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mercredi 23 octobre 2019

Forte hausse des prix du gaz (3%) au 1er novembre

4 millions de clients d'Engie sont ciblés par l'Etat français, principal actionnaire de l'ex-GDF

L'Etat détient un quart du capital et, dès mai 2017, Macron a insisté : "C'est moi le patron !"

Résultat de recherche d'images pour "mettre le feu"
Après les prix des carburants, Macron met le feu aux tarifs du gaz
Les tarifs d'Engie sont-ils une variable d'ajustement du gouvernement ? 
Bien que "réglementés", ces tarifs varient d'un mois sur l'autre - plus que la concurrence - en fonction des coûts liés aux approvisionnements en gaz, aux infrastructures et à la commercialisation, ainsi qu'à... diverses taxes. C'est là que Darmanin assure qu'il n'y est pour rien...

Mauvaise nouvelle donc pour les millions de foyers français encore clients d'Engie : après une baisse de 2,4% en octobre, les prix tarifs réglementés de vente (TRV) du gaz vont augmenter de 3% au 1er novembre, annonce ce mardi 22 octobre la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Parce que c'est la CRE qui conseille Bercy où le ministre se décharge de toute responsabilité.

Dimanche on passe à l'heure d'hiver et il sera rude pour les budgets des ménages.

Pourvu que le réchauffement climatique ait une incidence positive sur nos factures... 
Jean-François Carenco 2 (20730280934) (cropped).jpg
"Cette augmentation est de 0,8% pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 1,8% pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de 3,2% pour les foyers qui se chauffent au gaz", détaille le régulateur, entité grise : qui connaît sa tête? Malgré cette hausse, les TRV d'Engie ont baissé de 11,5% cette année, précise Jean-François Carenco, ci-contre, par ailleurs. 
Si les usagers ne comprennent pas ce qui leur arrive, c'est aussi que la transparence promis n'est pas à leur service précisons donc, si ça peut aider, que les TRV sont les tarifs réglementés de vente.

Cette "évolution" - car ce n'est plus vraiment une "hausse", traduit l'application d'une formule tarifaire définie fin juin par un arrêté du gouvernement, rappelle la CRE. Mince ! Alors, Macron est dans le coup ? L'Edouard va devoir assumer...

Les tarifs réglementés d'Engie varient en fonction des diverses taxes sur lesquelles un pouvoir responsable peut peser, ne serait-ce qu'en anticipant et en budgétant les hausses des coûts liés aux approvisionnements en gaz, aux infrastructures et à la commercialisation. Mais, dans le "monde nouveau" de Macron, on continue à se trouver des boucs émissaires et cette fois ce sont les Gilets jaunes coupables de tous les maux depuis l'hiver dernier.

Via l'Edouard, Macron avait demandé au groupe énergétique qu'il "lisse" les prix pour le premier semestre 2019, afin de garantir qu'ils n'augmentent pas. Le gouvernement avait profité de l'été et de la canicule pour se faire mousser en décidant de prolonger cette mesure de lissage sur plusieurs mois. Mais l'hiver et les besoins énergétiques de chauffage arrivent et Macron se trouve fort dépourvu quand vient la bise.

Les tarifs réglementés de vente du gaz doivent disparaître au cours des prochaines années, au nom de la concurrence. 
Résultat de recherche d'images pour "flambée du gaz"
Depuis la dérégulation et l'ouverture du marché du gaz pour les particuliers à la concurrence, le 1er juillet 2007, de nombreux fournisseurs alternatifs ont fait leur apparition proposant des tarifs gaz compétitifs pour concurrencer le fournisseur français historique. Certains proposent des réductions sur le prix gaz par rapport justement à ce tarif Engie. C'est le cas notamment d'ENI (fournisseur historique de gaz en Italie mais présent également en France), Total Direct Energie et Happ-e. C'est pourquoi il est intéressant de comparer les différentes offres de gaz.
D'après le site Eurostat, le prix moyen du gaz TTC dans l'ensemble de l'Union Européenne est de 0,06€ / kWh alors que le prix moyen en France est de 0,07€ / kWh.
Dès son élection - par défaut, pour barrer Marine Le Pen -, les Français n'étaient que 45 % à accorder leur confiance à Macron, selon un sondage Elabe, soit une cote inférieure à tous ses prédécesseurs. En octobre 2019, selon l'IFOP, ils n'étaient plus que 34% la semaine dernière, mais, contre toute vraisemblance,  Dabi sentait une "légère hausse"... 

