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vendredi 3 juillet 2020

Airbus licencie 3.500 salariés à Toulouse

L'entrepreneur aéronautique européen français, allemand et espagnol a annoncé la suppression d'environ 15.000 postes au total


La faute à la Covid-19 !... 

Pénicaud, ministre du Travail, à l'image du reste du gouvernement

Fragilisé par la crise liée à l'épidémie de Covid-19, L'avionneur européen a annoncé mardi 30 juin la suppression d'environ 15.000 postes, soit 11% de ses effectifs, dont le tiers en France. Ce jeudi, ce plan social se précise avec la suppression annoncée d'un peu plus de 3.500 postes à Toulouse, dont 2.398 à la production, 980 au siège et plus de 200 dans des filiales de la ville, a indiqué à la presse le responsable syndical FO Jean-François, deux jours après l'annonce du vaste plan social de l'avionneur européen.

Pour la production, 386 postes sont aussi visés à Saint-Nazaire et 484 à Nantes.

La filiale Stelia, implantée à Rochefort, Mérignac, Méaulte et Saint-Nazaire, doit aussi perdre plusieurs centaines de postes, a précisé J.-F. Knepper, rendant compte de l'information communiquée aux syndicats par la direction du groupe.

"Nous allons vers un cataclysme social à l'automne", a mis en garde ce délégué du premier syndicat de l'avionneur. "Comment l'Etat peut-il accepter autant de licenciements?", a-t-il demandé. Les syndicats vont "maintenant s'asseoir à la table des négociations (...) On commence lundi matin et on est parti pour quatre mois", a-t-il prévenu.

FO a rappelé que l'objectif des syndicats restait "zéro licenciement sec". 

Toulouse, où Airbus et ses filiales emploient près de 30.000 salariés, "est la capitale de l'aéronautique: quand l'orage arrive, Toulouse est plus mouillée que les autres", mais "ce n'est pas une raison pour justifier tout et n'importe quoi", a-t-il ajouté estimant, comme les autres syndicats, que la crise est conjoncturelle. 
 
Seulement 1.500 emplois pourraient être sauvés en France.
Thierry Baril, le directeur des ressources humaines d'Airbus a annoncé mercredi, qu'environ 1.500 postes pourraient être sauvés en France. "On aura sans doute les moyens de réduire ce chiffre au travers du dispositif sur lequel l'Etat nous aide, notamment grâce au dispositif de chômage partiel de longue durée", a indiqué Thierry Baril.

Les dispositifs d'aide de l'Etat (les contribuables)  devraient permettre de "sauver" 2.000 emplois, n'avait pas hésité à  avancer mercredi le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, en comptant l'investissement humain dans la nouvelle génération d'avions verts.
Airbus travaille en effet sur un premier avion "décarboné" pour les années 2030. Selon le directeur commercial de l'avionneur européen, Christian Scherer, si le démonstrateur, baptisé E-Fan X, conçu en partenariat avec le motoriste Rolls Royce (propriété du constructeur allemand BMW Group) pourrait voler dès 2021, le lancement d'un premier avion régional à propulsion électrique ou hybride ne pourrait pas intervenir avant les "années 2030"... "Le grand pas [le défi] à franchir sera de passer des batteries à la production d'électricité en temps réel à bord de l'avion", avoue-t-il.
Le véritable objectif n'est pas de lancer un avion régional hybride au début des années 2020, mais bien de préparer l'arrivée du successeur de l'A320, qui devra être fortement "décarboné", même s'il ne sera certainement pas à propulsion électrique et qui n'arrivera pas avant 2035, au mieux. L'objectif visé serait donc de parvenir non pas au "zéro émission" à ce stade, mais à une réduction d'au moins 80 % des émissions de CO2 par passager et une réduction du bruit de 75 %.

Djebbari a en revanche admis que les licenciements secs ne pourraient pas forcément être évités. 
"Je ne sais pas dire comment les Français et les Européens vont re-voyager, s'ils vont re-voyager loin, si la clientèle d'affaires va revenir dans les avions. Je ne sais pas prévoir les carnets de commandes des avions", a-t-il raconté sur BFMTV, précisant que le retour à la normale n'est pas prévu avant deux à trois ans et que l'avionneur européen aura "une période très difficile à vivre""La responsabilité politique, c'est de ne pas faire de promesse que d'aucuns ne sauraient réellement tenir", a-t-il asséné.

