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mercredi 15 juillet 2015

Varoufakis révèle la soumission de Sapin à Merkel

Le soutien de la France à la Grèce n'était qu'hypocrisie

Varoufakis dénonce le double jeu des socialistes français

Les simagrées de Sapin
n'ont pas trompé Varoufakis
Dans le magazine britannique New Statesman, intello de gauche, le bouillant idéologue Yanis Varoufakis accuse le groupe des ministres des Finances de la zone euro de se laisser totalement dominer par l'Allemand Wolfgang Schäuble.
Lundi 13, l'ancien ministre des Finances grec avait reproché à Michel Sapin de toujours se ranger à l'avis de son homologue allemand au cours des négociations de l'Eurogroupe, des négociations que cet homme entier n'a pas cherché à mener à son terme, préférant démissionner au lendemain de la victoire du non au référendum.

Le double jeu des socialistes Français a irrité le motard grec 
Varoufakis stigmatise singulièrement Michel Sapin: bien qu'étant le seul à émettre "une tonalité différente de la ligne allemande", il finissait toujours par se ranger à l'avis de Berlin. 

Interrogé sur son ancien homologue, Michou-les-chaussettes-roses a ironisé

"Je redirai, comme M. Tsipras : il a de la gueule, mais il n'est pas forcément un fin politique, ce Yanis Varoufakis", a asséné
Michou, piqué au vif et agressif dans la riposte, sans répondre sur le fond.
Avant de faire sa méchante au micro de RMC en émettant un avis subjectif : "Et malheureusement, il est un peu responsable de là où s'est trouvée la Grèce dans les négociations." "Si les négociations s'étaient nouées de manière plus positive, plus confiante, dès le mois de mars ou dès le mois d'avril, je pense que ça n'aurait pas été aussi brutal pour la Grèce", a-t-il polémiqué avec des "si" et admettant que le compromis dont se flattent Hollande et Valls n'est rien d'autre qu'un plan drastique d'austérité.

Alexis Tsipras a toutes les qualités
A l'inverse, Sapin, l'ex-ministre du Travail qui  regardait monter la courbe du chômage en annonçant sa baisse imminente, a tressé des lauriers à Alexis Tsipras, "un bon politique au bon sens du terme : il recherche à un moment donné, quand la voie est extrêmement étroite et difficile, l'intérêt général de son peuple. Je crois qu'il l'a trouvé, en l'occurrence en signant cet accord extrêmement dur, extrêmement difficile, mais qui est l'accord qui lui permet de sauver la Grèce,"  a-t-il fantasmé. 
Rien ne prouve en l'état que -pour garder la Grèce dans l'euro, à n'importe quel prix- les Européens ont réussi lundi à trouver les moyens d'obtenir de la Grèce qu'après huit plans domestiques sans effets elle assume enfin ses erreurs passées, se renfloue, rembourse les deux précédentes aides internationales successives jusqu'ici versées en pure perte depuis 2010 et s'impose les sacrifices nécessaires.

Mardi soir, le Premier ministre grec, Tsipras, a reconnu qu'il a signé un texte auquel il ne croit pas forcément

Après un appel à voter non à son référendum surprise, le chef de gouvernement grec d'extrême gauche  a mis de l'eau dans son ouzo "pour éviter un désastre au pays".

L'ex-président de Syriza ne brandit plus la menace d'une sortie de l'euro. Désormais, il admet même que les conséquences seraient incalculables
Dans ce climat de désillusion, Sapin, Valls et Hollande ne cessent de se féliciter entre eux d'un compromis mortifère pour la Grèce et pesant pour les peuples de la zone euro.

lundi 13 juillet 2015

Grèce: Fillon dénonce le "trouble jeu" de Hollande

Fillon dénonce la stratégie dU retardement de Hollande


Le président français a empêché qu'une solution rapide soit trouvée sur la Grèce,

L'ancien Premier ministre François Fillon estime que le président français a empêché qu'une solution rapide soit trouvée sur la Grèce en jouant un « trouble jeu ».estime l'ancien Premier ministre dans une tribune publiée dans le Journal du dimanche.

"Une solution aurait peut-être été possible plus tôt, si vous n'aviez pas joué les trublions

"Rigoureux en compagnie d'Angela Merkel, complaisant en coulisses avec Alexis Tsipras", décrypte le candidat à la primaire des Républicains pour la présidentielle de 2017"
"Votre activisme pour sauver Athènes éclipse temporairement nos propres échecs économiques, sociaux et financiers." 

"La France n'est pas à l'abri d'une faillite, comme le montre la "tragédie grecque"
"Il est insupportable de voir la France glisser hors de l'Histoire et perdre la maîtrise de son destin alors qu'elle dispose de tous les atouts pour jouer un rôle majeur au XXIe siècle", poursuit l'ancien Premier ministre, appelant François Hollande à "oublier" l'échéance de 2017. 

"Pour la croissance et l'emploi, tout n'a pas été tenté. 
Déverrouillez la France de ses 35 heures, refondez le code du travail, modernisez l'État, revalorisez la voie de l'apprentissage en concentrant les moyens aujourd'hui dispersés dans les emplois aidés", exhorte-t-il.

mardi 14 octobre 2014

Assurance chômage : le double langage d'un gouvernement de truqueurs

Dr Jekyll and Mr Hyde, les duettistes socialistes au pouvoir schizophrène

M. Valls et E. Macron remettent sur la table le sujet de la refonte du régime d'assurance chômage
Mais le pouvoir socialiste a tout faux, après avoir consciemment pris des mesures insuffisantes au printemps lors de la renégociation de la convention et après avoir cédé aux intermittents du spectacle en prorogeant leur dérogation en juin.

La polémique sur une possible réforme de l'assurance chômage ne cesse d'enfler. Une semaine après que Manuel Valls a allumé la mèche en affirmant (depuis l'étranger, à Londres) que la France a fait le choix d'un chômage de masse généreusement indemnisé, chaque jour passe avec son lot de commentaires et avis contradictoires. Ils viennent de droite avec Alain Juppé et de gauche avec Thierry Lepaon. 
"Nous avons un système qui maintient pendant deux ans une indemnisation à un niveau élevé, a déploré le maire de Bordeaux, candidat à la primaire UMP en 2016. La question se pose de savoir (que faire) pour inciter ceux qui ne cherchent pas forcément du travail -et on sait qu'il y en a une proportion parmi les demandeurs d'emplois- à retourner sur le marché du travail". 
Quant au patron de la CGT, il a fustigé dans Le Parisien les règles en vigueur qui font que "la France est l'un des rares pays où seulement un chômeur sur deux est indemnisé".

