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samedi 29 mai 2010

Désirdavenir Royal sort de sa réserve

Elle trace son sillon, telle la « paysanne » Merkel de Mélenchon
Spectacle de la Cartoucherie, Ariane Mnouchkine


Elle avait disparu des écrans radar; elle réapparaît sur la TNT

Consciente d'avoir saturé les media nationaux, la femme blessée était allée lécher ses plaies loin des regards. Marie-sEGOlène s'était recentrée sur la sauvegarde de son unique mandat en s'impliquant dans les régionales. Mais
la quinqua ne craint rien tant que la retraite à soixante ans: elle aura 59 ans en 2012... Travailler encore à 64 ans en 2017 n'est pas un obstacle !
Ainsi donc, Sa Cynique Majesté Royal n'a pas encore arboré son sourire attrape-tout que déjà la presse nous la recommande dimanche sur France 5.

On nous dit que


parce que celle qu'on désigne charitablement comme l'ex-candidate PS à la présidentielle est passée en mode veille, la candidate battue de la gauche est apaisée.
Mais celle qui nous avait pourtant assuré "J'ai cicatrisé ma blessure", dans Paris Match en septembre 2007, en 2008 s'en prend à son vainqueur, en toute objectivité, assurant qu' « il est là, les bras ballants ». Et encore un an plus tard, celle qui n'a pas non plus jonché le congrès de Reims de pétales de rose, accuse de vol Martine Aubry.
Si elle a cicatrisé sa blessure, sa blessure n'a pas cicatrisé.

On nous dit aussi que

parce que la candidate battue en 2007 est au plus bas des sondages, celle qui n'est plus que présidente de région aurait appris ce qu'est sa juste valeur.

=> Aussitôt réélue, la tempête Xynthia, colère céleste et dépression météorologique, a balayé la région dans la nuit du 27 au 28 février 2010 et une partie de la journée du 28. Le 1er mars, le président de la République Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, le ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo et le secrétaire d'état aux transports Dominique Bussereau se rendirent en Charente-Maritime et en Vendée.
Alors la laborantine du marais poitevin se rebella contre ce châtiment divin: 12 victimes dans le département de la Charente-Maritime, en Poitou-Charentes, ne pouvaient laisser indifférente leur compassionnelle mais néamoins populiste présidente de région. La meilleure défense étant l'attaque, elle mouilla donc son chemisier dans la défense des victimes de la tempête Xynthia qui avait durement frappé ceux qui avaient bafoué les règles élémentaires de prudence en zone inondable et la réglementation. La demande de permis de construire est déposée en mairie et le dossier est examiné par le service d'urbanisme de la commune ou par les services préfectoraux.
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=> Dans l'affaire Heuliez, l'efficacité de son action médiatique trouva encore sa juste récompense. Elle tempêta en défilant avec les salariés et en accusant les pouvoirs publics. Tant et si bien qu'elle fit fuir les repreneurs potentiels. Son bilan ? Le vendredi 21 mai 2010, le tribunal de commerce de Niort a validé la demande de reconnaissance de cessation de paiement de la société Heuliez New World.
Lors des élections régionales en Poitou-Charentes, la présidente socialiste sortante avait eu le front de soutenir, à Poitiers face à son concurrent, qu'une «grande entreprise mutualiste de Niort» anonyme avait l'«intention d'entrer au capital d'Heuliez». Interrogée à la sortie du débat, l'élue n'avait pas souhaité dévoiler le nom de l'entreprise mutualiste concernée. Elle a disparu sans laisser de traces...
«Depuis que la région a décidé d'entrer dans le capital d'Heuliez, j'ai toujours dit qu'il faudrait élargir le pacte d'actionnaires», avait-elle simplement ajouté. Des 5 millions promis par la région, on ne sait pas à quoi ils ont été employés et si même ils ont été versés !
Sur les quatre repreneurs annoncés, il n'est pas certain que seulement deux seraient encore en lice. D’un côté, le fonds d’investissements asiatique Delamore and Owl Group Company prêt à investir 25 millions d’euros et à reprendre la société dans sa globalité. De l’autre, une association d’investisseurs franco-allemande qui veut éclater la société sans précisions supplémentaires.

Ce qu'on sait pour sûr, c'est seulement qu'Emile Brégeon, délégué CFDT d’Heuliez, et Guy Eyermann, délégué CGT de New Fabris, se sont compromis sur la liste de la sortante pour les élections Régionales... "Je tiens à remercier Madame Royal d’avoir permis à un ouvrier comme moi d’être sur sa liste", a expliqué Eyermann.
Les travailleurs doivent-ils les remercier ?

On nous dit enfin que

parce que l'amère de Melle nous a donné un peu de repos à tous, ses rapports avec Martine Aubry seraient les meilleurs du monde.
L'éternel candidate battue ne se rendra pourtant pas samedi à la convention nationale socialiste sur le nouveau modèle de développement. Selon son porte-parole, par la poste et par courtoisie, le phare socialiste du marais poitevin a envoyé une contribution "à la lumière de son action en Poitou-Charentes sur la sociale-écologie".
Tant que le phare d'Alexandrie à l'échelle picto-charentaise (en ruine depuis le 14e siècle) reste en marge du PS, ses rapports avec la première secrétaire Martine Aubry sont "complètement normalisés". Elle a cependant rencontré son ex-rivale en avril et en catimini, puis la semaine dernière, mais la presse politique n'en a rien laissé filtrer, sauf que "c'est l'entente cordiale". Deux monstres socialistes qui se donnent rendez-vous dans Paris sans qu'on n'en sache rien, est-ce pensable ?
Les media dévots ont dû pratiquer l'auto-censure militante qu'inspire le respect de la déontologie professionnelle et des lecteurs. Elles auraient compris leur intérêt à ne "pas s'agresser" et les 'décrypteurs' vertueux auraient acquiescé...

Ses conseillers en marketing tentent de faire remonter le désir

Celle qui promet "aujourd'hui", de n'être plus candidate à la présidence de la République, bien qu'elle ait "la légitimité" que confère un première tentative déçue, ne devrait pas dévoiler davantage ses intentions. M. Garot laisse entendre qu'après avoir pris six points dans la vue en 2007 elle n'est "pas dans l'obsession présidentielle".
Et pourtant, si "elle est complètement immergée dans la réflexion local/global', « elle veut [aussi] travailler sur le fond, continue à tracer son sillon", assure son entourage.


Alors, la revoilà !
Dimanche, la présidente de Poitou-Charentes doit "expliciter certaines positions, sur les retraites et le plan de rigueur, d'austérité que prépare le gouvernement", a expliqué son porte-parole, Guillaume Garot, député-maire de Laval.

Son service de presse maintient le lien par communiqués réguliers sur les retraites, le Grenelle 2, ou sur le voile intégral. Son dernier long entretien sur une télévision nationale remonte au 25 mars avec "A vous de juger" sur France 2. Malgré un record de bourdes dans sa précédente campagne, cette lumière préfère "s'exprimer sur des sujets de fond, apporter son éclairage fondé sur son action d'élue de terrain et son analyse de la situation économique et internationale", raconte Garot.

Son cas n'est pourtant pas net
Selon un sondage IFOP pour Paris Match, la picto-charentaise aurait gagné six points à 15% en dormant: elle ravirait ainsi la deuxième place à Mme Aubry derrière DSK, des rivaux PS pour 2012.

E n revanche, selon le récent palmarès Ipsos-Le Point des personnalités politiques, la battue de 2007 ne recueille plus que 50% (-10 points) d'avis favorables chez les sympathisants socialistes et 32% (-5 points) sur l'ensemble. Lire PaSiDupes sur la haute opinion qu'elle a des sondages

Le plaisir solitaire de la politique


Fidèle à sa démocratie participative en vase clos, elle a récemment lancé sur le site de son association une "consultation populaire" sur mesure, à propos des retraites et de la fiscalité. Repère d'inconditionnels, cette association peine à jouir d'une audience critique et constructive: fondés sur le principe du clonage, ce ne sont que des répliques à l'infini des désirs de l'animatrice, une dérive totalitaire de l'idée de parti.

