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jeudi 6 novembre 2014

Les agriculteurs déchargent leur colère contre les contraintes administratives et européennes, grandissantes et contradictoires

Un trop-plein de réglementation et la défense de la production jettent les agriculteurs 

Les agriculteurs ont manifesté un peu partout en France mercredi
Le mot d'ordre de la FNSEA et des JA (Jeunes agriculteurs) étaient la dénonciation de règles sanitaires ou de la bureaucratie, et la défense du " patriotisme alimentaire" et de "la valorisation des produits français".

La faute à "une crise économique, sociale et morale", selon Manuel Valls  lors des questions au gouvernement. Les agriculteurs ont "besoin de retrouver confiance dans l'avenir de leur profession," commente le Premier ministre. Rappelant que 3,5 milliards d'euros d'aides européennes ont été versées en urgence, le Premier ministre a annoncé la création d'une mission parlementaire ad hoc !
Elle sera confiée à un agriculteur et à un fonctionnaire du ministère de l'Agriculture pour qu'ils proposent des améliorations et simplifications des dispositifs existants et fassent en sorte que les contrôles se passent mieux dans le respect de tous", a-t-il promis.

La mobilisation s'est déroulée dans un contexte de tensions

L'extrême gauche écologiste n'a pas levé son blocage de la retenue d'eau de Sivens 
dans le Tarn et le souvenir des actions violentes de la Confédération paysanne de Joseph Bové reste vif, dont l'incendie du centre des impôts et du bâtiment de la Mutualité sociale agricole de Morlaix, en Bretagne ou le "démontage" de la Ferme des 1.000 vaches dans la Somme.

Les grands classiques des manifestations 
Des manifestations, épandages de produits, plantations fictives ou contrôles d'origine des produits utilisés notamment dans les cantines des administrations publiques ont eu lieu dans de nombreuses régions de France.
Or, dans la plupart des établissements de restauration hors domicile, on ne mange plus français", a fait savoir Gilles Becker, secrétaire général de la FDSEA, joint par téléphone sur le barrage. C'est aussi le cas des vertueux de Bercy...

A Dijon ou à Valence, où un feu  a été allumé devant le centre des finances publiques. 
A Toulouse également, des bâtiments publics ont essuyé des jets d'oeufs, une permanence EELV a été aspergée de fumier.
A Paris, des camions ont déversé une cinquantaine de tonnes de pommes de terre, poires ou pommes sur la place de la République au petit matin, afin de les distribuer aux passants.
"On exprime un ras-le-bol, très clairement, le ras-le-bol du monde paysan dans sa globalité", a déclaré Damien Greffin, président de la FNSEA en Ile-de-France. 

Des banderoles déployées disaient "Stop aux contraintes" 

"Aujourd'hui, un agriculteur consacre autant de son temps à la sur-administration, à la paperasse, qu'à produire des denrées pour nourrir la population", a-t-il souligné le leader syndical. 

Chaque action avait un mot d'ordre spécifique, tantôt le "manger français", comme à Paris, tantôt les "huit points durs" sur lesquels, 
ces dernières semaines la FNSEA avait déjà tenté de sensibiliser le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, encore une fois inactif et laissant pourrir les choses.

Le bras cassé du ministère s'est contenté d'exprimer sa compréhension d'une colère "justifiée."  "Ils sont dans une situation qui n'est pas favorable en terme de prix dans beaucoup de productions", a-t-il observé lors du compte rendu du Conseil des ministres.

Politicien déphasé, 
Stéphane Le Foll a fait porter la responsabilité à l'embargo russe, pourtant provoqué par la politique occidentale en faveur de l'Ukraine pro-européenne, et a dressé le catalogue des causes du mécontentement paysan: la surproduction laitière, la mauvaise qualité de certaines récoltes céréalières et les conséquences de certaines directives européennes comme celle sur les nitrates.

La directive européenne sur les nitrates est la dernière des contraintes qui fait déborder le lisier. Le monde agricole voit s'étendre le nombre de "zones vulnérables" aux nitrates, dérivés des engrais et responsables de pollution des eaux, et avec elles les contraintes. Exemple d'aberration: la zone de Volvic, apte à produire des eaux minérales déclarées saines, est frappée par la réglementation de Bruxelles.

