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mercredi 11 septembre 2013

Loi anti-récidive: "Tous les délinquants n'ont pas vocation à sortir"

Le père d'une victime dénonce "un nouveau permis de tuer"

Le texte porté par la garde des Sceaux est dangereux: 
"tous les délinquants n'ont pas vocation à sortir",
Anne-Charlotte Schmitt

estime, dans un entretien du 19 juillet 2013 avec Le Figaro, le père d'une victime tuée en 2007.
Mobilisé contre le projet de réforme pénale, Philippe Schmitt est le père d'Anne-Lorraine, une étudiante de 23 ans poignardée à mort par un délinquant sexuel récidiviste, en novembre 2007 dans le RER D.
Thierry Devé-Oglou, un manutentionnaire d'origine arménienne de 46 ans lors de son procès, donnait pleine satisfaction à son employeur et vivait chez ses parents au moment des faits. Quand son casier judiciaire est brièvement abordé, on constate qu'il porte la trace d'une condamnation de cinq ans de prison -dont deux avec sursis- prononcée le 14 février 1996: un an auparavant, dans ce même RER D, il avait violé une jeune femme sous la menace d'une arme. Cette première affaire avait d'ailleurs relancé la polémique sur les délinquants sexuels en état de récidive. Il se sera finalement condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de vingt-deux ans.

Quel regard portez-vous sur le contenu de la réforme pénale qui se profile?Elle promet malheureusement du sang et des larmes pour de nombreuses familles. Christiane Taubira me semble vivre dans le monde des Bisounours. Avec un groupe de parents de victimes, nous avons participé à une réunion préparatoire à la conférence de consensus. Je suis sorti au bout d'une heure car je ne pouvais plus supporter les propos entendus. Nous avions face à nous des idéologues. Ils nous ont reçus pour servir d'alibi mais tout était joué d'avance. Ce n'est pas en remettant plus rapidement en liberté des gens dont la cruauté et la perversité ne font aucun doute qu'on va régler le problème de la récidive.
Contre quelles dispositions vous élevez-vous particulièrement?
La ministre de la Justice piétine les avancées arrachées de haute lutte ces dernières années, comme les peines planchers ou la rétention de sûreté [placement dans un centre socio-médico-judiciaire de prisonniers ayant exécuté leur peine mais présentant un risque très élevé de récidive en raison de leur dangerosité], qu'elle espère supprimer. Sans rétention de sûreté, rien n'empêchera des personnes au profil du meurtrier de ma fille de recommencer à leur sortie de prison. C'est ahurissant, tout comme la remise en liberté conditionnelle automatique après avoir effectué deux tiers de sa peine. Quand je vois que la sortie de prison sous conditions de l'homme qui a tué Anne-Lorraine n'a pas été remise en cause alors que ce condamné pour viol ne suivait pas ses soins et ne se présentait jamais à son contrôle judiciaire… Tout cela, c'est l'ouverture au grand n'importe quoi, à la remise en liberté de gens extrêmement dangereux à qui on va donner un nouveau permis de tuer. C'est totalement irresponsable. Il faut admettre que tous les criminels n'ont pas vocation à sortir.

Que pensez-vous des peines de probation, qui doivent devenir la principale alternative à la prison pour personnes condamnées à de courtes peines?

Je ne dis pas qu'il faut emprisonner quelqu'un qui a volé une Mobylette, mais il faut bien savoir où placer le curseur et ne pas laisser passer les violences aux personnes, la dangerosité physique. Le meurtrier de ma fille n'a même pas effectué deux ans de prison pour un viol commis dans les années 1990. À l'avenir, avec les lois que l'on nous prépare, serait-il laissé dehors, pour de tels faits? Pour moi, outre cette fausse croyance que tout le monde est réinsérable dans la société, les alternatives à l'incarcération comme les peines de probation constituent juste un moyen de lutter contre la surpopulation carcérale car l'État ne peut pas construire suffisamment de nouvelles prisons faute de moyens.

Christiane Taubira vient pourtant d'annoncer le recrutement de 300 conseillers d'insertion et de probation pour assurer l'efficacité de sa réforme…

Cela ne me rassure pas vraiment. Beaucoup sont atteints du syndrome de Stockholm. Ils oublient pour quelle raison la personne a été condamnée et envisagent seulement comment la remettre en liberté. Il faudrait surtout que les juges d'application des peines assument enfin leurs responsabilités quand ils libèrent des récidivistes. Aujourd'hui, tout le monde se renvoie la balle comme dans le cas du meurtre d'Agnès Marin dont la famille envisage de poursuivre l'État pour faute.

