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vendredi 11 octobre 2013

Nouveau suicide à La Poste: plainte contre la direction

Opacité: la presse n'en avait pas fait état

Encore un suicide à La Poste. 

Une postière du centre de tri de Villeneuve-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine, a mis fin à ses jours le samedi 28 septembre dernier, apprend-on. 
Son mari a décidé de porter plainte contre la direction du centre postal de Villeneuve, mais aussi contre le PDG de la Poste, Philippe Wahl, et son prédécesseur Jean-Paul Bailly. 

Cette mère de famille âgée de 43 ans, s'est jetée du dixième étage de son immeuble
La presse ne s'est résolue à publier l'information que parce que son mari porte l'affaire en justice, un peu poussé par un syndicat. Une enquête du CHSCT est également en cours.

La postière avait été reclassée deux fois en cinq ans. 

Arrivée à Villeneuve-la-Garenne en avril 2012, elle y travaillait dans
"des conditions difficiles que nous avions dénoncées plusieurs fois", assure le syndicat SUD. Elle éditait des étiquettes d'acheminement dans un milieu à la fois isolé et bruyant.

La multiplication des suicides à la Poste avait donné lieu l'an dernier à la rédaction d'un rapport par l'ancien dirigeant de la CFDT Jean Kaspar. 
Le groupe a adopté toutes ses propositions et doit tirer un premier bilan de leur mise en oeuvre d'ici quelques jours.

samedi 6 juillet 2013

Le timbre va augmenter: Hollande étend sa collection de hausses et d'amis aux manettes

Le timbre de plus en plus cher

L’ère du timbre bon marché est révolue

La lettre prioritaire 
au-dessus des moyens 
des classes populaires

La Poste prévoit une forte progression de nos tarifs d’acheminement du courrier au cours des cinq prochaines années.
La hausse dépasserait de 1% l’inflation en 2014 et 2015, pour tout le monde, selon le "projet stratégique 2013-2018" de la Poste — un document interne—, l’entreprise publique prévoit d’augmenter fortement ses tarifs.
Avant de mettre le turbo : 3% de plus que l’inflation en 2016, 2017 et 2018.

Le calcul est facile à faire. Si, hypothèse la moins défavorable, l’inflation atteint les 2% par an, les tarifs de la Poste progresseraient donc de 24% d’ici à 2018 ! Exemple avec le timbre rouge (la lettre prioritaire) : aujourd’hui facturé 0,63 €, il coûterait ainsi 0,78 € en 2018
Et si l'inflation dépase les 2% ?
Extrait du « projet stratégique 2013-2018 » de la Poste, un document interne dont notre journal a obtenu copie.

Le nombre de lettres en baisse de 6% par an

Rien n’est définitivement acté, bien sûr,
mais c'est "sur la table", alors nous voilà préparés... Avant d’entrer en vigueur, certains de ces tarifs devront recevoir l’aval du gendarme du secteur, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep). Ben oui, il y a aussi une autorité pour ça! Et ce sera sa faute et non celle de Bercy: c'est à ça que ça sert.  Et attendez-vous à ce que Hollande et Désir H accusent la droite jusqu'au moins 2018. Déjà que c'est celle des Français...

Il est clair que nous serons impactés ! 
C'est bien normal" que les Français paient puisque les particuliers et surtout les entreprises envoient de plus en plus de courriels et de moins en moins de lettres. Le courrier est donc une activité qui, peu à peu, se meurt. Selon la Poste, le nombre de lettres transportées en France devrait en moyenne baisser de 6% par an. Résultat, cela "diminuerait le chiffre d’affaires de 2,8 milliards d’ici 2018".

Les enjeux sont connus pour la Poste.
 
En innovant et en augmentant les tarifs, la Poste compte récupérer assez d’argent pour "compenser aux trois quarts" cette baisse de revenus. Avec l’idée d’enrayer la chute des bénéfices dans ce secteur en 2016.

Ce "projet stratégique" porté par Jean-Paul Bailly, l’actuel président du groupe, a été discuté au conseil d’administration de la Poste.
Ce dernier devrait profiter de cette réunion pour annoncer son départ. Arrivé en 2002 à la tête de l’entreprise publique, il aurait dû poursuivre son activité encore pendant un an et demi. Selon Bernard Dupin, représentant de la CGT au conseil d’administration, le départ de Jean-Paul Bailly, "devrait se faire pendant l’été".

Qui pour succéder à Jean-Paul Bailly

Plusieurs noms circulent, mais celui de l’actuel patron de la banque postale, Philippe Wahl, est le plus crédible. Son profil de financier agace d’ores et déjà les représentants des salariés,notamment les trotskistes du syndicat SUD6ptt qui prévient ainsi qu’il juge "inquiétante" et même "ncompréhensible" l’idée de "nommer un banquier à la tête de la Poste"…

Encore un ami de Hollande à la tête d'une entreprise publique
 Wahl, qui a voté pour Hollande, animait la section de l'UNEF l'Institut d'études politiques de Paris...

Pas content Olivier Besancenot ?
Il y a pire, mais il a quelques raisons. "Personnellement, même si mon ami Hollande, pour qui j'ai voté, nous a un peu rogné les ailes, je dirais que je suis riche, favorisé, et ravi de payer des impôts. L'échelle des salaires, ici, va du smic dans les back-offices à mon salaire, qui était de 830.000 euros brut avant que le gouvernement n'intervienne (j'ai d'ailleurs le salaire le plus élevé du groupe, supérieur à celui de Jean-Paul Bailly. C'est le métier qui veut ça, mais je gagnais le double chez RBS). Je possède cinq propriétés. Un immeuble à Bordeaux, où je fais de la défiscalisation suivant la loi Malraux, une belle maison en Corse, un appartement rue Madame, et puis deux autres pour les enfants. J'ai, par ailleurs, deux ou trois millions placés." 
N'en jetez plus, votre impudeur va en faire vomir plus d'un de ceux qui croyaient que Hollande n'aime pas les riches!

vendredi 3 juin 2011

A Paris, des mineurs agressent à coups de marteau pour 20 euros


Délinquance juvénile: 2 ados lachés dans Paris à 01 h 00 du matin

Les barbares sont dans Paris

C'est une agression d'une violence inouïe qui s'est déroulée, dans la nuit de jeudi à vendredi à Paris (11è), rue Taillebourg. Vers 1 heure du matin, un homme a été pris à partie par deux adolescents âgés de 15 et 16 ans. Ces derniers l'ont frappé à coups de marteaux au niveau de la tête et du visage.

Une variante de la barre de fer...
Un responsable syndical Sud-PTT maniait la barre de fer, mais accusa la directrice du centre courrier de Nanterre d'un twirling plutôt musclé un jour de grève: lien

Lutte des classes ?
Ils se sont acharnés sur leur victime, haut cadre du groupe agroalimentaire italien Barilla, au point de lui perforer la joue et de provoquer un très grave traumatisme cranien, avant de prendre la fuite en emportant son portefeuille. Le pronostic vital de l'homme est d'ailleurs engagé.
Les deux agresseurs ont été interpellés peu après par des agents de la brigade des réseaux ferrés dans le 12è arrondissement.

Présumés innocents, les barbares ont été placés en garde à vue.
Le 2è district de la police judiciaire est chargé de l'enquête.

Le pronostic vital de l'homme est d'ailleurs engagé.
Pour 20 euros.

