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dimanche 4 décembre 2016

PS: la Belle Alliance Populaire a fait le deuil de son candidat naturel

Jusqu'au bout, le président sortant aura marqué l'Histoire de sa nullité

Le cimetière des éléphants était clairsemé à  la convention du PS 

Sous le choc de la retraite en rase campagne de leur chef de guerre, des militants abandonnés ont versé des pleurs,  tandis que les principaux candidats à sa succession n'avaient pas fait le déplacement, hier.
 
Brutus avait respecté la douleur des proches en se tenant loin de la réunion de famille, avant d'assumer le bilan collectif, une fois passé le délai de viduité. Mais les proches de l'héritier présomptif, en revanche, n'ont respecté aucun délai de décence. "Vous le voyez venir se déclarer ici, devant cette salle bien garnie ? Allez, je vous donne rendez-vous dans six mois à l'Elysée !" balance, avec arrogance, un vallsiste au fond du hangar parisien où quelque 2.000 militants (3.000, selon le PS: et 4.000, selon la police de Cazeneuve?) assistent à la convention de la Belle Alliance populaire (BAP) de Jean-Christophe Cambadélis, dans une ambiance funèbre. 

La veillée mortuaire vire à l'éloge funèbre à la soviétique

Cambadélis organisa le fiasco de la candidature présidentielle en déni en réunion. La convention devait donner le coup d'envoi de la primaire du PS, mais elle tourna hier aux funérailles politiques de François Hollande, deux jours après son renoncement à un second mandat, du fait de son incapacité à rassembler la famille socialiste éclatée. Et de fait, les poids lourds déclarés ou supputés de la compétition interne brillèrent par leur absence.
 
Au premier rang des outrageurs de la mémoire du souverain, maître Arnaud Montebourg et son valet Benoît Hamon. 
Mais également Manuel Valls. Le Premier ministre a préféré aller se ressourcer dans sa circonscription d'Evry (Essonne) pour le Téléthon, chez son ami Francis Chouat. Pour sa candidature, il faudra encore patienter, peut-être jusqu'à... demain lundi. Valls avait toutefois daigné envoyer ses hommes, mais pour humer l'ambiance à la BAP, tels les renifleurs Luc Carvounas, sénateur, Philippe Doucet, député, ou son bras droit à Matignon Yves Colmou. Brutus avait jugé prématuré de s'afficher en successeur putatif. Le choc du retrait de Hollande n'était pas digéré et le risque était réel d'essuyer des sifflets.

Mais des noms circulent pour contrer l'impudent

Evoquées comme possibles candidates, les ministres Marisol Touraine et Najat Vallaud-Belkacem ont fait un tabac, mais se sont contentées de rendre hommage au président. "Ma stratégie pour la primaire, ce sera de voter pour un tocard pour qu'on n'ait pas Valls !" annonce une militante socialiste. 
Dans les allées, beaucoup de déçus ont les yeux rougis: regrets d'un vote passé catastrophique ou anticipation d'une longue et douloureuse traversée du désert ? 
Un sexagénaire est amer à l'évocation de Hollande : "je regrette sa décision, j'aurais voulu qu'il soit candidat. Ceux qui se sont déclarés n'avaient qu'une idée en tête : le sortir ! Aucun ne mérite mon soutien. Moins je les vois, mieux je me porte !"

Qui pour lui succéder ? Sans conviction, certains citent Christiane Taubira, Ségolène Royal ou Emmanuel Macron.  Rare sont ceux qui évoquent Manuel Valls, le premier ministre autoritaire, sécuritaire et cassant, de surcroît jugé trop centriste, voire socio-libéral. " Mon préféré, c'était Hollande. Je suis triste, mais d'une tristesse admirative. Rien que de vous le dire, j'ai les larmes aux yeux, confie une septugénaire. Pour la suite, je ne vois pas... J'espère qu'on pourra se rassembler."
 
Ils désespèrent tous que la gauche s'unisse derrière son candidat, quel qu'il soit. Quand, à la tribune, Cambadélis a  culpabilisé Mélenchon et Macron, les sommant de se soumettre à la primaire du PS, le public s'est levé, avec ce cri du coeur : "Unité ! Unité !" 
Message reçu ? Au fond de la salle, un émissaire vallsiste ironise sur Montebourg et Macron, "ces sous-sous leadeurs de sous-sous courants". Les partisans de Valls ne sont pas prêts à composer.

jeudi 19 mai 2016

La France ne tient plus sa place en Europe

La France de Hollande régresse et tire l'Europe vers le bas

En France, l'Union européenne est vécue comme un repoussoir et, à l'heure du Brexit, il serait question de refonder l'Europe, sans que nul sache comment 

La seule évocation de l'Europe fait bailler d'ennui, quand elle ne déclenche pas l'hostilité de ceux qui rendent l'Union responsable de tous leurs maux: pour les blessés de la vie, elle est devenue un abcès de fixation. Le Front national s'est engouffré depuis longtemps dans la brèche, sans communiquer la moindre indication crédible de l'intérêt d'une sortie de l'euro tant vantée dans son programme. Depuis des années, il est gagné d'avance pour les dirigeants politiques de se défausser sur Bruxelles, comme pour Hollande de tout mettre sur le compte du précédent quinquennat, pour éviter d'avoir à répondre de leurs actes ou de leurs arbitrages.

Le président socialiste a commencé par sous-estimer la gravité de la crise économique internationale, et optimiste impénitent, le dilettante a peu à peu déserté le rôle primordial traditionnellement réservé au président français dans le concert européen : impuissant à imposer à l'Allemagne un "pacte de croissance" fondé sur l'idée d'une politique de relance ou inconsistant sur le dossier des migrants, la rigidité et la ringardise de son idéologie ont aussitôt irrité, puis son absence de vision a plombé la marche de ses partenaires et l'illisibilité de sa pensée, associée à la mollesse de sa détermination, a fait de la France un partenaire transparent.