Cette fois, que ressent-il ? 
Si ça le chatouille, nous, ça nous grattouille. Même que ça nous démange ...

lundi 21 septembre 2015

CICE: le ministère de l'Economie et la presse officielle se félicitent des emplois créés dans les transports

700 emplois créés en un mois, justifient-ils l'avantage fiscal du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi

L'intox du pouvoir et des media militants se fonde sur la période des vacances estivales !
La loi Macron permet des trajets en car sur les longues distances
depuis août 2015, mois des grandes migrations
La presse cite Bercy et les patrons de compagnies d'autocars

Selon les parties intéressées, la loi Macron sur la libéralisation du transport en autocar a permis des centaines de créations d'emplois en un mois à la satisfaction des passagers. Pourtant, le diable n'est pas seulement dans le détail, si les media veulent y regarder de plus près... 

Le ministère de l'Economie annonce un bilan positif, un mois après l'entrée en vigueur des nouveaux textes,  autant pour le nombre de passagers que pour les créations d'emplois Bercy a communiqué les premiers chiffres de fréquentation depuis la possibilité pour les autocaristes de proposer des trajets de plus de 100 km.
Jusqu’à la loi Macron, les sociétés d’autocars ne pouvaient relier deux villes françaises que si ce trajet constituait une étape sur un trajet international sinon, l’entreprise devait avoir signé une convention avec une collectivité locale.

La réforme a fait sauter ces verrous et les compagnies de transports se sont rapidement engouffrées dans la brècheà la faveur des départs et retours des congés payés du mois d'août. 
Un premier résultat est affiché ce lundi par Bercy. Depuis l’entrée en vigueur de la loi, il y a un mois, 250.000 passagers ont choisi ces déplacements en car. Les trajets sont plus longs mais aussi beaucoup moins chers que le train par exemple. Actuellement, 75 villes françaises sont desservies grâce à ce nouveau maillage.

Des passagers et des emplois 
Le ministre de l’Economie communique sur  l’aspect le moins polémique de sa loi "croissance et activité". L'élément de langage repris en coeur par la presse, c’est que la libéralisation des voyages en car porte déjà ses fruits. Mais pour combien de temps encore, avec l'arrivée de l'hiver ? 
700 emplois ont été créés, dans l'urgence, en quelques semaines. Les transporteurs ont donc saisi l'opportunité fournie par Emmanuel Macron. 
Le ministre bat le fer pendant qu'il est chaud et s'en est d’ailleurs allé faire l’après-vente de sa réforme ce lundi, lors d’un déplacement à Annonay en Ardèche, mais en jet gouvernemental.
Macron a fait une apparition sur le site d'Iveco, seule entreprise française à produire des autocars.

Mais une production accrue de CO2 (dioxyde de carbone)
Une voiture familiale - pour quatre personnes - est émettrice de 115 à 186g/km.

Le palmarès des modes de transport

Le TGV  : 13 g CO2 / km.
Voiture électrique : 22 g CO2 / km
TER, Intercités, Téoz : 43 g CO2 / km.
Voiture avec agrocarburant : 85 g CO2 / km
2-roues jusque 125 cm3 : 113 g CO2 / km
Avion, vol long-courrier : 118 g CO2 / km – L’avion a mauvaise réputation: il est considéré comme un mode de transport polluant. Ce n’est pas faux mais son bilan est moins mauvais qu’on pourrait le penser en considérant son bilan sur les longs trajets : en effet, ce n’est qu'au décollage et à l’atterrissage que sont enregistrés les plus grosses émissions de polluants et de CO2.
Moto de plus de 750 cm3  : 123 g CO2 / km
Voiture diesel de taille moyenne : 127 g CO2 / km – L’émission en CO2 des voitures diesel diminue de 5 % par an grâce à de nouvelles techniques et à des normes plus contraignantes. Mais le diesel reste très polluant malgré les filtres à particules. 
Voiture hybride : 128 g CO2 / km
Autobus  : 130 g CO/ km
Voiture essence taille moyenne : 135 g CO2 / km
Avion, vol domestique : 145 g CO/ km
Voiture 4 x 4  : 250 g CO/ km 
Les autocars en sont moins polluants que s'ils sont à moitié pleins. Or, en Ardèche que Macron a mis à l'honneur, ils cireculent avec une poignée de passagers.
Il reste pourtant encore des zones blanches sur le territoire. 