A l'annonce du plan social d'Airbus, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire avait jugé son ampleur "excessive". "Nous attendons d'Airbus qu'il utilise pleinement les instruments mis en place par le gouvernement pour réduire le nombre de suppressions", avait insisté Bercy dans un communiqué.

jeudi 18 janvier 2018

L'Airbus A380 intéresse Emirates qui passe commande

Emirates vole au secours de l'Airbus A380 

A380 souffrait de ses qualités

Résultat de recherche d'images pour "taille comparee Airbus A380"La compagnie de Dubaï a annoncé avoir commandé 36 très gros porteurs A380, pour un montant catalogue de 16 milliards de dollars. Un véritable bulle d'air pour le très gros porteur long-courrier, menacé de disparaître du fait de ses qualités et de ses ambitions. L'A380 est, en 2014, le plus gros avion civil de transport de passagers en service et le troisième plus gros avion de l'histoire de l'aéronautique.
Résultat de recherche d'images pour "taille comparee Airbus A380"En octobre 2015, Airbus annonçait que l'A380 a transporté plus de 100 millions de passagers avec 280.000 vols commerciaux. Alors que celui-ci compte 47 destinations lors de cette déclaration, jusqu'à 160 aéroports sont capables d'accueillir l'appareil. Parmi ceux-ci, en 2015, l'aéroport de Los Angeles accueillait 9 compagnies aériennes exploitant l'A380, avec 11 vols quotidiens.
Le programme tarde à obtenir un véritable succès commercial: alors que les passagers de l'appareil apprécient son grand confort et son silence, aucune compagnie aérienne ne voulait augmenter sa commande.
Résultat de recherche d'images pour "taille comparee Airbus A380"En 2017, Airbus n’avait enregistré aucune nouvelle commande de son mastodonte à double pont, l'A380, produit et assemblé dans différents pays de l'Union européenne ; les principaux le sont en France, en Allemagne, en Espagne et au Royaume-Uni. Le premier service commercial d'un A380 a été effectué entre Singapour et Sydney par Singapore Airlines, le 25 octobre 2007. Le 100e A380 a été livré à la compagnie Malaysia Airlines, en mars 2013. 
Faute de clients suffisants, le constructeur s’était fait à l’idée d’abandonner la production... 

Emirates passe une commande inespérée 

Actuellement la plus importante compagnie aérienne du Moyen-Orient, la compagnie des Emirats Arabes Unis est le plus gros client du gros-porteur d’Airbus, avec 144 exemplaires commandés et déjà 103 livrés, vient de passer une nouvelle commande. 

L’accord comprend 20 commandes fermes et 16 commandes en option. Depuis ses débuts commerciaux, en 2000, l’avionneur n’a vendu jusqu’à présent que 317 A380, alors qu'il misait sur au moins 1.400 en 20 ans. 

mardi 7 juillet 2015

Le déficit commercial de la France se creuse à 4,02 milliards d'euros en mai

Matthias Fekl, 37 ans, fait-il le boulot ?

Le successeur de Thomas Thévenoud
a-t-il la phobie du Commerce ?
Comprend qui peut... 
Le déficit commercial de la France s'est creusé à 4,02 milliards d'euros en mai sous l'effet d'une légère remontée des importations et d'exportations qui ont marqué le pas après trois mois de hausse, selon les statistiques CVS/CJO publiées mardi par les Douanes, depuis Bercy, occupé par Emmanuel Macron, 37 ans. La jeunesse est-elle un plus ? 

Que reste-t-il du tapage sur les ventes du Rafale ?
Le gouvernement Valls le compare au précédent déficit d'avril, 3,306 milliards d'euros, en légère hausse par rapport à l'estimation précédente de 3,01 milliards d'euros.

Le déficit cumulé depuis le début de l'année s'élève à 19,17 milliards d'euros contre 23,82 milliards un an plus tôt, en données CVS/CJO.

Pour mai, Bercy pointe le secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l'étranger, auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement - Laurent Fabius- qui fait état d'un très léger recul des exportations à 37,9 milliards d'euros contre 38,1 milliards un mois plus tôt. Soit l'équivalent du montant minimaliste de la dette de la Grèce auprès des Français... 

Dans le même temps, les importations ont légèrement augmenté à 41,9 milliards, contre 41,4 milliards le mois précédent.

Le déficit des seuls produits manufacturés s'est élevé à 3,4 milliards en mai contre 2,4 milliards en avril.

Les ventes d'Airbus (27 appareils) ont représenté 2,26 milliards d'euros sur le mois contre 2,53 milliards en avril (29 appareils).

Quel est l'impacte de la signature d'un contrat pour la livraison de 24 Rafale au Qatar, après 24 avions à l’Egypte et 36 exemplaires à l’Inde ? Si le commerce extérieur ne s'en porte pas mieux, attendons que Dassault Aviation augmente ses cadences de production et que Rebsamen et Sapin nous annoncent un "léger" mieux à l'embauche en renfort des 7.000 personnes qui travaillent déjà sur l’avion français, en Bretagne, dans la Meuse, en Midi-Pyrénées ou encore en banlieue parisienne.

Par zones géographiques, le déficit avec les pays hors Europe est "très léger", même qualifié de "quasi-stable" (-2,64 milliards contre -2,74 milliards) et le déficit avec le reste de la zone euro a augmenté à 3,52 milliards contre 2,66 milliards, le mois précédent.