"Je veux réorienter la construction européenne", clamait le candidat de 2012 parmi ses 60 engagements

Or, le capitaine de pédalo ne parvient plus qu'à s'accrocher aux flotteurs et se fait larguer par Angela Merkel qui décide seule, sans consulter son voisin. A la veille des commémorations de Verdun, et du "mano en la mano" de François et Angela pour les cameras, l'Harmony of the seas franco-allemand n'est plus que coquille de noix au caniveau et Nicolas Sarkozy a beau jeu de dire, comme il le fait cette semaine dans Le Monde, que Barack Obama, quand il se rend en Europe, s'arrête à Londres pour s'entretenir avec Cameron, à Berlin pour discuter avec Merkel, mais saute l'étape de Paris…

L'U.-E. peut-elle regagner le coeur des Français ?

Conscients que la nature, et encore plus la politique, a horreur du vide, les Républicains tentent de colmater les voies d'eau. Le parti organisait donc, ce mercredi 18 avril, une journée de travail sur l'Europe dont l'état des lieux débouche sur des lignes de force et des idées nouvelles. Sur le constat, tous soulignent la nécessité d'une refondation (Nicolas Sarkozy) ou d'un nouveau départ (Alain Juppé). Bruno Le Maire tente de faire entendre sa différence et s'inspire de David Cameron pour proposer un référendum, mais sans pour autant énoncer clairement la question qui serait posée aux électeurs. Nicolas Sarkozy n'a pas de mots assez durs sur Schengen, ce qui annonce un programme sans concessions ni failles. Pas avant juillet, malgré l'impatience des commentateurs mal disposés à l'égard des Républicains.
VOIR et ENTENDRE
Alors, à l'heure où les sondages britanniques semblent montrer une avancée des opposants au Brexit, les nombreux candidats à la primaire de la droite s'attachent à préparer des solutions innovantes pour s'attaquer à un sujet sérieux : en finir avec le désamour des Français pour l'Europe.
 

mercredi 24 décembre 2014

Chômage : nouveau "record" du nombre de demandeurs d'emploi en novembre

Hollande, Valls et Rebsamen attendent la relance européenne désespérement

Un triste "record", qui n'a rien du conte de Noël selon Le Parisien


Autrement dit, le nombre de demandeurs d'emploi n'a fait que croître et embellir en novembre, selon le Parisien, ce qui, si on ne se laisse pas abuser par un langage trompeur, signifie que les chômeurs étaient encore plus nombreux le mois dernier. Le quotidien ajoute que "Noël s'accompagne d'une bien mauvaise nouvelle". Les chiffres du chômage dévoilés par le ministère du Travail et de l'Emploi ce mercredi révèlent que le nombre de travailleurs privés d'emploi et sans activité aucune frôle les 3,5 millions, "un nouveau record". Cette terminologie résolument pro-gouvernementale est désireuse de dorer la pilule du lecteur et de mépriser de la souffrance des victimes de la politique de Hollande, Valls et Macron, les trois rois mages socialistes du Parisien.
C'est en légende de la photo qui semble accuser Pole emploi que l'article lâche les chiffres qui dérangent, en petits caractères : "Au mois de novembre 2014, 27.400 nouveaux demandeurs d'emploi (catégorie A) ont été enregistrés (+0,8% par rapport à octobre). 

Le quotidien s'en prend bille en tête à la droite 
Le journaliste a clairement reçu pour mission de flatter l'exécutif. Avant même que de développer sur ce nouvel échec du pouvoir, l'auteur anonyme de l'article estime en effet que "cela [le pseudo-record] ne suffira pas à éviter les critiques cinglantes de la droite et d'une partie de la gauche, mais Manuel Valls avait préparé le terrain mardi (sic) en faisant part de ses craintes concernant les chiffres du chômage," un rôle précédemment dévolu à ...Sapin.

Le Parisien considère que "les chiffres ne l' [Valls, un super-héros pour le journal] ont pas démenti" : un sommet de la flagornerie ! Le journaliste masqué lâche enfin les chiffres. "En novembre, 27.400 nouveaux demandeurs d'emploi (catégorie A) ont été recensés. Un chiffre en hausse de 0,8 % par rapport au mois d'octobre."
Selon les chiffres donnés mercredi par le ministère du Travail et de l'Emploi, le nombre de ces chômeurs sans aucune activité s'établit à 3.488.300. Sur un an, la hausse est de 5,8%.

Le Parisien distille les mauvaises nouvelles au compte-gouttes
Le journal n'oublie pas l'Outremer, mais seulement pour créer la confusion. Pour les besoins de sa démonstration, il mêle catégories sociale (catégories A, B et C) et régionale (l'Outremer). Alors, la hausse de 0,4% (+ 22.100) est est forcément moindre puisqu'il ajoute ceux ayant exercé une petite activité.  Le total d'élève à 5,17 millions en métropole, voire à 5,47 millions avec l'Outremer. Peut-on dire qu'il "frôle" les 6 millions ? 
Sur une année complète, la hausse atteint les 6%. Depuis son arrivée à l'Elysée en mai 2012, "François Hollande n'a connu que trois mois de baisse du chômage". Une présentation du verre plein,  fût-ce au quart...

Les plus touchés, les seniors, ne font pas partie des engagements de Hollande

Cette nouvelle explosion du chômage touche toutes les catégories d'âge :
+0,5% chez les jeunes de moins de 25 ans
et deux fois plus (+1,0%) chez les plus de 50 ans.
(bon courage, s'il doivent aller à 64 ans)
Sur un an, la hausse se poursuit donc chez les seniors (+11,1%)

Dans un communiqué, François Rebsamen, le ministre du Travail, 
met en exergue les chiffres des chômeurs de catégorie B et C en légère baisse (- 0,1% et - 0,5% respectivement). Et, après plusieurs années de promesses du redressement de la courbe de l'emploi, avec son inversion annoncée pour décembre  ...2013, François Rebsamen de prétendre que "l’amélioration de la conjoncture en 2015 s’accompagnera de la poursuite d’une politique de lutte contre le chômage offensive. 
Le ministre "tient à souligner que "la hausse est plus limitée pour les jeunes, soulignant à nouveau l’effet positif des emplois d’avenir." Pas d'avenir pour les seniors, mais Rebsamen et sa bande n'en ont cure... Rebsamen (et évidemment Le Parisien) se gardent de s'appesantir sur le taux d'emploi des 55-64 ans, à 45,9 % en France, contre plus de 50 % dans l'Union européenne. Et les seniors ont payé un lourd tribut à la crise: le nombre de chômeurs de plus de 50 ans inscrits en catégorie A (sans aucune activité) à Pôle emploi n'a pas connu un seul mois de baisse depuis le deuxième trimestre 2008.

