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mercredi 28 mars 2012

Post CENSURE à la demande présumée de l'équipe HOLLANDE


Message rendu indisponible par l'hébergeur


"Nous avons supprimé cette communauté à la suite d'une demande légale."

Ce message de l'hébergeur ne précise pas qui est le demandeur.
Nous le "remercions" vivement d'avoir pris les dispositions qui évitent des poursuites aux "défavorisés" du Net...


Titre : L'inquiétant entourage de Hollande,
daté du 11 mars 2012

PaSiDupes est un blog qualifié de "confidentiel" auquel sont pourtant abonnés des élus socialistes dont l'entourage est chargé d'épier la blogosphère, d'exercer des pressions et de poursuivre en justice.

PaSiDupes précise qu'à sa grande stupéfaction il n'a pas été avisé de menaces visant ce "post" et qu'il a été mis devant le fait accompli: son 'post' a été supprimé sans aucun préavis et sans qu'il sache ce qui lui est exactement reproché.
Il lui a donc été refusé la liberté d'apprécier le bien-fondé de ce qui lui est opposé et d'y remédier, éventuellement.
Il peut suffire d'un commentaire inapproprié qui a pu échapper à sa vigilance - faute d'effectifs suffisants ! - pour tomber sous le coup de la loi et de la censure. PaSiDupes a déjà eu à déplorer ce type d'intrusions malveillantes.

Ce blog d'opposition est-il menacé de mort, comme pourrait l'être la liberté d'expression ?
http://pasidupes.blogspot.com

mardi 9 août 2011

Les démocrates de gauche ont placé le Net sous haute surveillance



Pourquoi le PS tente-t-il de brider la liberté d'expression ?


Entre vraies-fausses rumeurs et information, les candidats du PS ne font plus la différence.



Les militants UMP, cibles prioritaires sur les frontistes

Les candidats socialistes sabrent

Martine Aubry
poursuit en diffamation un premier blogueur.

Lundi 11 juillet au matin, l’équipe de Martine Aubry, qui observe le Web pour la candidate à la primaire socialiste, est en alerte. Elle a repéré sur Internet des billets jugés calomnieux. Le premier est écrit par François Néri, un bloggeur de 71 ans. Cet ancien militant de l’UMP et du mouvement pour le respect de la laïcité républicaine, Résistance républicaine, reprend des rumeurs concernant la vie privée de la maire de Lille et présente son époux, l’avocat à la retraite Jean-Louis Brochen, comme « un défenseur des provocateurs salafistes et communautaristes ». Certains soupçonnent même le consort de sympathies pro-islamistes: ils récoltent ainsi les fruits du climat de suspicion qu'ile entretiennet en France.
Très vite, la décision est prise : le septuagénaire à la retraite doit être poursuivi en diffamation, déclare la sexagénaire en activité.

Le second billet est rédigé par Valentin Beziau, encore un militant UMP de Seine-et-Marne.
Il est titré « Martine Aubry et Jean-Louis Brochen pour une France islamique »
Ce titre ô combien dévastateur est illustré d'un photomontage de la maire de Lille voilée. Le document est partout sur l'Internet, alors pourquoi s'en prendre à ce blogueur plutôt qu'à Google, Yahoo ou Windows ? On se demande ?
Contrairement à François Néri, pour le moment et par chance, Valentin Beziau ne fait pas l’objet d’une procédure, mais reste sous haute surveillance et subi des pressions, comme bien d’autres. « Depuis la mi-mai, on agit, met en garde un proche de la maire de Lille. Des dizaines de demandes de retrait de textes jugés diffamatoires ont été adressées à leurs auteurs. Les expéditeurs d’envois d’e-mails massifs colportant des rumeurs ont été priés de cesser leur activité".
Les auteurs des documents-sources ne sont pas inquiétés .

Les acteurs politiques sont au-dessus des lois
"En politique, les tracts diffamatoires ne sont pas tolérés. Pas question qu’Internet échappe à la règle et devienne une zone de non-droit," insiste-t-on à la mairie.

Dans le clan Hollande aussi
Le couple Brochen-Aubry n’est pas le seul à vouloir faire museler l'Internet. Pierre Moscovici a lâché son avocat sur une poignée d’internautes. Il fait travailler son avocat, à la suite de la publication, fin juillet, de photos dans Voici et dans Elle, le présentant avec une jeune étudiante de 22 ans. Après avoir décidé de poursuivre les journaux, le strauss-kahnien s’en est pris aux internautes pour avoir indiqué, notamment, le nom de la jeune fille.

Comme les autres candidats aux primaires, l'ancien premier secrétaire consensuel et laxiste s'est doté de solides vigiles du Web pour surveiller ce qui se dit sur eux et « nettoyer », si nécessaire.

François Hollande soi-même emploie une trentaine de vigies du Net.

Paradoxalement, ces vigiles du Web affectent toutefois la sérénité.
« Seuls ses cheveux suscitent des histoires sur la Toile. Mais cela reste cantonné au champ de l’humour », prétend Gérard Dantec, l’un des responsables de sa campagne numérique. Il n’empêche qu'une trentaine de personnes veille au grain pour le compte du petit député de Corrèze.
Mais à vrai dire et pour tout dire, outre sa petite taille, sa perte de poids a pourtant alarmé la Toile.
Elle a alimenté des commentaires préjudiciables qui ont d'ailleurs provoqué une reprise de poids, sur la balance: comme quoi l'Internet est bon pour la santé !
Mais, alors que les organes de presse restent épargnés et choyés, la discrimination ciblée des sujets et des blogueurs laisse perplexe.

Fébriles, les socialistes scrutent tous le Web à la loupe et menacent les blogueurs français.
Pour éviter tout buzz qui leur serait fatal ? A quoi ça tient, quand on a l'étoffe et un projet !

L'Internet démonte et fabrique les présidents

C'est une affirmation qui s'applique à Barack Obama et on voit que le Net n'est pas infaillible...

Les candidats PS incertains craignent tout ce qui bouge sur le Net
Ils ont une si piètre opinion de leurs électeurs que, ajoutée à leur fragilité, aucune information n'est à prendre à la légère, considérant qu'ils ne sauraient pas faire la part des choses. Tous les challengers le savent d'autant mieux qu'ils sont à l'origine des rumeurs, insultes et bassesses diverses, frontales ou masquées, qui ont visé la droite au pouvoir depuis plusieurs mandats qui les rendent enragés. Certes une information ( vraie ou fausse ) peut enflammer la Toile, mais à la condition que la presse en mal de sensationnel souffle dessus. Certes, elle peut faire du tort et parfois détruire des réputations en un seul clic. « Tout fait circulant sur Internet peut potentiellement déclencher une polémique », constate l’entourage Web de Martine Aubry, qui savent l'un comme l'autre de quoi ils parlent.
Tous gardent à l’esprit l’affaire de la Porsche de DSK, dont la photo (authentique et publiée par Le Parisien et non pas par Libération, à l'origine) a « buzzé » sur le Web, en particulier sur la twittosphère, pour ensuite être reprise dans les médias traditionnels. « Un nouveau circuit de l’information est aujourd’hui à l’œuvre, analyse Stéphane Fadda, de la société Selfich, spécialisée en e-réputation. Le Net s’emballe, les médias traditionnels se sentent obligés de s’emparer du sujet, et le légitiment ainsi… », confirme-t-il.
Il est donc malsain de faire des blogueurs des boucs émissaires, car DSK était déjà déconsidéré par son affaire de viol sur une pauvre femme de ménage immigrée. L'épisode de la Porsche est venu simplement confirmer que les socialistes ne sont pas les vertueux que le peuple croirait sans le Net.

Le PS souligne que le Web n'est plus seulement aux mains de la gauche

Depuis la campagne présidentielle de 2007, les moyens techniques se sont perfectionnés et les socialistes ne sont plus maîtres de l'Internet.

« L’influence en ligne est devenue un vrai business, constate Gérard Dantec. Aujourd’hui, des sociétés peuvent remonter des informations au premier plan, en créant par exemple des milliers de comptes twitter. »
Mais bien qu'ils se sachent débordés sur leur gauche autrement plus que sur leur droite, c'est la majorité qui trinque, puisquils veulent sauvegarder leurs chances d'alliances au second tour.

Deux blogueurs influents

Soucieuses d’une campagne qui ne les mette pas au jour, les différentes équipes de campagne PS se serrent donc les coudes .