Un puits sans fond

Le pouvoir socialiste a le don d'ajouter du malaise à l'austérité. Le régime d'assurance chômage accuse en effet un déficit de 4 milliards d'euros depuis le début de la crise et sa dette frôlera les 25 milliards à la fin 2015. Un puits sans fond… La dernière convention négociée au printemps par le patronat et les syndicats réformistes prévoit de réaliser quelque 400 millions d'euros par an (en année pleine) d'économies, en rognant ici ou là sur quelques postes de dépenses mais sans toucher aux fondamentaux du système et tout en creusant les déficits par ailleurs, en créant, par exemple, toujours des postes dans l'Education nationale.

Les arbitrages de l'Elysée peuvent-ils continuer d'ignorer les faits? C'est la responsabilité du pouvoir socialiste aux affaires depuis plus de deux longues années de prendre la mesure des dégâts causés par le détricotage des mesures prises par la droite et les zigzags de la "ligne" du gouvernement de gauche, que l'idéologie conduit aux errements et aux blocages. Surtout que les déficits cumulés de l'UNEDIC comptent dans le calcul de la dette qui vient de dépasser 95 % du PIB. Manuel Valls, Emmanuel Macron et consorts n'ont donc pas d'autre alternative que de mettre  face à leurs responsabilités les syndicats, qui cogèrent le régime d'assurance chômage et en définissent les termes. La nécessité s'impose de remettre "le moment venu" les pendules à l'heure. Toute la  polémique porte sur l'urgence et ...l'idéologie !

La stratégie politique est préjudiciable à l'économie

Or, Matignon et l'Elysée sont divisés
Ils ne tiennent pas le même langage, le meilleur moyen d'avoir toujours raison auprès de l'opinion et de garder entre-baillée la lucarne du dialogue social. Sauf que la fracture avec le pays se creuse alors que les fissures s'élargissent avec l'extrême gauche, l'aile gauche du PS et maintenant les Radicaux de gauche. Quel discours faut-il entendre, celui d'avant l'été, lors de la renégociation a minima de la convention, ou celui de l'automne, qui vise à casser la baraque syndicale? Faut-il attendre celui de l'hiver ?

Les "partenaires" sociaux n'ont eu de cesse de critiquer les envolées réformatrices du MEDEF qui prônait plus de rigueur et de fermeté envers déficit du régime. Et réaliser encore plus d'économies (au moins 1 milliard par an) que celles actées dans la dernière convention.

Pis, le pouvoir socialiste joue un double-jeu gravement préjudiciable à la communauté, comme à sa crédibilité européenne. Tout en appelant à une refonte du système d'indemnisation chômage pour inciter les demandeurs d'emploi à reprendre plus rapidement un emploi, les faux-cul du gouvernement ont publié ce mardi un décret pour proroger sans date de fin, c'est-à-dire au moins jusqu'en 2016, au terme de la dite convention, la dérogation accordée en juin aux intermittents du spectacle, d'après les informations du quotidien L'Opinion . Et ce, pour des raisons électoralistes totalement anti-économiques.
Avant l'été, le temps que la concertation avec leurs représentants se tienne, le soi-disant homme fort de Matignon avait en effet décidé de faire supporter par l'État, c'est-à-dire le contribuable, le nouveau différé d'indemnisation des artistes et techniciens du spectacle. Un cadeau évalué à 100 millions par an, sans disposer du premier euro) qui a permis de limiter la casse dans les festivals de l'été, et alors que les partenaires sociaux étaient pourtant tombés d'accord pour mettre à contribution les intermittents dans la réduction de leur déficit qui atteint chaque année un milliard d'euros. Avec la complicité de la CFDT.
Ce cadeau n'est qu'un exemple des contradictions du pouvoir, singulièrement lorsqu'il appelle l'ensemble des parties prenantes au régime à la responsabilité.

mercredi 12 février 2014

Plus d'un Français sur trois a dédiabolisé le FN

Les dommages d'une presse partisane contre-productive

Le PS est-il en train de gagner son pari machiavélique ?


La majorité présidentielle est tellement impopulaire que toute attaque contre l'extrême droite renforce le FN 
Plus d'un tiers des Français (34%) assume son adhésion "aux idées du Front national", un chiffre en constante hausse, selon le baromètre d'image du FN réalisé par TNS Sofres pour Le Monde, France Info et Canal+". Tous les organes de presse commanditaires du sondage sont ...socialistes ! 
A l'inverse, ils sont près de six sur dix (59%) à ne pas adhérer aux idées du FN, selon cette étude, rendue publique mercredi et réalisée chaque année depuis 1984.
"C'est la première fois en 30 ans que ce baromètre existe que 34% des Français admettent soutenir les idées du Front national", explique Emmanuel Rivière, directeur de l'unité opinion de TNS-Sofres.

Cette progression de l'image du Front national se fait principalement chez les ouvriers et les jeunes, priorités de Hollande.
Pour la première catégorie, c'est la première fois que les idées du FN deviennent majoritaires. "Pour la jeunesse, c'est une partie qui souscrit aux idées du parti. Une jeunesse la plus fragilisée et sans doute la moins diplômée (...) en perte de maîtrise sur son propre destin", ajoute Emmanuel Rivière, journaliste du service public de France Info, mais condescendant  envers la jeunesse peu cultivée, notammentdans les quartiers.

L'enquête montre l'échec de la stratégie de diabolisation engagée par la presse aux ordres

Antifa, à Rennes,
le  9 février 2014
La consigne est de beaucoup exposer Marine Le Pen et celle-ci ne se plaint d'ailleurs plus guère d'être zappée par les media. 
Dans le même temps où ils lui accordent plus de place, les "décrypteurs" font mine de dénoncer sa rupture avec l'ancienne idéologie du parti et un lissage des positions radicales qu'ils acceptent de l'extrême gauche, notamment anarcho-révolutionnaire, dont les manifestations violentes se multiplient dans la rue. Les citoyens français ont observé que plus Valls  voit partout des "factieux", moins ils sont en fait répréhensibles, y compris à la marge. Le ministre de l'Intérieur a dû rétropédaler: après avoir stigmatisé les "forces sombres" de l'opposition de droite, il a admis que le dernier rasemblement de la droite déterminée s'était bien passé. En revanche, le ministre de l'Intérieur n'a pas encore sauté le pas et vilipendé les forces "noires et rouges" qui amalgament PS et FN... La presse s'inquiète néanmoins que le FN s'approprie les nouvelles thématiques sociales et économiques, comme par exemple ceux de l'emploi ou de la laïcité, abandonnés par la majorité socialo-écolo au profit du sociétal et dont le Front national a fait l'un de ses chevaux de bataille.

