POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est ARF. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ARF. Afficher tous les articles

vendredi 1 juillet 2016

La nouvelle taxe régionale de 600 millions ne serait pas un impôt !

Hollande nous prend pour des billes en nous vendant ses baisses d’impôts… 

Le candidat à la présidentielle ne fait pas oublier la nouvelle taxe régionale de 600 millions
taxes
Dans un entretien fleuve avec un complaisant Les Echos (groupe LVMH) ce jeudi, le chef de l'Etat prétend faire un geste fiscal "pour les classes moyennes," mais il se garde bien de mentionner une nouvelle taxe sur les ménages et les entreprises annoncée lundi dernier… 

C'est un président coupé de la réalité et donc plutôt satisfait de lui-même et un François Hollande plus que jamais en campagne, qui a le sentiment d'"un début d'inversion de la courbe du chômage", critique les programmes des candidats de la droite et se défend de toute "trahison" envers ses électeurs. Compter les contre-vérités est chose aisée: tout est faux.
Mais comme si la duplicité et le mensonge ne suffisait pas, François Hollande dit vouloir faire un nouveau pas vers une baisse des impôts sur les ménages l'année prochaine. Une petite musique qu'il avait déjà fait entendre au printemps, et qu'il confirme aujourd'hui, mais à cette réserve près, et d'importance, de "marges de manœuvre liées à l'amélioration de la croissance". "Si malgré le Brexit la croissance était de 1,7 % en 2017 - Hollande laisse ainsi transpirer sa propre incrédulité, incriminant au passage les Britanniques - , ce geste fiscal, qui ne pourrait être supérieur à 2 milliards d'euros [du fait, encore une fois, des contingences étrangères ? Et bien qu'elles lui soient globalement favorables!], viendrait s'ajouter aux allègements accordés depuis 2014 [mais qui n'ont bénéficié qu'aux plus défavorisés, dont les clandestins, mais qui ont accablé les classes moyennes, en compensation et par ...solidarité] et qui ont d'ores et déjà concerné 12 millions de contribuables", sur 19 millions, assure le chef de l'Etat, qui penche plutôt pour "une mesure ciblée pour les classes moyennes"

600 millions de recettes fiscales en plus pour les régions 

Mais François Hollande zappe une information pourtant récente qui met à mal son effet d'annonce. Lundi dernier, à l'issue d'une réunion avec Manuel Valls, l'Association des régions de France (ARF) a indiqué qu'elle a obtenu la création d'une nouvelle "taxe spéciale d'équipement régional", qui "permettra aux régions de disposer d'une recette supplémentaire annuelle de 600 millions d'euros". Cet impôt pèsera à la fois sur les entreprises et les ménages, probablement par le biais de la taxe sur le foncier bâti. Il doit être inscrit dans le projet de loi de finances pour 2017, discuté à partir de l'automne au Parlement. 

La régionalisation est en cause. 
Les présidents de région ont récemment récupéré les compétences des départements en matière de développement économique, mais les régions n'ont pas reçu de compensation financière en parallèle. Or, le gouvernement refuse de réduire les recettes des départements, qui se disent déjà asphyxiés par le financement du RSA… 

Les Franciliens verront même, eux, la pression fiscale augmenter encore un peu plus. La région Ile-de-France limite pourtant les dégâts et fera face aux frais liés au délabrement du réseau de transports publics laissé à l'abandon par l'ancien précédent, Jean-Paul Huchon (PS). Sa présidente, Valérie Pécresse, a en effet arraché au gouvernement la signature d'un protocole pour assurer le financement des transports publics, qui prévoit la création du passe Navigo unique, assorti d'une hausse limitée à 3 euros: 73 euros, au lieu de 80. 
Le ticket de métro à l’unité passera de 1,80 euro à 1,90 euros, soit une hausse de 5,5%. Le carnet de 10 tickets coûtera 14,50 euros (contre 14,10 euros, soit une hausse de 2,8%). Une augmentation qui est loin d'être anodine : environ 30% des usagers des transports franciliens voyagent avec des tickets.
Le gouvernement a aussi décidé une augmentation des prélèvements.
Le gouvernement va en effet recourir à une hausse du versement de transport, payé par les entreprises, et à une modulation de la taxe sur les carburants (la TICPE), qui devrait logiquement se répercuter sur le prix à la pompe. 

Autant dire que la "pause fiscale" annoncée par Hollande à l'été 2013 est encore loin d'être une réalité pour tout le monde.   

mercredi 21 mai 2014

SNCF: les régions prennent le pouvoir

Huit régions s’associent pour reprendre en main l’achat de leurs trains régionaux

Sans attendre le vote du Parlement


L’achat et la maintenance des TER ne seront plus gérés longtemps par la société nationale. Les régions, qui ont acheté 1.500 trains depuis 2002 ne veulent plus se contenter du rôle de financeurs.

Une cascade de révélations concertées
Huit conseils régionaux ont décidé de se constituer en " association d’étude" d’ici à la fin de l’année afin de reprendre en main l’achat de leurs trains régionaux. Cet objectif a été annoncé jeudi après midi, lors du congrès annuel de l’Association des régions de France (ARF), mais aussi au lendemain de la révélation complice du Canard enchaîné que le gabarit élargi des nouveaux TER ne permet plus leur entrée en gare... 

Y a-t-il un conducteur dans le TER ?
Ces CR prennent d'autorité la décision de négocier directement avec les constructeurs de trains, le français Alstom, le canadien Bombardierl'entreprise privée française Lohr Industrie et les autres. Les coalisés, qui ont bien l'intention de rallier l’ensemble des régions françaises, revendiquent aussi la pleine propriété des matériels acquis. Les régions, qui sont responsables des trains express régionaux (TER) depuis la décentralisation de 2002, se satisfaisaient de subventions  nationales pour le financement des rames, laissant donc RFF propriétaire du réseau et intermédiaire dans les commandes de rames.

