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lundi 2 avril 2012

Présidentielle 2012: un clic pour Sarkozy, pour commencer

D'un clic vous pouvez apporter votre soutien à Sarkozy


Participez à la votation citoyenne pour votre candidat

En cliquant sur l'image ci-dessous, vous êtes re-dirigé(e) vers un site où vous pouvez faire entendre votre voix:


Ne vous laissez pas museler par la presse engagée au côté de François Hollande.

lundi 28 novembre 2011

2006-2011: la gauche s'attaque au droit de vote des Français

2006: référendum sur le droit de vote et d'éligibilité des ressortissants étrangers



Mars 2006:
référendum sur le vote immigré
à la mairie communiste de Saint-Denis


Une mascarade de l'extrême gauche

Le référendum était illégal mais Didier Paillard, le maire communiste de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) n'avait pas hésité à défier la loi pour consulter sa population à forte proportion immigrée: un habitant sur quatre est étranger.
Le tribunal administratif de Cergy l'avait pourtant jugé illégal, le 23 février précédent.
" Etes-vous favorable au(x) droit(s) de vote et d'éligibilité des résidents étrangers aux élections locales ?" Français, naturalisés ou étrangers, en situation régulière ou non, tous les habitants majeurs de la ville pouvaient participer à cette manifestation. Et le oui l'avait emporté par 64,11% des voix, soit 7.027 électeurs. La participation s'est élevée à 30,99%.

Illégale et pourtant soutenue par la plupart des chefs de file de la gauche
De nombreuses personnalités de gauche, des républicains, dont François Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF), Dominique Voynet (les Verts), Olivier Besancenot (LCR/NPA), Arlette Laguillier (également trotskiste, mais de Lutte Ouvirère), Danielle Mitterrand (PS) ou Mouloud Aounit (PCF et Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples, MRAP) ont apporté leur soutien à l'opération.
"Il n'est pas normal que dans notre pays ceux qui vivent ici ne puissent voter aux élections locales, alors qu'ils y travaillent et y payent des impôts", a estimé François Hollande qui a réaffirmé que cette question serait une priorité pour les socialistes si les urnes leur sont favorables en 2007.

Les droits de vote et d'être éligible sont indissociables de la citoyenneté

La gauche "abîme" la citoyenneté française

En 2012, François Hollande, le candidat socialiste à la Présidence de la République, approuve toujours qu'en 2006, ils ont " voulu donner à cette consultation la légitimité du suffrage universel ", comme le soulignait Didier Paillard, maire PCF de Saint-Denis,
. "Comment un habitant de Saint-Denis qui est arrivé d'Algérie dans les années 50 (...) peut-il comprendre qu'il a moins de droits que son voisin italien, espagnol, portugais ou français ?", a-t-il demandé.
Aujour'hui, il s'agirait de déléguer nos pouvoirs à des hommes et femmes non membres de l'Union européenne et de nationalité étrangère, aussi bien turque que hélvétique ou russe que norvégienne.

Concrètement, le vote était ouvert aux résidents étrangers de Saint-Denis qui avaient été inscrits depuis un an, le 19 décembre 2005, sur une liste électorale complémentaire et parrallèle à la liste "normale". Selon la mairie, 4488 nouveaux inscrits (sur 36 200 électeurs), dont 55 % d'étrangers, soit 2468, avaient été enregistrés depuis l'annonce de ce scrutin. Les résultats n'avaient de valeur que symbolique et anti-républicaine.

Six semaines plus tard, deux hommes cagoulés et armés ont menacé treize élus de la ville de Saint-Denis réunis à l'hôtel de ville, sans faire de blessés.
Selon des témoins, les agresseurs recherchaient des places pour la finale de football de la Ligue des champions. Le maire communiste a alors dénoncé un "acte de banditisme dangereux et insupportable".
Mais a-t-il déploré l'échec de sa politique de prévention ou du nombre insuffisant de caméras de video-protection et a-t-il aussi dénoncé les "incivilités" des deux nouveaux électeurs présumés, victimes du système libéral ?...

samedi 26 novembre 2011

Le droit de vote des étrangers non communautaires, c'est non

L'UMP s'oppose à la gauche républicaine ou non




Caricature du problème:
c'est NON aussi
pour un Suisse ou une Norvégienne...




Les sénateurs se prononceront le 8 décembre prochain sur le droit de vote des étrangers

L'UMP manifeste son opposition au vote des non communautaires aux élections municipales.
Une campagne d’affiches et de tracts de l’UMP est prévue pour les jours à venir.

" Cela va être aussi important que l’épisode nucléaire Verts-PS " dans la campagne présidentielle, prédit un conseiller de Nicolas Sarkozy, qui anticipe l’affrontement avec détermination. " C’est ça l’urgence pour le PS en période de crise ? ", interroge un ministre, convaincu que " François Hollande ne gagnera aucune voix avec ça dans les masses populaires ", malgré les efforts de Jamel Debbouze dans les quartiers et la campagne de l'Ami Molette en direction des jeunes, comme l'avait fait sa concubine Royal, lors de sa brillante campagne 2007.

Le PS excite la xénophobie

La gauche cherche à cliver l'opinion

L’entourage du chef de l’Etat est convaincu que la proposition de loi que compte défendre la nouvelle majorité sénatoriale de gauche est une nouvelle " bêtise " du camp Hollande.
Mais il y voit surtout une provocation de la gauche pour réactiver le clivage droite-gauche en suscitant un tir de barrage de l'UMP et du FN.

La méthode n'est pas neuve mais la stratégie risquée

Le droit de vote des étrangers est un vieux serpent de mer à gauche. Il figurait déjà dans les 110 propositions de François Mitterrand en 1981 , et le projet du PS pour 2012 promet, sans surprise, le droit aux étrangers non-communautaires pour les " élections locales ". Mais Mitterrand n'avait pas tenu cette promesse non plus...
Lors d’un des débats de la primaire, le 12 octobre 2011, François Hollande a clairement fait miroiter cet engagement. " Dès notre arrivée aux responsabilités en 2012, nous aurons à faire cette évolution ", a-t-il encore promis, avant de préciser que ce droit serait valable " uniquement pour les municipales ".

La gauche a donc repris la même stratégie politicienne à l'occasion du changement de majorité au Sénat en septembre pour mettre à l’ordre du jour une proposition de loi en ce sens, déjà adoptée le 3 mai 2000 par l’Assemblée nationale, lorsque Lionel Jospin était Premier ministre, mais que les sénateurs avaient laissé depuis dormir dans les cartons. Le texte a d'ailleurs encore peu de chances d’être adopté, l’Assemblée nationale où la majorité UMP a la dernière lecture.

Mais le garant des institutions ne reste pas les "bras ballants"

Devant environ 2.000 maires reçus à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a tout naturellement abordé le sujet mercredi. Le chef de l'Etat a dénoncé une proposition " hasardeuse "
. " Si une personnalité de nationalité étrangère qui réside dans notre pays, qui respecte nos lois et nos valeurs, veut participer aux choix politiques de notre nation, alors […] une voie lui est ouverte, cette voie c’est l’accès à la nationalité française ", a-t-il fait valoir.

Nicolas Sarkozy distingue les communautaires des étrangers à l'U.E.
En 2005, il se disait ainsi " favorable " au droit de vote des étrangers aux élections locales. " Il ne serait pas anormal qu’un étranger en situation régulière qui travaille, paie des impôts et réside depuis au moins dix ans en France, puisse voter aux élections municipales ", expliquait-il alors.

L’idée avait déjà disparu de son programme présidentiel de 2007.
Et en 2008 , il nuançait sa pensée en se déclarant " favorable à titre intellectuel ", tout en soulignant " ne pas avoir de majorité pour faire passer cette mesure ".

Le PS caricature au niveau de pensée d'un Hamon

Le PS n'est attentif qu'à une portion de l'électorat
Alors que François Hollande dégringole dans les sondages, le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a soutenu le 24 novembre que "le président de la République agit en fonction de l’air du temps et surtout de l’élection présidentielle" pour qui Sarkozy choisit ses positions " en regardant les sondages ". Il prétend qu'" il a Marine Le Pen qui lui colle aux basques, eh bien, il est contre le droit de vote des étrangers ! ", a-t-il ironisé, tandis que, au contraire de ce qu'il affirme, Nicolas Sarkozy enregistre une remontée -sensible et confirmée- dans les intentions de vote.