Il s’agit de faire bloc contre leurs adversaires numériques, qui ont changé de nature. Bien que les milieux d'extrême gauche soient de loin les plus créatifs, actifs et incontrôlables, puisque sans foi ni loi, les socialistes accusent leurs ennemis privilégiés - si conservateurs fûssent-ils - d'être historiquement les plus prompts à colporter des rumeurs ou des informations chocs. C'est ce qu'ils assurent, mais la vérité est donc toute autre.

Aujourd’hui, certes la droite s’y met
.

Une "poignée" de blogueurs influents, globalement étiquettés à droite, est stigmatisée, en sorte que toutes les partis soient salis. Ils traqueraient le moindre faux pas des candidats socialistes. « Leurs abonnés reprennent leurs informations et pas forcément avec les mêmes précautions de langage », accuse un responsable Web socialiste.

Le PS ne parvient plus à imposer son hégémonie

La connivence politico-médiatique est 'dérégulée'.


Comme le PCF au temps de sa gloire passée, le PS lance ses vigiles.
Les blogs ne font pourtant que révéler ce que la presse institutionnelle auto-censure
et le PS se plaint donc en fait de ne plus contrôler la situation. Alors, il frappe.

Ils font une fixation sur deux personnes en particulier. Si elles sont dans le collimateur, elle ne sont pas inquiétées comme le sont les petits blogueurs.

Il s’agit d’Arnaud Dassier et d’Emery Doligé, qui ont été les premiers à diffuser la photo de la Porsche du conseiller de DSK. Sans eux, croient-ils que l'opinion aurait apprécié ? Fallait-il dissimuler ? « Je pointe les contorsions des politiques, explique Emery Doligé, qui se définit comme un libéral. Cela reste un jeu. »
Arnaud Dassier, qui a participé à la campagne numérique de Nicolas Sarkozy en 2007, et qui continue de conseiller de nombreuses personnalités politiques de l’UMP, a été aussi le premier à relayer sur son Twitter le fameux message du jeune UMP Jonathan Pinet, indiquant l’interpellation du directeur du FMI. Toute information n'est-elle pas bonne à donner au peuple? Doit-il juger les responsables politiques sur leur bonne mine ? Il a été accusé d’avoir « orchestré » un complot. Un a priori sans preuve, c'est une rumeur: ce qu'ils prétendent précisément combattre !

Les faibles pris en défaut se vengent
« Chaque fois qu’on attaque le PS sur Internet, on dit que c’est une manipulation venant de l’UMP, alors qu’il n’y a rien d’organisé", souligne Arnaud Dassier, qui doit se justifier du fait qu'il est actionnaire Atlantico, un site d’information si neuf qu'il reste encore confidentiel, mais gagne en notoriété grâce à la qualité de ses articles et la stigmatisation dont il fait l'objet. "Ils n’ont pas compris que le Net, cela pouvait être très spontané. Alors que l’anti-sarkozysme est à la mode sur le Web, le PS n’est pas habitué à prendre des coups. Il faudra qu’ils s’y habituent : il y aura plein d’autres attaques. »

A bon entendeur, salut !
Mais en attendant, des blogueurs sont sous la menace du goulag: Sa Cynique Majesté Royal ne préconise-t-elle pas des maisons de redressement pour les délinquants
accusés de crime de lèse-majesté ?
La chasse aux sorcières est ouverte...
Lien PaSiDupes

mercredi 18 mai 2011

Affaire DSK: Indécence des propos de BHL


Bernard-Henry Lévy explose à son tour




Au Festival de (Strauss-) Kahn

BHL fait son cinéma

A chaud, il s'insurgeait sur son blog dès le lundi 16

Sur cet ami directeur général du FMI, "dès la première seconde", BHL donne dans son blog un témoignage objectif, mais n'est pas Zola qui veut et les "J'en veux" de BHL n'ont pas la classe d'un certain "J'accuse", une allusion faible mais déplacée, à un grand procès qui divisa la France.

L'ami parfait
"Et ce que je sais, encore, c’est que le Strauss-Kahn que je connais, le Strauss-Kahn dont je suis l’ami depuis vingt cinq ans et dont je resterai l’ami, ne ressemble pas au monstre, à la bête insatiable et maléfique, à l’homme des cavernes, que l’on nous décrit désormais un peu partout : séducteur, sûrement ; charmeur, ami des femmes et, d’abord, de la sienne, naturellement; mais ce personnage brutal et violent, cet animal sauvage, ce primate, bien évidemment non, c’est absurde."
Lien PaSiDupes

Procès d'intention
J’en veux, en France, à tous ceux qui se sont jetés sur l’occasion pour régler leurs comptes ou faire avancer leurs petites affaires.

J’en veux aux commentateurs, politologues et autres seconds couteaux d’une classe politique exaltée par sa divine surprise qui, sans décence, ont, tout de suite, dès la première seconde, bavé leur de Profundis en commençant de parler de « redistribution des cartes », de « nouvelle donne » au sein de ceci et de cela, j’arrête, car cela donne la nausée.

J’en veux, car il faut quand même en nommer un, au député Bernard Debré fustigeant, lui, carrément, un homme « peu recommandable » qui « se vautre dans le sexe » et se conduit, depuis longtemps, comme en « misérable ». "

Morning glory
De bon matin mardi 17, BHL était "vénère" au micro de Pascale Clark sur France Inter pour cracher sa rage à propos du traitement infligé à son vieil ami de vingt cinq ans, Dominique Strauss-Kahn. « Je suis très en colère, très en colère des commentaires que j'entends ici et là (...) Cette avalanche de blabla, cette façon qu'ont les uns et les autres de s'instituer chroniqueur judiciaire, cette façon que l'on a de disserter sur les crimes sexuels... Tout ça est absolument répugnant ! » a-t-il lancé par téléphone.
Il ne suffit pas d'en vouloir au monde entier, une fois découvert, pour avoir raison.

BHL fustige le principe d'égalité des citoyens devant la loi

Le procureur BHL s'ingère dans le système judiciaire américain
et s'insurge contre le traitement infligé à DSK, qui ne tient pas compte de la personnalité du prévenu, selon lui. Bien que son honorable ami ait les moyens, plus que le commun des mortels, d'espérer une libération sous caution et bien encore qu'il puisse attendre son procès dans confortable appartement personnel, le philosphe nanti pousse un coup de gueule populaire mais pourtant inégalitariste : « C'est absolument dégueulasse, on sait bien que tout le monde n'est pas pareil ! On sait bien que quelqu'un comme DSK est évidemment traité par l'opinion d'une manière différente. On sait très bien qu'il y aura une meute de photographes pour l'humilier, pour guetter le moindre frémissement de son visage. Donc c'est un argument faux ! Tout le monde n'est pas tout le monde !, assure l'intellectuel, héritier nanti et nourri au caviar de la gauche. Le président du FMI, l'homme qui était au bord d'être candidat à la présidence de la République française menotté, il est évident que ce n'est pas un quidam. Cette justice américaine est d'une formidable hypocrisie, elle est d'une tartufferie que je connais mais qui me saute au visage aujourd'hui » a-t-il expliqué.
Aucune critique qu'il puisse s'appliquer à lui-même ou à ses camarades de la presse militante.

Le présidentiable socialiste a dû abandonner sa suite au Sofitel pour une cellule

"Secret de polichinelle"

Depuis le dimanche fatal, certains hommes politiques et journalistes ont parlé du passé sulfureux de DSK, écrivant ou expliquant que son attirance maladive pour les femmes était « un secret de polichinelle ». De quoi exaspérer le méprisant BHL ce matin : «
J'en ai marre de ces petits messieurs qui disent "mais on savait, c'était un secret de polichinelle" (...) Ecoutez, que ces petits mecs, s'ils savaient tout ça, pourquoi ne le disaient-ils pas ? Dominique Strauss-Kahn est à terre, il est traité comme très peu d'hommes ont été traités dans l'histoire des démocraties modernes et vous avez des mecs qui se répandent en propos absolument indécents ! Qu'est ce que c'est de dire ça au moment où il joue sa vie, son destin ? Il dort en prison, je connais cette prison effroyable. Choisir ce moment-là pour devenir déballer son paquet, c'est absolument dégueulasse ! (...) Ils viennent applaudir la guillotine médiatique ».

