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vendredi 15 mai 2020

Assemblée nationale : la création d'un 9e groupe de dissidents inquiète LREM

'Ecologie Démocratie Solidarité' est le nom que se donne la vingtaine de députés LREM qui en ont ras la casquette

Un 9e groupe à l'Assemblée nationale, c'est "inédit", "historique" sous la Ve ?

Après des mois d' 'urban legend' sur la possible création d'un neuvième groupe politique avec des Marcheurs dissidents à l'Assemblée nationale, soucieux de donner la prévalence aux thèmes comme l'écologie et le social, la rumeur prend corps. La tentative des Echos, en fin de semaine dernière, de discréditer la profession de foi provisoire des frondeurs par la publication d'extraits de leurs "spéculations" a fait chou blanc.

Depuis, circule une liste d'une vingtaine de noms
Dans ce 9e groupe dénommé 'Ecologie Démocratie Solidarité' figurent des ex-Marcheurs en rupture avec Macron, comme Matthieu Orphelin (proche de Nicolas Hulot), des membres du Collectif social-démocrate, comme Delphine Bagarry ou Martine Wonner, d'ex-socialistes revenus de Macron et jamais, ni acceptés, ni intégrés, mais toujours pris de haut, tels Aurélien Taché, Guillaume Chiche ou Cédric Villani (toujours membre du groupe LREM) et quelques non-inscrits comme le cheval de retour Delphine Batho, ex-ministre PS à l'Ecologie.

"Un contresens politique"

La socialiste Cécile Untermaier, donnée comme membre, a démenti. Interrogé sur France Info, Aurélien Taché a, lui, dit ne pas "particulièrement" souhaiter la création d'un tel groupe, ajoutant : "Je verrai quand les choses se présenteront si elles se présentent." A l'issue du conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a, de son côté, dit observer "si tel était le cas", que
"le ferment de la division est à l'œuvre" dans une période "exceptionnelle", y voyant "un contresens politique".

La plupart des sécessionnistes cités - des élus humiliés par leurs collègues de la société civile - sont partie prenante de l'initiative de 60 parlementaires à la fibre écologique et sociale qui ont dévoilé mercredi leurs trente propositions pour 'le jour d'après" la crise du coronavirus : revalorisation des salaires des soignants, plan de rénovation énergétique ou encore revenu universel. 
Le chef de file des petits soldats LREM, Gilles Le Gendre, incapable de tenir ses troupes, a qualifié ces propositions d' "arrière-pensées politiques", "très corrélées au sujet du 9e groupe".

La sécession est "assez actée et imminente"

L'impuissant numéro un de LREM, Stanislas Guerini, note que les choses sont "assez actées et imminentes". Le nombre de neuf groupes politiques serait un record. Et le groupe majoritaire (296 membres) est menacé de perdre la majorité absolue (289 sièges) qu'il détient pour l'heure à lui seul, un symbole fort, même s'il peut s'appuyer sur les 46 mendiants du MoDem et la dizaine d'élus juppéistes d' Agir!. D'où une certaine agitation à tous les étages. 
Selon des sources parlementaires, la diffusion de la profession de foi était une fuite orchestrée pour tenter de torpiller l'initiative. L'ensemble des Marcheurs ont été aussitôt "rappelés à l'ordre", certains ayant pu ainsi être rattrapés au vol.

Dans un message à la troupeGilles Le Gendre met en garde contre "toute tentative de division". 
Mardi, il a dit à la presse ses doutes sur la capacité d'un tel groupe à peser au vu des "hypothèses de chiffres qui circulent". Certains élus pressentis ont jugé "pas opportun" un lancement en pleine crise sanitaire, comme Claire Pitollat, ingénieure dans le domaine de l’énergie, élue du Marseille chic, ou l'ex-professeur d'EPS Cécile Rilhac, députée de Taverny (Mouvement des progressistes, MDP, Val d'Oise). Elles pourraient basculer au premier coup de vent.