La présidente du FN et la candidate altermondialiste bi-nationale tiennent le même discours
Marine Le Pen considère que " c’est toujours au gré des stratégies électorales et des sondages que Sarkozy se détermine " et Gro Eva Joly estime que " les engagements de Nicolas Sarkozy sont à géométrie variable ".
N.B. Gro Eva est députée européenne, mais la Norvège, son pays de naissance, n'est pas membre de l'Union européenne.

Qui sont les propagandistes du collectif pour le oui ?

La presse qui publie le sondage Louis Harris précise qu'il est commandé par " la lettre de la citoyenneté ", mais il faut savoir que celle-ci est publiée six fois par an par l'ASECA, une association loi 1901 dont l'objectif est de promouvoir les échanges entre la France et le Maroc. Et c'est le collectif Votation citoyenne qui se cache derrière.

=> Membres du collectif " Votation citoyenne ":

=> Associations/Syndicats : AC !, ACER, ACORT, Accueil Goutte d’Or,
AMICALE (Association pour une meilleure identification des citoyens à leurs élus), AMF (Association des Marocains en France), APCV (Agence de promotion des cultures et du voyage), APSR (Accueil des personnels de santé réfugiés en France), ASECA (Lettre de la citoyenneté), Association des amis de la Commune de Paris (1871), Association d’étudiants et créateurs colombiens en France (COLCREA), Association des Tunisiens en France (ATF), ASTI-Pessac, ATMF, ATTAC, Autremonde, CAC 93, CECEDEF (Collectif européen contre l’extrême droite et le fascisme), Cedetim, CGT, Centre d’information inter-peuples, Centre social "Les eaux claires", Cercle Gaston Crémieux, CFDT, Ch’faid, Collectif antiraciste de Corse " Avà Basta ! ", Collectif pour l’Avenir des Foyers (COPAF), Collectif SDF Alsace, Communauté chrétienne de Base, Confédération paysanne, Conseil national des associations familiales laïques (CNAFAL), Conseil régional des clubs Unesco Paris-Ile de France, Coordination nationale des collectifs pour une alternative au libéralisme, Coviam, Croisée des chemins, Diolattica, Diversi-T 37, Ensemble nous sommes le 10e, Espoir, Fédération AEFTI, Fédération pour alternative sociale et écologique (Fase), FCPE, Fédération des centres sociaux du Rhône, Fédération des étudiants maghrébins, Fédération Ifafe, Fédération Léo Lagrange, Fédération Nationale des Musulmans de France (FNMF), Fédération des Tunisien(ne)s pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), France au cœur, FORIM, FSU, Gisti, IDD (Immigration Développement Démocratie), Initiatives et actions citoyennes pour la démocratie et le développement, Ipam, Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), Les Oranges, Ligue des droits de l’Homme, Ligue de l’enseignement, Maison du Monde d’Evry, Marches européennes/Euromarches, MCA, MDNV/VIMA, Mouvement Altermondialiste Toulouse et Agglomération, Mouvement de la paix, MRAP, Naturo partage, Organisation alternative d’architectes, Peuple et Culture, RACORT, Refondations 71, Réseau euro-maghrébin citoyenneté et culture, Réseau féministe " Ruptures ", Ritimo, Sajada, SGEN-CFDT, Solidarité-expulsions (SOLEX), Syndicat de la magistrature (SM), SNPMPI – La pastorale des migrants, Trait d’union France-Maghreb, UNEF, Union d’associations latino-américaines en France (UNION), Union nationale lycéenne (UNL), UNSA (Union syndicale solidaires et UNSA Education)

=> Partis politiques : Les Alternatifs, Alternative libertaire, Europe écologie – les Verts, JRG, La Voie démocratique, MJCF (Mouvement jeunes communistes de France), MJS (jeunes socialistes), PCF (Parti communiste), PS (Parti socialiste), Parti de Gauche (Mélenchon), NPA (Besancenot/Poutou).

Les estimations des 28 et 29 octobre
56 % des Français se disent favorables au droit de vote des étrangers aux élections locales.

Le débat sur le vote étranger ouvert par le PS profite au FN

Si le " peuple de gauche " est très majoritairement pour (67 % pour les électeurs de gauche et d’extrême gauche), celui de droite y reste profondément hostile : 61 % des électeurs de l’UMP sont contre et 62 % de ceux du Front national. Pour ces derniers, le sujet a même tout du chiffon rouge. Or, dans l’entourage du chef de l’Etat, on a sorti la calculette. A l’heure actuelle, seuls 40 % des électeurs FN disent avoir l’intention de voter au second tour pour Sarkozy. " Il faut qu’on monte à 75 % ", décrypte un anonyme. Dans ce contexte, le débat sur le droit de vote des étrangers est inespéré, souligne-t-il : " Ça va nous permettre de dire aux électeurs du FN : la droite et la gauche, c’est pas pareil. " Dans ces conditions, le débat s’annonce passionné.
Le total des personnes favorables " correspond à une hausse de neuf points par rapport à la dernière mesure réalisée en 2009 et constitue la proportion la plus élevée recueillie depuis le début de ce baromètre en 1994 ″, précise BVA. Le collectif et la 'Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives' affirment ensemble qu' " une majorité des sénatrices et sénateurs est désormais favorable au droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers extra-communautaires aux élections locales en France."

Une pétition Internet de la Droite populaire pour le NON a recueilli 26.000 signatures en un mois.

vendredi 19 mars 2010

Et si tout le monde votait, sauf les Français ?

Comment faire chuter le taux d'abstention ?
Les régions ne se sont pas imposées dans le paysage politique.

Vivement que les étrangers montrent le chemin des urnes aux Français ?
Tous les Français ont le droit de vote
or, les abstentionnistes sont des français
donc les abstentionnistes ont le droit de vote

Syllogisme navrant

Les Français ont le droit de vote
or, les abstentionnistes n'ont pas exercé leur droit de vote
donc les abstentionnistes ne sont pas français

Syllogisme d'avenir

L'opposition n'a pas redressé le taux de participation

or, la majorité des Français n'est pas dans l'opposition
donc la majorité des Français peut redresser le taux de participation.

Trêve de plaisanterie

L'abstention profite à la gauche

jeudi 18 février 2010

Régionales: une votation lycéenne bafoue le code électoral

L'opposition organise une parodie de scrutin contre la réforme Chatel

Une votation à sens unique

En pleine campagne officielle des régionales, à la date de dépôt des listes des partis politiques, depuis lundi 15 donc et jusqu'à fin mars, après le dépouillement du vote, sept organisations mobilisent les lycéens. Elles organisent une consultation politique lycéenne (qui se veut citoyenne) auprès de 3 millions de lycéens. Un seul bulletin pourtant: rouge et noir, pour s'opposer aux réformes lancées par le gouvernement. Lancée à un mois du premier tour des régionales, l'initiative ne crée aucun remous politique et la presse ne hurle pas à la provocation. Contacté, le ministère de l'Education nationale n'a pas souhaité réagir à chaud.
=> La concomitance de cette votation avec la campagne et le scrutin des Régionales est anti-républicaine.
Elle révèle un stratagème anti-démocratique visant à faire pression sur les consciences des électeurs Français. Pour mener une double campagne électorale et de propagande médiatique et fausser la campagne et le scrutin des régionales, les organisateurs ont délibérément fait fi de l'obstacle des vacances scolaires pour : instrumentalisés par l'opposition qui recourt à la FSU, son levier scolaire, les lycéens deviennent supports publicitaires de l'opposition en campagne électorale. La FSU ouvre la voie à Coca Cola !


Cette votation est un déni de démocratie

=> Le pluralisme politique n'est pas respecté

D'ores et déjà, la diversité des sensibilités politiques n'est pas représentée
Les organisateurs du scrutin appartiennent tous à l'opposition. Ce sont les Jeunes Verts, les Jeunes communistes, les Jeunes radicaux de gauche, le Mouvement des jeunes socialistes (MJS) et la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC).

=> Comment les pressions physiques et morales seront-elles évitées ?
Des scrutateurs représentant la majorité sont-ils désignés ? Des isoloirs sont-ils prévus? Les bulletins oui ou non sont-ils mis à disposition des participants à cette mascarade,
=> Quels textes régissent et garantissent la 'légalité' de cette votation ?
Des commissions de contrôle des opérations de vote sont-elles constituées pour vérifier la régularité de la composition des bureaux de vote ainsi que celle des opérations de vote, de dépouillement des bulletins et de dénombrement des suffrages et de garantir aux électeurs le libre exercice de leurs droits ?