Culpabilité
Naturellement, Pascale Clark a interrogé BHL sur les faits, pour savoir s'il pouvait à cette heure avoir des doutes à l'égard de son ami. « Est-ce que je doute de quoi, vous vous foutez de ma gueule ? a vitupéré déstabilisé le grossier, se sentant mis en cause. Vous pensez une seconde qu'on serait amis si je pensais que DSK était un violeur compulsif, un homme de Néandertal, un type qui se conduit comme un prédateur sexuel avec les femmes qu'ils rencontre ? Tout ça est absolument grotesque ! Je ne pense pas complot mais je dénonce un emballement judiciaire et médiatique qui est en train de fabriquer un coupable ». « Cette diabolisation de DSK, je la trouve atroce ! Un jour les gens se réveilleront et se diront "mais mon dieu qu'est ce qu'on a fait, nous avons été lamentables !" » a-t-il prédit.

BHL à la rescousse de DSK : une « honte pour la France » selon la presse américaine

Déliquescence

La tribune publiée par Bernard-Henri Lévy pour « défendre » son « ami » Dominique Strauss-Kahn suscite la consternation aux Etats-Unis.

Morceaux choisis.

Lundi, l’écrivain Bernard-Henri Lévy a mis en ligne un papier intitulé « Défense de Dominique Strauss-Kahn ».
Cette tribune sera reprise dès le lendemain sur le site de l’hebdomadaire Le Point. Son propos ? L’expression d’une colère quant aux circonstances exactes qui ont entouré l’arrestation à New-York de son « ami de vingt-cinq ans », Dominique Strauss-Kahn, à la suite d’une accusation de tentative de viol par une employée de l’hôtel Sofitel.
Mardi matin, au micro de France Inter, BHL a démenti les rumeurs faisant état de comportements menaçants de l’ex-dirigeant du FMI à l’encontre des femmes. Interrogé (à 4’20) par Pascale Clark à propos d’un éventuel doute, l’écrivain a répondu sur un ton cinglant : « Vous vous foutez de ma gueule ? Vous croyez que j’aurais été ami si je croyais une seconde que Strauss-Kahn était un violeur compulsif ? Tout cela est grotesque !"

Quelques heures plus tard, BHL a réitéré avec la même véhémence sa défense de DSK sur l’antenne de CNN. Un site américain, The Daily Beast, avait auparavant traduit et reproduit son billet en défense de l’homme incarcéré dans la prison de Rikers Island. Aussitôt, les réactions indignées parmi les journalistes locaux n’ont pas manqué d’apparaître.

Pour le New York Times, Maureen Dowd observe, non sans malice, que BHL n’a pas évoqué l’affaire Dreyfus pour illustrer son plaidoyer. Melissa Bell du Washington Post est davantage affligée : « C’est une méthode classique pour des avocats de la défense de blâmer la victime dans une affaire de viol. Il est honteux que Lévy ait adopté la même tactique ».
Au sein même du media US qui a publié la chronique de BHL, un célèbre chroniqueur, Andrew Sullivan, se révèle lapidaire : « Il se manifeste pour défendre sa classe ».

Dans un article publié par le populaire Huffington Post, Asher Smith a la plume acérée, fustigeant – à propos de l’argumentation de BHL- une « rationalisation pathologique de l’agression sexuelle ». Dans le même sac, les deux compères ?

Pour Ben Smith de Politico, à propos de « la défense de Dominique Strauss-Kahn par Bernard-Henri Lévy, plus connu récemment pour avoir embarqué la France et nous autres en Libye », on « doit la lire pour y croire ».

Quant à Jonah Goldberg du National Review, il est impitoyable : « Je suis fier de vivre dans un pays dans lequel une femme de ménage peut faire débarquer un dirigeant international d’un avion en partance pour Paris. Si ce genre de chose est impossible en France, eh bien honte à la France et honte à Lévy pour penser différemment ».

Taylor Marsh, analyste politique pour The Moderate Voice, ne manque pas de métaphores pour réagir à l’attitude de BHL : « Il est le Charlie Sheen de la philosophie, le Donald Trump de la bouffonnerie carriériste, la version Wall-Mart de Sartre ».

Après avoir ironiquement dépeint la plaignante en « agent d’une conspiration transatlantique et anti-socialiste », Tom Scocca de Slate échafaude d’autres extrapolations piquantes : « Si Lévy avait accablé Kadhafi comme il défend Strauss-Kahn, les Marines seraient actuellement en train de protéger Tripoli ».

Plus sévère, le site Feministe - on n'est pas en France - qualifie la tribune de BHL de « bel exemple de blâmons-la-victime et de mes-amis-ne-peuvent-commettre-aucun-mal ».
D’autres préfèrent adopter un ton plus caustique.

C’est le cas de Matt Duss. Ce membre d’un think-tank de Washington a exprimé sur Twitter son agacement au sujet de BHL au point d’envisager des représailles radicales : renommer- à nouveau- les fameuses « frites françaises » (French Fries) en « frites de la liberté ».

Relayé par le Wall Street Journal-un quotidien d’ordinaire plus favorable à l’endroit de Bernard-Henri Lévy, le billet le plus ravageur résulte de la plume talentueuse de Matt Welch : intitulé « BHL, la honte nationale de la France », son auteur dresse un bilan sans concessions de l’intéressé. Un homme qualifié de « millionnaire narcissique doté de chemises sans boutons » et aux multiples « professions prétendues ».

L’image déboutonnée de la France

En raison de sa critique véhémente de la justice américaine et de son soutien à l’égard d’un homme considéré aux Etats-Unis comme un criminel présumé, Bernard-Henri Lévy semble avoir rapidement perdu toute crédibilité pour une bonne partie de l’intelligentsia outre-Atlantique. Pourtant, quatre mois auparavant, il était encore accueilli chaleureusement par la plupart des grands networks audiovisuels. Quitte à faire- déjà- ricaner certains téléspectateurs : le 12 janvier, BHL, reçu par le célèbre animateur Stephen Colbert, avait dû endurer avec le sourire les sarcasmes de l’interviewer, visiblement peu impressionné par le personnage.

VOIR et ENTENDRE comment BHL se fait chambrer
Aujourd’hui, en reprenant à son compte les insinuations douteuses et autres spéculations hasardeuses de certains défenseurs zélés de DSK, Bernard-Henri Lévy s’avère finalement contre-productif en polarisant davantage l’opinion publique américaine. Les aléas de l’expédition libyenne –dont il est l’un des principaux responsables- n’auront pas rendu plus humble le va-t-en-guerre du café de Flore. Et malgré leurs inébranlables certitudes, il est parfois des amis à la rescousse qui précipitent, ce faisant, une chute inéluctable.

mardi 22 février 2011

Primaire PS: DSK fait campagne par épouse interposée

La journaliste Anne Sinclair éreinte le débat sur l'islam en France, voulu par Sarkozy

Anne Sinclair, épouse Strauss-Kahn, le candidat en réserve de la primaire PS pour la présidentielle, met l'autre pied dans la campagne.

Après un long silence qui suggérait l'indifférence au sort des Français dans la crise, Madame la présidente du FMI (par alliance !) avait déjà mis un pied dans le plat socialiste en s'épanchant sur le poids de son exil américain, histoire de mettre la Rue de Solférino en émoi et la presse en effervescence. C'était pour le moins inattendu d'ailleurs de la part d'une épouse bafouée dont le récit des frasques du mari volage avaient traversé l'Atlantique. Alors que Dominique Strauss-Kahn était visé par une enquête du FMI sur une aventure extra-conjugale de son divin mari, Anne Sinclair, annonçait le dimanche 19 octobre 2008 (déjà un dimanche et sur son blog) qu'elle et lui s'aiment "comme au premier jour" et que la page "est tournée".
Ainsi, le PS aurait-il un candidat que la femme tenterait d'arracher à ses maitresses pour le jeter dans les bras des militants socialistes !
On ne sait plus où on va, maintenant que Mme DSK fait don de son mari aux militantes...

Au début du mois, dans la perspective de la primaire du PS, Anne Sinclair avait gardé la place chaude pur DSK, déclarant: ""J'ai lu dans plusieurs journaux français que la réélection de Dominique serait assurée à la tête du FMI. Pour ce qui me concerne, je ne souhaite pas qu'il fasse un second mandat. "J'ai lu dans plusieurs journaux français que la réélection de Dominique serait assurée à la tête du FMI. [La bonne épouse!] Pour ce qui me concerne, je ne souhaite pas qu'il fasse un second mandat."

