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samedi 6 juillet 2013

Le timbre va augmenter: Hollande étend sa collection de hausses et d'amis aux manettes

Le timbre de plus en plus cher

L’ère du timbre bon marché est révolue

La lettre prioritaire 
au-dessus des moyens 
des classes populaires

La Poste prévoit une forte progression de nos tarifs d’acheminement du courrier au cours des cinq prochaines années.
La hausse dépasserait de 1% l’inflation en 2014 et 2015, pour tout le monde, selon le "projet stratégique 2013-2018" de la Poste — un document interne—, l’entreprise publique prévoit d’augmenter fortement ses tarifs.
Avant de mettre le turbo : 3% de plus que l’inflation en 2016, 2017 et 2018.

Le calcul est facile à faire. Si, hypothèse la moins défavorable, l’inflation atteint les 2% par an, les tarifs de la Poste progresseraient donc de 24% d’ici à 2018 ! Exemple avec le timbre rouge (la lettre prioritaire) : aujourd’hui facturé 0,63 €, il coûterait ainsi 0,78 € en 2018
Et si l'inflation dépase les 2% ?
Extrait du « projet stratégique 2013-2018 » de la Poste, un document interne dont notre journal a obtenu copie.

Le nombre de lettres en baisse de 6% par an

Rien n’est définitivement acté, bien sûr,
mais c'est "sur la table", alors nous voilà préparés... Avant d’entrer en vigueur, certains de ces tarifs devront recevoir l’aval du gendarme du secteur, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep). Ben oui, il y a aussi une autorité pour ça! Et ce sera sa faute et non celle de Bercy: c'est à ça que ça sert.  Et attendez-vous à ce que Hollande et Désir H accusent la droite jusqu'au moins 2018. Déjà que c'est celle des Français...

Il est clair que nous serons impactés ! 
C'est bien normal" que les Français paient puisque les particuliers et surtout les entreprises envoient de plus en plus de courriels et de moins en moins de lettres. Le courrier est donc une activité qui, peu à peu, se meurt. Selon la Poste, le nombre de lettres transportées en France devrait en moyenne baisser de 6% par an. Résultat, cela "diminuerait le chiffre d’affaires de 2,8 milliards d’ici 2018".

Les enjeux sont connus pour la Poste.
 
En innovant et en augmentant les tarifs, la Poste compte récupérer assez d’argent pour "compenser aux trois quarts" cette baisse de revenus. Avec l’idée d’enrayer la chute des bénéfices dans ce secteur en 2016.

Ce "projet stratégique" porté par Jean-Paul Bailly, l’actuel président du groupe, a été discuté au conseil d’administration de la Poste.
Ce dernier devrait profiter de cette réunion pour annoncer son départ. Arrivé en 2002 à la tête de l’entreprise publique, il aurait dû poursuivre son activité encore pendant un an et demi. Selon Bernard Dupin, représentant de la CGT au conseil d’administration, le départ de Jean-Paul Bailly, "devrait se faire pendant l’été".

Qui pour succéder à Jean-Paul Bailly

Plusieurs noms circulent, mais celui de l’actuel patron de la banque postale, Philippe Wahl, est le plus crédible. Son profil de financier agace d’ores et déjà les représentants des salariés,notamment les trotskistes du syndicat SUD6ptt qui prévient ainsi qu’il juge "inquiétante" et même "ncompréhensible" l’idée de "nommer un banquier à la tête de la Poste"…

Encore un ami de Hollande à la tête d'une entreprise publique
 Wahl, qui a voté pour Hollande, animait la section de l'UNEF l'Institut d'études politiques de Paris...

Pas content Olivier Besancenot ?
Il y a pire, mais il a quelques raisons. "Personnellement, même si mon ami Hollande, pour qui j'ai voté, nous a un peu rogné les ailes, je dirais que je suis riche, favorisé, et ravi de payer des impôts. L'échelle des salaires, ici, va du smic dans les back-offices à mon salaire, qui était de 830.000 euros brut avant que le gouvernement n'intervienne (j'ai d'ailleurs le salaire le plus élevé du groupe, supérieur à celui de Jean-Paul Bailly. C'est le métier qui veut ça, mais je gagnais le double chez RBS). Je possède cinq propriétés. Un immeuble à Bordeaux, où je fais de la défiscalisation suivant la loi Malraux, une belle maison en Corse, un appartement rue Madame, et puis deux autres pour les enfants. J'ai, par ailleurs, deux ou trois millions placés." 
N'en jetez plus, votre impudeur va en faire vomir plus d'un de ceux qui croyaient que Hollande n'aime pas les riches!

dimanche 2 septembre 2012

Les contribuables volent au secours du Crédit immobilier de France

Matthieu Pigasse, pas intéressé ?