L’initiative des huit régions, toutes socialistes (Pays de Loire, Rhône-Alpes, Aquitaine, Bourgogne, Auvergne, PACA, Picardie, Ile-de-France), s’inscrit dans le cadre de la réforme ferroviaire qui devait être examinée par le Parlement début 2014. En juillet 2013, Frédéric Cuvillier, alors ministre délégué aux Transports, avait indiqué que "l'embouteillage" des projets de loi présentés en Conseil des ministres sacrifiait la présentation du texte devant celui-ci à la rentrée, avec un examen par l'Assemblée "le plus tôt possible"... En effet le printemps 2013 avait été dédié au sociétal et prioritairement à la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, publiée au Journal officiel du samedi 18 mai 2013.  
Les visées des présidents de régions portent sur des volumes d’achat considérables. Depuis 2002, l'ensemble d'entre elles a acquis 1.500 trains représentant une dépense supérieure à 5,8 milliards d’euros. Et les commandes en cours portent sur 2,5 milliards d’euros. "Nous payons les lycées et nous en sommes les propriétaires. Pourquoi pas les trains ?", s’interroge Jacques Auxiette, président de la région des Pays de la Loire et de la commission Transports de l’ARF. Et d’estimer que "cette pratique fait que nous avons 30 ans de retard sur les agglomérations et autres autorités organisatrices de transport."

La co-gestion de la SNCF manque de transparence  

Les collectivités instrumentalisent l'usager promettant de mieux définir les cahiers des charges "du point de vue voyageur." Jacques Auxiette estime que, sur cet aspect, les exigences de la SNCF sont trop ténues. En contrôlant les achats, les régions ne promettent pas d'éviter les ratés et les couacs de la SNCF, mais ont le sentiment qu’elles maîtriseront mieux les procédures d’achat, les délais, les coûts de maîtrise d’ouvrage et de maîtrise d’œuvre, ainsi que la gestion de l’après-vente avec le constructeur. Car si la question de la maintenance des matériels reste à explorer, Jacques Auxiette évoque la possibilité que celle-ci soit directement assurée par les constructeurs, comme c’est le cas dans d’autres pays.

Au-delà de cette volonté de puissance, les régions accusent l’opérateur ferroviaire d'un manque de transparence. "Il ne faut pas que la SNCF le prenne mal, mais son calcul des coûts n’est pas toujours facile à expliquer", dénonce le président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, qui souligne cependant que la maintenance des trains régionaux, "c’est une méchante servitude. La dépense devient très vite importante".

Alain Rousset, président de la région Aquitaine et de l’ARF, a également rappelé que Bordeaux a récupéré 260 millions d’euros en partie liés aux frais de siège après avoir audité le service de l’eau. "Il serait intéressant de faire la même chose avec la SNCF dont on ne voit pas à quoi servent ces frais de siège", ajoute-t-il. 
Jacques Auxiette avoue que la nouvelle association sera "le premier acte d’une modification des rapports entre la SNCF et les régions qui veulent assumer pleinement leur responsabilité."

Entraîner d’autres régions moins riches

Les régions moins favorisées par le tissu industriel ou le terrain seront moins ambitieuses.  Les entraîner ne sera pas forcément évident : "Il y a beaucoup de contraintes à prendre cette responsabilité en direct, estime un responsable technique d’une grosse région ferroviaire, à commencer par les relations avec les syndicats, ou encore la prise en charge de la maintenance. C’est un vrai métier, ce n’est pas le nôtre." Sans compter qu’en cas de train en panne ou de retard, il est plus commode pour un président de région de montrer la SNCF du doigt que de se retrouver en première ligne...

L’initiative des régions est "parfaitement légitime", selon le président de la SNCF, Guillaume Pepy, présent au congrès de l’ARF jeudi.  L’opérateur ne peinera pas à  se rendre indispensable et à vanter son expertise. Un expert proche de l’entreprise assurait jeudi que l’acquisition en direct du matériel roulant va nécessairement se traduire par une augmentation des spécificités des rames selon les régions, ce qui aurait pour conséquence de renchérir les coûts de maintenance.
Traqués par le fisc, le garagiste et la police sur les routes et autoroutes, les usagers n'auront plus que leurs yeux pour pleurer.


mardi 8 avril 2014

Menace sur le mille-feuilles: les présidents de région veulent garder leur part du gâteau

Fusion de régions: Valls va entendre parler du pays

Les présidents de région souhaitent être reçus rapidement par le Premier ministre Manuel Valls
 
Ils réclament des clarifications sur les réformes territoriales évoquées mardi devant l'Assemblée nationale. " On va demander une réunion rapide de l'ARF (Association des régions de France) et, dans la foulée, un rendez-vous à Matignon pour savoir un peu où il [Manuel Valls] veut aller et comment il veut y aller", a clamé le président du conseil régional de Picardie M. Gewerc, précisant qu'il a échangé à ce sujet avec plusieurs de ses collègues dès mardi soir .

Valls prétend être "concret, mais "il manque le décodeur"
" Il manque le décodeur" pour comprendre "la déclaration d'intention" faite par M. Valls au sujet de la suppression des départements, de la diminution du nombre de régions et de l'abolition de la clause générale de compétence, a estimé le président de la région Picardie.

"Je voudrais savoir comment cela va être mis en oeuvre et comment dans la pratique, on va trouver des solutions qui aillent dans le sens qu'il souhaite mais qui tiennent compte de ce qui marche depuis des décennies", et c'est là que " dialogue et clarifications s'imposent ", a-t-il poursuivi.

"On ne peut pas couper les citoyens de la proximité"

Pour illustrer ses interrogations, Claude Gewerc (PS) a cité l'impact d'une suppression des départements. Comme "on ne peut pas couper les citoyens de la proximité", cela signifierait "un glissement des prérogatives départementales vers les intercommunalités". Or, ce point n'a pas été abordé par M. Valls, a-t-il souligné.

Selon Cl. Gewerc, depuis toujours favorable à la suppression de la clause générale de compétence, "on fera des économies en délimitant les compétences et non en réduisant les régions ". Cette clause juridique traduit la capacité d'initiative d’une collectivité territoriale dans un domaine de compétences au-delà de celles qui lui sont attribuées de plein droit.

Les présidents de région doutent de la capacité de concertation de Valls
Pour lui, les projets de redécoupage de la carte des régions qui circulent ne sont parfois que le fruit de "la vision géostratégique de géographes parisiens".

Ainsi "la Haute Normandie a beaucoup plus de points communs avec la Picardie qu'avec la Basse Normandie", selon le Picard, et un "rapprochement" aurait donc bien plus d'intérêt que la reconstitution de la grande Normandie que concocterait le pouvoir central.

Combien d'autres régions contestatrices?
La question se pose aussi du rattachement de la Loire-Atlantique (Nantes) à la région Bretagne et fait suite au détachement de ce département de la région Bretagne et à son rattachement à la région des Pays de la Loire lors de la création des régions administratives françaises en 1956, alors que le territoire de la Loire-Atlantique faisait partie depuis l'an 850 du Duché de Bretagne, province de Bretagne jusqu'en 1790.

