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vendredi 10 décembre 2010

LCR ou NPA, le Che-Besancenot fait pitié

Mais la condition ouvrière, connaît-il vraiment ?

L'ascension politique de « ce bon petit facteur »

Le facteur de Neuilly-sur-Seine (Paris) ne doit rien à la fille d'Alain Krivine
Ceux qui se demande comment Olivier Besancenot a bien pu progresser aussi vite dans la hiérarchie de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR, avant son maquillage en NPA), jusqu'à en devenir le porte-parole et candidat à la présidentielle seront déçus. Tout en restant intime de beau-papa, Olivier Besancenot a rompu en 2005 avec la propre fille du fondateur du parti d'extrême gauche, toujours patron réel du parti , de même que Riton Emmanuelli anime l'aile gauche du PS et que Benoît Hamon est son patron apparent… Olivier Besancenot est devenu en quelques années le porte-parole de ce parti grâce au coaching efficace du père de son ex, malgré 1,05% à la présidentielle de 1969. Chez les trotskistes, la famille est d'abord politique.
Aujourd'hui et depuis quelques années, le porte-parole du NPA et la fille Krivine ont chacun un conjoint et des enfant(s) séparément.

Quant à la désignation d'Olivier Besancenot comme candidat de la LCR aux élections présidentielles de 2002 et 2007, tout est en ordre, quelle que soit l'horreur que le mot leur inspire. Elle doit tout à la procédure officielle du parti. Un vote du bureau politique suivi d'un second vote de la conférence nationale composée de délégués nationaux ont désigné l'homme aux talents politiques et médiatiques avérés.

O'Besancenot a obtenu le soutien passager du philosophe Michel Onfray qui a, depuis la présidentielle de 2007, pris ses distances avec le réalisateur britannique Ken Loach et lui.

Des revenus au-dessus de la moyenne des facteurs
En 2008, le candidat Besancenot affirmait recevoir de La Poste un salaire de moins de 1200 euros, hors produit de la vente des calendriers… La réalité est un peu différente, puisque Besancenot n'est à La Poste de Neuilly-sur-Seine que le temps des photos, c'est-à-dire quasiment jamais. Actuellement, Olivier Besancenot travaille officiellement à 80% à Neuilly-sur-Seine. Pour la pénibilité... Il y est présent quatre jours par semaine : mercredi, jeudi (sauf action syndicale), vendredi et samedi. Il bénéficie en fait d'une décharge syndicale maximale et se fait entretenir par les uns et les autres.

  • Le parti, par exemple. Ainsi, pendant cinq ans (1999-2004), lorsque beau-papa Krivine était député européen, le petit facteur a touché très régulièrement une indemnité d'assistant parlementaire européen dont le montant était très largement supérieur aux 5000 euros mensuels. A. Krivine lui versait la moitié de l'enveloppe consacrée aux attachés parlementaires (il en avait deux), soit 2500 euros, mais lui-même reversait la moitié de cette moitié au parti. Lui restait alors environ 1250 euros.
    Il déclarait alors toucher un salaire de 1000 euros net par mois pour son activité de postier. Pour son activité à la LCR, les lundis et mardis, il touchait en outre 2/5e du salaire d'un permanent, soit environ 800 euros.

  • Son patrimoine, tel que publié par la LCR, au cours de la campagne présidentielle
    Olivier Besancenot parle avec modestie d'un petit studio dans le XVIIIe, supposé être un arrondissement populaire de Paris. Un journaliste avisé découvrira sur place un appartement en réalité de bonne taille et dans le quartier du Sacré-Cœur en plein Montmartre, le quartier le plus cher du XVIIIe, un des quartiers les plus recherchés des bobos (bourgeois bohèmes) parisiens. Le révolutionnaire en est évidement propriétaire, histoire de lutter contre la précarité et de s'assurer une retraite confortable.
    Or, un salaire à vie de postier n'y suffirait pas. Début 2007, présidentielles obligent, la LCR publie donc un communiqué supposé clarifier le patrimoine d'Olivier Besancenot.
    « Il est copropriétaire depuis 2004 d'un appartement de 55 m2 [pour 3] dans le XVIIIe arrondissement de Paris : la valeur de son patrimoine est de 37 000 euros. Pas de valeurs mobilières. Il a acquis une Peugeot 106 en 2001. » Et ça passe.
    Concernant l'emplacement dudit appartement, acquis à crédit avec sa compagne (il l'a donc remboursé pour l'heure à hauteur de 37 000 euros), il est bien situé dans le XVIIIe arrondissement de Paris, mais la LCR contestait: « pas dans le quartier du Sacré-Cœur en plein Montmartre », plus près du populaire quartier de Barbès que des rues plus huppées des Abbesses.
    Il passe ses vacances dans le Lubéron, auprès des people: lien PaSiDupes