=> Vice-présidente de l'Internationale socialiste par la grâce de Titine Aubry (qui pensait se sentir mieux en la sachant loin), l'éternelle aspirante à l'Elysée se délocalisera à New York en juin pour la tenue du Conseil. Une boîte à savon pour s'exprimer sur la crise financière, la mondialisation et les outils de régulation.

=> Contrainte à faire de la politique autrement, le 4 juillet, aux frais de Sa Région, l'asociale instrumentalisera le malheur des autres en faisant la fête:
elle organisera un apéro géant "champêtre et solidaire du littoral durement touché par la tempête", à Rochefort: tenue de deuil de rigueur ?
La journée aura commencé dans la joie et la bonne humeur: sa 10e "université populaire participative" portera sur la "crise et l'accélération du temps", avec le philosophe Paul Virilio. Ses co-listiers, Emile Brégeon, délégué CFDT d’Heuliez, et Guy Eyermann, délégué CGT de New Fabris, sont-ils de la fête ?

Au programme également, une AG de son association qui revendique quelque 10.000 adhérents (combien, selon la police: trois fois moins ?), lesquels seront invités à cracher au bassinet: le multi-milliardaire Pierre Bergé ne veut plus contribuer; les plus défavorisés vont devoir financer la lutte des pauvres contre les riches...

=> Autre opération de financement, sa troisième "Fête de la Fraternité" aura lieu à la Cartoucherie de Vincennes les 11 et 12 septembre, "grâce à Ariane Mnouchkine". Traduire: "offert", et non pas par la metteuse en scène, mais par tous les Français, qu'ils le veuillent ou non, puisque son Théatre du Soleil est subventionné par le ministère de la Culture et les contribuables !

=>
=> Enfin, Madame prépare un Dictionnaire Royal de la politique.
Les portes de l'Académie française s'ouvriront-elles sur la 'bravitude' ?

lundi 18 janvier 2010

Régionales en Poitou-Charentes: Désirdavenir Royal s'ouvre au MoDem

Sa Cynique Majesté Royal sème la zizanie dans le MoDem
Le Mouvement démocrate (Modem) en Charente-Maritime a décidé de désavouer François Bayrou en faisant alliance dès le premier tour des élections régionales avec la socialiste Désirdavenir Royal, présidente sortante de la région Poitou-Charentes.

Le PS n'est pas seul à souffrir de Sa Cynique Majesté Royal

Cinq candidats du parti centriste se fondront dans les listes socialistes dès le premier tour, au mépris des consignes nationales de Fanfan Bayrou, président du parti flexible.
Depuis la présidentielle de 2007, où elle avait vainement tenté d'obtenir le ralliement de François Bayrou entre les deux tours, l'amère Royal a multiplié les ouvertures vers ce parti, qui est fermement opposé comme elle à Nicolas Sarkozy.
Des militants et élus du Modem opposés à cette stratégie pourraient cependant maintenir des listes autonomes du parti centriste dans les départements de la région.

Elle pompe le sang du MoDem

Samedi Sa Cynique Majesté Royal a donc en partie réussi dans sa région son entreprise de débauchage. Pour cela, il suffisait de dénicher un traitre. "Nous avons voté en faveur de la main tendue", s'est justifié Alexis Blanc, président du Modem de Charente-Maritime, face aux journalistes après une réunion tout aussi tendue à Rochefort.

=> Sur 66 conseillers départementaux Modem, un tiers (42) étaient présents, et seulement 33 de ces derniers ont voté. Or, deux des suffrages exprimés étaient opposés à l'alliance avec le PS et il y a eu deux abstentions. La majorité des centristes d'opposition de Poitou-Charentes est donc hostile à cette alliance avec la gelée Royal.

=> Alexis Blanc parade pourtant: "Le pragmatisme a prévalu. On est tous centristes de coeur, de motivation mais aujourd'hui il est clair que nous n'avons pas les moyens de constituer une liste autonome du Mouvement démocrate au premier tour".

Fanfan-la-tulipe est encore le dindon de la farce

Avant le retournement de veste...

Le 7 janvier, François Bayrou avait fait le déplacement à Angoulême (Charente) pour tenter d'éviter une dissidence de la branche locale de son parti.
Il avait laissé la porte ouverte à une alliance pour le deuxième tour, mais avait tenu à rappeler que le MoDem avait besoin "de manifester clairement son indépendance".
Fanfan-la-Tulipe ?
Pour échapper au mariage avec une fille de paysans auquel on veut le contraindre, Fanfan s'enfuit de Paris et s'engage dans l'armée française, après qu'Adeline, une diseuse de bonne aventure, lui a prédit une brillante carrière, et même son mariage avec Henriette, la fille du roi Louis XV de France.
Le cheval de Troie Royal, Alexis Blanc, persiste et signe

Le fourbe appelle à se liguer contre le chef.

Il estime en effet que les instances du Modem dans les trois autres départements de la Poitou-Charentes devraient adopter la même stratégie de ralliement dès le premier tour à la sucrée de Melle dans les jours à venir.

dimanche 10 janvier 2010

Régionales: Raffarin juge Royal prenable en Poitou-Charentes

La campagne de la gelée Royal part en vrille

L'ancien Premier ministre (UMP) Jean-Pierre Raffarin, a estimé dimanche que "la défaite de Mme Royal" (PS) aux élections régionales en Poitou-Charentes "est tout à fait possible".

"La campagne de Mme Royal est en peu en vrille parce qu'elle souffre de divisions", alors que celle du candidat UMP, Dominique Busserau, le ministre des Transports, "est en train de prendre de la force", a observé Jean-Pierre Raffarin, également sénateur de la Vienne, qui était l'invité du "Forum" Radio J.
Le sentiment de saturation arrive à point nommé à son paroxysme avec les régionales. Malgré les efforts de la candidate pour se recentrer sur la région, les picto-charentais gardent d'elle une image numérique, lointaine et hautaine à la télévision nationale. Après avoir consacré toute son énergie à se construire un destin national, le temps du bilan régional est venu. Les électeurs ne se satisferont pas d'un mirage médiatique.

La campagne de la majorité sur de bons rails

Outre le Poitou-Charentes avec Dominique Bussereau (ci-contre), dans plusieurs régions, "nous pouvons avoir des surprises significatives", a pronostiqué J.-P. Raffarin en citant également la Franche-Comté, l'Ile-de-France et les Pays-de-la-Loire, à titre d'exemples.

J.-P. Raffarin compte en effet sur une forte mobilisation de l'électorat UMP parce qu'il y a "union, et des difficultés à gauche parce qu'il y a division".

  • Une "division structurelle parce que la montée de l'écologie protestataire est historique. Dans dix ans, les Verts seront devant les roses. Le PS vit très mal ce déclin. Mme Aubry s'ancre dans ce passé et va se faire doubler sur la voie verte à côté d'elle", a-t-il prédit.
  • Les Verts, chauffés à blanc par leurs enivrantes européennes, feront bande à part. Marie Legrand, vice-présidente à l’Environnement répète à qui veut l'entendre: «Nous sommes capables de proposer un programme écologique plus ambitieuxAutre défection, celle des communistes, qui partiront avec le Parti de gauche.

    Pour lui, l'écologie n'est pas seulement radicale
    "L'écologie devient la première valeur politique du XXIème siècle avec une lecture de gauche, une écologie protestataire, et une lecture plus libérale, le développement durable".
    Il a approuvé "la logique de Nicolas Sarkozy de s'engager nationalement pour mobiliser les électeurs de l'UMP" car c'est lui qui "a la clé de la mobilisation".
    Par ailleurs, selon le sénateur UMP "le triptyque pour gagner ces élections, c'est d'avoir des propositions fortes sur l'emploi, la mobilité et la formation". En revanche, le débat sur l'identité nationale ne "doit pas être inscrit dans un calendrier électoral".