Le gouvernement est contraint d'apporter sa garantie au petit prêteur immobilier en difficultés. 
Son PDG a quitté ses fonctions après un conseil d'administration de crise. Bernard Sevez le remplace à la tête de l'établissement. 

Bercy a par ailleurs confié un mandat à la banque d'affaires Lazard France, dirigée par Matthieu Pigasse, le patron des InRocks et donc de la journaliste Audrey Pulvar, pour conseiller le gouvernement dans la création de la future Banque publique d'investissement. Or le ministre du Redressement productif, Nono Montebourg a dû feindre l'indignation vendredi 31 août: "Je regrette que cette décision ait été prise", a déclaré Arnaud Montebourg lors de l'Université d'été du Medef. "Je ne la connaissais pas, je l'ai découverte, donc vous comprenez que je ne suis pas très content." Et c'est ainsi que pour une affaire de concubinage le CIF échappe à la banque Lazard et à l'actionnaire du journal socialiste Libération ! Mais comme le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a nommé Pigasse administrateur du Théâtre du Châtelet, le banquier favori du président Hollande trouvera à se consoler auprès de sa danseuse.


Encore une crise dont le nouveau gouvernement n'a pas anticipée

Après la nouvelle dégradation infligée mardi par Moody's, le sort du Crédit immobilier de France (CIF) était scellé, mais le gouvernement Ayrault a pris du congé. 
Le prêteur a appelé l'État à la rescousse faute d'avoir trouvé une solution d'adossement: des informations de presse ont laissé entendre cette semaine que la Banque postale ne donnerait pas suite à la proposition de reprise.

Il s'agit pourtant d'un établissement financier indépendant spécialisé dans le crédit immobilier aux particuliers. Il ne possède pas de fonds propres: il emprunte ce qu'il prête. Sa dégradation par Moody's la semaine dernière fait monter ses taux d'emprunt et sa situation n'est donc plus viable. Or son maillage s'étend aujourd'hui sur 10 sociétés régionales (Île-de-France, Nord, Centre-Est, Rhône-Alpes-Auvergne, Méditerranée, Sud-Ouest, Centre-Ouest, Ouest, Bretagne-Atlantique, Bretagne) et ses difficultés croissantes menacent le développement économique des régions.

"Pour permettre au groupe CIF de respecter l'ensemble de ses engagements, l'État a décidé de répondre favorablement à sa demande de lui octroyer une garantie", a indiqué samedi le ministère de l'Économie. "Cette garantie sera mise en place sous réserve de l'autorisation de la Commission Européenne et du Parlement, qui sera saisi dans le cadre de la plus prochaine loi de finances", précise le communiqué de Bercy. Comme lors de l'octroi de garanties publiques à Dexia, le gouvernement a besoin de l'aval de Bruxelles dans le cadre de la procédure des aides d'État.



Les pouvoirs publics soutiennent l'établissement centenaire afin d'éviter toute panique sur un gros émetteur français. Car si  le CIF est un petit réseau bancaire avec ses 300 agences, plus de 30 milliards d'euros d'emprunts portent sa signature. Or, l'abaissement de la note par Moody's donnait la faculté aux investisseurs de se faire rembourser certaines lignes obligataires. De ce fait, l'établissement, incapable de se refinancer depuis la première dégradation de sa note en février dernier, s'acheminait à grands pas vers la crise de liquidité. Vendredi soir, un conseil d'administration du CIF en a tiré les conséquences.

Changement d'hommes: Bernard Sevez, nouveau directeur général

Les pouvoirs publics ont posé des conditions à leur intervention. 

L'une d'elle a déjà été remplie. Claude Sadoun, le PDG du réseau bancaire, quitte ses fonctions, en faisant valoir ses droits à la retraite. Bercy s'attend à ce qu'il renonce à toute indemnité. Son successeur, choisi par l'État, est Bernard Sevez, président de Procivis Savoie (à Chambéry) et administrateur du CIF qui a donc participé à la décadence de l'établissement financier.

En échange de son soutien, selon toute vraisemblance, le gouvernement devrait en outre mettre sous tutelle le CIF, qui ne pourra plus prendre de décisions sans en référer à son sauveteur. À charge pour le groupe bancaire, propriété de 56 Sacicap, sociétés régionales proches des collectivités locales et du monde HLM - de préparer un plan de résolution qui sera présenté à Bruxelles. Malgré tous ces liens du CIF avec le Logement, Cécile Duflot reste étrangère aux tractations.



