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samedi 9 février 2019

Le Parlement vote des "lois anti-fake news" qui occultent la désinformation de la presse officielle


La presse institutionnelle a regagné l' exclusivité des mensonges et des approximations

Cet assaut du pouvoir sur la liberté d'expression date de novembre dernier

Humour, mais au premier degré de Pravda
Les deux propositions de loi controversées doivent entrer en vigueur pour les élections européennes programmées, en mai 2019.
C'était un texte voulu et défendu par Emmanuel Macron. Ce mardi à l'Assemblée, les députés ont adopté les deux propositions de loi controversées dite contre "la manipulation de l'information" en période électorale.

Ces textes s'appuient essentiellement sur une surveillance des réseaux sociaux et des médias étrangers, mis en cause par le président après son élection.

347 voix pour, 204 contre : le premier texte a été voté par 183 voix contre 111, avec l'appui de la majorité LREM-MoDem. Le second a été approuvé par 347 voix contre 204. Deux motions de la France Insoumise n'ont pas été adoptées.

Comme le rappelle Le Figaro, si les Français y étaient favorables, l'adoption ne s'est pas faite sans peine.
79% de sondés  - ces "gueux" au nom desquels la loi permet de parler à sa place - auraient été favorables à une loi "anti-fake news", si on en croit 
un sondage pour France Info (radio de service public) et Le Figaro (journal pro-Macron) réalisé à la demande par Odoxa-Dentsu (Gaël Sliman est, à la fois l'un des patrons de l'entreprise, auteur de sondages et commentateur de ces mêmes sondages, comme chroniqueur hebdomadaire sur ...France Info qui lui en a passé commande, et expert électoral pour France 2, qui appartient au même service public. Si ses sondages sont des études prétendument scientifiques (tout ce qui est chiffré est-il conforme aux exigences d'objectivité, de méthode, de précision de la science ?), ce sont des "fake news" sophistiquées, qui autorisent à regarder les twittos de haut et à les dessaisir de la parole. 


Il aura fallu deux allers-retours entre l'Assemblée nationale et le Sénat, entre juin et fin novembre, pour arriver à cette dépossession. C'est alors précisément que les Gilets jaunes sont descendu aux ronds-points les plus proches pour reprendre leur droit confisqué à la parole. 


Atteintes aux libertés

Les textes controversés ont été publiés au Journal officiel en décembre, en période électorale, à cinq mois des élections européennes.

Après une présentation très médiatisée et des premiers débats animés en juin dernier, le texte a été discrètement adopté par le Parlement le 20 novembre puis publié au journal officiel ce 23 décembre, veille de Noël. Entre-temps, le Conseil constitutionnel, saisi par des parlementaires de gauche, l’avait validé le 20 décembre. La "manipulation de l’information" a permis à Macron de faire illusion, mais cette facilité n'est plus renouvelable, désormais: ainsi en a décidé son profiteur et plus rien n’empêche désormais la loi anti-fake news de s'appliquer aux autres.


Cette loi, votée après six mois de laborieuses discussions parlementaires - le Sénat l’a rejetée à deux reprises -, prend trois dispositions. 

D’abord, un élu ou un citoyen pourra saisir en urgence un juge  - la France est plus que jamais une 'république des juges' : voyez les pouvoirs que lui confère également la Loi "anti-casseurs" qui a d'ailleurs provoqué la dissidence (par abstention !) d'une cinquantaine de députés LREM - dans les trois mois précédant une élection pour faire cesser la diffusion d’une infox (traduction de 'fake news' que préconise la Commission d’enrichissement de la langue française). Le magistrat devra décider en 48 heures si cette information est "manifestement fausse et diffusée de manière délibérée, massive et artificielle", selon la définition un peu vague donnée par les parlementaires.



Les députés prévoient aussi un deux poids deux mesures. Si la presse institutionnelle continue de bénéficier du droit au secret de ses sources - qui autorise et encourage les mensonges de presse -, les réseaux sociaux devront en revanche être plus transparents sur l’origine de leurs messages sponsorisés, et dire qui a payé et combien pour en booster la diffusion et la propagation sur les pages des internautes. 