    Dominique Bussereau peut être confiant

    On n'est pas au pays de Candy !

    La sortante est une exécrable présidente autoritaire et cassante
    : elle malmène et maltraite tout le monde; tout ceux qui l'approchent ont appris à se méfier de ses sourires: ils rampent, mais la détestent.
    Ses collaborateurs n'en peuvent plus.
    «Le climat devient tendu et rugueux», dit une habituée. «On a vu des salariés pleurer», ajoute un autre. Une proche de Royal plaide la culture du résultat : «Elle passe son temps à faire la guerre pour ne pas être suspendue au ronronnement administratif. » Elle assure que ce que veulent les gens, c'est « une région dirigée, un commandement. » Si on est militariste.
    Des collaboratrices (cf. libellé E. Pathouot) ont du poursuivre leur patronne anti-sociale pendant de longues années devant les tribunaux avant d'obtenir leur dû.

  • Les élus n'ont pas voix au chapître.
    Ainsi, l'ancien vice-président PS aux Finances, Jean-François Fountaine, un proche de Lionel Jospin, s'est fait limoger et dépouiller de sa délégation pour s'être opposé publiquement. Lire PaSiDupes (cf. libellé à son nom, ci-dessous)

  • Et son ministre de tutelle, Claude Allègre, ne pouvait plus la souffrir: Lien

  • Les déclarations parisiennes de Désirdavenir Royal ne correspondent en rien à la réalité locale.

    Dominique Bussereau dénonce d'ailleurs «beaucoup d’emphase et beaucoup de vent, mais une région qui s’est mise aux abonnés absents sur les grands projets».

    C'est ainsi que sa politique environnementale est bidon.
    Sous les objectifs des photographes et des caméras, elle a fait un barouf monstre autour d'Heuliez et de sa Friendly, un prototype de véhicule électrique, mais aujourd'hui on mise sur les énergies renouvelables (6% en France) plutôt que sur les énergies thermique et nucléaire, dont l'électricité: sa production est en effet consommatrice d'eau et source de pollution de l'air (dont les pluies acides et les gaz à effet de serre). Pour plus de crédibilité en matière de dynamisme et d'innovation, qu'elle branche sa région sur la voiture hybride...

    Mais dire que la victoire du consensuel Dominique Bussereau est dans la poche est pourtant prématuré.
    Pourtant, les coups médiatiques de Sa Cynique Majesté Royal n'impressionnent plus personne, ni à Paris, ni nulle part en France: seulement ceux qui, souples, sans convictions et tapis dans son ombre, espèrent en tirer quelqu'avantage. La mobilisation des bafoués socialistes et des militants UMP aura donc raison de cette insupportable présidente autoritaire. Bussereau ne peut miser uniquement sur le coefficient d'antipathie que dégage la sortante, mais, à voir l'énergie qu'elle déploie sur place, il est clair qu'elle se sait sur un siège éjectable.
    L'imposture a vécu.

    dimanche 22 novembre 2009

    Delanoë: L'amère Royal « pense trop à elle »

    Désirdavenir Royal ne mérite pas de porter les espoirs de la gauche

    Bertrand Delanoë, maire de Paris et membre du Bureau National du PS, a jugé que pour devenir leader en politique, il fallait "porter quelque chose de plus grand que soi" et "s'oublier un peu".

    Après une semaine marquée au PS par la tentative de coup de force de l'amère Royal -elle montre, ci-contre à gauche, la porte à Peillon, sur un courant (Lire PaSiDupes), et lors du "Grand Rendez-Vous" d'Europe 1-Aujourd'hui en France le 22 novembre, le maire de Paris était invité à réagir sur un propos sur l'ex-candidate battue à la présidentielle qu'il tenait récemment dans un livre : "elle a une certaine propension à s'exposer au détriment de l'intérêt collectif".

    "Je le maintiens", a dit Bertrand Delanoë, "je pense que Ségolène comme beaucoup d'autres leaders pensent trop à eux [...]. Je l'ai vu avec François Mitterrand, avec Lionel Jospin, on devient leader quand on s'oublie un peu".

    Le maire de Paris fait la leçon à l'amère de Melle

    "Il faut s'oublier un peu pour mériter de porter quelques chose de plus grand que soi, qui est une ambition pour son pays, pour son peuple et pour les valeurs dans lesquelles on croit, et ça ne peut pas aller avec le marketing électoral, avec le spectacle ou avec l'égoïsme et je le dis pour tous les socialistes sans exception", a-t-il ajouté. (Lire PaSiDupes)

    Au centre, vraie "tête à claques"

    jeudi 8 octobre 2009

    Avis de recherche : Aubry a perdu la trace de l’amère Royal

    Quel mauvais coup ourdit-elle encore ?
    Napoléon au soir de la bataille d'Eylau (Gros)
    "un père qui perd ses enfants ne goûte aucun charme à la victoire"

    La maire de Lille faisait fin septembre la tournée des popotes sur les terres de l’amère de Melle, mais ne l’y a point trouvée.
    Pouria Amirshahi, secrétaire national aux Droits de l'homme, proche de Benoît Hamon, à l’aile gauche du parti, et cheville ouvrière de cette première étape qui en compte dix, justifie Angoulême en premier choix des villes étapes de la tournée Aubry, pour ceux que ça intéresserait. «Tout le monde imagine que Martine Aubry l'a choisie parce que ce sont les terres de Ségolène Royal. C'est faux. Elle souhaitait une ville moyenne. J'ai poussé pour Angoulême parce que la ville est passée à gauche, parce que le département mérite d'être sous les projecteurs.» L'opération, qui s'appelle «La France que nous aimons», a un double but pour les dirigeants socialistes: écouter et reconquérir des citoyens que lasse le PS.
    Or, si les élus socialistes sont nombreux en Charente (deux sénateurs, quatre députés, une vingtaine de conseillers généraux et régionaux) mais ventilés dans les divers courants du PS et si la visite de la patronne a dans l’ensemble irrité, c’est que la Ch’tite Aubry a détourné d’eux son regard pour le porter sur les militants : aucun créneau privilégié n’était programmé pour qu'ils puissent toucher Martine Aubry, tombée du ciel parisien, si ce n'est dans la foule de la manifestation du matin. Qu'ils se gardent leurs écrouelles, dirait Dany-le-Rouge ! N'avons-nous pas déjà la grippe A-H1N1 ?

    Ségolène, perdue corps et biens

    Mais à qui peut-elle donc bien manquer ?

    Quinze jours après son escapade poitevine, mercredi 7 octobre, la première secrétaire du PS a justement annoncé le "retour des éléphants" Bertrand Delanoë, maire de Paris, et de Laurent Fabius, ex-Premier ministre, au sein de la direction du PS.
    Mais un autre pachyderme manque à l'appel: Marie –sEGOlène !
    Martine Aubry a alors précisé qu’elle ferait «la même proposition» à Désirdavenir Royal quand elle arriverait «à la joindre».

    Depuis le bide de sa Fête de la Fraternité 2, l’ex-star des noces et banquets picto-charentais se terre en effet, minée par la honte.

    Alors la Ch’tite Aubry insiste pour se démarquer…
    «Nous sommes très différentes» avec Ségolène Royal, a observé la première secrétaire, mais «nous sommes d'abord socialistes et c'est pour moi la seule chose qui compte». Les relations entre les deux femmes, qui s'étaient un peu réchauffées avant le congrès de la Rochelle, ont été refroidies avec la publication d'un livre sur des fraudes lors de l'élection du successeur de François Hollande à la tête du parti en 2008. L’amère Royal avait alors sommé Martine Aubry de laver "l'honneur du Parti socialiste", mais la patronne avait refusé d'engager une "action" contre les auteurs du livre "Hold-uPS, arnaques et trahisons", respectant la liberté de la presse. Martine Aubry assure que "Ségolène Royal sait que je n'ai pas triché", mais suggère-t-elle que l’affreux Jojo Frêche, président du conseil régional de Languedoc-Roussillon, président de la communauté d'agglomération de Montpellier et proche de Sa Cynique Majesté Royal , aurait tripoté les résultats ?