Rebsamen veut  également croire que la nouvelle convention Etat-Unedic-Pôle emploi va permettre d'améliorer l'accompagnement des chômeurs, notamment ceux de longue durée, alors que 2,2 millions de demandeurs d'emploi, dont ceux ayant exercé une petite activité, sont inscrits depuis plus d'un an. 
Il annonce aussi de nouvelles mesures qui devraient être mises en oeuvre début 2015 pour favoriser le maintien ou l'insertion dans l'emploi, comme "445.000 contrats aidés", la "mise en oeuvre du compte personnel de formation" et "la dynamique du Pacte de responsabilité et de solidarité".

VOIR et ENTENDRE l'analyse indulgente de l'OFCE qui compte sur la relance internationale, comme les retombées déjà bénéfiques de
l'exploitation du gaz de schiste américain qui - sans qu'on le dise - fait chuter les prix des carburants:

Nouveau record du nombre de demandeurs d'emploi... par 20Minutes

Comme le pouvoir socialiste, les chômeurs font ce qu'ils peuvent.


mardi 23 octobre 2012

Démocratie: les communistes veulent faire interdire le Bloc identitaire

Le PCF demande l'interdiction de la convention du Bloc identitaire

Les totalitaires d'extrême gauche attaquent l'extrême droite parlementaire

Le PCF du Vaucluse a fait pression lundi sur le préfet pour l'interdiction la convention du Bloc identitaire, prévue les 3 et 4 novembre à Orange, au prétexte de l'occupation du chantier de la mosquée de Poitiers par des jeunes se réclamant de ce mouvement de la droite radicale et républicaine.
Pour son malheur, ce "bloc"-là n'a rien de commun avec les "black blocks" de Starsbourg et d'ailleurs !

Dans une lettre au préfet adressée dimanche aux agences de presse,les communistes du Vaucluse demandent "d'interdire la manifestation" de ce "mouvement" qu'ils jugent "dangereux et violent" et dont "plusieurs partis de gauche, dont le PCF, viennent de demander (la) dissolution".

Parti-pris islamique des communistes

"La scandaleuse et indigne occupation de la mosquée de Poitiers accompagnée de slogans hostiles aux musulmans par le mouvement Génération identitaire, ce samedi 20 octobre, est grave et inacceptable. Cette incitation à la haine et au rejet de l'autre porte atteinte aux valeurs de notre République", écrit la secrétaire départementale du PCF 84, Fabienne Haloui.

L'extrême gauche affiche son totalitarisme
Avec la complicité des media, les communistes renient leur  idéologie marxiste et les ravages de leur concept de dictature du prolétariat dans le monde. A tel point qu'ils ont dû s'efforcer de flouter leur image de totalitaires staliniens en se faisant  qualifier de "gauche radicale" durant la campagne présidentielle, puis aux législatives: ils se sont avancés masqués en dissimulant leur parti dans le Front de gauche et en se cachant derrière leur candidat, le grossier Jean-Luc Mélenchon qu'ils ont depuis effacé de la photo.  

Le PCF du Vaucluse veut maintenant donner des leçons de vertu et tient lundi une "réunion avec les partis de gauche, les syndicats et les associations pour organiser une riposte unitaire à Orange contre la présence des Identitaires", précise la lettre.

"Le PCF veut interdire par principe les gens avec qui il n'est pas d'accord. Nous avons une conception ouverte de la démocratie, tout le monde a le droit de s'exprimer", leur a opposé l'entourage du député-maire d'Orange (de 1986 à 1988 et depuis 2012, avec 58,77), Jacques Bompard (Ligue du Sud8,4 % dans le Vaucluse aux régionales de 2010).

Le préfet du Vaucluse, Yannick Blanc,  a indiqué pour sa part qu'il ne souhaite pas s'exprimer sur le sujet pour l'instant.

Le Bloc identitaire a qualifié samedi soir d'"acte de résistance magnifique" l'occupation du chantier de la future grande mosquée de Poitiers.

Quatre militants de la droite "radicale", placés en garde à vue pour avoir occupé avec près de 70 autres ce chantier, ont été présentés lundi matin à un juge d'instruction.

Traitement de faveur 
pour l'extrême gauche
Besancenot viole l’enceinte de l’Assemblée Nationale : l’idée révolutionnaire que se font de la démocratie les anti-républicains (lien PaSiDupes - avec vidéo)


En début d'après-midi, deux d'entre eux avaient été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire, et deux autres devaient l'être "dans la foulée".
Ces mises en examen ont été prononcées pour, d'une part, "organisation d'une manifestation publique n'ayant pas fait l'objet d'une déclaration préalable dans les conditions fixées par la loi", 
- d'autre part, pour "provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, par des discours proférés dans un lieu ou réunion publics et par des placards ou affiches exposées au regard du public
- et, enfin, pour "vol et dégradations de biens commis en réunion et portant sur des tapis de prière appartenant à la mosquée de Poitiers".


Marianne, moins que Mahomet :
Greenpeace envahit l'hémicycle de l'Assemblée nationale en session


Le "contrôle judiciaire
Le contrôle judiciaire leur interdit toute activité associative ou sociale en lien avec la mouvance identitaire, de sortir des limites territoriales du département de leur domicile -avec obligation de pointage hebdomadaire auprès des services de police- et d'avoir des contacts avec toutes les personnes ayant participé à la manifestation.

Quel est le crime de ces jeunes âgés de 23 à 26 ans ?
Ils se revendiquent d'un "groupuscule", Génération identitaire, qui est le mouvement de jeunesse du Bloc identitaire, parti de la droite radicale créé en 2003 et qui dénonce "l'islamisation" de la France, tandis que le PCF est pro-palestinien.

