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samedi 28 janvier 2017

Myriam El Khomri ne "minimise" pas l'ampleur des récents plans sociaux

Les "plans sociaux" sont simplement convertis en "plans de sauvegarde de l'emploi"

La gauche sociale se flatte d'une baisse de 12% des plans sociaux

Les "plans de sauvegarde de l'emploi", c'est comme les plans sociaux d'antan, dans certains cas, mais pas dans d'autres... Et la rhétorique en plus. 

Le nombre de plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) en France a baissé de 12% entre 2015 et 2016, a annoncé jeudi la ministre du Travail, Myriam El Khomri, sans vouloir "minimiser l'ampleur" des récents plans sociaux. "Qu'il n'y ait aucun malentendu. Je ne veux absolument pas minimiser l'ampleur" des derniers plans de restructuration, comme celui du groupe Vivarte, "ni minimiser la souffrance de ces salariés", "mais je veux dire ici que le nombre de PSE a diminué de 12% entre 2015 et 2016", a-t-elle admis lors de ses voeux à la presse. Le sujet est sensible pour la ministre du Travail. Il s'agit d'un "chiffre significatif"selon la ministre.

En effet, chez Vivarte, la direction a annoncé, lundi, le lancement de deux PSE, à la Halle aux Chaussures et dans sa filiale Vivarte Services.  
Une partie de la gauche reproche à la loi travail de Valls, qui porte le nom de sa mère-porteuse, de faciliter les plans sociaux. Lors du premier débat public entre les sept candidats, Benoît Hamon, finaliste à la primaire socialiste, avait ainsi expliqué que le plan social de la Voix du Nord n'aurait pas été possible sans la loi El Khomri. Une affirmation rejetée par la ministre responsable. La direction du quotidien régional n'a pas hésité  en effet à invoquer la sauvegarde de la compétitivité pour justifier son plan. Or, ce motif était accepté par la jurisprudence de la Cour de cassation bien avant la loi El Khomri, laquelle n'a donc rien amélioré.
La ministre de Valls maintient que "la loi travail ne facilite pas les licenciements". 
Le texte "explicite seulement, sur la base de la jurisprudence actuelle, dans quelles circonstances précises une entreprise a le droit de procéder à des licenciements économiques". "Elle leur donne un cadre clair et sécurisé sans rien retirer au pouvoir des juges", a-t-elle insisté.

La réforme en matière de plans sociaux date de juin 2013 et de la loi sur la sécurisation de l'emploi. Le texte visait à simplifier les procédures des licenciements économiques de taille importante et s'applique aux entreprises de 50 salariés et plus qui souhaitent licencier pour motif économique au moins dix salariés sur une même période de 30 jours.


Deux modalités sont désormais prévues
soit l'employeur conclut un accord collectif majoritaire avec les représentants syndicaux, qui est soumis à validation par l'administration régionale, soit il prend une décision unilatérale, soumise dans ce cas à homologation de l'administration. Auparavant, le chef d'entreprise devait seulement notifier le PSE auprès de l'administration. Pour les entreprises, ce cadre présente le grand avantage de limiter les contentieux. Les se félicitent aussi d'avoir désormais affaire, en cas de recours, au juge administratif et non plus judiciaire
Enfin, la nouvelle procédure est également plus rapide.

En 2014, 728 PSE ont été mis en œuvre. 39 % de ces plans résultaient de la validation d'un accord entre l'entreprise et les organisations syndicales. Les services du ministère du Travail publieront dans les prochaines semaines les données pour 2015 et 2016.

El Khomri a déploré que "certains aient cherché récemment à imputer" à la loi travail "la responsabilité de certains plans sociaux"

Lien France Info
Tel est notamment le cas à la Voix du Nord, comme l'a souligné Benoît Hamon il y a deux semaines. 
"Non, la loi travail ne facilite pas les licenciements", a martelé la ministre. La réforme des licenciements économiques que contient cette loi "explicite seulement, sur la base de la jurisprudence actuelle, dans quelles circonstances précises une entreprise a le droit de procéder à des licenciements économiques", selon elle. "Elle leur donne un cadre clair et sécurisé, sans rien retirer au pouvoir des juges. Codifier la jurisprudence, quelle audace !", a poursuivi la ministre, qui polémique en estimant que la loi travail a "suscité beaucoup d'approximations et de fantasmes". "Beaucoup de mécontentements exprimés tenaient davantage au contexte qu'au texte", et la loi "a fait aussi office de catharsis en mettant à jours des clivages syndicaux anciens, des clivages politiques très profonds et un malaise général de l'opinion", a-t-elle conclu.