    L’amère Royal apparaît donc comme celle qui contribue à rallumer une controverse douloureuse, puisqu’ "elle engage contre Martine Aubry un insidieux procès en illégitimité au moment où les choses vont mieux au Parti socialiste avec l'organisation, le 1er octobre, d'un référendum sur les primaires ouvertes et le non-cumul des mandats", accuse
    François Lamy, bras droit de la première secrétaire.
    D’autant que, prise à contre-pied par les initiatives lancées par Martine Aubry lors de l'université d'été de La Rochelle, la présidente de Poitou-Charentes, qui avait programmé son grand retour après les régionales de mars 2010, ces derniers temps, avait cherché à marquer sa différence. Ne s’était-elle publiquement opposée à la taxe carbone (dont le PS défend le principe, assorti de compensations) et réclamé l'application immédiate du non-cumul des mandats.

    Cette contre-offensive intervenait alors que l’amère Royal perdait un à un une large partie de ses soutiens au PS. Le courant L'espoir à gauche (29 % des voix à Reims) ne fait référence que de loin en loin à son ancienne candidate. Certains de ses proches ont pris du champ comme Maître
    Jean-Pierre Mignard (qui a quitté la présidence de son association, désormais occupée par Madame Royal soi-même) ou la députée Aurélie Filippetti, en désaccord sur la taxe carbone.
    "Ségolâtre" entre tous, le producteur
    Dominique Besnehard est tombé en disgrâce et, après avoir déclaré que "Ségolène Royal a un problème de crédibilité et de cohérence". son ancien lieutenant, Manuel Valls, a pris sa liberté. Compatissant en apparence, Vincent Peillon fait d’une pierre deux coups : "Compte tenu des conditions de sa défaite, elle éprouve une intense révolte intérieure qui me semble compréhensible".

    Aubry ne ménage ni la chèvre du Poitou, ni le chou de Corrèze

    Une semaine après
    la consultation des militants socialistes, Martine Aubry s'est dite «très heureuse que Bertrand Delanoë et Laurent Fabius aient annoncé: "Nous allons revenir au sein de l'instance collégiale de direction du parti qu'est le bureau national, parce que nous voulons, ensemble, constituer ce pack des régionales et demain préparer 2012"». Quant à François Hollande et Vincent Peillon, déjà dans les instances et dont «on aurait besoin qu'ils s'impliquent encore plus», ont «tous les deux dit qu'ils seraient là en y mettant toutes leurs forces et tout leur engagement», s'est réjouie la patronne du PS.
    Reste l’amère Royal…

    Du pain sur la planche:«Constituer ce pack des régionales»

    «Nous avons une feuille de route majeure à remplir», a déclaré la première secrétaire lors d'une déclaration à la presse au siège du PS, consciente de la nécessité de présenter un nouveau projet aux militants. Lors du vote sur la rénovation du parti, certains s'étaient dits déçus de ne pas être interrogés sur un «réel projet» politique pour le PS. «Ce n'était pas le but de la consultation», leur répond Benoît Hamon, interrogé par 20minutes.fr. «Chaque chose en son temps. Si on avait voulu les interroger sur le fond, on n'aurait pas posé des questions, mais proposé des textes», poursuit le porte-parole du PS, ajoutant: «ça c'est la gauche, les gens sont rarement contents».
    Encore faut-il avoir des raisons...

    jeudi 1 octobre 2009

    Régionales : les Verts tentent d'enlever Taubira

    Préservera-t-elle encore longtemps sa vertu ?

    L'ancienne candidate à la présidentielle de 2002 avait déjà été approchée pour conduire une liste Europe Écologie en mars prochain. La tentative de détournement avait échoué. La Guyanaise au verbe haut résistera-t-elle à une nouvelle tentative de débauchage ?
    Christiane Taubira, député de Guyane et vice-présidente du Parti radical de gauche (PRG) et Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, se sont rencontrées fin juillet en privé, à l'issue d'un débat sur France Culture: «Pourquoi ne viendrais-tu pas en parler avec nous ?», demanda la seconde à la première qui n'en peut plus de l'attitude du Parti socialiste vis-à-vis de ses «amis» de l'ex-gauche plurielle des années Jospin. Christiane Taubira garde en travers de la gorge le mépris du PS à l'égard du PRG à l'occasion des élections européennes. La seconde est du même avis.

    Enhardis par le score des listes de Daniel Cohn-Bendit aux élections européennes de juin, les Verts rêvent de confirmer leur dynamique aux régionales de mars 2010. Ils rêvent de talonner le PS, voire de lui prendre des Régions. Pour cela, ils sont prêts à poursuivre leur politique d'«ouverture», façon Sarkozy... Au même titre que Bruno Rebelle, l'ancien conseiller de Sa Cynique Majesté Royal à la présidentielle de 2007 et ex-numéro deux de Greenpeace International - pressenti pour conduire la liste Rhône-Alpes -, Christiane Taubira intéresse les écologistes.

    L'ancienne candidate à la présidentielle de 2002 n'a encore rien signé avec Dany-le-Rouge. Mais elle avait confirmé qu'elle se rendrait à leur université d'été, en août à Nîmes. Un bon signe, d'autant qu'ils ont gardé en mémoire son soutien de 2007 à Dominique Voynet. N'avait-elle pas également appelé à voter Europe-Écologie aux Européennes ?
    Lors de la conférence de presse à Nîmes, autour de la numéro un des Verts, de la vedette des européennes Daniel Cohn-Bendit, des eurodéputés José Bové, Eva Joly et Yannick Jadot, du PS Eric Loiselet (pôle écologique), se tenait la députée PRG de Guyane courtisée.
    "Si jamais je vais aux régionales, j'ai mon parti (Walwari: 17 % de voix aux élections régionales de 2004 ) et je n'ai pas besoin d'étiquette nationale", a assuré Taubira qui milite pour "la construction d'une alternative à gauche" mais "ne souhaite pas passer d'une chapelle à une autre".
    Certes, depuis les Européennes, Europe-Ecologie a déjà enregistré l'arrivée de Bruno Rebelle (ex-PS), mais Martine Billard a quitté les Verts pour le Parti de gauche et la prise de Taubira n'est pas acquise. Franchira-t-elle le pas à l'occasion des régionales 2010 ? Les Verts y travaillent.

    «Un truc plus large que le PS»

    «Si elle veut candidater chez nous, nous sommes prêts à en parler avec elle», confirme Jean-Vincent Placé, numéro deux des Verts et président du groupe écolo à la Région Ile-de-France. Dans les statuts des Verts, ce sont les fédérations qui adoubent leurs têtes de liste. Mais l'«appareil» du parti semble prédisposé à y mettre tout son poids. Une condition tout de même : «D'abord parler du fond», précise Cécile Duflot.
    Selon la patronne des écolos, «nous ne cherchons pas à racoler». Elle l'assure : «Nous ne sommes pas dans le troc, nous voulons avec nous des gens sincères qui se posent de vraies questions.» Objectif : «Montrer qu'on incarne un truc plus large à gauche que le PS d'aujourd'hui», dit-elle.