Deux mis en examen étaient sur la terrasse et ont aussi eu "un rôle actif" comme porte-parole du mouvement dans le cadre de la négociation engagée avec les autorités. Le quatrième a été identifié et filmé comme l'homme qui détenait le mégaphone utilisé pour lancer les slogans "proférés et repris par les 73 manifestants", observe le parquet. Ces trois derniers ont été mis en examen pour l'ensemble des trois chefs d'information.


Ils avaient déployé trois banderoles subversives, l'une affichant le nom du mouvement 'Génération identitaire', les deux autres portant les mentions '732' et appelant au devoir de mémoire: 'souviens-toi, Charles Martel', faisant ainsi directement référence à la bataille de Poitiers de 732", détaille le Parquet, sans que leur autorité de tutelle, l'illustre ministre de la Justice, Christiane Taubira, n'ait eu à exercer de pressions.

Le PCF a un problème avec l'Histoire de France

Une mosquée à Poitiers peut être ressentie comme une provocation
Le 25 octobre 732, les Francs de Charles Martel et les Aquitains du duc d'Aquitaine Eudes arrêtèrent les envahisseurs musulmans à Poitiers en défaisant l'armée des Omeyyades. Cette victoire importante des chrétiens sur les musulmans eût un retentissement immédiat aujourd'hui gommé dans les livres d'Histoire, pour ne pas raviver une humiliation, si ancienne soit-elle, dans une partie de la population.

Par idéologie, les historiens contemporains partisans s'emploient à minimiser l'importance réelle de la bataille de Poitiers et son rôle dans le renforcement de la chrétienté en Europe.
Lorsque le conflit religieux est mis en sourdine, les mêmes ne nient pas en revanche les conséquences de la bataille de Poitiers dans l'établissement du pouvoir franc en Europe de l'Ouest pendant le siècle suivant, et l'émergence de l'Empire carolingien.


Le PCF devrait-il aussi combattre Flammarion ?

La réprésentation ci-dessus de la Bataille de Lépante (1571) par Alessandro Barbero fait l'objet d'un livre (La bataille des trois empires. Lépante 1571) publié par Flammarion. Or, cette bataille navale qui a opposé l'Empire turc à une coalition composée de Venise, l'Espagne et du Saint-Siège s'est conclue par un désastre pour les Turcs. Un journaliste politiquement correct du service public juge nécessaire et prudent de mettre en garde contre "le mythe qui a voulu voir en Lépante un "choc des civilisations" avant l'heure"...

mercredi 13 juillet 2011

Libération labellise 'extrême droite' le saucisson et le vin rouge français


Défendons les produits du terroir ...



Jacques Chirac déguste du saucisson.

Conclusion:

c'est un président d'extrême droite ?


Les Verts d'Europe Ecologie sont-ils trop rouges ?


La Droite populaire pallie les manquements des écolos sectaires.

Mais, en toute objectivité politiquement correcte, Mediapart qualifie l'initiative de "très controversé «apéro saucisson pinard», organisé par des mouvances d'extrême droite".
Le journal Libération trouve à y redire:

La gauche bobo stigmatise en crescendo

"
Sur une table au fond de la salle, vin rouge et saucisson attendent l’heure de l’apéro. La Droite populaire sait recevoir. Sans doute l’aile droitière de la majorité se doutait-elle que ce goûter « saucisson-pinard », dans les locaux de l’Assemblée, assurerait à leur réunion une belle publicité. Une référence explicite aux apéros organisés il y a quelques mois par ces groupes d’extrême droite qui dénonçaient « l’islamisation de la France ».


Installés derrière leur table, les députés Luca, Myard, Garraut [Garraud], Meunier et quelques autres [44, tout de même] comptent avec délectations [pluriel ?] les journalistes présents:
«Nous ne sommes rien sans vous », s’exclame [non sans ironie] Lionnel Luca, tandis que Jacques Myard rappelle, rigolard ['réjoui' ne suffisait pas], que « la politique, c’est 20% de savoir-faire et 80% de faire-savoir ». [Voire encore 20% de savoir-vivre, ce qui manque cruellement à la tanante de la "politique du bien'être" dont Martine Aubry ne connaît pourtant pas les rudiments] Pas troublé pour un brin par deux fâcheux venus rappeler le principe de non-discrimination religieuse: « Faut vraiment être tordu pour y voir du mal, poursuit le député-maire de Maisons-Laffitte. Alors comme ça on ne pourrait plus prendre un coup de rouge et un morceau de camembert ? »

Libération libère ses mauvais instincts

« Anarchistes de droite »
Mais au menu, il y a d’abord la présentation d’un an d’action de la Droite populaire. Les 15 députés du 14 juillet 2010 sont désormais 44 à réclamer un retour aux fondamentaux du sarkozisme, oubliés en chemin, selon eux, au profit d’une insupportable centrisation de l’UMP.

Bilan de cette bande [un groupe serait trop sympathique aux lecteurs] « d’anarchistes de droite » [
lien Wikipedia], comme ils se définissent eux-mêmes: une foultitude d’amendement [la détestation nuit fortement à l'orthographe], tendance vraie droite, sur la sécurité, la nationalité, la défense des automobilistes, les symboles républicains ou encore la réforme de la garde à vue. [Des horreurs !] Beaucoup d’entre eux [il faudrait faire le détail] repoussés [en partie, pour être exact et juste] par le Sénat, le Conseil constitutionnel, ou retirés par le gouvernement lui-même.


Le rêve de la gauche d'une sécession à l'UMP

« Nous sommes écoutés, mais peut-être pas entendus, reconnaît [sic] Lionnel Luca [vice-président du Conseil général des Alpes-Maritimes]. Mais, si j’osais, je dirais qu’il faudrait que ça change. » La menace est à peine voilée: le soutien des 44 de la Droite populaire se monneyera cher[, selon le quotidien divisionniste,] à l’approche de la présidentielle. « Il va y avoir un débat budgétaire à la rentrée, nous entendons bien y peser, poursuit le député des Alpes-Maritimes. Il faut que la RGPP [révision générale des politiques publiques, ndlr] arrête d’être appliquée dans le domaine de la sécurité, au risque de démoraliser les personnels.»