Les épines dans le pied sont prêtes à tomber

Jugée "inéluctable" par certains en interne dès mars, au vu du "potentiel en nombre et en frustrations politiques," ces contestataires pourraient s'inscrire en "groupe minoritaire", et non groupe d'opposition. Certains des élus "légitimistes" et méprisants tentent de sauver la face en déclarant y voir l'occasion de se débarrasser des "passagers clandestins".

Et un des arrogants de la majorité éreinte déjà un "groupe de bric et de broc pour essayer d'exister", niant tout "coup dur" pour Macron, puisque, pour l'heure, les dissidents potentiels "ne semblent pas dans l'opposition frontale". Pour Stanislas Guerini, c'est en outre "à contretemps", notamment politiquement, puisque la ligne qui sera portée pour la fin du quinquennat accordera « une part prédominante » aux sujets sociaux et écologiques.

Le parti du président  travaille en catimini à des propositions de récupération.
Evoquant mardi "un nouveau cycle politique" post-coronavirus, G. Le Gendre estime aussi que cela "passe probablement par des évolutions sensibles" dans l'animation de la majorité. Manière aussi de faire amende honorable, en réponse à un député macronien a estimé que l'initiative en gestation "soldera la mauvaise gestion politique et individuelle du groupe"

L'opposition constate quant à elle que le macronisme s'essouffle et qu'il n'aura finalement mis que trois années à faire son temps
Ainsi des communistes ironisent-ils : "après La République en marche, on a la République en miettes…"

dimanche 5 novembre 2017

Sécession : les félons catalans se sont rendus à la police belge

Carles Puigdemont et ses quatre conseillers ont mis un terme à leur fuite de la justice de leur pays

Les "réfugiés" catalans se sont constitués prisonniers
Carles Puigdemont et ses quatre conseillers se sont rendus à la police belge

Le président 
destitué de la région de Catalogne, Carles Puigdemont, et ses quatre conseillers, étaient en fuite en Belgique. Sous le coup d'un mandat d'arrêt européen lancé par Madrid, ils se sont rendus dimanche matin à la police belge, a annoncé le Parquet de Bruxelles. 
Ils seront auditionnés par un juge d'instruction belge "dans le courant de l'après-midi", a annoncé Gilles Dejemeppe, porte-parole du Parquet de Bruxelles. "Nous avions des contacts réguliers avec les avocats des cinq personnes et il avait été convenu un rendez-vous au commissariat" de la police fédérale, a expliqué G. Dejemeppe.

"Ils ont honoré ce rendez-vous", a-t-il ajouté.
Les cinq personnes visées par les mandats d'arrêts pour sédition, rébellion et détournement de fonds, se trouvaient dimanche dans les locaux du parquet de Bruxelles.

Les cinq Catalans séditieux en fuite ont été "privés de liberté à 9h17" dimanche matin

La décision du juge d'instruction devrait intervenir dans la soirée.
Il doit statuer sous 24 heures de les placer en détention ou de les libérer, sous conditions ou sous caution et, en fait, "il a jusqu'à lundi 9h17 (8h17 GMT), pour décider de les placer en détention, de les libérer sous condition ou caution.
Le sécessionniste républicain ne faisait confiance qu'à la ...monarchie parlementaire belge :


dimanche 2 mars 2014

Crimée : le chef de la marine ukrainienne se rallie aux autorités pro-russes

Camouflet pour les insurgés au pouvoir à Kiev
et les Obama, Hollande et Fabius

La propagande de la presse n'avait pas prévu et relaie peu l'information

L'amiral Berezovski, nommé vendredi  par le président ukrainien par intérim à la tête de la marine ukrainienne, a déclaré qu'il prête allégeance aux autorités pro-russes de Crimée.

La Crimée faisait partie de l'URSS, puis, en 1954, de la République socialiste soviétique d'Ukraine. En 1991, bien qu'à majorité russophone, elle a été finalement rattachée à l'Ukraine devenue indépendante. L'intervention de la Russie n'est donc pas aussi illégitime que l'ingérence américaine dans les affaires de la région.