Le redécoupage des cantons est également contesté, notamment dans les conseils généraux des Hauts-de-Seine, en Côte d'Or ou en Corrèze, où Bernadette Chirac mène la fronde contre le redécoupage de la carte cantonale. Elle s'est exprimée depuis l'Assemblée nationale à Paris, ce mardi 4 mars, et a réglé un certain nombre de ses comptes après avoir interpellé Manuel Valls, puis François Hollande, sans succès, bien qu'ils se posent en champions de la concertation.
La conseillère générale de Corrèze a aussi réglé ses comptes avec le ministre de l'Intérieur Manuel Valls et son conseiller politique Yves Colmou (ci-contre, regard ailleurs) qui l'ont reçue. "Ce monsieur est très spécial", a-t-elle dit au sujet de ce dernier, à qui elle attribue le redécoupage cantonal. "Il ne regarde jamais en face et comme cela il a l'air d'être indifférent. C'est assez étrange (..) Et moi, je sais lire dans les regards".

samedi 6 novembre 2010

Remaniement ministériel: Aubry a encore bavé sur le pouvoir...

...Alors qu'elle est 'perdue' et que le PS part 'à vau-l'eau'

Unis ? JL Mélenchon et P. Laurent, devant
mais Martine Aubry et François Lamy, derrière
ne se voient pas...

Retranchée à Lille

Alors qu'elle avait refusé de se montrer à la manif de trop samedi à Paris, Martine Aubry a participé à la manifestation contre la réforme des retraites ...à Lille. La maire de la ville craignait sans doute d' « abîmer » son image en s'associant sous l'oeil des caméras au fiasco parisien de cette 8e déambulation en deux mois.

Mais elle l'a tout aussi sûrement « salie » en déblatérant devant des micros.
Le chameau blatère, Aubry déblatère.

La bave du crapaud
A propos du prochain remaniement ministériel, le premier secrétaire du PS a estimé samedi que:
- «Le président de la République est perdu aujourd'hui (…), on ne sait pas où on va, il n'y a plus de cap dans le pays»
- «Nous, on sait déjà qui sera le Premier ministre demain, c'est Sarkozy. En attendant, le pays n'est plus gouverné, il va à vau-l'eau avec les petites histoires des uns et des autres, Bertrand contre Copé, Fillon contre Borloo...
- La France s'enfonce dans la crise et on a un gouvernement qui ne fait plus rien et une majorité qui se divise», a-t-elle poursuivi.

La grenouille qui veut se faire plus grosse que le boeuf

Oh, la menteuse!
«Nous, nous sommes unis avec le reste de la gauche pour proposer une alternative. Voilà la différence», a-t-elle encore assuré.

PS uni avec le reste de la gauche ?
La photo de ce post montre à quel point les grossiers s'entendent entre eux !
Et Sa Cynique Majesté Royal, bien que présidente de région, prétexta une angine blanche (éryhtémato-pultacée!) pour ne pas participer au congrès de l'ARF.


Et deux prochains articles de PaSiDupes montreront que
- Valls sort des lignes du PS: lien PaSiDupes
et que Mélenchon en arrive à indisposer même le PC: lien PaSiDupes

Le torchon brûle entre les régions et le gouvernement

L'Association des régions de France serait-elle totalitaire ?

Rien ne va plus entre les régions de gauche et le gouvernement

L'ARF se vide
Les trois conseils régionaux gérés par la droite - sur 26 au total - ont quitté leur association commune, l'ARF, et aucun ministre n'a participé à son congrès annuel vendredi.
Le président de la région Réunion Didier Robert (UMP) et celui de la Guyane, Rodolphe Alexandre (DVG élu avec le soutien de l'UMP) ont annoncé leur départ de l'ARF.
Ils suivent l'exemple du président d'Alsace, Philippe Richert (UMP), qui avait présenté son initiative mercredi et préside depuis septembre une nouvelle association rivale, l'Association des élus de régions de France (AERF).

Le président PS de l'ARF polémique

Alain Rousset, le camarade président, a aussitôt accusé Nicolas Sarkozy d'avoir "imposé" à La Réunion et à la Guyane de quitter l'association.
"Le président de la République a convoqué hier (jeudi) les présidents de région de droite pour leur imposer de démissionner de l'ARF", a commenté M. Rousset en marge du congrès. "Jamais un tel geste n'a eu lieu", a-t-il admis.
Rousset est un mal-aîmé! Il observe en effet que, pour la première fois, aucun ministre n'a participé au congrès. "Une invitation a été envoyée au Premier ministre qui nous a répondu de manière très républicaine qu'il ne pourrait pas venir, mais il ne nous a pas dit par qui il serait remplacé", a-t-on déploré à l'ARF. Le rapporteur de la commission des lois à l'Assemblée Gilles Carrez (UMP) ne suffit sans doute pas à flatter la vanité du président de l'ARF et qu'il ait participé à une table ronde ne flatte pas son ego.

Comme pour confirmer que l'affaire n'est qu'un moyen pour Rousset de marquer sa réélection à la présidence en avril 2010, son principal rival au sein de l'ARF s'est également saisi de ce sujet pour se donner quelqu'importance après son échec. "C'est une honte qu'il n'y ait aucun représentant de l'Etat", a dans l'indifférence générale estimé Michel Vauzelle (PS), le président de PACA, région n'a toujours pas changé de nom. Dans La Provence du 22 mars dernier, Michel Vauzelle avait avoué s'intéresser de très près à l’Association des régions de France (ARF). "Je vais en briguer la présidence, avait-il indiqué. Je me sens la force, le courage et les arguments, en plus de mon expérience, pour lutter contre les projets de réforme de Nicolas Sarkozy." Qui a dit que l'ARF ne fait pas de l'anti-sarkozysme primaire ? (lien)

Le président de la région Auvergne, René Souchon (PS), en a aussi profité pour s'en prendre Brice Hortefeux ou Alain Marleix, puisqu'ils représentent des menaces régionales d'envergure, en tant qu'élus du Conseil régional. Malgré leurs nombreux engagements, respectivement en qualité de ministre de l'Intérieur et de secrétaire d'Etat aux collectivités, il leur fait le procès de leur absence à ce congrès.