L'AFP, L'Express et Libération publient les mêmes éléments de langage de la ministre. 
Ainsi, pour abonder dans le sens du gouvernement et du candidat Valls, francetvinfo.fr cite nommément Libération qui fait un copié collé de l'AFP. Le service public qui cumule les services  journalistiques de deux chaines, une radio ou deux (si on n'omet pas France Inter) et une télévision,

Hamon accuse la loi Travail du plan social à "La Voix du Nord"
"Le plan social proposé avant l'application de la loi El Khomri avait été refusé. Il a été autorisé car désormais, la loi le permet", a affirmé Benoît Hamon. "Oui, il y a des dispositions dans la loi El Khomri qui facilitent le licenciement, et qui vont fragiliser les salariés au moment où ils cherchent à préserver leur emploi", a poursuivi le candidat.

La ministre du Travail a immédiatement protesté sur Twitter. "Non @benoithamon la #LoiTravail n'est pas responsable du plan social de La Voix du Nord", a-t-elle posté sur le réseau social, affirmant que "les plans de sauvegarde de compétitivité existent depuis plus de vingt ans". Convaincant ?

"Les plans de sauvegarde de compétitivité existent depuis plus de vingt ans", selon un amalgame de ministre, l'illustre El Khomri
La loi El Khomri autorise les licenciements économiques en cas de baisse des commandes ou de chiffre d'affaires, y compris si l'entreprise fait des bénéfices, ce qui est le cas du groupe Rossel La Voix. Ce dernier prévoit la suppression d'"au maximum" 178 emplois. "La direction du travail avait (...) retoqué l’été dernier le premier projet de plan de La Voix du Nord, souligne Le Monde. Malheureusement pour les salariés, la loi El Khomri est passée par là," écrit la chaîne de service public, au détour d'une phrase.

lundi 14 octobre 2013

Bretagne socialiste frappée par les suppressions d'emplois dans l'agroalimentaire

Colère des électeurs bretons du président Hollande

Quatre syndicats de l'agroalimentaire en France avaient appelé à la grève lundi 14


14 octobre 2013: salariés de l'agroalimentaire 
bloquant le tarmac de l'aéroport de Rennes
L'annonce de la suppression de 900 emplois à GAD, coopérative d'abattage a mis le feu à la BretagneLes 4 syndicats FO de Gad, FO de Doux, CGT de Tilly Sabco et CGT de Harvest organisent une journée de mobilisation "pour défendre l’agroalimentaire breton". Le secteur viande subit en effet la concurrence des pays européens et les conséquences des investissements aventureux de la CECAB

GAD SAS, coopérative d'abattage de porcs basée en Bretagne (ouest) membre d'InVivo, coopérative multinationale , a annoncé vendredi la suppression de 900 emplois et le regroupement de l'activité sur un seul site avec le maintien de 1.000 emplois."Au total, ce sont 5.000 suppressions de postes qui sont redoutées dans l'agroalimentaire en 2013", selon le président de l'association des industries alimentaires (Ania), Jean-Philippe Girard.

Ils ont bloqué l’aéroport de Brest à partir de 8h30 

"Nous allons perturber le départ et les arrivées des avions"
, a assumé Corinne Nicole, déléguée CGT pour Tilly-Sabco au journal Ouest-France.
VOIR et ENTENDRE un reportage de BFMTV consacré au blocage de l'aéroport de Brest::


"
Suite à la multiplication des plans sociaux dans le secteur agroalimentaire et l'absence de réponse satisfaisante de la part des pouvoirs publics", les salariés de GAD (légumes, porc, dinde ou jardinerie: lien PaSiDupes), Doux et Tilly-Sabco (deux entreprises de volailles menacées) ainsi que Marine Harvet (saumon fumé) ont décidé d'unir leurs forces, selon le syndicat FGTA-FO.
Electeurs de Hollande, 
ravis de leur vote socialiste en 2012