Devoir de mémoire: des précédents d'agression à coups de marteaux


Les Français sont des manuels qui s'ignorent...
=> Violences conjugales à coups de marteau en Picardie: lien
=> Avril 2009, dans le 18e arrondissement de Paris, des jeunes âgés de 18 et 19 ans ont frappé un autre jeune à coups de marteau: lien
=> Mai 2009, à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), un lycéen de 18 ans a reçu des coups de marteau dans la tête par trois jeunes, dont deux mineurs: lien
=>Octobre 2009: agression homophobe par deux jeunes de 15 ans, dans l'Hérault: lien
=> Novembre 2009, déjà à Paris, en milieu scolaire, à la suite d'une distribution de billets de banque: lien Le Figaro
=> Avril 2010: drame conjugal à Lorient, dans le Morbihan: lien
=> Juin 2010: des jeunes à Poitiers: lien

Nadine Morano l'a échappé belle au Printemps de Paris face à l'excitation d'une vendeuse du magasin ...

vendredi 10 décembre 2010

LCR ou NPA, le Che-Besancenot fait pitié

Mais la condition ouvrière, connaît-il vraiment ?

L'ascension politique de « ce bon petit facteur »

Le facteur de Neuilly-sur-Seine (Paris) ne doit rien à la fille d'Alain Krivine
Ceux qui se demande comment Olivier Besancenot a bien pu progresser aussi vite dans la hiérarchie de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR, avant son maquillage en NPA), jusqu'à en devenir le porte-parole et candidat à la présidentielle seront déçus. Tout en restant intime de beau-papa, Olivier Besancenot a rompu en 2005 avec la propre fille du fondateur du parti d'extrême gauche, toujours patron réel du parti , de même que Riton Emmanuelli anime l'aile gauche du PS et que Benoît Hamon est son patron apparent… Olivier Besancenot est devenu en quelques années le porte-parole de ce parti grâce au coaching efficace du père de son ex, malgré 1,05% à la présidentielle de 1969. Chez les trotskistes, la famille est d'abord politique.
Aujourd'hui et depuis quelques années, le porte-parole du NPA et la fille Krivine ont chacun un conjoint et des enfant(s) séparément.

Quant à la désignation d'Olivier Besancenot comme candidat de la LCR aux élections présidentielles de 2002 et 2007, tout est en ordre, quelle que soit l'horreur que le mot leur inspire. Elle doit tout à la procédure officielle du parti. Un vote du bureau politique suivi d'un second vote de la conférence nationale composée de délégués nationaux ont désigné l'homme aux talents politiques et médiatiques avérés.

O'Besancenot a obtenu le soutien passager du philosophe Michel Onfray qui a, depuis la présidentielle de 2007, pris ses distances avec le réalisateur britannique Ken Loach et lui.

Des revenus au-dessus de la moyenne des facteurs
En 2008, le candidat Besancenot affirmait recevoir de La Poste un salaire de moins de 1200 euros, hors produit de la vente des calendriers… La réalité est un peu différente, puisque Besancenot n'est à La Poste de Neuilly-sur-Seine que le temps des photos, c'est-à-dire quasiment jamais. Actuellement, Olivier Besancenot travaille officiellement à 80% à Neuilly-sur-Seine. Pour la pénibilité... Il y est présent quatre jours par semaine : mercredi, jeudi (sauf action syndicale), vendredi et samedi. Il bénéficie en fait d'une décharge syndicale maximale et se fait entretenir par les uns et les autres.

  • Le parti, par exemple. Ainsi, pendant cinq ans (1999-2004), lorsque beau-papa Krivine était député européen, le petit facteur a touché très régulièrement une indemnité d'assistant parlementaire européen dont le montant était très largement supérieur aux 5000 euros mensuels. A. Krivine lui versait la moitié de l'enveloppe consacrée aux attachés parlementaires (il en avait deux), soit 2500 euros, mais lui-même reversait la moitié de cette moitié au parti. Lui restait alors environ 1250 euros.
    Il déclarait alors toucher un salaire de 1000 euros net par mois pour son activité de postier. Pour son activité à la LCR, les lundis et mardis, il touchait en outre 2/5e du salaire d'un permanent, soit environ 800 euros.

  • Son patrimoine, tel que publié par la LCR, au cours de la campagne présidentielle
    Olivier Besancenot parle avec modestie d'un petit studio dans le XVIIIe, supposé être un arrondissement populaire de Paris. Un journaliste avisé découvrira sur place un appartement en réalité de bonne taille et dans le quartier du Sacré-Cœur en plein Montmartre, le quartier le plus cher du XVIIIe, un des quartiers les plus recherchés des bobos (bourgeois bohèmes) parisiens. Le révolutionnaire en est évidement propriétaire, histoire de lutter contre la précarité et de s'assurer une retraite confortable.
    Or, un salaire à vie de postier n'y suffirait pas. Début 2007, présidentielles obligent, la LCR publie donc un communiqué supposé clarifier le patrimoine d'Olivier Besancenot.
    « Il est copropriétaire depuis 2004 d'un appartement de 55 m2 [pour 3] dans le XVIIIe arrondissement de Paris : la valeur de son patrimoine est de 37 000 euros. Pas de valeurs mobilières. Il a acquis une Peugeot 106 en 2001. » Et ça passe.
    Concernant l'emplacement dudit appartement, acquis à crédit avec sa compagne (il l'a donc remboursé pour l'heure à hauteur de 37 000 euros), il est bien situé dans le XVIIIe arrondissement de Paris, mais la LCR contestait: « pas dans le quartier du Sacré-Cœur en plein Montmartre », plus près du populaire quartier de Barbès que des rues plus huppées des Abbesses.
    Il passe ses vacances dans le Lubéron, auprès des people: lien PaSiDupes

    Sa situation de famille

    Le black out est la règle chez les trotskistes et Besancenot ne fait pas exception.
    Né en 1974 d'un professeur de physique au collège et d'une psychologue scolaire des Hauts-de-Seine, il a d'abord milité à SOS Racisme avant d'intègrer les Jeunesses communistes révolutionnaires (JCR) et la CGT, puis la LCR en 1991.
    Titulaire au bout de cinq ans d'une licence d'histoire de l'université de Paris X – Nanterre, il embrasse la vocation de facteur en 1997 et milite aussi sec à SUD-PTT.
    Comme le socialiste Montebourg, qui en premières noces a épousé une aristocrate, le facteur a épousé la « princesse », Stéphanie Chevrier, son aînée de 5 ans (née en 1967 à Menton), une des principales éditrices de Paris, employée à la direction de Flammarion.
    Militante de la gauche antilibérale, entre autres à la Fondation altermondialiste Copernic (avec Clémentine Autain), co-animée par Leila Chaïbi, l’une des représentantes de la “minorité unitaire” au NPA et chef de file médiatique de l’Appel et la pioche, un collectif qui organise des pique-niques sauvages dans les supermarchés, Stéphanie Chevrier a assuré la publication d'ouvrages politiques comme ceux d’Alain Krivine ou de Désirdavenir Royal.