La dernière contrainte est remise aux mains du le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) - dont on sait pourtant qu'il est totalement inféodé au pouvoir, probablement à l'insu des élus de la Chambre basse tombée au plus bas de la servilité -  obtient le pouvoir de faire cesser la diffusion sur le territoire français d’une chaîne de télévision étrangère soupçonnée de manipulation. Une disposition de circonstance voulue par les complotistes accusateurs de Poutine, mais qui pourrait inspirer Trump en butte aux attaques incessantes du Washington Post et du New York Times (comme celles du haineux Jean-Bernard Cadier ou de Grégory Philipps et Frédéric Carbone jusqu'en 2017) qui ont servi la cause des Démocrates américains en soutenant la désastreuse Hillary Clinton.



Les Gilets jaunes sont diabolisés comme relayeurs de "fake news"

Les casseurs antifa, Black bloc et autre anars anticapitalistes courent les manifs, mais ce sont les Gilets jaunes que visent les lois scélérates macroniennes. 
Outre qu'une loi de circonstance n'a pas de légitimité sur la durée, ces dispositions soulèvent la question de leur applicabilité, dès lors que le terme même de "fake news" (ou infox) est difficile à définir dans un texte de loi. La fin de l’expression "toute allégation dépourvue d’éléments vérifiables de nature à la rendre vraisemblable" a d’ailleurs été remplacée au cours des débats par "de nature à altérer la sincérité du scrutin", ce qui relève toujours de la subjectivité et des préférences politiques du juge.

"Les fake news ne peuvent pas se réduire à une seule définition, c’est un mélange de vrai, de faux, de sensationnaliste ou encore d’omission", fait observer Tristan Mendès France, petit-fils de Pierre, thésard démissionnaire, mais enseignant au Celsa et spécialiste du numérique. Parrain de l’association Anticor, membre du 'comité scientifique' de la revue ProChoix, il est militant pro-avortement et pointe la loi, sorte innommable utérus duquel le juge ne manquera pas de se faire expulser comme un oeuf, s'il est partisan. C'est-à-dire jamais !


Comme lui, nombre de juristes ou parlementaires et d'associations de journalistes [qu'est-ce qu'ils viennent faire là ?] critiquent un texte au mieux "inapplicable" et "inefficace", au pire "dangereux pour la liberté d’opinion". Certains craignent notamment une censure préventive, au cas où une information ne serait pas jugée suffisamment fiable… alors qu’elle pourrait ensuite se révéler vraie. 

Si de nombreux élus pointent les dangers de cette loi, tous s’accordent à dire que le problème des fake news est réel. Mais pas toujours pour les bonnes raisons : certaines le sont, d'autres ne le sont pas et constituent un risque permanent pour les acteurs politiques, si les maîtresses, les licenciés, les syndicalistes et les aigris de tout poil se mettent à balancer directement sur les réseaux, sans l'intermédiaires de la presse d'investigation, réceptacle des basses vengeances. 

La crise des Gilets jaunes a de nouveau illustré le phénomène de court-circuitage dont se plaint la presse. 
Ces dernières semaines, des "informations ont été déclarées fausses" pour l'unique raison qu'elles ne devaient pas être publiées. La rétention de l'information devient en effet difficile à maintenir.
Cette presse institutionnelle qui stigmatise toutes les voies impénétrables du numérique - tout en faisant la promotion de ses articles sur Facebook, Twitter ou Instagram - voit dans les réseaux sociaux des menaces de détournement et d'épuisement de ses sources auxquelles elle tient comme à la prunelle de ses yeux et plus qu'à celle d'un Gilet jaune. Et elle entend bien garder l'exclusivité du mensonge et de la manipulation, avec la complicité objective des entreprises de sondages.

Une enquête a été confiée à un service politique du premier ministre.
Chargé d'assister le chef du gouvernement dans l'exercice de ses responsabilités en matière de Défense nationale et de Sécurité nationale - rien que ça ! - le Secrétariat général de la défense et la sécurité nationale (SGDSN) est désormais chargé de remonter la piste d’une éventuelle intervention extérieure, via de faux comptes sur les réseaux sociaux -même si rien ne le prouve pour l’instant. Les Gilets jaunes - un mouvement social pour la défense du pouvoir d'achat -  constituent ainsi une menace pour la Défense nationale et la Sécurité nationale...