La plupart des manifestations prévues se sont déroulées sans violences

Wissembourg, Alsace
A la différence de Sivens, ND-des-Landes ou la ferme des 1.000 vaches, pas de casseurs décidés à en découdre avec la police.

En Moselle, un barrage était prévu sur l'autoroute A4 pour contrôler les chargements en provenance d'Europe, mais les autorités avaient détourné le trafic international.
A Nancy, près de 270 tracteurs ont convergé vers la direction départementale du territoire pour déverser du fumier. 
A Strasbourg, les agriculteurs ont répandu terre et fumier avant de planter du blé devant la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement.

"Le gouvernement ne fait rien pour nous.
"Une bande de hippies est capable de changer l'orientation agricole de notre pays. La prise en compte de l'environnement dépasse la raison économique", a-t-il ajouté en référence aux manifestations contre le barrage de Sivens.

Dans le Sud-Ouest, on a compté un millier d'agriculteurs à Pau, où la circulation a été perturbée. Des rassemblements ont eu lieu aussi dans le Sud-Est (Marseille, Montpellier, Avignon), dans le Nord et à Niort, Poitiers, La Rochelle, zone hébergeant Ségolène Royal, la ministre de l'Environnement, ainsi qu'en Bretagne (Nantes, Angers, Rennes, Quimper), première région socialiste sur-représentée aux gouvernements de Hollande.

samedi 1 novembre 2014

Galère mardi: SNCF et RATP nous reprennent en otages

Les "djihadistes" de la CGT lancent un appel à la mobilisation nationale

La CGT a déposé des préavis de grève à la SNCF et à la RATP pour mardi
La CGT retourne son instrument de travail contre les usagers
dans le cadre d'une journée de mobilisation nationale pour la défense du service public dans les transports, a-t-on appris vendredi. Les deux entreprises ne communiquent pas de prévisions de trafic dans l'immédiat: les agents peuvent se déclarer grévistes jusque 48h à l'avance.

Il s'agit d'une "mobilisation inter-catégorielle" et non d'un mouvement social propre à la SNCF, a nuancé l'entreprise ferroviaire, qui indique que les usagers n'auront pas droit à "l'éventuel impact sur le trafic" avant dimanche.

Les mots d'ordre
Dans le viseur du syndicat, également, le projet d'Emmanuel Macron de libéraliser le transport interrégional par autocar, suspectée d'entraîner une mise "en concurrence avec les trains, au risque de supprimer certaines dessertes".

Parmi les syndicats, la fédération d'extrême gauche semble être la seule à penser  "la course du patronat contre le 'coût du travail' entraîne un dumping social en général et particulièrement agressif à l'encontre des salariés des transports".

La CGT s'inquiète en outre de "l'abandon définitif de l'écotaxe", qui "va avoir de lourdes conséquences sur le financement des infrastructures, déjà mis à mal depuis le désengagement de l'État (...) et conduire à de nouvelles privatisations et concessions de routes nationales, devenant... payantes !" 

Le lieu des réjouissances varie selon la catégorie de transport 

Des préavis de grève ont été aussi déposés dans les aéroports parisiens et dans les transports urbains en province, a précisé l'Union interfédérale des transports, qui coiffe les fédérations CGT des transports.

La CGT entend dénoncer la réforme du rail, votée cet été malgré deux semaines de grève des cheminots, qui "fragilise encore plus l'entreprise nationale SNCF avec des effets qui ne se font pas attendre (fermetures de lignes, fermetures de centaines de guichets, suppressions de contrôleurs sur les TER)".

Le préavis de grève national à la SNCF court du lundi 3 novembre à 19h00 jusqu'au mercredi 5 à 08h00, a précisé la CGT-Cheminots.

Du côté de la RATP, qui régit les transports publics à Paris et en Ile-de France (métro, bus, tramway, certains RER), un préavis de grève a été déposé du lundi à 22h30 au mercredi à 06h30.

Des perturbations à prévoir du fait des cortèges syndicaux
Les agents en grève descendront dans la rue pour défendre "l'emploi, les salaires et le service public", selon la CGT-RATP.

A Paris, entre les 14e-15e et 7e arrondissements  
Un rassemblement est prévu mardi à 14h00 autour la gare Montparnasse avant un défilé jusqu'au ministère des Transports (7e arrondissement), où une délégation sera reçue par le cabinet du secrétaire d'Etat, Alain Vidalies.