Beaucoup de légèreté finit par peser...

lundi 4 mai 2015

Hollande fait le beau au Qatar, troisième client du Rafale

A Corbeil-Essonnes, la vente du Rafale fait sortir S. Dassault des radars des communistes 

Les guerres socialistes ont fait la promotion de l'avion de combat 
dénigré

Hollande, socialiste et...
...marchand d'armes
Le Qatar vient d'annoncer l'achat effectif de 24 chasseurs bombardiers Rafale de Dassault. A propos du Rafale, LE spécialiste des questions militaires et de renseignement du magazine Le Point parle encore de malédiction commerciale, bien que la liste des commandes s'élève désormais à 84 appareils et leur armement enregistrées par le GIE Rafale (Dassault pour la cellule, Thales pour l'électronique, Safran pour les moteurs) et le missilier MBDA. Mais la gauche se plaît toujours à évoquer les déboires d'un avion en avance de trente ans sur son temps et jugé trop cher, jusqu'à ce que les Etats du Proche Orient, investissent leurs pétrodollars dans une technologie moderne adaptée à leurs conflits religieux entre Sunnites et Chiites.
Le contrat avec le Qatar  (sunnite) s'ajoute en effet à celui de l'Égypte sunnite (24 exemplaires), effectivement signé, et dont les premiers acomptes ont été versés, et celui de l'Inde (36 exemplaires), dont le contrat reste à conclure concrètement, mais qui est en bonne voie. Les chiffres annoncés par le ministère de la Défense pour le contrat qatari, soit 6,3 milliards d'euros, donnent une idée de l'intérêt économique de ce succès.

 L'intérêt de ce contrat dépasse une "simple" vente d'avions de guerre

Sachant que chaque Rafale "sec" est facturé environ 100 millions d'euros au client, ce chiffre variant selon les options choisies, les armements retenus et la nature du service après-vente, chaque appareil vendu au Qatar est en fait comptabilisé pour 262,5 millions d'euros. 

Ce ratio de un à trois est habituel, puisqu'il intègre généralement les pièces détachées sur la première partie de la vie de l'avion, le ministère de la Défense donnant d'ailleurs une information complémentaire : c'est l'armée de l'Air française qui formera les pilotes qataris, en précisant qu'ils seront 36. C'est d'ailleurs l'un des problèmes que cette succession de ventes pose au gouvernement: l'armée de l'Air ne dispose pas des capacités humaines ou des infrastructures techniques pour faire face à de telles exigences commerciales.

Le gouvernement récolte les fruits 
Une telle avalanche de commandes d'armes françaises - à ce jour, 15 milliards d'euros sont attendus à l'export pour 2015, soit pratiquement une demi-annuité budgétaire pour la Défense - est une excellente nouvelle pour les industriels, mais aussi une manne pour un gouvernement incapable de maîtriser ses dépenses et ses déficits publics. Ces ventes d'armes de guerre -inespérées il y a un an- vont doper le secteur industriel, les exportations et les rentrées d'argent pour tous. Elles dégageront aussi des moyens pour les études et les recherches et feront tourner les chaînes. Le problème de Dassault sera notamment de trouver les moyens d'accélérer la cadence.

Bercy va trouver son compte dans ces ventes en rafales. Il ne regrette pas en effet d'être devenu actionnaire de Dassault Aviation, le 2 juillet 2013. L'Etat en était déjà indirectement actionnaire, puisqu'il détient 12 % d'EADS, la maison-mère d'Airbus. Il avait déjà obtenu un droit de préemption sur la participation d'EADS dans Dassault Aviation lors de la réorganisation de la gouvernance du groupe européen entrée en vigueur début avril. Les contrats d'études et de développement passés par les armées pour financer le Rafale depuis trente ans sont en outre assortis d'une clause de remboursements partiels en cas de ventes à l'exportation, qui va pouvoir être honorée. Si elle ne passe pas toutefois à la trappe, comme c'est généralement le cas...
L'État trouvera également un profit direct en n'ayant pas à acheter à Dassault les 11 Rafale qu'il produit chaque année, cadence minimale de sa chaîne de production, nécessaire au maintien de l'emploi. La loi de programmation militaire 2014-2019 prévoit l'achat de 26 avions par l'armée de l'Air française, mais l'État avait garanti à Dassault l'achat de 40 avions supplémentaires, au cas où ses difficultés à l'export dureraient. Cette option ne pèse donc plus et c'est une dépense en moins pour le ministère de la Défense. 
Autre profit indirect pour l'État: ses dividendes d'actionnaire des trois principaux industriels concernés. Au fil des années, les actionnariats des industries de défense ont évolué. L'État français est actionnaire d'Airbus Group à hauteur de 11,6 %, l'avionneur européen détenant lui-même 23,6 % de Dassault. Il est également propriétaire de 18 % de Safran (contre 30% en 2007). Les ventes de Rafale contribueront sans aucun doute positivement aux résultats de ces groupes et l'État en bénéficiera à due proportion. 

La presse gouvernementale pavoise

Après plusieurs espoirs déçus (Maroc en 2007, le Brésil du président Lula en 2010, les Emirats arabes unis en 2012) et un marasme général à l'export, le Rafale a fait la démonstration de ses qualités au cours de la guerre d'Afghanistan (2001-2014), lors de l'opération Serval au Mali, l'opération Chammal contre l'état islamique en Irak et l'intervention militaire de 2011 en Libye

Qualifiée de discrète, la méthode Hollande-Le Drian aura en fait été celle du perdreau qui tombe tout cuit dans le bec. François Hollande est à Doha le 4 mai, à l'invitation du Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, pour assister à la signature du contrat.  