=> Ce scrutin n'est pas laïc
Un mouvement confessionnel est organisateur. La gauche est-elle devenue religieuse ?

=> Comment répondre par oui ou par non à trois questions ?
Trois thèmes porteurs de blocage sont soumis à cette votation globale: l'orientation, la carte scolaire et les suppressions de postes.
Sont donc d'ailleurs exclus les problèmes de sécurisation des établissements scolaires qui agitent pourtant le milieu scolaire actuellement.

La votation , qui s'achèvera après les élections, fin mars, pourra s'effectuer par voie papier ou sur Internet. Des bureaux de vote seront installés au cours de la campagne dans différents lycées généraux, technologiques et professionnels. Un jeu dangereux pour la démocratie que n'ont pas envisagé les députés lorsqu'ils ont adopté à l'unanimité un amendement punissant l'incitation aux jeux dangereux sur Internet.

Pour les organisations lycéennes, l'objectif est partisan

Les coalisés entendent mobiliser 50.000 jeunes pour orienter le vote partout en France.
Tous les lycéens de France vont être appelés à se prononcer comme un seul homme (ou femme) selon les directives des sept organisations, dont l'Union nationale lycéenne (UNL, Constance Blanchard -présidente 2004-2005- est devenue conseillère nationale du PS et Lucie Bousser -présidente 2008-2009- animatrice fédérale du MJS de Dordogne) et la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL, soupçonnée d'avoir entretenu le socialiste Julien Dray), les deux syndicats organisations de lycéens. Un remake de la votation citoyenne et festive organisée en septembre dernier par différents syndicats à l'initiative de la CGT sur l'avenir de la Poste, auquel deux millions de personnes avaient pris part dans la rue, sans contrôle, sur les trottoirs de 9.987 points de vote (mairies, cafés, commerces).
«Il s'agit de montrer au ministre de l'Education nationale que la majorité des lycéens refuse sa politique» et qu'il est nécessaire de «changer de cap», explique Antoine Evennou, président de l'UNL. Or, le jeudi 15 janvier 2009, l'UNL et la FIDL (avec la Coordination lycéenne) n'avaient réussi à sortir que quelque 600 jeunes de leurs lycées parisiens pour protester contre les suppressions de postes dans l'éducation nationale. Jeudi 11 février 2010, la presse militante n'affiche plus de chiffres: « plusieurs centaines » d’enseignants et lycéens de la banlieue Est de Paris ont commencé à manifester dans la capitale afin de protester contre les réformes du ministre de l’Education Luc Chatel... Puisque les lycéens restent le nez dans leurs livres, la gauche a décidé de se rendre dans les lycées pour les distraire de leurs études.

L'orientation de l'initiative ne fait plus de doute que le résultat

=> Les lycéens «sont appelés à choisir entre deux visions de l'éducation», affirme le site dédié à la votation. «D'un côté celle du gouvernement qui s'enfonce jour après jour dans sa logique comptable, et de l'autre côté celle d'une école de la République gratuite, démocratique, garantissant un véritable droit à la réussite pour tous».
Dommage que la votation, elle, n'offre pas une diversité de visions de l'éducation et de la république.

=> Une tonalité très politique que l'on retrouve dans l'intitulé des questions
  • Les lycéens ont un vrai choix militant à faire: d'un côté, «des profs à la sauce Sarko, moins nombreux, moins formés» et, de l'autre, «les moyens d'obtenir un diplôme qui permet de s'en sortir». Si les diplômes permettent de s'en sortir, il faut noter une nette évolution de l'opposition !
  • Vote alternatif proposé : les jeunes peuvent se prononcer pour «une carte scolaire qui garantit l'égalité» ou pour «la concurrence entre lycées d'élites et lycées ghettos». Plus objectif, il n'existe que le journal L'Humanité...

    Cette votation est un scrutin totalitaire

    Ainsi la gauche en est à sa deuxième votation bidon
    La valeur pédagogique de cette votation -en milieu scolaire- est tout à fait contestable. Bien qu'ils soient Parce qu'ils sont lourdement formatés par les IUFM, comment les professeurs d'histoire-géographie, à qui il arrive de consacrer l'heure de quinzaine à l'instruction civique en collèges, vont-ils corriger la fausse image d'un vote républicain et démocratique véhiculée par cette mascarade de six semaines ? L'école est-elle vraiment le sanctuaire laïc qui nous est décrit, si elle est le champ d'action d'une manipulation politique à sens unique ? La diversité politique a-t-elle une quelconque chance de s'exprimer librement ?
    La période est-elle bien choisie pour ce type de manifestation qui va à l'encontre du code électoral ?


    => Cette mascarade lycéenne risque fort de faire diversion et d'encourager l'abstention
    .
  • dimanche 14 février 2010

    Débat sur l'identité nationale: une pause, le temps des régionales

    Les Français ne parleraient que de ça mais n'en seraient pas préoccupés
    Undébat ne s'imposait pas ?


    PaSiDupes vous propose cet éditorial d'Alexis Brézet dans le Figaro Magazine du 13 février, avec quelques points sur les 'i' de votre blogueur préféré...
    Il s'intitule:


    Identité : l'occasion manquée

    Des semaines de polémiques enflammées, des centaines de réunions publiques dans toute la France, des dizaines de milliers de contributions sur internet, des grands discours à la pelle, des petites phrases en veux-tu, en voilà... et tout ça pour quoi ? Quelques vœux pieux, une commission (une de plus), et une poignée de mesurettes certes peu contestables (le drapeau au fronton des écoles, qui pourrait être contre ?) mais qui, au regard des enjeux, paraissent bien dérisoires. Si on le considère sous l'angle de ses résultats concrets et immédiats, le grand débat sur l'identité nationale restera, c'est certain, comme une occasion manquée. Avec tous ceux, de gauche ou de droite, qui se sont minutieusement employés à le torpiller, faut-il pour autant en tirer la conclusion - ils l'avaient écrite d'avance - qu'il n'a servi à rien ?

    [C'est tellement vrai qu'il faut l'assurer]C'est vrai [?], certaines arrière-pensées électorales un peu trop voyantes n'ont guère contribué à la sérénité du débat. C'est [si ?] vrai, Eric Besson n'était sûrement pas le mieux placé pour le porter : confier au même homme la partition de l'ouverture à gauche et celle du débordement par la droite, c'était courir le risque d'exaspérer les uns sans pour cela donner aux autres l'envie de se mobiliser. C'est [tellement ?] vrai , le principe des réunions en préfecture avait un petit côté second Empire. Mais où fallait-il les organiser ? Dans les écoles ? - on entend d'ici les syndicats. Les mairies socialistes ? Les permanences UMP ?

    [Quitte à nuancer]
    Ne nous racontons pas d'histoires [bien !]. Croit-on vraiment [mais alors sincèrement] que le même débat confié à un autre ministre, organisé différemment à un autre moment, aurait, miracle !, suscité l'enthousiasme de tous ceux qui depuis le premier jour n'ont cessé de dénoncer le «fantasme identitaire», le «défouloir national» et la «xénophobie d'Etat» ? Allons donc ! La vérité est que, pour une grande partie des « faiseurs d'opinion » - politiques, intellectuels ou journalistes -, la question de l'identité française ne peut et ne doit pas être posée. Et par Nicolas Sarkozy moins que quiconque... [heureusement qu'il est l'élu du suffrage universel... Le seul ! Alors, personne en effet ne peut susciter la réflexion]

    Il paraît, donc, que le débat fut «éloigné des préoccupations» des Français. 76 % d'entre eux, selon TNS-Sofres, estiment pourtant qu'il existe une identité française [sans doute ne va-t-elle donc pas de soi pour 1 habitant sur 4]. 65 % pensent qu'elle a tendance à «s'affaiblir» [une raison logique pour négliger plus de 25% d'entre nous]. 55 000 internautes ont déposé leur contribution sur le site gouvernemental... On attend avec impatience l'autre « débat participatif » qui, demain, rencontrera une telle adhésion populaire. [la votation citoyenne, sur le modèle CGT, peut-être...]

    Il paraît aussi que l'on a trop parlé d'immigration [et voilà où le bât blesse]. C'est vrai, on en a parlé, mais au nom de quoi fallait-il ne pas le faire ? Depuis quarante ans, la France est confrontée à la plus forte vague de peuplement [imposée ou non, clandestine ou non] de toute son histoire. On peut fort bien soutenir que l'immigration est une chance pour la France, qui s'enrichit de la «diversité». On peut, à l'inverse [mais peut-on vraiment ?], estimer que cet afflux de populations extra-européennes fait courir un danger à nos principes, notre culture et notre mode de vie [à notre situation économique instable en période de crise économique internationale: les chercheurs d'emploi et les mal logés sont de plus en plus nombreux et ils ne sont pas tous légaux]. Mais comment prétendre qu'un phénomène aussi massif ne changerait rien à notre identité [et à notre cohésion sociale] ?