Kiev est en train de perdre le contrôle de la Crimée

Des milliers de soldats non identifiés bloquent les militaires ukrainiens dans leurs casernes. En situation stratégiquement convoitée sur la Mer Noire non seulement la république autonome ukrainienne de Crimée abrite la flotte russe de la mer Noire, mais la Russie a des accords bilatéraux qui l'y autorisent.

Les Américains lorgnent sur Sébastopol en Crimée
La ville possède un statut spécial en Ukraine et son arsenal maritime est loué à la Russie qui continue à y entretenir sa flotte du Sud. Les Occidentaux ont donc tout intérêt à la partition de l'Ukraine et à son occupation de la Crimée. 

Obama et Hollande, son adjudant de quartier, tentent de provoquer la sécession de l'Ukraine occidentale. En favorisant l'éclatement de l'Ukraine et l'alliance de l'ouest de l'Ukraine à l'Union européenne, les Américains s'implanteraient en Mer noire, affaiblissant les positions russes et Poutine, mais faisant un cadeau empoisonné à l'Union européenne - et notamment à Hollande et aux Français - , vu l'état désastreux de l'économie de l'Ukraine.

  

mercredi 13 juillet 2011

Libération labellise 'extrême droite' le saucisson et le vin rouge français


Défendons les produits du terroir ...



Jacques Chirac déguste du saucisson.

Conclusion:

c'est un président d'extrême droite ?


Les Verts d'Europe Ecologie sont-ils trop rouges ?


La Droite populaire pallie les manquements des écolos sectaires.

Mais, en toute objectivité politiquement correcte, Mediapart qualifie l'initiative de "très controversé «apéro saucisson pinard», organisé par des mouvances d'extrême droite".
Le journal Libération trouve à y redire:

La gauche bobo stigmatise en crescendo

"
Sur une table au fond de la salle, vin rouge et saucisson attendent l’heure de l’apéro. La Droite populaire sait recevoir. Sans doute l’aile droitière de la majorité se doutait-elle que ce goûter « saucisson-pinard », dans les locaux de l’Assemblée, assurerait à leur réunion une belle publicité. Une référence explicite aux apéros organisés il y a quelques mois par ces groupes d’extrême droite qui dénonçaient « l’islamisation de la France ».


Installés derrière leur table, les députés Luca, Myard, Garraut [Garraud], Meunier et quelques autres [44, tout de même] comptent avec délectations [pluriel ?] les journalistes présents:
«Nous ne sommes rien sans vous », s’exclame [non sans ironie] Lionnel Luca, tandis que Jacques Myard rappelle, rigolard ['réjoui' ne suffisait pas], que « la politique, c’est 20% de savoir-faire et 80% de faire-savoir ». [Voire encore 20% de savoir-vivre, ce qui manque cruellement à la tanante de la "politique du bien'être" dont Martine Aubry ne connaît pourtant pas les rudiments] Pas troublé pour un brin par deux fâcheux venus rappeler le principe de non-discrimination religieuse: « Faut vraiment être tordu pour y voir du mal, poursuit le député-maire de Maisons-Laffitte. Alors comme ça on ne pourrait plus prendre un coup de rouge et un morceau de camembert ? »

Libération libère ses mauvais instincts

« Anarchistes de droite »
Mais au menu, il y a d’abord la présentation d’un an d’action de la Droite populaire. Les 15 députés du 14 juillet 2010 sont désormais 44 à réclamer un retour aux fondamentaux du sarkozisme, oubliés en chemin, selon eux, au profit d’une insupportable centrisation de l’UMP.