D'ailleurs, lors du vote, droite et gauche ont voté contre ou se sont abstenues (c'est le cas des contestataires foireux et craintifs de la majorité présidentielle), dénonçant des lois "inutiles" et pointant "un risque" notamment pour la liberté d'expression. Le juge est-il l'expert approprié (hormis qu'il est soumis) dans les cas de "deepfakes", terreurs des gouvernements, banques et media qui s'inquiètent de la multiplication de vidéos truquées grâce à l'intelligence artificielle, à des années lumières des tripotages de Gilets jaunes.


Premiers contributeurs d'infox, l
es associations et syndicats de journalistes se sont aussi élevés contre ces textesnotamment au prétexte d'un premier pas vers une possible "censure", pour ne pas relancer le sujet douteux du "secret des sources", porte ouverte à toutes les dérives, suivies de plates excuses ou d'une brève déclaration du monstre informe et hautain, un tweet... : "la rédaction assume". Circulez, il n'y a rien à voir...

La définition de la "fausse information" retenue par les députés prétentieux mais incompétents "est toujours ni claire, ni protectrice", a prévenu Constance Le Grip (LR), "sceptique" sur l'efficacité des mesures. Elle craint aussi "des effets indésirables", comme "un risque d'autocensure", de "police de la pensée" et des "atteintes à la liberté de la presse".

La loi, permettra notamment à un candidat, aux partis, ou à des associations citoyennes de faire retirer des fausses nouvelles sur les réseaux sociaux, en période d'élection, pour commencer. Les réseaux sociaux, justement, devront faire preuve de transparence - transparence dont la presse est dispensée - durant ces périodes, en indiquant qui a payé pour promouvoir certains messages sur les fils d'actualité des internautes.

Résultat de recherche d'images pour "Roch-Olivier Maistre"

Enfin, le président du CSA - nommé en Conseil des ministres par le président  - aura la possibilité de suspendre ou de retirer aux chaînes étrangères d'émettre sur le territoire français. La loi devrait être mise en place d'ici les élections européennes de mai 2019. 
Résultat de recherche d'images pour "Roch-Olivier Maistre"
Le président du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel est aujourd'hui Roch-Olivier Maistre, haut fonctionnaire de 63 ans né au Maroc, qui a fait carrière à la Ville de Paris, avant d'être président de chambre à la Cour des comptes et d'être proposé à la présidence du CSA par le président de la République, Emmanuel Macron soi-même, et nommé par décret pour succéder à Olivier Schrameck, le 4 février 2019.

samedi 12 janvier 2019

"Gilets jaunes" : des journalistes partisans pris à partie à Rouen et Toulouse

Le peuple rappelle les journalistes "violemment agressés" (sic) à leur devoir d'objectivité

La presse arrogante n'est pas au-dessus de la morale républicaine

Le 1er juin 1994, en pleine campagne pour les élections européennes, Paul Amar anime un débat opposant Jean-Marie Le Pen et Bernard Tapie. Au début de l’émission, il brandit deux paires de gants de boxe qu’il propose aux contradicteurs. Face à la polémique que ce geste suscite, le président de France Télévisions, Jean-Pierre Elkabbach, le contraint à la démission.
Paul Amar, journaliste aux gants de boxe, lors du 
débat opposant JM Le Pen et B.Tapie,le 1er juin 1994, 
en pleine campagne pour les élections européennes
L' 'acte 9' des "gilets jaunes" a été l'occasion de remettre les media à leur place. Les agresseurs se disent agressés un peu partout en France, mais refusent de se remettre en cause, comme Macron. Si ce dernier a été élu (par défaut et avec 24% des suffrages exprimés et 19, si on prend en compte ), les premiers ne le sont pas : les journalistes tiennent leur pouvoir d'oligarques. Des journalistes ont donc été pris à partie, notamment à Rouen et Toulouse.