François Hollande se régale de cochonnaille:

c'est sûr,

c'est un frontiste !


["Il ne faut pas prêter le flanc aux caricatures", souligna lundi au JDD.fr Thierry Mariani, ministre des transports et co-fondateur de la Droite populaire. Ce qui ne manqua pas d'inspirer au Monde le titre: ""Apéritif saucisson-vin rouge" : la Droite populaire se divise"...
Et le PS se précipita tête baissée dans l'amalgame politicien: " Le Mouvement des jeunes socialistes (MJS) a notamment dénoncé dans un communiqué diffusé lundi " des pratiques attentatoires à la République (rien que ça) qui ne visent qu'à jeter l'opprobre sur les français de confession juive ou musulmane ", réunis pour l'occasion !
Le site torchon de Le Monde est clair et s'indigne de la dégustation de vin et de saucisson du terroir français: "Apéro Saucisson vin rouge, peut on encore laisser passer ça ?"
Lien PaSiDupes: Faut-il interdire le saucisson de Lyon en France ?]



Même le porc ?

Si c'est Marianne qui le dit !...




Le dialogue à l'UMP dérange le tabloïd "libéral-libertaire"

Illustration de l’influence du collectif, le même Lionnel Luca [député des Alpes-Maritimes] a obtenu de Jean-François Copé, menace de démission à l’appui, l’organisation à l’automne d’une convention sur l’appartenance à la nation. On y discutera binationalité, assure (1)-t-il, même si le ministre de l’Intérieur Claude Guéant à d’ores et déjà refusé de toucher à ce statut. Tant pis, « on fera de la pédagogie », assure (2) Luca.

Autre projet, la création d’un service civique obligatoire pour la jeunesse, « qui aujourd’hui ne se retrouve plus que dans les stades, les concerts et les supermarchés ». Il ne s’agit pas, bien sûr, de courir après le Front National [insinue le quotidien]: « On est qui on est, on existait avant, s’exclame-t-on à l’unisson. On veut être libres ! » Saucisson, caméras et rebel attitude: la Droite populaire a peut-être trouvé la clef du succès.
[un encouragement à la radicalisation que Libération appelle de ses voeux.

Mais le journal de Serge July, castriste, et de Joffrin-Mouchard, proche de la famille Le Pen (lien PaSiDupes) n'est pas sûr qu'il soit opportun de rappeler cette citation de Lionnel Luca qui reçoit un écho favorable dans la France silencieuse: " ceux qui aux Antilles font toute sorte d'amalgames avec l'esclavage ne crachent pas sur le RMI des anciens colonisateurs."]

Lionnel Luca est né en 1954 de parents ouvriers roumains.
Son père fut interné en janvier 1941 par le régime d'Ion Antonescu, militaire d'extrême droite devenu chef du gouvernement et chef de l'État roumain qui engagea son pays, au côté de l'Allemagne nazie
et fut condamné à mort pour crimes de guerre et exécuté en 1946.
Le père de Lionnel Luca revint en France en 1946, pour échapper au régime communiste.
Il s'engagea alors dans la Légion étrangère et servit en Indochine, malgré l'action à l'extrême gauche de Jean-Paul Sartre, co-fondateur anti-militariste de Libération.
Il fut naturalisé en 1958 et devint un grand admirateur du général De Gaulle.

"On ne va pas s'interdire de parler saucisson et vin rouge"

Au lendemain de l'événement, Christian Jacob, le chef de file des députés UMP, a cautionné l'initiative
décriée par la gauche, ajoutant: " Ca ne me pose aucun problème qu'on fasse une conférence de presse autour de produits régionaux. On a le droit de parler de nos produits régionaux, on ne va pas s'excuser."
Lien Nouvel Observateur

"Ca fait 25 siècles qu'il y a du vin en France! On ne va pas empêcher les gens de boire un coup de rouge, c'est aberrant, c'est du terrorisme intellectuel ! ", s'est exclamé Jacques Myard.

lundi 4 avril 2011

Convention UMP sur la laïcité: ses 26 propositions

Le débat dont la pratique de la laïcité attend beaucoup

Le parti de Jean-François Copé tient mardi 5 avril une convention sur un sujet qui a provoqué des mois de réflexion dont la gauche a fait une polémique.

L'UMP dévoile mardi des propositions pour concilier la pratique de l'islam avec les principes de laïcité tout en repoussant toute volonté politicienne de stigmatisation de l'islam.
Au nombre de 26, dont certaines peuvent être mises en œuvre dès cette année, les propositions sont autant de réponses "à des problèmes qui, pour beaucoup d'entre eux dans leur ampleur, sont nouveaux", a déclaré Jean-François Copé, secrétaire général du parti présidentiel.

Elles visent notamment à faire respecter la neutralité des services publics vis-à-vis des religions,
à faciliter la construction de lieux de culte, en autorisant notamment des garanties publiques pour leur financement,
ou encore à imposer l'apprentissage de la laïcité à l'école.

Les absents au débat

Les religieux craignent pour leurs acquis respectifs
Ces propositions seront développées lors d'une convention organisée mardi après-midi en l'absence des dirigeants du culte musulman, qui ont dit ne pas accepter que l'on mette en doute, avec ce débat, l'"adhésion pleine et entière aux valeurs de la République" de leur communauté.

A l'exception de Gilles Bernheim, le grand rabbin de France, qui a l'intention de plaider pour l'inutilité d'un tel débat "dans cette période pré-électorale" - c'est-à-dire tous les ans ! - aucun responsable des grandes religions ne sera présent.
Le Premier ministre François Fillon et l'une de ses proches, la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, Roselyne Bachelot, ne participeront pas non plus à une manifestation qu'une partie de la majorité peine à affronter.

