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dimanche 4 octobre 2015

Primaire Les Républicains: les propositions du candidat Alain Juppé

Alain Juppé a exposé plusieurs propositions en matière de défense, fiscalité, justice

"Je suis réformateur" 
Du temps de travail
"Il faut donner aux entreprises la possibilité de négocier librement le temps de travail et les heures supplémentaires". "Encore faut-il qu'il y ait une incitation à le faire", a lancé le maire de Bordeaux et ancien Premier ministre, lors du 'Grand Jury' RTL-LCI-Le Figaro"Si vous vous bornez à dire 'négociez', il ne se passera rien. Moi, je propose qu'on porte la durée légale du travail de 35 à 39 heures en cas de non accord en entreprises. Ca serait une puissante incitation", a relevé l'ancien Premier ministre.

De la justice

S'est alors posé le cas Taubira, l'actuelle
 garde des Sceaux. 
Alain Juppé a relevé que "le discours officiel, c’est de dire qu’il n’y a pas de places dans les prisons et donc on laisse les délinquants dehors en imaginant des peines de substitution. Eh bien moi, je dis qu’il y a une autre solution (...), c’est de construire des places de prison".

De la Défense
"Je m’attacherai à ce que les moyens de la Défense soient sanctuarisés", a  également souligné le maire de Bordeaux. "Arrêtons, année après année, de réduire les moyens qui sont mis à leur disposition".

Dde la fiscalité
En matière de fiscalité, Alain Juppé a préconisé de " faire évoluer le taux de l’impôt sur les sociétés vers la moyenne européenne. Nous sommes aujourd’hui très au-dessus et le moduler (...) en fonction de la taille de l’entreprise. Il est normal que des PME aient des taux allégés".

De  l’ISF qu'il veut abroger
Soulignant la nécessité de réorienter l’épargne vers le financement des entreprises, il  a préconisé une "aide massive à l’actionnariat salarié".

Sa politique migratoire ne changerait rien
Alors qu’un journaliste lui demandait s’il prône une "rupture" en matière de politique migratoire, l’ancien Premier ministre a lancé, un brin narquois: "des ruptures partout, on attend des ruptures, la rupture, c’est le maître mot", mais a esquivé.

Le candidat assure enfin ne pas se tromper d'adversaire

"
Mon adversaire, ce n’est pas Nicolas Sarkozy, mon adversaire est le pouvoir actuel qui conduit (le pays) dans le mur et c’est le Front national", a-t-il dit pour conclure.

lundi 16 mars 2015

Constructive, l'opposition UMP du Sénat tente de sauver la loi Macron

Le Sénat entreprend de renforcer la loi Macron

Les sénateurs d'opposition proposent une loi "Macron plus " !  

La gauche fracture aussi le monde économique
35 heures, seuils sociaux… : le Sénat n'exclura aucune piste pour améliorer la loi Macron sur la compétitivité de l'économie. "Nous allons écrire la vraie loi dont a rêvé Emmanuel Macron et nous voterons pour", raillait récemment le patron des sénateurs UMP, Bruno Retailleau sur Europe 1.
Le projet de loi sur la croissance sera débattu à partir du 7 avril au Sénat, majoritairement à droite. Et la chambre haute compte passer à la moulinette le texte adopté en force, au moyen de l'article 49-3, sans vote des représentants du peuple

A quoi pourrait ressembler une loi rêvée par Macron mais faite par la droite ?
Le Sénat veut s'attaquer aux 35h…  En août, le ministre de l’Économie s'était dit prêt à autoriser "les entreprises à déroger" sur les 35h. Mais la mesure ne figure finalement pas dans la loi qui porte son nom. Les sénateurs  veulent y remédier et comptent donc bien la réintroduire.
"Des propositions seront faites" sur les 35 heures, a ainsi fait savoir Vincent Capo-Cannellas, le sénateur de Seine-Saint-Denis. La majorité à la Chambre Haute veut en effet revoir le cadre des accords aujourd'hui possibles en entreprise. L'objectif est de passer d'accords "défensifs" à des accords "offensifs". Aujourd'hui, ces accords permettent de revoir la durée du temps de travail lorsque l'entreprise rencontre de graves difficultés économiques, mais la droite sénatoriale voudrait que les entreprises puissent disposer de davantage de souplesse avant d'être complètement dans le rouge.
La Commission spéciale sur le projet de "loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques" a commencé ses auditions, notamment avec celle du ministre de l'Economie, Emmanuel Macron. Elle examinera les amendements à partir du 17 mars. Outre les 35h, d'autres mesures prévues par l'UMP ont commencé à filtrer.