Les journalistes entretiennent la colère des "gilets jaunes" 
Jour après jour, la presse envoie contre les manifestants ses blindés à roues, Ruth El Krief, Dominique Rizet ou Christophe Barbier (BFMTV détenue par Alain Weill, PDG  du groupe SFR), ses flash balls Jannick Alimi (Le Parisien du groupe Les Echos, propriété du groupe LVMH, numéro 1 mondial du luxe), Jean-Michel Aphatie (Europe 1 de Lagardère SCA, comme Paris Match ou Le Journal du dimanche) ou Jean-Jacques Bourdin (RMC du groupe SFR) et ses gaz lacrymogènes Laurent Neumann (Le Point de François-Henri Pinault), Gérard Leclerc (CNews du groupe Canal+, façon Bolloré) ou Laurent Joffrin (Libération de Patrick Drahi, propriétaire de SFR), engins toxiques bons pour la réforme.

Depuis le début du mouvement, plusieurs reporters ont été rappelé à l'honnêteté intellectuelle alors qu'ils couvraient les manifestations dans le respect de la ligne gouvernementale. Cela a de nouveau été le cas lors de l'acte 9 ce samedi 12 janvier.

A Rouen, PS, une équipe de journaliste de LCI (groupe TF1) a été "violemment agressée" - comme si une agression pouvait être douce -  par une dizaine de manifestants. 
Sur une vidéo relayée par le quotidien régional Paris-Normandie, on peut voir une personne tomber à terre et recevoir une pluie de coups. Infox (fake news) ou intolérable réalité, est-il démontré que cette "personne" est un journaliste ? 


"Tout est mis en œuvre pour livrer leurs agresseurs à la Justice" 
Selon Paris-Normandie, les journalistes étaient accompagnés de deux agents de sécurité (une mesure prise par certains media suite aux agressions subies) : l'un d'entre eux n'a pas manqué de se faire transporter à l'hôpital, par nécessité ou par volonté de dramatisation ? 
BFMTV précise qu'une équipe de France 3 Normandie a également été prise pour cible par les manifestants à Rouen, puisque le CSA ne rappelle pas la presse partisane aux règles déontologiques de la profession. 

Le secrétaire d'Etat auprès du demi-ministre de l'Intérieur a apporté son soutien aux journalistes via Twitter : "Tout est mis en œuvre pour livrer leurs agresseurs à la Justice", écrit-il. C'est Laurent Nunez, et non  France 3, qui a annoncé qu'une plainte a été déposée. 

Même discours du côté de son binôme, Christophe Castaner. 
Il fait la leçon : "Dans notre démocratie, la presse est libre. Dans notre République, la liberté d'informer est inaliénable. Violenter des journalistes, c'est attenter à l'une et à l'autre : ils devront en rendre compte devant la Justice", fait savoir le ministre de l'Intérieur, toujours sur Twitter.
En république, agresser le peuple est-ce "attenter à la démocratie" ? 


Castaner va vite en besogne: il dégaine plus vite que son cerveau ne fonctionne 
L'Express précise que la "personne" à terre est un ...agent de sécurité et non pas un journaliste. "On y voit l'agent être entouré, mis à terre puis frappé à de multiples reprises par plusieurs personnes, dont certaines portant un gilet jaune. Il souffre d'une fracture du nez, a indiqué Thierry Thuillier, patron de l'information du groupe TF1 (LCI). "Nous condamnons avec la plus grande fermeté cet acte", a-t-il dit. Une plainte a été déposée.

Grosse frayeur à Toulouse
 

Une journaliste de la Dépêche du Midi 
- proche du PS, puisque Jean-Michel Baylet (parti radical de gauche) a été ministre dans le gouvernement Manuel Valls - aurait (conditionnel) également été prise à partie, alors qu'elle se trouvait dans sa voiture. Selon Lionel Laparade, rédacteur en chef adjoint du quotidien régional qui dénonce cette agression sur Twitter, la journaliste aurait pu échapper à ses agresseurs grâce à l'aide de deux autres "gilets jaunes". Ainsi, avec la volonté de nuire à l'ensemble, ne retient-on en titre que le cas isolé de l'affrontement au détriment du plus grand nombre pacifique. 


A Paris, une équipe de journalistes de LCI a aussi été prise à partie

Une journaliste aurait été jetée à terre avant d'être protégée par d'autres manifestants, rapporte un journaliste de l'AFP. 

A Pau, ville dont le maire est Bayrou, un pigiste identifié (à tort) comme travaillant pour BFMTV a reçu quelques coups de la part d' "individus" (sic) vêtus de gilets jaunes.