Or, voilà que dimanche dernier, la journaliste de Canal+ manifeste à nouveau de l'intérêt pour la France et reprend du service, sur son blog, comme le ferait un confrère de Mediapart ou une consoeur de Slate.
Sous le titre "Jouer avec le feu", l'ancienne directrice générale de TF1 Entreprise écrit en effet dans un billet: "Voici qu'après les malheureuses tentatives pour affoler les esprits sur l'identité nationale, après la loi sur la burqa, les dérapages sur les Roms, on nous annonce de toute urgence un débat national sur l'Islam".

La dame n'a pas la culture du débat

"Un débat? Sur religion et démocratie? Sur le futur des pays en développement? Sur les inégalités nord-sud? Sur cette Europe de la Méditerranée qui n'aura pas duré plus que le temps d'un colloque?", s'interroger Anne Sinclair, qui souligne en fait de ses questions la nécessité de régler les problèmes en suspens.

L'épouse du directeur général du FMI, candidat socialiste favori des Français, selon les sondages, est soupçonneuse.
"Ou plutôt, n'est-ce pas, comme d'habitude, la volonté d'agiter les peurs en espérant dégonfler l'extrême droite et ressouder une droite déboussolée devant les alarmes des Français devant les inégalités inacceptables, le chômage omniprésent, l'école en déroute, la santé en panne, l'Europe toute entière en crise", poursuit .
La semaine dernière, le président Nicolas Sarkozy a en effet invité les partis de la majorité et les parlementaires de se saisir du débat sur "la laïcité" et la place de l'islam en France, plaidant pour un "islam de France" et non "un islam en France". L'UMP a prévu d'organiser une convention sur ce thème, le 5 avril.

L'héritière socialiste du grand marchand d'art (parisien puis new-yorkais), Paul Rosenberg, ironise.
Elle a le sentiment que cette initiative contribuerait à faire progresser le FN: "Et après tout le fracas qui a déjà eu lieu, quel résultat? Marine Le Pen à 20% dans les sondages. Belle réussite!". La socialiste est-elle à ce point pessimiste qu'elle prend les devants?
En somme, en lançant la campagne présidentielle, l'épouse de candidat recommande d'occulter tout ce qui agite la société française. Falbala récupère ainsi "certains à droite, comme Alain Juppé, qui s'émeuvent à juste titre devant la perspective de remuer encore une fois cette trouble marmite".

DSK a flouté sa stature de présidentiable

Durant tout le week-end, profitant de sa venue à Paris pour le G20 des ministres des Finances, M. Sinclair s'est pavané sous les caméras, regard panoramique, menton haut et démarche chaloupée. Contraint par le devoir de réserve, il a distillé des petites phrases, susceptibles de faire comprendre qu'il serait candidat à la primaire socialiste. Mais elles furent plus sibylines que malignes et, de cette manipulation-là, les media sortirent Gros-Jean comme devant. Certains décrypteurs émérites ont pris des risques en tentant de donner consistance à ses propos creux de dimanche soir sur France 2.

DSK met tout le monde dans la panade

Au risque de faire la démonstration que le président du FMI est bel et bien sorti de son devoir de réserve, les journalistes ont assuré que, sur le service public, il a défendu la nécessité de répondre à la "souffrance sociale" qui s'exprime dans le pays.
Au risque de sacrifier la poule aux oeufs d'or à ses intérêts, pour déserrer le piège dans lequel il s'est mis, DSK a envoyé sa nantie de conjointe prendre les coups.

Les réactions au billet pas doux d'Anne
Tandis que Le Figaro estime que "Sinclair s'invite dans le débat sur l'islam et la République", Rue89 (Libération) milite au côté de l'insurgée: "Anne Sinclair impose son style"... LePost est plus net et subtil (!), polémiquant: "Quand la droite dénie à Anne Sinclair le droit d'être citoyenne" !

C'est que les citoyens condamnent le subterfuge
Exemple, vu sur Orange Actu:
"C'est curieux comment cet homme a besoin de sous-fifre [et de sous-titres], dont Anne Sinclair: à certains moments il l'écarte, et puis lorsqu'il a besoin d'elle, il s'en sert ..... Ce jeu "du chat et de la souris", le déservira surement dans les années à venir !!!! Il veut donner l'image d'un homme de gauche, mais comment en gagnant mensuellement ce qu'il gagne au FMI [300.000 dollars, sans les avantages en nature] peut-il être crédible !!!"

samedi 18 septembre 2010

Viviane Reding, portrait de commissaire européenne-type

Viviane Reding, une "révisionnisme soft, hypocrisie hard"…

Article de Causeur, publié le 16 septembre 2010

"On peut penser tout ce qu’on veut de Viviane Reding ; on ne pourra pas lui contester d’être à la hauteur de sa fonction de Commissaire européenne en charge des droits de l’Homme. Ou du moins de l’idée que se fait de ce blurb un vieux noniste comme moi.

Sa crise de nerfs millimétrée face caméras de mardi, où elle expliquait façon Actors Studio que ça allait barder sur le dossier rom était un précipité de cauchemar européiste absolu. Tout était raccord :
- la forme : « MA patience est à bout » ; en clair, c’est moi, Viviane Reding, la chef ;
- le fond : il ne saurait se faire en France d’autre politique que celle décidée à Bruxelles ;
- les images : en convoquant dans son argumentaire les victimes de la Seconde Guerre mondiale, donc, disons-le, des camps d’extermination nazis, pour parler de reconduites à la frontière, la Commissaire relève de l’amalgame révisionniste – je l’ai déjà écrit mais je suis très très énervé par cette obscénité, alors je me répète. Et de par ses fonctions et son supposé bagage culturel, Mme Reding est aussi coupable, à mes yeux, que le tondu plein de bière ou le pelé gavé de shit qui taguent les synas à la croix gammée. Au passage, je trouve les institutions juives et les associations de déportés un rien timides sur ce détournement de cadavres. Laissons faire sans moufter, et bientôt on invoquera l’Holocauste pour une faute d’arbitrage lors d’un OM-PSG…

Tout cela est tellement grotesque qu’on en viendrait presque à être d’accord avec l’ineffable Lellouche quand il déclare mercredi sur RTL : «
Ça n’est pas comme ça qu’on s’adresse à un grand pays comme la France. Nous ne sommes pas le mauvais élève dans la classe que la maîtresse tance, le délinquant devant le procureur. » Seulement presque d’accord, parce qu’en vérité c’est bien le même Pierre Lellouche qui n’avait pas de mots assez haineux, au printemps 2005, pour injurier les opposants au TCE.

Je me souviens même, de mémoire, d’une de ses saillies en plein débat télévisé d’avant référendum : si le non l’emportait, disait-il, l’Europe allait droit vers la guerre. Tout faux, l’ami Pierrot. On n’a pas eu la guerre [mais ça y ressemble fort: on a même des eurodéputés de gauche dans le camp adverse], mais en échange, on a Viviane Reding qui se prend pour Mme le Préfet de la Région France. Et ça, Monsieur le secrétaire d’État aux affaires européennes, c’est un peu grâce à toi ! Cette Europe, c’est celle que tu voulais. Alors mange et tais-toi. [Faut-il vraiment manger la soupe servie au Parlement par les socialistes, les communistes et les Verts d'Europe Ecologie ?]

Mais revenons à nos moutons noirs. Un autre eurobéat (si ma mémoire de 2005 ne me joue toujours pas de tours), à savoir notre président en personne, a suggéré à Viviane Reding qu’on accueille les Roms au Luxembourg. Comme il a sorti cette bonne blague devant les sénateurs UMP, on pourrait penser qu’il parlait du jardin du Luxembourg, contigu à leur hémicycle. Mais non, il conseillait en fait au Grand Duché – dont est originaire Mme Reding – de mettre ses actes en accord avec les paroles d’icelle. Cette boutade a, semble-t-il, provoqué un pataquès monstre avec Luxembourg – cette fois, on ne parle ni du parc à enfants Bonpoint, ni du pays à banques opaques, mais de la capitale éponyme, allez vous y retrouver ! Je ne sais si ce bordel diplomatique avec nos voisins d’opérette finira en conflit armé, auquel cas Pierre Lellouche aura fini – quelle horreur ! – par avoir raison. [la soupe ne passe pas ?] Ce que je sais, en revanche, c’est qu’il n’y a pas là-bas de problème rom. Non parce que le chef de l’État répugne à y utiliser ces migrants à des fins de politique intérieure, ce qui serait somme toute louable. Plus simplement parce que la loi luxembourgeoise leur interdit, de fait, tout séjour prolongé (cf. document joint - cliquer pour agrandir).
Sarkozy sait de quoi il parle;
Et ses détracteurs ?