Il n’existe encore pas de ligne d’autocars vers la Bretagne et la Normandie, mais le ministère de l’Economie promet que ce sera chose faite avant la fin de l’année.

Les patrons de la profession se disent satisfaits
France Info a sollicité l'avis du président de la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV)... Michel Seyt, est encore plus optimiste que le ministre de l'Economie et table sur plus de 200 lignes nationales d'ici fin 2016. Du côté des créations d'emplois, Michel Seyt estime que "les projections donnent 3.000 emplois nouveaux d’ici la fin de l’année".

Qui a pris le car en août ? D'après Michel Seyt, ce sont "des jeunes, des vacanciers et aussi des personnes à la retraite. Ce ne sont pas forcément des personnes qui recherchent un moyen bon marché pour voyager".
Les radios de service public interrogent les transporteurs bénéficiaires...
"Les projections donnent 3.000 emplois nouveaux d’ici la fin de l’année" : le président de la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV), Michel Seyt.
La presse fait le marketing des entreprises d'autocars
Actuellement, des billets à prix minimum sont en vente. D'après le président de la FNTV, le phénomène est comparable à celui de l'ouverture d'un supermarché avec des promotions chez la concurrence.
"Nous sommes dans le marketing, dans l’action commerciale de chacun des opérateurs. On voit des billets à un euro, à cinq euros. Tout cela va se stabiliser dans le temps, mais les prix resteront attractifs."
Incohérence de la promotion d'IVECO et du "made in France"
Ce constructeur de véhicules industriels et de bus est situé à Turin, en Italie.
Il a absorbé Unic (France) et est entièrement contrôlé par le groupe italo-américain CNH Industrial...
En Ardèche, Iveco se situe à Annonay, dont le maire est le socialiste Olivier  Dussopt, (l'officiel déhanché de la photo ci-contre) un proche de Benoît Hamon à la Nouvelle Gauche et ancien porte-parole de Martine Aubry, candidate battue à l'Élection présidentielle française de 2012. La libéralisation des transports ne dérange pas ce petit monde...


samedi 1 novembre 2014

Galère mardi: SNCF et RATP nous reprennent en otages

Les "djihadistes" de la CGT lancent un appel à la mobilisation nationale

La CGT a déposé des préavis de grève à la SNCF et à la RATP pour mardi
La CGT retourne son instrument de travail contre les usagers
dans le cadre d'une journée de mobilisation nationale pour la défense du service public dans les transports, a-t-on appris vendredi. Les deux entreprises ne communiquent pas de prévisions de trafic dans l'immédiat: les agents peuvent se déclarer grévistes jusque 48h à l'avance.

Il s'agit d'une "mobilisation inter-catégorielle" et non d'un mouvement social propre à la SNCF, a nuancé l'entreprise ferroviaire, qui indique que les usagers n'auront pas droit à "l'éventuel impact sur le trafic" avant dimanche.

Les mots d'ordre
Dans le viseur du syndicat, également, le projet d'Emmanuel Macron de libéraliser le transport interrégional par autocar, suspectée d'entraîner une mise "en concurrence avec les trains, au risque de supprimer certaines dessertes".

Parmi les syndicats, la fédération d'extrême gauche semble être la seule à penser  "la course du patronat contre le 'coût du travail' entraîne un dumping social en général et particulièrement agressif à l'encontre des salariés des transports".

La CGT s'inquiète en outre de "l'abandon définitif de l'écotaxe", qui "va avoir de lourdes conséquences sur le financement des infrastructures, déjà mis à mal depuis le désengagement de l'État (...) et conduire à de nouvelles privatisations et concessions de routes nationales, devenant... payantes !" 

Le lieu des réjouissances varie selon la catégorie de transport 

Des préavis de grève ont été aussi déposés dans les aéroports parisiens et dans les transports urbains en province, a précisé l'Union interfédérale des transports, qui coiffe les fédérations CGT des transports.