Le Rafale doit son succès à ses mérites propres d'avion de combat
Ce fleuron de l'industrie aéronautique française a bénéficié d'un faisceau de conditions favorables, mais c'est avant tout un appareil et des armements  au meilleur standard mondial. Ceux qui hier décriaient son prix le justifient aujourd'hui par ses capacités multiples (défense aérienne, attaque au sol, renseignement, etc.). Deuxième atout : un soutien politique acharné aux efforts commerciaux des industriels. Troisième avantage : les trois pays clients n'ont pas attendu Hollande pour être des utilisateurs de matériels Dassault. Depuis des décennies, le Qatar lui  achete des Mirage F1, des Alpha Jet et des Mirage 2000. Quatrième avantage en faveur des armes françaises : elles ne sont pas... américaines. 

Hollande n'a pas d'états d'âme à faire affaire avec des pays sulfureux

Les trois pays acheteurs sont en froid avec les USA. 
En achetant français, ces pays rappellent à l'oncle Sam qu'ils savent aussi aller voir ailleurs. De plus, les conditions sécuritaires de la planète évoluent. Les États-clients savent que les conflagrations déjà nombreuses - notamment religieuses, opposant Sunnites et Chiites - vont se multiplier et s'y préparent à la guerre. Hollande a visiblement choisi le camp sunnite et prépare les déconvenues de demain avec l'Iran - majoritairement chiite - au moment où la levée des sanctions internationales décrétée par Obama il y a un mois va permettre la reprise des échanges économiques dans lesquels la France pouvait espérer tirer son épingle du jeu.

Disant cela, il faut ajouter pour être honnête, à la différence de la presse gouvernementale, qu'alors que le Qatar que Hollande est allé remercier ce lundi affirme combattre le djihadisme et a rejoint la coalition contre l'Etat islamique, différents rapports sur le terrorisme du département d'Etat américain montrent que des Qataris financent, avec l'aval de l'émirat, le mouvement djihadiste en Irak et en Syrie. 



Le gouvernement Valls a en outre fait une mauvaise opération
Deux mois avant la dernière signature de contrat pour des avions de combat, le lundi 2 mars 2015,  le premier ministre a lancé -dans l'urgence- le processus de cession d'une partie de sa participation dans le groupe industriel et technologique Safran. Hollande a par la même démontré son manque de confiance dans l'avenir lorsqu'il a cédé 3,96% du capital du groupe industriel et technologique, soit quelque 16,5 millions d'actions: une stratégie à la petite semaine dont il se mord aujourd'hui les doigts. Le mois précédent, la France avait pourtant signé au Caire la vente de 24 exemplaires, le premier contrat d'exportation de son avion de combat Rafale. Alors que l'Hexagone continue de perdre des parts de marché en Europe, le gouvernement veut enfin simplifier la vie des exportateurs et cible les classes moyennes des émergents. En attendant, l'embellie vient d'où les socialistes ne l'attendait pas: une multinationale familiale, le groupe industriel Marcel Dassault, ou GIM Dassault, un holding de sociétés basées en France et qui paie ses impôts en France...

mardi 24 juin 2014

Alstom: Hollande et sa bande vont déshabiller Pierre pour habiller Paul. Et Jacques?

Une "politique" industrielle discriminatoire

La ficelle est énorme
Dans sa volonté d'encadrer l'économie, l'Etat va entrer au capital d'Alstom à hauteur de 20%, pour appliquer sa "vigilance patriotique", autrement appelée 'suspicion étatique'Pour acquérir les parts qui permettront au pouvoir politique de tenir les entreprises à l'oeil, l'Agence nationale des participations va donc vendre les actions dans d'autres entreprises.
"Dans le jeu politique, il faut comprendre cela comme un
moyen de faire avaler la pilule aux syndicats et à Arnaud Montebourg, qui préférait l’offre concurrente de Siemens et Mitsubishi", affirme une source proche du dossier.Reste l’image de la France donnée à l’extérieur. Pour Russel Salomon, analyste principal sur GE pour l’agence de notations Moody’s, la manière dont le dossier a été traité "est représentative de l’environnement protectionniste [voire étatique] avec lequel il faut compter lorsque l’on fait des affaires en France".

L'offre de rachat d'Alstom déposée par General Electric a été choisie par l'Etat, mais sous plusieurs conditions, notamment celle de l'entrée au capital d'Alstom. Mais, après une semaine de négociations, le patron de GE a avoué, avant sa visite avec Patrick Kron, ce mardi 24 juin, de l’usine de Belfort où sont conçues et produites les turbines à vapeur du français, qu'il ne s'attendait pas à une prise de participation de l'Etat français. Vendredi soir, Arnaud Montebourg a en effet annoncé que l'Etat rachètera 20% du capital. Pour ce faire, il deviendra acquéreur d'une partie des parts de Bouygues, actuel actionnaire principal de l'énergéticien avec 29,4% des actions.