Les choix politiques de Hollande pourraient profiter au FN lors des prochaines élections, municipales ou européennes. Là aussi, il progresse avec 35% des sondés, soit quatre points de plus qu'il y a un an.

Le niveau d'adhésion n'a cessé toutefois de croître ces dernières années  

40% des personnes interrogées la trouvent "sympathique et chaleureuse""honnête, inspirant confiance", et pensent qu'elle a de "nouvelles idées pour résoudre les problèmes de la France", précise l'enquête.
La part des sondés qui n'adhèrent "ni aux critiques ni aux solutions de Marine Le Pen" recule de trois points par rapport à 2013, mais reste prépondérante à 43%. Elles sont 14% (+2 points) à adhérer aux "critiques et solutions" et 35% (=) à souscrire seulement aux critiques formulées par Mme Le Pen, sans approuver ses solutions.

L'image de la présidente du FN recueille de plus en plus d'opinions favorables
L'image de Marine Le Pen s'améliore d'ailleurs de façon générale
Le niveau d'adhésion était de 22% en 2011, lors de la prise de fonction de Marine Le Pen à la tête du parti. Il a atteint 31% en 2012 et 32% en 2013.
Ils sont 58% qui jugent qu'elle est "capable de rassembler au-delà de son camp" (+5), 56% qu'elle "comprend les problèmes quotidiens des Français" (+7) et 40% qu'elle "a de nouvelles idées pour résoudre les problèmes de la France" (+5).
Pour 46%, Marine Le Pen est "plutôt la représentante d'une droite patriote attachée aux valeurs traditionnelles" ("2), contre 43% qui la rattachent à "une extrême droite nationaliste et xénophobe".

Pour 54%, le FN reste un parti protestataire 
Il pourrait participer à un gouvernement pour 35% des personnes interrogées.
Deux points clés du programme du FN sont cependant rejetés à une très large majorité : la sortie de l'euro (64% y sont opposés contre 29%) et la préférence nationale en matière d'emploi (72% la rejettent contre 24%).
Mais c'était avant la votation suisse favorable à un contrôle de l'immigration
Sondage réalisé du 30 janvier au 3 février auprès d'un échantillon représentatif de 1.021 personnes interrogées en face à face, selon la méthode des quotas.

dimanche 1 décembre 2013

Municipales 2014: Manuel Valls, candidat à Evry

Est-il vraiment sur le départ ?

Manuel Valls n’entend pas lâcher Evry (Essonne). 

Un montage transparent
Le ministre de l’Intérieur sera en effet candidat lors des élections municipales de mars prochain dans la ville qu’il a dirigée entre 2001 et 2012, avant de rejoindre la place Beauvau. "Je lui ai proposé d’être numéro trois et il a accepté", raconte le socialiste Francis Chouat, l’actuel maire d’Evry qui mènera la liste.

Le non cumul des mandats oblige à des tours de passe-passe

En cas d’élection, Manuel Valls ne sera pas maire-adjoint de la ville où il estest toujours officiellement domicilié. 
En revanche, "je souhaite rester conseiller municipal", précise le ministre qui devrait s’investir dans la campagne. Ce qui lui permettrait de se faire ré-élire maire.

Simagrée de plus: la liste devra être soumise au vote des militants prévu début janvier... 
Un "grand" meeting de lancement sera ensuite organisé à la mi-janvier en présence de Manuel Valls, alors que les dés sont pipés d'avance. 

Il rejoint ainsi la liste des ministres candidats aux élections municipales qui comprend déjà Guillaume Garot à Laval, sur un strapontin éjectable à l'Agroalimentaire. 
Liste qui pourrait s’allonger avec la candidature de Frédéric Cuvillier (Transports) à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).
Sans compter Vincent Peillon qui aimerait se débarrasser de l'Education nationale, si ce n'est la FSU qui le renvoi à Bruxelles. Mais S. Le Foll aussi est considéré comme une véritable catastrophe, mais ils sont légion au "Ayrault Blues club": Y. Benguigui ou George Pau-Langevin (Paris) et puis Pascal Canfin (ex-député européen), ou encore Michèle Delaunay (Bordeaux), Sylvia Pinel (Tarn-et-Garonne)François Lamy (Esszonne), etc, etc, etc... 

mercredi 5 juin 2013

Encore et toujours des Rom dispersés par la maire de Lille

Les associations entretiennent-elles les flux ?

Nouvelle dispersion d'un camp de Rom mercredi
Le collectif Solidarité Rom et Gens du voyage de Lille-métropole rassemble la Fondation Abbé Pierre, le Cimade et Pastorale des migrants, CCFD Terre solidaire, les Verts, LDH, ATDQM et plusieurs représentants du  Conseil régional

Quelque 200 policiers, dont deux compagnies de CRS, s'étaient déplacées vers 6 heures du matin pour évacuer ce camp occupé à l'origine par 200 personnes, Les associations de soutien à la communauté rom ont-elles fuité ?
Ce matin, il ne restait plus qu'environ 60 Rom. 
Le juge des référés administratifs, saisi par la ville, avait enjoint les Rom installés depuis juin 2011 sur la plaine Winston-Churchill de quitter d'eux-mêmes, avant le 30 avril, ce terrain qui jouxte la voie express autour de Lille.

Le père Arthur avait ressorti sa soutane
Ce prêtre lillois n'est pas le moins du monde traditionnaliste, mais il est un homme des media et mercredi était un grand jour, celui d'afficher ses positions militantes sur le camp. "Aujourd'hui, j'ai l'impression que ça va mal, donc il faut des responsables et ce sont les Roms", a-t-il estimé en des termes que ne renierait pas Mélenchon. "Ils vont partir ? Pour aller où ?" a-t-il interrogé, affirmant que la majorité des enfants du camp étaient scolarisés. Un appel à RESF ?

Le double jeu de la maire de Lille 

Nous sommes tous stigmatisés
Une politique de sédentarisation obligée
Si les familles ne quittent pas le terrain, l'ordonnance prévoit la possibilité d'une expulsion, si besoin avec le concours de la force publique. La ville de Lille avait assuré qu'elle ne mettrait pas à exécution l'ordonnance d'expulsion avant qu'une solution de relogement - prioritaire - ne soit trouvée par la préfecture du Nord, donc le camarade M. Valls. Et très accessoirement C. Duflot, car nul ne sait vraiment au gouvernement à quoi elle s'occupe au ministère du Logement. 