    Pour Besancenot, cette concubine présente plusieurs avantages : elle est d'un bon rapport, puisque l'un des plus hauts salaires de l'édition, mais c'est surtout une habituée des media. Ancienne compagne du chanteur Yves Simon, elle a favorisé l'émergence de l'écrivain. Dirigeant une armée d'attachées de presse, elle a construit sa carrière sur les relations presse et fait et défait des réputations. Le candidat à la présidentielle comptait donc exploiter ses moyens de pression et de rétribution et sans doute inciter les journalistes à plus de bienveillance à son endroit.
    Directrice littéraire chez Flammarion, où elle est en charge de la « littérature générale, fiction et non fiction », Stéphanie Chevrier n'est donc pas « membre de la direction ». Alors, elle a le salaire d'un cadre dans le secteur de l'édition (la convention collective de l'édition indique un salaire minimum d'environ 2500 euros).
    A propos des « moyens de pression et de rétribution » dont elle userait, elle recourt à une échappatoire: « Je trouve cela insultant pour moi et surtout pour les journalistes. »
    Opacité trotskiste.
  • mardi 15 décembre 2009

    Les postiers: l'accusé de déception des usagers

    Les postiers sont timbrés: ils nous mettent à bout

    Un fidèle lecteur nous tient informés de ce qui se passe à Martigues (48000 habitants), poche de résistance communiste dans un département socialiste (Bouches-du-Rhône). Le mauvais esprit des agitateurs de La Poste est insupportable

    Le personnel de La Poste, en zone nord de la ville, semble en pointe, car nous avons déjà été informés de la grève de la faim d'un facteur qui a bloqué le courrier à l'appel du syndicat Sud PTT (Lire PaSiDupes). Cette prise en otage des usagers a duré quatre semaines à compter du 12 novembre 2009. Des sacs de courrier sont, nous dit-on, encore entassés derrière la poste et aucun huissier n'est apparemment venu constater qu'il n'est pas distribué: il est d'ailleurs tellement mouillé que les lettres ne peuvent être décollées sans être déchirées...
    Rappelons aussi la conscience professionnele de ce postier qui gardait le courrier en 'poste restante' à son domicile (Lire PaSiDupes)
    Aussi, une mobilisation de postiers dont on se passerait: trafic de colis volés (lien La Provence )

    Ce matin, des usagers ont découvert que leur poste de service public n'a pas ouvert avant 9h00. C'est comme ça depuis le 7/12. Certains, âgés, ont attendu une heure dans le froid, alors que les employés avaient pris leur service à l'intérieur à 8h00, comme d'habitude, et buvaient le café, nous indique notre témoin oculaire.
    Lien PaSiDupes

    Dans la file d'attente, la foule des citoyens grondait

    On apprenait dans la file d'attente que le gréviste de la faim avait protesté contre sa mise à pied pour vol dans les colis de commandes par Internet. Or, les facteurs sont des employés assermentés. Il faisait néanmoins son marché parmi les envois non recommandés et avait une prédilection pour les produits high-tech ! A La Poste aussi, et en langage ripou, « tombé du camion », cela désigne ces objets barbotés et revendus à la sauvette.
    Mais aujourd'hui, le service public lui a conservé son poste de confiance, il est toujours employé de La Poste et se porte bien, merci. Les mauvaises langues disaient aussi qu'il a pris de l'embonpoint pendant sa grève de la faim.
    La Poste: les horaires d'ouverture du privé sont-ils déjà en place ?

    Des horaires d'ouverture peau de chagrin

    Les bureaux de La Poste ne sont plus accessibles de 8h00 à 19h00 à Martigues (Bouches-du-Rhône ( habitants), comme on peut le constater ci-dessous:
    La Poste: boulevard Hélène Fournier
    13500 Martigues Tél : 3631 (Appel non surtaxé)
    Horaires d'ouverture (01/01 - 31/12) :
    Lundi 12:00 / 13:30-18:00
    Mardi 09:00-12:00 / 13:30-18:00
    Mercredi 09:00-12:00 / 13:30-18:00
    Jeudi 09:00-12:00 / 13:30-18:00
    Vendredi 09:00-12:00 / 13:30-18:00
    Samedi 09:00-12:30

    Les horaires d'ouverture sont également imprévisibles d'un quartier à l'autre de la même ville:
    Allée Nicephore Niepce
    13500 Martigues
    Tél : 3631 (Appel non surtaxé)
    Horaires d'ouverture (01/01 - 31/12) :
    Lundi09:00-12:30 / 14:00-17:30
    Mardi09:00-12:30 / 14:00-17:30
    Mercredi09:00-12:30 / 14:00-17:30
    Jeudi09:00-12:30 / 14:00-17:30
    Vendredi09:00-12:30 / 14:00-17:30
    Samedi09:00-12:30

    Les employés de La Poste sont particulièrement désagréables et provocateurs

    Quelle est leur compétence?
    Une usager eut le fin mot, quand, excédée, elle demanda à sa guichetière où elle avait appris son métier. Outragée, l'employée du service public clama qu'elle avait son bac, et depuis … six mois.

    Service des colis
    Savez-vous que l'employé du guicher peut nous refuser un colis pour l'étranger, si nous ne souhaitons pas inscrire les numéros de téléphones de l'expéditeur (c'est notre choix), mais aussi celui de votre expéditeur (à qui on ne demande pas son avis!) ? Dans ce cas concret du refus authentique d'un postier d'enregistrer le colis, l'usager, qui n'avait pas prévu, mais s'opposa en tout état de cause à l'exposition publique de données confidentielles (numéro rouge), a dû exiger la médiation du receveur du bureau de poste...

    Les « citoyens vigilants » ne sont pas toujours ceux escomptés

    Avant même la privatisation de La Poste, les postiers nous donnent à penser que nous n'aurons aucun regret du service public, considérant l'état d'abaissement auquel ils l'ont réduit.

    Ce matin à Martigues sous le coup de la colère, un homme a improvisé une pétition.
    Qui lancera une pétition d'ampleur ? Une « votation citoyenne », en quelque sorte , mais à l'inverse !

    Pensez bien à refuser le calendrier de La Poste !

    mercredi 28 octobre 2009

    A Martigues, les grévistes de La Poste ne font pas 59% de ravis

    La colère des usagers monte, selon La Provence

    Lycéens en vacances ou postiers grévistes ?

    Lire l'article de La Provence publié le mercredi 28 octobre 2009 à 11H52

    La grève des postiers au point mort,
    les usagers s'impatientent


    Hier, deux semaines après le début du conflit, les agents ont de nouveau manifesté.


    Le conflit des postiers s'enlise. Depuis plus de deux semaines, 35 salariés du centre de tri de Martigues Ferrières sont en grève. Ils se battent sur deux fronts. D'une part, ils soutiennent deux de leurs collègues: Fabien, qui vient d'être licencié, et Sébastien, qui, menacé de révocation à la suite d'une altercation avec son supérieur hiérarchique, est en grève de la faim depuis quinze jours. Des sanctions "injustifiées" et "arbitraires" selon les grévistes qui réclament leur réintégration. D'autre part, les grévistes dénoncent la nouvelle organisation du travail, appelée Facteur d'avenir, lancée en août à Martigues. "Cela accroît considérablement la charge de travail des facteurs, déplore Serge Saby, représentant départemental Sud PTT, syndicat à l'initiative du mouvement [lien PaSiDupes]. Ils sont obligés de faire des heures supplémentaires qui ne sont pas rémunérées."

    Les grévistes réclament donc le paiement de ces heures effectuées depuis la nouvelle organisation de travail. Ils demandent aussi qu'un audit soit diligenté par un cabinet extérieur et indépendant. Ils refusent donc la proposition de LaPoste qui souhaitait mettre en place un groupe de travail en interne, composé de plusieurs postiers de Martigues. Bref, depuis plus de deux semaines, le conflit est au point mort. Et ne laisse personne indifférent. Ni les usagers (lire ci-dessous), ni les élus.