Mais si la vente d'Alstom  - fleuron industriel français- est acquise après de longs mois d'âpres négociations, il n'aura fallu qu'un week-end à l'Etat et Bouygues pour parvenir à un accord. Celui-ci a été annoncé par le ministre de l'Economie dimanche soir sur France 2, avant d'être précisé dans la presse lundi matin. Le mécanisme est complexe. Concrètement, Bouygues accorde gratuitement à l'État une option qui permettra au gouvernement d'acquérir ses 20% du capital sur plusieurs années, 20 mois. 
Montebourg ne sait pourtant  pas encore à quelle hauteur il engage la France. Si,  à ce moment là, le cours de la Bourse est "supérieur ou égal" à 35 euros, contre 28 actuellement, il est prévu une décote qui, a précisé Bouygues, sera comprise entre 2% et 5%. 



L'Agence nationale des participations (APE), pilotée par Bercy, peut exercer cette option pendant 20 mois, au prix de marché, si le cours d'Alstom évolue à 35 euros ou plus. Si l'Etat estime que 35 euros par action est un prix trop élevé, il pourra de toute façon acquérir son capital sur le marché, auprès d'autres actionnaires donc. À l'issue des 20 mois, l'Etat pourra pendant une semaine racheter jusqu'à 15% à Bouygues, quel que soit le cours de Bourse.

Mais combien cela coûtera-t-il aux finances publiques? Pas un sou, répond sans ciller le ministre des Finances, Michel Sapin, qui a rappelé sur France Info le fonctionnement de l'APE : "L'Etat est gestionnaire de son capital. Nous avons des actions dans un certain nombre dans différentes sociétés. On en vend donc d'un côté pour en racheter de l'autre."

Alstom coûtera en vérité des parts d'entreprises sacrifiées
Quel avenir l'Etat socialiste réserve-t-il aux entreprises affaiblies par les cessions de parts de l'Etat, garantie de viabilité? Combien d'emplois menacés par contre-coup ? Marwan Lahoud, directeur de la stratégie d'Airbus Group, s'est montré dubitatif sur les chances de créer un géant industriel européen à l'occasion du rachat d'Alstom, uniquement intéressé par sa branche énergie, soit plus de 70% de son activité, estimant qu'une longue coopération devait précéder une fusion d'entreprises. Quelle est l'espérance de vie des 30% qui restent, après dépeçage? Siemens, le concurrent allemand de l'américain GE, avait proposé de racheter l'énergie, mais de lui apporter une partie de son activité transport, ce qui aurait renforcé Alstom dans ce secteur qui représente 30% de ses ventes. 
Lien PaSiDupes
En vendant à l'américain en dollars (et non pas en euros, à la différence d'Areva, et en délocalisant donc en zone dollar, Hollande ne prend pas en compte l'avertissement de son ami Louis Gallois qui, à propos d'Airbus a mis en garde contre chaque dévaluation de 10c du dollar qui se traduit par une perte de 1 milliard d’euros par an). 
Hollande est aussi passé du même coup à côté de l'occasion de créer un géant de l'industrie européenne. Dumping social en moins, ce transfert de technologie aux USA reproduit celui effectué par Airbus au profit de la Chine devenue concurrente. GE a donc dû s'engager jeudi à former avec Alstom "une alliance mondiale dans le nucléaire et française pour les turbines à vapeur en France" afin de garantir que la technologie utilisée dans les centrales nucléaires "reste française"...

EADS, poule au oeufs d'or peu à peu plumée

L'Aigle et le Coq: Mitterrand avait déjà vendu Airbus à l'Allemagne

Début janvier 2014, le ministre de l'Économie et des Finances, Pierre Moscovici, a annoncé la cession par l'État français de 1 % du capital d'Airbus Group (ex-EADS) qui viendra réduire sa participation à 11 %, conformément à un accord avec l'Allemagne. La valeur de ce bloc de 1 % d'Airbus Group est de 453 millions d'euros en janvier dernier (à 56,64 euros par action). Le Parisien ne craignait pas de positiver en titrant : "la France empoche 451 millions d'euros en cédant 1% d'Airbus"... EADS venait d'annonçer à l'autome 2013 qu'il allait devoir supprimer plusieurs milliers d'emplois en Europe...
Bercy n'avait pourtant pas froid non plus aux yeux en assurant que la politique de l'Etat actionnaire est à la fois de "préserver les intérêts patrimoniaux et stratégiques de l'Etat tout en dégageant des ressources pour les besoins d'investissement et de désendettement de l'Etat"

Vente d'actions EADS et Safran
 
Bercy a précisé avoir à sa disposition 2,7 milliards d'euros en caisse. Ces recettes proviennent essentiellement des ventes de diverses participations opérées l'an dernier. En mars 2013, la vente de 3,12% de Safran avait permis de récolter 448 millions d'euros. En avril, deux ventes d'actions EADS ont permis de glaner 1,19 milliard d'euros. Enfin, en juin 2013, l'Etat a vendu pour 9,5% du capital d'Aéroports de Paris, pour 738 millions d'euros.