    Un débat s'impose !
    Pas de quoi être fier d'entrer clandestinement en France ?
    Il paraît enfin que l'on a «stigmatisé» l'islam et les musulmans [sujet érigé en tabou par la pensée unique]. A de rares exceptions près, souvent montées en épingle pour les besoins de la cause (pauvre Gaudin qui aura appris à ses dépens qu'on ne doit pas confondre des «musulmans qui déferlent» et des Franco-Algériens qui saccagent ! [seuls les Français saccagent]), ce n'est pas vrai. Philippe Reynet, un statisticien (indépendant), s'est livré à un exercice éclairant : avec ses ordinateurs, il a réalisé une « analyse lexicologique » de 20 000 contributions déposées sur le site du gouvernement.
    [Combattre les contre-vérités de la propagande d'opposition: elle assure pouvoir parler pour les Français, mais l'idéologie parasite leur bonne réception du message]
    Résultat : les mots « France », « Français », « valeurs », « respecter », « histoire » arrivent logiquement en tête. Viennent ensuite des mots comme « liberté » (21 % des contributions), « égalité » (18 %), « fraternité » (15 %), « langue » ou « République ». Le mot « burqa » n'est cité que dans 1,6 % des contributions. Quant aux mots « musulmans », « islam », « minaret », ils ont une occurrence inférieure à 0,1 %. Et l'on nous parle d'islamophobie ! Mais au vrai, quand Jamel Debbouze dénonce le «racisme» des anti-burqa, quand des militants de SOS Racisme, béret sur la tête et baguette sous le bras, manifestent devant Matignon, de quel côté est la «stigmatisation» ? [Quelle audace au Figaro: ils vont avoir droit à des évocations des « heures noires » de notre histoire. Elles ne sont pas seulement noires d'avoir beaucoup servi, mais désormais d'un usage abusif qui affaiblit la portée du devoir de mémoire]

    Quitte à hystériser un peu plus les professionnels de l'indignation, disons-le tout net : non, le débat sur l'identité nationale n'aura pas été inutile. Parce qu'il n'est jamais inutile de débattre de la France [ni d'aucun sujet. Seuls trouvent grâce, il est vrai, auprès des débatteurs de gauche, les violences faites aux femmes -tant qu'elles ne sont pas musulmanes-, les violences urbaines -si elles sont policières- et l'écologie -quand elle est sociale (donc politique)]. Parce qu'il est toujours salutaire de poser les questions que se posent les Français. [L'opposition insiste précisément pour convaincre que les Français ont le nez dans le guidon et ne lèvent pas les yeux sur l'avenir: du coup point de débat populaire. Les acteurs politiques l'ont inclus dans leurs prérogatives exclusives. Débattre largement sur la place publique les prive en outre de leur vieille critique éculée d'un pouvoir sans partage coupé de la base.]

    Les réponses ne sont pas au rendez-vous ? Sans doute, et c'est regrettable. Mais la controverse, avec ses faiblesses, ses oublis, ses outrances parfois, aura permis d'approcher d'un peu plus près cette profonde vérité, que l'on doit à la philosophe Simone Weil : «Le remède, il n'y en a qu'un: donner aux Français quelque chose à aimer. Et leur donner d'abord à aimer la France...» C'était en 1949, dans L'Enracinement. Un jour ou l'autre, il faudra bien y songer. »
    [Le débat reprendra en avril, après les Régionales: le président l'a annoncé et l'opposition sera ravie de reprendre son travail de sape. Il n'est pas besoin -et c'est tant mieux- que le PS ait alors achevé sa rénovation...]

    La tâche est immense
    Saluons l'opposition pour le haut niveau du débat

    jeudi 4 février 2010

    La Poste: les Sages du Conseil constitutionnel valident la réforme

    L'opposition a essayé en vain de bloquer la réforme

    Les Sages du Conseil constitutionnel ont jugé le projet de loi sur le changement de statut de La Poste conforme à la Constitution.

    Dans leur décision, les Sages de la rue Montpensier donnent tort aux requérants, qui estimaient que les articles 1er et 12 du texte devaient être censurés "en raison de la nature constitutionnelle du service public assuré par La Poste qui ne pouvait, dès lors, selon eux, être transféré au secteur privé".
    Ils considèrent par conséquent que "la loi n'a ni pour objet ni pour effet de transférer au secteur privé La Poste mais d'en modifier le statut d'établissement public industriel et commercial en société anonyme".

    Définitivement adopté par le Parlement le 12 janvier dernier, après la réunion d'une commission mixte paritaire, ce projet de réforme, dénoncé par l'opposition comme une tentative de "privatisation" de La Poste, avait donné lieu à un recours, mercredi 20 janvier, de députés et de sénateurs d'opposition auprès du Conseil constitutionnel.

    La Poste sera donc transformée d'entreprise publique en société anonyme à capitaux publics
    , à compter du 1er mars 2010.

    Le Conseil constitutionnel ne partage pas les craintes de l'opposition

    => L'article 1er du projet de loi stipule en effet que la transformation envisagée "ne peut avoir pour conséquence de remettre en cause le caractère de service public national de La Poste".

    => S'agissant de l'article 11, qui maintient des "règles particulières de concertation et de représentation des personnels" au sein de La Poste, le Conseil constitutionnel justifie la décision du législateur par "la variété de personnels, fonctionnaires, contractuels de droit public et de droit privé, travaillant dans l'entreprise".

    => Le Conseil Constitutionnel juge nulle et non avenue la critique des opposants sur l'absence de précision du texte sur le régime d'attribution d'actions gratuites aux agents de La Poste, "en raison de l'application par renvoi des dispositions utiles du code de commerce".

    "Au total, le Conseil constitutionnel, écartant les différents griefs, a jugé les articles 1er, 11, 12 et 32 de la loi conformes à la Constitution"
    , indique l'institution.

    La gauche persiste à instiller la peur

    A la différence des Sages, l'opposition de gauche soupçonne que ce texte permette un désengagement progressif de l'Etat au capital de La Poste, sur le modèle de Gaz de France.
    Malgré les assurances de Bercy au moment de la transformation de GDF en société anonyme en août 2004, la part de l'Etat dans le capital de cette entreprise est en effet passée sous la barre des 50% lors de sa fusion avec Suez en 2006. Or, l'argument est fallacieux, car il donne à croire que l'Etat perd le contrôle s'il n'a pas la majorité absolue, alors qu'il suffit qu'il conserve une majorité de bloquage.

    => Le gouvernement maintient quant à lui que les articles cités du projet de réforme validé par le Conseil Constitutionnel rendent La Poste "imprivatisable", selon le néologisme du ministre de l'Industrie Christian Estrosi, et vise à l'aider à faire face d'une part à la baisse du courrier du fait d'Internet et, d'autre part, à la concurrence des autres pays européens, avec l'ouverture du marché du transport du courrier.

    =>
    Les syndicats de La Poste avaient appelé à plusieurs journées de grève l'automne dernier pour protester contre le projet.
    LIRE dans PaSiDupes les excès commis par SUD
    Et en particulier par le Che-Besancenot, facteur révolutionnaire de SUD
    Et cet article de PaSiDupes sur le taux de mobilisation syndicale.
    Par ailleurs, 2,2 millions de personnes ont participé à une "votation citoyenne" bidon organisée dans les rues par la CGT, sans aucun contrôle, entre le 27 septembre et le 3 octobre. Les votants se sont ainsi prononcés à 90% contre la "privatisation" de La Poste ! LIRE l'article de PaSiDupes sur cette mascarade

    Les craintes paranoïdes de la gauche

    Le ministre de l'Industrie a réagi le premier à la décision du Conseil constitutionnel. Ch. Estrosi exprime "sa satisfaction de voir les Sages confirmer que 'la loi n'a ni pour objet ni pour effet de transférer au secteur privé La Poste'".

