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vendredi 27 mars 2020

Chair à coronavirus, la police réclame des masques

Les syndicats font monter la pression sur la crise des masques 

Sur le front des contrôles et des sanctions dans la crise du coronavirus, les policiers sont en colère contre le ministère de l'Intérieur et leurs syndicats menacent de suspendre les contrôles du confinement

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Dès fin février, l'exposition sans protections au Covid-19 a fait très tôt monter la colère dans la Police nationale qui a très tôt demandé à l'exécutif de placer la France sous cloche.

Depuis le 16 mars et les annonces du chef de l'Etat, notamment sur le confinement général, les syndicats policiers relaient les inquiétudes de la base s'alarmant de leur prise de risques dans l'attente sans cesse différée  de masques. 
Il  dénoncent aussi les manques de considération et d'anticipation de leur ministère de tutelle, mais aussi les conditions restrictives d'utilisation de ce matériel.

Alors que 100.000 policiers et gendarmes sont mobilisés pour faire respecter les mesures de confinement et que les verbalisations pleuvent sur tout le territoire, les agents considèrent être un maillon essentiel contre la propagation du virus. Placés en "première ligne", ils sont
"non seulement des victimes potentielles du virus mais des vecteurs possibles de l'épidémie"dans les rangs des forces de l'ordre, mais aussi jusque dans leurs familles, soulignent les syndicats policiers.
L'annonce du décès d'un sous-officier de la gendarmerie, âgé de 51 ans, jeudi, n'a pu que renforcer ces craintes, alors qu'on attend que les causes de sa contamination soient connues et que soit établie la certitude qu'il n'a pu contaminer personne..

Organisée lundi, en visio-conférence, entre les partenaires sociaux, le secrétaire d'Etat, Laurent Nunez et le Pr. Jérôme Salomon, directeur général de la Santé (DGS), une réunion n'a pas rassuré les organisations syndicales.
La décision du ministère de l'Intérieur, rendue publique mercredi, de donner ses stocks de masques FFP2 (1,4 million d'unités) au personnel soignant qui en manque également cruellement, a renforcé le sentiment d'amertume de la Police nationale.

Tous grades confondus, les policiers ont lancé un ultimatum à Castaner
photo les premiers contrôles en ville effectués par des policiers, le 17 mars, à rennes.

La colère des organisations syndicales a enflé sous l'effet de cette annonce du gouvernement. "Si les moyens de protection font défaut dans les services, les policiers ne feront que les missions réellement urgentes et ne procéderont plus au contrôle du confinement". 
Les gardiens de la paix de l'Unsa-Police et Alternative-CFDT - tout deux réformistes - ont d'ores et déjà appelé "à alléger, voire à ne pas effectuer les contrôles", et les deux grands syndicats de commissaires, le SCPN et le SICP, ont engagé les chefs de service "à la compréhension" en privilégiant "la sécurité des effectifs". De quoi sérieusement ébranler l'efficacité de ces mesures. 

Le gouvernement fait des choix discriminants
https://static.actu.fr/uploads/2020/03/971182ce-dc0e-454a-b0cd-ddef7dfed14a1761397020848974434-854x569.jpgFace à l'incendie qui couve, la place Beauvau qui pilote la cellule interministérielle de crise (CIC), campe sur la doctrine gouvernementale.
Les masques FFP2 "sont normalement destinés aux personnels soignants, qui interviennent auprès des malades les plus graves, et notamment en réanimation. La doctrine du gouvernement est de réserver ces masques aux personnels soignants", a déclaré Laurent Nuñez sur TF1.
"Les 1,4 million masques que le ministère de l'Intérieur met à disposition des agences régionales de santé, pour un million d'entre eux, étaient à disposition de la Gendarmerie nationale, et non de la Police", a-t-il ajouté.

Interrogé sur France 2, Christophe Castaner a affirmé jeudi soir que le ministère de l'Intérieur avait distribué 800.000 masques chirurgicaux à la police, "dans les jours qui ont précédé" la restitution des stocks de FFP2.
"Les forces de l'ordre doivent veiller à respecter les gestes barrières et sont équipées de kits de protection à utiliser uniquement en cas de besoin, lors d'un contact avec une personne présentant un ou des symptômes du Covid", rappelle l'entourage du ministre de l'Intérieur. "Un réassort interviendra ce week-end", assure-t-on.