Madame Aubry, épouse Brochen, avocat, par la voix de son avocate, avait brandi un "danger immédiat" pour ces Rom, installés depuis juin 2011 dans des cabanes, sans eau courante ni toilettes, avec un seul groupe électrogène. Me Myriam Traverse avait rappelé que neuf cabanes avaient brûlé en janvier dernier et que le terrain avait été inondé en décembre 2012. Elle avait également évoqué les risques d'accident liés à la proximité d'une voie rapide.

Environ 2 600 Roms sont installés dans une quarantaine de campements dans la région lilloise. 
La maire de Lille semble les attirer.  Et la présidente de Lille Métropole, Martine Aubry, insiste d'ailleurs pour que l'ensemble du territoire soit aussi accueillant qu'elle. Ainsi réclame-t-ele depuis des mois que l'État assure une meilleure répartition des communautés rom à l'échelle nationale   pour alléger le fardeau de l'agglomération et prenne en même temps des mesures permettant leur hébergement dans des conditions décentes.

Le reliquat trouvé sur son camp insalubre correspond-il à la proportion de 
Rom d'origine roumaine et bulgare désireuse d'abandonner leur mode ancestral de vie itinérante ?
Martine Brochen-Aubry parviendra-t-elle à les fixer en France ?

mardi 12 février 2013

Valls envoie la police face aux salariés de Goodyear

Autant de police que de salariés Goodyear rassemblés devant le siège à Rueil-Malmaison
Plusieurs centaines de manifestants étaient rassemblés mardi matin

Valls a déployé un épais cordon de police devant le siège Goodyear France à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) où doit s'ouvrir un comité d'entreprise extraordinaire, qualifié de "très important par un porte-parole de la direction .

Les syndicats négocient les indemnités de licenciement

Alors que, le 1er février, le gouvernement annonçait qu'il faisait tout pour retenir Titan, le repreneur potentiel de l'usine Goodyear  a annoncé ce mardi 12 février qu'il ne reviendrait à la table des négociations et Arnaud Montebourg est "à la recherche active d'une solution alternative".
L'usine Goodyear d'Amiens-Nord et ses 1.173 postes voient grandir la menace.

Le CCE du jour doit porter notamment sur les mesures d'accompagnement dans le cadre de ce projet de fermeture" et sur "le contexte économique", selon un porte-parole de la direction.
"On commence à donner des orientations sur les mesures d'accompagnement, on rentre dans le concret", a confirmé le porte-parole, précisant qu'était également au menu "le choix d'un expert comptable par le CCE".

La CGT a rameuté les salariés Sanofi, ArcelorMittal, PSA  


Les travailleurs des entreprises touchées par des plans sociaux étaient appelés à se rassembler devant le siège de Goodyear. 

Les premiers manifestants venus dès l'aube par un temps gris et froid ont été rejoints vers 09H00 par quelque 750 salariés de l'usine Goodyear d'Amiens Nord.

Un important dispositif policier en contrôlaient les abords. 

Pourtant, à Rueil ce mardi, la CGT qui tente une concentration des salariés de PSA, ArcelorMittal, Sanofi ou Candia, et qui avait convoqué ses jusqu'au-boutistes du distributeur de presse Presstalis (ex-NMPP) ou des membres du collectif Licenci'elles, qui fédère des employées des 3 Suisses, n'avait rassemblé qu'environ un millier de salariés, vers 9 heures, alors que les autorités attendaient 2000 à 3000 manifestants. 

La CGT met en cause le filtrage policier opéré.


Délégué CGT d'ArcelorMittal, Jean Mangin a expliqué s'attendre à tout
"Pousser des mecs à bout, ça c'est de la violence, les voyous ce n'est pas nous, ce sont les patrons de Goodyear, d'ArcelorMittal", a lancé Mickael Wamen (CGT). "On veut que notre action fasse boule de neige", a-t-il dit, avant de confier que les représentants syndicaux allaient rentrer "dans la salle du CCE avec la boule au ventre".
"A Strasbourg, on a été parqués comme des bêtes, menottés (...). On est venu pacifiquement montrer notre solidarité", a-t-il ajouté.

Jean-Pierre Mercier, délégué CGT du site PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), qui doit fermer en 2014, a appelé les salariés "à prendre une part active" à la manifestation de Rueil-Malmaison, alors que l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) doit fermer d'ici à 2014.


La CGT accusée de faire échouer les négociations


Bernard Thibault avait affirmé le 3 février que la CGT ne refuserait pas "un plan convenable" pour éviter la fermeture du site


La CFDT, proche du PS au pouvoir, accuse la CGT d'avoir fait capoter un plan de départs volontaires en 2012

Le 1er février, en marge d’un déplacement à Ermont-Eaubonne (Val-d'Oise), François Hollande avait admis que la CGT a fait en sorte au temps de la droite au pouvoir que "des occasions (aient) été perdues" l'an passé pour sauver l'usine et les emplois. Lien RMC

En réaction, la CGT a appelé le gouvernement à cesser de "pointer du doigt" des syndicalistes...

Michaël Wamen, élu CGT, s'est étonné des déclarations du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, qui s'est inquiété des risques "d'implosion ou d'explosions sociales" et a dit vouloir éviter tout débordement. "Ce qui me surprend, c'est le comportement de Manuel Valls qui, aujourd'hui est en train de pointer du doigt des syndicalistes, des salariés qui se battent depuis cinq ans dans une entreprise", a déclaré le syndicaliste. "Il oublie simplement de dire que s'il n'y avait pas eu la CGT chez Goodyear, cette entreprise n'existerait plus".

La CGT ne laisse aucun doute sur sa volonté de politisation des plans sociaux

L'élu CGT a appelé le gouvernement à faire "une politique de gauche, parce que, pour l'instant, ce que le gouvernement fait, c'est du sarkozisme". Il a également dénoncé "la radicalisation du Medef".

Il a souhaité que Manuel Valls "demande aux forces de l'ordre de respecter les salariés et d'arrêter de provoquer". "S'il cherche des coupables et des voyous, il n'a qu'à regarder dans notre dos demain, il y aura écrit 'Goodyear, patron voyou', c'est la vérité. 'Peugeot, patron voyou', c'est la vérité", a ajouté l'élu CGT. "Le bien le plus précieux des salariés chez Goodyear, c'est leur outil de travail", a-t-il souligné, affirmant qu'il appelait les salariés "au calme".