La CGT entend dénoncer la réforme du rail, votée cet été malgré deux semaines de grève des cheminots, qui "fragilise encore plus l'entreprise nationale SNCF avec des effets qui ne se font pas attendre (fermetures de lignes, fermetures de centaines de guichets, suppressions de contrôleurs sur les TER)".

Le préavis de grève national à la SNCF court du lundi 3 novembre à 19h00 jusqu'au mercredi 5 à 08h00, a précisé la CGT-Cheminots.

Du côté de la RATP, qui régit les transports publics à Paris et en Ile-de France (métro, bus, tramway, certains RER), un préavis de grève a été déposé du lundi à 22h30 au mercredi à 06h30.

Des perturbations à prévoir du fait des cortèges syndicaux
Les agents en grève descendront dans la rue pour défendre "l'emploi, les salaires et le service public", selon la CGT-RATP.

A Paris, entre les 14e-15e et 7e arrondissements  
Un rassemblement est prévu mardi à 14h00 autour la gare Montparnasse avant un défilé jusqu'au ministère des Transports (7e arrondissement), où une délégation sera reçue par le cabinet du secrétaire d'Etat, Alain Vidalies.


mardi 30 septembre 2014

Contre la réforme gouvernementale, les professions libérales manifestent leur colère dans la rue

Pharmaciens, huissiers, notaires, médecins, Hollande les met tous en colère

Les professions libérales étaient appelées à la grève 
pour protester contre le projet gouvernemental de réforme des professions réglementées. 

L'Union nationale des professions libérales (UNAPL), à l'origine de cet appel à une "journée sans professionnels libéraux", avait prédit une "très forte" participation mardi 30 septembre.
A Paris, les organisations de professionnels de la santé appelaient à un rassemblement des pharmaciens à 12h30 devant le Sénat, puis devant le ministère de l'Economie à 14 h 30. C'est un cortège de plusieurs milliers de personnes qui est parti en fin de matinée des Invalides pour rejoindre rejoindre le palais du Luxembourg. La foule s'est ensuite dirigée vers Bercy, où elle a rejoint un cortège de médecins, de dentistes et de biologistes.

D'autres rassemblements prévus dans toute la France "à l'initiative des syndicats" ont eu lieu dans une vingtaine de villes, dont Marseille, Bordeaux ou Toulouse. Dans la ville rose, ils étaient plusieurs centaines à la mi-journée devant la préfecture, brandissant des pancartes "la santé, c'est un métier. Mais ce n'est ni rentier ni épicier". Ils pointaient les grande distribution, notamment les magasins Leclerc dont le lobbying est très actif sur ce gouvernement de gauche.

Des professions dans le viseur du projet de loi "pour la croissance" 

Proposé à l'origine par l'ex-ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, début juillet et attendu en octobre, ce plan doit inclure un volet ciblant trente-sept professions dites "réglementées". Son objectif, selon l'ancien locataire de Bercy, serait de "restituer l'équivalent de 6 milliards d'euros de pouvoir d'achat aux Français" probablement détournés par les professions libérales. Des propos intolérables, mais aussi une promesse populiste dont le chiffrage prête à caution.

Le projet comporte plusieurs mesures qui agressent les professions médicales.
Pour les pharmaciens, l'ouverture du capital des sociétés d'exercice libéral (SEL) et l'arrivée d'actionnaires non professionnels dans les officines sont "inacceptables", comme le souligne Michel Chassang, le président de l'UNAPL. 

La marchandisation de la profession aurait des conséquences sur la qualité des services rendus. La gauche parle de ...libéralisation du marché des médicaments et ce soudain engouement est ressenti comme une provocation. 

La suppression du numerus clausus envisagée est un autre sujet de mécontentement. Il limite actuellement le nombre d'étudiants en médecine, en pharmacie, en chirurgie dentaire et en kinésithérapie mais, loin de renforcer le maillage du territoire, cet abandon a pour objectif d'étendre aux grandes surfaces la vente des médicaments en la concentrant dans les grandes villes au détriment des villages.