Des "solutions innovantes" (sic) sont également prévues en test, avec des "masques textiles lavables, lunettes plastiques, visières", fait-on encore valoir.

Cette même source "n'imagine pas" que les syndicats puissent mettre leur ultimatum à exécution.

"Les policiers ont, comme les gendarmes, un rôle majeur à jouer dans la lutte contre le covid-19. Ils sont les garants du bon respect des règles du confinement, et le ministre est à leurs côtés. Les policiers savent que les Français reconnaissent la dangerosité de leur métier. Les Français ne comprendraient pas que les gendarmes cèdent leurs masques FFP2 pour les professionnels de santé et que les organisations syndicales de la police appellent à cesser le travail".

dimanche 11 février 2018

Les CRS ne sont plus contraints de surveiller la maison de Brigitte Macron

La maison de famille de Brigitte Macron sera-t-elle plus exposée ?

Les CRS ne seront plus astreints à la surveillance de la villa Trogneux occupée par les Macron au Touquet 

Trottoirs entravés et hommes en armes 24/24 et 7j/7
Les fonctionnaires, qui avaient protesté à plusieurs reprises contre leurs conditions de travail, ont obtenu gain de cause. Avec  une charge de vingt kilos d'équipement, sans guérite pour s’abri­ter du froid, du vent et de l'humidité du Pas-de-Calais, ni ac­cès à des toilettes, les condi­tions de travail des CRS char­gés de la surveillance perma­nente sont relativement diffi­ciles.

Les fonctionnaires chargés jusqu’ici de la garde statique aux abords de la villa de l’avenue Saint-Jean, quitteront la station balnéaire le 20 février, précise La Voix du Nord qui confirme une information rapportée par Le Point. 

Il faut d'ailleurs noter que
le couple Macron passe bon nombre de ses week-ends à l'étranger et que, quand il n'est pas présent à l'Elysée ou dans les Pyrénées, au Touquet il préfère souvent des anciennes résidences royales, Versailles ou Chambord.

La présence des CRS devant la villa du couple présidentiel suscitait de l'inquiétude depuis l’an dernier. 
Résultat de recherche d'images pour "CRS residence famille Macron"
En août dernier, pour ne pas effrayer plus longtemps les riverains et les vacanciers ou vacanciers, la préfecture avait décidé de priver les CRS de leurs fusils d’assaut HK G36 et de leurs gilets pare-balles lourds et mis en situation de vulnérabilité. Certains commerçants de ce quartier du centre-ville s'étaient plaints de leur apparence anxiogène pour les clients.

Résultat de recherche d'images pour "garde residence famille Macron"Après intervention du syndicat UNSA-police, ils n'avaient pas pu retrouver ces équipements avant octobre. 

Puis, en décembre, les CRS avaient demandé à pouvoir s’abriter derrière une guérite pour se protéger des intempéries. Unsa-police avait auparavant fait annuler une sanction décidée contre l’un des CRS qui s’était abrité dans un véhicule lors d’un épisode très pluvieux. 

Résultat de recherche d'images pour "CRS residence famille Macron"

Mais ils seront remplacés par des gendarmes mobiles... 

La médiatisation de ces épisodes auraient irrité Jupiter et conduit à la décision de la préfecture de réduire les perturbations de la vie locale. C'est en tout cas ce que suggère le syndicat UNSA. 

Les fonctionnaires de la Police Nationale qui surveillaient la résidence secondaire des Macron au Touquet (Pas-de-Calais) vont être remplacés par des gendarmes. "L’arrivée de la gendarmerie s’effectue dans le cadre de la rotation normale des forces de sécurité en charge de dispositifs de longue durée", raconte Fabien Sudry, préfet du Pas-de-Calais.

UNSA-police raille le transfert de la garde statique aux gendarmes mobiles, "apparemment plus 'dociles'", selon son communiqué de l'organisation professionnelle. Du fait de leur statut militaire, les gendarmes mobiles ne peuvent pas se syndiquer. 