On pouvait en outre voir une pancarte du PCF disant "Merci aux salariés de Goodyear qui se battent pour l'emploi industriel". 

L'absence de cohérence dans la "gouvernance" socialo-écolo va-elle conduire le pays au chaos ?



mardi 15 novembre 2011

La double-vie de D.Strauss-Kahn que la gauche nous a cachée

Où en sont l'omerta de la gauche et l'auto-censure des media complices

Le magazine L'Express fait de l'information

Ni Mediapart ni Slate n'a eu de révélations à faire sur l'individu
Libération et Le Monde n'avaient pas matière à décryptage !

Mais L'Express
s'alarme: "
Jusqu'où ira "l'affaire du Carlton " ?

"
Les témoignages et les écoutes auxquels L'Express a eu accès révèlent en tout cas l'incroyable agenda 2009-2011 de l'ex-patron du FMI. Où se mêlent, entre ses obligations publiques, des rendez-vous privés avec ses amis lillois et leur escorte de "filles" tarifées.
L'"affaire du Carlton" a basculé dans une autre dimension. Parties d'une sombre histoire de prostitution mêlant notables lillois et filles de joie, les investigations de trois juges, épaulés par la police judiciaire, révèlent un scandale inédit en France, à la confluence des "réseaux francs-maçons, libertins et politiques", selon les termes des magistrats dans une ordonnance. Même les frasques de certains élus de la IVe République paraissent fades en comparaison du système d'approvisionnement en call-girls mis en place pour satisfaire l'ex-patron du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn.

Selon les témoignages recoupés, les écoutes et autres textos dont L'Express a eu connaissance, ces parties fines n'avaient rien à envier aux "bunga bunga" italiennes de Silvio Berlusconi. Sous couvert de soirées libertines, un groupe, composé notamment d'un policier de haut rang et de deux entrepreneurs, a reconnu avoir "importé" des prostituées sorties des "maisons de débauche" belges.

Mounia, Béa, Jade et les autres ont détaillé, devant les enquêteurs, le comportement sexuel de DSK, jetant parfois un éclairage cru sur ses relations avec les femmes. De ces rencontres, elles conservent des souvenirs contrastés. L'une d'elles décrit un "homme attentionné", quand une autre dénonce sa brutalité. Ce dernier témoignage pourrait fragiliser sa situation aux Etats-Unis, où Nafissatou Diallo, la femme de chambre du Sofitel de New York qui l'accuse de viol, le poursuit toujours devant la justice civile après avoir été déboutée au pénal.

Auparavant, l'ex-leader socialiste devra honorer un autre rendez-vous judiciaire, à Lille, où les enquêteurs veulent l'entendre. Lui-même a d'ailleurs demandé à s'expliquer pour mettre fin à ce que ses avocats, Mes Frédérique Baulieu et Henri Leclerc, assimilent à un "lynchage médiatique". Il reste à savoir s'il sera convoqué comme simple témoin (en France, les clients de prostituées ne sont pas poursuivis) ou s'il sera mis en examen pour proxénétisme, voire pour recel d'abus de biens sociaux, dans la mesure où les frais de ces soirées étaient pris en charge par diverses sociétés.

Une situation "malsaine" et "racoleuse"

Face aux révélations [extrêmement tardives] de la presse, Mes Frédérique Baulieu et Henri Leclerc, les avocats de Dominique Strauss-Kahn demandent, dans un communiqué rendu public le 11 novembre, à ce que leur client soit entendu au plus vite par les magistrats instructeurs.

"Dès le 9 octobre, lorsque son nom est apparu dans l'affaire dite du Carlton, Dominique Strauss-Kahn a déclaré qu'il demandait à être entendu le plus rapidement possible par les juges chargés de l'information judiciaire afin de mettre fin aux insinuations et extrapolations hasardeuses et malveillantes qui se répandaient.

Depuis un mois, il n'a pas été entendu. Pendant ce temps, un véritable lynchage médiatique n'a cessé de s'amplifier, alimenté par des informations puisées dans des procès-verbaux et des pièces du dossier communiqués en temps réel à la presse et d'évidence soigneusement sélectionnés avec partialité. Ces "révélations" ne peuvent avoir pour origine que certains de ceux qui ont accès immédiatement et par profession à la procédure.

Dans le même temps, on se refuse à interroger celui qui est ainsi mis en cause publiquement sans lui donner la possibilité de se défendre en étant exactement informé de ce dont on le soupçonnerait et dont certains l'accusent déjà. Une telle situation dont chacun peut percevoir à quel point elle est à la fois malsaine, racoleuse, et non dépourvue d'arrière-pensées politiques ne saurait perdurer.

Mis en cause par une campagne publique fondée sur une procédure judiciaire, Dominique Strauss-Kahn affirme à nouveau qu'il est prêt à s'expliquer, non devant un incertain tribunal de l'opinion, mais devant ceux qui conduisent l'enquête judiciaire et demande à nouveau à être entendu le plus rapidement possible"

Dans un deuxième communiqué, transmis à l'Agence France presse (AFP), le 14 novembre, les conseils de Dominique Strauss-Kahn annoncent leur intention de "saisir la justice" pour faire "cesser ou condamner" toute atteinte au "secret de l'instruction", à "la présomption d'innocence" et à leur "vie privée".

En attendant, cette enquête permet, par son extrême précision, de croiser l'agenda privé et les activités publiques de DSK. Au fil du temps, de 2009 à 2011, le scénario d'une étonnante double vie se dessine, soulignant l'inconséquence d'un homme politique surdoué mais gouverné par ses sens. Et finalement perdu par ses pulsions.

Février 2009 - Paris: Un incident à L'Aventure

En ce début d'année 2009, DSK est à Paris, où il doit participer au Forum mondial sur la concurrence, programmé par l'OCDE du 19 au 20 février. Profitant de ce séjour, il enchaîne les rendez-vous politiques et médiatiques. Ainsi, le 17 février, il est l'invité de France Inter, où l'humoriste Stéphane Guillon raille son appétit sexuel, ce qui provoque sa colère à l'antenne. Le même jour, L'Express révèle l'existence d'une lettre où Piroska Nagy, fonctionnaire hongroise du FMI avec laquelle il a eu une liaison, écrit: "Je crains que cet homme n'ait un problème qui, peut-être, le rend peu apte à diriger une organisation où travailleraient des femmes."