"C'est une gestion active du patrimoine public. Il y a des endroits où l'Etat était utile il y a 10-15 ans et ne l'est plus aujourd'hui", estime encore Michel Sapin. Dimanche soir sur France, Arnaud Montebourg a laissé entendre que de nouvelles cessions ne sont pas à exclure, déclarant que l'Etat aura une gestion "dynamique de son portefeuille". Les contribuables ne seront donc pas concernés par ces acquisitions.

Autres exemples de ..."gestion active" du patrimoine français
"Comme les récentes cessions de titres détenus par l'État dans Safran, Aéroports de Paris et EADS réalisées ces derniers mois, cette opération s'inscrit dans le cadre d'une politique de gestion active des participations de l'État conforme à la nouvelle doctrine de l'État actionnaire", expliquait déjà Bercy il y a six mois.

En mai 2013, Jean-Marc Ayrault n'avait pas dissimulé que les entreprises publiques seront source de financement pour l'Etat, affirmant sur TF1 : "Nous envisageons que, dans un certain nombre d'entreprises publiques où le taux de participation de l'Etat est très important, nous puissions dégager une partie pour financer de l'investissement. Pas pour boucher les trous du budget. ". Le gouvernement a déjà cédé des parts dans l'équipementier aéronautique Safran (3,12% du capital pour près de 448 M€) et dans le groupe EADS (1,56% pour près de 483 M€).
Parmi les participations publiques menacées: EDF (84,4%) ou Areva (87%), France Télécom (27%), Air France-KLM (15,9%), GDF Suez (36%), Thales (27,1%), EADS (15%) ou encore Renault (15%). Selon certaines sources, vendre une partie de la participation dans EDF serait "le choix évident", autrement dit facile : la part de l'Etat vaut 24,2 Mds€. 
Le RSA ne bénéficie pas qu'aux jeunes ou aux personnes âgées et a un coût, comme la CMU et la CMUC ... Au titre de l'aide médicale d'État (AME), accordée aux étrangers sans papiers et sans ressources présents dans l'Hexagone, il était prévu 600 millions d'euros en 2013. La vente de 1% d'EADS n'y suffit pas ! Et Alstom ?

lundi 9 décembre 2013

EADS restructure: crash de 5.000 à 6 000 postes et salariés européens

Mais à quoi sert donc Montebourg, le ministre redressseur de l'industrie ?

EADS a dévoilé lundi en Allemagne les détails d’une vaste restructuration de ses activités "Défense" et "Espace"
aux syndicats européens.
 
Le directeur exécutif du géant européen de l’aéronautique, Tom Enders, avait rendez-vous lundi soir à Munich (sud) avec le comité d’entreprise européen, à qui il a déjà annoncé, mais par voie de presse, des "mesures draconiennes", surtout dans les activités de défense en Allemagne.
Après avoir réussi à desserrer l’emprise des États sur EADS, "Major Tom" a entrepris de regrouper les divisions défense, (Cassidian), espace (Astrium), avec la production d’avions de transport militaire d’Airbus Military, au sein d’une seule division, Airbus Defense and Space. La restructuration est inévitable pour rendre le groupe plus efficace et performant dans les compétitions sur les marchés émergents, explique la direction d’EADS,  rebaptisé groupe Airbus en juillet dernier.

Majoritaire chez EADS, le syndicat Force Ouvrière (FO) annonce que 5.800 postes seront supprimés dans le cadre du plan de compétitivité d'Airbus Defence & Space, la nouvelle entité qui regroupera à partir du 1er janvier 2014, les activités défense (Cassidian), avions militaires (Airbus Military) et spatial (Astrium) d'EADS. 
L'Allemagne paiera le plus lourd tribut à ce "plan de compétitivité" avec 2.440 suppressions d'emplois, suivie de la France avec 1440 suppressions de postes (dont 360 contrats d'intérim arrêtés), puis de la Grande-Bretagne qui perd 660 emplois et enfin l'Espagne (560). D’après le quotidien français Le Figaro, les réductions d’emplois seraient obtenues via des plans de départs volontaires, des reclassements, le non-remplacement de salariés partant en retraite et le non-renouvellement de contrats d’intérimaires et de CDD.

Appels à des interventions des gouvernements nationaux

Le plus grand syndicat d’Allemagne, IG Metall, a organisé le mois dernier une vaste journée d’action en guise d’avertissement. 
Plusieurs syndicats français ont adressé une lettre au Premier ministre Jean-Marc Ayrault, estimant qu’un "groupe industriel dont le carnet de commandes est d’environ 650 milliards d’euros (...) doit être en mesure de maintenir l’activité de ses sites". Ils demandent à l’État, qui détient 12% du capital, de "peser afin que les intérêts industriels nationaux, ainsi que les intérêts sociaux des personnels d’EADS soient préservés".

Des appels à une intervention politique vont mettre à l’épreuve la nouvelle gouvernance du groupe, que Tom Enders a voulu indépendante des trois États présents au capital, la France, l’Allemagne et l’Espagne. Depuis une réforme entrée en vigueur cette année, ils ne sont que de simples actionnaires et ne sont plus représentés au conseil d’administration. Le patron allemand recule rarement devant une épreuve de force avec les gouvernements, mais cela ne lui a pas toujours réussi. L’Allemagne a ainsi bloqué l’année dernière sa tentative de fusion avec le fabricant d’armes britannique BAE Systems.