Jean-Paul Huchon (PS, Ile-de-France) n'a pas manqué de perspicacité en expliquant que la défection que les régions sont majoritairement à gauche depuis 2004. Mais il n'a pas noté que ce congrès est le dernier d'une association appelée à disparaître.

Mort programmée des Régions


Le seul objectif de la réforme territoriale, actuellement à l'étude au Parlement, "est la création du conseiller territorial" qui doit remplacer à partir de 2014 conseillers généraux et régionaux, "ce qui va aboutir à la disparition de la région qui perd ses outils et ses élus", a expliqué le nostalgique Martin Malvy (PS, Midi-Pyrénées).

Face aux critiques de mauvaise gestion formulées contre les régions de gauche (lien PaSiDupes), M. Malvy a souligné qu'"elles disposent de plus de 2 milliards d'euros d'autofinancement net". Il a prétendu que les milliards allaient disparaître avec la réforme, comme si les Conseils territoriaux devaient pouvoir s'en passer. Bizarre encore, puisqu'en 1998 les membres de cette association voulurent "mettre en commun les expériences vécues dans les régions avec le transfert des compétences décidé par les lois de décentralisation".
Cette réforme sera remise en cause après l'élection présidentielle de 2012 en cas d'alternance, a prévenu J.-P. Huchon.

Ségol'haine Royal s'est encore faite porter pâle. Mais l'absence de la présidente de Poitou-Charentes n'a créé aucun manque. Elle souffrirait d'une angine blanche et diplomatique mais ses camarades présidents ne souffrent pas de son absence: les messages de prompt rétablissement n'affluent pas.

Le PS n'est pas à une contradiction près

Ceux qui vont mourir te saluent
Pour François Bonneau (région Centre), la "décentralisation" serait, paradoxalement, à la fois "une volonté de pouvoir extrêmement personnel", et "une vision où tout doit être marchandisé", parce que "l'Etat veut moins d'action publique".
M. Rousset a jugé que les difficultés avec l'Etat ne sont pas un problème gauche-droite: "c'est un problème girondins-jacobins, la décentralisation et la modernisation, contre la ringardise et la régression".

Principales réformes du territoire
C'est à l’Assemblée constituante que nous devons les modalités d’un nouveau découpage territorial de la France, le premier, en 1789, tandis que la loi du 21 mai 1790 créa le Conseil général de la commune de Paris. Déjà la soif de pouvoir ?
La Constitution du 22 frimaire an VIII maintint le département, mais son administration fut profondément modifiée et la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800) institua les préfets, nommés et révoqués par le Premier Consul, puis par l’Empereur.
Sous la Ve République, apparaissent les vingt et un préfets de région, par décrets du 14 mars 1964 et la région parisienne est réorganisée en 8 départements par la loi du 10 juillet 1964. La réforme territoriale est donc un long processus qui n'a pas été engagé aujourd'hui pour déplaire au PS d'Aubry.

Enfin, les lois de décentralisation datent de ...mai 1981 et mars 1983.
Le gouvernement de Pierre Mauroy, premier ministre et maire de Lille,
et de son ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Gaston Defferre,
maire de Marseille les font voter. Elles créent une nouvelle catégorie de collectivités locales : les régions.

En Régions, la gauche ne respecte pas la minorité

Depuis les dernières élections régionales en mars, 23 régions sur 26 sont gouvernées à gauche, tandis que l'Alsace, la Réunion et la Guyane sont à droite.
En annonçant son départ de l'ARF, M. Richert avait reproché à l'association de n'être plus qu'"une amicale d'opposition au gouvernement". Depuis les dernières élections régionales, elle est devenue une officine militante anti-gouvernementale dont la seule raison d’être est la critique systématique de l’action du président de la République.Cette attitude est notamment incarnée par M. Jacques Auxiette, président de la Région des Pays de la Loire."

mercredi 30 juin 2010

Et si la fonctionnaire du Conseil régional d'Aquitaine disait vrai ?

Sous la menace d'une révocation pour avoir brisé la loi du silence

Lien Amazon pour acheter

Une écrivaine, qui signe du pseudonyme de Zoé Shepard, a été suspendue de son poste à la direction générale des services du Conseil régional d'Aquitaine après avoir été identifiée. Elle encourt une sanction qui va de "du blâme à la révocation de la fonction publique territoriale", a-t-on appris.

Pas une association, pas un réseau et pas un collectif pour la soutenir, pétitionner et défiler ?

Le Conseil de discipline doit rendre un avis demain jeudi.

La sanction sera ensuite de "la responsabilité de la hiérarchie de la fonctionnaire", a précisé le conseil régional. Souverain, A. Rousset (ci-dessous) n'a pas souhaité s'exprimer sur ce point...
Qui parlait de "superbe menton mussolinien" ?
Et à propos de qui *?

Ca devrait bien se passer pour Zoé, puisque le PS est pris à son propre piège du laxisme...

Les censeurs vertueux n'ont aucun sens de l'humour

"Absolument débordée!"
Tel est le titre chargé d'ironie d'un ouvrage que le président socialiste Alain Rousset n'a pas trouvé à son goût. L'auteure qu'il emploie avait du temps de reste pour écrire: elle est convoquée jeudi devant le conseil de discipline du CR.
Le sens de l'humour du président serait-il si faible que France Inter aurait des leçons à lui donner ? La fonctionnaire fantasmerait-elle la sodomie de ses supérieurs ? A-t-elle souhaité que l'avion du président de Région se crashe ? Nous voulons aussi les noms des « sales fils de putes ».

Ouvrage barré d'un bandeau "Comment faire 35 heures en... un mois"
Le Conseil régional d'Aquitaine, présidé par le socialiste Alain Rousset, estime que "de nombreux indices" permettaient de l'identifier, bien que l'institution ne soit pas nommée. Il considère que la caricature, admissible pour "les personnages publics" que sont les élus, ne l'est pas pour les "citoyens vigilants", "les fonctionnaires travaillant dans l'ombre".

VOIR et ENTENDRE Laurent Wauquiez sur le sujet de la formation et l'apprentissage à la manière socialiste dans les Régions:

Les élus et les journalistes peuvent tout se permettre
Les fonctionnaires sont soumis à la loi du silence. Encore que les syndiqués de la police ou de la justice aient toute liberté également.

Mais l'auteure (ci-contre, sauf erreur involontaire de notre part), qui signe du pseudonyme de Zoé Shepard, est fonctionnaire et elle a donc été suspendue de son poste à la direction générale des services pour s'être faite pincer, malgré ses précautions: pas vraiment professionnelle, cette activiste...