Pour sauver la loi -et favoriser la croissance-, relever les seuils sociaux. 
Comme l'avait fait entendre Emmanuel Macron avant de repousser la réforme à plus tard, les sénateurs devrait ainsi relever les "seuils sociaux" pour les petites entreprises. Aujourd'hui, par exemple, une entreprise de 10 salariés a l'obligation de nommer un délégué du personnel, qui dispose d'un certain droit de regard sur l'action des dirigeants. Les sénateurs UMP voudraient relever ce seuil à 20.

Concernant le travail du dimanche,
"nous défendrons un amendement pour que les contreparties ne soient pas obligatoires dans les zones touristiques pour les entreprises de moins de dix salariés", indique également Catherine Deroche (Angers, Maine-et-Loire), rapporteur UMP sur les aspects sociaux et travail. "Le gouvernement a l'opportunité d'en faire un vrai texte en faveur de la croissance. La balle est dans son camp", souligne Vincent Capo-Cannellas (Force européenne démocrate, FED, de Jean-Christophe Lagarde, Gard).

L'UMP veut également assouplirer le texte sur les professions réglementées, ce à que le gouvernement s'oppose fermement.
 
Le gouvernement se dit prêt à "enrichir" le texte

Emmanuel Macron s'est dit prêt, en revanche, à "enrichir" le texte sur d'autres points.
Sur le travail du dimanche, le gouvernement pourrait en effet accepter de ne plus rendre  les compensations salariales obligatoires aux petits commerces
Macron se tourne vers la droite
Sous la pression de la droite, Macron pourrait aussi assouplir l'obligation faite aux entreprises d'informer à l'avance ses salariés avant la vente d'une société. Cette loi controversée était portée par Benoît Hamon, l'ancien ministre de l'Economie solidaire,  débarqué cet été pour ses appels en faveur d'une politique économique plus social-démocrate, aux côtés des "frondeurs" du PS.

samedi 18 février 2012

Bayrou juge "dangereuses" les idées de François Hollande

Présidentielle: le candidat MoDem a insisté sur son "désaccord" avec le candidat socialiste




L'équipe de branquignols socialistes
de François Hollande,
candidat de la gauche




F. Bayrou s'est indigné des promesses de Hollande sur les retraites


"Il y a un certain nombre de sujets sur lesquels la conscience des Français, la raison des Français, avait bougé. C'est le cas sur la retraite", a cité François Bayrou, lors d'une visite de l'entreprise Meggit Sensorex, fabricant de pièces pour l'aéronautique érigé par le candidat centriste en exemple du "made in France".

Sur la question de l'âge de la retraite, notamment,Bayrou a été clair: "Je suis en désaccord avec lui. Il y a des orientations dangereuses et imprudentes dans ce texte", a-t-il déclaré, lors d'un déplacement en Haute-Savoie évoquant les 60 engagements avancés la veille par François Hollande.

"Et là, en prétendant qu'on peut financer, que c'est pas dur (...) de décider qu'on va se retrouver avec la retraite à 60 ans", a ajouté François Bayrou.

"L'idée qu'on va se remettre à dépenser est une idée irréaliste; ça n'existe pas. Et c'est plus grave encore, ça fait revenir en arrière."


La veille, il avait déjà démonté les 60 propositions en bloc


Avec 20 milliards d'euros, le magicien Hollande financerait ses propositions ! C'est dire que le candidat n'envisage pas de tenir ses promesses.


Les 60 propositions de l'enchanteur socialiste ne permettront pas de revenir à l'équilibre des finances publiques, "ce n'est pas vrai, ce n'est pas imaginable", déclare François Bayrou, le candidat du MoDem à la présidentielle.
" Il n'y a pas dans ce programme une seule mesure d'économie", souligne François Bayrou sur Radio Classique. "Ce programme est très éloigné de ce qu'il faudrait pour qu'on ait un retour à l'équilibre crédible", poursuit le leader centriste.
Selon le président du Modem, "cela veut dire qu'ils (les socialistes) ont fait une croix sur le retour à l'équilibre simplement pour proposer au pays des mesures agréables que, d'ailleurs, on ne respectera pas".