    Sa situation de famille

    Le black out est la règle chez les trotskistes et Besancenot ne fait pas exception.
    Né en 1974 d'un professeur de physique au collège et d'une psychologue scolaire des Hauts-de-Seine, il a d'abord milité à SOS Racisme avant d'intègrer les Jeunesses communistes révolutionnaires (JCR) et la CGT, puis la LCR en 1991.
    Titulaire au bout de cinq ans d'une licence d'histoire de l'université de Paris X – Nanterre, il embrasse la vocation de facteur en 1997 et milite aussi sec à SUD-PTT.
    Comme le socialiste Montebourg, qui en premières noces a épousé une aristocrate, le facteur a épousé la « princesse », Stéphanie Chevrier, son aînée de 5 ans (née en 1967 à Menton), une des principales éditrices de Paris, employée à la direction de Flammarion.
    Militante de la gauche antilibérale, entre autres à la Fondation altermondialiste Copernic (avec Clémentine Autain), co-animée par Leila Chaïbi, l’une des représentantes de la “minorité unitaire” au NPA et chef de file médiatique de l’Appel et la pioche, un collectif qui organise des pique-niques sauvages dans les supermarchés, Stéphanie Chevrier a assuré la publication d'ouvrages politiques comme ceux d’Alain Krivine ou de Désirdavenir Royal.

    Pour Besancenot, cette concubine présente plusieurs avantages : elle est d'un bon rapport, puisque l'un des plus hauts salaires de l'édition, mais c'est surtout une habituée des media. Ancienne compagne du chanteur Yves Simon, elle a favorisé l'émergence de l'écrivain. Dirigeant une armée d'attachées de presse, elle a construit sa carrière sur les relations presse et fait et défait des réputations. Le candidat à la présidentielle comptait donc exploiter ses moyens de pression et de rétribution et sans doute inciter les journalistes à plus de bienveillance à son endroit.
    Directrice littéraire chez Flammarion, où elle est en charge de la « littérature générale, fiction et non fiction », Stéphanie Chevrier n'est donc pas « membre de la direction ». Alors, elle a le salaire d'un cadre dans le secteur de l'édition (la convention collective de l'édition indique un salaire minimum d'environ 2500 euros).
    A propos des « moyens de pression et de rétribution » dont elle userait, elle recourt à une échappatoire: « Je trouve cela insultant pour moi et surtout pour les journalistes. »
    Opacité trotskiste.
  • mardi 3 juillet 2007