    => Recapitalisation
    L'Etat et la Caisse des dépôts et consignations souscrivent en effet une augmentation de capital à hauteur de 2,7 milliards d'euros, sans entrée du privé dans le capital.

    mardi 15 décembre 2009

    Les postiers: l'accusé de déception des usagers

    Les postiers sont timbrés: ils nous mettent à bout

    Un fidèle lecteur nous tient informés de ce qui se passe à Martigues (48000 habitants), poche de résistance communiste dans un département socialiste (Bouches-du-Rhône). Le mauvais esprit des agitateurs de La Poste est insupportable

    Le personnel de La Poste, en zone nord de la ville, semble en pointe, car nous avons déjà été informés de la grève de la faim d'un facteur qui a bloqué le courrier à l'appel du syndicat Sud PTT (Lire PaSiDupes). Cette prise en otage des usagers a duré quatre semaines à compter du 12 novembre 2009. Des sacs de courrier sont, nous dit-on, encore entassés derrière la poste et aucun huissier n'est apparemment venu constater qu'il n'est pas distribué: il est d'ailleurs tellement mouillé que les lettres ne peuvent être décollées sans être déchirées...
    Rappelons aussi la conscience professionnele de ce postier qui gardait le courrier en 'poste restante' à son domicile (Lire PaSiDupes)
    Aussi, une mobilisation de postiers dont on se passerait: trafic de colis volés (lien La Provence )

    Ce matin, des usagers ont découvert que leur poste de service public n'a pas ouvert avant 9h00. C'est comme ça depuis le 7/12. Certains, âgés, ont attendu une heure dans le froid, alors que les employés avaient pris leur service à l'intérieur à 8h00, comme d'habitude, et buvaient le café, nous indique notre témoin oculaire.
    Lien PaSiDupes

    Dans la file d'attente, la foule des citoyens grondait

    On apprenait dans la file d'attente que le gréviste de la faim avait protesté contre sa mise à pied pour vol dans les colis de commandes par Internet. Or, les facteurs sont des employés assermentés. Il faisait néanmoins son marché parmi les envois non recommandés et avait une prédilection pour les produits high-tech ! A La Poste aussi, et en langage ripou, « tombé du camion », cela désigne ces objets barbotés et revendus à la sauvette.
    Mais aujourd'hui, le service public lui a conservé son poste de confiance, il est toujours employé de La Poste et se porte bien, merci. Les mauvaises langues disaient aussi qu'il a pris de l'embonpoint pendant sa grève de la faim.
    La Poste: les horaires d'ouverture du privé sont-ils déjà en place ?

    Des horaires d'ouverture peau de chagrin

    Les bureaux de La Poste ne sont plus accessibles de 8h00 à 19h00 à Martigues (Bouches-du-Rhône ( habitants), comme on peut le constater ci-dessous:
    La Poste: boulevard Hélène Fournier
    13500 Martigues Tél : 3631 (Appel non surtaxé)
    Horaires d'ouverture (01/01 - 31/12) :
    Lundi 12:00 / 13:30-18:00
    Mardi 09:00-12:00 / 13:30-18:00
    Mercredi 09:00-12:00 / 13:30-18:00
    Jeudi 09:00-12:00 / 13:30-18:00
    Vendredi 09:00-12:00 / 13:30-18:00
    Samedi 09:00-12:30

    Les horaires d'ouverture sont également imprévisibles d'un quartier à l'autre de la même ville:
    Allée Nicephore Niepce
    13500 Martigues
    Tél : 3631 (Appel non surtaxé)
    Horaires d'ouverture (01/01 - 31/12) :
    Lundi09:00-12:30 / 14:00-17:30
    Mardi09:00-12:30 / 14:00-17:30
    Mercredi09:00-12:30 / 14:00-17:30
    Jeudi09:00-12:30 / 14:00-17:30
    Vendredi09:00-12:30 / 14:00-17:30
    Samedi09:00-12:30

    Les employés de La Poste sont particulièrement désagréables et provocateurs

    Quelle est leur compétence?
    Une usager eut le fin mot, quand, excédée, elle demanda à sa guichetière où elle avait appris son métier. Outragée, l'employée du service public clama qu'elle avait son bac, et depuis … six mois.

    Service des colis
    Savez-vous que l'employé du guicher peut nous refuser un colis pour l'étranger, si nous ne souhaitons pas inscrire les numéros de téléphones de l'expéditeur (c'est notre choix), mais aussi celui de votre expéditeur (à qui on ne demande pas son avis!) ? Dans ce cas concret du refus authentique d'un postier d'enregistrer le colis, l'usager, qui n'avait pas prévu, mais s'opposa en tout état de cause à l'exposition publique de données confidentielles (numéro rouge), a dû exiger la médiation du receveur du bureau de poste...

    Les « citoyens vigilants » ne sont pas toujours ceux escomptés

    Avant même la privatisation de La Poste, les postiers nous donnent à penser que nous n'aurons aucun regret du service public, considérant l'état d'abaissement auquel ils l'ont réduit.

    Ce matin à Martigues sous le coup de la colère, un homme a improvisé une pétition.
    Qui lancera une pétition d'ampleur ? Une « votation citoyenne », en quelque sorte , mais à l'inverse !

    Pensez bien à refuser le calendrier de La Poste !

    dimanche 6 décembre 2009

    Les Suisses ont assez de minarets comme ça

    La gauche exploite ce référendum de refus

    Le référendum suisse, ou 'votation', comme ils disent, n'a rien de commun avec une autre 'votation', dite citoyenne, la mascarade organisée par le CGT sur le nouveau statut de La Poste (Lire PaSiDupes).

    Le débat intérieur à la Confédération Helvétique n'a pas mobilisé les media hexagonaux jusqu'à ce que les résultats tombent. Mais, dès cet instant de stupeur passé,
    les gauches françaises se sont emparées du sujet pour instrumentaliser le phénomène et attiser les peurs.
    Sur France 2, un commentaire de journaliste déclara que les affiches de refus de minarets en Suisse les montrait comme autant de missiles "transperçant" le drapeau de la Confédération… Au fond, cette vision ne traduirait-elle pas une peur enfouie et inavouée ?

    En France aussi, les minarets devraient disparaître
    Projet de mosquée pour Marseille, France

    En tout cas à en croire les consultations d'opinion des sites des media et les commentaires suscités par leurs articles. On se demande tout à coup comment ces édifices seraient plus tolérables que les éoliennes.

    86% en faveur de l'initiative anti-minarets sur lexpress.fr, 73,37% sur LeFigaro.fr. Sur leMonde.fr, 58% des votes estiment que ce référendum est "un signe de démocratie", selon Marianne2, qui « décrypte » le phénomène. Même ambiance dans les commentaires, qui sont complaisamment exploités pour dénoncer cette peur illégitime qui entre en résonnance avec la peur légitime des musulmans, cette fois, qui "obéissent tant bien que mal aux lois de la République, en attendant d'être suffisament nombreux pour s'imposer". En 2030, ils seront majoritaires sur le territoire, prédit-on, et leurs craintes ne paraissent donc pas justifiées.

    Parmi ces commentaires se mêlent des réactions primaires aux relents plus ou moins haineux envers l'Islam et des accusations de manque de tolérance d'oppresseurs occidentaux.

    LePoint.fr tente de les classer.

    Les sites d'info modèrent en quantité et opèrent donc un tri en fonction de la thèse qu'ils souhaitent développer : ce qu'ils appellent pompeusement « décryptage » et qu'on peut traduire par « manipulation ». lexpress.fr a dû mettre hors ligne la moitié des messages sur l'article le plus commenté. D'autres pratiquent cette technique pour supputer librement et sans contrôle...

    Prochaine mosquée de Marseille
    une insulte à la pauvreté ?


    De tels 'sondages' sont encore moins scientifiques que ceux des instituts, lesquels sont déjà sujets à caution. Leurs résultats ne sont représentatifs que de certains internautes, ceux qui ont choisi d'y répondre, souvent dans un élan passionnel de fureur ou d'indignation. Ils ne représentent nullement l'opinion publique Française, insistent aussi bien ceux qui craignent la même expérience de votation en France que ceux qui l'encouragent.

    Partant de là, se déclarer impressionné par la quantité de commentaires et de participation à ces "sondages" en ligne trahirait donc un parti-pris incohérent avec le déni de valeur représentative de ces commentaires. C'est pourtant à quoi s'appliquent certains commentateurs qui s'émeuvent que dans un pays laïc, lexpress.fr recueille près de 20000 « votes », quand la majorité de ces consultations suscitent en moyenne deux ou trois mille clics. Les chiffres mettent en relief l'échec de la politique de formatage des professeurs de l'école publique et laïque depuis des décennies. Les Français aiment à déclarer que rien ne nous différencie et que nous sommes tous des « êtres humains » ! Quand ces vertueux s'expriment librement et anonymement, ils surprennent les zélés du formatage. Ces derniers peinent donc à croire que l'article le plus commenté compte plus de 400 commentaires avant modération, alors que les débats quotidiens n'atteignent que rarement les 100 réactions. Certains sites, comme Libération, ont même fait le choix de fermer leurs articles aux commentaires. Impossible de se libérer de ses aigreurs.