Les interdits
Le langage de la vérité est banni de la « société de bien être » socialiste.
En quatrième de couverture de l'ouvrage, édité en mars par Albin Michel, on peut lire que la narratrice est "plongée dans un univers où incompétence rime avec flagornerie (...)".

Liberté d'expression vs censure

Le texte dénonce un "discours démagogique anti-fonctionnaire" et déplore également la forme. "C'est une sorte d'autobiographie sous X, forme désormais répandue dans les forums virtuels où, à la différence des journalistes et critiques déclarés, les anonymes avancent masqués croyant pouvoir tout dire, sans réserve et sans preuves, protégés par l'anonymat d'un avatar avantageux", souligne-t-il. Les journalistes peuvent militer, " décrypter " désinformer et s'auto-censurer, mais la masse - vile et impudente - n'a pas droit à l'impertinence. Didier Porte et Stéphane Guillon peuvent insulter et inciter à la haine, mais l'anonyme et le non syndiqué sont tenus au silence.
Rousset vu par un artiste peu suspect de flagornerie:
sera-t-il convoqué ?

Combien de fonctionnaires muselés

Interrogée mardi par France Bleu Gironde, Zoe Shepard affirme avoir fait "vraiment hyper attention à ce qu'on ne puisse pas reconnaître la région". Cependant elle ajoute: "Moi, je suis fonctionnaire, je travaille pour l'intérêt général et lorsque cet intérêt général n'est pas servi au mieux je suis désolée mais je pense que j'ai le droit, voire le devoir, de dénoncer des dysfonctionnements".

De son côté, le conseiller régional Modem, Joan Taris, est intervenu lundi en séance plénière pour dénoncer la demande de révocation, jugeant cette sanction "totalement disproportionnée". Une révocation lui "interdirait la fonction publique alors qu'elle a trouvé du travail ailleurs", a dit l'élu.

Les apparences plutôt que la réalité
"C'est toute la crédibilité et l'honneur du personnel de la région qui sont mis à mal par un tel type d'ouvrage qui devient dès lors purement injurieux, grossier et surtout diffamatoire", précise un communiqué du Conseil régional.
La vérité ne doit pas sortir du blockhaus.

N.B.
Bien que candidat de l'union de la gauche (PS, Verts, PCF, PRG) à la mairie de Bordeaux lors des municipales de mars 2008, Alain Rousset n'y siège pas !
Il n'a recueilli 34,14% au premier tour, contre 56,62% des voix à son vainqueur Alain Juppé, alors il a aussitôt renoncé à siéger au conseil municipal...

La pénibilité d'un milieu professionnel particulièrement difficile

La muselière imposée aux fonctionnaires entre-t-elle dans la définition de la « pénibilité » que le PS souhaite étendre à un maximum de catégories sociales ?

Et, si on veut bien passer sous silence le cumul des mandats, Alain Rousset, qui est candidat à sa propre succession à la présidence de l'Association des régions de France (ARF) depuis 2004, entend-il maintenir cette chape de plomb sur l'ensemble de l' "union des républiques socialistes soviétiques régionales" ?


* Le "superbe menton mussolinien" n'était pas celui de Rousset, mais de Mitterrand, selon A. Madelin: rien n'à voir !

samedi 10 avril 2010

PACA: à peine réélu, Vauzelle regarde déjà ailleurs

Michel Vauzelle, président de région déjà parti vers d'autres aventures

L'article de La Provence se passe de commentaires:

Au PS, la contre-offensive de Vauzelle

Décidé à s'impliquer au sein du PS, le patron de la Région Paca brigue aussi la présidence de l'ARF.
Réélu [le 21 mars au soir] pour un troisième mandat à la tête du Conseil régional, Michel Vauzelle a troqué son habituelle veste de velours pour un costume printanier,[...]. Fort des 44,1% obtenus la veille, "ce qui n'est pas mai dans une région de droite" [commentaire étrange, puisqu'en plus du CR, le Conseil général est tenu, ainsi que la communauté urbaine de Marseille, par le PS !], le président socialiste a profité du petit nuage sur lequel il s'est posé pour reprendre un envol national. Certes, a-t-il souligné d'embiée, "je ne vais pas gérer benoîtement les dernières années de l'institution régionale. Notre priorité de travail reste l'emploi et les transports. Je vais d'ailleurs rencontrer le président de la SNCF cette semaine. "

[Le PS attend après Vauzelle] "Le PS a besoin de clarifier son message."

Une fois cadrée la feuille de route régionale, qu'il lancera officiellement vendredi, après son investiture, Michel Vauzelle a ouvert son cahier national. Première page, le Parti socialiste. "Je me suis volontairement tenu à l'écart du PS et des guerres de courants. Maintenant qu'on a prouvé qu'on pouvait faire gagner la gauche, on peut proposer quelque chose au peuple. [royal, non? Attention Marie-Ségolène, me voilà !] Le PS a besoin de clarifier son message."
Invité [...] à Paris avec ses homologues régionaux par la première secrétaire Martine Aubry, il compte organiser "un examen de conscience. Le défi pour le PS est d'être moderne. Il faut ouvrir le débat lors des primaires pour savoir s'il y a un modèle social capable de nous imposer dans la course mondiale sans renier nos idéaux." Une projection vers la présidentielle 2012.
Celui qui considère que Martine Aubry "a fait du bon travail en améliorant sensiblement le climat" ne se voit toutefois pas ministrable. " Je l'ai été, chacun son tour. "

Son ambition: mener la contre-offensive anti-sarkozyste

Ses objectifs seraient ailleurs. D'une part, la législative 2012 où il compte se représenter dans sa circonscription arlésienne. D'autre part, l'Association des régions de France (ARF). " Je vais en briguer la présidence. Je me sens la force, le courage et les arguments, en plus de mon expérience, pour lutter contre les projets de réforme de Nicolas Sarkozy."
S'il ne connaît pas d'autres candidats à ce poste, Michel Vauzelle devra toutefois en déloger Alain Rousset qui l'occupe depuis douze ans. "ll faut nous faire entendre d'avantage [sic, La Provence est au niveau de LePost!] alors qu'on détruit les régions." Son traval de lobbymg commencera [aujourd'hui] à l'Assemblée nationale.
Décidé à "être punchy tout de suite" [gag !], l'ancien Garde des Sceaux va repartir au combat pour l'inscription d'une charte des services publics dans la constitution. "On peut y arriver", s'enthousiasme celui qui compte également "s'impliquer au sein de Îa fédération PS des Bouches-du-Rhône" et tient à "réfléchir à l'avenir politique de Marseille. Il faut se demander comment on va reprendre cette ville." Une contre-offensive sur tous les fronts.
La Provence - François Tonneau

