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vendredi 13 mars 2009

Le Che-Besancenot a investi La Poste

vest La PosteAvec ses camarades grévistes, Besancenot occupe le siège parisien
Ce que l'avenir vous promet,
SUD La Poste vous l'apporte »

Regard franc ! Rictus du gendre idéal...
« Les Hommes qui relient les Hommes » sont en grève

Des salariés de La Poste bloquent par la grève une réforme de la distribution du courrier, avec la présence de la vedette vue à la télévision, le porte-parole du Nouveau Parti Anti-capitaliste (NPA) Olivier Besancenot. On se lève dans la salle, s’il vous plaît !

150 fonctionnaires modernes ou 150 grévistes réactionnaires ?

Ils occupent le siège de l'entreprise publique à Paris. "Nous sommes environ 150 postiers, dont Olivier Besancenot lui-même facteur dans les Hauts-de-Seine, à occuper le hall de La Poste. Nous allons pique-niquer sur place avec des merguez jusqu'à ce que la direction nous reçoive", a déclaré Yvon Mélo (ci-contre, un camarade facteur en pleine mascarade, "une simulation grossière"), représentant de Sud-PTT (secrétaire départemental adjoint) à l'origine de l'action, un camarade du cheminot de la gare Saint-Lazare, Christian Mahieux.

Un sur trois au maximum

Melo nous fait un honteux méli-mélo. Le flou artistique de ses propos n’est que de l’intox de professionnel de la manipulation. Car seulement "une cinquantaine de postiers sont dans le hall", a précisé de son côté la direction, en langage des gens honnêtes, ajoutant qu'elle allait recevoir une délégation.
Une minorité fait la loi.

« Pour une nouvelle, c'est une bonne nouvelle » ?

Des postiers du département des Hauts-de-Seine ont entamé il y a deux mois (le 12 janvier) une grève contre un projet de réorganisation des tournées. D'abord limitée à la ville de Boulogne-Billancourt, les excités ont par la suite fait suivre le courrier mouvement dans d'autres communes du département (Boulogne-Billancourt, Courbevoie, Levallois, Nanterre, Rueil, Colombes, Neuilly et …La Défense !)
Mais cette grève, lancée par Sud-PTT, la CGT et les extrémistes de la CFTC, reste minoritaire, sans doute pour ne pas retarder la livraison du courrier de Che-golène Royal dont le domicile se trouve sur l’une des tournées.

« Y'a pas marqué La Poste »

La Poste avait engagé des poursuites en référé contre huit salariés grévistes et le syndicat Sud-PTT
pour avoir abusé du droit de grève. La direction demandait au tribunal de grande instance de Paris de condamner la grève lancée il y a deux mois par des facteurs des Hauts-de-Seine, un mouvement marqué par plusieurs incidents dont Sud-PTT et la direction se renvoient la responsabilité. La Poste réclamait 45.000 euros de dommages et intérêts.