Que peuvent les faits contre les idéologies ?
Christiane Taubira et Hollande n'ont-il d'autre ambition que d'attacher leurs noms à une loi qui porte en elle de nouveaux drames humains ?

Lorsqu'Anne-Lorraine a été agressée, ses parents l'attendaient pour la messe. 
C'était le jour de la fête du Christ-Roi. Elle a été poignardée au cœur, comme le fut une autre jeune fille, Lindalva Justo de Oliveira, assassinéepar l'un des pensionnaires de l'Abri pour lesquels elle se dévouait, pour avoir défendu sa virginité. C'était en 1993, le Vendredi saint. Lindalva vient d'être béatifiée à Salvador de Bahia, le 25 novembre, jour de la fin tragique d'Anne-Lorraine.

Sur le cercueil de sa fille, le courageux père avait fait la promesse d'être digne de son enfant et s'y tient depuis sa mort, lancé à corps perdu dans un combat contre "les aberrations du système judiciaire" conçu par les hommes. En juin 2010, l'Institut pour la justice lui a confié la présidence de son comité d'orientation, avec pour mission de sensibiliser l'opinion publique aux aberrations de la machine pénale et de tirer la ficelle susceptible d'éviter "une accumulation croissante de textes inapplicables et inappliqués". 

Le détricotage n'est-il pas une spécialité de Hollande ?
"À la disparition de sa fille, il s'est dit qu'il fallait qu'il se batte à son tour, témoigne Damien Theillier, directeur des études à l'Institut et professeur de philosophie.  Alors, un peu comme on se porte volontaire pour le front, Philippe Schmitt a ouvert avec les parlementaires de tout bord  "un dialogue poli mais difficile". "Pourquoi ne pas voter la suppression des délais de prescription dans les affaires criminelles, rendus caduques grâce aux progrès de l'ADN ? Pourquoi ne pas offrir aux parties civiles le droit de faire appel d'un verdict ? Pourquoi lui refuse-t-on les tribunes pour "expliquer aux gens qu'un accusé condamné à dix-huit ans de réclusion n'en fera que neuf", qu'"un criminel odieux peut quand même sortir" ? 

Philippe Schmitt aimerait que toutes les femmes et jeunes femmes, "puissent aller et venir, tranquillement, sans tomber sur un repris de justice". Il rêverait que les politiques soient "humbles et courageux", qu'ils "admettent que, pour certains individus, il n'y a plus rien à faire". En attendant, il tremble avec sa femme dès lors que Béatrice et Bénédicte, les jumelles de la fratrie décapitée, envisagent le moindre déplacement. Le couple confesse une légère paranoïa et dit s'en vouloir un peu. Mais "ça arrive tellement vite, vous savez...". 

Pour sa "thérapie", sa lutte "sans haine ni vengeance", Philippe Schmitt continue de préférer "l'action au cimetière". En douze mois, une chapelle a été érigée dans un bidonville colombien grâce aux dons spontanément versés à la famille d'Anne-Lorraine. L'édifice a été baptisé Saint-Anne. Pour la plus grande fierté du colonel, qui "ne [voyait] pas l'intérêt d'accumuler les fleurs".

mercredi 8 septembre 2010

Le malade a eu sa chance, pas la joggeuse violée

Le juge avait offert une libération conditionnelle au meurtrier

Les féministes Aubry et Royal vont avoir l'occasion de demander que cessent les llibérations conditionnelles de détraqués sexuels. Nous attendons leurs prises de position en faveur du respect des femmes et d'une plus grande rigueur des magistrats.
Viol: une innocente jeune femme de plus

Le meurtrier présumé d'une joggeuse près de Lille, Alain Penin, âgé de 39 ans, déjà condamné pour viol, a été mis en examen et écroué mercredi 8 septembre pour "enlèvement", "séquestration", "viol avec arme" et "meurtre", a annoncé le parquet de Lille.
Le corps de Natacha, sa jeune victime, a été retrouvé dans la nuit de lundi 6 au mardi 7 sur un chemin près de la forêt de Phalempin, à une vingtaine de kilomètres du lieu de l'enlèvement, sur les indications du suspect.
Le criminel, un chauffeur-livreur, est en état de « récidive légale » (sic) pour les faits d'enlèvement, séquestration et viol avec arme.

Le magistrat lâché dans la nature en toute liberté de conscience


Il est "politiquement incorrect" de faire le procès de la légèreté des juges. Ils ont tous les droits, dont celui d'interpréter les textes à leur guise, car ils sont au-dessus des lois.