En d'autres termes, pendant ces quatre années, Vauzelle aura la tête ailleurs

Le PS et le PC se sont réparti les rôles idélement: Arles resterait aux communistes et il reviendrait aux socialistes de ravir Marseille à l'UMP. A défaut, il arracherait la communauté urbaine à Eugène Caselli et la fédération PS à Jean-Noël Guérini.
Les électeurs de Vauzelle ne vont pas tarder à regretter d'avoir maintenu à son poste un fantôme.
Lien PaSiDupes

mercredi 24 mars 2010

Le PS et les Verts font de la résistance à Europe Ecologie

La « coopérative politique » de Cohn-Bendit n'est pas promise à un développement durable

Ni rassemblés, ni solidaires, le PS et les Verts ne sont pas très chaleureux !

Dimanche soir, Martine Aubry s'était félicitée d'avoir mis « le joli mot d'union au coeur de la gauche ». Pourtant l'idée de Daniel Cohn-Bendit de les rassembler dans une même «coopérative politique» laisse les socialistes et Verts le coeur froid.
Au lendemain des élections régionales, ceraines volontés sont déjà tendues vers 2012 mais les coeurs de la gauche ne battent visiblement pas à l'unisson. Tiendront-ils jusque là ?


Un politologue prend l'opinion en otage

«L'alliance pour la présidentielle s'annonce plus compliquée que pour les régionales», concède Rémi Lefebvre, bombardé « politologue » pour les besoins de la cause, mais qui n'est en fait que professeur de sciences politiques à l’université de ...Reims et chercheur au CERAPS de ...Lille 2. Sa thèse sur le socialisme municipal reste d'ailleurs à paraître. Son argument choc, bien que non démontré: «Pour autant, les deux partis n'ont pas intérêt à casser cette dynamique parce que l'opinion y est très favorable. Au PS de régler cette future alliance assez vite
Tandis que les socialistes se disputent le bout de gras et les commissions avec les uns et les autres, Europe écologie et son chef de file Daniel Cohn-Bendit sont déjà en ordre de marche pour 2012.


Profiter de la dynamique des régionales

Tandis que le PS et les Verts en sont donc encore aux tirs aux buts à la suite des deux mi-temps des régionales, Europe Ecologie s'échauffe pour le match suivant. Le meneur écologiste cherche à surfer sur les rancunes qui ont succédé à la belle union d'entre les deux tours et à tirer avantage des différends qui ont divisé les avides de pouvoir. Son «appel du 22 mars» prétend prolonger la magie mise en scène pour les électeurs naïfs. « Il veut profiter de la dynamique des régionales avant que la routine des partis et les contraintes qui vont avec ne reviennent», assure le 'politologue'.
Toutefois, les réactions de Martine Aubry et de Cécile Duflot à la «coopérative politique» de Daniel Cohn-Bendit le contredisent et font craindre que le PS et les Verts aient sifflé la fin de la rencontre amicale du 21 mars.

=> Pour la première secrétaire du PS, cette proposition intervient «un peu tôt»: « Nous devons d'abord en discuter ensemble et puis la décision, elle appartient aux Verts ». On ne déplace pas les vieux meubles sans ménagements.

=> Du côté des Verts justement, l'accueil de «l'appel du 22 mars» est également mitigé. «C'est une bonne idée », a jugé Cécile Duflot ce lundi pour Canal+, mais la secrétaire nationale des Verts a prévenu le meneur d'Europe écologie que «ça va peut-être être compliqué, mais ce n'est pas obligé que ça se passe mal».

L'immobilisme passé des régions socialistes n'était donc rien comparé à la période de glaciation que va traverser la gauche.
De fortes dépressions traverseront deouis dimanche soir le ciel des régions pour gagner l'ensemble du territoire. Elles pourraient être accompagnées de forts orages de chaleur donnant passagèrement l'illusion d'un réchauffement climatique.
Cécile Duflot entend en effet garder la bride sur les Verts.

Elle pourrait aussi très bien se braquer face au contre-pouvoir «assez hostile» que lui oppose Daniel Cohn-Bendit. Il s'est en effet donné pour objectif de «liquider le noyau dur Verts traditionnel » pour faire passer son idée de candidature unique en 2012.

Les contre-pouvoirs qui menacent la gauche comme la droite

Michel Vauzelle, le président chenu de PACA, ne brigue pas seulement la présidence de l'Association des Régions de France (ARF) où une nouvelle Sylvie Andrieux serait pourtant du plus mauvais effet (Lire PaSiDupes). Non! Bien qu'élu avec l'un des plus faibles scores (43%, contre 56% à Alain Rousset, sortant, ou 67,7% à Bertrand Malvy en Midi-Pyrénées), le matamore s'oppose aussi à ITER pour envoyer aux présidents de région un signal viril. C'est une velléité de contre-pouvoir, mais surtout un reniement, puisqu'il refuse de mettre la main à la poche en cas de dépassement. Après avoir réclamé son implantation sur sa région, l'otage des Verts a bonne mine.

Le PS ouvrira-t-il ses primaires aux écologistes ?

Les deux secrétaires nationales ne s'inscrivent pas seulement dans une logique de positionnement et de maîtrise du calendrier. Si les mots ont un sens, elles seraient passées d'un faux-semblant de fusion à un risque réél d'anéantissement dans le piège de la coopération. Seul Dany-le-rouge sait ce que recouvre cette notion de « coopération » et il prépare les appâts qui prendront les souris.

Si « rassemblée et solidaire » qu'elle puisse être, la gauche est très diverse et les laissés-pour-compte du Front de gauche pourraient être tentés par un coup de boule surprise.

lundi 15 mars 2010

1er tour: arriver en tête à partir de 20 régions, est-ce un exploit ?

Le 21 mars, les abstentionnistes désigneront le 1er parti régional

Le taux record de 53,65% est un cinglant désaveu aux présidents socialistes sortants
Les présidents socialistes n'ont pas donné consistance aux régions

=> En douze ans, les socialistes n'ont pas appris électeurs ce que sont les compétences des régions. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir vu les photos des présidents de région sur le papier glacé des magazines régionaux à leur gloire.