De nombreux salariés ont manifesté ce lundi à Brest et Morlaix en Bretagne Pour protester contre les plans sociaux, ils ont bloqué les moyens de transports aériens et autoroutiers, histoire de soutenir les entreprises en difficultés qui leur assurent encore un emploi... 

mercredi 6 mars 2013

La manif CGT-FO contre la "sécurisation" de l'emploi ne fait pas avancer la lutte contre le chômage

Le flop de la manif d'extrême gauche ne réjouit pas la CFDT 

"Nous sommes dans un climat social très lourd, avec beaucoup de problèmes d'emploi (...), d'inquiétude"
,
L. Parisot et M. Sapin
 a admis Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT,  mercredi sur France Info, au lendemain de la manifestation de la CGT et FO. 
Le syndicat pro-gouvernemental aurait-il des réserves à l'égard d'un projet de loi "scélérat" dit de "sécurisation" de l'emploi  mais qui  en fait introduit plus de flexibilité pour éviter les plans sociaux ? 

VOIR et ENTENDRE Bernard Thibault et Mailly tenter de démontrer que ce qui est bon pour la CFDT est mauvais pour eux, puisque le MEDEF y voit une avancée:


Au-delà de la supercherie sémantique chère à Hollande, si malsaine soit-elle, la suspicion de l'extrême gauche serait-elle fondée ?
La CFDT plaide pour la recherche de solutions au lieu de regarder "les trains passer".
"Face à ce climat, soit on regarde les trains passer et on fait du commentaire, soit on s'engage pour essayer de trouver des solutions", a-t-il déclaré, concédant que ce projet de loi ne fait que tenter d'apporter une solution au problème de l'emploi, à défaut de le sécuriser en quoi que ce soit. L'accord sur l'emploi du 11 janvier est un pis-aller, comme Hollande, depuis que DSK s'est sabordé.
Le Conseil des ministres doit adopter ce mercredi la traduction de cet accord en projet de loi .

La CFDT accuse la CGT et FO d'être les bovins qui regardent passer l'omnibus de la réforme
Pour Laurent Berger, cet accord sur la sécurisation de  l'emploi, conclu entre le Medef, la CFDT la CFE-CGC et la CFDT, sans les manifestants de la CGT et FO, serait " un accord qui permet d'avoir des droits nouveaux pour les salariés".
Si, comme l'ont affirmé les manifestants, il s'agit "d'un accord de la honte, il faudrait qu'ils (leurs leaders syndicaux ) demandent son retrait", a argumenté  Laurent Berger. "J'ai cru comprendre que ce n'était pas le cas", a-t-il commenté.


On peut encore, si on veut, VOIR et ENTENDRE la revue de presse de Natacha Poloni qui critique les uns et les autres, de gauche à droite, contre l'accord pour la sécurisation de l'emploi :

Elle raille aussi Libération qui tâte encore le pouls d'
Hugo Chavez tandis que la mort du dictateur vénézuélien est déjà annoncée par son dauphin...

Sur la réforme des retraites, L. Berger reprend ses habits de syndicaliste  

Berger attend les ordres
Il a souhaité que le gouvernement "dise ce qu'il veut faire: ou une réforme d'ampleur, ou un nième replâtrage".

François Chérèque a soutenu la réforme des retraites longtemps différée mais engagée par la droite et fait des propositions (lien Le Figaro). Aujourd'hui,  Berger observe que "la réforme des retraites de 2010 n'a pas apporté de solutions de financement". Elle a néanmoins contribué à la préservation de l'équilibre financier de notre système de retraites par répartition en repoussant de deux ans l'âge minimum de liquidation de pension, mesure impopulaire qui permet maintenant d'aller plus avant. En 2013, on trouve même des socialistes, tel Jean-Marie Le Guen, qui préconisent d'accélérer le relèvement progressif de l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans, dès 2015, au lieu de 2017...