[La commissaire européenne ne serait pas une luxembourgeoise insensée si elle appliquait au Luxembourg la réglementation européenne qu'elle voudrait imposer à la France].

Alors bien sûr, on a su mettre les formes. Chez Viviane Reding, au Grand Duché des Droits de l’homme, on ne parle pas de roms, mais de «
citoyens bulgares et roumains » [car tous sont des Rom...], et on ne les expulse pas, puisqu’on s’est donné la peine de leur faire une loi tout exprès pour qu’il ne puissent même pas entrer pour chercher un emploi… sauf s’ils en ont déjà un !
Et voilà comment la morale est sauve. Franchement, c’est pas beau, l’Europe ? "

[La morale est sauve ? Comme vous y allez tous !

Ainsi, aucun Bulgare ni Roumain sans emploi ne serait donc autorisé sur le territoire luxembourgeois ? Voilà qui est sérieusement discriminant et stigmatise gravement les populations entières de plusieurs états membres, Madame Reding, non ?

Si la liberté de circulation est ainsi interdite au Luxembourg, les accords de Schengen sont donc bafoués , Madame Viviane Reding, non (convention signée par le Luxembourg en 1985 et officiellement effective depuis 1997) ? Si le Luxembourg se situe hors espace Schegen, est-il bien toujours dans l'Union européenne ?

Et puisque l'ironie se mêle à l'infâmie des propos de la commissaire et des pratiques de son pays d'origine, rappelons simplement que Schengen est une paisible ville ...luxembourgeoise !]

Nos eurodéputés de la gauche vertueuse vont -dit-on - mandater Cohn-Bendit pour adresser une lettre de protestation au président de la Commission européenne (lire PaSiDupes) dénonçant la stigmatisation de la France et le régime d'exception, donc de faveur, accordé au Luxembourg ?

dimanche 15 août 2010

Les voyous de la presse valent-ils mieux que les blogueurs ?

Le renoncement à l'objectivité vs. la sincérité militante

Mediapart et Marianne ont donné de la presse française une bien piètre image.
Et ils ne s'en tiendront pas là aussi longtemps que leurs budgets ne seront pas sains et qu'ils sacrifieront l'éthique professionnelle et le respect du lecteur à l'idéologie et au profit. S'ils déçoivent certains, la plupart n'attendaient pas mieux d'Arnaud Montebourg et de la Chtite Aubry (PS) ou d'Eva Joly (Europe Ecologie)

Les blogueurs sont pourtant stigmatisés
au prétexte qu'ils sont parfois anonymes. En transgressant les règles du « politiquement correct » et en opposant leur amateurisme et leur bon sens à la désinformation et à l'arrogance des calculateurs et manipulateurs professionnels, ils perturbent les règles du jeu, car ils n'ont nul besoin d'impertinence pour démontrer leur indépendance, puisqu'ils sont véritablement libres de toute pression politique ou financière et forts de leurs seules convictions.

L'information livrée plume et micro liés aux militants

Les méthodes d'intoxication de l'opinion sont variées et pourtant connues mais toujours aussi ravageuses, malgré le nombre et l'exhaustivité des études depuis les origines de la presse, sous tous les régimes. Les journalistes ne recherchent plus l'objectivité; ils assument désormais un rôle d'analyse et revendiquent même le droit au commentaire de l'information. Or, qu'elle soit écrite ou télévisée, le consommateur d'actualité demande d'abord et avant tout à avoir connaissance des faits et ne supporte plus les commentaires que lorsqu'ils ne sont ni imposés ni masqués.
Les militants dissimulés en experts à prétentions quasiment scientifiques nous insupportent autant que les présentateurs de la météo qui se prennent pour des ingénieurs météorologues. Le journalisme n'est ni une science formelle (mathématique), ni une science exacte (chimie). Sera-t-elle jamais une science humaine puisque l'histoire elle-même ne vise plus tant à la rigueur qu'à l'idéologie. La masse des journalistes ne sont que des lecteurs serviles de dépêches d'agences. Les analyses et autres experts ne seront jamais plus que des militants diplômés ou non, mais reconnus par leurs pairs en politique et représentatifs de leur chapelle, parti ou syndicat. Lire PaSiDupes sur l'intoxication

La cohérence de l'anonymat

Puisque les journalistes ont renoncé à la contrainte de la recherche de l'objectivité pour façonner l'opinion, ils doivent annoncer la couleur.

Les règles déontologiques de la profession doivent désormais comporter l'annonce officielle de l'appartenance politique de chacun des journalistes. En jouant la transparence, les journalistes gagneraient en crédibilité.
Dans la mesure où la profession revendique son engagement politique et syndical et qu'elle se positionne pour ou contre au détriment d'un effort de neutralité, le voile de l'anonymat politique doit en effet être levé par la communauté médiatique: outre les experts militants (chercheurs CNRS et professeurs EHESS, par exemple, notoirement engagés) sont concernés les instituts de sondage (sociétés commerciales de droit privé et non pas des organisations universitaire et sociologique), mais aussi les sites web d’hébergement de vidéos, YouTube (Google) et Dailymotion (SA française) où tous les prétextes sont bons pour censurer les documents impertinents, et surtout les journalistes des agences de presse (grossistes de l'information -A*P, Paris; AP et Reuters (lien PaSiDupes) New York- et producteurs d'opinion).

L'impertinence raisonnée des journalistes manipulateurs

Chaque organe de presse s'entretient avec qui convient à sa thèse

Nous avons tous observé qu'un seul invité vaut pour l'ensemble. Ainsi, France Info a-t-elle une prédilection pour les syndicalistes et les militants associatifs.
=> Les membres du gouvernement ont certes droit à la parole, mais c'est de bon matin, pour alimenter les prises de position anti-gouvernementales, toutes les sept minutes, la journée durant et plus si l'affaire est rondement menée. Chaque phrase, chaque mot et chaque imprécision ou maladresse, tout est passé au crible et « décrypté », c'est-à-dire interprété et détourné en polémique.
Les intervenants appelés à réagir ensuite sont tous des opposants. Ils défilent alors les uns derrière les autres pour se déclarer représentatifs de la communauté -sans aucun mandat électif-, « délivrer », sur le ton de la sincérité désintéressée, le même message démagogique d'indignation et d'interpellation, avant de proférer sans concertation préalable, les menaces rituelles de mobilisation « unitaire ». On distingue CGT et FSU ou SNES et SNU-ipp, pour impressionner par le nombre, comme si ce n'étaient pas les mêmes. Une telle succession de belles âmes ne peut pas ne pas avoir l'impact escompté sur les gens simples.

=> Ils parlent pour « les » sans papiers ou « les » gens du voyage, et bien qu'ils n'en connaissent aucun, compatissent au sort de chacun, dramatisé et menaçant. Il faut comprendre que nous sommes tous des chômeurs en puissance et des malades en puissance privés de soins de proximité. Voire des justiciables en sursis victimes présumées des réformes et donc sans tribunaux, ni prisons à dimension humaine...
Ils ont un fort besoin de se valoriser, de se montrer meilleurs que dans la vraie vie et de se réconcilier avec eux-mêmes. Nous pensons tous par exemple aux « people » qui ont une mauvaise conscience de leur vie dissolue ou de leurs privilèges et se montrent parfois sous un jour inattendu que leur entourage meurtri au quotidien découvre, ébahi. Bon, chacun a besoin de s'admirer un instant ! Certains redressent leur image, mais d'autres défendent une idée, un principe ou un idéal, indépendamment de ses implications. Ce n'est pas leur problème, puisqu'il y a des élus, si incapables soient-ils, et des riches aux mains sales, si odieux soient-ils, pour penser ou donner 50% de leurs revenus.