    Faut-il y voir une soudaine passion du Web contre les minarets ?
    Mosquée bleue, Turquie
    L'Afrique sub-saharienne attend la sienne
    et de la nourriture et de l'eau

    Les internautes fidèles de lexpress.fr ont certes réagi à la votation helvétique mais quel aura été l'impact, cette fois, des commentaires polémiques de la presse partisane qui ne tolère qu'un type de peur et jette l'opprobe sur l'autre qui est privée de la possibilité de s'exprimer et décharge soudainement et au premier prétexte des rancoeurs refoulées et le sentiment d'être négligé, fustigé et condamné.
    Car ils ne sont pas présumés innocents, ces petites gens qui sont accablés de critiques et méprisés, du seul fait qu'ils restent fidèles à une culture judéo-chrétienne présentée comme honteuse, bien qu'elle soit celle de leurs parents et grands-parents. De glissement en dérapage intolérable, ils sont soupçonnés d'être d'extrême droite et des suppôts du FN.
    On a même pu lire dans lexpress.fr que ne pas apprécier les minarets signerait la culpabilité de « nostalgiques du troisième Reich » !

    lundi 26 octobre 2009

    Le service public de La Poste n’est plus rendu : usagers en colère

    Quand les postiers vont-ils fournir le travail pour lequel nous les payons ?
    Organisation au sifflet, voire militaire?

    Les temps sont durs pour tout le monde en temps de crise économique internationale et les états d’âme de la fonction publique sont indécents.
    Les procédés de certains postiers pour freiner des quatre fers le cours de l’Histoire sont intolérables les tenants traditionnels de la pensée unique tentent aujourd’hui d’inverser le « sens de l’Histoire. Les conservateurs frileux arc-boutés sur leurs acquis ne sont plus ceux qu’on croit et les blocages syndicaux plongent le pays entier dans la souffrance.

    Avec 30% de grévistes, La Poste fonctionne normalement ?


    Voilà bientôt trois ans et donc avant Sarkozy, le journal
    Le Monde: La Poste : 14 à 30% des grévistes mardi à 11h00 selon direction et syndicats annonçait, le 14 novembre 2006 , que les syndicats des employés de La Poste appelaient à la grève. Le constat était affligeant : pour la CGT : "30 à 40% des postiers suivaient le mouvement social mardi" et pour SUD-PTT "Avec un postier sur trois en grève, la journée du 14 novembre est fortement suivie."Mais de son côté, la direction de La Poste indiquait que "moins de 1% des bureaux de postes étaient fermés mardi" et ajoutait que "les services sont assurés quasiment normalement pour l'ensemble des clients de La Poste".
    Conclusion, à en croire la direction de la Poste et les responsables syndicalistes, La Poste fonctionne quasiment normalement lorsqu'elle a 30 à 40% de grévistes. Ceci serait donc la preuve qu'il y a bien 30% de personnels en trop dans cette entreprise publique.

    => C'est sans compter les
    30 % d'absents quotidiens (pour cause de maladie, formation…)
    , selon Jean-François Dannely, secrétaire de la CGT-Poste-Télécommunications... Le problème, de son point de vue, c'est qu'ils "ne peuvent se déclarer grévistes"...

    Alors que les déficits publics se creusent de jour en jour, étouffant les travailleurs français, voici donc une piste intéressante pour soulager les Français qui financent l'Etat de cette charge salariale qui pese de plus en plus lourdement sur les épaules de la collectivité (En 2006, l'Etat capte 53% du PIB).

    =>
    Or, La Poste est endettée à hauteur de 6 milliards d'euros...<br>La désinformation et le machiavélisme de l'opposition a été dénoncée par Jacques Sapir
    Le directeur d'études à l'EHESS, qui a apporté son soutien au Front de gauche lors des Européennes, n'a pas apprécié les récentes déclarations de Benoît Hamon (professeur d'université avec une licence...) sur l'endettement de l'Etat, à propos du budget pour 2010. Il les juge «idiotes» et surtout «incohérentes».
    Il explique en outre que le discours du porte-parole du PS sur ce sujet n'est pas le même quand Benoît Hamon est porte-parole du Parti socialiste et lorsqu'il intervient en tant que leader du courant «Un Monde d'avance»... (Lire Marianne2)

    En réaction contre le projet de
    changement de statut de l'entreprise publique en société anonyme, un nouvel appel à la grève illimitée des postiers a été lancé par la CGT, Sud, la CFTC et FO dans les 185 bureaux de poste parisiens et dans les régions. A Paris, il a été suivi le lundi 21 septembre par près de 40% du personnel, selon la CGT, mais par 17,29%, selon la direction : 40 à 50% des salariés dans la moitié nord de la capitale et par 30 à 40% dans la partie sud, selon les chiffres annoncés par la CGT. Régis Blanchot, administrateur Sud de La Poste faisait état d’une "première estimation de 35% à 40% de grévistes".
    A la date du 22/9/09, le bureau de Poste de Château-Rouge, dans le 18e arrondissement de Paris, était en grève depuis le 7 septembre, pour réclamer l'abandon des projets de réorganisation et des embauches. "Comme dans d'autres quartiers populaires, le temps d'attente augmente", car l'activité dite de "banque sociale", c'est-à-dire le retrait au guichet de petits montants, notamment sur le Livret A, "n'est pas jugé rentable" et ne dispose pas de personnel suffisant, dénonce la CGT. La poste dénonce "un faux procès".
    "Faire en sorte que les files d'attente soient moins longues, ce n'est pas un luxe, le mécontentement monte", avait averti, en avril, la Fédération des usagers des transports et des services publics (FUT-SP). Les usagers "ne savent même plus où trouver les guichets", cachés par les présentoirs commerciaux, se plaint la CGT, selon qui l'attente peut monter à "30 ou 40 minutes, même dans des arrondissements résidentiels comme le 15e". Les usagers ne savent même plus où trouver une Poste ouverte...

    La polémique parisienne s'inscrit dans une contestation plus générale du projet de changement de statut de la Poste
    , vécu par les opposants comme un début de privatisation, nous dit-on. "En écrivant en toutes lettres dans le texte qu'à aucun moment, des capitaux de fonds privés n'entreront au capital de La Poste, nous lèverons toute ambiguïté", a répliqué dimanche Christian Estrosi, le ministre de l’Industrie, chargé du dossier.

    Ni privatisation, ni réferendum

    La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a pourtant répété mardi 22/09 sur France Inter qu'il n'était "pas question de privatiser La Poste" comme se plaît à le faire croire l’opposition.
    "L'ouverture du capital de La Poste, la modernisation de cette institution pour qu'elle puisse faire face à la concurrence, pour qu'elle puisse investir, pour qu'elle puisse se moderniser, pour qu'elle puisse prendre le tournant de l'électronique en particulier est nécessaire maintenant", a-t-elle indiqué.
    "Mais il n'est pas question de privatiser. Les acteurs qui vont entrer au capital seront des acteurs publics, notamment la Caisse des dépôts et consignations" (CDC), a précisé Mme Lagarde.

    Interrogée sur un éventuel référendum sur la question, elle a répondu: "Il faut réserver la consultation populaire à de grands, grands moments. Sur La Poste, qu'est-ce qu'on fait ? On renforce l'entreprise en permettant la montée au capital de la CDC, on garantit le service public (...) Franchement, il n'y a pas de quoi amener tout le monde aux urnes", soulignait Mme Lagarde.

    Le Comité national contre la privatisation de La Poste, dont font partie 80 organisations et associations, dont les syndicats FO, CGT, CFTC, Sud-PTT ou le PS, le PCF et les Verts, a lancé en juillet une campagne pour une consultation nationale le 3 octobre, en invitant les Français à se prononcer sur le changement de statut de l'établissement public en société anonyme à capitaux publics.
    On sait maintenant à quelle mascarade cettevotation’ sauvage a donné lieu (Lire PaSiDupes au libellé 'votation citoyenne') et le coup porté dans l’opinion à la notion de consultation populaire.