Vers un "code de la laïcité"

Le secrétaire général de l'UMP a jugé nécessaires des clarifications sur des pratiques qui remettent "parfois" en cause les valeurs essentielles de la République, comme l'égalité hommes-femmes, et qui, si elles perduraient, "fragiliseront la construction d'un islam de France." Pour fixer le cadre du problème, l'UMP propose l'adoption d'une résolution parlementaire "réaffirmant l'attachement de la représentation nationale aux principes républicains, tout particulièrement la laïcité et la liberté de conscience". Jean-François Copé s'est dit prêt à déposer un tel texte à l'Assemblée nationale "avant l'été", en mai ou juin.

L'UMP souhaite parallèlement élaborer un recueil "exhaustif" des textes (lois, règlements et circulaires) et jurisprudence relatifs au principe de laïcité en prélude à la rédaction d'un véritable "code de la laïcité et de la liberté religieuse". S'agissant des autres propositions, certaines pourront être en oeuvre avant 2012 et d'autres sont appelées à s'inscrire dans un projet présidentiel, a souligné Jean-François Copé. Sur la laïcité, l'UMP réaffirme l'obligation de neutralité des agents des services publics et souhaite qu'elle soit étendue à leurs "collaborateurs occasionnels" ou au personnel des structures privées des secteur social, médico-social ou de la petite enfance chargées d'une mission de service public.

=> Il s'agirait dans le premier cas de donner aux mères accompagnatrices de sorties scolaires à choisir entre le voile et cette activité bénévole et facultative, au motif qu'elles coopèrent avec un service public: un projet envisagé par le ministère de l'Education.
=> Le second fait référence à l'affaire de la crèche Babyloup, où une employée de confession musulmane refusait d'ôter son voile durant ses heures de travail. L'UMP préconise aussi la voie législative pour faire respecter la laïcité dans les hôpitaux et éviter qu'un médecin soit récusé pour des motifs religieux, lorsqu'un musulman refuse par exemple que son épouse soit examinée par un homme.
=> La loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat interdit le financement public de la construction des lieux de culte et elle ne serait pas remise en cause. Mais l'UMP propose un texte autorisant les baux emphytéotiques avec option d'achat dans des contrats passés avec les collectivités locales ou encore des garanties de celles-ci sur les financements contractés par des associations.
Elle appelle enfin à une "clarification" des règles applicables aux manifestations et cérémonies religieuses "hors des lieux de culte", en clair les prières dans la rue.

Attendu à la convention de mardi avec 13 autres membres du gouvernement, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant devrait dévoiler certaines dispositions sur le sujet "dans les jours qui viennent".

mercredi 3 novembre 2010

Des syndicats de nantis appellent au blocage des aéroports

Des privilègiés « en lutte » pour la défense de leurs avantages en nature
Les syndicats ne connaissent pas la Nuit du 4 août 1789

La nuit du 4 août fut une réponse à l'insurrection appelée la Grande Peur
Consécutive à la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, une vague de révoltes se développa en France, notamment dans les campagnes, où des paysans s'en prirent aux seigneurs, à leurs biens et à leurs archives. Pour calmer les insurgés et ramener le calme dans les provinces, l'Assemblée constituante vota donc l'abolition des droits seigneuriaux. Les droits féodaux furent toutefois déclarés rachetables (déjà !), ce qui, en pratique, conduisit à leur maintien jusqu'au 17 juillet 1793, quand la Convention vota leur abolition complète, sans indemnité, et la destruction des titres féodaux.

Aujourd'hui, les syndicats contribuent à la pérénisation des privilèges des seigneurs de la république
La constitution de la Ve République ne confèrent pas les pouvoirs de la Convention. Après les dockers et les pétroliers qui ont plongé les régions dans plusieurs semaines de Grande Peur faite de huit manifestations ou grèves et blocages, les syndicats de pilotes s'apprêtaient à prendre le relais.
=> Un pilote peut débuter à 3 000 € bruts par mois dans une grande compagnie comme Air France et évoluer jusqu’à 13 720 € en fin de carrière.

Les syndicats défendent les privilèges et les privilégiés

Les prises d'otages tiennent à bien peu de chose

Pour protester contre la fiscalisation de certains avantages acquis, trois syndicats de pilotes de ligne, d'hôtesses et de stewards ont lancé un préavis de grève de quatre jours, du vendredi 5 au lundi 8 novembre.
Le SNPL France Alpha, premier syndicat des pilotes de ligne français, et le SNPNC, premier syndicat des hôtesses et stewards français (25% du personnel navigant commercial d'Air France) s'honoraient samedi 30 octobre d'un appel à ce mouvement. Ils ont été rejoints lundi par l'UNAC.
Ces trois syndicats de nantis s'élèvent contre le vote par l'Assemblée nationale d'un amendement à l'article 16 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2011, prévoyant que "toute somme ou avantage alloué à un salarié, à raison de son activité professionnelle, par une personne qui n'est pas son employeur, est considéré comme une rémunération". Il s'agit donc de préserver le déjà faible pouvoir d'achat des pilotes, hôtesses et de stewards.

Quels sont ces avantages acquis en question ?

=> Ils concernent par exemple les ...chèques cadeaux (ou autres cadeaux) attribués par un entreprise à un salarié d’une autre, c’est à dire au final les « incentives » de ventes ! Ainsi, un(e) vendeur(euse) en parfumerie (Sephora, Marionnaud…) peut toucher des « cadeaux » de l’Oréal (ou autre) si il/elle pousse bien à la vente de produits de la marque. Or, L’Oréal n’est pas son employeur et c’est pour les URSSAF une rémunération déguisée, donc fiscalisable. Ce type de moralisation est interdite au gouvernement et peut provoquer la prise en otage de l'économie française.