Le meurtrier présumé, qui se trouvait en libération conditionnelle depuis un an au moment des faits, après une condamnation pour viol en 2006, encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Et on sait ce qu'il faut penser de la perpétuité...

Crime barbare au tournevis
Celui qui travaillait pour les Restos du Coeur et se faisait appeler coluche59200 est présumé innocent du viol et du crime - qu'il a avoué - d'une jeune femme de 29 ans, cadre dans l'enseigne de magasins de sports Décathlon, alors qu'elle faisait un jogging jeudi 2 septembre à Marcq-en-Baroeul (Nord), ville résidentielle de la banlieue lilloise.

Les antécédents du 'présumé innocent'

=> 2006+10 = 2016... Et le prédateur a été libéré en 2009
L'homme mis en examen avait déjà été condamné le 21 février 2006 par les assises des Hauts-de-Seine à 10 ans de réclusion criminelle, déjà pour le viol d'une joggeuse sous la menace d'une arme.

Les braves gens sont vraiment des 'beaufs'
Alors qu'il parlait à la presse devant le palais de justice, l'avocat du meurtrier présumé, Me Abderrahmane Hammouch, a été pris à partie verbalement par l'oncle de la victime, qui l'a accusé d'être "l'avocat du diable". "Refusez le dossier si vous êtes un homme", lui a-t-il lancé.

=> Un pauvre homme en souffrance
Selon l'avocat, le "mis en examen" "se décrit lui-même comme quelqu'un de malade" et "qui veut être soigné". "On arrive à la limite de la psychiatrie", a-t-il poursuivi.
"Je ne pense pas que ce soit le procès de la libération conditionnelle", a-t-il ajouté;
Le diable est abject
Ce respectable baveux a osé estimer que son client aurait dû de toute manière "sortir à un moment ou à un autre"...

=> Le meurtrier sera classé irresponsable ? Et le juge ?

Dérisoire
En milieu de journée, alors que le suspect était en cours de déferrement, une dizaine de proches de la victime, faisant part de leur sentiment d'injustice, se sont rassemblés devant le tribunal de Lille, tenant quatre banderoles avec l'inscription "Drame de Natacha, plus jamais ça".

Accablant
L'une de ses amies, prénommée Louise , a estimé que le meurtrier présumé, qu'elle a comparé à un "caméléon", avait réussi "à manipuler les psychiatres, à berner tout le monde.

Vertueux
L'avis des psychiatres manipulables donne bonne conscience aux juges irresponsables, mais au moins sont-ce des humanistes...
Et vogue la galère...

lundi 6 octobre 2008

Rouillan bafoue la loi, Besancenot soutient Rouillan

Rouillan dresse les trotskistes les uns contre les autres
Olivier Besancenot a contre-attaqué dès vendredi 3 septembre sur l'affaire Jean-Marc Rouillan, au lendemain de la décision du juge de renvoyer le terroriste en prison.

Le porte-parole trotskiste préféré de Michel Drücker a aussitôt accusé la droite de vouloir "criminaliser" le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) qu'il va lancer en janvier et a réclamé la libération du fondateur d'Action Directe, membre à Marseille d'un comité NPA, avant même d’avoir purgé sa peine. "Jean-Marc Rouillan est incarcéré de nouveau, ce qui est absolument révoltant, puisqu'il a purgé sa peine", a clamé le dirigeant médiatique de la LCR, entre deux tournées.
Intox !
Jean-Marc Rouillan n'a pas fini de purger sa peine.
Il a été condamné, en 1989, à une peine de réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 18 ans, laquelle a pris fin en 2007. Or, à partir de cette date, il pouvait bénéficier de mesures de liberté conditionnelle, sans pour autant être en fin de peine. On avait le droit de le laisser sortir, sous conditions. Le double assassin a bénéficié de cette humanité de la loi, sans que ce soit un droit automatique, comme le prétend Olivier Besancenot, en flagrant délit de manipulation de 'opinion.
Le jeune postier s'est du coup jugé justifié à appelerà une "mobilisation unitaire" contre ce qui s'apparente, selon lui, à une "double peine" contre Rouillan qui a vu sa semi-liberté suspendue suite à ses propos à L'Express où il laisse entendre qu'il n'éprouve pas de regret pour l'assassinat en 1986 du PDG de Renault… En fait de "mobilisation unitaire", encore faudra-t-il qu'il fasse l'unité sur le sujet au sein de son propre part.