A Toulon, dans le Var, deux journalistes vidéo de l'AFP ont été "menacés" (sans autre précision), avant de trouver refuge dans un restaurant, alors qu'ils filmaient des échauffourées. D'abord pris à partie par un jeune homme sans gilet jaune, ils ont été poursuivis par une dizaine de personnes [par omission de la précision qu'ils ne l'étaient pas, la presse suggère que ces derniers pourraient l'avoir été] et ont reçu "des claques dans le dos, dans la caméra" et un "coup de pied (...) dans la hanche", a raconté l'un d'eux. On ne saura pas si des agents de sécurité ont fait le job, avec zèle ou non...

Le gouvernement protège la presse. Et réciproquement

A l'instar de CNews, de nombreux media ont exprimé leur soutien aux journalistes agressés.

BFMTV est particulièrement vindicatif:

CNews revendique le droit au parti-pris "en toute quiétude"

Europe 1 est solidaire de ses confrères contre le mouvement des Gilets jaunes:

Pourquoi RTL ne concentre-t-elle pas pareillement sur elle la colère des manifestants en lutte pour la défense de leur pouvoir d'achat ?Le ministre de la Culture Franck Riester a dénoncé sur Twitter un "ignoble lynchage" à Rouen. 

Le porte-parole du gouvernement
Benjamin Griveaux , très véhément, a poussé un "coup de gueule" sur le réseau social : "Depuis des semaines des équipes de journalistes sont prises à partie et subissent des violences de la part de manifestants partout en France". 

Ce porte-parole agressif manque à son devoir de réserve et de rassemblement des Français
: il ne cesse en effet de vilipender toute opposition, jetant un doute fort sur la volonté d'apaisement de l'Etat à la veille du 'grand débat national'.

Ce lundi, les équipes de BFMTV avaient confirmé leur hostilité aux gilets jaunes quels qu'ils soient : dans un amalgame dont elles sont coutumières, elles ont refusé de couvrir la mobilisation des "gilets jaunes" pour protester, disent-elles, contre les violences subies ces dernières semaines. "On sait que la totalité des "gilets jaunes" n'est pas en cause, mais là les faits sont extrêmement graves et inquiétants de notre point de vue, pour la liberté de la presse et la façon dont on travaille au quotidien avec ces manifestants depuis plusieurs semaines", s'était justifié François Pitrel, journaliste reporter d'images et président de la SDJ de BFMTV.

BFMTV instrumentalise la liberté de la presse à son profit
La liberté de la presse est un bien commun sur lequel la chaîne n'a aucun droit d'appropriation. Elle repose sur la liberté d'opinion et la liberté d'expression que tous les Français ont en partage. Toute annexion à des fins personnelles ou corporatives est un abus de pouvoir.

Les media visés par des bousculades, reproches et accusations qualifiés d' "agressions violentes" n'ont qu'un seul droit, se remettre en question. 
La liberté de la presse n'est pas un droit à la désinformation.


lundi 11 décembre 2017

Mort de Johnny Hallyday: quand les affreux de la gauche radicale se déchaînent

Les sectaires gauchistes donnent libre cours à leurs a priori rabougris 

Non, 'Charlie Hebdo' n'a pas publié ce dessin après la mort de Johnny Hallyday, raconte une certaine presse : intox ou info ?


Capture d'écran d'un tweet montant un photomontage d'une photo de Johnny Hallyday et d'un dessin humoristique publié par «Charlie Hebdo» en 2009.
Un internaute met en évidence l' "ingratitude" de la rédaction du journal trotskiste au moyen d'un montage que dénonce 20 Minutes, solidarité oblige, aux dépens de la déontologie, tout aussi professionnelle, croit-on ... 

"Des ingrats chez Charlie Hebdo ? C'est ce que veut faire croire un internaute, à l'aide d'un montage qui est devenu viral après la mort de Johnny Hallyday," râle ce journal gratuit. Mais c'est seulement ce que l'internaute pense, et si son opinion n'est téléguidée par aucun parti ni aucun réseau ou collectif, elle est attaquable. A chacune de leurs bavures, les journalistes (et leurs collaborateurs) se serrent en effet les coudes contre les internautes, fussent-ils des lecteurs taxés à chaque ouverture d'une page de leur site internet, fût-elle même un copié-collé de dépêche d'agence : de l'argent facile... A BFMTV, ils ne craignent pas de faire appel aux vidéos-amateurs de leurs suiveurs, ces moins que rien à qui ils expliquent (sic) l'actualité : encore de l'argent facile... 