    Les Verts ont décidé de montrer les biscotos vis-à-vis du PS

    Les "écolos" ont déjà prévu de présenter des listes autonomes dans l'ensemble des 22 régions au premier tour
    . Les listes qui devraient être connues fin novembre "auront de l'allure", assure un responsable Verts pour qui il ne faut pas "faire croire que la gauche plurielle est l'avenir du monde".
    Ainsi, décision a été prise, lors de leur dernier conseil national, de partir en autonome au premier tour des régionales. « Y compris en Poitou-Charentes» - la Région présidée par l'amère de Melle -, assure Jean-Vincent Placé. Quant aux alliances de second tour, les Verts ont déjà prévenu : «Pas d'alliance en Languedoc Roussillon» avec le controversé président Georges Frêche.
    Pour autant, tous les ponts ne sont pas rompus avec le PS. Au moins, avec son Pôle écologique, «trait d’union» entre socialistes et écolos, dont le porte-parole est Géraud Guibert et co-animé par Eric Loiselet.

    Daniel Cohn-Bendit s'est montré à Saint-Ciers (Gironde) aux rencontres d'été de ce petit courant socialiste (1,5% au congrès de Reims), mais s'est abstenu à La Rochelle, pour la vraie université d'été du PS.

    Le Mouvement Utopia vaut-il d'être cité ?
    C'eût pu être l'occasion, car cette organisation a justement un pied chez les Verts et l'autre au Parti radical de gauche, mais son équipe dirigeante à rejoint le Parti de gauche de Mélenchon à l'issue du Congrès de Reims.
    Savoir donc si Christiane Taubira en pince pour Dany-le-Rouge, c'est pouvoir sonder les reins et les coeurs et la question reste donc posée de savoir si Daniel Cohn-Bendit sera en mesure de lancer sa fusée Ariane-Taubira depuis Kourou.

    jeudi 17 septembre 2009

    Fraudes au PS - Le complot politico-médiatique contre le Premier secrétaire

    Une manipulation concertée de l'opinion ourdie par l'amère Royal

    La revancharde avait commandé l'agression d'Aubry

    La presse servile, ça n'existe pas, mais les journalistes qui pratiquent l'auto-censure, ça se trouve. A l'inverse, les insolents et autres impertinents qui misent sur un camp contre l'autre, dans l'espoir d'une récompense, le jour venu des lendemains qui chantent, c'est monnaie courante. Or, avec les auteurs de Hold-uPS (etc...) nous tenons des militants qui, en attendant l'hypothétique promotion, sont sortis de l'ombre en se mouillant salement.

    "J'ai décidé de demander la vérité, la vérité jusqu'au bout"

    Sa Cynique Majesté Royal embraye sur la parution de l'indigeste bouquin.
    Elle était l'invitée du Journal de 20 heures, sur TF1, le mardi 15 septembre 2009
    .
    VOIR et ENTENDRE

    Ségolène Royal sur TF1, le 15 sept 2009 à 20 heures
    envoyé par segolene-royal

    Antonin André, journaliste politique à Europe 1, et Karim Rissouli, grand reporter à Canal+, révèlent la face cachée, et sans doute la plus sombre du Parti Socialiste, où rivalités et machinations semblent légion.
    Les propos du journaliste, co-auteur qui fait des heures sup, donnent clairement à penser qu'il est partisan et travaille pour l'amère Royal, dominée par sa pathologie de la revanche. L'enquête qu'il dit avoir menée est totalement à charge: elle n'expose pas le point de vue adverse et considère que les malversations n'auraient été commises que dans le camp opposé.

    Pourtant, Daniel Cohn-Bendit, le meneur d'Europe Ecologie, affirme pour sa part sur France Info le 16 septembre au matin que ’’Ségolène Royal et Martine Aubry savent que ça fait maintenant 30 ans qu’on triche au Parti socialiste’’. Ségolène Royal fait la jeune outrée alors qu’elle-même participait de ce jeu dans les mêmes élections ou ceux qui la soutenaient’’, constate le député européen.
    ’’Le Parti socialiste est là dans la succession extraordinaire du Parti communiste français. Bourrer les urnes, c’est une des traditions d’une certaine gauche française’’, insiste-t-il, sans exclure Sa Cynique Majesté Royal...

    La reculade de Sa Cynique Majesté Royal

    L'amère de Melle se contente de distiller le soupçon mais ne poursuit plus en justice. Elle demande à la maire de Lille d'enquêter et de faire son auto-critique...

    mercredi 9 septembre 2009

    L'amère Royal donnera sa version sur «des» tricheries au PS

    Une "déclaration solennelle" va remuer la m**** dans quelques jours
    Comme elles s'aiment !...

    La m**** est son élément

    Désirdavenir Royal a indiqué mercredi qu'elle ferait "une déclaration solennelle dans quelques jours" pour dire ce qu'elle compte faire après la parution d'un livre affirmant qu'il y a eu tricherie lors de l'élection de la première secrétaire du PS Martine Aubry.
    "JE n'ai pas encore lu la totalité du livre, JE vais le faire avec MON équipe et ensuite je ferai une déclaration solennelle dans quelques jours". "JE vous dirai en responsabilité ce que nous comptons faire", a affirmé sur France 2 la candidate socialiste repoussée par les Français à la présidentielle et également refoulée par les socialistes au poste de la Rue de Solférino.
    Elle avait perdu à une centaine de voix près en novembre 2008 face à la maire de Lille Martine Aubry et avec moins de 47% des voix seulement, face à Nicolas Sarkozy qui obtint 53,06 %... , soit SIX points d'écart, du jamais vu sous la Ve République.
    Cet ouvrage se veut, selon lepoint.fr, qui publie les bonnes feuilles, "une charge sévère contre Martine Aubry", publiée alors que la patronne du PS semble avoir repris la main à La Rochelle en entamant la rénovation du parti. Les auteurs affirment aussi que "Lille ne serait pas un cas isolé dans le Nord, certaines voix, sous couvert d'anonymat, évaluent l'ampleur de la fraude à 1.000 votes en faveur d'Aubry". Et pourquoi ne pas citer l'Hérault ou les Bouches-du-Rhône?

    "Quelle que soit la méthode, il faut barrer la route de Ségolène Royal", poursuivent les auteurs. "Depuis l'hôtel de ville, Guillaume Blanc [conseiller politique de Martine Aubry, ndlr] adresse un SMS à tous les secrétaires desection. Il leur est ordonné de ne pas communiquer leurs résultats à la fédération - comme le prévoit pourtant le code électoral socialiste -, mais de les transmettre directement à ce qu'on appelle le 'comité de ville'. Un bureau de liaison au service de Martine Aubry (…) Dans les faits, via 'le comité', c'est donc le cabinet de Martine Aubry qui a la haute main sur la fédération du Nord. (...) Pargneaux [patron des socialistes du Nord, NDLR] à la fédération sera l'exécutant. (...) C'est sans aucun accroc que la chaîne cabinet du maire-comité de ville-fédération du Nord va se mettre en branle pour assurer l'élection de Martine Aubry, en étroite liaison avec le QG parisien de la future première secrétaire, installé à l'Assemblée nationale. (…) A mesure que les chiffres tombent, ils sont rentrés dans un logiciel qui calcule automatiquement l'écart entre Royal et Aubry et fait varier les résultats 'virtuels' du Nord afin qu'ils assurent la victoire à Martine Aubry. (…) En clair: les résultats du Nord sont gelés pour pouvoir être 'ajustés' jusqu'au dernier moment afin d'assurer une avance suffisante à Martine Aubry."