Le jeudi 19, après son discours à l'OCDE sur "les leçons de la crise pour la politique macroéconomique", DSK change d'auditoire: à l'heure du déjeuner, le voici à l'Aventure, un restaurant du quartier de la place de l'Etoile. Parmi les convives, nul économiste, mais quelques amis et leurs "accompagnatrices". Un militant socialiste du Pas-de-Calais, Fabrice Paszkowski, joue les entremetteurs. Patron d'une société de matériel médical, il connaît DSK depuis cinq ans. Ce jour-là, il est accompagné d'un ami, David Roquet, patron d'une société spécialisée dans la pose de revêtements routiers (Enrobés du Nord), et du commissaire divisionnaire, chef de la sûreté départementale à Lille, Jean-Christophe Lagarde. Le trio n'est pas venu seul: au moins deux prostituées, débarquées de Belgique, sont du voyage. Une salle fermée du restaurant protège les ébats des convives... Selon plusieurs témoignages, le patron du FMI se montre plutôt entreprenant, jusque dans les toilettes. Son attitude choque même l'une des jeunes femmes, Béa, la compagne d'un proxénète français installé en Belgique, Dominique Alderweireld, alias
"Dodo la Saumure" (lire son interview).

Mai 2009 - Vienne (Autriche) La tournée des "boîtes"

Le patron du FMI jongle avec son emploi du temps, il orchestre sa vie de "libertin" en fonction de ses obligations publiques. Il dispose pour cela d'une hot line, un téléphone portable fourni par Paszkowski. Les SMS retrouvés par la police trahissent un sens aigu de l'organisation. Ainsi, le 21 avril 2009, DSK écrit à son compère: "J'emmène une petite faire les boîtes de Vienne le jeudi 14 mai. Ça te dit de venir avec une demoiselle ?" De fait, DSK passe bien quarante-huit heures dans la capitale autrichienne. Au menu officiel: une très sérieuse conférence à la Banque centrale. A l'issue du séjour, il déclare à la presse: "Il n'y aura pas de reprise tant que les banques n'auront pas remis de l'ordre dans leurs affaires."

Janvier 2010 - Washington Les "copines" débarquent

Au début de 2010, les textos fusent par-delà l'Atlantique pour préparer l'arrivée d'une délégation d'un genre particulier. Le 7 janvier, DSK s'impatiente. Il demande par SMS à son ami Paszkowski: "Tu arrives et repars quand exactement? En dehors de la délégation, des copines?" Puis, le 23 janvier, à minuit: "Alors, qui auras-tu dans tes bagages?"

Suit cet échange: "Sylvie, toujours compliqué. Jade, Catherine, certain. Pour la petite nouvelle, elle a envie de te voir, mais en France dans un premier temps... Une soirée belge m'est aussi beaucoup demandée avec new couple."

Alors qu'il doit participer, deux jours plus tard, au Forum économique mondial de Davos (Suisse), le patron du FMI attend la petite troupe pour le 25 janvier. Au dernier moment, l'un des invités est privé de ce déplacement: à Paris, David Roquet est refoulé, faute de passeport valide.

Fabrice Paszkowski débarque, lui, avec une certaine Jade, présentée comme sa collaboratrice. Le commissaire Lagarde fait également partie du voyage, de même que Jacques Mellick, fils de l'ex-maire de Béthune (également prénommé Jacques) et membre de l'association A gauche, en Europe, à Lille. Pour le policier, le programme est clair: il s'agit d'un "voyage de travail" avec DSK, suivi d'une "soirée libertine".

La délégation loge dans "un hôtel magnifique, idéalement placé", le W, voisin de la Maison-Blanche. Mais Lagarde joue de déveine: il ne peut pas se joindre aux réjouissances. "Je n'ai pas participé, car j'avais mal au dos", avouera-t-il plus tard aux enquêteurs. Quant à "Jade", elle aurait passé la soirée avec le patron du FMI, avant de se faire photographier avec lui, le lendemain, dans son bureau.

Printemps 2010 - Paris "Petite soirée" au Murano

DSK a fait de l'hôtel Murano, situé près de la place de la République, l'épicentre de ses plaisirs parisiens. Ils sont parfois une douzaine à se presser dans ces "transports en commun", selon le bon mot d'un avocat. Devant les policiers qui l'entendent en octobre dernier, Mounia, l'une des prostituées lilloises, témoigne de ce qui s'est passé ce soir-là, à l'invitation de David Roquet : "[Ce dernier] m'a dit qu'il était un ami de DSK et, qu'avec lui, il avait prévu d'organiser une soirée dans un hôtel à Paris et qu'il fallait être très discret. Il m'a expliqué que l'on devait être quatre filles. Il y aurait un buffet et chacune des filles aurait une relation sexuelle avec DSK." D'habitude, dit-elle, ce genre de soirée est rémunéré 1500 euros.

Après une heure de TGV en compagnie de Roquet et de deux inconnus, Mounia débarque au Murano. "Après avoir bu un verre au bar, David m'a fait monter avec ses deux amis" dans un duplex avec piscine, où un buffet avait été dressé. "Puis il y a eu deux filles, une brune et une blonde, qui sont arrivées à l'appartement. Elles m'ont dit qu'elles venaient du nord de la France." Se présente une autre femme, apparemment d'origine algérienne. "DSK est arrivé, poursuit Mounia. Il est allé prendre une douche avec la Maghrébine. Ils sont ensuite revenus en peignoir. Nous avons mangé. Ensuite, j'ai eu des rapports sexuels complets avec DSK dans le duplex. Je me souviens qu'il s'agissait de rapports brutaux avec sodomie. Il ne m'a pas violentée, mais on sentait qu'il aimait les rapports de force. Pendant ce temps, il y a eu également des rapports avec les deux autres hommes, dont je ne connais pas le nom." Dans le taxi de retour vers la gare du Nord, peu avant 23 heures, David Roquet lui aurait remis une enveloppe contenant seulement 900 euros... Pour justifier la différence avec le tarif promis, il aurait argué, déçu, que c'était une "petite soirée".

Décembre 2010 - Washington Deux jolies "assistantes"

Au printemps 2010, David Roquet, dirigeant d'une filiale d'Eiffage, fait venir des prostituées lilloises à l'hôtel Murano, épicentre des plaisirs parisiens de DSK.