Bilan de cette bande [un groupe serait trop sympathique aux lecteurs] « d’anarchistes de droite » [
lien Wikipedia], comme ils se définissent eux-mêmes: une foultitude d’amendement [la détestation nuit fortement à l'orthographe], tendance vraie droite, sur la sécurité, la nationalité, la défense des automobilistes, les symboles républicains ou encore la réforme de la garde à vue. [Des horreurs !] Beaucoup d’entre eux [il faudrait faire le détail] repoussés [en partie, pour être exact et juste] par le Sénat, le Conseil constitutionnel, ou retirés par le gouvernement lui-même.


Le rêve de la gauche d'une sécession à l'UMP

« Nous sommes écoutés, mais peut-être pas entendus, reconnaît [sic] Lionnel Luca [vice-président du Conseil général des Alpes-Maritimes]. Mais, si j’osais, je dirais qu’il faudrait que ça change. » La menace est à peine voilée: le soutien des 44 de la Droite populaire se monneyera cher[, selon le quotidien divisionniste,] à l’approche de la présidentielle. « Il va y avoir un débat budgétaire à la rentrée, nous entendons bien y peser, poursuit le député des Alpes-Maritimes. Il faut que la RGPP [révision générale des politiques publiques, ndlr] arrête d’être appliquée dans le domaine de la sécurité, au risque de démoraliser les personnels.»



François Hollande se régale de cochonnaille:

c'est sûr,

c'est un frontiste !


["Il ne faut pas prêter le flanc aux caricatures", souligna lundi au JDD.fr Thierry Mariani, ministre des transports et co-fondateur de la Droite populaire. Ce qui ne manqua pas d'inspirer au Monde le titre: ""Apéritif saucisson-vin rouge" : la Droite populaire se divise"...
Et le PS se précipita tête baissée dans l'amalgame politicien: " Le Mouvement des jeunes socialistes (MJS) a notamment dénoncé dans un communiqué diffusé lundi " des pratiques attentatoires à la République (rien que ça) qui ne visent qu'à jeter l'opprobre sur les français de confession juive ou musulmane ", réunis pour l'occasion !
Le site torchon de Le Monde est clair et s'indigne de la dégustation de vin et de saucisson du terroir français: "Apéro Saucisson vin rouge, peut on encore laisser passer ça ?"
Lien PaSiDupes: Faut-il interdire le saucisson de Lyon en France ?]



Même le porc ?

Si c'est Marianne qui le dit !...




Le dialogue à l'UMP dérange le tabloïd "libéral-libertaire"

Illustration de l’influence du collectif, le même Lionnel Luca [député des Alpes-Maritimes] a obtenu de Jean-François Copé, menace de démission à l’appui, l’organisation à l’automne d’une convention sur l’appartenance à la nation. On y discutera binationalité, assure (1)-t-il, même si le ministre de l’Intérieur Claude Guéant à d’ores et déjà refusé de toucher à ce statut. Tant pis, « on fera de la pédagogie », assure (2) Luca.

Autre projet, la création d’un service civique obligatoire pour la jeunesse, « qui aujourd’hui ne se retrouve plus que dans les stades, les concerts et les supermarchés ». Il ne s’agit pas, bien sûr, de courir après le Front National [insinue le quotidien]: « On est qui on est, on existait avant, s’exclame-t-on à l’unisson. On veut être libres ! » Saucisson, caméras et rebel attitude: la Droite populaire a peut-être trouvé la clef du succès.
[un encouragement à la radicalisation que Libération appelle de ses voeux.

Mais le journal de Serge July, castriste, et de Joffrin-Mouchard, proche de la famille Le Pen (lien PaSiDupes) n'est pas sûr qu'il soit opportun de rappeler cette citation de Lionnel Luca qui reçoit un écho favorable dans la France silencieuse: " ceux qui aux Antilles font toute sorte d'amalgames avec l'esclavage ne crachent pas sur le RMI des anciens colonisateurs."]