=> Ce sont aussi et surtout les billets GP (pour « gratuité partielle »), principal avantage à bosser pour une compagnie aérienne, valabless en métropole, dans les DOM, à l’étranger et notamment en famille.
Et le Billet Partenaire, c'est quoi, encore ? C'est un 'acquis' dont se prévaut la CFDT. En effet, le billet Compagnon a été accordé aux ...célibataires dans les années 90, puis étendu en 2005 sous l’appellation « Partenaire », à tous les personnels, mariés ou non, et à leurs proches, à la suite d'une action 'sociale'... Or, le Code de Sécurité Sociale ne reconnaît que l’ouvrant droit et ses bénéficiaires directs (conjoint et enfants). Historiquement, Air France étend toutefois ces droits aux retraités (malgré la coupure du contrat de travail au départ en retraite, de plus en plus tard !) et aussi aux ayants droit non à charge (avec des critères précis et une limitation du nombre de billets annuels).

Parlez-nous donc des déficits d'Air France et de la Sécurité Sociale
, dont les syndicats schizophrènes empêchent la résorption, tout en critiquant les efforts du gouvernement pour moraliser les avantages acquis pourtant inégalitaires.
Les syndicats appellent néanmoins à la grève pour lutter contre l'égalité entre les citoyens.
En 2003, SUD Aérien a réclamé la possibilité d’obtenir le remboursement des billets GP périmés.

=> Ce sont encore les billets ZED qui n’entreraient pas non plus dans le cadre de l'amendement à la loi incriminée, car hors cadre d’une activité commerciale. Les billets ZED (zone employee discount) sont pourtant des billets à tarifs préférentiels sur d'autres compagnies.

Ils veulent continuer à faire crasher cracher leurs passagers

Les sommes ou avantages, comme par exemple un billet d'avion à tarif réduit - attribué par une autre compagnie aérienne que son employeur à un pilote ou à un mécanicien sol seront soumis à charges sociales et fiscales pour les salariés comme pour les entreprises, s'est plaint Yves Deshayes, membre du bureau exécutif du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL France Alpa).
Pour l'UNAC (Union des navigants de l'aviation civile, "un amendement de cet article est indispensable".
Ces tarifs réduits sont des facilités de transports, avec un impact direct sur les tarifs préférentiels accordés aux salariés et à ses retraités ou à un membre de la famille. Ces « droits acquis » seraient restreints aux vols de leur compagnie d’appartenance. Rendez-vous compte !
Pour les aristos des compagnies aériennes, il n'est pas question de se déplacer par le chemin de fer et de se mélanger au peuple. A la CFE-CGC, on revendique: « Nous sommes des salariés, pas des clients ! » (Décembre 2009)
Outre la promiscuité, il y va des fins de mois difficiles des pilotes, hôtesses et de stewards et de tout leur entourage.

Le rôle des syndicats: pressurer les citoyens ?

Et faire pression sur les élus du peuple
Le Syndicat national du personnel navigant commercial (SNPNC/FO) ne craint pas d'assurer de son côté qu'une telle mesure adoptée sur un amendement du député (UMP) Yves Bur, aurait de "graves conséquences financières et sociales pour les personnels sol et vol".

Leur situation est précaire entre toutes
"Beaucoup d'hôtesses et de stewards vivent en province et travaillent à Paris. C'est le cas de 30 à 40 % des personnels d'Air France par exemple. Ils utilisent donc trois à quatre billets par mois à tarif réduit pour rentrer chez eux. S'ils doivent intégrer dans leurs revenus ces avantages cela diminuera fortement leur pouvoir d'achat", a indiqué Fatiha Aggoune-Schneider, présidente du SNPNC: FO est aussi partisane de la grève reconductible.
M. Bur a déclaré qu'il "n'est plus possible que ce texte soit amendé avant son adoption par le Sénat", laissant ainsi entendre que la Haute Assemblée pourrait apporter des modifications, comme elle en a le droit. Pour lui les syndicats font "une interprétation excessive du texte, qui s'applique au-delà d'un seuil de 200 euros et qui ne vise pas les usages entre compagnies aériennes", un seuil que ne mentionne pas les syndicats.

La Grande Peur républicaine

Le mercredi 3 novembre, la CGT Air France a assumé d'annoncer que les pilotes des compagnies françaises ont levé leur préavis de grève du 5 au 8 novembre .
Celui-ci courait du vendredi 5 au lundi 8 novembre en réaction à un projet Premier syndicat de pilotes, le SNPL estime avoir obtenu satisfaction - à travers un amendement du Sénat - contre l'assujettissement aux cotisations sociales de certains avantages acquis. En revanche, les syndicats des stewards et hôtesses attendent l'assurance que l'amendement sera bel et bien voté par le Sénat.

La CGT défend les privilèges
Le syndicat explique froidement que "le gouvernement a demandé au rapporteur du projet de loi de financement de la sécurité sociale au Sénat de déposer aujourd'hui un amendement" qui "préservera nos GP et autres tarifs préférentiels". Rappelons que dans le cadre de la réforme du financement de la sécurité sociale les syndicats avaient rejeté en bloc l'idée "de taxer comme du salaire tout avantage alloué aux salariés".

Le chantage continue
L'UGICT-CGT-PNC appelle toutefois les PNC (Personnel Navigant Commercial) à rester mobilisés pour les retraites, le 4 novembre (manifestation à 10h au terminal F) et le 6 novembre (grève, et manifestation dans les grandes villes de province.

Aux honorables professions, les honorables méthodes syndicales
En février dernier, des syndicats minoritaires, dont l'UNPL, avaient choisi les vacances de février pour faire entendre leur complainte. La grande précarité de leur situation l'exigeait. La très respectable SNPL, syndicat majoritaire, avait alors préféré faire chanter le gouvernement. Il ne s'était pas joint au mouvement, estimant qu'il était « prématuré »... Les élus n'ont pas tardé pour attendre.

Une grève peut en cacher une autre

La journée pourrait être difficile demain jeudi dans les aéroports français en raison d'une ...journée d'action contre la réforme des retraites lancée par quatre fédérations des transports (CGT, CFDT, FO, CFTC). Si Air France estime pouvoir assurer tous ses vols, des retards risquent d'être enregistrés.