Le 14 décembre 2010, DSK effectue un voyage officiel au Mexique puis rentre à Washington, où l'attend un programme chargé, à commencer par la gestion de la crise grecque et l'attribution d'un prêt de 22,5 milliards d'euros à l'Irlande. Cette séquence officielle se double, en coulisses, de rendez-vous particuliers. Le 15 décembre, par un froid glacial (- 6°C), mais sous un beau soleil, se présente à Washington une joyeuse troupe française. Les inséparables Roquet, Paszkowski et Lagarde sont escortés par deux jeunes filles, yeux clairs et cheveux bouclés, Aurélie et Marion, présentées comme secrétaires de la société Enrobés du Nord. Avec eux, également, le supérieur du commissaire Lagarde, Jean-Claude Menault, patron de la sécurité publique du département du Nord.

Ce policier effectue discrètement le voyage afin d'évoquer les problèmes de sécurité avec le futur candidat du PS à la primaire. D'ailleurs, le lendemain, il a l'occasion d'aborder ce sujet lors d'un long déjeuner avec DSK. Mais, le soir, après le dîner, l'ambiance change du tout au tout. Dans leur chambre de l'hôtel W, les soi-disant assistantes se mettent à l'aise en présence des hommes. Selon Jean-Claude Lagarde, son supérieur, "gêné", est sorti quand elles ont commencé à se déshabiller: "Il a dit que ce n'était pas son truc." Sa présence au W, éventée par l'enquête, lui coûtera son poste: il prendra prochainement sa retraite.

2 février 2011 - Lille Une enquête pour proxénétisme

Ce jour-là, à Lille, est lancée une enquête préliminaire pour proxénétisme en bande organisée. "Selon plusieurs éléments recoupés", écrivent les policiers, un réseau s'active dans la région. Les enquêteurs visent notamment René Kojfer, personnage haut en couleur, responsable des relations publiques de l'hôtel Carlton. Ils épluchent les milliers de communications passées depuis son portable, ainsi que depuis celui de la call-girl Mounia (20 703 SMS émis et 10 763 reçus!). A ce stade, les policiers ignorent que leur enquête, ciblant des notables locaux (assureur, commerçant, avocat, conseiller municipal, fonctionnaires...), va les conduire à DSK.

Certaines filles proviennent des "maisons de débauche" belges tenues par le fameux Dodo la Saumure, surnommé ainsi en référence à la substance permettant de conserver... maquereaux et morues. Quand les policiers français demandent à leurs homologues belges des renseignements à son sujet, ceux-ci répondent que le réseau s'approvisionnerait notamment en Hongrie. Les enquêteurs belges reprochent aussi à Dodo de se prévaloir d'appuis dans leurs rangs, ce qui a pour effet, écrivent-ils dans leur rapport, "d'effrayer les filles [et] d'entamer la crédibilité des services de police auprès de ces dames". "Mon client, qui ne connaît pas M. Strauss-Kahn, n'a rien à voir avec l'affaire dite du Carlton", insiste aujourd'hui son avocat belge, Me Etienne Wery. "Il n'a d'ailleurs pas été entendu par la PJ française", ajoute son conseil parisien, Me Sorin Margulis.

Mai 2011 - Washington Dernière nuit au W

Le 11 mai, alors qu'en France la polémique enfle sur son train de vie, DSK reçoit ses amis lillois à Washington. Le lendemain, une soirée échangiste est organisée à l'hôtel W. Florence, une call-girl proche du commissaire Lagarde, y participe. Interrogée par les policiers, elle décrira DSK comme un homme "très attentionné avec les femmes", "jamais violent". Selon elle, le patron du FMI se serait plaint du "puritanisme hypocrite des Américains". C'est pourquoi, à l'entendre, il était "content de nous voir, nous, Français, qui assumons nos choix libertins". Ce jour-là, "Flo" sera défrayée entre 1000 et 2000 euros, en espèces. Le vendredi 13 mai, à midi, a lieu une ultime rencontre avec DSK. David Roquet, également présent, note la présence d'une Américaine, blonde, parlant français, car ayant fait ses études à Bruxelles. Le soir, les convives se quittent. DSK part pour le Sofitel de New York et sa fameuse suite 2806...

Mai 2011 - Lille Le choc de l'arrestation

Le dimanche 15 mai, le monde entier apprend l'arrestation du patron du FMI, accusé de viol par une employée du Sofitel. Dans les bordels belges aussi, c'est la stupeur. Dodo la Saumure, que L'Express a pu interroger par le biais de son avocat, Me Margulis, se souvient surtout de l'attitude de son ami Kojfer, le collaborateur du Carlton de Lille: "René Kojfer, sortant de grosses libations, m'a téléphoné. Il se vantait de pouvoir mettre tout en oeuvre pour faire libérer DSK à New York. J'ai répondu qu'il se mette au Vittel fraise, lui qui n'avait jamais réussi à faire sauter un seul PV!"

A la même époque, les policiers saisissent une autre conversation entre les deux hommes:

"(Dodo)
- T'as vu Strauss-Kahn?

(René)
- J'suis au courant. J'ai vu l'commissaire qui v'nait, Lagarde, parce que c'est son pote. Et y était à Washington avec lui.

- C'est pas étonnant. Tu sais, quand j'avais ramené les filles. Tu te souviens qu'il avait voulu b... Béa dans les toilettes?

- Ben, je sais, c'est un gros cochon..."

Un peu plus tard, René Kojfer appelle un autre ami, policier, prénommé Denis, un ancien de la brigade de répression du proxénétisme.

"(René)
- Dis-moi, il y a un gros coup à faire. J'ai deux filles qui témoigneraient contre DSK. L'avocat de Diallo, il cherche des témoins qui auraient été un peu bousculés.

(Denis, dubitatif)
- Ouais...

- Moi je pensais à Dodo. Les filles qu'il a ramenées. Il y a peut-être un gros coup à toucher. Qu'est-ce que t'en penses?

- Ouais. Après, il faut partir à l'étranger...

- Je vais lui faire un courrier comme quoi on est ok.

- Non, moi j'ai une carrière à faire!"

Interrogé par L'Express sur ce surprenant échange, Me Christophe Snyckerte, l'avocat de Kojfer, assure qu'il faut "prendre tout cela au second degré, comme une plaisanterie de garçon de bains". "Mon client n'a jamais été proxénète", assure-t-il.

Du côté des prostituées aussi, les nouvelles en provenance de New York suscitent bien des commentaires, ce 15 mai 2011. La PJ, qui enquête alors sur l'affaire lilloise, intercepte ainsi une conversation entre Béa, la compagne de Dodo, et une hôtesse d'un club belge, le Havana. Ce dialogue, digne de Michel Audiard, porte sur l'épisode de l'Aventure, en 2009.