Bayrou stigmatise la démagogie de F. Hollande
"Le programme (de M. Hollande "dissimule les efforts que la France va devoir faire, quels que soient les vainqueurs de l'élection", continue-t-il de relever. "Si on ne revient pas à l'équilibre, le pays va continuer à couler", conclut-il.

Sur I-Télé, Jean-Luc Mélenchon, le candidat masqué des communistes, a déclaré à Christophe Barbier, qu'il s'agit d'un "filet d'eau tiède".


Bayrou rejoint l'appréciation de Xavier Bertrand


Clairvoyant, le ministre du Travail et de la Santé avait comparé le président Nicolas Sarkozy, "solide et courageux", au candidat socialiste François Hollande, un "magicien", dès octobre 2011.

"
Les Français doivent bien voir qu'il y a quelqu'un qui est dans l'action, qui a l'expérience, c'est Nicolas Sarkozy, alors que d'un autre côté vous avez François Hollande qui vous dit quoi ? Qu'il faut réenchanter le rêve. On n'a pas besoin aujourd'hui d'un magicien, on a besoin de quelqu'un de solide et courageux qui protège les Français", a affirmé le ministre sur Europe 1. Estimant qu'avant l'ouverture de la campagne présidentielle de 2012, l'UMP et le gouvernement devaient être "devant le président" pour le protéger des attaques, avant d'être derrière lui quand il sera candidat.


Xavier Bertrand a rappelé le rôle joué par Nicolas Sarkozy pendant la crise
de 2008.
"Qui est-ce qui a, à la fois, protégé le revenu des Français, l'épargne des Français, réussi à sortir l'Europe de l'ornière, c'est Nicolas Sarkozy, ça compte au moment du choix", a déclaré le ministre.

Xavier Bertrand a estimé aussi que Nicolas Sarkozy sera "le candidat soutenu de l'UMP, mais pas seulement de l'UMP". "Il y a toujours une logique de rassemblement à une élection présidentielle et c'est la logique à laquelle nous devons travailler dès maintenant", a-t-il ajouté.

lundi 4 avril 2011

Convention UMP sur la laïcité: ses 26 propositions

Le débat dont la pratique de la laïcité attend beaucoup

Le parti de Jean-François Copé tient mardi 5 avril une convention sur un sujet qui a provoqué des mois de réflexion dont la gauche a fait une polémique.

L'UMP dévoile mardi des propositions pour concilier la pratique de l'islam avec les principes de laïcité tout en repoussant toute volonté politicienne de stigmatisation de l'islam.
Au nombre de 26, dont certaines peuvent être mises en œuvre dès cette année, les propositions sont autant de réponses "à des problèmes qui, pour beaucoup d'entre eux dans leur ampleur, sont nouveaux", a déclaré Jean-François Copé, secrétaire général du parti présidentiel.

Elles visent notamment à faire respecter la neutralité des services publics vis-à-vis des religions,
à faciliter la construction de lieux de culte, en autorisant notamment des garanties publiques pour leur financement,
ou encore à imposer l'apprentissage de la laïcité à l'école.

Les absents au débat

Les religieux craignent pour leurs acquis respectifs
Ces propositions seront développées lors d'une convention organisée mardi après-midi en l'absence des dirigeants du culte musulman, qui ont dit ne pas accepter que l'on mette en doute, avec ce débat, l'"adhésion pleine et entière aux valeurs de la République" de leur communauté.

A l'exception de Gilles Bernheim, le grand rabbin de France, qui a l'intention de plaider pour l'inutilité d'un tel débat "dans cette période pré-électorale" - c'est-à-dire tous les ans ! - aucun responsable des grandes religions ne sera présent.
Le Premier ministre François Fillon et l'une de ses proches, la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, Roselyne Bachelot, ne participeront pas non plus à une manifestation qu'une partie de la majorité peine à affronter.

Vers un "code de la laïcité"

Le secrétaire général de l'UMP a jugé nécessaires des clarifications sur des pratiques qui remettent "parfois" en cause les valeurs essentielles de la République, comme l'égalité hommes-femmes, et qui, si elles perduraient, "fragiliseront la construction d'un islam de France." Pour fixer le cadre du problème, l'UMP propose l'adoption d'une résolution parlementaire "réaffirmant l'attachement de la représentation nationale aux principes républicains, tout particulièrement la laïcité et la liberté de conscience". Jean-François Copé s'est dit prêt à déposer un tel texte à l'Assemblée nationale "avant l'été", en mai ou juin.