    Faute de suicides à La Poste, SUD-PTT fait du chantage avec la médiatisation de grèves de la faim…
    "Si demain je me retrouve mis à pied pour deux ans, comment je fais pour nourrir mon enfant?" Fatigué, Sébastien a la voix faible ", selon La Provence…

    Ainsi, La Provence du jeudi 22 octobre 2009 rapportait que « menacé de sanction disciplinaire, Sébastien [Osman], facteur à Martigues [et délégué syndical SUD-PTT] est en grève de la faim depuis le 14 octobre. Il dénonce un "management autoritaire" au sein du bureau de Poste de Ferrières. Aujourd'hui, ses collègues ont manifesté pour le soutenir et, plus largement, pour défendre le service public postal. », à moins que ce ne soit pour la préservation des acquis et pour le maintien de la main-mise syndicale sur cette poste principale.
    Ce postier de 32 ans est père célibataire d'un fils de 12 ans. Sans passer par le concours, ce Facteur itinérant (pendant deux ans), donc non-titulaire, fut intégré aux effectifs de La Poste, en interne, grâce aux soutiens syndicaux, comme souvent dans la fonction publique qui prétend assurer l'égalité des chances à tous, mais au détriment de certains... Comme en politique, avec Bruno Julliard ou Benoît Hamon, par exemple, il suffit parfois d'être militant syndical pour accéder à des postes et responsabilités mérités par d'autres.

    Extraits de l’article compassionnel de la journaliste
    (lien)

    « Obligé par moments de se retenir au capot de sa voiture, le postier de Boudème tient malgré tout à justifier son acte "radical". Le mercredi 14 octobre, il entamait une grève de la faim en raison d'un conflit qui l'oppose depuis le mois de juin avec sa direction. "Mon dossier, tout comme celui de Fabien (un collègue licencié pour faute grave la semaine dernière, Ndlr), est basé sur des accusations mensongères", se défend-il, dénonçant "le climat de terreur et le harcèlement qui règne depuis un an" au sein du bureau de Martigues Ferrières. "C'est clairement de la répression syndicale", ajoute Sébastien, représentant du personnel étiqueté Sud PTT. [Les propos sont en parfaite correspondance avec les mots d’ordre nationaux]
    Entouré par des collègues, en grève depuis dix jours pour dénoncer la nouvelle organisation du travail mise en place en août à Martigues, Sébastien peut aussi compter sur d'autres soutiens. Hier, une manifestation s'est déroulée avec une double cause en toile de fond: la solidarité avec le postier et la défense du service public. Dans le cortège, on trouvait des membres du syndicat Sud PTT, à l'initiative du mouvement, des représentants de la CGT, du Parti communiste, du NPA ou encore le premier adjoint
    [PCF] de la Ville de Martigues, Henri Cambessedes. [Rien de politicien, donc]
    Un réconfort pour Sébastien. Malgré son état de santé fragilisé par neuf jours de grève de la faim, le postier, suivi régulièrement par un médecin, assure être "déterminé à aller jusqu'au bout." C'est-à-dire "jusqu'à la mort ou ma réintégration et ma réhabilitation." De son côté, la direction regrette "que ça se passe comme ça. Le médecin de prévention le suit, on s'assure de son état de santé, afin qu'il ne soit pas en danger." Sur les revendications des grévistes (ils étaient 35 hier sur un effectif global de 90), la direction maintient sa position. "L'enquête disciplinaire suit son cours. Et sur la réorganisation du travail, nous maintenons notre proposition, celle de constituer un groupe de travail pour pointer les points qui posent problème." Les grévistes maintiennent la pression. "Ce qui se passe est intolérable. La Poste est prête à sacrifier ses salariés sur l'autel de la privatisation." [Contre-vérité !].


    Lorsque la littérature du NPA indique que "depuis vendredi, Sébastien Osman a décidé de dormir sur le parking du bureau de Poste de Martigues Ferrières, dans sa voiture", il faut savoir qu'il s'agit d'une camionnette. Aucun détail mensonger n'est inutile dans la désinformation des trotskistes du Che-Besancenot. N'écrit-il pas le 19/10, en titre de RezoCitoyen:"La Poste sur la voie de France Télécom", comme s'il n'avait pas assez de victimes.

    A noter aussi que la CNT (confédération syndicale anarcho-syndicaliste) invite le public à faire pression sur La Poste... (lien)

    Le mécontentement monte, mais contre les grévistes

    On retient que l’objectif des syndicats est de faire en sorte que les files d'attente soient plus longues et que le mécontentement monte".
    Or, aujourd’hui, le courrier n’est pas distribué, ou de manière chaotique. Combien de centres de tri font-ils de la rétention des biens qui leur sont confiés ?
    On dit même que le courrier entassé ne sera pas distribué et que le chargement d’une camionnette a été jeté dans le Rhône. Des colis sont entreposés dans des lieux insalubres ou en plein air, exposés aux intempéries et, par conséquent, endommagés par la pluie. Même livrés, et avec retard, des produits seront inutilisables et sans recours possibles.
    Il n’est plus seulement question de simples désagréments, mais de pertes sèches par les particuliers et les entreprises.

    Le service public est devenu propriété privée des syndicats


    Les usagers doivent maintenant renoncer à acheter par correspondance et le commerce souffre de la prise en otage des usagers et des entreprises par les syndicats.

    Les Français doivent-ils se soumettre à la dictature des syndicats ?

  • L’ouverture du service de distribution postale à la concurrence européenne provoque en France des prises d’otage de la population, qu’il s’agisse des personnes ou des biens, alors que les postiers devraient travailler à l’adaptation de La Poste à l’échéance, comme le font les pays voisins plus responsables.
  • PaSiDupes a mis en ligne un SONDAGE dans lequel ses lecteurs pourront se positionner.
  • lundi 5 octobre 2009

    La votation citoyenne de La Poste: une pantalonnade à l'algérienne

    Les partis et syndicats d'opposition sombrent dans le grotesque

    Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a été déclaré vainqueur de l'élection présidentielle, le 13 juin 2009, dès le premier tour avec 62,6 % des voix.
    En Corée du Nord, 90% de la population s’est ainsi rendue aux urnes en mars 2009 et le nouveau parlement s'apprête à donner au chef de l’Etat, Kim Jong-il, 67 ans, un mandat pour accélérer la militarisation du régime et prépare sa succession par l'un de ses trois fils.
    Quant à l'Algérie, elle a reconduit Bouteflika pour un 3e mandat, avec 90,24% des voix, en avril 2009...

    Au lendemain de la "votation citoyenne" sur l'avenir de La Poste, l'UMP dénonçait dimanche la "pantalonnade orchestrée par une minorité rassemblant certains syndicats et associations de gauche".

  • "Ce précédent fâcheux par son caractère anti-démocratique et mensonger ne visait (...) qu'à semer le trouble et le doute dans l'esprit des Français sur un sujet majeur impliquant directement l'avenir de notre poste, celle de ses 300.000 salariés et donc de l'ensemble de notre pays", écrivent dans un communiqué le porte-parole adjoint, Dominique Paillé, et la secrétaire nationale, Danièle Giazzi.

    "Sans aucune existence juridique, cette 'votation' [comme on dit en Suisse, nouveau modèle du Che-Besancenot], réalisée au mépris des règles démocratiques élémentaires [avec la participation du PS], sans contrôle [sinon communiste], sans liste d'émargement, sans légalité aucune, n'est rien de plus qu'une tentative désespérée de mobilisation d'une gauche liquéfiée", ajoutent les deux responsables.

    "Elle prouve que la gauche n'aime pas nos entreprises publiques, qui méritent un meilleur traitement et plus de respect que cette mascarade".
  • Le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, a "dès juillet, entamé de véritables et réels échanges et consultations avec l'ensemble du monde syndical et associatif", font-ils valoir.
    "Le fruit de ce travail débouchera sur un projet de loi qui permettra à la Poste de rester à 100% public, de se moderniser et d'investir pour son avenir. Ainsi elle se préparera à l'ouverture à la concurrence en janvier 2011 de toutes ses activités".