"(L'hôtesse) J'ai regardé la télé. Ton copain Strauss-Kahn a été arrêté à New York [...] Et Dominique [Dodo], qu'est-ce qu'il a dit?

(Béa) Ben... On était dans la voiture quand on a entendu ça aux informations. J'ai dit que ça m'étonne pas avec qu'est-ce-qu'il avait fait dans les toilettes.

- Il l'avait fait avec toi dans les toilettes, hein?

- Non. Il m'a sauté dessus. Mais moi, j'ai pas couché avec lui. J'avais ramené une fille. Mais j'ai dit: ça m'étonnerait pas du tout. Mais c'est dommage pour lui, à un an des élections.

- Président, c'est fini. Il sera président... de la prison [rires]."

L'hôtel Carlton, à Lille, est le point de départ d'une enquête qui, à l'origine, ne visait pas DSK.

9 novembre 2011 - Le dossier reste à Lille

Depuis le mois d'octobre, le torchon brûle entre le parquet de Lille, favorable à un dépaysement du dossier, et les trois juges Stéphanie Ausbart, Mathieu Vignau et Ida Chafaï, spécialiste de la délinquance financière. Le 9 novembre, la Cour de cassation tranche: l'affaire continuera à être instruite dans le Nord. "Une victoire importante, qui va faire avancer l'enquête", selon Me Frank Berton, avocat du directeur du Carlton.

D'ores et déjà, les magistrats s'attaquent au volet financier de l'affaire. Ils ont établi que trois sociétés réglaient les bons plaisirs de DSK. Ainsi, pour le seul déplacement à Washington de décembre 2010, la société de Fabrice Paszkowski a pris à sa charge les billets d'avion et les chambres pour quatre personnes. Total: 11 888 euros. Quant à David Roquet, il passait la plupart de ces dépenses en notes de frais, inscrivant parfois "DSK" au dos des justificatifs pour sa société. Eiffage, la maison mère, aurait ainsi déboursé près de 50 000 euros entre 2009 et 2011. "Défaillance dans le contrôle des notes de frais", selon le responsable du groupe de construction. "Au mieux, Eiffage a un mauvais comptable, au pis, ils sont au courant, dénonce Me Eric Dupond-Moretti, l'avocat de Roquet. La vertu survient avec la certitude que DSK ne sera pas président."

Les amis "libertins" de DSK ont-ils agi par simple amitié ou dans l'espoir d'un retour sur investissement? En cas de victoire en 2012, la sex machine DSK aurait pu se transformer, pour certains, en "cash machine".


"Pleinement concentré sur son travail"

Certaines phrases anodines, prononcées avant les différentes affaires Strauss-Kahn, prennent aujourd'hui un relief particulier. Ainsi, le 12 mai dernier, alors que la presse s'interroge sur le calendrier politique de DSK et l'annonce de sa candidature à la présidentielle de 2012, une porte-parole du FMI, Caroline Atkinson, assure devant les médias qu'il est "pleinement concentré sur son travail" de directeur général de l'organisation. Depuis, l'enquête lilloise a permis d'établir que, ce même jour du printemps 2011, Dominique Strauss-Kahn a participé à une soirée échangiste avec des ami(e)s français dans une chambre de l'hôtel W, palace proche de la Maison-Blanche, à Washington.

P. B.

mardi 31 août 2010

Aubry expulse des Rom: Ouest France confirme son double langage

L'hypocrisie de Martine Aubry est une insulte aux Français


Ouest France dénonce le premier secrétaire du PS

Le quotidien titre:
Rom - L'évacuation du campement de Lille
demandée par Martine Aubry

Alors que la gauche tire à boulets rouges sur la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy, la droite, elle, ne manque pas de souligner les expulsions de campements roms demandées par des maires socialistes. C'est notamment le cas à Lille, comme l'a souligné ce matin, non sans malice, François Fillon, et ce que confirme Brice Hortefeux cet après-midi. Ce dernier assure même que Martine Aubry, première secrétaire du PS et maire de Lille, aurait pu à tout moment stopper cette évacuation.

« Cette opération a été lancée à la demande express de Martine Aubry. (Elle) aurait pu être arrêtée à tout moment si elle l'avait souhaité ». Aujourd'hui, en conférence de presse, Brice Hortefeux n'a pas manqué d'adresser une pique à Martine Aubry. Selon le ministre, les évacuations de camps de Roms reposent sur une décision de justice et sont sollicitées par les élus eux-mêmes. Il indique même que l'actuelle maire de Lille aurait pu stopper l'évacuation « jusqu'à jeudi dernier ». « Or, il n'en a rien été », a-t-il souligné.

En tenant ces propos, Brice Hortefeux avait en tête l'évacuation du camp de Roms de Villeneuve-d'Ascq, commune située sur la communauté urbaine présidée par la première secrétaire du PS.
Lire aussi PaSiDupes sur E. Besson qui démasqua la politique locale du premier secrétaire PS

Fillon aussi

«La première secrétaire du PS a donc fait procéder» à l'évacuation «d'un campement protégé par le père Arthur, connu pour avoir espéré la mort du président de la République»», ajoute le ministre de l'intérieur.
Lire PaSiDupes sur la réaction sereine et ferme de F. Fillon

Le Premier ministre François Fillon avait déjà noté cela ce midi. Martine Aubry lui avait alors répondu qu'évacuer un terrain n'était pas la même chose qu'expulser par «charters entiers» qualifiant François Fillon [le Premier ministre !] de «VRP» de la politique de Nicolas Sarkozy. [respect évident de la personne comme de la fonction en des termes sans vulgarité aucune...
Lire un article précédent sur la grossièreté de la Ch'tite Aubry -lien 1 - , qui stimule et valide ainsi les insultes de Mélenchon -lien2 ]

La numéro un du PS répondait quasiment instantanément au Premier ministre qui l'a accusée d'avoir demandé en juillet des évacuations de Roms en tant que présidente de la communauté urbaine de Lille.

La majorité conteste les termes et la réalité de "charters" entiers ou non.
ENTENDRE le compte-rendu de 24heuresactu

Hypocrisie : Martine Aubry expulse les Roms de Lille !
envoyé par thony911

Cette video est la bienvenue pour tenter de convaincre les inconditionnels béats du PS, intoxiqués par les media impertinents à l'encontre de la majorité, mais bernés par la désinformation éhontée de l'opposition hypocrite, mais ... vertueuse !