=> L'expertise et l'appartenance politique ou syndicale de ces beaux parleurs ne sont pas clairement établies. Le langage ésotérique, les affirmations péremptoires et les accents de la sincérité compensent l'absence de fond scientifique. Mediapart s'est ainsi grillé dans l'affaire Bettencourt en admettant que ses « révélations » ne reposaient que sur du « plausible ».
La mission des agitateurs d'idées consiste simplement à rebondir à la demande sur toutes les situations ponctuelles et à se livrer à des généralisations abusives maquillées de bons sentiments, tant qu'à faire populistes. Ils se définissent en éveilleurs de conscience. A cet égard, les ONG, des organisations supranationales, qui n'ont aucune légitimité et ne doivent de comptes à personne, peuvent s'activer, dresser les actifs les uns contre les autres et créer des situations de violence, comme face aux pêcheurs, tout en donnant l'impression de leur utilité et en se posant en victimes innocentes.
Ainsi, sans les « citoyens vigilants », le monde ne serait pas … ce qu'il est.

=>
Les interviewés ne représentent souvent qu'eux-mêmes. La tâche du journaliste consiste alors à légitimer l'intervenant et à valider sa thèse, sur la base de son adéquation avec la ligne éditoriale de l'organe de presse. Le système fonctionne, si pervers soit-il, puisqu'il suffit d'être dans l'air du temps pour atteindre à la notoriété. La pensée unique ne domine et ne survit que par le jeu de ces conformités et soumissions transversales et entrecroisées, conscientes ou subies.

=> Le compassionnel continue de jouer à plein. Pour convaincre d'une injustice quelconque, le journaliste sait mettre en scène la sensibilité à fleur de peau du voisin de palier sous le choc, de la mère de famille hypersensible ou du retraité ébranlé par la vie. Le professionnel presse à chaud les victimes de questions orientées qui, sous la pression, donnent à penser que la situation est inhumaine, les dommages injustes et la responsabilité des pouvoirs publics immense. Manipulés par les élus locaux responsables et la presse récupératrice, les habitants de la zone notoirement submersible de La Faulte-sur-Mer ont profité à plein de cette mauvaise foi, tout en contribuant à l'exploitation politicienne d'un drame pourtant prévisible.

=> Les journalistes posent à leurs invités les questions préparées qui servent de ligne conductrice et de relance. Les réponses qui paraissent naturelles et spontanées ont en fait été mises au point et négociées.

'On ne nous dit pas tout', dit l'autre ?
On ne nous dit surtout pas comment nous sommes manipulés. Nous le sentons, nous le savons et nous refusons d'acheter la presse écrite. Et c'est aussi pourquoi, dans le meilleur des cas, nous zappons, désespérément.
Ou allons lire les blogs de nos semblables.

mercredi 30 juin 2010

Et si la fonctionnaire du Conseil régional d'Aquitaine disait vrai ?

Sous la menace d'une révocation pour avoir brisé la loi du silence

Lien Amazon pour acheter

Une écrivaine, qui signe du pseudonyme de Zoé Shepard, a été suspendue de son poste à la direction générale des services du Conseil régional d'Aquitaine après avoir été identifiée. Elle encourt une sanction qui va de "du blâme à la révocation de la fonction publique territoriale", a-t-on appris.

Pas une association, pas un réseau et pas un collectif pour la soutenir, pétitionner et défiler ?

Le Conseil de discipline doit rendre un avis demain jeudi.

La sanction sera ensuite de "la responsabilité de la hiérarchie de la fonctionnaire", a précisé le conseil régional. Souverain, A. Rousset (ci-dessous) n'a pas souhaité s'exprimer sur ce point...
Qui parlait de "superbe menton mussolinien" ?
Et à propos de qui *?

Ca devrait bien se passer pour Zoé, puisque le PS est pris à son propre piège du laxisme...

Les censeurs vertueux n'ont aucun sens de l'humour

"Absolument débordée!"
Tel est le titre chargé d'ironie d'un ouvrage que le président socialiste Alain Rousset n'a pas trouvé à son goût. L'auteure qu'il emploie avait du temps de reste pour écrire: elle est convoquée jeudi devant le conseil de discipline du CR.
Le sens de l'humour du président serait-il si faible que France Inter aurait des leçons à lui donner ? La fonctionnaire fantasmerait-elle la sodomie de ses supérieurs ? A-t-elle souhaité que l'avion du président de Région se crashe ? Nous voulons aussi les noms des « sales fils de putes ».

Ouvrage barré d'un bandeau "Comment faire 35 heures en... un mois"
Le Conseil régional d'Aquitaine, présidé par le socialiste Alain Rousset, estime que "de nombreux indices" permettaient de l'identifier, bien que l'institution ne soit pas nommée. Il considère que la caricature, admissible pour "les personnages publics" que sont les élus, ne l'est pas pour les "citoyens vigilants", "les fonctionnaires travaillant dans l'ombre".

VOIR et ENTENDRE Laurent Wauquiez sur le sujet de la formation et l'apprentissage à la manière socialiste dans les Régions:

Les élus et les journalistes peuvent tout se permettre
Les fonctionnaires sont soumis à la loi du silence. Encore que les syndiqués de la police ou de la justice aient toute liberté également.

Mais l'auteure (ci-contre, sauf erreur involontaire de notre part), qui signe du pseudonyme de Zoé Shepard, est fonctionnaire et elle a donc été suspendue de son poste à la direction générale des services pour s'être faite pincer, malgré ses précautions: pas vraiment professionnelle, cette activiste...

Les interdits
Le langage de la vérité est banni de la « société de bien être » socialiste.
En quatrième de couverture de l'ouvrage, édité en mars par Albin Michel, on peut lire que la narratrice est "plongée dans un univers où incompétence rime avec flagornerie (...)".

Liberté d'expression vs censure

Le texte dénonce un "discours démagogique anti-fonctionnaire" et déplore également la forme. "C'est une sorte d'autobiographie sous X, forme désormais répandue dans les forums virtuels où, à la différence des journalistes et critiques déclarés, les anonymes avancent masqués croyant pouvoir tout dire, sans réserve et sans preuves, protégés par l'anonymat d'un avatar avantageux", souligne-t-il. Les journalistes peuvent militer, " décrypter " désinformer et s'auto-censurer, mais la masse - vile et impudente - n'a pas droit à l'impertinence. Didier Porte et Stéphane Guillon peuvent insulter et inciter à la haine, mais l'anonyme et le non syndiqué sont tenus au silence.
Rousset vu par un artiste peu suspect de flagornerie:
sera-t-il convoqué ?

Combien de fonctionnaires muselés

Interrogée mardi par France Bleu Gironde, Zoe Shepard affirme avoir fait "vraiment hyper attention à ce qu'on ne puisse pas reconnaître la région". Cependant elle ajoute: "Moi, je suis fonctionnaire, je travaille pour l'intérêt général et lorsque cet intérêt général n'est pas servi au mieux je suis désolée mais je pense que j'ai le droit, voire le devoir, de dénoncer des dysfonctionnements".

De son côté, le conseiller régional Modem, Joan Taris, est intervenu lundi en séance plénière pour dénoncer la demande de révocation, jugeant cette sanction "totalement disproportionnée". Une révocation lui "interdirait la fonction publique alors qu'elle a trouvé du travail ailleurs", a dit l'élu.

Les apparences plutôt que la réalité
"C'est toute la crédibilité et l'honneur du personnel de la région qui sont mis à mal par un tel type d'ouvrage qui devient dès lors purement injurieux, grossier et surtout diffamatoire", précise un communiqué du Conseil régional.
La vérité ne doit pas sortir du blockhaus.

N.B.
Bien que candidat de l'union de la gauche (PS, Verts, PCF, PRG) à la mairie de Bordeaux lors des municipales de mars 2008, Alain Rousset n'y siège pas !
Il n'a recueilli 34,14% au premier tour, contre 56,62% des voix à son vainqueur Alain Juppé, alors il a aussitôt renoncé à siéger au conseil municipal...

La pénibilité d'un milieu professionnel particulièrement difficile

La muselière imposée aux fonctionnaires entre-t-elle dans la définition de la « pénibilité » que le PS souhaite étendre à un maximum de catégories sociales ?

Et, si on veut bien passer sous silence le cumul des mandats, Alain Rousset, qui est candidat à sa propre succession à la présidence de l'Association des régions de France (ARF) depuis 2004, entend-il maintenir cette chape de plomb sur l'ensemble de l' "union des républiques socialistes soviétiques régionales" ?