J.-M. Rouillan ne fait pas l'unanimité à la LCR
L'assassin avait approché la LCR en juin et s'était inscrit dans un comité local - structure décentralisée intégrant des militants de la LCR et venus d'autres horizons pour préparer le lancement du Nouveau parti anticapitaliste (NPA). "Il est membre d'un comité local a Marseille", a souligné O. Besancenot, tandis qu’une porte-parole de ce comité lance : « Il le restera ». Il est en prison ; qu’il y reste, en effet !
Mais, Besancenot qui avait retiré le couteau des dents sur le canapé rouge de Drücker, a changé de ton. "A partir du moment où Jean-Marc Rouillan était clair sur le fait qu'il renonçait aux actions du passé, il avait sa place dans le NPA". Dans la mesure où l’assassin n’a aucun regret, comment la vedette des media a-t-elle pu comprendre qu’il renonce ? Hollande pourrait lui conseiller de lancer plutôt une campagne d’adhésion à 20 euros, si vraiment la LCR est en manque d’effectifs .
Dans sa logique trotskiste toujours aussi convaincante, le postier à temps très partiel souligne que, dans ses entretiens à la presse,
Rouillan affirme qu'"il n'incite pas à la violence". Une chance !

Alors, pince sans rire, O. Besancenot se lance ensuite dans la dénonciation d’ "une campagne politique qui tente de criminaliser le NPA", comme s’il en était besoin, mais "je persiste et je signe: quelqu'un qui a purgé sa peine a droit à une réinsertion et un engagement militant". Sauf que c'est faux et qu’il a encore une dette envers la société.

Besancenot a toutefois le souci de la préservation de l’image d’une LCR paisible qu’il a laborieusement construite de toutes pièces sur les plateaux de télévisions, quoique ses actions de rue la ternisse.
Il rappelle donc ses "désaccords politiques" avec J.-M. Rouillan sur "la conception qu'il a de la lutte armée" et "sur l'opportunité de la faire". Après avoir assuré que Rouillan serait "clair sur le fait qu'il renonçait aux actions du passé", il semble bien que le p’tit postier est comme saisi d’un doute. "La LCR a toujours dénoncé les méthodes de l'Action directe", et "le NPA ne se bat pas pour la lutte armée", martèle-t-il. Le plus très jeune postier trentenaire, quoique certes imberbe, s’est quelque peu embourgeoisé sous l’influence d’un certain personnel de Flammarion et du fait que maintenant les trotskistes se reproduisent.

Sorti de l’ombre, Alain Krivine, fondateur, gourou de la LCR et parrain du petit Olivier, rappelle que l'organisation trotskiste "avait totalement condamné l'assassinat de Georges Besse", un "acte terroriste". A quoi sert-il donc de la condamner, si c’est pour embaucher l’assassin ? Mais lui aussi se veut rassurant: ils ne sont pas trop de deux? en effet. "La ligne du NPA et celle d'Action Directe sont contradictoires". Allons bon !
Tout comme les actes et les paroles de la LCR, ce qui est de mauvais augure pour le NPA…
"Quant à ce que Rouillan dit aujourd'hui, c'est confus et demanderait discussion", souligne Alain Krivine. Et si de surcroît ils ne se comprennent pas, comment le pourrions-nous ?…
"Pour le moment, insiste-t-il encore,
le NPA n'a ni programme, ni statuts" mais "une fois qu'il existera en janvier [ainsi, en trois mois au NPA, on pourrait faire ce que n’a pas réussi Hollande en 11 ans ?... Ils sont forts ! ], on demandera à Rouillan d'être d'accord avec l'orientation du NPA". Sera-t-il libre de son choix démocratique ? "Alors, la balle est dans son camp", à lui de "décider s'il veut tourner la page". Krivine a de ces mots ! On aimerait ne plus entendre parler de ‘balles’ dans l’entourage du NPA… Une seule sera encore de trop.

Krivine fait aussi Sa Cynique Majesté Royal
Non , il ne fait pas son show au Zénith. Pas encore.
Il dénonce seulement une campagne contre son parti: "il y a une crise fantastique et le NPA et Olivier ont le vent en poupe. C'est le moment où l'on ressort l'affaire Rouillan", qui "ne représente que lui-même et n'est pas un courant politique". Krivine n’a-t-il pas un peu l’impression que Rouillan s’est chargé lui-même de ressortir son affaire ? Et de saborder le NPA avant même qu'il ne prenne corps?
Mais pour Christian Picquet, chef de file d'une tendance minoritaire à la LCR, le parti devrait tout de suite "dire de façon claire, nette et précise que Rouillan n'a rien à faire dans le NPA". "C'est la seule manière d'en terminer avec cette polémique qui cherche à nous nuire en nous assimilant à un groupe terroriste"... Les gens sont méchants !
Y a du tirage de la contestation au NPA ! Une sorte de « campagne contre son parti », en interne…