La demi-compagnie mobile de CRS va être redéployée à Calais pour sécuriser la ville : une trentaine de policiers dont la commune subissant la pression des migrants trouvera l'utilité.

mercredi 31 janvier 2018

Affaire Théo : colère des syndicats policiers au vu d'une vidéo explicite

La victime, ses avocats et la presse l'ont fait à l'opinion à l'envers

Les syndicats de police dénoncent le mensonge, la presse qui a diffamé les forces de l'ordre et le parti-pris politique du pouvoir


L'affaire Théo a-t-elle été instrumentalisée lors de la dernière campagne présidentielle au mépris des évidences ?
François Hollande, encore chef de l'État à l'époque, s'était rendu au chevet de Théo après l'interpellation musclée du jeune sportif employé par la mairie d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis)
Le jeune homme de couleur avait accusé les agents de police de l'avoir violé au moyen d'une matraque télescopique dans l'anus, lors de son interpellation, le 2 février 2017. 
Un viol présumé dont s'empara la presse pour accabler les forces de police, entraînant la suspension des policiers et l'ouverture d'une enquête judiciaire.
Le président Hollande avait pris fait et cause pour la prétendue victime. C'est sous les caméras qu'il s'était rendu au chevet du jeune rebelle... 

Le pouvoir socialiste a-t-il eu peur d'un embrasement des cités suite à cet interpellation, à la manière de ce qui causa les émeutes de 2005 ?
La presse avait pris fait et cause pour le menteur, notamment les journalistes intéressés à la déstabilisation sociale du pays. 
La polémique avait fait rage et le candidat Macron avait réagi à chaud pour insister sur la nécessité de rapprocher police et population. La "police de proximité" nouvelle mouture que proposera bientôt le gouvernement sous le label de "police de sécurité du quotidien" puise bien pour partie ses racines dans ce fait divers.

Les syndicats montent au créneau pour soutenir leurs collègues injustement mis en cause depuis près d'un an

Au lendemain de la réintégration de trois des quatre policiers mis en cause dans cette affaire, les syndicats de policiers demandent que justice soit rendue à leurs collègues injustement mis en cause depuis près d'un an.

Un enregistrement de cette arrestation plaide en effet en faveur d'une cabale politico-médiatique. Réalisé par une caméra de surveillance de la ville et diffusée sur le site internet d'Europe 1, ce document démonte la thèse soutenue par la gauche, politique et médiatique depuis ce lundi. 


On y mesure la violence de la résistance de la bande de jeunes, dont Théo, en survêtement aux trois bandes blanches, face aux représentants de la loi. 
Une certaine presse persiste néanmoins à soutenir le mensonge : " on peut s'interroger sur l'insistance avec laquelle l'agent détenteur de la matraque s'applique à décocher des coups avec la pointe de celle-ci." 
Après avoir donné satisfaction aux communautaires,  le même organe de presse se rend à l'évidence:  "il est difficile de soutenir que les policiers ont sciemment violé Théo avec cet instrument télescopique. 
Visiblement à regrets, il conclut : "La thèse du viol, acte intentionnel, en sort fragilisée." C'est le moins qu'on puisse dire...

Indignation et colère

Le patron de l'Unsa-Police, Philippe Capon, proteste: "Dans cette affaire Théo,
on ne peut que s'étonner que les hauts responsables politiques et administratifs qui étaient en possession de cette vidéo n'aient pas révélé beaucoup plus rapidement son existence. Laisser des policiers être jetés en pâture est inadmissible et irresponsable! Les policiers ne sont pas des gladiateurs que l'on sacrifie dans une arène pour satisfaire un certain public."
Même indignation à Alliance, syndicat majoritaire, ou au Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI, ex-SNOP), où Jean-Marc Bailleul souligne que "la réintégration des agents n'est pas choquante". 

C'est aussi l'avis de Me Thibault de Montbrial, avocat spécialisé notamment dans la défense des policiers. "Ce qui m'avait surpris dans cette affaire, c'était de voir les policiers suspendus d'emblée", confie-t-il aujourd'hui.