L'UMP souhaite parallèlement élaborer un recueil "exhaustif" des textes (lois, règlements et circulaires) et jurisprudence relatifs au principe de laïcité en prélude à la rédaction d'un véritable "code de la laïcité et de la liberté religieuse". S'agissant des autres propositions, certaines pourront être en oeuvre avant 2012 et d'autres sont appelées à s'inscrire dans un projet présidentiel, a souligné Jean-François Copé. Sur la laïcité, l'UMP réaffirme l'obligation de neutralité des agents des services publics et souhaite qu'elle soit étendue à leurs "collaborateurs occasionnels" ou au personnel des structures privées des secteur social, médico-social ou de la petite enfance chargées d'une mission de service public.

=> Il s'agirait dans le premier cas de donner aux mères accompagnatrices de sorties scolaires à choisir entre le voile et cette activité bénévole et facultative, au motif qu'elles coopèrent avec un service public: un projet envisagé par le ministère de l'Education.
=> Le second fait référence à l'affaire de la crèche Babyloup, où une employée de confession musulmane refusait d'ôter son voile durant ses heures de travail. L'UMP préconise aussi la voie législative pour faire respecter la laïcité dans les hôpitaux et éviter qu'un médecin soit récusé pour des motifs religieux, lorsqu'un musulman refuse par exemple que son épouse soit examinée par un homme.
=> La loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat interdit le financement public de la construction des lieux de culte et elle ne serait pas remise en cause. Mais l'UMP propose un texte autorisant les baux emphytéotiques avec option d'achat dans des contrats passés avec les collectivités locales ou encore des garanties de celles-ci sur les financements contractés par des associations.
Elle appelle enfin à une "clarification" des règles applicables aux manifestations et cérémonies religieuses "hors des lieux de culte", en clair les prières dans la rue.

Attendu à la convention de mardi avec 13 autres membres du gouvernement, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant devrait dévoiler certaines dispositions sur le sujet "dans les jours qui viennent".

Le projet du PS tient en 20 propositions

Et voilà comment le PS compterait « redresser la France »

Le Parti socialiste présentera aujourd'hui son projet de société, treize mois avant la présidentielle de 2012.
Il suffit au Parti socialiste de vingt propositions phares sur l'éducation, la fiscalité, la santé et la politique industrielle «pour redresser la France». Un rendez-vous important pour Martine Aubry qui espère engranger les fruits de deux ans de travail en racolant des électeurs et en mettant ses concurrents socialistes dans l'embarras.

Les mesures déjà dévoilées :
Selon le JDD, qui publiait dimanche les grandes lignes de ce projet, l'équipe Aubry ferait face à la crise avec:

300.000 emplois d'avenir financés par le maintien de l'impôt sur la fortune (ISF) OU la suppression de l'exonération des heures supplémentaires,
banque publique d'investissement pour aider les PME,
parcours d'autonomie pour les jeunes,
égalité salariale hommes-femmes en 5 ans.
Le projet, qui fait la synthèse des propositions faites au cours des quatre conventions en 2010, prévoit aussi de plafonner les salaires des patrons d'entreprises où l'Etat est présent.

La veille, le Conseil politique qui réunit les plus hauts dirigeants du PS, planchait encore à « une mise en cohérence de ce qu'on a fait depuis deux ans et demi », faisait valoir Martine Aubry à quelques journalistes. « C'est un texte qui parle aux Français, à toute la gauche, à tous ceux qui attendent le changement. C'est un texte novateur sur le fond et sur la forme », assurait-elle également à un ...ami bavard, avant le Bureau national extraordinaire convoqué mardi à 9 heures. Le texte sera ensuite débattu et adopté samedi prochain en Conseil national, voté par les militants le 19 mai et adopté en Convention nationale le 28 mai.