* Le "superbe menton mussolinien" n'était pas celui de Rousset, mais de Mitterrand, selon A. Madelin: rien n'à voir !

dimanche 30 mai 2010

Interdire aux blogueurs ce qui est permis à Aubry, Cohn-Bendit ou Mélenchon

Un projet de loi mettrait fin à l'anonymat des blogueurs

L'anti-parlementarisme est rendu responsable de l'abstention aux scrutins successifs de ces dernières années. Les comportements puérils, grégaires ou vulgaires de certains élus socialistes l'ont favorisé, mais il est convenu d'en accuser plutôt les anti-républicains.
Concurremment, les grands blogs dérangent la presse qui ne suscite plus guère de confiance ni de respect. En révélant ou en se faisant simple caisse de résonance de ce que la presse voudrait passer sous silence, qu'elle soit aux ordres du pouvoir ou de l'opposition, les blogueurs petits et grands dénoncent les connivences et le politiquement correct. Ce faisant, ils s'érigent en antidote à la désinformation. En s'attirant les esprits libres, ils ouvrent des brèches dans l'électorat de la presse papier au point de mettre l'équilibre de ses finances en péril. La presse conventionnelle ne se résout pas à sa perte de maîtrise de l'information.

Il n'est pas jusqu'à l'insulte et la diffamation qui ne doivent rester les privilèges de la presse et des élus !

Côté presse, le Nouvel Observateur aura fait la pige à ses confrères dans l'ignoble. En toute impunité, l'hebdomadaire et l'un de ses rédacteurs en chef, Airy Routier, se sont livrés à une tentative de diffamation en lançant une rumeur fondée sur un vrai-faux SMS imaginaire visant le premier couple présidentiel Sarkozy. Les auteurs auraient-ils été de modestes blogueurs anonymes qu'ils auraient subi des menaces et auraient même été poursuivis en justice. Mais pour la presse, ce risque est mineur, puisque l'éthique professionnelle et la loi sur la liberté d'expression lui permettent tous les égarements. On ne touche pas à la presse. Mais, pour autant, cette presse-là ne s'impose aucune responsabilité.

Côté opposition politique, on ne compte pas non plus les élus de l'opposition à qui les notions élémentaires de courtoisie et de correction sont étrangers.
=> Martine Aubry, malgré le sens des responsailités et de la mesure que lui impose sa charge de premier secrétaire du PS, ne cesse d'invectiver les élus de la droite et les membres du gouvernement. La Convention socialiste de samedi a été pour elle l'occasion de révéler sa 'vulgarité' et d'abaisser un peu plus son parti, en prononçant des mots insultants à l'encontre du président de la République: lire PaSiDupes
=> PaSiDupes a déjà stigmatisé la méthode socialiste de la violence physique et de l'insulte
Les 'minables' adeptes de l'opposition:

  • Mélenchon , un récidiviste: lire PaSiDupes:
  • lien 2: insinuation insultante visant Pierre Lellouche

  • et le dérapeur professionnel Cohn-Bendit pour Europe Ecologie

  • L'anonymat les aurait privés de la gloire facile qu'ils acquièrent auprès des plus frustres d'entre nous et des militants les plus primitifs. Leur réputation est en effet établie sur leur violence physique et verbale et la répétition de leurs prestations élève leur vulgarité au rang du comique. Dans les media, Stéphane Guillon exploite le filon en le poussant à l'extrême, bavant, éructant et insultant sans vergogne et en toute impunité. Politicard professionnel, braillard vulgaire et brutal entre tous, il faut citer aussi un monstre de mauvaise foi, le dénommé Maxime Gremetz, apparenté communiste. Ils passent pour de joyeux lurons, de doux dingues ou de chauffeurs de salle de studios ou d'hémicycle. Les bons mots du talentueux André Santini ont cédé la place aux invectives, voire aux gestes obscènes d'un Noël Mamère, qui ne les assume pas, mais principal bâtisseur édifiant de la « république bananière », il prétend ciniquement la conspuer.

    La liberté d'expression est-elle la propriété privée d'une caste ?

    Liberté, égalité des blogs

    Avec le vote d'un tel projet scélérat, proposé par Jean-Louis Masson, un sénateur controversé de Moselle, les internautes n'auraient d'autre choix que les blogs de professionnels. Il ne subsisterait en effet que les doublons internet de la presse écrite.
    Les amateurs de blogs n'auraient plus non plus à se mettre sous la dent qu'une pitance politique pasteurisée. Leur unique breuvage serait servi par l'association de Désirdavenir Royal qui produit de la « junk food » à l'infini, réchauffant la soupe ségolénienne, industrielle et insipide, mais pourtant indigeste.

    Nouveau pacte germano-soviétique
    Autrement appelé "traité de non-agression entre l'Allemagne et l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS)", il fut signé le 23 août 1939.
    Ce fut aussi un protocole secret pour la répartition des territoires séparant l'Allemagne et l'URSS. Le lobby de la presse écrite ferait-il pression sur des politiciens pour reproduire une pareille répartition secrète. La presse et la politique cherchent pareillement à se partager la blogosphère entre eux.

    De quoi les blogueurs sont-ils menacés ?

    "Il s'agirait de leur imposer la publication de leur nom, de leur adresse, de leur adresse mail et même de leur téléphone", dénoncent les signataires de l'appel, parmi lesquels figurent Tristant Nitot, président de Mozilla Europe, Philippe Pinault fondateur de la plateforme de blogs Blogspirit, Frédéric Montagnon d'Over-blog ou encore Philippe Aigrain de l'association d'internautes La Quadrature du Net et Jean-François Julliard, secrétaire-général de ...Reporters sans frontières.
    Leur texte affirme qu'"une telle loi porterait atteinte à la liberté d’expression sur Internet". Selon les signataires, "les blogueurs qui choisissent l’anonymat le font pour des raisons liées à leur vie professionnelle ou personnelle. Sans cet anonymat, beaucoup arrêteraient de bloguer".

    Les blogueurs et leurs lecteurs refusent la muselière
    Le sénateur s'inquiète, notamment, de la multiplication des "propos inexacts, mensongers ou diffamations qui sont, selon lui, de plus en plus souvent colportés" sur Internet. Le web s'est depuis mobilisé contre le projet
    Le texte appelle "les députés et sénateurs à refuser cette proposition de loi de l'élu non inscrit, qui, contrairement à ce que prétendent ses auteurs, n’apporterait rien en ce qui concerne la protection contre la diffamation, déjà efficacement assurée par la loi actuelle".
    Plusieurs acteurs de l'internet français ont publié, mercredi 26 mai,
    un appel accompagné d'une pétition
    contre une proposition de loi visant à mettre fin à la possibilité pour les blogueurs non professionnels de rester anonymes et libres.

    lundi 19 janvier 2009

    France 2 a diffusé de fausses images de Gaza

    La chaîne publique écope d'une mise en demeure par le CSA
    Imaginez que TF1 se livre à ce type de falsification…

    La chaîne de France Télévisions avait diffusé lundi 5 janvier 2009 dans son journal de 13 heures une vidéo censée illustrer les ravages causés par l' "offensive" israélienne alors en cours à Gaza, même s’il s’agit en fait d’une contre-offensive (on omet souvent de le rappeler), suite à des tirs de roquettes sur Israël, depuis la bande de Gaza aux mains des islamistes du Hamas. Les 20 secondes (12, selon Le Point) d'images étaient sans vergogne accompagnées de ce commentaire éclairé en voix off, de nature à nous « expliquer » la situation en toute objectivité : «Pour montrer la violence des combats, les télévisions arabes et Internet diffusent ces images filmées par un téléphone. Il s'agirait d'une frappe de missiles le 1er janvier. Les militaires portent les brassards du Hamas. Sur le sol, des combattants mais aussi beaucoup de cadavres de civilsC’est ce qu’est trop souvent devenu le journalisme du XXIe siècle, dont la tâche militante consiste à expliquer à la masse ignare, voire commenter l’actualité, c’est-à-dire gloser librement, sans respect de l’objectivité et du débat contradictoire.
    Sans désigner les journalistes syndiqués qu’ils sont bien obligés de couvrir pour éviter un nouveau conflit, les responsables de la chaîne admettent un « couac » après la diffusion des images d'une explosion accidentelle datant … du 23 septembre 2005 pour illustrer les conséquences de la soi-disant offensive israélienne dans le territoire palestinien. Et entretenir le risque d’importation du conflit palestino-israëlien ?