Hollande ne répugne pas à des "économies douloureuses" sur la santé

Son impopularité a fait reculer le ministre de l'Economie. Emmanuel Macron a assuré que la réforme serait  repoussée à 2015 et serait limitée à de "petits déblocages"

S'exprimant mardi 30 septembre à la mi-journée,  
François Hollande a néanmoins eu le cynisme de déclarer que "les économies, forcément, sont douloureuses".
Ce fils de médecin et actionnaire de clinique privée se garde de tenir ce discours à l'encontre des fonctionnaires, mais a ajouté : "Il n'y a aucun secteur qui peut accepter de voir un certain nombre de ses habitudes, parfois de ses financements, être remis en cause." 
Le président de la République a enfin ouvert les hostilités. "Si vous n'entendez pas crier, c'est que nous ne faisons pas d'économies. Donc, vous voyez, vous entendez." 

Le Premier ministre Manuel Valls a pris le parti des petites officines contre les grandes, ajoutant ainsi à la fracture entre les Français.

Le 15 septembre, les notaires et les huissiers avaient pris la tête de la fronde des libéraux

pour une première journée d'action. 

C'est en grand nombre qu'ils ont dit non à un projet de loi synonyme de "casse sociale" et de "justice privée". Des professions agressées, le journal socialiste Le Monde écrit qu'elles "s'époumonaient" sur la place du palais du Justice de Paris, mais l'aurait-il osé à propos de la CGT ou de la CFDT ? Ces Français menacés, d'ordinaire peu enclins à la révolte, ont sifflé et conspué le nom du ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, réputé être le plus chaud partisan de cette réforme des professions réglementées.
En très grande difficultés, les architectes tenteront de faire entendre leur voix.

Aujourd'hui, 87% (quatre-vingt sept pour cent, en toutes lettres par Le Monde, ppour moins de lisibilité !) des officines en moyenne sont fermées ce mardi, informe le Conseil de l'ordre des pharmaciens. 
Dix pour cent des pharmacies sont réquisitionnées toute la journée pour assurer l'assistance d'urgence aux patients, comme à ceux qui n'ont pas pris leurs précautions, et pour éviter une instrumentalisation des mécontents.

On admettra volontiers que
ces professions ne se sont encore jamais distinguées par des grèves reconduites chaque mois pendant des mois comme ce fut le cas à l'instigation de la FSU... 


mercredi 11 juin 2014

SNCF : les syndicats poursuivent la grève jeudi

Le projet du gouvernement socialiste ne convainc pas les cheminots

La plupart des assemblées générales ont voté le prolongement de 24 heures
.
La grève à la SNCF est partie pour durer. Dès la mi-journée, 80% des assemblées générales s'étaient prononcées pour la poursuite. 

La CGT, Sud Rail, FO et First sont à l'origine de ce mouvement contre le projet de réforme ferroviaire qui sera examiné à l'Assemblée nationale à partir du 17 juin. 

De grosses perturbations sont observées comme annoncé dans les gares. 
Plus de quatre agents sur dix ont prévenu qu'ils cesseraient le travail. Il s'agit d'un taux annoncé inférieur à celui de la grève de juin 2013, mais supérieur à celui de décembre dernier.
 
La SNCF faisait rouler un TGV sur deux mercredi 11 juin sur les axes Nord et Est et un TGV sur trois sur les axes Atlantique, Sud-Est et province-province. Le trafic devait être normal pour les liaisons Ouigo, le nouveau service de TGV à bas prix, et Eurostar, mais trois trains sur quatre roulaient sur les Thalys et deux sur trois sur les rames Lyria et les trains à grande vitesse vers l'Allemagne, le Luxembourg et l'Italie. 

Une réforme "indispensable" ? 
Le projet de réforme ferroviaire prévoit de regrouper l'exploitant ferroviaire SNCF et le gestionnaire d'infrastructures Réseau ferré de France (RFF) en un établissement public à caractère industriel et commercial. 
Les syndicats conservateurs de cheminots sont favorables à ce rapprochement mais reprochent au texte d'anticiper la libéralisation complète du transport de voyageurs prévue pour 2019 par l'Union européenne. 
Ils déplorent également le fait que la réforme ne règle pas, selon eux, la question de la dette du système ferroviaire, qui s'élève à 44 milliards d'euros