    En désinformant l'homme de la rue, en prenant au piège les braves gens au coin de la rue comme au coin d'un bois, l'opposition a fait faire à la 'république du respect' un pas de géant en arrière.
  • dimanche 4 octobre 2009

    La Poste : la première expérience de votation est une manipulation

    Dénonciation par l’UNSA Poste et France 5
    La votation citoyenne sur le changement de statut de la Poste serait un succès, mais ce sont les organisateurs qui le disent !
    Ils ne parlent néanmoins pas de 'franc' succès, car les méthodes et sa légitimité sont remises en cause par la droite et certains syndicats de l'entreprise publique. Lire aussi PaSiDupes

    De quoi s'agit-il ?
    Cette consultation sans valeur juridique, lancée à l'initiative du Comité contre la privatisation de la Poste, a démarré lundi dans toute la France pour s’achever samedi. Les résultats de cette mascarade stalinienne seront annoncés lundi 5 octobre en fin de matinée.
    Les citoyens âgés de 18 ans et plus sont appelés à répondre par "oui" ou "non" à la question suivante: "Le gouvernement veut changer le statut de La Poste pour la privatiser, êtes-vous d'accord avec ce projet ?" D’abord, il ne s’agit pas de privatisation autrement que dans la propagande des organisateurs de l’opposition, mais de capitalisation partielle. Le gouvernement a d'ailleurs dit et répété qu’il s’engage à maintenir son statut public à La Poste, mais une certaine gauche a intoxiqué l’opinion et singulièrement les anxieux du XXIe siècle.

    Une manipulation grossière

    Les Organisations Syndicales CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires sont généralement parties prenantes, mais les dissensions locales ne sont pas rares : ainsi à l’UNSA ou la CFTC.
    -> A Fos-sur-Mer (13), on trouve :
    AC Agir contre le Chômage, Action Consommation, ACU (Association des communistes unitaires), AFOC (Association FO des Consommateurs), AITEC (Association Internationale de Techniciens Experts et Chercheurs), Alter Ecolo, Alternative Libertaire, Amis de la Confédération paysanne, ANECR (Association Nationale des Elus Communistes et Républicains), APEIS (Association Pour
    l’Emploi, l’Information et la Solidarité), ATTAC, CAP21, Citoyenneté Action Participative pour le 21ème siècle, CFTC Postes et Télécommunications, CGT Banque de France, CGT Caisse des dépôts, CGT Finances, Club Gauche Avenir, CNCU (Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une Alternative au Libéralisme, CNR (Conseil National de la Résistance), Confédération CFTC, Confédération CGT, Confédération FO, Confédération Paysanne, Convergence des Collectifs de Défense et de Développement des Services Publics, CNT-PTT Confédération Nationale du Travail, CSF (Confédération Syndicale des
    Familles), DAL (Droit au Logement), Debout la République, Fédération des Activités Postales et des Télécommunications CGT, Fédération Nationale des Elus Socialistes Républicains, Fédération SUD PTT, FEVE (Fédération des Elu/es Verts et Ecologistes), FNEM FO (Fédération nationale de l’énergie et des mines Force Ouvrière), FO Communication, Fondation Copernic, FSU (Fédération Syndicale Unitaire - enseignants), Gauche Unitaire (GUE/NGL Composante française du groupe de la Gauche Unie européenne/Gauche verte Nordique), INDECOSA CGT, IPAM (Initiatives pour un Autre Monde), Marche des femmes, Jeunes Laïques et Solidaires, La Fédération pour une alternative sociale et écologique, Les Alternatifs, Les Objecteurs de Croissance, Les Verts, M’PEP (Mouvement politique
    d’éducation populaire), Marches Européennes, Mouvement de la Jeunesse Communiste, Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS), MRC (Mouvement Républicain et Citoyen), NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), Parti Communiste Ouvrier Français, Parti de Gauche, PCF (Parti Communiste Français), PRG (Parti Radical de Gauche), PS (Parti Socialiste), République et Socialisme, Réseau Européen des Missions Publiques,Résistance Sociale, SUD Caisses d’Epargne, SUD Crédit Foncier, UFAL (Union des Familles Laïques), UNEF (Union Nationale des Étudiants de France), Union Syndicale Solidaires, UNRPA (Union Nationale des Retraités et Personnes Agées).
    -> Si on prend l’exemple de Dijon, le PS, les Radicaux de gauche, les Verts, le PCF et le MoDem se sont prêtés à la mascarade.

  • Au syndicat Sud-PTT, la votation bénéficierait d’une "mobilisation énorme", selon Jean-Michel Isabel, coordinateur parisien de l'initiative.
    "Les gens se mobilisent pour sauver leur bureau de poste, y compris dans les coins perdus de province. Le bébé nous dépasse un peu", a-t-il minaudé. Selon cet activiste, le succès de la votation ne se jugera pas à l'aune du pourcentage de "non" récolté - étant acquis qu'une majorité de participants se déplacent pour soutenir le service public postal - mais en fonction de la participation. "Est-ce que le gouvernement pourra continuer de ne pas tenir compte de l'avis des 'X' gens qui se seront déplacés?".
    Sauf que pour l’émission de Nicolas Demorand qui recevait Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, France 5 a recueilli le témoignage d’une votante qui votait en masse. Elle justifiait cette sorte de bourrage des urnes par le fait qu’elle votait pour ses enfants... Pour des morts aussi sans doute, puisqu’il n’était pas exigé de procurations…
  • Le premier secrétaire du PS, Martine Aubry, s'est félicitée jeudi à Toulouse de la mobilisation de "centaines de milliers" de personnes face à cette "réforme absolument injuste". Argumentaire un peu succinct, voire léger. Dans la même émission, France 5 a aussi montré la sortie de Bébert Delanoë de son Hôtel de Ville. La diva socialiste jouait l’étonnement de voir autant de photographes pour saisir son vote pour l’éternité, alors que, de l’aveu du reporter, le maire avait lui-même convoqué la presse.

    Opération biaisée et mensongère
  • Mais à droite, où l'on réaffirme que La Poste restera à 100% publique après son passage en société anonyme au 1er janvier 2010, la votation suscite le désintérêt, voire la raillerie "Je ne pense pas qu'elle ait grande valeur juridique", a souri la ministre de l'Economie, Christine Lagarde.
    Pour Pierre Hérisson, sénateur UMP de Haute-Savoie et rapporteur du projet de loi sur le changement de statut de La Poste au Sénat, l'intitulé même de la question soumise aux votants est "biaisé" et "mensonger". "Bien sûr, on peut toujours nous faire un procès d'intentions. Mais parler aujourd'hui de privatisation de La Poste, c'est de la malhonnêteté intellectuelle", a-t-il dit.
  • UNSA-Poste condamne l’initiative trotskiste
    Ce syndicat est favorable au changement de statut de l'entreprise pour permettre une augmentation de capital avant l'ouverture du marché postal à la concurrence en janvier 2011.
    "L'avenir de la Poste nous semble mériter autre chose qu'un simulacre de référendum", estime Marc Duhem, secrétaire général de l'UNSA-Poste
    Il ne s’indigne pas seulement de l'intitulé de la question, mais émet aussi des réserves sur les procédures de vote, dont le manque d'encadrement qui risque , selon plusieurs syndicats, de peser sur la légitimité du scrutin.
    "On pourra annoncer 15 millions de votants, personne ne pourra le vérifier. On se moque des citoyens en leur laissant penser qu'ils ont leur mot à dire", ajoute-t-il.
  • Le PS s’est beaucoup compromis
    A la mairie du 2e arrondissement de Paris, par exemple, l'un des 175 points de vote de la capitale, une urne et des bulletins sont mis à la disposition des votants mais personne n'est présent pour empêcher des votes multiples.
    Gérard Malewanzyk, philatéliste professionnel, est venu voter "non" pour exprimer ses craintes: "Je ne me fais pas beaucoup d'illusions, nous vivons en régime capitaliste. Mais si on peut les embêter un peu, c'est bien." Malgré les promesses répétées du gouvernement, ce militant reste persuadé que le changement de statut en société anonyme à capitaux publics est la première étape d'une privatisation. Il nous sert un commentaire compassionnel fumeux: "Ils nous ont fait le coup avec France Télécom et on voit ce que ça donne. Il y a pas mal de suicides. Je voudrais bien que l'on garde nos postiers. Moi, je l'aime bien mon facteur !" Si seulement il aimait autant ses enseignants et ses policiers, parmi lesquels on enregistre des taux de suicide tout aussi préoccupants, dans ce climat d’anxiété propagé par certains syndicats.

    Selon un sondage CSA publié mardi par L'Humanité, journal communiste, 63% des Français se disent opposés au changement de statut tel qu'il est prévu et 75% voteraient "non" à la privatisation de La Poste. La votation citoyenne devrait faire encore plus fort ! Avec tout autant de crédibilité…