    Hier, une nouvelle manifestation s'est déroulée. Le président (socialiste] de la Région Michel Vauzelle a écrit au directeur de La Poste, Jean-Paul Bailly, lui demandant "de prendre des mesures d'urgence et notamment de restaurer le dialogue social avec les agents avant qu'un drame n'intervienne." [chantage ou incitation au suicide ?] De son côté, la Ville [communiste] soutient le mouvement: "Aujourd'hui, le conflit est en panne de dialogue. Nous souhaitons recevoir les parties en présence pour faire avancer ce dossier", a indiqué le premier adjoint Henri Cambessedes [PCF]. La CGT et le Parti communiste se sont également joints au mouvement [Le premier adjoint est donc de parti pris]. Tous dénoncent la dégradation des conditions de travail. Et tirent la sonnette d'alarme: "Si on ne fait rien, avançait hier une salariée [anonyme et militante, donc partisane] , il va se passer à La Poste ce qui arrive à France Telecom aujourd'hui". [confirmation de l'incitation organisée à la psychose] La direction, qui fait une distinction très nette entre le cas particulier du postier Sébastien [Osman, SUD-PTT] et les revendications sur l'organisation du travail, maintient ses propositions.


    Les témoignages des usagers

    Ceux qui soutiennent et ceux qui râlent
    Qu’ils soutiennent ou non le mouvement des grévistes, les usagers sont les premiers à en subir les conséquences. Certains s’impatientent et pestent lorsqu’ils trouvent leurs boîtes aux lettres vides chaque matin.
  • L’un de nos lecteurs, qui ne manque pas d’humour, nous écrivait récemment: "On le sait fort bien, les postiers se battent pour que le service aux usagers soit le meilleur possible. Leur grève n’a que ce motif! Alors, en raison du mécontentement certain d’au moins un usager de la Poste, je dépose un préavis de grève pour les mois de novembre décembre et janvier prochains. Cette grève portera sur les étrennes données en échange du calendrier habituel. Vive la privatisation de la Poste."
  • D’autres prennent leur mal en patience et se disent choqués de voir que "la Poste ne fait rien pour le facteur en grève de la faim."
  • Sur notre site internet (www.laprovence.com) aussi, les commentaires vont bon train. Pour daredevil [frère du gréviste de la faim ?], "on ne peut rester insensible. Ce qui lui arrive aujourd’hui cela peut vous arriver un jour." Gibe, lui [militant Sud-PTT ?], "espère que la situation va s’arranger pour ces employés mais vu la tournure que ça prend il serait utile de mettre les bouchées doubles, mobilisation générale, fermeture de toutes les Postes du pays avec la coopération de plusieurs secteurs d’entreprise, fermeture des mairies…"

    Ce qui ne plaît guère [euphémisme...] à Channie:
    "Voui, et moi j’attends mes colis bloqués sur le centre de tri de Martigues! Font ch… avec les grèves, on y est pour rien et c’est nous qui payons! Moi aussi j’ai des enfants à nourrir."

    Le système D [ou "service minimum", à dire vrai !] de la Poste

    Quatre jours après le début du conflit, La Poste a mis en place un plan de continuité du service public. Il s’agit d’un "centre d’entraide", autrement dit des renforts pour assurer le tri et la distribution du courrier. Une solution qui n’est cependant pas optimale, reconnaît la Poste. "L’objectif, explique la direction, est de distribuer du courrier deux à trois fois par semaine sur les tournées qui ne sont pas effectuées. Il y a donc deux à trois jours de retard."
    Selon la direction, les 11 tournées pour les entreprises ainsi que les 12 tournées colis sont assurées correctement. En revanche, sur les 40 tournées lettres, la moitié est effectuée correctement. "Les usagers peuvent poster leurs lettres car toutes les boîtes sont relevées chaque jour", insiste la direction [ce qui reste à démontrer] qui indique que 24 salariés étaient en grève hier.[sur deux bureaux de poste et plusieurs annexes de quartier] (source
    La Provence )

    LIRE l'article précédent : La Poste: boycottons le calendrier des postiers

    et un autre lien PaSiDupes : le service de la Poste n'est pas rendu

  • La Poste: boycottons le calendrier des postiers

    Les usagers, otages de la CGT et SUD-PTT, se rebiffent !
    Aujourd'hui, défendons La Poste contre elle-même
    Des forces intérieures maléfiques poussent La Poste au suicide.

    Devant certains bureaux de poste, les grévistes conservateurs ont distribué des tracts aux usagers, les invitant parfois à s'opposer au changement de statut de l'entreprise publique. A Martigues (lien PaSiDupes), ville communiste des Bouches-du-Rhône, un gréviste de la faim est au coeur d'un bras de fer que SUD-PTT a lancé contre la direction. Et depuis plusieurs semaines, les colis restent en souffrance et le courrier n'est plus distribué que deux fois par semaine. La colère monte dans la population.
    Les syndicats à l'origine des mouvements divers, qui représentent 95% du personnel (singulièrement la CGT communiste et SUD-PTT trotskiste), sont soutenus par plusieurs partis politiques de gauche dont le PS, diverses associations -Attac, DAL (Droit au Logement, quel est le rapport?), etc.- et la FSU des enseignants de gauche qui sont de tous les conflits sociaux. Tous ont lancé un appel collectif pour un débat public sur La Poste et un référendum sur le service public postal. Ils se sont prêté à la mascarade de la « votation citoyenne » (autre lien PaSiDupes) qui a d'ailleurs discrédité le mouvement.(Lire PaSiDupes)

  • A force d'auto-mutilations au fil des mouvements, des journées d'action et des grèves, le service public n'est pas en état de subir les assauts de la concurrence européenne.
    "Oui au service public, non au service à fric !", a-t-on un jour entendu crié par des manifestants à Tours en 2008. Mais ce 'fric' n'est pas pas la propriété des syndicats, ni même de La Poste: c'est le nôtre et nous voulons qu'il soit bien géré plutôt que jeté dans le Rhône par des grévistes, avec les sacs postaux!
  • Les obstacles dressés par la gauche oblitèrent l'avenir de La Poste face aux entreprises européennes concurrentes, mais aussi dans sa capacité à leur faire concurrence sur leurs propres territoires.
    Bien que favorables au traité européen, le PS et le MoDem jouent un double-jeu. Ils reconnaissent d'une part que l'Union européenne a voté l'ouverture des services postaux européens à la concurrence, mais participent d'autre part à la désinformation du PCF et des syndicats CGT et SUD, entre autres.

    Cette manipulation de l'opinion par la gauche est multiface

  • L'intox langagière

    =>
    L'opposition s'entête à employer le terme mensonger de 'privatisation', alors que celui de capitalisation serait plus honnête. Le changement de statut de La Poste en Société anonyme n'est nullement l'occasion de « casser » le service public. L'endettement de La Poste et la concurrence européenne nécessitent une ouverture du capital, mais l'Etat ne fait pas appel à des fonds privés, comme l'affirme la propagande mensongère de la gauche. L'Etat garde en effet le contrôle du service public de La Poste en faisant entrer dans son capital la Caisse des Dépôts et Consignations.
    Il s'agit d'une institution financière publique française créée en 1816. Placée sous le contrôle direct du Parlement, elle exerce des activités d'intérêt général pour le compte de l'État et des collectivités territoriales, mais elle a aussi des activités concurrentielles. Sa devise est « Foi publique ».