Confronté à une crise similaire, le Crédit Foncier de France avait dû être nationalisé à la fin des années Mitterrand
Mais un tel schéma catastrophe ne semble encore envisagé par nos bras cassés. Le groupe devrait plutôt être géré en extinction: un scénario à la Dexia. 

Ce nouveau sauvetage, en outre, ne devrait pas coûter d'argent au contribuable car le CIF est fortement capitalisé, avec 2,4 milliards d'euros de fonds propres. Les pouvoirs publics, au contraire, pourraient même réaliser un gain, au final, car les actifs de la banque sont de bonne qualité. 
Il paraît donc d'autant plus étrange que la Banque postale ait refusé une si belle affaire...

Bercy n'a pas encore négocié avec le réseau les conditions de rémunération de la garantie et surtout une clause de retour à meilleure fortune. 
En attendant, le monde HLM et celui de l'accession sociale à la propriété va se réveiller en état de choc. Les salariés seront bel et bien amenés - de gré, mais plutôt de force -  à apporter leur contribution à l'Etat qui s'est engagé auprès du CIF, sans concertation, ni vote du Parlement.

Et  la virevoltante Duflot de l'Assemblée nationale devra danser devant le buffet.
Les Français avec elle, à leur corps défendant !


lundi 3 novembre 2008

Hollande s’oppose au développement de La Poste

Le gouvernement prend un délai de réflexion lié à la récession
Les deux thèses : réformisme gouvernemental ou conservatisme socialiste ?
>

  • Libéralisation
    Le Président de l'entreprise publique, Jean-Paul Bailly, a soumis à l'Etat un projet prévoyant la transformation en société anonyme en janvier 2010, et l'ouverture du capital en 2011. Selon lui, La Poste a besoin de 2,5 à 3,5 milliards d'euros pour son développement et faire face à la libéralisation totale du courrier en 2011.
  • Nationalisation
    > François Hollande a demandé dimanche 2 novembre à Nicolas Sarkozy d'annoncer "l'abandon (...) du projet de privatisation de La Poste", estimant que sa capitalisation devait se faire avec des "capitaux publics", dans l'émission Dimanche soir politique (France inter-I-télé-Le Monde).
    > Le patron du Parti socialiste était interrogé sur les déclarations de Henri Guaino, conseiller spécial du Président de la République, qui a déclaré dimanche 2 novembre qu'il n'était "plus question pour l'instant, dans la situation où nous nous trouvons, d'ouvrir le capital de La Poste", avant de confirmer quelques heures plus tard que le calendrier de cette réforme "demeure valable", à terme.

    Hollande crée la confusion
    Fanfan Hollande fait mine de ne pas comprendre que les projets du gouvernement doivent s’adapter, sans dogmatisme, à la nouvelle donne de la récession, et déclare :"Ce que je demande c'est qu'il y ait une parole définitive et venant de Nicolas Sarkozy, abandonnant purement et simplement ce projet de privatisation de La Poste".

    Le futur ex-premier secrétaire se délecte toujours des mêmes polémiques
    , qui lui évitent de travailler, mais, bien qu’officiellement économiste, il n’a rien à proposer d’autre, que les vieilles recettes d’antan : "L'Etat est capable, parce que c'est la crise, de dégager des milliards d'euros (...) pour venir en soutien des banques [et donc des entreprises, et donc de l’emploi, et donc du pouvoir d’achat] et ne serait pas capable de dégager des milliards d'euros pour prendre une participation supplémentaire dans La Poste pour lui permettre d'assurer son développement, parce que La Poste a besoin de capitaux... Eh bien, ces capitaux doivent être publics", a-t-il ajouté. Flamby 1er n’a donc pas pris la juste mesure de la nécessité de moderniser La Poste, de la rendre plus compétitive et, pour cela, de la libérer des carcans étatistes, auquel l’opposition est tellement attachée.

    Le patron du PS souhaite toujours que l’Etat soit patron de tout. "Privatiser La Poste au moment où les marchés financiers sont en crise, se priver d'un outil comme la Banque postale [bien qu'il ne soit encore question que du courrier...] et comme le service public de la Poste, ce serait une faute considérable", a-t-il affirmé. La Poste resterait ainsi une pompe à fric pour l’Etat socialiste. Un « outil » : personnel compris ?

    Le Président Sarkozy a mis en place en septembre une commission qui doit rendre ses conclusions en décembre.