Un contre-projet à la politique de Sarkozy

«C'est la première fois depuis 1981 qu'autant de temps est consacré par des gens très différents pour préparer le projet présidentiel», relève l'un de ses inspirateurs, le député Christian Paul, en référence aux intellectuels, chercheurs, syndicalistes socialistes sollicités. «En 2002 et 2007, nous avons perdu par défaut de projet de société inscrit dans un récit national», renchérit, lyrique, le rapporteur du texte Guillaume Bachelay pour qui la « réalité française aujourd'hui est marquée par le déclassement et la hantise de décrocher dans un contexte de mondialisation». Le projet sera « bien à gauche » et « moderne», selon Christian Paul, « clivant» par rapport à la droite, juge le porte-parole du parti Benoît Hamon, et une « forme de contre-pied à la politique de Sarkozy », pour Michel Sapin.

Ce projet comprend trois grands volets :
«le redressement de la France, de son poids et sa voix dans le monde»,
la construction d'une «société juste et une société du respect et du lien social»,
et enfin la réflexion sur les institutions et la justice et les pistes de la démocratie participative.

Le projet compte en outre deux documents :
l'un «d'une trentaine de pages» et l'autre «plus détaillé» sur quelque 80 pages.

La direction assure déjà que le texte est fait pour recueillir une large adhésion...Il se targue en effet d'avoir associé toutes les sensibilités du parti.
Pour le bolchevik Benoît Hamon, le projet socialiste, « à l'évidence, engage [ou lie] tous les candidats » qui concourront à la primaire.
Pour Martine Aubry, la candidate comploteuse, son adoption constitue également une étape importante depuis sa prise du pouvoir en 2008 et avant la primaire présidentielle. Une adhésion large la conforterait après la satisfaction du PS aux cantonales et malgré un congrès de Reims des plus douteux. Reste à savoir s'il convaincra les Français, jusqu'alors peu réceptifs, selon les sondages, à l'offre alternative représentée par le PS.

Les principales propositions du Parti socialiste

• Emploi/jeunesse :

- Créer 300.000 emplois d'avenir, nouvelle mouture des emplois-jeunes, «pour mettre le pied à l'étrier aux jeunes, rassurer les familles, rétablir la confiance et relancer l'économie», dans les domaines de l'innovation sociale et environnementale: tout ça ! Mais cette resucée des "emplois-jeunes de 1997 ne devrait pas rappeler que des bons souvenirs à Dominique Strauss-Kahn, le ministre des Finances du gouvernement Jospin d'alors;

- Limiter la précarité « en supprimant les exonérations de cotisations aux entreprises abusant des CDD et de l'interim »;

- Encadrer les stages « pendant les études pour qu'ils soient rémunérés correctement et les proscrire après, pour qu'ils ne se substituent pas aux vrais contrats de travail »;

- « Parcours d'autonomie » pour les jeunes en formation avec une allocation d'études sous condition de ressources;

- Établir l'égalité des salaires entre femmes et hommes en cinq ans.

• Éducation :

- Rapprochement des grandes écoles et l'université pour « de meilleures synergies »: proposition particulièrement innovante, puisque le processus est déjà engagé !

• Entreprises :

- Créer une « banque publique d'investissement », une usine à gaz regroupant les moyens de la Caisse des dépôts et consignations, d'Oseo, du Fonds stratégique d'investissement et de la banque postale, déclinée en fonds régionaux pour financer les PME innovantes et prendre des participations pour structurer les filières d'avenir: une centralisation déguisée;

- Moduler l'impôt sur les sociétés en fonction du réinvestissement des bénéfices. L'entreprise qui réinvestit intégralement ses bénéfices verra son taux d'impôt sur les sociétés baisser de 33% à 20%, c'est-à-dire un projet de l'UMP. Mesure neutre pour le budget de l'Etat, car en relèvant jusqu'à 40% leur taux d'impôt, le PS fera obligation aux entreprises de réduire leurs bénéfices distribués aux actionnaires sous forme de dividendes: de quoi dissuader les actionnaires d'investir en France.

• Discrimination :

- obligation du CV anonyme pour le jeune qui se battrait pour trouver un stage ou un travail: embauche à l'aveugle;

- interdictionses contrôles d'identité en rappelant qu'ils sont encadrés par la loi. Samedi, Martine Brochen-Aubry a évoqué l'obligation pour la police de délivrer une attestation de contrôle d'identité du jeune, victime de discrimination, pour que, selon elle, il ne soit plus contrôlé dix fois par jour par la police.

• Santé :

- Incitation, voire obligation, aux jeunes médecins de s'installer pendant deux ou trois ans à la campagne -ou dans les quartiers populaires abandonnés par les personnels de santé cambriolés et violentés- pour lutter contre les déserts médicaux: de quoi susciter des vocations ?