Or, Berger a rappelé que depuis 2003 la CFDT ne s'est jamais prononcée sur l'âge de départ à la retraite

En 2011, François Chérèque ne s'était pas fait d'illusion sur le rétablissement de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans en cas de victoire de la gauche à l'élection présidentielle, à la différence de Bernard Thibault qui ne cessait de dire, officiellement, qu'il attendait d'une éventuelle alternance le rétablissement de ce droit. Le 22 novembre, sur France Inter, le secrétaire général de la CFDT avait fait une nouvelle ouverture. "Aujourd'hui, essayons de ne pas se bloquer sur l'âge de départ. La CFDT milite pour transformer notre système de retraites par répartition, en faisant ce qu'on appelle une réforme systémique, pour aller vers un système où c'est la durée de cotisations qui est privilégiée, avec des choix de l'âge de départ, parce que, que ce soit à 60 ans ou à 62 ans, ceux qui ont commencé à travailler à 16 ans cotisent 44 ou 45 ans. Allons vers un système, comme la CFDT l'avait souhaité en 2003, sur la durée de cotisations plus que sur l'âge".


Alors que le PS semblait toujours en être resté à l'âge légal de départ à 60 ans, Michel Sapin affirme maintenant que l'allongement de la cotisation est "sur la table" (lien TF1). Le grand frère de Solférino a même pris des mesures pour  la prise en compte de la pénibilité et de la durée de cotisation, ce qui pose un problème à la CFDT qui se dit soucieuse de financement.

Le gouvernement actuel a créé une commission "pour l'avenir" des retraites
Elle a chargé dix experts de faire des propositions d'ici juin sur la prochaine réforme des retraites qui pourrait passer par un allongement de la durée d'activité, une hausse des cotisations, ou une stagnation voire une baisse du montant des pensions.
La conseillère d'Etat Yannick Moreau présidera les travaux.

La commission est composée d'économistes comme Daniel Cohen, membre du Conseil d'analyse économique du ...Premier ministre, ainsi que du Comité d'orientation scientifique d'une association fondée par Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn, d'experts des retraites supporters des thèses du gouvernement, comme Didier Blanchet, INSEE, ou Serge Volkoff, "pape" de l'étude des conditions de travail et de l'impact de la pénibilité au travail sur le vieillissement, mais aussi de spécialistes de la protection sociale, comme Didier Tabuteau, responsable de la chaire santé de Sciences Po Paris, et Dominique Libault, ancien directeur de la Sécurité sociale au ministère des Affaires sociales et de la Santé,, ainsi que d'une sociologue spécialiste de la jeunesse, Cécile van de Velde, maître de conférences à l'EHESS et spécialiste des inégalités Sociales. Ainsi que Florence Parly, socialiste, ex-conseillère pour les affaires budgétaires au cabinet du Premier ministre Lionel Jospin, ex-membre de la direction du Budget (1993-1997) et actuelle directeur général adjoint d’Air France Cargo; Sylvie Françoisex-conseillère technique des ministres Georgina Dufoix, Pierre Bérégovoy, Michel Rocard et Michel Sapin et actuellement DRH de La Banque Postale,  et Anne-Marie Brocasdirectrice de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques au ministère des Affaires sociales de ...Marisol Touraine.

L'exécutif vise l'équilibre en 2020

Ce sera comme fin 2013 pour la date d'inversion de la courbe du chômage...

mardi 12 février 2013

Valls envoie la police face aux salariés de Goodyear

Autant de police que de salariés Goodyear rassemblés devant le siège à Rueil-Malmaison
Plusieurs centaines de manifestants étaient rassemblés mardi matin

Valls a déployé un épais cordon de police devant le siège Goodyear France à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) où doit s'ouvrir un comité d'entreprise extraordinaire, qualifié de "très important par un porte-parole de la direction .

Les syndicats négocient les indemnités de licenciement

Alors que, le 1er février, le gouvernement annonçait qu'il faisait tout pour retenir Titan, le repreneur potentiel de l'usine Goodyear  a annoncé ce mardi 12 février qu'il ne reviendrait à la table des négociations et Arnaud Montebourg est "à la recherche active d'une solution alternative".
L'usine Goodyear d'Amiens-Nord et ses 1.173 postes voient grandir la menace.

Le CCE du jour doit porter notamment sur les mesures d'accompagnement dans le cadre de ce projet de fermeture" et sur "le contexte économique", selon un porte-parole de la direction.
"On commence à donner des orientations sur les mesures d'accompagnement, on rentre dans le concret", a confirmé le porte-parole, précisant qu'était également au menu "le choix d'un expert comptable par le CCE".