Invité de RTL mardi, le secrétaire d'Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier, s'est dit prêt à rencontrer les organisations syndicales "ce soir, dans la nuit, demain, toute la journée". 
Il a cependant campé sur ses retranchements d'une réforme "indispensable" pour "moderniser, pour simplifier la SNCF, pour lui donner plus de force" et résorber son désendettement, dans la perspective de l'ouverture du rail à la concurrence d'ici 2019.
Les belles  paroles du ministre socialiste n'ont pas convaincu et la grève se prolonge jeudi. La CFDT, proche du gouvernement,  ne pèse rien.

vendredi 14 février 2014

Grève des taxis: Hollande prend parti contre les VTC

Le gouvernement tranche en faveur du plus fort: les taxis

Ayrault bloque 
l'examen des demandes d'immatriculations de VTC
CRS venus disperser un rassemblement
d'une centaine de taxis contre
la concurrence des VTC , place
de la Concorde, mardi 11 février 2014
C'est à ce prix que les chauffeurs de taxi ont accepté jeudi de débloquer Paris en mettant fin à leur grève, jusqu'à la fin de la médiation du conflit qui oppose les chauffeurs de taxis aux véhicules de tourisme avec chauffeurs (VTC).

Jean-Marc Ayrault annonce que les consultations ouvertes par le député socialiste, Thomas Thévenoud, un clone de Montebourg, "doivent permettre dans les deux mois de définir des règles du jeu nouvelles pour une concurrence équilibrée, au bénéfice des professionnels, des usagers et de l'emploi".
Soi-disant sur recommandation du député, le gouvernement a mis en place un "dispositif transitoire qui entraîne le report des prochaines réunions de la commission d'immatriculation des exploitants de VTC", ajoute le Premier ministre par communiqué.

En visite à l'aéroport de Roissy, le chef du gouvernement a estimé qu'il donnait un "signe d'apaisement".
Bien qu'il ait pris parti pour les taxis contre les VTC, le sombre Ayrault compte ainsi  régler une "situation qui est un héritage de l'ancien gouvernement", a-t-il polémiqué sereinement. "L'objectif, c'est d'éviter cette distorsion de concurrence qui crée des injustices, mais aussi que l'offre de taxis, de services, s'améliore", a-t-il louvoyé devant la presse.

Les chauffeurs de taxi nt obtenu la satisfacion de leur principale revendication, la suspension des immatriculations de leurs concurrents le temps de la médiation. La concurrence  qu'ils jugent déloyale des VTC  les avait conduits à prendre les automobilistes en otages ces derniers jours à Paris. En revanche, les besoins des usagers ne sont pas pris en compte.  

Le gouvernement approuve en outre le durcissement des contrôles 
Ils visent "notamment l'utilisation des couloirs de bus à Paris, le non-stationnement des VTC aux abords des gares et des aéroports, et le respect du principe de la réservation préalable par les VTC".

L'intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CST, STM, SDCTP et FTI) des taxis a appelé à la fin de la grève après cette annonce. "Aujourd'hui, nous sommes heureux de l'issue de ce mouvement qui n'a que trop duré. Maintenant il faut laisser place à la concertation", a affirmé  le responsable FO-UNCP Taxi Nordine Dahmane sur BFM TV, une fois les VTC cadrés.
"Nous sommes conscients qu'il faudra travailler dans l'intérêt (...) des usagers, puisque ce sont en définitive nos clients, mais il ne faut pas que ce soit au détriment de notre profession", a-t-il ajouté, interrogé sur la nécessité d'améliorer ce service.

Les taxis imposent leurs conditions

Ils réclament en outre que la réglementation instaure un délai de 30 minutes au minimum entre la réservation et la prise en charge du client et un montant minimal de 60 euros par course pour les VTC, somme imposée à l'usager...

Par la voix de son avocat, Patrice Spinosi, la société Allocab a estimé que le gouvernement a cédé à la pression des taxis mais que cette décision provisoire, mais préliminaire, ne représente pas un blocage pour les VTC. "Le gouvernement abandonne un peu de lest, en réalité en bloquant les immatriculations de VTC, ce qui n'a pas une grande conséquence. On verra bien ce à quoi aboutira cette médiation", a-t-il déclaré sur BFM TV.