    Loge P2 italienne

    Aspect de la franc-maçonnerie italienne
    Propaganda Due (P2) est le nom d'une loge maçonnique italienne, interdite suite à sa découverte en 1981. Elle était dirigée par Licio Gelli.
    Scandales politiques
    En mai 1981, le gouvernement italien démissionne suite à la divulgation d'une liste : celle des membres de la loge P2 dans laquelle figurent de nombreuses personnalités politiques issues du parti au pouvoir (les démocrates chrétiens). Les activités de la loge P2 étaient donc d'ordre délictueux pour provoquer la destitution d'un gouvernement, mais était-elle réellement une loge maçonnique ?
    La loge P2 tire son nom d'une loge maçonnique créée en 1877 : la Loge Propaganda Massonica . Cette loge n'avait rien de secret car des personnages éminents en faisaient partie comme Zanardelli, ministre de la Justice ou le poète Carducci.
    La « propagande » de cette loge consistait à diffuser les valeurs maçonniques (progrès, laïcité et liberté) à travers les institutions politiques et citoyennes. Quand Mussolini interdit la franc-maçonnerie en 1925, les francs-maçons s'exilèrent en France. La loge Propaganda Massonica fut le pilier de la principale obédience italienne : le Grand Orient d'Italie. La loge « PM » fut donc un des symboles de la République italienne en exil. A la Libération, la loge « PM » initia des hommes qui, officiellement, représentaient l'opposition à la franc-maçonnerie : des communistes, des catholiques et des démocrates chrétiens. Ces hommes étaient attirés par le prestige historique de la franc-maçonnerie mais devaient entrer secrètement dans une loge pour ne pas risquer d'être rejetés par leur mouvement d'appartenance. La loge « PM » trouvait un intérêt dans l'accueil des catholiques et des communistes car elle pouvait ainsi atténuer les rivalités sociales. En effet, elle réunissait autour de l'idéal maçonnique des hommes qui, sans la Maçonnerie, ne se seraient jamais entendus.
    La loge « PM » commença à dévier de l'idéal maçonnique avec l'arrivée d'un certain Licio Gelli, qui en devint le secrétaire. Gelli servit le régime fasciste pendant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd'hui encore, il est difficile d'expliquer ce qui a poussé la Maçonnerie italienne à accepter un tel homme. C'est donc en 1964 que Gelli fut initié, il entra à la loge « PM » quelques années plus tard. En 1975, Licio Gelli devint « vénérable » (c'est-à-dire président) de la loge « PM ». A partir de cette période, la loge fut rebaptisée Propaganda Massonica n°2 ou « P2 ». De 1971 à 1979, le parti communiste italien fut à son apogée en participant à la majorité gouvernementale. Gelli ne pouvait supporter cette situation et milita pour un retour à l'autorité avec des mesures comme le rétablissement de la peine de mort et la limitation du droit de grève dans la fonction publique. Il s'agissait du programme d'un seul homme et absolument pas celui du Grand Orient d'Italie. Les nombreux militaires, dirigeants d'entreprises, politiciens et journalistes qui demandèrent à rejoindre la loge de Gelli comprirent que la « P2 » ne proposait plus un programme maçonnique humaniste mais une philosophie ultra-conservatrice.
    Le 5 octobre 1980, Il Corriere della Sera publia une interview dans laquelle Gelli exposa les idées de son programme et tenta de le présenter comme un projet de la franc-maçonnerie. Il venait de commettre une erreur car le Grand Orient d'Italie détenait, avec cette interview, la preuve que Gelli avait trahi l'idéal maçonnique. Gelli fut donc exclu du Grand Orient en 1981.
    Liens avec le régime péroniste en Argentine
    Licio Gelli se vantait souvent de liens avec Juan Peron, le caudillo argentin. De fait, sur la liste des « piduistes » (membres de P2) découverte au début des années 1980, plusieurs membres de la junte de Jorge Videla y étaient cités, entre autres José Lopez Rega, le fondateur de la « Triple A » (« Alliance anticommuniste argentine »), responsable du massacre de l'aéroport d'Ezeiza, lorsque des snipers tirèrent sur la foule de jeunes péronistes de gauche, enclenchant la scission entre la gauche péroniste et la droite péroniste.
    Théories du complot
    La Loge P2 a été accusée d'avoir participé, aux côtés du réseau Gladio, à la « stratégie de la tension » visant à « empêcher, selon les termes d'un rapport parlementaire rédigé en 2000 par la coalition de l'Olivo, le Parti communiste italien et, dans une moindre mesure, le Parti Socialiste Italien d'accéder au pouvoir exécutif ».
    La liste des membres de P2, découverte en 1981 dans une villa de Licio Gelli, comptait de nombreuses personnalités, dont l'intégralité des chefs des différents services secrets italiens (SISMI, etc.), de nombreux politiques (dont Silvio Berlusconi, condamné pour parjure pour avoir nié son appartenance mais qui a depuis bénéficié de prescription), des journalistes, des magistrats, le banquier de Dieu Roberto Calvi, le mafieux Michele Sindona, José Lopez Rega, le fondateur argentin de la « Triple A », Raúl Alberto Lastiri, et Emilio Eduardo Massera, qui participa à la junte de Jorge Rafael Videla…Des nombreuses théories du complot sur la mort de Jean-Paul I rendent responsable la loge P2.
    La loge P2 fut évoquée dans les enquêtes portant sur une série d'affaires (exécutions de magistrats, attentat de la gare de Bologne en 1980, assassinat d'un journaliste). Le rôle de la loge P2 dans de très nombreuses affaires est encore objet de spéculations souvent conspirationnistes, alimentées par les déclarations de Licio Gelli lui-même.
    Statut réel par rapport à la franc-maçonnerie
    En réalité, la loge P2 n'était pas une loge maçonnique, ou déviante. En effet, pour qu'une loge puisse pratiquer les valeurs qui sont celles de la franc-maçonnerie depuis le 18ème siècle (solidarité, tolérance, égalité), il est nécessaire qu'elle limite ses membres à une cinquantaine de frères ou de sœurs. Or la P2 enregistra plus de deux mille membres.
    De plus, pour que la fraternité lie les membres d'une loge, il faut que ceux-ci se côtoient régulièrement. Ce n'était pas le cas à la loge P2 dont les affiliés ne se connaissaient pas (voir cédérom du Monde qui regroupe plusieurs articles à ce sujet au moteur de recherche « titre = loge P2 »).
    Enfin, la franc-maçonnerie étant une société initiatique, il est essentiel que chaque frère puisse recevoir l'initiation et l'instruction maçonnique. Tel ne fut pas le cas à la P2 puisque ses membres ne se réunissaient pas et qu'ils étaient « créés maçons » non dans un temple mais dans le bureau de Gelli.
    Licio Gelli en s'autoproclamant « Grand-Maître de la loge P2 » s'était, de fait, détaché du Grand Orient d'Italie tandis que sa loge était déclarée clandestine par les hautes instances maçonniques.Malgré cela le grand public confondit loge P2 et franc-maçonnerie. Pertini, le Président de la République déclara qu'il licencierait tout employé du Quirinal s'il était maçon. Aujourd'hui encore, la franc-maçonnerie italienne est considérée comme une « mafia » par un grand nombre d'Italiens.