Ce que 20 Minutes présente comme un "fake off" (très drôle!) est en vérité une mise en perspective soulignant l'irresponsabilité de cette presse incapable de se gérer, financièrement et moralement, puisqu'elle se croit infaillible et au-dessus de toute remise en question.

L'auteur n'a pas fait 
du malheureux dessin une boulette de papier, trop satisfait de lui-même et de sa fulgurance ! Mais s'il est des retours de flamme  (détournement de sens volontaire) qui peuvent inspirer la sagesse aux meilleurs, le monde de la presse est trop arrogant pour entamer une analyse. Le dessinateur était trentenaire et, près de dix ans plus tard, n'a toujours pas appris le respect dû aux morts.

C’est un télescopage qui a fait le tour de Twitter depuis sa publication mercredi.



Capture d'écran d'un tweet montant un photomontage d'une photo de Johnny Hallyday et d'un dessin humoristique publié par «Charlie Hebdo» en 2009.
Capture -partielle- d'écran d'un tweet montant un photomontage d'une photo de Johnny Hallyday et d'un dessin humoristique publié par «Charlie Hebdo» en 2009. - Twitter

Le montage est souligné par la légende "la définition de l’ingratitude." Il est reçu comme "une attaque contre les dessinateurs du journal révolutionnaire qui auraient publié ce dessin sitôt le décès du chanteur annoncé. L'orthographe approximative de la journaliste de 20 Minutes perd le lecteur, mais si notre correctif est bon, tous les dessinateurs du journal ne se sentent pas visés et on ne compte qu'un seul blessé, Marc Large, puisque la mémoire du chanteur est passé par pertes et profits.  "Le tweet a été retweeté plus de 21.000 fois en moins de 24 heures. Le même montage a aussi été repris sur Facebook," comptabilise la journaliste.
Mathilde Cousin est moins rigoureuse sur l'interprétation qu'elle fait du tweet. 
Le tweet originel, non tronqué par 20 Minutes
"A y regarder de plus près, les dessinateurs de Charlie Hebdo n’ont pas fait preuve d’ingratitude. Le dessin date de 2009 et n'était, selon les dires de son auteur, même pas destiné à Charlie mais à un média concurrent." Pour plus de crédibilité, elle pourrait le nommer. On le retrouve par exemple sur un blog consacré à l'humour. Il y a été publié le 22 décembre 2009.


La journaliste a peut-être l'excuse d'être stagiaire, car les faits ne s'imposent pas à sa conscience professionnelle. La dénonciation serait celle d'une manipulatrice qu'on ne serait pourtant pas surpris. 

A y regarder de plus près
, cette pro de l'info veut ainsi ignorer que le chanteur a été opéré un mois plus tôt, presque jour pour jour, le 26 novembre précédent, puisqu'elle aime les dates..., à Paris, d'une hernie discale par le docteur Stéphane Delajoux. Le 7 décembre, il est hospitalisé d'urgence au Centre médical Cedars-Sinai, à Los Angeles, pour y être réopéré le 10. Johnny sort de l'hôpital le 23 décembre : le lendemain de la publication du dessin qu'elle tente de défendre.

Marc Large a dessiné l'incinération de Johnny Hallyday alors qu'il était encore hospitalisé, en 2009, et les huit années écoulées changent peu à l'indécence de la défense.
L’auteur du dessin peut bien être "un dessinateur professionnel, qui travaille avec plusieurs titres de presse et maisons d’éditions" - comme précisé par Cousin ! - , mais avoir manqué de respect. La journaliste poursuit sa défense de l'indéfendable. "Ce même Marc Large a tenu à rectifier la vérité sur Twitter, précisant bien qu'il regrettait ce dessin aujourd'hui " trouvant le gag un peu facile". 




Que c'est chiant de s'expliquer !   
D'une part, des regrets ne sont pas des excuses et d'autre part, la facilité n'est pas en cause, mais l'indécence et le manque d'égard à plus grand que soi.