Lionnel Luca est né en 1954 de parents ouvriers roumains.
Son père fut interné en janvier 1941 par le régime d'Ion Antonescu, militaire d'extrême droite devenu chef du gouvernement et chef de l'État roumain qui engagea son pays, au côté de l'Allemagne nazie
et fut condamné à mort pour crimes de guerre et exécuté en 1946.
Le père de Lionnel Luca revint en France en 1946, pour échapper au régime communiste.
Il s'engagea alors dans la Légion étrangère et servit en Indochine, malgré l'action à l'extrême gauche de Jean-Paul Sartre, co-fondateur anti-militariste de Libération.
Il fut naturalisé en 1958 et devint un grand admirateur du général De Gaulle.

"On ne va pas s'interdire de parler saucisson et vin rouge"

Au lendemain de l'événement, Christian Jacob, le chef de file des députés UMP, a cautionné l'initiative
décriée par la gauche, ajoutant: " Ca ne me pose aucun problème qu'on fasse une conférence de presse autour de produits régionaux. On a le droit de parler de nos produits régionaux, on ne va pas s'excuser."
Lien Nouvel Observateur

"Ca fait 25 siècles qu'il y a du vin en France! On ne va pas empêcher les gens de boire un coup de rouge, c'est aberrant, c'est du terrorisme intellectuel ! ", s'est exclamé Jacques Myard.

samedi 28 février 2009

Une majorité de Français de métropole favorables à l'indépendance de la Guadeloupe



Sa Cynique Majesté Royal et Besancenot sont désavoués

Les casseurs seront-ils les payeurs ?

LKP assumera-t-il seul la reconstruction de l’économie du département. Ce devrait être la conséquence logique des blocages et des manques à gagner de la responsabilité des syndicalistes insurgés. Car les actions et exactions des indépendantistes ont largement dépassé en violences et en déprédations ce qui est tolérable en situation de grève démocratique. Un homme a été tué par les siens et les responsables des méthodes d’excitation des passions ne peuvent s’en tirer à si bon compte : les démocrates Français désapprouvent.

51% des Français de métropole sont favorables à l'indépendance

Selon un sondage Opinion Way-Le Figaro Magazine qui donne la parole a la majorité silencieuse des pris en otages par les syndicats.
Il dérange autant en métropole qu’aux Antilles. Alors que la grève générale en Guadeloupe ne semble pas prendre fin, le sondage OpinionWay paru ce samedi dans Le Figaro Magazine jette un éclairage nouveau sur ce conflit.

A la surprise générale, 51% des Métropolitains se déclarent en effet favorables à l'indépendance de la Guadeloupe. Les résultats sont encore plus nets auprès des électeurs de la majorité présidentielle du premier tour qui se prononcent à 58% en faveur de la sécession. Preuve que le conflit a douloureusement frappé les esprits hexagonaux.



À l'inverse, avec plus de 80% d'opinions défavorables à la sécession, les habitants de la Guadeloupe sont très majoritairement attachés à la France.

Ainsi, FKP et Domota sont illégitimes


Désirdavenir Royal et Besancenot déconsidérés.

En dépit de la propagande sur les taux de chômage, les signes extérieurs de pauvreté et les prétendues humiliations qu’ils subiraient,
les Guadeloupéens sont restés attachés aux avantages que la France et les salariés Français leur consentent solidairement.

Certes, une petite minorité tonitruante et violente, formée par Cuba et soutenue par les agitateurs métropolitains revendique plus de justice sociale, mais en a-t-on jamais assez ? C’est un fonds de commerce pour les malfaisants, les syndicalistes. Que dire donc des syndicalistes révolutionnaires. D’autant qu’en la circonstance, les syndicats démocratiques n’ont pas eu le courage de s’affirmer et de se distinguer des ultras de gauche. Ils se sont laissés aller à leurs excès, verbaux et physiques, pour ne pas se laisser déborder ? Les syndicats, démocrates ou révolutionnaires, avec le renfort des media militants et des responsables de peu de convictions, si bien informés soient fussent-ils, ont fait de la surenchère sociale anti-colonialiste et idéologique, ont dénoncé un néo-colonialisme supposé et participé à une propagande populiste caricaturale, sur les thèmes de la juste repentance coloniale des oppresseurs, de l’humiliation par les Blancs, et de l’exploitation noire par les « békés », tous des patrons. A droite, Willy Angèle, président de l'antenne guadeloupéenne du MEDEF, est clairement l'un de ces "békés", les grands patrons, descendants des colons, que la propagande médiatique rend responsables de la crise "néo-coloniale" en Guadeloupe.