Le patron de Synergie-Officiers précise, pour sa part: "La suspension est une mesure conservatoire qui ne présume en rien des suites pénales pour les agents". Les trois fonctionnaires réintégrés seront affectés loin d'Aulnay. Le détenteur de la matraque, quant à lui, reste suspendu. La justice tranchera.

samedi 18 octobre 2014

Braquage: l'argent facile fait encore un mort

Mort à Toulouse pour une poignée d'euros

Le jeune met en joue les policiers
Un braqueur a laissé la vie dans une supérette Carrefour City de Toulouse. 
La BAC est intervenue dans un contexte tendu de recrudescence des petits braquages de commerces et la multiplication des agressions contre les citoyens et les forces de l'ordre.

Timothée Lake, 20 ans, domicilié dans le quartier Basso-Cambo, proche du Mirail à Toulouse, est mort pour une poignée de billets. Il venait de mettre en joue des policiers de la brigade anti-criminalité alertés sur un vol à main armée, dans une supérette du quartier Saint-Cyprien et s'est fait tuer d'une balle dans le cœur le 17 octobre au petit matin.

Ce braquage intervient dans un climat de haute tension allant crescendo depuis plusieurs semaines, à Toulouse. Jets de projectiles sur les forces de l'ordre, caillassages en série dans les quartiers, fonctionnaires blessés par des chauffards ou braqués avec des armes factices sont le quotidien "banal" dans certains quartiers, zones prioritaires ou non.

Alors que l'enquête pour "homicide volontaire" menée par la police des polices, dira si le fonctionnaire de la BAC a agi en état de légitime défense, les syndicats, dont Unité-Police, et UNSA-Police, pointent le contexte de plus en plus difficile dans lequel évoluent leurs collègues. De son côté, Alliance Police nationale, dénonce "un climat de tension permanent pour les policiers toulousains qui doivent faire face aux agressions et provocations de voyous", précise Luc Escoda. Ce syndicat de police demande "la réécriture de la légitime défense et des peines planchers pour les auteurs d'agressions envers les policiers."

Ces derniers jours, on ne dénombre pas moins de dix agressions ou rébellions faisant des blessés plus ou moins graves parmi les policiers.
"Le constat alarmant se réitère et s'amplifie chaque jour davantage. Les récentes dispositions relatives à la contrainte pénale ne semblent pas étrangères à ces comportements offensifs puisque le sentiment de totale impunité des délinquants prévaut lors de chaque contrôle ou interpellation", avait alors alerté, Didier Martinez, du syndicat Unité SGP Police-FO.

La nuit dernière, un homme a encore été sérieusement blessé par balle, dans un square de Toulouse, où un agresseur armé d'un fusil et au visage masqué a surgi pour lui tirer dessus, a-t-on appris de source policière. La victime, âgée d'une trentaine d'années, présente des blessures très sérieuses à une jambe, mais son pronostic vital n'est pas engagé, selon la même source. L'agression s'est produite dans un square, entre deux cheminements, non loin de la station de métro Reynerie, dans le vaste ensemble du Mirail érigé il y a cinquante ans au sud-ouest de Toulouse.

Lundi, à Toulouse, un homme de 21 ans avait été mis en examen et placé en
détention provisoire pour "meurtre avec préméditation en bande organisée", dans l'enquête sur un assassinat à l'arme de guerre, commis le 14 août sur un parking, dans une commune située à la périphérie de la ville.

Responsabilité de la crise économique et de la misère  

Le braquage mortel du 17 au matin s'inscrit aussi dans ce contexte où les vols à main armée sont en recrudescence, à Toulouse et dans sa proche périphérie.
Jeudi matin, deux individus, visage dissimulé sous des masques vénitiens et menaçant le patron du magasin avec des armes de poing, ont fait irruption dans un magasin Spar (acronyme de "en coopérant harmonieusement, tout le monde profite régulièrement", en néerlandais) à Tournefeuille, également à l'ouverture, et se sont emparés d'environ 1.000 € après avoir porté des coups au gérant. Un troisième individu serait resté à l'extérieur. Dans la supérette, le gérant est pris à partie et menacé par les deux braqueurs qui exigent de se faire remettre de l'argent. L'un des agresseurs dégaine une bombe lacrymogène et l'utilise contre la victime qui reçoit également un coup derrière la tête.
Le 9 octobre, ce sont deux attaques de commerce en 3 heures d'intervalle et en plein jour qui sont commises par des individus armés.