La restructuration annoncée n’a pas encore déclenché de réactions politiques notables à Paris ni à Berlin. Il est vrai que la chancelière Angela Merkel et ses lieutenants étaient accaparés par la formation d’un nouveau gouvernement. EADS emploie quelque 50 000 personnes dans chacun des deux pays.
Reste à voir si les déclarations musclées de Tom Enders, qui ressemblent à une préparation d’artillerie avant un assaut, sont destinées à faire accepter des réductions d’emplois moins drastiques que ce que redoute le personnel. La division Airbus, aujourd’hui en plein essor et qui réalise près de 80% du chiffre d’affaires du groupe, avait dû se restructurer en 2007 et n'est plus visée. Le plan prévoyait 10.000 suppressions de postes sur quatre ans chez Airbus et ses sous-traitants, la réduction avait finalement atteint 7.900 postes.

La France a choisi la facilité, à n'importe quel prix...
Le gouvernement Ayrault doit notamment acheter deux drones de surveillance Reaper aux USA pour une livraison avant la fin 2013, a annoncé le ministre de la Défense au "Grand rendez-vous Europe1-Itélé-Le Parisien. "Il faut donc aujourd'hui que, sur notre demande, les industriels français et européens se mettent en relation pour élaborer ce que pourra être demain le drone de nouvelle génération qui ne sera pas uniquement français, puisqu'il y a la même demande du côté allemand et du côté britannique. Voilà une bonne manière de construire l'Europe de la défense" s'est réjoui Le Drian.
 
Pour faire face à la dépense, l’Etat français vend pour 1,2 milliard d’euros d’actions EADS, industrie au combien stratégique en matière de défense. 
EADS est pourtant porteur du programme Talarion, des drones de défense, auxquels la France préfère pourtant ceux des Américains, au détriment de ses salariés... Cette stratégie atlantiste est désastreuse pour le statut géostratégique de la France. "La vente des parts de l’État dans des entreprises stratégiques pour le financement des crédits militaires consiste à faire le choix du sacrifice des ambitions françaises en termes de défense souveraine pour satisfaire les exigences du ministère du Budget, explique Mélenchon. 
Les syndicales annoncent qu'ils se réuniront en comités européens par branche, demain mardi.

vendredi 26 avril 2013

EADS: Hollande vend les bijoux de famille

L’Etat français vend 2,1 % du capital d’EADS
Bercy confirme la cession de 17,6 millions d’actions d’EADS à des investisseurs "qualifiés", pour une valeur de plus 707 millions d’euros.
Le mont-de-piété
ou "chez ma tante"



Pour financer les postes de fonctionnaires
et la franchise médicale (30 euros) des sans papiers


Le ministère français de l’Economie a confirmé ce vendredi matin
avoir 2,1% supplémentaires du capital d’EADS à céder. La cession a été réalisée au bénéfice d’investisseurs anonymes, des financiers, des fonds de pensions, des riches....


L’opération de cession d’environ 17,6 millions d’actions EADSà travers la société Sogepa (Société de gestion de participations aéronautiques) avait été lancée la veille. Les titres ont été proposés à 40,65 euros pièce, c’est-à-dire au cours de clôture de la veille. 

Programme de rachat d’actions


Cette cession fait suite a une autre opération de cession qui portait sur environ 13 millions d’actions EADS et qui avait été réalisée le 16 avril dernier par Sogepa. Cette première opération portait sur un montant de 483 millions d’euros et s’inscrivait dans le cadre du programme de rachat d’actions mis en oeuvre par EADS.
Le groupe d’aérospatial et de défense européen avait annoncé le 15 avril être entré en négociation avec l’Etat français pour lui racheter un bloc de 1,56% de ses actions au prix de 37,35 euros par action.

Ces deux opérations "ont rapporté à l’Etat 1,19 milliards d’euros ", explique Bercy, et s’inscrivent "dans le cadre d’une politique de gestion active des participations de l’Etat..., qui doit permettre de préserver les intérêts patrimoniaux et stratégiques de l’Etat tout en dégageant des ressources en fonds propres pour de nouveaux secteurs porteurs de développement économique. "


Grype ou griffon

Cette figure légendaire

(corps d'un aigle sur l'arrière d'un lion, 

muni d'oreilles de cheval et d'une queue de serpent),
emblème du mont-de piété,
était appelé le Sauveteur

EADS est pourtant très sain et, ce jeudi à Pékin, François Hollande se flattait de la signature d'un accord d'intention d'achat de la Chine pour 60 Airbus, une quarantaine d'A320 et 18 A330. Ainsi, le rééquilibrage de la balance commerciale de la France avec la Chine serait assuré, si l'intention était totalement confirmée. 
Or, Airbus est une filiale d'EADS à 100% mais EADS est une société anonyme de droit néerlandais, non pas seulement française, bien que son président du conseil d’administration soit Arnaud Lagardère, mais européenne, France, Royaume-Uni, Espagne et Allemagne. 
Par cette cession, le gouvernement socialo-écolo affaiblit ainsi la position de la France au sein d'EADS. 



lundi 18 mars 2013

Airbus A320: Hollande tire à lui la couverture franco-allemande

Hollande tire gloire d'une commande indonésienne de 234 Airbus

Le constructeur aéronautique européen Airbus a signé auprès de la compagnie indonésienne à bas coûts Lion Air



Le coucou de l'Elysée
qui voulait se faire
aussi gros que le lion

La commande record de lundi porte sur 234 mono-couloirs de la famille A320  
pour un montant évalué à 18,4 milliards d'euros, détournant de l'américain Boeing l'un de ses clients traditionnels.


