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vendredi 2 novembre 2012

Les Juifs sont-ils bien des Français, pour France Info ?


Des propos de journalistes qui devraient interpeller


"Hollande et Netanyahu unis contre l'antisémitisme",
titre le site du Nouvel Obs,
sans photo
 


Au cours de la visite officielle de Benjamin Netanyahu en France, François Hollande s'est engagé -avec emphase - à lutter contre l'antisémitisme "sans relâche" et a fait de la sécurité des Juifs "une [grande] cause nationale"

Ce qui fait l'objet d'un débat sur France Info, chaîne nationale publique.
"Les mots qui ont été dits par le président hier sont un sans-faute" juge Jean-Dominique Merchet de Marianne. Même analyse de Carl Méeus du Figaro magazine pour qui "la simple présence du président à Toulouse est un signe fort."

"Il y a en France un réel antisémitisme" précise Jean-Dominique Merchet. "Il y a eu à une époque une volonté de trop le nier pour le pas stigmatiser certains. Il est bon de regarder cela en face. Après la forme que ça prend, le faire avec un chef de gouvernement étranger, c'est une question que l'on peut se poser."
Carl Méeus souligne lui-aussi l'inquiétude de la communauté juive. "Les gens de la communauté vivent parfois un enfer. De harcèlement, de petites brimades, de vexations ou de propos antisémites et pour lesquels rien n'est fait."
Si seulement ils ne disaient que cela...

Raphaëlle Duchemin
les labelise "d'origine française"
et Jean--Dominique Merchet déclare que les Juifs, tous Français qu'ils soient, "sont chez nous"...

ENTENDRE donc le duel de ce matin, à 8h47 entre Carl Méeus du Figaro Magazine et Jean-Dominique Merchet de Marianne:



A noter que l'intitulé du podcast évoque la sécurité des "Juifs de France" et non pas des Juifs français, ni des Français de confession israëlite... Un alignement subreptice sur une autre religion d'implantation beaucoup plus récente et dont la frange radicale et active conteste, elle, la loi française.
Les Juifs sont-ils français, telle est donc LEUR question.

jeudi 22 juillet 2010

Antisémitisme: des profanations classées « faits divers » en Alsace et à Melun

De pire en pis depuis janvier, d'Alsace à la région parisienne

20 Minutes titra « racisme » à propos des profanations d'un cimetière juif fin janvier en Alsace et « FAIT DIVERS - Quelque 27 tombes (on n'est pas à une ou deux près) ont été renversées...». La presse se montre en dessous de tout.

18 sacrilèges en janvier, 27 en juillet

Alsace – 28 janvier 2010

"RACISME- Des croix gammées ont été inscrites et des stèles renversées", selon 20 Minutes
Le gardien a fait la terrible découverte hier vers 12h. Dix-huit tombes d'un cimetière israélite de Strasbourg ont été profanées, vraisemblablement dans la nuit de mardi à mercredi. Des croix gammées y ont été taguées à la peinture marron. L'inscription «Juden Raus» («les Juifs dehors») figure sur plusieurs d'entre elles, a indiqué le parquet.

«Des gens veulent entacher cette journée»
On ne qualifie pas ces « gens »
Treize autres stèles ont été renversées. «Certaines très anciennes sont brisées. C'est affligeant. Je suis horrifié par de tels actes», s'est indigné hier Laurent Schmoll, président de la communauté israélite de Strasbourg. «Il y a évidemment un lien avec les commémorations de ce mercredi», a-t-il ajouté.

Cette profanation est intervenue un 27 janvier, date de la Journée internationale en mémoire des victimes de l'Holocauste et du 65e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz [grand camp de concentration et d'extermination où 90% des victimes étaient juives] par les troupes soviétiques, [qui occupèrent la Pologne jusqu'en 1993]. «Il semblerait que des gens veulent entacher cette journée, symbole de la liberté», s'est ému Pierre Lévy, délégué régional du Conseil représentatif des institutions juives. «Je suis doublement choqué. J'ai appris ce qui s'est passé alors que je me trouvais à Auschwitz, où des membres de nos familles sont morts», a-t-il ajouté.

La bonne excuse
Cet acte antisémite intervient quinze jours après la découverte d'inscriptions islamophobes sur le mur de la maison du maire Roland Ries et sur la voiture d'un administrateur de la Grande Mosquée de Strasbourg.
Conclure l'article par cette observation, c'est plus qu'excuser, inciter à la riposte: la loi du talion est bien vivace. Une loi que le PS, le PCF et le MRAP ne contestent pas en république laïque.