    Des blogs et sites Internet font la pige aux agences de presse

    On fait dire ce qu’on veut aux images, selon la manière de les monter, donc d’en inverser l’enchaînement , d’en couper ou de les affubler de commentaires de circonstance sur mesure. Il ne s'agirait pas d'images consécutives à une frappe israélienne sur Gaza mais des conséquences de l'explosion accidentelle d'un camion transportant des roquettes, à Jabaliya, dans un camp de réfugiés palestinien, en ... 2005.

    Souvent décriée et méprisée par la presse écrite et par ses propres lecteurs qui ont conservé le culte de l’écrit institutionnel et croient dur comme fer à ce qui les renforce dans leur égarement idéologique, l’information en ligne a démontré son utilité.
    La supercherie, émanant vraisemblablement de militants pro-palestiniens, a en effet été détectée par plusieurs
    blogs et sites Internet. Photos à l'appui, ces derniers ont remarqué l'étrange ressemblance entre la scène de carnage dont témoigne cette vidéo et les photos de l'explosion accidentelle de 2005, telle qu'elle avait été relatée à l'époque dans plusieurs médias.
    Autre élément troublant, sur le site de partage de vidéos LiveLeak, il est bien précisé que la vidéo a été enregistrée le 23 septembre 2005. Depuis celle-ci circule pourtant de plus belle sur Internet, comme une preuve supposée des ravages de la contre-offensive actuelle de l'État hébreu : au point que le site a dû publier une note qui précise le contexte du tournage de la vidéo incriminée.
    => La question se pose donc de savoir si la mystification était intentionnelle et destinée à alimenter la propagande pro-palestinienne, malgré le risque de propagation du conflit au territoire français. Ou pour ce motif. Le CSA ne se pose pas ce genre de question : la gauche prétend qu’il n’est pas libre, mais de qui ?

    Les pleutres du CSA

    Le Conseil rappelle les termes de sa recommandation du 7 décembre 2004 relative aux conflits internationaux et à leurs éventuelles répercussions en France. Cette recommandation prescrit "une vigilance particulière dans l'exercice de la responsabilité éditoriale, notamment en ce qui concerne la vérification de l'exactitude des informations diffusées".
    Le CSA a aussi décidé "d'engager une réflexion sur les conditions et les garanties qui doivent s'attacher à l'utilisation, par les médias audiovisuels, des images et des informations présentes sur Internet".
    Les ‘sages’ du CSA se sont contentés d’estimer que France 2 avait manqué "à son obligation d'honnêteté de l'information du téléspectateur". C’est peu dire ! Une belle découverte que le public a faite depuis longtemps, à laquelle, pour leur information, ils associent d'ailleurs France 3, Canal+, M6 et Arte.

    Piteuse langue de bois

    Etienne Leenhardt, directeur-adjoint de l'information de France 2, a reconnu «une erreur», due à «un dysfonctionnement interne de vérification de l'info». Une déclaration utile… «C'est une erreur de notre part d'avoir diffusé ces images, qui datent en effet de 2005», reconnaît-il. Mais comment pourrait-il faire autrement. «La séquence que nous avons diffusée était censée illustrer la guerre des images sur Internet. Les personnes qui ont préparé le sujet sont allées trop vite», poursuit Leenhardt. Beaucoup de mots pour ne rien dire qu'on ne sache. Il n’admet pas la faute professionnelle et n’annonce pas des sanctions et des démissions : on n’est pas à l’hôpital…
    Le pleutre lâche son petit commentaire édulcorant Aspartam : «C'est une bonne piqûre de rappel. Cela nous rappelle que nous devons être très attentifs sur la vérification des sources».
    Imaginez-les infirmiers et infirmières
    .
    A leur place, des journalistes sauraient libérer des lits par leur seule lecture rapide des étiquettes de médicaments. Et sans conséquences sur leurs carrières. La faute aux sous-effectifs et au gros rhume de l’un ou de l’autre !
    Mardi, Elise Lucet, la brêle qui lit son prompteur au journal de 13 heures avec un bac +2 de journalisme (BTS) a présenté les excuses de la rédaction évoquant une «confusion regrettable».

    Les journalistes s’en tirent mieux que les infirmières

    Suite à une faute aussi grave qui met à mal la confiance du public et la crédibilité du service public, dans un contexte aussi brûlant, le CSA a décidé d'infliger une "mise en demeure" à France 2.
    L’infirmière fut mise en examen pour une faute moins lourde. Savoir pourtant si France 2 n’est pas à l’origine de tags de synagogues, de camion lancé sur un lieu de culte ou une agression à connotation religieuse.

    mardi 6 janvier 2009

    Le New York Times trompé par Bertrand Delanoë ?

    Comment le New York Times aurait-il pu se laisser piéger par un faux Delanoë?

    Qui de la presse américaine ou française est la plus nulle ?

    Quand vous avez lu les dépêches d’agences, vous avez tout lu !
    > Les journalistes pétitionnaires du service public exercent un dur métier, mais les autres ne sont ni plus débordés, ni moins cossards. Tous autant qu’ils sont n’ont plus qu’à reprendre les dépêches et qu'à se faire plaisir en les expliquant ou commentant (ou les deux), en fonction de leur carte syndicale : c’est la presse libre que le site Internet de Sa Cynique Majesté Royal a pris pour modèle en diffusant à l’infini sur l’Internet la même soupe coupée ou rallongée, mais du même niveau, où surnagent toujours quelques croûtons idéologiques, fautes de français et autres perles orthographiques, avec la prétention d’apporter quelque chose au débat, qu’il soit ‘citoyen’ ou ‘participatif’…

    > Nous l’avons vu, Le Monde (avec d’autres) s’amuse avec la sémantique (Lire PaSiDupes)
    sans que sa crédibilité n’ait semble-t-il à souffrir de sa recherche de sensationnel et de rentrées d’argent. Tout cela dans le respect du lecteur, bien sûr, sans lequel ils ne seraient rien.
    >L’exception culturelle française n’a évidemment rien à envier aux grands modèles internationaux. C’est pourquoi, il faut que les lecteurs en prennent un peu et en laisse beaucoup. D’ailleurs, quoi qu’ils en pensent, les sites et blogs Internet seraient malvenus à les prendre en exemples, puisqu’ils ne commettent ni plus ni moins de manipulations ou d’erreurs que les organes de presse nationaux ou régionaux.
    Voire internationaux, comme le signalait lepoint.fr, le 23 décembre dernier. Voici :

    Le New York Times est tombé dans un piège pourtant sans finesse en publiant lundi un courrier électronique d'un prétendu Bertrand Delanoë. Ce dernier était extrêmement critique envers Caroline Kennedy, candidate au poste de sénateur laissé vacant par Hillary Clinton si celle-ci entre au service de l'administration du président élu Barack Obama. Il a donc suffi d'un mail faussement signé du maire de Paris pour que le New York Times , l'institution du journalisme tant vantée en France, tombe dans le panneau d'un plaisantin. Le New York Times s'est repenti dans les heures qui ont suivi, expliquant ne pas avoir procédé aux vérifications d'usage. Le journal américain s'est contenté d'adresser à Bertrand Delanoë la version prête à imprimer. Sans réponse de sa part, le New York Times a imprimé la fausse missive... Le ton de la lettre, outrancier pour ne pas dire outrecuidant, n'a pas mis la puce à l'oreille du vénérable journal fondé en 1851, fort de 98 prix Pulitzer. Il est vrai que l'affaire Jason Blair (du nom d'un journaliste plagiaire) avait déjà écorné l'image de l'institution. Dans la fausse lettre, l'auteur de la mauvaise plaisanterie fait dire à Bertrand Delanoë qu'il trouve la candidature de Caroline Kennedy au siège de sénateur de New York "surprenante et pas très démocratique" et finit sa lettre par cette question qui prête à sourire : "Peut-on parler du déclin de l'Amérique ?"

    Est-ce la vraie question ?

    Elle a au moins l'avantage de rassurer une profession décrédibilisée
    par ses coups fumeux (cf. le vrai-faux SMS impuni d'Airy Routier, pour le Nouvel Observateur, ses négligences, comme ici possiblement, et son parti pris, en général.