=>
Elus depuis 1986 au suffrage universel direct, les membres des Conseils Régionaux y paraderont à chaque page, non plus pendant encore 6 ans comme auparavant, mais pour un mandat désormais réduit à 4 ans, depuis l'adoption de la loi du 26 janvier 2010. En septembre 2009, le gouvernement a engagé une réforme des collectivités territoriales qui prévoit la suppression des conseillers régionaux et généraux qui seront remplacés par des conseillers territoriaux.

Rappel de ce que devraient faire les Conseils Régionaux

  • Ils ont des compétences anciennes mais inconnues
    - l'éducation (la construction, la gestion et la sécurisation des lycées, ce que le lycée Chérioux de Vitry-sur-Seine a attendu jusqu'au drame);
    - l'enseignement supérieur et la recherche ;
    - la formation professionnelle et l'apprentissage;
    - le développement économique, plus particulièrement l'aide aux entreprises, l'agriculture, le tourisme, la culture le sport et l'environnement, quand elle y est disposée et n'oppose pas un contre-pouvoir à l'action gouvernementale.
    - l'aménagement du territoire et les infrastructures.
    Depuis 15 ans, par la loi du 5 février 1995, ses compétences sont élargies au domaine des transports collectifs et, par conséquent, le réseau des routes nationales, notamment.

    Elle a reçu des compétences transférées de l'Etat par les lois de décentralisation. Mais son immobilisme rend ses missions souvent mal connues du grand public, quand elles ne sont pas mal jugées de surcroît, suite à ses choix budgétaires de propagande .
    C'est pourquoi les abstentionnistes ne réalisent pas que leur vote peut infléchir la tendance au gaspillage et redorer le blason des CR, en changeant les équipes.
  • Les conseils régionaux ont acquis plusieurs nouvelles compétences en matière d'aménagement du territoire et de développement.
    L'Association des régions de France (ARF) a publié le 6 décembre 2007 un « Livre blanc des régions sur le développement durable », dans lequel elles proposent que les régions aient un rôle de coordinateur et chef de file en matière d’environnement. Mais Le PS et Europe Ecologie sont en profond désaccord sur de nombreux projets.
    Jean-Jack Queyranne (PS), président de l'ARF, demande également « l'allocation aux régions de nouveaux moyens financiers correspondant à la réalité des missions qu'elles assument », ce qui ne les empêchent pourtant pas, malgré la diminution progressive de leurs ressources liées au trafic routier, de faire campagne sur la gratuité des TER (trains express régionaux) et contre le ferroutage.

    Le grand chelem PS promis n'est pas une fatalité
    Le Languedoc-Roussillon ne serait pas socialiste non plus !

  • D'abord, aucun triomphalisme n'est de mise

    => Le PS se garde bien de s'y croire et ses concurrents de gauche au 1er tour le lui rappellent et le mettent en garde contre son penchant naturel à l'hégémonisme.
    Mais la presse se charge de sa propagande.
    "Vote sanction" (régional ?), "claque" (malgré l'abstention historique ?), "désaveu" (du PS qui ne réussit au 1er tour qu'en Guadeloupe ?) "débandade" (pour Europe Ecologie, qui perd 400.0000 voix sur les Européennes ?), la presse -inconsciemment ou par militantisme aveugle- claironnait lundi matin le net recul de la démocratie, après douze années de pouvoir socialiste régional.
    L'A*P titre: « Régionales: la gauche largement en tête du premier tour», comme si l'avantage du PS, qui part avec une avance de 20 présidents sortants, n'était pas prévisible, ni surtout décevant au regard d'un abstentionnisme sans précédent.

    => Huit listes UMP arrivent en tête au 1er tour: un Français sur deux qui n'a pas voté pourra encore porter la majorité aux responsabilités régionales et faire chuter une ou plusieurs régions.

    Ensuite, le PS ne peut rien sans Europe Ecologie

  • Voter FN, c'est voter avec la gauche

    Le Front national peut bien répéter que les partis républicains ont parfois voté ensemble dans l'intérêt des Français, il n'est pas assuré de convaincre son électorat que voter UMP, c'est voter PS qui n'a cessé de bloquer l'action gouvernementale et dresser les Français les uns contre les autres.

    En revanche, voter PS, c'est pour les frontistes assurer le déclin des régions, mais aussi celui de la nation, du fait de la détermination de la gauche à ériger les régions en contre-pouvoir du gouvernement de la France, face à la crise économique internationale.

    Les électeurs du FN ne choisiront pas le laxisme et la prévention, la chienlit syndicale et l'immigration incontrôlée, la violence et l'exploitation du système de protection sociale, le voile islamique et le vote des étrangers à l'Europe, la HALDE (pétition pour sa suppression) et le CRAN ou la polygamie et la préférence étrangère.
    Ils ne joindront pas leur vote à celui des trotskistes de LO ou du NPA, du Front de gauche qui dissimule Mélenchon et le PCF. Pas plus que Désirdavenir Royal, la gauche de la Ch'tite Aubry et de Benoît Hamon ou de Fabius n'a à partager avec le FN.

    Les électeurs du FN seront-ils assez lucides pour refouler Dany-le-rouge
    , aujourd'hui tendu de vert et demain bordé de rose, lorsqu'il aura composé avec le PS ?
  • mardi 2 mars 2010

    Régions socialistes: l'envolée de la fiscalité

    Gestion socialiste et alibi du désengagement de l'Etat

    La fiscalité socialiste, talon d'Achille des présidents de région sortants

    De 2004 à 2010, les régions ont beaucoup investi, prenant à leur charge de nouvelles compétences. Mais cela ne suffit pas forcément à justifier l'envolée de la fiscalité, puisqu'elles ont accumulé les erreurs de gestion et se sont laissés aller à la démagogie.
    À deux semaines du premier tour des élections régionales, l'heure est au bilan économique de la mandature qui s'achève. En la matière, un constat s'impose :.

    Les Conseils Régionaux de métropole ont en moyenne relevé de 36 % les taux d'imposition !
    Ce sont les données du Forum pour la gestion des villes et des collectivités territoriales, une association de collectivités locales coprésidée par un élu de droite et un élu de gauche, entre 2004 et 2009.