Agitée par les révolutionnaires intérieurs du LKP ou continentaux, comme Besancenot et Désirdavenir Royal, l’opinion locale, voire hexagonale, s’est faite manipuler. Sous la menace de représailles des hommes des syndicats ou convaicus par la propagande de leur solidarité obligée par la couleur de la peau, les Guadeloupéens, bien que souvent métis, façon Obama, n’avaient pas la liberté de s’opposer au LKP et de revendiquer le droit au travail et à la paix sociale.

Les nouveaux révolutionnaires ont revisité et aggravé la lutte des classes traditionnelle: elle ne serait pas seulement sociale mais raciale. Elle est aussi plus sournoise, en ce que, le jour, elle ne revendique que la justice sociale, mais, la nuit, travaille à la prise du pouvoir politique par l’exaspération des mentalités et à l’organisation des troubles du lendemain. Bien que des accords minoritaires soient signés, Elie Domota a déjà fait savoir que la lutte continue.

Ambiguïté des réponses ou ignorance de la vérité ?

  • Une majorité sensible des Français de métropole (68%) considère la Guadeloupe comme un atout pour la France
    Ils disent qu’elle contribue à son rayonnement international. La planète sportive sait-elle si Marie-Jo Pérec, Muriel Hurtis, Christine Arron ou Jean-Marc Mormeck sont antillais, Cap de Verdiens ou Maliens ? Thierry Henry est certes antillais, mais né en Essonne et ses admirateurs l’ont-ils jamais vu porter le maillot guadeloupéen ? Les 68% énoncent donc un postulat, malgré l’exemple de Thuram, ou du groupe Zouk … D’ailleurs Pascal Légitimus est métis, le poète Saint-John Perse (ci-contre) était un blanc né en Guadeloupe et George Pau-Langevin est élue socialiste de Paris, qu’on a d’ailleurs pas entendue, bien que née à Pointe-à-Pitre.
  • Ils ne sont que 32% à percevoir la Guadeloupe comme un poids financier.
    Les métropolitains ne savent pas que le fonctionnaire (Pôle Emploi) Elie Domota. gagne 1,4 fois le salaire métropolitain, qu’il soit en grève ou non.
    Là aussi, l'appartenance politique est déterminante. 46% des électeurs du président estiment que l'île est un poids contre 16% de ceux qui ont voté Royal en 2007.
  • Autres éléments

    Et
    si les Métropolitains sont 50% à croire que l'Hexagone aide suffisamment l'île, les Antillais sont, eux, 63% à penser le contraire.
    Les propositions du gouvernement pour sortir du conflit sont-elles adaptées ? 47% des Métropolitains les jugent insuffisantes, une proportion qui grimpe à 66% chez les Caribéens.
  • Les causes de ce conflit sont dues,
    - pour 74% des Métropolitains contre 87 % des Guadeloupéens, aux inégalités et à la vie chère ;
    - pour 13% des habitants de l'Hexagone, à l'héritage colonial et la ségrégation. Les Antillais sont, eux, deux fois moins nombreux (5%) à y voir les raisons de l'embrasement social actuel, ce qui constitue un désaveu de la propagande des syndicalistes et de la récupération politicienne de Sa Cynique Majesté Royal.


    Relativisons
    Au 1er janvier 2003, la population de la Guadeloupe était estimée à 440 000 habitants, pour 417 000 habitants en 1995. Si le taux de natalité reste à un niveau comparable (1,7 %), l’île comptera 537 000 personnes en 2010. La moitié a moins de 34 ans.
    La population de la Guadeloupe équivaut à celles des villes de Lyon ou de Toulouse.