    => Sans ostentation, Libération admet la manipulation.
    « Vieux mythe français », La Poste « totem français: l’attachement au service public, cette incarnation de la République. Qu’on le pense menacé et les Français se hérissent: l’intelligence [le mensonge] du "Comité contre la privatisation de La Poste", qui proclamera la suite du combat aujourd’hui à 18 heures, a été de le montrer.» Le mensonge érigé en vertu...

  • L'intox médiatique

    =>
    Le mardi 22 octobre 2009, le porte-parole du NPA et une cinquantaine de postiers (photo ci-dessus) ont tenu symboliquement une assemblée générale dans le Palais Brongniart (La Bourse, dans le 2e arrondissement de Paris), au matin d’une journée nationale de mobilisation contre le projet de réforme du statut de La Poste... (photo)
    «La Poste va entrer en bourse, les postiers entrent dans la Bourse», telle était la formule d'Olivier Besancenot, postier et porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), parti politique trotskiste et non syndicat.

    => Le 22 septembre, le journal Libération transmettait le mot d'ordre du Che-Besancenot:
    « Les prises de parole ont tourné autour de l'idée d'une grève générale reconductible de tous les services de la Poste, au moment fin octobre-début novembre de l'étude du projet de loi devant le Parlement.
    «Chacun d'entre vous doit faire monter la sauce. Il faut que la question de la grève reconductible se pose (à ce moment-là) mais pas comme un baroud d'honneur», a souligné Gaël Quirante, responsable Sud à la Poste des Hauts-de-Seine. »
    Nous en avons donc encore pour jusque la fin du mois !

    => Le jour de l'animation de rue par les extrémistes de gauche, Libération était dubitatif, mais prudent, autant dire 'faux-derche': «Le succès de la "votation citoyenne" a rendu un peuple à la gauche. Malgré quelques malentendus. » Et l'autre peuple ?

  • Le débat politique

    =>Libération - Estrosi: "On a interrogé les gens sur un mensonge"
    "Il y a aussi un malentendu. Pour l’heure, La Poste n’est pas privatisable. "On refuse d’entendre ce qu’est réellement notre projet, rage le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi. On a interrogé les gens sur un mensonge." La Poste doit certes devenir une société anonyme, mais uniquement contrôlée par des capitaux publics, ou par ses personnels. Et c’est l’Etat et la Caisse des Dépôts qui mettront 2,7 milliards d’euros au pot pour moderniser l’entreprise. Mais il y a l’expérience…
    Un grand mensonge français, qui a vu souvent des privatisations être précédées de simples réformes menées au nom de l’efficacité du service public. Seul le premier pas coûte, et on bascule vite dans le privé. France Télécom, GDF, EDF sont autant de témoins de cette évolution, où la gauche a eu autant sa part que la droite. [Quant au "sens de l'Histoire"...] C’est le gouvernement Jospin qui a privatisé France Télécom, pour permettre la naissance d’Orange, et l’investissement dans la téléphonie sans fil. C’était un impératif industriel. C’est devenu aujourd’hui – à la suite de la vague de sucides– une forme de repoussoir.
    Samedi, à Audincourt, Moscovici s’est fait reprocher par des communistes ces privatisations passées. "Il n’y a pas de lien entre France Télécom, qui vit dans un univers de concurrence, et La Poste, qui est par essence un service public national", plaide le socialiste. Mais le passé affleure, et chacun peut en jouer.
    "Mon projet garantit une Poste à capitaux publics ; si, par malheur, les socialistes revenaient au pouvoir, ils privatiseraient La Poste, évidemment, comme ils l’ont toujours fait", dit Estrosi. L’exchampion de moto fait aussi du judo dialectique.
    59 % des Français souhaitent un référendum sur La Poste, selon un sondage Ifop-Sud Ouest. C'était le 4 octobre, en pleine désinformation...

    => L'opposition mène un combat politique d'arrière-garde

    Des associations sans statuts en rapport avec le sujet se joignent aux partis politiques et syndicats d'opposition pour bloquer des bureaux de poste, en affaiblissant le service public et en prenant en otage les usagers, au risque de mettre des entreprises en difficulté et de créer des drames sociaux en périodes difficile de crise économique internationale.

    => Les syndicats reprochent au ministre Christian Estrosi de n'injecter « que » 2,7 milliards d'euros pour préparer le groupe à la concurrence européenne, mais, dans le même temps, ils plombent l'économie nationale.
    La gauche porte donc une lourde responsabilité dans les problèmes à venir de redressement de l'économie, de l'emploi et du pouvoir d'achat.

    Boycottons les calendriers de La Poste

    Un
    « autre peuple » de Français ne manquera pas d'exprimer sa façon de penser aux postiers preneurs d'otages.

  • C'était le temps où les postiers avaient le sens du service public

    Ils ont failli à leur tâche et écorné l'image flatteuse de La Poste

    lundi 26 octobre 2009

    Le service public de La Poste n’est plus rendu : usagers en colère

    Quand les postiers vont-ils fournir le travail pour lequel nous les payons ?
    Organisation au sifflet, voire militaire?

    Les temps sont durs pour tout le monde en temps de crise économique internationale et les états d’âme de la fonction publique sont indécents.
    Les procédés de certains postiers pour freiner des quatre fers le cours de l’Histoire sont intolérables les tenants traditionnels de la pensée unique tentent aujourd’hui d’inverser le « sens de l’Histoire. Les conservateurs frileux arc-boutés sur leurs acquis ne sont plus ceux qu’on croit et les blocages syndicaux plongent le pays entier dans la souffrance.

    Avec 30% de grévistes, La Poste fonctionne normalement ?


    Voilà bientôt trois ans et donc avant Sarkozy, le journal
    Le Monde: La Poste : 14 à 30% des grévistes mardi à 11h00 selon direction et syndicats annonçait, le 14 novembre 2006 , que les syndicats des employés de La Poste appelaient à la grève. Le constat était affligeant : pour la CGT : "30 à 40% des postiers suivaient le mouvement social mardi" et pour SUD-PTT "Avec un postier sur trois en grève, la journée du 14 novembre est fortement suivie."Mais de son côté, la direction de La Poste indiquait que "moins de 1% des bureaux de postes étaient fermés mardi" et ajoutait que "les services sont assurés quasiment normalement pour l'ensemble des clients de La Poste".
    Conclusion, à en croire la direction de la Poste et les responsables syndicalistes, La Poste fonctionne quasiment normalement lorsqu'elle a 30 à 40% de grévistes. Ceci serait donc la preuve qu'il y a bien 30% de personnels en trop dans cette entreprise publique.

    => C'est sans compter les
    30 % d'absents quotidiens (pour cause de maladie, formation…)
    , selon Jean-François Dannely, secrétaire de la CGT-Poste-Télécommunications... Le problème, de son point de vue, c'est qu'ils "ne peuvent se déclarer grévistes"...

    Alors que les déficits publics se creusent de jour en jour, étouffant les travailleurs français, voici donc une piste intéressante pour soulager les Français qui financent l'Etat de cette charge salariale qui pese de plus en plus lourdement sur les épaules de la collectivité (En 2006, l'Etat capte 53% du PIB).