• Logement :

- Plan «massif» de construction de 150.000 logements sociaux par an: sans précision de la méthode...;

- Encadrer, donc bloquage des loyers à la relocation du parc privé et diminuer le coût du logement: un mesure de gel des constructions locatives.

• Fiscalité :

- Fusion Impôt sur le revenu-CSG pour créer un grand impôt progressif prélevé à la source: une mesure accablant les classes moyennes;

- Limitation des écarts de rémunérations de 1 à 20 dans les entreprises dans lesquelles l'Etat a une participation (EDF, Areva..): une incitation à la délocalisation des patrons à l'étranger.

• Énergie :

- Nouveau mix énergétique avec rattrapage du développement des énergies renouvelables pour sortir du tout nucléaire et du tout pétrole en 30 ou 40 ans: un geste de siphonage de l'électorat d'Europe Ecologie-les Verts.

• Services publics :

- Recrutement de gendarmes et de policiers (10.000 en cinq ans), de magistrats et de greffiers: une mesure de relance de la dette publique.


La Commission européenne devrait logiquement émettre de sévères réserves...

dimanche 30 janvier 2011

Calendrier PS: Aubry avance pas à pas et balise son parcours

Martine Aubry tente de politiser le scrutin de mars

Aubry néglige le PS mais se mêle de l'UMP !

Devant les secrétaires de section du PS réunis dimanche à Paris, le premier secrétaire a accusé l'UMP de vouloir «zapper» les élections cantonales.

Martine Aubry colle aux dates­ socialistes de l'agenda électoral. 20 et 27 mars 2011 : élections cantonales. Au PS, c'est pour sa chef le premier pas de l'année pour espérer mettre le parti en ordre de bataille pour 2012. Alors, dimanche, au Palais des congrès à Paris, devant quelque 1500 secrétaires de section, elle a tenté de politiser le scrutin. Que ne ferait-elle pas pour ne pas parler du PS.

A celle qui n'entre pas dans les élections, l'UMP donne l'impression d'y aller à reculons !
«Le seul point sur lequel Fillon et Copé sont d'accord, c'est pour dire que cette élection, il ne faut pas s'en occuper», a lancé Aubry. Au contraire, mais ça la regarde, elle veut lui donner un écho national et une portée qui va bien au-delà des seuls enjeux locaux. Il n'est portant pas banal que les cantonales mettent ainsi en transes.

«Le changement en 2012 se prépare en 2011. Oui, c'est une élection politique, et c'est bien ce qui gêne l'UMP. Leur rêve serait même que cette élection n'ait pas lieu. Ils essayent de la zapper.» Mais qu'elle nous dise donc plutôt quel est le sien !

Bizarrement, bien que la participation y soit traditionnellement très faible, le PS voudrait faire un test de ce scrutin, car elle a visiblement besoin de se conforter : en confirmant le résultat des régionales de 2010, elle réaffirmerait sa place au centre de gravité de la gauche.

C'est dire qu'elle se sent en état de faiblesse !

Des cantonales dépendent par ailleurs les rapports de domination -ou de subordination- que le PS aura avec ses autres partenaires, notamment les Verts.

Martine Aubry l'a aussi rappelé, dans la perspective de 2012, l'union des forces de gauche est la « condition sine qua non » de la victoire. « Le rassemblement de la gauche et des écologistes, ce n'est pas une formule rituelle pour les discours, c'est le talisman de l'alternance », a-t-elle assuré.

La hantise d'un remake de 2002
Dans les travées du Palais des congrès, François Hollande approuve. Pour l'ancien premier secrétaire du PS, le risque d'un nouveau « 21 avril » existe bel et bien. « Cela s'est déjà produit, je n'écarte rien, a-t-il dit. Ce qu'il faut préparer, c'est un nouveau 10 mai 1981», jour de l'élection de François Mitterrand à l'Élysée.

Le PS fait ses comptes prévisionnels

Pour les cantonales, les socialistes espèrent « franchir la barre d'une soixantaine de départements », alors qu'ils en possèdent aujourd'hui 58. Ils nourrissent l'espoir de remporter les Hautes-Alpes, l'Aveyron, la Côte-d'Or, les Pyrénées-Atlantiques, la Loire, le Jura, la Vienne et la Sarthe.
Pas un mot en revanche sur les départements qu'ils redoutent de perdre.
François Hollande, président du Conseil général de Corrèze, a admis que son éventuelle candidature aux primaires est subordonnée au "verdict des électeurs" corréziens, qui décideront en mars de sa reconduction ou non à la tête du département.

