaître son identité". Ce sont des "cas précis, identifiables. Il ne faut pas non plus donner à ce problème une ampleur qu'il n'a pas", a-t-il ajouté. Sournoisement.

    Comparaison vaut-elle raison ?
    Dans un face-à-face contradictoire de fin juin 2009, le député UMP des Yvelines, Jacques Myard (1947), débattait avec Mohammed Moussaoui, président du CFCM, quand le député assimila des femmes en burqa à des prostituées qui assurent être des travailleuses indépendantes, non soumises à souteneur.
    Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) Mohammed Moussaoui (1964, Maroc, université d'Avignon et vice-président du Rassemblement des musulmans de France) soutenait que l'interdiction de la burqa est contraire au principe de liberté individuelle. M. Myard réfuta cette vision car, pour lui, la majorité des femmes qui portent la burqa sont sous l’emprise des « mâles », grands frères et maris. « Ça me rappelle ces prostitués qui disaient : "Je me prostitue librement, je n'ai pas de proxénètes". Et quelques années après elles disent : "On était sous la pression des proxénètes". »

    Jean-Pierre Chevènement
    préfère les recommandations du CFCM à la loi républicaine. Il donne les clés de la maison-France et s’en remet aux autorités musulmanes pour respecter le principe républicain d’égalité homme-femme.

    Ceux qui ne se mouillent pas

    « Sa fraternitude Royal» n’est pas sournoise : elle est lâche
  • Certes, la présidente de région met gratuitement la pilule contraceptive (Pass'contraception) à disposition de toutes les jeunes filles, mineures et majeures, chrétiennes et musulmanes des lycées, Centre de Formations des Apprentis et Maisons Familiales et Rurales de la région Poitou-Charentes, mais la candidate à la Présidentielle 2012 refuse de s’engager pour l’avenir et envoie un petit jeune dire la bonne parole. "Si le seul débouché du débat sur l'identité nationale est de prendre une telle mesure, on va créer de l'incompréhension chez les musulmans", alerte le petit Guillaume Garot, un de ses nouveaux porte-flingue.
    « Femmes de France, prenons la dernière Bastille ! », proclamaient plusieurs organisations de femmes qui appelaient à un rassemblement festif en faveur de Désirdavenir Royal, le 1er mai à la Bastille. Que reste-t-il des illusions des femmes de France sur cette mère médiatique (depuis la naissance de sa dernière fille en 1992), sur cette femme libre, droite dans ses bottes, première femme-présidente putative de la campagne 2007 ?

    Les socialistes qui préfèrent une autre civilisation

    Le 26 octobre 2009 sur RMC et en « réponse » à Eric Besson qui lui affirmait dimanche que la burqa est « contraire aux valeurs de l’identité nationale », Vincent Peillon, un ex-lieutenant de Désirdavenir Royal, affirmait que la burqa « ne menace pas l’identité nationale ». Sans préciser ce qu’est l’identité nationale.

    lundi 14 avril 2008

    Afghanistan : le PS divisé sur le procès en ‘atlantisme’ contre Sarkozy

    Fabius l’emporte sur Hollande
    Le Parti Socialiste se consacre à la critique de l’action gouvernementale, pour n’avoir pas à se déchirer. Mais les tensions sont si vives au PS que la politique gouvernementale ouvre des brèches en forme de tranchées entre les courants socialistes. Dans le conflit interne au PS qui a dénoncé mardi 8 ce qu’il appelle la «rupture atlantiste» de Sarkozy, la position de Fabius l'a emporté sur celle de Hollande.
    La double offensive du PS n'aura pas lieu. Avant d'annoncer le dépôt d'une motion de censure contre l'envoi de troupes françaises en Afghanistan, la Voix de Son Maître, le président du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale, Jean-Marc Ayrault, et une partie des socialistes, ne cachaient pas leur intention de profiter de l'occasion pour interpeller le gouvernement sur sa politique économique et sociale. Mais au terme d'une rude bataille interne, François Hollande a dû finalement limiter son propos sur l'Afghanistan et la politique étrangère, même s'il doit commencer son discours par «tous les sujets qui auraient pu être, eux aussi, évoqués : suppressions de crédits, gonflement de la dette, etc.».
    Cette marche arrière obligée de Hollande résulte d'une opération de pressions menée, tout au long de la journée de lundi, par Laurent Fabius, Henri Emmanuelli, Jean Glavany et leurs troupes. Lors d'une réunion du groupe socialiste pour préparer la motion, l'ancien premier ministre a plaidé pour que les socialistes se concentrent sur la seule question de l'Afghanistan. Selon Laurent Fabius, cela présenterait plusieurs avantages.
    Le premier concerne la lisibilité des débats auprès des Français qui, interpellés sur l'Afghanistan, ne comprendraient pas que les socialistes en profitent pour parler d’autre chose.
    Deuxième avantage : faire tanguer la majorité UMP. «Laurent Fabius a expliqué qu'en centrant la motion sur la dérive atlantiste de Nicolas Sarkozy, cela permettrait d'enfoncer un coin dans la majorité en allant “chatouiller” les gaullistes historiques et les souverainistes hostiles à l'Otan», raconte un député. Un point de vue partagé par Pierre Moscovici, peu séduit par l'idée «d'une motion fourre-tout». Or, porter la zizanie telle que la vit le PS dans le parti opposé est un plaisir auquel les socialistes ne savent guère résister. «C'est après les municipales qu'il aurait fallu provoquer un débat économique et social. Glisser cela derrière l'Afghanistan donnerait l'impression que les socialistes cherchent une session de rattrapage», a-t-il fait valoir.
    À l'issue de la réunion de groupe, les partisans de la «motion simple» pensaient que leurs arguments l'avaient emporté. Mais dans l'après-midi, après la séance de questions au gouvernement, Jean-Marc Ayrault revenait à la charge en assurant qu'il serait un peu surréaliste qu'on ne parlât que de la politique étrangère et pas de la vie des Français aussi». Qui plus est au moment où le gouvernement prépare un plan d'économies face à la crise. Un peu plus loin, Bruno Le Roux soutenait cette position et jugeait «inenvisageable qu'après les municipales nous n'abordions pas la politique économique et sociale du gouvernement dans notre motion de censure». Une motion de censure fourre-tout semblait devoir prévaloir.
    Ces affrontements socialistes profitent à la majorité et notamment à François Fillon. C'est lui qui répondit mardi 8 à François Hollande, lors du débat de censure. Roger Karoutchi, le secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, avait prévenu. «Le premier ministre sera très offensif. Il veut mettre en exergue la désinformation permanente du PS». Le débat devait se dérouler à la place de la traditionnelle séance des questions au gouvernement. Soucieux de «réhabiliter l'image du Parlement», Bernard Accoyer, le président de l'Assemblée, a obtenu que ce débat, prévu pour une durée d'une heure et cinquante minutes environ, soit entièrement diffusé en direct sur France 3, à partir de 15 heures.
    Les partisans de la «motion simple» ne doivent en tout cas pas s'attendre à ce que les rares députés UMP souverainistes, hostiles à l'envoi de troupes en Afghanistan, votent la censure. «J'appartiens à une majorité. Je ne suis pas une girouette», prévient Jacques Myard. Côté Nouveau Centre, on préfère ironiser : «Une fois de plus, le PS essaie de reconstituer un front uni en agitant le chiffon rouge de l'atlantisme», raille Maurice Leroy.

    On a vu qu’en fait tous les chiffons sont bons dès l’instant qu’ils sont rouges. Les pom-pom girls socialistes s’en donnent à cœur joie.

    Vous l'avez reconnue; c'est bien elle...