    =>
    Or, La Poste est endettée à hauteur de 6 milliards d'euros...<br>La désinformation et le machiavélisme de l'opposition a été dénoncée par Jacques Sapir
    Le directeur d'études à l'EHESS, qui a apporté son soutien au Front de gauche lors des Européennes, n'a pas apprécié les récentes déclarations de Benoît Hamon (professeur d'université avec une licence...) sur l'endettement de l'Etat, à propos du budget pour 2010. Il les juge «idiotes» et surtout «incohérentes».
    Il explique en outre que le discours du porte-parole du PS sur ce sujet n'est pas le même quand Benoît Hamon est porte-parole du Parti socialiste et lorsqu'il intervient en tant que leader du courant «Un Monde d'avance»... (Lire Marianne2)

    En réaction contre le projet de
    changement de statut de l'entreprise publique en société anonyme, un nouvel appel à la grève illimitée des postiers a été lancé par la CGT, Sud, la CFTC et FO dans les 185 bureaux de poste parisiens et dans les régions. A Paris, il a été suivi le lundi 21 septembre par près de 40% du personnel, selon la CGT, mais par 17,29%, selon la direction : 40 à 50% des salariés dans la moitié nord de la capitale et par 30 à 40% dans la partie sud, selon les chiffres annoncés par la CGT. Régis Blanchot, administrateur Sud de La Poste faisait état d’une "première estimation de 35% à 40% de grévistes".
    A la date du 22/9/09, le bureau de Poste de Château-Rouge, dans le 18e arrondissement de Paris, était en grève depuis le 7 septembre, pour réclamer l'abandon des projets de réorganisation et des embauches. "Comme dans d'autres quartiers populaires, le temps d'attente augmente", car l'activité dite de "banque sociale", c'est-à-dire le retrait au guichet de petits montants, notamment sur le Livret A, "n'est pas jugé rentable" et ne dispose pas de personnel suffisant, dénonce la CGT. La poste dénonce "un faux procès".
    "Faire en sorte que les files d'attente soient moins longues, ce n'est pas un luxe, le mécontentement monte", avait averti, en avril, la Fédération des usagers des transports et des services publics (FUT-SP). Les usagers "ne savent même plus où trouver les guichets", cachés par les présentoirs commerciaux, se plaint la CGT, selon qui l'attente peut monter à "30 ou 40 minutes, même dans des arrondissements résidentiels comme le 15e". Les usagers ne savent même plus où trouver une Poste ouverte...

    La polémique parisienne s'inscrit dans une contestation plus générale du projet de changement de statut de la Poste
    , vécu par les opposants comme un début de privatisation, nous dit-on. "En écrivant en toutes lettres dans le texte qu'à aucun moment, des capitaux de fonds privés n'entreront au capital de La Poste, nous lèverons toute ambiguïté", a répliqué dimanche Christian Estrosi, le ministre de l’Industrie, chargé du dossier.

    Ni privatisation, ni réferendum

    La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a pourtant répété mardi 22/09 sur France Inter qu'il n'était "pas question de privatiser La Poste" comme se plaît à le faire croire l’opposition.
    "L'ouverture du capital de La Poste, la modernisation de cette institution pour qu'elle puisse faire face à la concurrence, pour qu'elle puisse investir, pour qu'elle puisse se moderniser, pour qu'elle puisse prendre le tournant de l'électronique en particulier est nécessaire maintenant", a-t-elle indiqué.
    "Mais il n'est pas question de privatiser. Les acteurs qui vont entrer au capital seront des acteurs publics, notamment la Caisse des dépôts et consignations" (CDC), a précisé Mme Lagarde.

    Interrogée sur un éventuel référendum sur la question, elle a répondu: "Il faut réserver la consultation populaire à de grands, grands moments. Sur La Poste, qu'est-ce qu'on fait ? On renforce l'entreprise en permettant la montée au capital de la CDC, on garantit le service public (...) Franchement, il n'y a pas de quoi amener tout le monde aux urnes", soulignait Mme Lagarde.

    Le Comité national contre la privatisation de La Poste, dont font partie 80 organisations et associations, dont les syndicats FO, CGT, CFTC, Sud-PTT ou le PS, le PCF et les Verts, a lancé en juillet une campagne pour une consultation nationale le 3 octobre, en invitant les Français à se prononcer sur le changement de statut de l'établissement public en société anonyme à capitaux publics.
    On sait maintenant à quelle mascarade cettevotation’ sauvage a donné lieu (Lire PaSiDupes au libellé 'votation citoyenne') et le coup porté dans l’opinion à la notion de consultation populaire.


    Faute de suicides à La Poste, SUD-PTT fait du chantage avec la médiatisation de grèves de la faim…
    "Si demain je me retrouve mis à pied pour deux ans, comment je fais pour nourrir mon enfant?" Fatigué, Sébastien a la voix faible ", selon La Provence…

    Ainsi, La Provence du jeudi 22 octobre 2009 rapportait que « menacé de sanction disciplinaire, Sébastien [Osman], facteur à Martigues [et délégué syndical SUD-PTT] est en grève de la faim depuis le 14 octobre. Il dénonce un "management autoritaire" au sein du bureau de Poste de Ferrières. Aujourd'hui, ses collègues ont manifesté pour le soutenir et, plus largement, pour défendre le service public postal. », à moins que ce ne soit pour la préservation des acquis et pour le maintien de la main-mise syndicale sur cette poste principale.
    Ce postier de 32 ans est père célibataire d'un fils de 12 ans. Sans passer par le concours, ce Facteur itinérant (pendant deux ans), donc non-titulaire, fut intégré aux effectifs de La Poste, en interne, grâce aux soutiens syndicaux, comme souvent dans la fonction publique qui prétend assurer l'égalité des chances à tous, mais au détriment de certains... Comme en politique, avec Bruno Julliard ou Benoît Hamon, par exemple, il suffit parfois d'être militant syndical pour accéder à des postes et responsabilités mérités par d'autres.

    Extraits de l’article compassionnel de la journaliste
    (lien)

    « Obligé par moments de se retenir au capot de sa voiture, le postier de Boudème tient malgré tout à justifier son acte "radical". Le mercredi 14 octobre, il entamait une grève de la faim en raison d'un conflit qui l'oppose depuis le mois de juin avec sa direction. "Mon dossier, tout comme celui de Fabien (un collègue licencié pour faute grave la semaine dernière, Ndlr), est basé sur des accusations mensongères", se défend-il, dénonçant "le climat de terreur et le harcèlement qui règne depuis un an" au sein du bureau de Martigues Ferrières. "C'est clairement de la répression syndicale", ajoute Sébastien, représentant du personnel étiqueté Sud PTT. [Les propos sont en parfaite correspondance avec les mots d’ordre nationaux]
    Entouré par des collègues, en grève depuis dix jours pour dénoncer la nouvelle organisation du travail mise en place en août à Martigues, Sébastien peut aussi compter sur d'autres soutiens. Hier, une manifestation s'est déroulée avec une double cause en toile de fond: la solidarité avec le postier et la défense du service public. Dans le cortège, on trouvait des membres du syndicat Sud PTT, à l'initiative du mouvement, des représentants de la CGT, du Parti communiste, du NPA ou encore le premier adjoint
    [PCF] de la Ville de Martigues, Henri Cambessedes. [Rien de politicien, donc]
    Un réconfort pour Sébastien. Malgré son état de santé fragilisé par neuf jours de grève de la faim, le postier, suivi régulièrement par un médecin, assure être "déterminé à aller jusqu'au bout." C'est-à-dire "jusqu'à la mort ou ma réintégration et ma réhabilitation." De son côté, la direction regrette "que ça se passe comme ça. Le médecin de prévention le suit, on s'assure de son état de santé, afin qu'il ne soit pas en danger." Sur les revendications des grévistes (ils étaient 35 hier sur un effectif global de 90), la direction maintient sa position. "L'enquête disciplinaire suit son cours. Et sur la réorganisation du travail, nous maintenons notre proposition, celle de constituer un groupe de travail pour pointer les points qui posent problème." Les grévistes maintiennent la pression. "Ce qui se passe est intolérable. La Poste est prête à sacrifier ses salariés sur l'autel de la privatisation." [Contre-vérité !].