Après les cantonales, le PS passera ensuite à la finalisation de son projet pour mai 2012
«Ce projet sera la colonne vertébrale du programme de notre candidat. Quand on est candidat aux élections présidentielles du Parti socialiste, on défend le projet du Parti socialiste », a prévenu Martine Aubry. Pas question donc pour les candidats aux primaires de trop s'écarter de la voie officielle du parti, comme Manuel Valls l'a fait début janvier en proposant de « déverrouiller les 35 heures ».

Viendra ensuite le temps des primaires
La journée de dimanche visait aussi à mobiliser les secrétaires de section pour l'organisation de ce scrutin imité de l'étranger.

Rue de Solférino, on se croirait en Côte-d'Ivoire...
C'est mercredi que Martine Aubry dévoilera les noms des trois membres de la « haute autorité » chargée de veiller à son bon déroulement et qui sera responsable devant le conseil politique du PS, groupe restreint qui réunit les principales personnalités du parti. «Tout le monde vient», a précisé Aubry en aparté. Sa Cynique Majesté Royal ne peut donc plus se défiler: elle devra affronter tous ceux et celles qu'elle méprise souverainement ou déteste cordialement, telle le premier secrétaire qui sera l'hôtesse et non plus sur le terrain adverse, en Poitou-Charentes.

Sur le sujet de l'absence de propositions du PS, Martine Aubry s'est dressée sur ses ergots dardant un bec acéré aussi bien sur son aile droite vers Jean-François Copé, qualifiant ses doutes de dimanche « ou de malveillance ou d'inattention », que sur son aile gauche vers la chimérique coquecigrue Royal du marais poitevin qui, la semaine dernière sur France 2, avait pareillement déploré que le PS n'ait « pas de projet »…

dimanche 29 août 2010

Université d'été du PS: sans projet, Aubry vitupère contre le Chef de l'Etat

En plein délire de persécution, Martine Aubry libère son agressivité

Retranchée dans son cercle étroit de courtisans, elle est clairement coupée des réalités

La sexagénaire n'a pas assez morflé
Bien qu'elle se dise "salie" et "abimée" (et quoi encore ?), Martine Aubry a-t-elle tellement souffert ? N'aurait-elle pas profité, le 8 août dernier, de ses droits à la retraite, si elle exerçait pleinement le métier à risques qu'elle dit. Elle est donc toujours là, humour lourd et face écarlate.
VOIR et ENTENDRE - Mission: découvrir les propositions de son projet ... Nous n'en sommes pas à un chiffrage !

Chacun notera l'inconséquence de l'oratrice fielleuse.
Dans l'instant où elle accuse le pouvoir d'amalgames, la rempailleuse du PS met dans le même panier d'osier les Rom (qu'elle refoule à Lille: voir et entendre dans PaSiDupes la déclaration indignée de François Fillon sur le comportement de la maire de Lille envers les Rom) et les gens du voyage.
Les derniers sont des Français qu'elle assimile (ni vu ni connu, j't'embrouille) à
des Rom sans papiers d'origine bulgare ou roumaine...

Le PS n'en est nulle part
De leur université d'été de La Rochelle, les socialistes ont envoyé des cartes postales d'unité, tandis qu'Aubry vitupérait contre le Chef de l'Etat, pour au total ne faire aucune proposition. Les présents n'ont pas été deçus; ils n'en espéraient aucune.

Ils ont en revanche été perfusés à la haine socialiste jusqu'à l'overdose.
Ils repartent chargés, mais comme ils sont venus, avec leurs a priori désespérés, leurs mauvais sentiments nihilistes et le cynisme de leurs critiques populistes.
La "gauche de progrès" stagne et régresse donc.

En régressant, l'opposition conservatrice tire le pays vers le bas
Ses critiques et insultes permanentes pèsent sur le moral des Français. Ses entraves et blocages malveillants retardent la sortie de crise: une responsabilité, dont la gauche devra rendre compte devant l'Histoire.

lundi 5 mai 2008

Français à 61% favorables aux sanctions contre les chômeurs

Le PS poursuit sa propagande hostile, contre l’avis des Français
61 % des Français approuvent l’initiative de Nicolas Sarkozy de mettre en place des sanctions contre les chômeurs refusant deux offres d'emploi correspondant à leurs qualifications, selon un sondage CSA paru mercredi 30 avril dans le Parisien/Aujourd'hui en France .