L'avocat explique la tolérance des VTC 
Ils ne remettent pas en cause le monopole des taxis sur la maraude ou encore la circulation sur les voies de bus, souligne l'avocat. "Les entreprises de VTC ne nient en aucune façon cela. Aujourd'hui le débat est sur le marché de la réservation préalable. C'est ce marché que les taxis ne sont pas prêts à abandonner", dit-il.

PerçoivAnt la suspension temporaire des immatriculations de VTC comme une garantie insuffisante, certains chauffeurs de taxis souhaitent d'ailleurs continuer la grève.

Saisi par quatre sociétés historiques, le Conseil d'Etat a suspendu un décret gouvernemental 
Il imposait un délai minimum de 15 minutes entre la réservation par un client et sa prise en charge, délai jugé insuffisant par les taxis, mais appréciédes clients.
  
Le Conseil d'Etat vient à nouveau d'émettre un jugement conservateur
Avec les puissantes compagnies de taxi, il estime que cette mesure des 15 minutes porte une atteinte grave et immédiate aux intérêts économiques de ces sociétés, toutes proches du PS, à l'instar du groupe G7. 
A noter que les élus sont de gros consommateurs de taxis et ont des liens professionnels forts...

lundi 14 décembre 2009

Arrachage de caténaire dans le Var: une pure malchance ?

Serait-ce une réaction d’hostilité à l’ouverture à la concurrence ?

Le réseau français s’est ouvert dimanche à la concurrence

L’ouverture des trains français à la concurrence, voulue par l’Union Européenne, commence
officiellement dimanche 13 décembre avec les relations internationales, mais la SNCF restera dans la pratique sans concurrent jusqu’à l’été prochain, au moins.

Les nostalgiques du monopole ont-ils sévi ?

Or, dès le 13 décembre, les français de la SNCF ont été bloqués
Le trafic des trains a été fortement perturbé dimanche dans le Sud-Est suite à un problème malencontreux d'alimentation électrique, dit-on à la SNCF, pour écarter le rapprochement possible avec les actes de vandalisme (lire PaSiDupes) dont le réseau français a été la cible, à plusieurs reprises déjà, et qui ont visé des caténaires des régions ouest, bourguignonne et du Sud-Ouest. Lire PaSiDupes

La circulation des trains a été totalement interrompue dans les deux sens entre Cannes et Saint-Raphaël. La circulation n’a pu être rétablie sur une seule voie qu’à la mi-journée, permettant une reprise progressive du trafic après 14 heures.

Les passagers ont subi des retards de sept heures sur certains trains.
Les trains concernés n’étaient pas seulement le TGV Nice-Paris à l'origine de l'incident, mais aussi une douzaine d'autres rames à destination de Lyon, Lille, Dijon, Metz et Genève qui ont subi des retards d'une demi-heure à six heures.
Le nombre total de passagers touchés n'a pas été précisé. Une centaine de personnes attendaient encore en gare de Nice à la mi-journée. Ils n'étaient pas plus nombreux en gare Saint-Charles à Marseille, où seule la queue aux guichets était plus longue que d'habitude, et la situation était calme en gare de Saint-Raphaël.


La SNCF fait-elle de l’obstruction à la libéralisation ?

C’est actuellement la compagnie publique Trenitalia qui, seule, doit venir concurrencer la SNCF sur ses terres. Mais elle ne sera pas prête avant l’été. Se lancer dans l’aventure exige en effet de lourds investissements : il faut acquérir du matériel conforme aux voies françaises, régler le problème de sa maintenance, trouver du personnel qualifié (et francophone)... et obtenir des sillons, les créneaux de circulation des trains.
Quand elle arrivera, la compagnie italienne sera autorisée à prendre des passagers entre ces gares, à condition que son activité franco-française reste minoritaire. Trenitalia a prévu d’assurer deux allers et retours quotidiens de Paris à Milan et de Paris à Gênes. Sur la distance, elle s’arrêterait dans six gares françaises : Chambéry, Modane, Avignon TGV, Aix-en-Provence TGV, Marseille et Nice.