    "Hold-ups, arnaques et trahisons",192 pages, 16,5 euros,
    par Antonin André et Karim Rissouli
    (journalistes à Europe-1 et Canal+)

    Dans leur chronique, les deux auteurs accusent, mais ne prouvent rien: il faut les croire sur parole. « Interrogés par Canal +, les deux journalistes ont affirmé détenir les preuves de leurs allégations mais ne les ont pas publiées par "courtoisie".
    => LIRE des extraits dans le Nouvel Obs

    L'ex-candidate à la présidentielle, qui n'a pourtant lu que des extraits du bouquin, a affirmé avoir "ressenti un choc en pensant aux dizaines de milliers de militants qui se sont fait voler leur vote. On savait que ça avait triché, mais pas avec cette ampleur ni avec ce système d'organisation", a-t-elle assuré, ne pensant qu'aux électeurs, avec une compassion teintée d'abnégation tout à son honneur crédit.
    Bien que, selon ses dires, elle n'aurait eu connaissance que de courts passages, elle a aussi précisé qu'elle allait "consulter Robert Badinter qui avait fait un certain nombre de propositions" après le vote controversé des militants qu'elle a recruté à bas prix et à la suite de sa propre mise à mort politique. L'ancien ministre de la Justice avait alors proposé de "revoter dans les fédérations litigieuses", a rappelé la présidente picto-charentaise. Mais "cette solution, qui était une solution responsable à ce moment-là, a été refusée. Je comprends mieux pourquoi elle a été refusée", a insinué l'amère Royal.
    "Je pense qu'on ne peut pas laisser passer cela pour les militants [la brave fille !] qui ont voté, pour l'opinion publique, pour les Français, pour le principe même de la démocratie, pour la morale en politique", a prétendu l'éternelle loser perdante socialiste. Et tous ces braves gens auraient donc voté pour tout çà, mais jamais pour elle...
    "On ne peut pas passer sous silence ou minimiser ce qui se passe. En même temps, je suis consciente de la lassitude des militants et de l'image déplorable que cela donne des dirigeants actuels du PS", a-t-elle ajouté, en s'excluant des dirigeants et des dirigeants socialistes qui nous soûlent...

    Les premières réactions socialistes

  • Laurent Fabius, le premier, apporte la contradiction.
    L'ancien Premier ministre de Mitterrand a aussitôt répliqué mercredi qu'il n'y avait "rien de probant" pour affirmer qu'il y a eu tricherie lors de l'élection de Martine Aubry à la tête du PS.
    "Je crois que Martine Aubry a gagné, que les choses sont derrière nous. Je le crois, mais ce n'est pas avec ce genre de propos qu'on va remettre la politique à la hauteur qu'elle devrait avoir", a déclaré sur RTL le député de Seine-Maritime, qui avait soutenu la maire de Lille face à l'amère de Melle, lors du congrès de Reims en novembre 2008.
    "Il n'y pas pas d'éléments probants" indiquant des irrégularités lors du vote des militants, a insisté l'ancien Premier ministre, soulignant qu'à l'époque "ces accusations avaient été abandonnées, y compris par les opposants internes de Martine Aubry".Mais la Toquée Royal resasse...
    Or, qui déclare: "Je n'ai pas triché ! Fabius, d'accord ! Mais pas moi…" La première secrétaire fait allusion à son score écrasant obtenu dans la Seine-Maritime, fief de l'ancien Premier ministre. » ? Le camarade Julien Dray...
  • Michel Sapin, secrétaire national du PS et ancien proche du couple Ségollande au temps de sa gloire, a jugé mercredi "un peu dommage que l'on retouille" de "vieilles histoires". Un peu ?
  • Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a estimé que l'ouvrage qui doit être publié prochainement constituait "un livre mal informé qui s'arrange avec les témoignages des uns et des autres pour construire un récit à charge contre le PS".
    Il juge que l'amère Royal a "tort de poursuivre dans des combats qui ressassent le passé", rappelant qu'il y a eu un "verdict" rendu par la commission chargée du décompte des voix.
  • Pour sa part, Jean-Luc Mélenchon, transfuge du PS et fondateur du Parti de gauche, a rappelé que la triche n'est pas un phénomène inhabituel au sein du PS.
    L'ancien ministre de Lionel Jospin raconte qu'il avait été victime d'une pratique identique lorsqu'il fut candidat face à François Hollande après le congrès de Brest en 1997 et lors du congrès du Mans en 2005 après le "non" au référendum sur le Traité constitutionnel européen.
    "Les procès-verbaux étaient bidonnés de tous côtés", écrit-il sur son blog. "Dans le bureau de François Hollande, en tête-à-tête, nous avons eu une conversation sérieuse. On convint d'un résultat qui serait annoncé."
  • Dans un autre extrait, déjà publié en son temps, les auteurs du bouquin réutilisent les aigreurs de Julien Dray, impliqué dans une vilaine affaire judiciaire de détournement de fonds et d'abus de pouvoir. Ils racontent une nouvelle fois qu'il se plaint de pratiquement tous ses anciens amis socialistes qui l'ont abandonné. Des propos du député sont rapportés: "Finalement je suis un bâtard. Tant que le bâtard joue le rôle du fou du roi, ça va.... Mais quand le fou du roi veut devenir le roi, on lui dit 't'es pas de la caste, t'es un métèque"."C'est ce que j'ai ressenti avec François et Ségolène", disait Julien Dray, en allusion à François Hollande et Ségolène Royal. N'est-il pas vrai en effet qu'il avait pour habitude de passer une partie de l'été au bord de la piscine (avec une poignée de gosses confiés par le Secours Populaire ?) dans leur propriété de riches à Mougins, au-dessus de Cannes... Bientôt condamné à la double peine: incarcération et privation de vacances à la mer ?

    Mais, alors, à force de touiller la m****, a-t-elle bien les mains propres ?

    "La première chose qu'elle fait, c'est de téléphoner à mon assistante pour savoir si cette affaire la concerne ! Elle flippe que j'aille raconter des choses. Mais si j'avais voulu, je l'aurais déjà fait et j'aurais vendu trois best-sellers. Mitterrand, lui, n'aurait jamais agi comme ça. Jamais (…)

    En 40, si j'avais porté l'étoile jaune, je ne sais pas où j'aurais été. Pas à Raspail, en tout cas, parce que je me retrouvais dans le wagon.
    » C'est Julien Dray qui s'épanche encore.
    Encore une lessive de linge sale en famille qui ne va pas manquer de drainer des militants attirés par les odeurs fortes?...
  • samedi 25 juillet 2009

    Surprise: Ségolène la bien-aimée, victime de menaces de mort à son tour

    Jean-Pierre Pernaut et pas elle: il n'y avait pas de justice ?

    Les braves gens les aiment, croyait-on, Sa Cynique Majesté Royal et son franc sourire calibré, et pourtant on l'entarte et on la cambriole, malgré ses plaies ouvertes et ses mauvais sondages. Certains profiteraient-ils de son état de faiblesse pour tirer sur l'ambulance?

    L'amère Royal ne pouvait-elle pas être de reste ?

    De même qu'elle se pose en recours, en participant avec Valls, Dray, BHL et Lang au tollé général contre le PS et sa direction, alors que personne ne lui demande rien, elle ne pouvait laisser passer les lettres de menaces de mort à l'encontre de ses amis Sarkozy et Juppé, sans se mettre en scène.
    En février dernier, le chef de l'Etat, Michèle Alliot-Marie, Rachida Dati et Christine Albanel avaient reçu par courrier une balle de 9 mm et des menaces. Rien pour elle ! Que du mépris: elle se sentait humiliée. Vu sa stature politique, seuls sa prise de hauteur et son recul rendaient en effet (difficilement) concevable qu'elle ne reçût aucune menace.
    Dix personnalités de droite au total étaient citées par les courriers. Parmi elles figuraient le député des Hauts-de-Seine, porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre, le député du Nord UMP Christian Vanneste et le maire UMP de Perpignan, Jean-Paul Alduy. Du menu fretin en comparaison d'un prédateur de l'envergure de Désirdavenir Royal qui serait passée au travers des mailles du filet. Les criminels manquaient décidemment du plus élémentaire respect de la hiérarchie.