Quatre braquages en seulement 8 jours, entre le 9 et le 17 octobre. Les 16 et 18 septembre, ce sont respectivement, un magasin Lidl, à Tournefeuille et un restaurant Quick, à Toulouse, qui sont à leur tour visés par des malfaiteurs armés. Une vague jusqu'ici contenue à de maigres butins et des traumatismes subis par des commerçants malmenés.

Des profils de braqueurs très divers
Délinquants ordinaires, solitaires désespérés plus proches du "suicide social", marginaux en errance ou équipes organisées, la palette du braqueur type est très large. Mais un dénominateur commun revient sur chaque affaire : "Ils sont tous en quête d'argent facile et cela constitue leur principale source de motivation même si les profils sont très variés", décrypte un enquêteur.
Pour boucler les fins de mois difficiles ou régler des dettes liées parfois à la drogue ou aux jeux, les malfaiteurs n'hésitent plus à braquer les commerces en minimisant parfois les risques.

Reste que la sanction encourue est théoriquement lourde. 
Les auteurs de vol à main armée sont passibles de la cour d'Assises avec une peine de 20 ans de réclusion criminelle au bout. 

C'est dans ce contexte préoccupant que le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, fera sa petite visite rituelle en pareilles circonstances, sachant que son passage était déjà annoncée le 13 octobre.

lundi 23 juin 2014

Paris 19e: un polygame faisait travailler ses 15 enfants dans la drogue

Vaste opération anti-crack dans une entreprise familiale du 19e

Le trafic générait d’importants gains journaliers…

La police a démantelé une TPE de réception-distribution de cocaïne établie depuis plus de six années dans la cité Reverdy (19e). Une trentaine de personnes dont une quinzaine provenant de la même famille polygame ont été arrêtées ce lundi matin

Les enfants mineurs - protégés par la loi - effectuaient ce travail principalement de nuit

Les dealers vendaient le crack et la cocaïne à travers des grilles du jardin public faisant face à l'appartement de la famille  et le marché irriguait jusque dans le nord de Paris et débordait même le périphérique.

La famille Boly, au cœur du réseau, réinvestissait les gains, jusqu'à 8.000 euros par jour, au Mali ou au Sénégal, selon nos informations. "Ce trafic perturbait beaucoup la vie des riverains", assure Christophe Crépin, délégué syndical de l'UNSA Police, ce qu'un reportage de France Info contredit. 

Ce commerce prospérait au su et au vu de tous, mais le successeur du fameux Roger Madec démissionnaire le 4 février 2013, François Dagnaud, maire PS, était resté les bras ballants.


Question: les services sociaux ont-ils fermé les yeux,

manquant ainsi à leurs obligations professionnelles, et le chef d'entreprise, polygame à la tête de trois épouses, touchait-il les allocations familiales ? Et l'allocation de mère isolée était-elle versée trois fois?

mardi 12 avril 2011

Seine-Saint-Denis: des tueurs mafieux en milieu communiste


La Seine-Saint-Denis est-elle toujours bien en France ?

Le 9.3 n'est pas un département comme les autres.
Pour une large part immigrée, la population s'est organisée en république mafieuse, avec le PS pour parrain. Elle se dit défavorisée, voire négligée, mais concentre les subventions et allocations de solidarité, bien qu'elle rejette les règles les plus élémentaires du vivre ensemble.