  • Le 10 novembre 2008, le leader de la LCR (NPA) avait eu plusieurs échanges verbaux virulents avec le directeur du centre de tri. Jean-Baptiste Casanova s'était retrouvé au sol, puis s'était relevé rapidement : une « simulation grossière et malhonnête de chute », selon Olivier Besancenot.
    Après le rassemblement, un porte-parole de la direction régionale Ile-de-France de La Poste avait déclaré que Jean-Baptiste Casanova avait « été blessé au coude en étant bousculé par le groupe » et avait « déposé plainte au commissariat de Nanterre ». Le Che-Besancenot l’avait qualifiée de « dénonciation calomnieuse ».
  • Le 16 janvier 2009, avec à leur tête leur couverture, le plus connu d’entre eux, Olivier Besancenot, quelques dizaines de facteurs du syndicat SUD, dont des grévistes du centre de Boulogne-Billancourt, ont envahi dans l’après-midi le siège de la Poste, situé dans le quartier parisien du Montparnasse.« Dites au président qu’on ne croit plus au Père Noël », a lâché le postier de Neuilly à l’hôtesse d’accueil sous les yeux ébahis des agents de sécurité en déposant un sapin sur le guichet. A grand renfort de fumigènes multicolores, les membres de SUD ont aussi collé des affichettes « soldes » pour dénoncer les salaires beaucoup trop modestes à leurs yeux : « 1 000 € à l’embauche, 1 200 € au bout de huit ans, voilà ce que gagne un facteur, a lâché Yvon Melo, membre de SUD-Poste 92. »
  • Le 30 janvier 2009, déjà un vendredi matin, entre 150 et 200 selon des responsables Sud-PTT et les infiltrés de CFTC, une centaine selon la police (sans doute le même commando que ce vendredi), dont Olivier Besancenot, occupèrent le centre de tri du courrier de Nanterre. Ils demandaient à être reçus par le directeur départemental de La Poste des Hauts-de-Seine.
  • Le 18 février 2009, ils ont aussi organisé un réveil matinal symbolique à Neuilly-sur-Seine, avec toute la bienveillance et le respect de leur concitoyens dont ils sont capables.Le gang habituel de 100 à 150 postiers a manifesté bruyamment au rythme de pétards et casseroles.

  • Saisi une première fois début février par la direction de l'entreprise publique, le juge des référés, Maurice Richard, avait désigné un médiateur judiciaire pour tenter de déminer la situation.
    La médiation ayant échoué, le dossier est revenu devant le juge Richard la semaine dernière.

    L'ordonnance rendue hier jeudi


    Le juge Maurice Richard a "rejeté les demandes" de La Poste, en considérant que la victime n'était pas parvenue à "démontrer avec l'évidence requise (...) que les différents préavis déposés ont eu pour but concerté d'appeler à la grève les personnels par roulement concerté". Le juge n’emprunte manifestement pas la gare Saint-Lazare et ne connaît pas la spécialité des syndiqués de SUD qui consiste à faire grève 59 minutes, toutes les heures et par roulement, pour désorganiser le service sans subir de retraits sur salaires…

    Ce juge du TGI a en outre estimé, contrairement à ce qu'affirme La Poste, que le mouvement était inutile, puisqu'il n'aurait pas eu pour conséquence, selon lui,de l'empêcher de remplir sa mission de service public, le courrier ayant bien été distribué. Il n’a pas effleuré le candide que la grève a créé des retards de distribution.

    Enfin, concernant "les intrusions, menaces, envahissements, prises de parole et AG (assemblées générales) sauvages doublées de violences..." dénoncées par la direction, le juge a estimé qu'il n'était pas démontré "l'accomplissement d'actes manifestement illicites, même s'il est perceptible que le conflit en cours se déroule parfois dans un climat houleux entre la direction et certains grévistes"...
    Or, hier jeudi 12, la veille de l’occupation de son siège, La Poste avait justement été déboutée.

    « On a tous à y gagner »

    Le juge a visiblement relancé la grève, et les contribuables remercient Maurice Richard pour son soutien militant à SUD-PTT.
    En attendant leur courrier et que Richard ait repris ses esprits, l'entreprise publique a décidé de faire appel.

    Tous les sans-abri, sans-logis et précaires d’Ile-de-France peuvent se rendre au siège de La Poste à l’heure du déjeuner pour une distribution de merguez bien chaudes : c’est le NPA qui régale.