    Certes, le courrier s'adressait aux ministres et élus «pourvoyeurs de lois liberticides, de lois fachistes», et les accusait de distiller la haine. Or, en matière de haine, il était un peu fort de négliger son alambic plein. Avait-elle d'ailleurs demandé pardon pour ce comportement. Ce courrier menaçait également «l'UMP, le Nouveau centre, le FN et autres collabos centristes ou socialos collabos». Une promiscuité qui la chagrine, puisque la socialiste occasionnelle ne peut être accusée de collaboration.
    Mais, dans sa logique de dénonciation, ne rien recevoir la désignait pourtant comme l'instigatrice des criminelles malveillances visant ses adversaires. Il fallait prendre les choses en main. Y aurait-elle mis bon ordre?

    Elle a pris son temps, quatre mois, car les auteurs de l'envoi de menaces de mort risquent une peine d'emprisonnement allant jusqu'à 3 ans et 45.000 euros d'amende. Gala et Voici pourraient lui rapporter deux à trois fois plus dans l'été et cette perspective de rentrées d'argent facile aurait fait tomber ses scrupules hésitations.

    L'amère de Melle a donc reçu sa lettre de menaces

    Accompagnée d'une balle de gros calibre, comme tout le monde. Ils n'ont pas fait de différence: n'est-ce pas un peu vexant ?
    Son avocat (et parrain de ses enfants), Me Jean-Pierre Mignard, a confirmé une information de la Nouvelle République du Centre-Ouest: le paquet cadeau a été adressée au Conseil Régional de Poitou-Charentes, dont la socialiste est encore présidente jusqu'en 2010.

    L'enveloppe, adressée à la candidate battue et rabattue en personne, mais évidemment en son absence, contenait également des articles de presse consacrés à l'élue socialiste, ainsi qu'un photomontage, précisant que la lettre avait été écrite sur ordinateur. Me Mignard a indiqué qu'une main courante avait été déposée hier à Poitiers.

    Désormais assimilée aux personnalités politiques de la majorité, elle bénéficie ainsi du traitement de faveur dû à son rang dans les sondages ses prétentions. Les envois sont en effet pareillement revendiqués par une mystérieuse "cellule 34".

    A l'approche de la fin du Tour de France, la presse ne manquera donc pas de cartouches.

    mercredi 10 juin 2009

    Européennes: la Judas Royal appelait à voter Cohn-Bendit

    La république du respect bloque aux portes du PS

    'Aimez-vous les uns les autres'

    Fin mai, dans des rôles de composition, l’amère Royal et la Ch’tite Aubry avaient mis en scène le spectacle de leur franche camaraderie au meeting de Rezé pour essayer de mobiliser l'électorat socialiste. Devant les caméras, Sa Cynique Majesté Royal avait alors appelé à voter PS aux Européennes.

    Mais la fourbe jouait encore un double jeu

    Avant le scrutin du 7 juin et sur le site dédié à la battue et rebattue socialiste, des internautes appelaient en effet à un "vote sanction contre le PS" et pour un "vote en faveur d'Europe Ecologie". Impensable ? Alors voici des exemples à l'appui.

  • De nombreux internautes n'ont pas caché leur envie de voter Verts, rapporte Le Nouvel Obs .

    De Ségolène à Dany...
    reaction(s)

    «Militant PS et Désirs d'avenir, je voterai en conscience et fier de mes engagements socialistes avec Ségolène Royal, pour la liste Europe Ecologie», écrit Marsupilami sur le forum du site web de l'ex-candidate à la présidentielle. Il n'a toujours pas digéré l'élection de Martine Aubry à la tête du PS : «Je sais quel PS je veux pour demain, et, désolé, ce n'est pas celui des putschistes...» Comme lui, de nombreux internautes «royalistes» ne cachent pas leur envie de voter Verts. «Pour élire des bosseurs et des bosseuses, il y a la possibilité de choisir Michèle Rivasi [tête de liste Europe Ecologie dans le Sud-Est], qui a un bilan impressionnant !» explique ainsi Patrick Gaillard, qui ne pardonne pas au candidat du PS Vincent Peillon de «tenir des propos ambigus sur Ségolène Royal». Et qu'on ne leur fasse pas le coup du vote utile : «Ne pas voter PS n'affaiblira que Martine Aubry et son équipe. Et, franchement, 2012 engagé avec elle est un suicide bien plus grand qu'une claque aux européennes pour le PS !» résume Annie.
  • Le forum du site associatif de soutien à l’amère Royal conserve des traces de ce débat participatif de sabotage. Les modérateurs n’ont pas modéré les commentaires… Voici quelques preuves de tentatives de 'rupture de caténaire' sur le réseau socialiste" La direction du PS l'aura cherché, je voterai Verts".

    vote sanction contre le ps
    Par
    hakim24 le 01/04/2009
    j entend sur des radios et aussi des sympatisants ps annoncer qu ils veulent sanctionner le ps et martine aubry pour les européennes qu en pensez vous beaucoup veulent meme voter extreme gauche est ce plosible

    Commentaires
    1-
    D'accord pour un vote sanction !
    Soumis par
    lorenzacchio le mer, 01/04/2009 - 14:56.

    Tout comme Sarkozy et sa clique méritaient un bon vote sanction lors des municipales de 2008, cette année c'est au tour de notre parti de la recevoir sa sanction !
    Personnellement, c'est décidé, je voterai Vert.
    Malgré la présence de Vincent Peillon, dont j'apprécie beaucoup les positions, un signal fort doit être envoyé à notre nouvelle direction car elle mène notre parti non pas à sa rénovation tant attendue mais à sa perte... et ce encore plus vite que je ne l'avais imaginé !
    Et que celles et ceux des autres courants qui nous liraient ici ne croient pas que c'est pour une quelconque "revanche" de Reims mais hélas bien parce-que depuis la fin du Congrès, les propositions du parti ne sont pas du tout à la hauteur de ce que doit proposer un parti socialiste du 21ème siècle.
    Ce parti sentait déjà pas mal la naphtaline. Il commence sérieusement à sentir le sapin !Alors, osons un bon électro-choc avant qu'il ne soit trop tard.

    2-Moi je suis d'accord avec le
    Soumis par
    Alex75020
    le mer, 01/04/2009 - 18:52.

    Moi je suis d'accord avec le vote sanction, car on peut voter à gauche pour l'Europe tout en sanctionnant cette direction qui pour ma part me dégoute du ps, et peut-être bien de la politique mais heureusement il y a un désir d'avenir ailleurs.... Donc, il serait normal de sanctionner le ps, un mal pour un bien, peut-être que après une telle claque, le PS Pourrait d'abord se ressaisir pour se rétablir, ensuite il pourrait mieux respecter le vote de ses militants avant de demander le vote des citoyens.

    3-
    Moi non plus,je ne voterai pas PS tout en votant à Gauche
    Soumis par Rodrigue 43 le mer, 01/04/2009 - 19:30.

    Comme lorenzacchio,je considère que le PS n'est pas à la hauteur ni sur le plan national ni sur le plan européen.
    Personnellement il s'agira d'accorder ma préférence à un parti qui incarnera mieux mes idées sur l'efficacité du socialisme tant sur le plan interne qu'européen.
    La sanction attendue d'une perte de l'électorat du PS au détriment d'autres partis de Gauche (et non pas de l'UMP)devrait être l'occasion d'une véritable remise en cause du parti dans le sens de la rénovation pronée par Ségolène.
    Le temps n'est plus aux sentiments ni aux déclarations mais aux actes...et vite,s'il en est encore temps.

    Europe Ecologie ne dément pas.

    On sait qu’en région la présidente de Poitou-Charentes a tout fait pour affaiblir la FNSEA en favorisant la Confédération Paysanne et les Jeunes Agriculteurs et José Bové a donc reçu aux Européennes les gages d’allégeance de l’amère de Melle. Et ça, Monsieur Cohn-Bendit, n’est-ce pas « minable »?
  • mercredi 25 mars 2009

    Que font les collectivités territoriales pour les emplois menacés de Heuliez à Amora ?

    A quoi servent Rebsamen et Désirdavenir Royal ?