    Lorsque la littérature du NPA indique que "depuis vendredi, Sébastien Osman a décidé de dormir sur le parking du bureau de Poste de Martigues Ferrières, dans sa voiture", il faut savoir qu'il s'agit d'une camionnette. Aucun détail mensonger n'est inutile dans la désinformation des trotskistes du Che-Besancenot. N'écrit-il pas le 19/10, en titre de RezoCitoyen:"La Poste sur la voie de France Télécom", comme s'il n'avait pas assez de victimes.

    A noter aussi que la CNT (confédération syndicale anarcho-syndicaliste) invite le public à faire pression sur La Poste... (lien)

    Le mécontentement monte, mais contre les grévistes

    On retient que l’objectif des syndicats est de faire en sorte que les files d'attente soient plus longues et que le mécontentement monte".
    Or, aujourd’hui, le courrier n’est pas distribué, ou de manière chaotique. Combien de centres de tri font-ils de la rétention des biens qui leur sont confiés ?
    On dit même que le courrier entassé ne sera pas distribué et que le chargement d’une camionnette a été jeté dans le Rhône. Des colis sont entreposés dans des lieux insalubres ou en plein air, exposés aux intempéries et, par conséquent, endommagés par la pluie. Même livrés, et avec retard, des produits seront inutilisables et sans recours possibles.
    Il n’est plus seulement question de simples désagréments, mais de pertes sèches par les particuliers et les entreprises.

    Le service public est devenu propriété privée des syndicats


    Les usagers doivent maintenant renoncer à acheter par correspondance et le commerce souffre de la prise en otage des usagers et des entreprises par les syndicats.

    Les Français doivent-ils se soumettre à la dictature des syndicats ?

  • L’ouverture du service de distribution postale à la concurrence européenne provoque en France des prises d’otage de la population, qu’il s’agisse des personnes ou des biens, alors que les postiers devraient travailler à l’adaptation de La Poste à l’échéance, comme le font les pays voisins plus responsables.
  • PaSiDupes a mis en ligne un SONDAGE dans lequel ses lecteurs pourront se positionner.
  • samedi 4 avril 2009

    Le Che-Besancenot en soutien de ses troupes à Strasbourg

    L'espoir d'une révolution anticapitaliste mondiale n'est pas mort


    Les trotskistes Besancenot, Krivine et le NPA s’étaient associés aux organisateurs de la manifestation prévue à l'occasion du sommet du 60ème anniversaire de l'OTAN, le 3 et 4 avril prochain à Strasbourg. Avant l’ouverture du sommet, ils dénonçaient l'encadrement imposé par les autorités françaises à la tenue d’un contre-sommet. Les mêmes que les autorités allemandes associées.

    Le déploiement révolutionnaire prévu pour ce soixantième anniversaire est bien significatif des craintes des trotskistes à l’égard de leur exploitation des mécontentements et de leur hostilité au libre exercice de la démocratie. Ils mobilisent une violence folle pour promouvoir, à la face du monde et des peuples, la révolution dans le même temps qu’ils méprisent les droits des majorités nationales. Cela est inacceptable. Alors que les émeutiers feront la promotion de leur politique d’intimidation et de soulèvement pour assurer la domination des peuples du monde, Besancenot est aujourd’hui et demain à Strasbourg pour y faire entendre la voix de la révolution contre l’OTAN et la paix.

    Le Che-Besancenot chauffe ses troupes

    Devant une salle bondée -près de huit cents personnes, selon les organisateurs-, avec des accents vibrants d'idéal révolutionnaire internationaliste, en polonais, en anglais, en allemand, en grec, en français, une dizaine d'orateurs a demandé la fin du capitalisme et de son « bras armé », l'OTAN. Certains ont même soutenu l’ONU contre l’OTAN…

    En ouvrant le meeting, le Mulhousien Ivan Zimmermann (au premier plan sur la photo ci-dessus) , qui sera tête de liste aux élections européennes pour le « rassemblement anticapitaliste » dans le Grand Est, a exhorté à participer ce samedi après-midi à la manifestation pour dénoncer l'OTAN et demander sa dissolution.

    Besancenot, le facteur syndiqué à SUD-PTT, participera aux émeutes

    « Olivier est un camarade, dit Tonio Gomez, porte-parole des quelque 150 militants du NPA bas-rhinois. Ce matin il a travaillé, puis il a pris le train pour nous rejoindre au meeting de Strasbourg. Demain il sera avec nous dans la manifestation. »

    Les violences sont naturelles, selon le NPA
    Le NPA craint-il les agissements des casseurs ? « On s'est donné les moyens de maintenir l'ordre. Mais c'est sûr qu'il y aura des débordements. »

    Pacifiste, Olivier Besancenot ?

    Le sommet de l’OTAN rassemble à Strasbourg les grands de ce monde dans un esprit de cordialité inégalée, pour ne pas dire historique, de bon augure pour la paix.

    Malgré l’action positive des forces alliées de l’OTAN, ne serait-ce qu’en ex-Yougoslavie, le meneur trotskiste du NPA (Nouveau parti anticapitaliste), a asséné quelques formules choc pour condamner l’organisation militaire internationale. « Nous demandons la dissolution de l'OTAN parce qu'elle est l'instrument de domination militaire et impérialiste du capitalisme multinational. » Pour lui, l'OTAN, qui se prétend depuis 60 ans force de paix dans le monde, « mène à nouveau des guerres injustes comme en Afghanistan », où le Che-Besansenot soutient le terrorisme Taliban et la soumission des femmes.

    Le leader anticapitaliste condamne bien sûr les attentats du 11-septembre, qui furent « un drame », mais il prône le terrorisme en réponse à ce qu’il appelle l'oppression des pays du Nord sur les peuples du Sud. « Nous ne partageons pas cet ordre mondial. Nous estimons qu'il n'y a pas de solution militaire au problème du terrorisme. » En revanche, le terrorisme serait la solution contre le capitalisme...