La commande se décline en 109 A320neo (version remotorisée du A320, assemblé à Blagnac près de Toulouse) et 65 A321neo - version remotorisée du monocouloir - ainsi que 60 A320, assemblés à Hambourg) dans leur version classique, lit-on dans des communiqués de l'Elysée et d'Airbus.

Le président
Hollande a instrumentalisé ce contrat européen en invitant les parties à signer à l'Elysée en présence de Fabrice Brégier, président exécutif d'Airbus, filiale d'EADS.

Il a mentionné le succès du partenariat stratégique conclu entre la France et l'Indonésie en 2011, grâce à l'action du  président Sarkozy qui en octobre 2011 s'est rendu au sommet de l'Association des pays de l'Asie du Sud-Est (Asean) en Indonésie, pays émergeant. En juillet 2011, la visite du premier ministre, François Fillon, à Jakarta visait à doubler nos échanges avec l'Indonésie. "Airbus, grâce à ce contrat, va pouvoir créer 5.000 emplois pendant 10 ans", s'est enorgueilli le coucou de l'Elysée en quête de succès, fusse en s'attribuant le mérite des efforts entrepris par la droite. 


Airbus affiche un carnet de commandes de quatre années de production, a souligné le nouveau président de la République.
"Vos deux groupes Lion Air et Airbus ont décidé par ce contrat de s'unir dans la plus belle des réussites et je ne doute pas qu'il y aura d'autres étapes pour ce partenariat", a-t-il dit à Fabrice Brégier et Rusdi Kirana, cofondateur et PDG de la compagnie indonésienne. "Nous pouvons faire mieux et davantage, il n'y a aucune limite", selon lui.

Hollande rebondit sur le succès de Sarkozy

"Les grands contrats d'Airbus, c'est un exemple pour notre économie", a également souligné François Hollande touchant les dividendes de l'action gouvernementale qu'il a dénigrée pendant cinq ans dans l'opposition. "Vous avez fait ici la preuve qu'il ne suffisait pas d'avoir des matériels au plus haut niveau technologique, il fallait être capable de les vendre."

La commande d'Airbus supplante celle passée en février 2012 par Lion Air avec Boeing pour 230 appareils : 201 737 MAX et 29 737-900 ER de prochaine génération d'une valeur estimée à 22,4 milliards de dollars (17,3 milliards d'euros).

Mais les montants des contrats sont purement indicatifs et illusoires
D'importants rabais sont consentis par les EADS, comme Boing, lors de grosses commandes.
La demande d'avions reste soutenue, les compagnies aériennes et les loueurs cherchant à moderniser leurs flottes afin de réduire leurs coûts en carburant, tandis que la croissance du trafic se poursuit à un rythme soutenu dans les pays émergents. 
La semaine dernière, les deux constructeurs rivaux ont totalisé 35 milliards de dollars de commandes, un nouveau signe de la vigueur du transport aérien.
La compagnie aérienne allemande Lufthansa a commandé 102 appareils à Airbus et à Boeing, tandis que Turkish Airlines 82 Airbus et l'irlandaise Ryanair a prévu de signer pour près de 200 Boeing.

Cette incursion d'Airbus sur les terres de Boeing devrait relancer la concurrence pour les parts de marché que se livrent les deux avionneurs ainsi que la lutte régionale pour la place de numéro un entre Lion Air, seconde compagnie aérienne en Asie avec plus de 25 millions de passagers, suivie par AirAsia, la compagnie à bas coût de l'homme d'affaires malaisien Tony Fernandes.

Rusdi Kirana a précisé qu'il utiliserait les appareils commandés ce lundi pour lancer des compagnies dans la région Asie-Pacifique.


Le montage des Airbus commandés se fera en ...Indonésie



Un transfert de technologie sur lequel Hollande ne s'étend pas
Si près de six mois de production seront dédiés à Lion Air, pendant plusieurs plusieurs années, les heures d'assemblage ne seront pas assurées par les salariés français, mais en Indonésie, quatrième pays le plus peuplé de la planète.

Hollande a également occulté un étrange paradoxe 
L'avionneur européen a signé une commande faramineuse d'autant plus remarquable que, outre que ses comptes sont dénoncés comme opaques, la compagnie indonésienne est bannie de l'espace aérien américain et ...européen.

La signature en grandes pompes intervient
sur fond de sondages en berne pour l’exécutif et alors que les mauvaises nouvelles se sont multipliées sur le front de l’emploi depuis plusieurs mois, avec un chômage qui a dépassé les 10% d’actifs, rien que pour la France métropolitaine.