Melun – 21 juillet 2010

Ce jeudi 22 juillet 2010, la synagogue de Melun (Seine-et-Marne) a été à son tour presque intégralement recouverte de tags antisémites, a indiqué RTL.
C'est un passant qui a découvert, vers 6h du matin, les «très nombreuses inscriptions à caractère raciste et antisémite» sur tous les murs d'enceinte du lieu de culte. Il a alors alerté la police qui a ouvert une enquête. «A l'heure actuelle aucune interpellation n'a eu lieu», ajoute RTL.

6 mai 2010: à Tarascon, le MRAP s'était indigné
Mais il s'agissait de la profanation de tombes musulmanes à Tarascon. Le Mouvement notait alors une « inquiétante inflation d’actes racistes »
« Le MRAP condamne vigoureusement un acte lâche qui, en réduisant ces anciens soldats à leur seule appartenance à la « religion musulmane, représente à la fois une insulte à la mémoire de ces hommes morts pour la France et une offense à la République. »

La récupération politicienne par le MRAP était alors explicite et radicale:
« Ces agressions viennent s’ajouter à la libération de la parole raciste encouragée par la dérive xénophobe du « débat sur l’identité nationale ». Alors que des populations arabo-musulmane - et d’autres - ont été stigmatisées en permanence, nous devons constater une absence de mobilisation réelle et effective des pouvoirs publics qui, comme telle, représente un encouragement à poursuivre ces actes islamophobes.» Les « actes antisémites » étaient tombés à la trappe.
Le MRAP accrédite l'idée que l'appartenance à une religion serait antithétique de l'appartenance à une nation.

Dans PaSiDupes, lire aussi le cas du communiste Jean-Claude Fernand Willem, maire de Seclin et l'orientation politque forte du président du MRAP, Mouloud Aounit, candidat PCF aux élections et pro-palestinien

L'amalgame « race » et religion fut un temps condamné

Peuples et pays sémites

Mais il resurgit dans les media et avec ce « mouvement contre le racisme » et pour l'amitié entre les peuples, dont Israël est manifestement exclu.

Ni les musulmans, ni les israélites ne constituent pourtant des races.
On n'appartient pas plus à une "race" qu'à une ethnie du fait du partage d'une croyance religieuse commune.

Les uns et les autres sont des « sémites ».

lundi 19 janvier 2009

France 2 a diffusé de fausses images de Gaza

La chaîne publique écope d'une mise en demeure par le CSA
Imaginez que TF1 se livre à ce type de falsification…

La chaîne de France Télévisions avait diffusé lundi 5 janvier 2009 dans son journal de 13 heures une vidéo censée illustrer les ravages causés par l' "offensive" israélienne alors en cours à Gaza, même s’il s’agit en fait d’une contre-offensive (on omet souvent de le rappeler), suite à des tirs de roquettes sur Israël, depuis la bande de Gaza aux mains des islamistes du Hamas. Les 20 secondes (12, selon Le Point) d'images étaient sans vergogne accompagnées de ce commentaire éclairé en voix off, de nature à nous « expliquer » la situation en toute objectivité : «Pour montrer la violence des combats, les télévisions arabes et Internet diffusent ces images filmées par un téléphone. Il s'agirait d'une frappe de missiles le 1er janvier. Les militaires portent les brassards du Hamas. Sur le sol, des combattants mais aussi beaucoup de cadavres de civilsC’est ce qu’est trop souvent devenu le journalisme du XXIe siècle, dont la tâche militante consiste à expliquer à la masse ignare, voire commenter l’actualité, c’est-à-dire gloser librement, sans respect de l’objectivité et du débat contradictoire.
Sans désigner les journalistes syndiqués qu’ils sont bien obligés de couvrir pour éviter un nouveau conflit, les responsables de la chaîne admettent un « couac » après la diffusion des images d'une explosion accidentelle datant … du 23 septembre 2005 pour illustrer les conséquences de la soi-disant offensive israélienne dans le territoire palestinien. Et entretenir le risque d’importation du conflit palestino-israëlien ?

Des blogs et sites Internet font la pige aux agences de presse

On fait dire ce qu’on veut aux images, selon la manière de les monter, donc d’en inverser l’enchaînement , d’en couper ou de les affubler de commentaires de circonstance sur mesure. Il ne s'agirait pas d'images consécutives à une frappe israélienne sur Gaza mais des conséquences de l'explosion accidentelle d'un camion transportant des roquettes, à Jabaliya, dans un camp de réfugiés palestinien, en ... 2005.