La CGT a rameuté les salariés Sanofi, ArcelorMittal, PSA  


Les travailleurs des entreprises touchées par des plans sociaux étaient appelés à se rassembler devant le siège de Goodyear. 

Les premiers manifestants venus dès l'aube par un temps gris et froid ont été rejoints vers 09H00 par quelque 750 salariés de l'usine Goodyear d'Amiens Nord.

Un important dispositif policier en contrôlaient les abords. 

Pourtant, à Rueil ce mardi, la CGT qui tente une concentration des salariés de PSA, ArcelorMittal, Sanofi ou Candia, et qui avait convoqué ses jusqu'au-boutistes du distributeur de presse Presstalis (ex-NMPP) ou des membres du collectif Licenci'elles, qui fédère des employées des 3 Suisses, n'avait rassemblé qu'environ un millier de salariés, vers 9 heures, alors que les autorités attendaient 2000 à 3000 manifestants. 

La CGT met en cause le filtrage policier opéré.


Délégué CGT d'ArcelorMittal, Jean Mangin a expliqué s'attendre à tout
"Pousser des mecs à bout, ça c'est de la violence, les voyous ce n'est pas nous, ce sont les patrons de Goodyear, d'ArcelorMittal", a lancé Mickael Wamen (CGT). "On veut que notre action fasse boule de neige", a-t-il dit, avant de confier que les représentants syndicaux allaient rentrer "dans la salle du CCE avec la boule au ventre".
"A Strasbourg, on a été parqués comme des bêtes, menottés (...). On est venu pacifiquement montrer notre solidarité", a-t-il ajouté.

Jean-Pierre Mercier, délégué CGT du site PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), qui doit fermer en 2014, a appelé les salariés "à prendre une part active" à la manifestation de Rueil-Malmaison, alors que l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) doit fermer d'ici à 2014.


La CGT accusée de faire échouer les négociations


Bernard Thibault avait affirmé le 3 février que la CGT ne refuserait pas "un plan convenable" pour éviter la fermeture du site


La CFDT, proche du PS au pouvoir, accuse la CGT d'avoir fait capoter un plan de départs volontaires en 2012

Le 1er février, en marge d’un déplacement à Ermont-Eaubonne (Val-d'Oise), François Hollande avait admis que la CGT a fait en sorte au temps de la droite au pouvoir que "des occasions (aient) été perdues" l'an passé pour sauver l'usine et les emplois. Lien RMC

En réaction, la CGT a appelé le gouvernement à cesser de "pointer du doigt" des syndicalistes...

Michaël Wamen, élu CGT, s'est étonné des déclarations du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, qui s'est inquiété des risques "d'implosion ou d'explosions sociales" et a dit vouloir éviter tout débordement. "Ce qui me surprend, c'est le comportement de Manuel Valls qui, aujourd'hui est en train de pointer du doigt des syndicalistes, des salariés qui se battent depuis cinq ans dans une entreprise", a déclaré le syndicaliste. "Il oublie simplement de dire que s'il n'y avait pas eu la CGT chez Goodyear, cette entreprise n'existerait plus".

La CGT ne laisse aucun doute sur sa volonté de politisation des plans sociaux

L'élu CGT a appelé le gouvernement à faire "une politique de gauche, parce que, pour l'instant, ce que le gouvernement fait, c'est du sarkozisme". Il a également dénoncé "la radicalisation du Medef".

Il a souhaité que Manuel Valls "demande aux forces de l'ordre de respecter les salariés et d'arrêter de provoquer". "S'il cherche des coupables et des voyous, il n'a qu'à regarder dans notre dos demain, il y aura écrit 'Goodyear, patron voyou', c'est la vérité. 'Peugeot, patron voyou', c'est la vérité", a ajouté l'élu CGT. "Le bien le plus précieux des salariés chez Goodyear, c'est leur outil de travail", a-t-il souligné, affirmant qu'il appelait les salariés "au calme".


On pouvait en outre voir une pancarte du PCF disant "Merci aux salariés de Goodyear qui se battent pour l'emploi industriel". 

L'absence de cohérence dans la "gouvernance" socialo-écolo va-elle conduire le pays au chaos ?