"J’espère bien qu’ils vont finir par venir, les Italiens, comme ça on arrêtera de nous accuser de faire de l’obstruction à l’arrivée de la concurrence", lance Guillaume Pepy, le président de la SNCF.
L’opérateur historique est en effet souvent soupçonné d’avoir tout fait pour freiner le mouvement d’ouverture du marché, alors qu’il va exploiter des lignes dans les pays voisins qui, eux, ont précédé le mouvement de libéralisation européen.
En attendant, le paysage ferroviaire national a été aménagé. Un organisme public, l’Autorité de régulation des activités ferroviaires (Araf) doit régler les conflits qui pourraient éclater entre les futurs opérateurs et avec la SNCF, d’autant que cette dernière va garder la main sur l’organisation de la circulation des trains et la gestion des gares.

Des activistes seraient-ils les alliés objectifs de la direction SNCF ?

« L'alimentation électrique » désigne en vérité une caténaire

Elle aurait été arrachée sur trois kilomètres au passage du TGV, près de Saint-Raphaël (Var) en début de matinée, selon la SNCF. La réparation de la caténaire endommagée devait durer jusque tard dans la nuit pour permettre un retour à la normale du trafic sur deux voies.

La coïncidence entre ce nouvel arrachage de caténaire, malgré la vérification des installations, et l’ouverture du réseau de chemins de fer français à la concurrence européenne n’est pas clairement un effet du hasard.

Lien PaSiDupes

lundi 3 novembre 2008

Hollande s’oppose au développement de La Poste

Le gouvernement prend un délai de réflexion lié à la récession
Les deux thèses : réformisme gouvernemental ou conservatisme socialiste ?
>

  • Libéralisation
    Le Président de l'entreprise publique, Jean-Paul Bailly, a soumis à l'Etat un projet prévoyant la transformation en société anonyme en janvier 2010, et l'ouverture du capital en 2011. Selon lui, La Poste a besoin de 2,5 à 3,5 milliards d'euros pour son développement et faire face à la libéralisation totale du courrier en 2011.
  • Nationalisation
    > François Hollande a demandé dimanche 2 novembre à Nicolas Sarkozy d'annoncer "l'abandon (...) du projet de privatisation de La Poste", estimant que sa capitalisation devait se faire avec des "capitaux publics", dans l'émission Dimanche soir politique (France inter-I-télé-Le Monde).
    > Le patron du Parti socialiste était interrogé sur les déclarations de Henri Guaino, conseiller spécial du Président de la République, qui a déclaré dimanche 2 novembre qu'il n'était "plus question pour l'instant, dans la situation où nous nous trouvons, d'ouvrir le capital de La Poste", avant de confirmer quelques heures plus tard que le calendrier de cette réforme "demeure valable", à terme.

    Hollande crée la confusion
    Fanfan Hollande fait mine de ne pas comprendre que les projets du gouvernement doivent s’adapter, sans dogmatisme, à la nouvelle donne de la récession, et déclare :"Ce que je demande c'est qu'il y ait une parole définitive et venant de Nicolas Sarkozy, abandonnant purement et simplement ce projet de privatisation de La Poste".

    Le futur ex-premier secrétaire se délecte toujours des mêmes polémiques
    , qui lui évitent de travailler, mais, bien qu’officiellement économiste, il n’a rien à proposer d’autre, que les vieilles recettes d’antan : "L'Etat est capable, parce que c'est la crise, de dégager des milliards d'euros (...) pour venir en soutien des banques [et donc des entreprises, et donc de l’emploi, et donc du pouvoir d’achat] et ne serait pas capable de dégager des milliards d'euros pour prendre une participation supplémentaire dans La Poste pour lui permettre d'assurer son développement, parce que La Poste a besoin de capitaux... Eh bien, ces capitaux doivent être publics", a-t-il ajouté. Flamby 1er n’a donc pas pris la juste mesure de la nécessité de moderniser La Poste, de la rendre plus compétitive et, pour cela, de la libérer des carcans étatistes, auquel l’opposition est tellement attachée.

    Le patron du PS souhaite toujours que l’Etat soit patron de tout. "Privatiser La Poste au moment où les marchés financiers sont en crise, se priver d'un outil comme la Banque postale [bien qu'il ne soit encore question que du courrier...] et comme le service public de la Poste, ce serait une faute considérable", a-t-il affirmé. La Poste resterait ainsi une pompe à fric pour l’Etat socialiste. Un « outil » : personnel compris ?

    Le Président Sarkozy a mis en place en septembre une commission qui doit rendre ses conclusions en décembre.