    Au-delà des effets d’annonce
    Combien les huit régions socialistes ont-elles versé en 2007 pour entrer au capital d’EADS et sauver Airbus ?
    Voilà à peine plus de deux ans, en mars 2007, Sa Cynique Majesté Royal était une candidate pleine d’illusion à l’Elysée. L’esbroufe semblait devoir faire recette et elle se faisait la porte-parole de la proposition de Martin Malvy de faire entrer les huit régions socialistes concernées d’entrer au capital d’EADS, à hauteur de 150 millions d’euros (lien L'Express).
    Elle déclarait alors que “tout le monde doit faire bloc” en France face au plan de restructuration d’Airbus, sujet qu’elle évoqua avec Angela Merkel, et proposa un plan d’action. “Au-delà des sensibilités politiques, en Allemagne, tout le monde a fait bloc. Donc, en France, tout le monde doit faire bloc dans la situation actuelle pour sauver l’aéronautique”, plaida-t-elle la candidate socialiste lors d’un point de presse à son QG de campagne, au terme d’une réunion des huit présidents PS des régions concernées par les suppressions d’emplois (dont sa région Poitou-Charentes).

    Pas de politique politicienne quand Désirdavenir est dépassée
    Encore une déclaration à sens unique: “Ce sujet ne mérite pas de politique politicienne. Il faut savoir dépasser les antagonismes politiques pour travailler ensemble dans l’intérêt général”, précha-t-elle alors, invitant l’Etat à “tendre la main” à l’initiative des régions socialistes !Face au plan Power 8, elle présenta un plan d’action en quatre volets qui resta lettre morte.

    La grève, la réponse socialiste à tout

    Les salariés menacés ont théoriquement sous la main une Présidente de région qui fut candidate, certes malheureuse, de l’ensemble de la gauche, et qu’est-ce que ça change ?
    Frère François était numéro 2 du PS, rien de moins ! Il est toujours maire de Dijon. Sachant que les socialistes ont une solution à tout, voire plusieurs, comment expliquer que 244 emplois y soient encore menacés ?

    N’est-ce qu’une question d’argent ?

    Les sites d’Amora-Maille de Dijon (dont le maire socialiste, François Rebsamen, fut un proche de François Hollande, puis de l'amère Royal) et d’Appoigny (près d'Auxerre dont le maire est Ferraz, un socialiste), dans l’Yonne, restent en effet fermés. Une fermeture pour l’instant due à la grève menée depuis dix jours par les salariés mais qui sera bientôt définitive : Amora-Maille s’est vendu en 2000 au groupe Unilever, qui l’a décidée. En tout, près de la moitié des emplois pourraient être supprimés (sur un effectif de 453). Le site de Chevigny-Saint-Sauveur (Côte-d’Or), que la direction veut développer, était bloqué mercredi 25 mars, les grévistes affirmant détenir un stock de 22 000 palettes de produits Amora.

  • Mercredi soir, la pression était énorme. La direction a promis de verser 40 000 euros à chaque salarié, en plus des indemnités légales (avec un plafond de 90 000 euros d’indemnités au maximum). Mais les syndicats réclament 125 000 à 140 000 euros. La direction leur a donné jusqu’à ce soir minuit pour accepter la proposition. Sinon, les strictes indemnisations légales s’appliqueront.
  • «Inacceptable, estime Jean-Pierre Cordier, de FO, le syndicat majoritaire. Quand on sait qu’ Unilever a fait 5,3 milliards de bénéfices nets en 2008…» Quant à la proposition de sauver 32 postes de plus en rapatriant une ligne de production de vinaigrette, produite en République tchèque : «Du flan. Je ne les vois pas démonter une ligne toute neuve [en Tchéquie] pour réimplanter en France une vinaigrette qui de toute façon ne se vend plus depuis qu’on a changé son emballage…»
    «Entre les mesures d’âge, les projets personnels et les reclassements, je peux déjà présenter autant de solutions que de salariés concernés», confiait au contraire la semaine passée Hervé Laureau, le président d’Amora-Maille. Notamment grâce à la création de 150 emplois chez FM logistic, qui s’est vu confier l’activité de distribution et où les ex-Amora seraient prioritaires. Hier soir, la CFDT espérait convaincre les autres syndicats d’organiser un vote des salariés sur les propositions de la direction. A main levée ?

    Mieux que l’invective à la Royal, le président aux « bras ballants »

    C’est acquis, la présidente de la région Poitou-Charentes est une incapable. Après EADS et la CAMIF pour lesquels elle n’a apporté que des déclarations, elle ne peut davantage pour Heuliez, sur son territoire.

    Pour Heuliez, les "cadeaux" deviennent possibles…
  • L’amère de Melle n’a que 5 millions à offrir: il faudra que les Français mettent 10 millions d’euros dans le sous-traitant automobile Heuliez.
    Si l’entreprise familiale se plie aux exigences du gouvernement, le Fonds d’investissement stratégique (FSI) contribuera à son sauvetage en rentrant au capital, après s’y être d’abord refusé. Dans le cas contraire, les 10 millions seront quand même versés, mais sous la forme d’un «traitement social d’entreprise en restructuration». Autrement dit, la cessation de paiement ne serait pas évitée et elle interviendrait dès le 10 avril.

    Temps mort dans les invectives

    L’entreprise a besoin de 45 millions d’euros et «la moitié n’est pas trouvée», a dit hier Luc Chatel, secrétaire d’Etat à l’Industrie, qui exige que la famille Quéveau, propriétaire d’Heuliez, mette la main à la poche. Selon Luc Chatel, seules les contributions de la région Poitou-Charentes présidée par Désirdavenir Royal (5 millions), de l’Etat (10 millions) et du fonds d’investissement Demeter (7 millions) sont acquises. Reste à trouver 23 millions auprès de banques ou d’industriels. Des partenariats pourraient être noués. Avec des bénéficiaires du bouclier fiscal ?

    Le gouvernement exige aussi que le sous-traitant lui soumette «un vrai projet industriel».

    Ce qui suppose de renoncer aux activités en déclin telles que l’emboutissage ou la carrosserie. Actuellement, les 1 014 salariés sont au chômage partiel un tiers de leur temps. Le gros de l’activité réside dans la production de l’Opel Tigra Twin-Top, qui cesse en juillet.

    Heuliez fait valoir son projet de véhicule électrique Friendly, prévu pour 2010. «Ce projet n’occupe que 45 salariés», oppose Chatel. Et les développements attendus paraissent inatteignables. «L’objectif de coût de production est extrêmement ambitieux compte tenu d’un prix de vente de la Friendly très bas, de même que celui d’accaparer 25 % du marché en deux ans alors même qu’il n’y a pas de client confirmé», liste le directeur du FSI, Gilles Michel, qui reconnaît qu’il «faudra une forme de réorganisation ou de restructuration».

    Les licenciés sont-ils "inreclassables"?
    Les salariés, reçus hier par le secrétaire d’Etat, craignent des licenciements. «Le gouvernement ne nous le dit pas clairement mais il nous demande d’expliquer en quoi notre projet tient la route entre septembre 2009 et avril 2010», confie Emile Bregeon, délégué CFDT. Il souligne qu’avec les contrats futurs, comme celui de fabrication de portes d’hélicoptères pour Eurocoptère, «150 personnes ne seront pas affectées sur des projets». Et souhaite que ce sureffectif soit géré via du chômage partiel : «Dans le contexte actuel, les gens sont inreclassables».

    Aujourd’hui , Luc Chatel doit se rendre dans le fief de Sa Cynique Majesté Royal, au siège du groupe, à Cerizay (Deux-Sèvres), pour expliquer la démarche du gouvernement.
    L'opposition "qui fait bloc" lui enverra-t-elle des syndicalistes survoltés? SUD se distinguera-t-il ?
    Qu’au moins la gauche ne fasse pas du blocage !...