    Besansenot: l'intérêt passe avant l'idéal?

    Besancenot est contre, tout contre, les multinationalesLe petit facteur de la LCR ne manque pas d'aplomb En 2003, Charles-Henri Flammmarion fut écarté de la direction de l'éditeur français par son actionnaire italien RCS Media Group qui emploie la compagne d’Olivier Besansenot, mère de son enfant, l’éditrice Stéphanie Chevrier, appointée par Flammarion : elle travaille donc pour le repreneur italien de l’ancienne maison d’édition française. La LCR a ainsi partie liée avec une multinationale. Cohérent ?

    RCS Media Group (Rizzoli - Corriere della Sera)


    CA 2006 : 2,38 milliards d’euros (source Les Echos du 12 avril 2007)
    Principaux actionnaires : Mediobanca (14%), Fiat (10%), Gruppo Italmobiliare, Diego Della Valle, Benetton, Generali, Gemina (holding de la famille Romiti)...
    Titres édités : RCS Quotidiani : Corriere della sera (681.000 ex., n°1 italien), etc


    Autres activités : Edition de livres (Flammarion)

    De centre gauche, le groupe n’est guère révolutionnaire. Pour mémoire, en 1981, le Corriere fut impliqué dans le scandale de la Loge maçonnique P2 : à l’époque, le rédacteur en chef du journal, Franco Di Bella, et le propriétaire, Angelo Rizzoli, étaient membres de cette Loge P2
    Le facteur licencié en histoire ne s’est pas penché sur ce passé-là ?



    N.B. Sur la Loge P2, lire le message suivant de PaSiDupes