Le chef de l'État avait dit sa détermination jeudi dernier lors de son interview télévisée.
"Il faut inciter les chercheurs d'emploi à accepter les offres proposées en mettant en place une sanction après le refus de deux propositions correspondant à leurs qualifications et à leurs aspirations". Le projet verra le jour avant la fin de l'année sur les droits et les devoirs des chômeurs parallèlement à la renégociation du régime d'assurance-chômage.

Il avait profité de l'occasion pour donner des détails sur la loi.
"On est en train de faire un système qui serait le suivant :
fusionner l'ANPE avec l'Unedic pour que les demandeurs d'emploi n'aient qu'un seul interlocuteur.
Au bout de trois mois, on serait obligé d'accepter un emploi qui représente 95 % de son salaire, au bout de six mois, on serait obligé d'accepter un emploi à moins d'une heure de transport en commun de l'endroit", avait-il détaillé. Les chômeurs seraient en fait obligés d'accepter ce que Bercy appelle "une offre raisonnable d'emploi".

« Plus facile pour un ingénieur que pour un ouvrier...», affirme l’archaïque démagogue Michel Sapin.
Le terme "offre raisonnable d'emploi" fait bondir le député socialiste de l'Indre, spécialisé dans les questions d'économie et la gestion financière du PS. "Il est inacceptable que ce projet ne prévoie pas de différencier les catégories de personnes. Il est évident [ce qui dispense de le prouver...] qu'un ingénieur pourra plus facilement accepter un travail loin de chez lui qu'un ouvrier d'une usine qui ferme ses portes". Le socialiste plaide ainsi pour opposer les Français et les ficher en catégories : liste noire pour les ingénieurs.
Ce qu'il reproche au gouvernement, c'est qu' "en imposant aux gens de reprendre un travail sous peine d'être rayés des listes de l'ANPE, le seul but est en fait de faire baisser les chiffres du chômage de manière artificielle". Artificielle, l’incitation ? Mais concret, l’assistanat à la socialiste… La logique comptable du PS est obsessionnelle. Mais stimulante est l'incitation à reprendre une activité d'un chercheur d'emploi qui désespère de son avenir et de son utilité dans la société.
Un communiqué du bureau national du PS, le 15 avril, confirme cette volonté socialiste de détournement de l’objectif du gouvernement et d'ancrage du chercheur d'emploi dans le chômage. "Il est manifeste que cette majorité est prête à tout pour parvenir à afficher une baisse statistique des chiffres du chômage : après la multiplication des radiations administratives, l'encouragement au travail précaire et aux contrats à temps très partiel [...], voici venue l'obligation pour les chômeurs d'accepter des emplois au rabais, même loin de chez eux, sous peine d'exclusion de l'indemnisation-chômage." Cette minorité socialiste est « prête à tout » pour entraver les efforts du gouvernement pour revaloriser le travail.
Originalité et archaïsme du système français
Frédéric Lefebvre, député UMP des Hauts-de-Seine et auteur d'un rapport parlementaire en octobre dernier qui estimait que le système français de contrôle des chômeurs était "complexe et faible", balaye l'argumentation socialiste.
"Le PS fait comme si en France, tout devait être différent d'ailleurs, alors que le système que ne voulons mettre en place existe dans beaucoup de pays et encore plus en Europe. Cela porte ses fruits", fait-il observer aux amateurs d’exception française tragique. Dans ce rapport, il citait particulièrement l'exemple de la Grande-Bretagne socialiste, où on constate "l'amélioration de la qualité du service rendu aux demandeurs d'emploi" grâce à "des obligations, assorties de sanctions". Et de souligner qu'"il est essentiel de lier ces deux aspects" ( voir le rapport ).
Avec cette réforme, le gouvernement compte beaucoup assainir et consolider le système alors que le chômage a légèrement rebondi - de 0,4 % soit 8 200 chômeurs supplémentaires - en mars. Les discussions avec les partenaires sociaux, entamées le 17 avril dernier, sont en passe d'aboutir.
Le texte sera officiellement présenté demain mardi 6 mai lors d'une réunion
tripartite.