  • Les ménages en ont supporté directement les conséquences, à travers une forte hausse de leur taxe foncière (perçue par les régions) tout comme les entreprises qui, de surcroît, étaient soumises jusqu'à l'an dernier à la taxe professionnelle. Cette tendance est la même quelle que soit la couleur politique de la région. L'Alsace, présidée par la droite, a pourtant sensiblement moins augmenté ses taux (de 23 %) au cours des cinq dernières années.
    «Nous récupérons seulement 7 % des impôts locaux. Pour que les montants perçus au titre de la fiscalité augmentent vraiment, nous devons appliquer de fortes hausses en pourcentage», se justifie-t-on du côté de la plaintive Association des régions de France (ARF).

    C'est, dans tous les cas, la faute des autres
    De fait, sur les six dernières années, les régions ont alourdi la facture de leurs habitants de 3 euros par an seulement, contre 7,90 euros pour les départements et 8,60 euros pour l'échelon communal, toujours selon le Forum pour la gestion des villes. Il faut dire que les ténors de l'ARF ne sont autres que Jean-Paul Huchon, premier vice-président, René Souchon, trésorier et Sa Cynique Majesté Royal, porte-parole qui ne « remue les lèvres » que lorsque sont concernées ses ambitions.
    Mais la vraie question est surtout de savoir si cette hausse de la fiscalité était justifiée. «Oui, répond-on à l'ARF. Les élus ont mené de nouvelles politiques. » Nouvelles ne signifie pourtant pas 'bonnes'. Et l'association aux mains du PS l'avoue: « Ils ont aussi voulu se constituer un matelas de sécurité face aux transferts de compétences » L'énoncé de l'alibi tarte à la crème ne se fait pas attendre: « Ils ne sont pas toujours bien compensés financièrement par l'État.»
    Si le tableau n'est pas rose en région pour les Français, c'est qu'on peut le compléter avec Alain Rousset (Aquitaine) à la présidence, et Martin Malvy (Midi-Pyrénées) au secrétariat général.

    La déviance clientéliste de la décentralisation socialiste

    Les socialistes au pouvoir dans 20 régions métropolitaines n'ont pas appris avec le temps.

    => La décentralisation

    Elle a été longtemps réclamée parce qu'elle confère de plus grandes libertés d'actions aux régions, quand elles ne sont pas clairement fédérales, voire autonomes.
    En France, les premières lois de décentralisation remontent à 1871 et 1884 quand furent organisées l'administration du département et du conseil général ainsi que déterminé le régime d'administration communale avec deux autorités : le maire et le conseil municipal. Les régions furent créées par la loi Defferre promulguée le 2 mars 1982... Mais, cette loi Defferre (PS) de 1982 par le gouvernement Mauroy (PS) a été suivie de peu d'effets.

    => Le transfert des compétences

    Les lois de décentralisation de 2004 ont accru les pouvoirs des régions.
    Ces dernières ont notamment récupéré près de 51 000 agents de l'État, principalement des TOS (techniciens et ouvriers de service) de l'Éducation Nationale, puisque les lycées sont entrés dans leurs compétences. «Nous avons dû embaucher plus de 2000 personnes pour encadrer les TOS ou remplacer ceux qui n'ont pas voulu être transférés», prétend-on à l'ARF. C'est ce qui explique l'essentiel de la hausse des effectifs des régions, passés de 11 000 à 68 000 personnes de 2004 à 2009t et l'augmentation concomitante de 75 % des dépenses de fonctionnement.

    => Le palmarès des recrutements

    Restent tout de même près de 4 000 recrutements sans lien aucun avec la décentralisation.
    Dans la plupart des régions, malgré la prévision d'une nécessaire adaptation à leurs nouvelles charges, les socialistes ont continué à sacrifier à leur culture du clientélisme et à recruter de nouveaux fonctionnaires territoriaux pour s'attacher de nouvelles familles. «Sur ce plan, les choix politiques ont joué à plein», constate Olivier Regis, délégué général du Forum pour la gestion des villes. «Certaines régions, comme Poitou-Charentes, la Bourgogne, la Basse-Normandie ou l'Auvergne, ont recruté massivement ; d'autres, comme le Centre ou les Pays de la Loire, beaucoup moins. Développement local, animation, culture… il existe de nombreux domaines où faire la différence.» Sans surprise, ce «palmarès» des recrutements correspond à celui du poids de la fiscalité. Sauf pour Poitou-Charentes, où les impôts n'ont crû que de 14,3 % en six ans, ce qui en fait la deuxième région la plus sage de métropole (hors Corse, qui a un régime particulier), derrière la Haute-Normandie.

    => Une fiscalité politicienne

    Fût-ce au prix d'un coup de matraque fiscal sur les administrés, les régions ont voulu donner matière reproches à l'adresse du gouvernement qu'elles accusent de toutes les turpitudes, tout en dégageant -l'air de rien- un solide excédent de fonctionnement. «Les élus auraient même pu s'endetter davantage pour financer l'investissement. La dette des régions peut se rembourser en 2,5 ans en moyenne, ce qui est très peu», estime Olivier Régis. TER, co-financement des lignes à grande vitesse, aide à l'université : l'échelon régional a repris à son compte des dépenses auparavant assurées par l'État. Au total, elles ont néanmoins accru leur investissement de 45 % par rapport au précédent mandat.

    Dans le lot, on retrouve cependant des investissements dispendieux, dans des hôtels de région notamment qui ressemble à des établissements bancaires...
    S'y ajoutent parfois des dépenses plus difficiles à justifier, en communication par exemple (1,3 millions pour le nouveau logo de Rhône-Alpes). «On parle souvent de 200 à 250 millions de dépenses inconsidérées. C'est condamnable, mais cela représente à peine 1 % du budget des régions», note-t-on à l'ARF, qui, selon le cas, manie alertement les millions d'euros.
    Reste une critique de fond : un quart du budget des régions correspond à un choix libre de financement de dépenses qui sortent de leurs compétences exclusives (qui sont la formation professionnelle, les transports, les lycées et l'action économique). «Soutenir les manifestations culturelles attire les touristes. Et, sans les financements croisés régions, départements et communes, beaucoup d'équipements sportifs ne sortiraient pas de terre», estime Olivier Régis.
    Sans compter les frais de propagande socialiste financés par les CR...
    => Exemple de la région PACA - Lien vers la critique par Thierry Mariani (UMP) du financement de la campagne socialiste de Michel Vauzelle par le Conseil Régional du président sortant. Aux électeurs de juger du bien-fondé des options budgétaires des régions socialistes.
  • Devoir de mémoire
    l'affaire Sylvie Andrieux (vice-présidente PS de région)