    mardi 3 juin 2008

    La « pétaudière » socialiste fait le bonheur de Besancenot

    La polémique au PS sur le libéralisme fera-t-il monter le cours de la LCR
    Quand l’entourage de Bertrand Delanoë surnomme Sa Cynique Majesté Royal «"Che"golène» parce qu’elle «cite Jaurès quatorze fois par phrase et déclare le libéralisme incompatible avec le socialisme», le leader de la LCR se frotte les poings. Et lorsque l’ex-candidate assure que «le capitalisme détruit les hommes et les femmes. […] C’est ça, le libéralisme», il est prêt à déposer son dossier de retraite.
    A la LCR, on sait qu’en matière d’anticapitalisme et de référence au Che, la crédibilité de Besancenot n’a pas d’égal. Les trotskistes ne craignent pas un seul instant que les saillies «gauchistes» de Royal lui retirent des clients: avec ses grands coups de râteau à gauche elle va prendre une pelle de plus, vu sa crédibilité générale. Elle ne réussira, pensent-ils, qu’à conférer une légitimité supplémentaire au Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), en cours de lancement par la Ligue.

    Pourtant, l’un des porte-parole de la vertueuse formation trotskiste s’irrite : «C’est l’hommage du vice à la vertu, ironise Alain Krivine. Ce faux débat sémantique discrédite encore plus le PS. Tout le monde sait qu’ils défendent tous les deux l’économie de profit ! Et qu’ils se font concurrence uniquement pour savoir lequel sera premier secrétaire et candidat en 2012Non content de relever dans beaucoup de déclarations des socialistes «un nouveau signe que le PS est obsédé par Olivier Besancenot», Alain Krivine se félicite qu’«ils se rendent comptent qu’une partie de la gauche se détache d’eux et se radicalise. Et ils ont peur que cet électorat ne se reporte plus sur eux».
    D'ailleurs, lundi, Julien Dray, porte-parole du PS, confirmait le constat dans Libération : «Si nous donnons le sentiment de laisser tomber le drapeau, d’autres, comme Olivier Besancenot, se chargeront de le ramasser.»
    Une analyse reprise par Razzye Hammadi, membre de l’aile gauche du PS : «A chaque fois qu’on papillonne et qu’on laisse Besancenot s’exprimer sur l’essentiel- la répartition capital-travail, l’investissement public et la défense des salariés -, cela ne peut que lui profiter !» Son courant, le NPS, espère lui aussi engranger sur l’antilibéralisme au sein du PS. Pour Razzye Hammadi, la sociologie uniforme et notabilisée du PS l’empêche de contrer «la synthèse politique et culturelle que Besancenot est en train de réussir entre les jeunes des quartiers populaires et les déçus de la gauche de gouvernement appartenant aux catégories populaires».
    Le NPA en gestation donne donc bien des nausées au PS. Selon une note interne à la LCR, qui circule chez les dirigeants socialistes et que Libération diffuse, «la première phase du processus de lancement du NPA est un succès». La grossesse arrivera à terme! Les socialistes ont la désagréable surprise de relever que «les points forts [du NPA] sont sur les lieux où le PS est implanté à l’ancienne : Seine-Maritime, Pas-de-Calais, Bouches-du-Rhône, région toulousaine». Il y a de la rumba dans l’air. «Révélateur de notre non-évolution/notabilisation» maugrée un cadre socialiste.

    Le PS s’est tellement investi dans son opposition systématique au pouvoir, qu’il n’a pas vu venir la LCR sur sa gauche. Grâce à l'amère Royal et à sa polémique sur le libéralisme, Besancenot apparaît soudain comme le troisième homme et un parti de "perturbés".... «C’est vers le NPA que beaucoup de militants de gauche, perturbés, se tournent. Et pas vers le PCF. Le jeu s’est polarisé entre Royal, Delanoë et Besancenot» , constate l’antilibérale Clémentine Autain (née en 1973 à Saint-Cloud, Hauts-de-Seine) qui n’a jamais su plus où elle habite. L’apparentée PCF est-elle disposée à une co-location avec la LCR ? «l’enjeu est de savoir si le NPA est prêt à s’ouvrir à d’autres sensibilités ou cultivera son pré carré d’extrême gauche». Son père, le chanteur Yvan Dautin (né Yvan Autain) , ne fut-il pas militant à la fois anarchiste et trotskiste ?...