Quant au dernier numéro  de Charlie Hebdo, il est paru le 4 décembre 2017, deux jours avant le décès du chanteur.
Mercredi, l’équipe de Charlie a bien publié un dessin signé de Foolz sur la mort de Johnny Hallyday.
Johnny Hallyday a régulièrement eu les honneurs du journal à scandales politiques, en Une. La dernière fois, il y a seulement deux semaines, quand les organes de presse avaient déjà, qui écrit sa nécrologie, qui monté des soirées ...d'hommage ! On y voyait le chanteur sous assistance médicale lourde : leur compassion est exclusivement sectaire et notamment tiers-mondiste...
Aucun texte alternatif disponible.
Un sujet digne de "satire" ?

"Très ami avec Wolinski"

Johnny Hallyday a rendu hommage à plusieurs reprises à la rédaction de Charlie hebdo après l’attentat du 7 janvier 2015. Il a enregistré la chanson 'Un dimanche de janvier' (écrite par Jeanne Cherhal et composée par Yodélice) inspiré des marches qui ont suivi les événements de terrorisme islamiste : le 7 janvier, à Paris une fusillade dans les locaux de Charlie Hebdo fit onze morts, huit membres de la rédactions comptent parmi les victimes. Le 9 janvier, quatre personnes innocentes -cette fois - furent abattues durant une prise d'otages du magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes. "Je voulais absolument faire une chanson sur le 11-Janvier [date de la manifestation]. J’étais très ami avec Wolinski, et ça m’a fait beaucoup de peine cette histoire. C’était juste de rendre hommage à la disparition de tous ces gens formidables, dont quelques potes à moi", avait-il expliqué lors de la sortie du titre au micro de RTL. 

La star a interprété cette chanson en janvier 2016, un an après les attentats, lors d'un hommage place de la République à Paris. 
Johnny Hallyday, place de la République, le 10 janvier 2016
Un choix artistique qui avait fait réagir la rédaction de Charlie. 
Avec d'autres confrères, 20 Minutes avait déploré le coût de l'hommage.

Les haines intestines et mesquines de la gauche révolutionnaire
éclaboussent la société française
Et, tenez-vous bien, 20 Minutes est partenaire de Facebook pour lutter contre les fake news. 
En partenariat avec huit médias, dont 20 Minutes, Facebook va lancer en France son dispositif pour lutter contre les « fake news ».
Grâce à ce dispositif, les utilisateurs du réseau social peuvent signaler une information qui leur paraît fausse : dans les heures les plus sombres de notre Histoire, on appelait ça de la collaboration et de la délation. 
En partenariat avec huit media français qui se veulent, vertueux, vigilants, républicains, démocratiques et féministes, homophiles ou écolos  : sans surprise, on retrouve les rédactions de l’AFP (fournisseur d'éléments de langage officiels, appelés 'dépêches'), Le Monde (aux mains de deux hommes d'affaires multimillionnaires: le banquier Matthieu Pigasse et l'homme d'affaires Xavier Niel - Free et ce groupe de presse), BFM TV (propriété d'un homme d'affaires acoquiné à Drahi, un collègue endetté à mort), France Télévisions (service public accusé de procédés de traque anti-démocratique), France Médias Monde (organisme public  dirigé par une ex du cabinet de la ministre déléguée à la Francophonie Catherine Tasca, PS), Libération (co-détenu par les hommes d'affaires Bruno Ledoux et Patrick Drahi, président-fondateur du consortium ...luxembourgeois - sic, mais donneur de leçons - Altice, donc Numéricable et SFR) et l’Express (filiale de SFR Presse, racheté par Patrick Drahi). Au nom du pluralisme de l'information et de l'opinion ?
Les plus partisans, donc, si on omet les anti-libéraux Mediapart ou Le Canard enchaîné.

Et quand il y a intox de la presse et 
manipulation de l'opinion par les media, quel est le "dispositif" ?

Les réseaux sociaux ! 
Que les totalitaires veulent encadrer, au nom des libertés de la presse, d'opinion et d'expression qu'ils veulent concentrer.
Inutile donc de vous dire que ce blog -libre et indépendant- subit des intimidations (la première venue de l'entourage de Montebourg qui n'était même pas encore au gouvernement) et des pressions (techniques et des harcèlements en meute): ses jours sont comptés.