    Le Che-Besancenot dénonce le « sourire » carnassier d'Obama

    Bien que métis, Barack Hussein Obama, qui paraît si sympathique aux Européens, ne trouve pas non plus grâce à ses yeux.
    Olivier Besancenot a dénoncé hier lors d'un meeting à Neudorf le renforcement de l'effort militaire demandé par le président américain dans le cadre de l'OTAN. « Barack Obama exhorte avec le sourire les Européens à augmenter leurs budgets militaires »
    « Il exhorte avec le sourire les Européens à augmenter leurs budgets militaires. En France, avec 44 milliards d'euros, le budget de la défense est le seul qui progresse. Cet argent serait mieux employé à résoudre les problèmes sociaux. »
    En revanche, le sourire mécanique de Sa Cynique Majesté Royal ne l’indispose nullement. Elle tape sur tout le monde, hors et dans son camp, et soulève elle aussi un « vent de révolte ».

    vendredi 13 mars 2009

    Le Che-Besancenot a investi La Poste

    vest La PosteAvec ses camarades grévistes, Besancenot occupe le siège parisien
    Ce que l'avenir vous promet,
    SUD La Poste vous l'apporte »

    Regard franc ! Rictus du gendre idéal...
    « Les Hommes qui relient les Hommes » sont en grève

    Des salariés de La Poste bloquent par la grève une réforme de la distribution du courrier, avec la présence de la vedette vue à la télévision, le porte-parole du Nouveau Parti Anti-capitaliste (NPA) Olivier Besancenot. On se lève dans la salle, s’il vous plaît !

    150 fonctionnaires modernes ou 150 grévistes réactionnaires ?

    Ils occupent le siège de l'entreprise publique à Paris. "Nous sommes environ 150 postiers, dont Olivier Besancenot lui-même facteur dans les Hauts-de-Seine, à occuper le hall de La Poste. Nous allons pique-niquer sur place avec des merguez jusqu'à ce que la direction nous reçoive", a déclaré Yvon Mélo (ci-contre, un camarade facteur en pleine mascarade, "une simulation grossière"), représentant de Sud-PTT (secrétaire départemental adjoint) à l'origine de l'action, un camarade du cheminot de la gare Saint-Lazare, Christian Mahieux.

    Un sur trois au maximum

    Melo nous fait un honteux méli-mélo. Le flou artistique de ses propos n’est que de l’intox de professionnel de la manipulation. Car seulement "une cinquantaine de postiers sont dans le hall", a précisé de son côté la direction, en langage des gens honnêtes, ajoutant qu'elle allait recevoir une délégation.
    Une minorité fait la loi.

    « Pour une nouvelle, c'est une bonne nouvelle » ?

    Des postiers du département des Hauts-de-Seine ont entamé il y a deux mois (le 12 janvier) une grève contre un projet de réorganisation des tournées. D'abord limitée à la ville de Boulogne-Billancourt, les excités ont par la suite fait suivre le courrier mouvement dans d'autres communes du département (Boulogne-Billancourt, Courbevoie, Levallois, Nanterre, Rueil, Colombes, Neuilly et …La Défense !)
    Mais cette grève, lancée par Sud-PTT, la CGT et les extrémistes de la CFTC, reste minoritaire, sans doute pour ne pas retarder la livraison du courrier de Che-golène Royal dont le domicile se trouve sur l’une des tournées.

    « Y'a pas marqué La Poste »

    La Poste avait engagé des poursuites en référé contre huit salariés grévistes et le syndicat Sud-PTT
    pour avoir abusé du droit de grève. La direction demandait au tribunal de grande instance de Paris de condamner la grève lancée il y a deux mois par des facteurs des Hauts-de-Seine, un mouvement marqué par plusieurs incidents dont Sud-PTT et la direction se renvoient la responsabilité. La Poste réclamait 45.000 euros de dommages et intérêts.

  • Le 10 novembre 2008, le leader de la LCR (NPA) avait eu plusieurs échanges verbaux virulents avec le directeur du centre de tri. Jean-Baptiste Casanova s'était retrouvé au sol, puis s'était relevé rapidement : une « simulation grossière et malhonnête de chute », selon Olivier Besancenot.
    Après le rassemblement, un porte-parole de la direction régionale Ile-de-France de La Poste avait déclaré que Jean-Baptiste Casanova avait « été blessé au coude en étant bousculé par le groupe » et avait « déposé plainte au commissariat de Nanterre ». Le Che-Besancenot l’avait qualifiée de « dénonciation calomnieuse ».
  • Le 16 janvier 2009, avec à leur tête leur couverture, le plus connu d’entre eux, Olivier Besancenot, quelques dizaines de facteurs du syndicat SUD, dont des grévistes du centre de Boulogne-Billancourt, ont envahi dans l’après-midi le siège de la Poste, situé dans le quartier parisien du Montparnasse.« Dites au président qu’on ne croit plus au Père Noël », a lâché le postier de Neuilly à l’hôtesse d’accueil sous les yeux ébahis des agents de sécurité en déposant un sapin sur le guichet. A grand renfort de fumigènes multicolores, les membres de SUD ont aussi collé des affichettes « soldes » pour dénoncer les salaires beaucoup trop modestes à leurs yeux : « 1 000 € à l’embauche, 1 200 € au bout de huit ans, voilà ce que gagne un facteur, a lâché Yvon Melo, membre de SUD-Poste 92. »
  • Le 30 janvier 2009, déjà un vendredi matin, entre 150 et 200 selon des responsables Sud-PTT et les infiltrés de CFTC, une centaine selon la police (sans doute le même commando que ce vendredi), dont Olivier Besancenot, occupèrent le centre de tri du courrier de Nanterre. Ils demandaient à être reçus par le directeur départemental de La Poste des Hauts-de-Seine.
  • Le 18 février 2009, ils ont aussi organisé un réveil matinal symbolique à Neuilly-sur-Seine, avec toute la bienveillance et le respect de leur concitoyens dont ils sont capables.Le gang habituel de 100 à 150 postiers a manifesté bruyamment au rythme de pétards et casseroles.

  • Saisi une première fois début février par la direction de l'entreprise publique, le juge des référés, Maurice Richard, avait désigné un médiateur judiciaire pour tenter de déminer la situation.
    La médiation ayant échoué, le dossier est revenu devant le juge Richard la semaine dernière.

    L'ordonnance rendue hier jeudi


    Le juge Maurice Richard a "rejeté les demandes" de La Poste, en considérant que la victime n'était pas parvenue à "démontrer avec l'évidence requise (...) que les différents préavis déposés ont eu pour but concerté d'appeler à la grève les personnels par roulement concerté". Le juge n’emprunte manifestement pas la gare Saint-Lazare et ne connaît pas la spécialité des syndiqués de SUD qui consiste à faire grève 59 minutes, toutes les heures et par roulement, pour désorganiser le service sans subir de retraits sur salaires…

    Ce juge du TGI a en outre estimé, contrairement à ce qu'affirme La Poste, que le mouvement était inutile, puisqu'il n'aurait pas eu pour conséquence, selon lui,de l'empêcher de remplir sa mission de service public, le courrier ayant bien été distribué. Il n’a pas effleuré le candide que la grève a créé des retards de distribution.

    Enfin, concernant "les intrusions, menaces, envahissements, prises de parole et AG (assemblées générales) sauvages doublées de violences..." dénoncées par la direction, le juge a estimé qu'il n'était pas démontré "l'accomplissement d'actes manifestement illicites, même s'il est perceptible que le conflit en cours se déroule parfois dans un climat houleux entre la direction et certains grévistes"...
    Or, hier jeudi 12, la veille de l’occupation de son siège, La Poste avait justement été déboutée.

    « On a tous à y gagner »

    Le juge a visiblement relancé la grève, et les contribuables remercient Maurice Richard pour son soutien militant à SUD-PTT.
    En attendant leur courrier et que Richard ait repris ses esprits, l'entreprise publique a décidé de faire appel.

    Tous les sans-abri, sans-logis et précaires d’Ile-de-France peuvent se rendre au siège de La Poste à l’heure du déjeuner pour une distribution de merguez bien chaudes : c’est le NPA qui régale.