Souvent décriée et méprisée par la presse écrite et par ses propres lecteurs qui ont conservé le culte de l’écrit institutionnel et croient dur comme fer à ce qui les renforce dans leur égarement idéologique, l’information en ligne a démontré son utilité.
La supercherie, émanant vraisemblablement de militants pro-palestiniens, a en effet été détectée par plusieurs
blogs et sites Internet. Photos à l'appui, ces derniers ont remarqué l'étrange ressemblance entre la scène de carnage dont témoigne cette vidéo et les photos de l'explosion accidentelle de 2005, telle qu'elle avait été relatée à l'époque dans plusieurs médias.
Autre élément troublant, sur le site de partage de vidéos LiveLeak, il est bien précisé que la vidéo a été enregistrée le 23 septembre 2005. Depuis celle-ci circule pourtant de plus belle sur Internet, comme une preuve supposée des ravages de la contre-offensive actuelle de l'État hébreu : au point que le site a dû publier une note qui précise le contexte du tournage de la vidéo incriminée.
=> La question se pose donc de savoir si la mystification était intentionnelle et destinée à alimenter la propagande pro-palestinienne, malgré le risque de propagation du conflit au territoire français. Ou pour ce motif. Le CSA ne se pose pas ce genre de question : la gauche prétend qu’il n’est pas libre, mais de qui ?

Les pleutres du CSA

Le Conseil rappelle les termes de sa recommandation du 7 décembre 2004 relative aux conflits internationaux et à leurs éventuelles répercussions en France. Cette recommandation prescrit "une vigilance particulière dans l'exercice de la responsabilité éditoriale, notamment en ce qui concerne la vérification de l'exactitude des informations diffusées".
Le CSA a aussi décidé "d'engager une réflexion sur les conditions et les garanties qui doivent s'attacher à l'utilisation, par les médias audiovisuels, des images et des informations présentes sur Internet".
Les ‘sages’ du CSA se sont contentés d’estimer que France 2 avait manqué "à son obligation d'honnêteté de l'information du téléspectateur". C’est peu dire ! Une belle découverte que le public a faite depuis longtemps, à laquelle, pour leur information, ils associent d'ailleurs France 3, Canal+, M6 et Arte.

Piteuse langue de bois

Etienne Leenhardt, directeur-adjoint de l'information de France 2, a reconnu «une erreur», due à «un dysfonctionnement interne de vérification de l'info». Une déclaration utile… «C'est une erreur de notre part d'avoir diffusé ces images, qui datent en effet de 2005», reconnaît-il. Mais comment pourrait-il faire autrement. «La séquence que nous avons diffusée était censée illustrer la guerre des images sur Internet. Les personnes qui ont préparé le sujet sont allées trop vite», poursuit Leenhardt. Beaucoup de mots pour ne rien dire qu'on ne sache. Il n’admet pas la faute professionnelle et n’annonce pas des sanctions et des démissions : on n’est pas à l’hôpital…
Le pleutre lâche son petit commentaire édulcorant Aspartam : «C'est une bonne piqûre de rappel. Cela nous rappelle que nous devons être très attentifs sur la vérification des sources».
Imaginez-les infirmiers et infirmières
.
A leur place, des journalistes sauraient libérer des lits par leur seule lecture rapide des étiquettes de médicaments. Et sans conséquences sur leurs carrières. La faute aux sous-effectifs et au gros rhume de l’un ou de l’autre !
Mardi, Elise Lucet, la brêle qui lit son prompteur au journal de 13 heures avec un bac +2 de journalisme (BTS) a présenté les excuses de la rédaction évoquant une «confusion regrettable».

Les journalistes s’en tirent mieux que les infirmières

Suite à une faute aussi grave qui met à mal la confiance du public et la crédibilité du service public, dans un contexte aussi brûlant, le CSA a décidé d'infliger une "mise en demeure" à France 2.
L’infirmière fut mise en examen pour une faute moins lourde. Savoir pourtant si France 2 n’est pas à l’origine de tags de synagogues, de camion lancé sur un lieu de culte ou une agression à connotation religieuse.

lundi 12 janvier 2009

Anti-sémitisme : appels au calme, suite à la multiplication d’agressions

La France doit-elle se laisser entraîner à se mêler d’affaires de familles ?