Le ciel de la démocratie ne s'est pas éclairci
Il ne manquerait plus que les contrôleurs du ciel, ces damnés de la terre ?

samedi 18 septembre 2010

Viviane Reding, portrait de commissaire européenne-type

Viviane Reding, une "révisionnisme soft, hypocrisie hard"…

Article de Causeur, publié le 16 septembre 2010

"On peut penser tout ce qu’on veut de Viviane Reding ; on ne pourra pas lui contester d’être à la hauteur de sa fonction de Commissaire européenne en charge des droits de l’Homme. Ou du moins de l’idée que se fait de ce blurb un vieux noniste comme moi.

Sa crise de nerfs millimétrée face caméras de mardi, où elle expliquait façon Actors Studio que ça allait barder sur le dossier rom était un précipité de cauchemar européiste absolu. Tout était raccord :
- la forme : « MA patience est à bout » ; en clair, c’est moi, Viviane Reding, la chef ;
- le fond : il ne saurait se faire en France d’autre politique que celle décidée à Bruxelles ;
- les images : en convoquant dans son argumentaire les victimes de la Seconde Guerre mondiale, donc, disons-le, des camps d’extermination nazis, pour parler de reconduites à la frontière, la Commissaire relève de l’amalgame révisionniste – je l’ai déjà écrit mais je suis très très énervé par cette obscénité, alors je me répète. Et de par ses fonctions et son supposé bagage culturel, Mme Reding est aussi coupable, à mes yeux, que le tondu plein de bière ou le pelé gavé de shit qui taguent les synas à la croix gammée. Au passage, je trouve les institutions juives et les associations de déportés un rien timides sur ce détournement de cadavres. Laissons faire sans moufter, et bientôt on invoquera l’Holocauste pour une faute d’arbitrage lors d’un OM-PSG…

Tout cela est tellement grotesque qu’on en viendrait presque à être d’accord avec l’ineffable Lellouche quand il déclare mercredi sur RTL : «
Ça n’est pas comme ça qu’on s’adresse à un grand pays comme la France. Nous ne sommes pas le mauvais élève dans la classe que la maîtresse tance, le délinquant devant le procureur. » Seulement presque d’accord, parce qu’en vérité c’est bien le même Pierre Lellouche qui n’avait pas de mots assez haineux, au printemps 2005, pour injurier les opposants au TCE.

Je me souviens même, de mémoire, d’une de ses saillies en plein débat télévisé d’avant référendum : si le non l’emportait, disait-il, l’Europe allait droit vers la guerre. Tout faux, l’ami Pierrot. On n’a pas eu la guerre [mais ça y ressemble fort: on a même des eurodéputés de gauche dans le camp adverse], mais en échange, on a Viviane Reding qui se prend pour Mme le Préfet de la Région France. Et ça, Monsieur le secrétaire d’État aux affaires européennes, c’est un peu grâce à toi ! Cette Europe, c’est celle que tu voulais. Alors mange et tais-toi. [Faut-il vraiment manger la soupe servie au Parlement par les socialistes, les communistes et les Verts d'Europe Ecologie ?]

Mais revenons à nos moutons noirs. Un autre eurobéat (si ma mémoire de 2005 ne me joue toujours pas de tours), à savoir notre président en personne, a suggéré à Viviane Reding qu’on accueille les Roms au Luxembourg. Comme il a sorti cette bonne blague devant les sénateurs UMP, on pourrait penser qu’il parlait du jardin du Luxembourg, contigu à leur hémicycle. Mais non, il conseillait en fait au Grand Duché – dont est originaire Mme Reding – de mettre ses actes en accord avec les paroles d’icelle. Cette boutade a, semble-t-il, provoqué un pataquès monstre avec Luxembourg – cette fois, on ne parle ni du parc à enfants Bonpoint, ni du pays à banques opaques, mais de la capitale éponyme, allez vous y retrouver ! Je ne sais si ce bordel diplomatique avec nos voisins d’opérette finira en conflit armé, auquel cas Pierre Lellouche aura fini – quelle horreur ! – par avoir raison. [la soupe ne passe pas ?] Ce que je sais, en revanche, c’est qu’il n’y a pas là-bas de problème rom. Non parce que le chef de l’État répugne à y utiliser ces migrants à des fins de politique intérieure, ce qui serait somme toute louable. Plus simplement parce que la loi luxembourgeoise leur interdit, de fait, tout séjour prolongé (cf. document joint - cliquer pour agrandir).
Sarkozy sait de quoi il parle;
Et ses détracteurs ?

[La commissaire européenne ne serait pas une luxembourgeoise insensée si elle appliquait au Luxembourg la réglementation européenne qu'elle voudrait imposer à la France].

Alors bien sûr, on a su mettre les formes. Chez Viviane Reding, au Grand Duché des Droits de l’homme, on ne parle pas de roms, mais de «
citoyens bulgares et roumains » [car tous sont des Rom...], et on ne les expulse pas, puisqu’on s’est donné la peine de leur faire une loi tout exprès pour qu’il ne puissent même pas entrer pour chercher un emploi… sauf s’ils en ont déjà un !
Et voilà comment la morale est sauve. Franchement, c’est pas beau, l’Europe ? "

[La morale est sauve ? Comme vous y allez tous !

Ainsi, aucun Bulgare ni Roumain sans emploi ne serait donc autorisé sur le territoire luxembourgeois ? Voilà qui est sérieusement discriminant et stigmatise gravement les populations entières de plusieurs états membres, Madame Reding, non ?

Si la liberté de circulation est ainsi interdite au Luxembourg, les accords de Schengen sont donc bafoués , Madame Viviane Reding, non (convention signée par le Luxembourg en 1985 et officiellement effective depuis 1997) ? Si le Luxembourg se situe hors espace Schegen, est-il bien toujours dans l'Union européenne ?

Et puisque l'ironie se mêle à l'infâmie des propos de la commissaire et des pratiques de son pays d'origine, rappelons simplement que Schengen est une paisible ville ...luxembourgeoise !]

Nos eurodéputés de la gauche vertueuse vont -dit-on - mandater Cohn-Bendit pour adresser une lettre de protestation au président de la Commission européenne (lire PaSiDupes) dénonçant la stigmatisation de la France et le régime d'exception, donc de faveur, accordé au Luxembourg ?