Les actions criminelles se multiplient
  • Hier soir dimanche, une bombe incendiaire a été lancée contre la synagogue de Saint-Denis, dans la banlieue de Paris, mais c'est un restaurant casher mitoyen qui a subi des dégâts. Sa vitrine a été brisée et un mur noirci par un début d'incendie, d’après la préfecture.
  • Lundi 5 janvier, quatre collégiens soupçonnés d'avoir agressé une adolescente juive ont été mis en examen jeudi par un juge de Pontoise, dont trois pour "violences volontaires" liées à "l'appartenance de la victime à un groupe religieux", a-t-on appris jeudi 8 janvier de leurs avocats.
    La jeune fille de 14 ans, accompagnée de sa mère, avait déposé plainte mardi au commissariat de Villiers-le-Bel pour des "violences volontaires aggravées" et des "insultes à caractère antisémite" faisant allusion au conflit israélo-palestinien.
  • La semaine dernière, c'est d'une attaque contre une synagogue à Toulouse que PaSiDupes a rendu compte

    Les appels au calme


    La semaine dernière, après l’attaque contre une synagogue à Toulouse, la ministre de l'Intérieur a réuni les représentants du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) et du Conseil français du culte musulman (CFCM).
  • Pour l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), il s'agit du trentième acte antisémite recensé en France depuis le 27 décembre, date du lancement de l'opération militaire israélienne dans la bande de Gaza.
  • Dans un communiqué, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, condamne avec "la plus grande fermeté les actes lâches et inadmissibles" perpétrés à Saint-Denis. "Tout sera mis en oeuvre pour retrouver les auteurs de cette agression afin qu'ils répondent devant la justice de cet acte intolérable", assure-t-elle.
  • "Ces actes sont inacceptables et indignes de la France", a déclaré lundi le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Bruno Le Maire, sur LCI. "Les souffrances du peuple palestinien choquent tout le monde", a-t-il ajouté, se refusant à parler de "martyrisation" du peuple palestinien - terme utilisé dimanche par la secrétaire d'Etat chargée des droits de l'homme, Rama Yade. "Le conflit du Proche-Orient, la situation à Gaza ne doit en aucun cas avoir des répercussions ou une quelconque importation sur le territoire français", a souligné Bruno Le Maire.
  • La secrétaire d'Etat chargée de la Ville, Fadela Amara, doit réunir lundi soir les principales associations de quartiers comme SOS Racisme, l'AFEV, Changeons de regard, Droit de cité et Ni Putes Ni Soumises, qu'elle a fondée et présidée avant d'entrer au gouvernement.
    "On ne doit pas justifier au bout de la chaîne des actes antisémites dans notre pays sous prétexte qu'il se passe des choses terribles", a-t-elle expliqué dimanche sur France 2.
  • Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, interrogé sur RMC et BFM TV, a déclaré : "J'espère que tout le monde saura garder son sang froid", a dit lundi le porte-parole du Parti socialiste.
    Les pouvoirs publics et la classe politique doivent "donner les bonnes grilles de lecture pour dire que c'est un conflit entre
    Israël et les territoires palestiniens, pas un conflit entre les Juifs et les Arabes", a ajouté le député européen.
  • Dans un communiqué, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, assure "tous les Juifs de Saint-Denis et de France de (sa) solidarité". "L'actualité tragique qui s'écrit à Gaza ne saurait justifier la stigmatisation ou le recours à la violence, sur notre territoire."
  • De son côté, SOS Racisme "rappelle que tous ceux qui voudraient jouer le jeu de l'importation du conflit (...) sur notre territoire ne le font certainement pas pour aider ni les Israéliens, ni les Palestiniens".

    Des défilés sont-ils indispensables ?

    Certaines organisations ou associations et certains partis manquent au concert des appels à la paix civile et intercommunautaire, mais le double langage en la circonstance serait certes catastrophique et criminel.
  • Samedi 3 janvier, quelque 21.000 manifestants, selon la préfecture de police, avait défilé à l'appel d'un collectif entre République et la place Saint-Augustin, dans le VIIIe arrondissement de Paris, où se trouve l'ambassade d'Israël. Des heurts avaient éclaté à l'issue de cette manifestation et plusieurs véhicules avaient été incendiés.
    Samedi 10 après-midi , trente mille personnes, selon la préfecture de po lice, ont manifesté à Paris pour témoigner de leur soutien aux Palestiniens de la Bande de Gaza, appelant Israël à arrêter sa contre offensive.
    Aux cris de "Nous sommes tous des enfants de Gaza", "Europe complice, Israël assassin", ou encore "Montrez la vérité, médias français", les manifestants ont défilé à Paris en brandissant des drapeaux palestiniens et des pancartes sur lesquelles on pouvait notamment lire "arrêtons le massacre du peuple palestinien", "Israël criminel de guerre".

  • Parmi les associations pro-palestiniennes venues manifester, on notait la présence de l'Union juive française pour la paix. "C'est inadmissible d'agresser un peuple qui se bat contre la colonisation. Tout juif français ne soutient pas Israël", a expliqué Jean-Guy Greilsamer, l'un de ses membres qui a ajouté que l'association demandait que l'accord entre l'Union européenne et l'Etat hébreu soit suspendu. "Nous sommes pour des sanctions contre Israël", a-t-il précisé.

  • "Nous en appelons à l'Union européenne pour que des mesures soient prises pour arrêter ce massacre", a déclaré pour sa part Sylviane de Wangen, secrétaire générale de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS), en soulignant également l'importance pour les Palestiniens d'avoir leur propre Etat.

  • Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, a expliqué qu'il était venu manifester "en solidarité avec le peuple palestinien et pour pointer du doigt l'hypocrisie de la communauté internationale".

  • Egalement dans le cortège, Alain Lipietz, député Vert européen, il s'est dit "indigné" par la situation dans la Bande de Gaza. "L'Europe pourrait taper du poing sur la table et dire 'ça suffit'. Elle ne le fait pas", a-t-il déploré.

  • Mark Cramer, membre de l'association Américains contre la guerre (AAW) France, qui rassemble des Américains vivant en France, s'est dit inquiet du peu de réaction du président-élu Barack Obama sur ce conflit. "Il y a des crimes de guerre. On ne peut pas rester silencieux", a-t-il affirmé.

  • "Nous sommes venues manifester notre mécontentement de ce qui se passe en Palestine, car manifester, c'est tout ce que nous pouvons faire. Là-bas, ce sont les enfants qui sont les plus touchés", expliquait Ajar, une jeune Française d'origine marocaine venue défiler avec plusieurs amies.

  • La manifestation était organisée à l'appel du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, regroupant de nombreuses organisations, parmi lesquelles Agir contre la guerre (ACG), ATTAC, le MRAP et Droits devant.

  • Plusieurs partis politiques français avaient également appelé à défiler contre Israël: Les Alternatifs, la LCR, le NPA (Nouveau parti anticapitaliste), le Parti communiste français, le PCOF (Parti communiste des ouvriers de France) et les Verts.

  • Des syndicats, aussi: la CGT, la FSU, le Ligue des droits de l'homme (LDH) et l'UNEF figuraient aussi parmi les autres mouvements ou syndicats qui soutenaient la manifestation.

    Des manifestations similaires étaient également organisées dans de nombreuses villes françaises. A Nice et Paris, la fin des manifestations a été ponctuée d’incidents.
  • Dimanche, tandis que le Bondy Blog assure que les journalistes français sont dirigés par le lobby juif, Yahoo ! Actualités qui l’héberge rend très peu compte de l’activité des Juifs de France. Il faut chercher ailleurs une information neutre et équilibrée…
    12 000 personnes selon le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) se sont réunies dimanche après-midi avenue Matignon à Paris (VIIIe) pour soutenir l’action d’Israël. Drapés de grands drapeaux israéliens ou brandissant de petits drapeaux de l’Etat hébreu, les manifestants ont écouté des discours et chanté des chants en hébreu, mais aussi la Marseillaise.
    Le Grand rabbin de France, Gilles Bernheim, guide spirituel de la communauté juive, a déclaré "Israël se bat uniquement pour la liberté et la survie de son peuple, il n'y a aucune volonté de détruire un autre peuple".
    Parmi les personnalités, on notait la présence du chanteur Enrico Macias, du député-maire UMP du XVIe arrondissement, Claude Goasguen, et de Serge Klarsfeld, fondateur de l'association des Fils et Filles des déportés juifs de France.
    Le Crif avait appelé initialement à manifester devant l'ambassade d'Israël mais, faute d'autorisation, le rassemblement qui a duré une heure, s'est déroulé dans une rue voisine. Une délégation a tout de même été reçue à l'ambassade d'Israël.

    Juifs et musulmans sont tous des sémites et l’antisémitisme ressemble donc fort à un conflit de famille qui prend les proportions d’un suicide collectif ?

  • Si les auteurs de ces violences sont des Français amateurs de violences qui se sentent interpellés par ce conflit lointain, qu’ils sachent que leur place n’est pas ici, mais si ce.ne sont pas Français, ils doivent néanmoins respecter la population qui vit en paix en France, le pays qui les accueillent, d’autant qu’ils bénéficient peut-être du statut de réfugiés politiques. La France est en effet un pays pacifique et une terre d’asile pour les victimes de la guerre. On ne peut être pacifiste, solidaire de belligérants et reproduire dans l’hexagone le conflit israëlo-palestinien en petit, pour se donner l’illusion de participer à quelque chose de grand et historique.
  • Les manipulateurs utilisent un conflit politique de territoires pour faire se dresser des croyants de religions différentes les uns contre les autres, aux cris de Paix ici ou là...