Nouveau fait divers marqué par l'horreur

A Villepinte, peu avant 6 heures du matin dimanche matin, quatre individus ont fait irruption dans un pavillon tranquille où dormait une famille de quatre enfants, deux filles de 8 et 16 ans et deux garçons de 12 et 21 ans. Installée dans le quartier depuis huit ans, cette famille d’origine kabyle avait des attaches à Mantes-la-Jolie (Yvelines) et à Sevran.
Revêtus de tenues sombres et de gilets pare-balles, ils se sont introduits dans la maison en fracturant la porte du garage et en hurlant : « Police ! », avant de pénétrer dans la chambre des parents pour demander au père de leur désigner son fils aîné. Après avoir fait descendre les deux parents et les trois frères et soeurs dans le séjour, pour assister à la scène, ils ont exécuté le fils de deux balles dans la tête. « Les agresseurs ont tiré trois coups de feu : une balle en plein cœur, une autre dans le cou, la troisième visait le flanc », précise une source policière. Les douilles des balles de 9 mm de "deux à quatre tirs" ont été retrouvées sur place par les enquêteurs.
Bilal, la victime âgée d'une vingtaine d'années, était connu des services de police, pour des affaires de recel, de vol et de violence ordinaires en Seine-Saint-Denis, " pour des faits de petite délinquance; ce n'était pas de la grande criminalité", a-t-on d'abord précisé. "On sait que la victime devait quelque chose à une autre bande; il avait peut-être une dette", précisait-on encore le 10 avril. "C'est en tout cas extrêmement rare de voire ce genre d'exécution de type mafieuse dans le secteur", a estimé dans l'entourage de la police.

Bilal était revenu, la veille, d’un séjour au ski organisé dans les Hautes-Alpes par une association de quartier de Villepinte. Chaque année, le Secours Populaire fait sa pub en emmenant les jeunes défavorisés au bord de la mer, mais les délinquants aussi sont envoyés à la neige par des associations financées par le budget déficitaire du Conseil Général présidé par Cloclo Bartolone.

La Seine-Saint-Denis est-elle mafieuse ?

La politique socialiste de prévention produirait-elle des tueurs mafieux ?

D’après les premiers éléments de l’enquête, le profil de la victime ne semble pas correspondre au scénario mis en place pour le supprimer. Son passé judiciaire n’a en tout cas « rien à voir avec une affaire pareille », confie une source policière. Ce genre d’exécution, de « type mafieux », est « extrêmement rare », selon une autre source.
Les tueurs de ce commando appartiennent-ils à une bande rivale ?
« Il est de plus en plus facile de trouver des armes à feu en Seine-Saint-Denis, les délinquants semblent de plus en plus déterminés et n’hésitent pas à s’en servir », observe Stéphane Pelliccia, secrétaire régional de l’UNSA-Police. « Tout le monde n’est pas capable de monter une telle exécution. Ce ne sont pas de petits délinquants », insiste de son côté Antoine Coué, du syndicat de police Alliance.
La brigade criminelle de Paris a été chargée de l’enquête.
Lundi soir, aucune personne n’avait été interpellée dans le cadre de l'enquête.

L'élue de gauche se décharge sur le gouvernement

Nelly Roland Iriberry (photo), maire apparentée PCF de Villepinte depuis 2008, n'a pas tardé à accuser.

Elle n'a pas remis en cause sa politique de la ville, mais a appelé dès lundi "les pouvoirs publics à faire preuve de la plus grande vigilance républicaine pour empêcher que nos territoires ne deviennent un champ libre pour l’action de bandes organisées".

"La brutalité et la barbarie de cet acte dont l’exécution rappelle les méthodes mafieuses dans toute leur abjection"
L'occasion pourtant d'une abjecte instrumentalisation politicienne:
"Les citoyens et les collectivités locales attendent du gouvernement la mise en œuvre de politiques publiques ambitieuses et efficaces de prévention de la criminalité, de répression des trafics et de démantèlement des structures naissantes du crime organisé en Seine-Saint-Denis. La Municipalité de Villepinte est à la disposition des responsables de l’Etat, afin de concourir au déploiement de ces dispositifs, comme elle le fait d’ores et déjà à travers le renforcement de la vidéo-protection et sa stratégie locale de sécurité et de prévention de la délinquance. Plus jamais un tel crime ne doit pouvoir se reproduire dans notre ville et sur nos territoires."

dimanche 20 février 2011

Un juge de Draguignan libère des trafiquants internationaux

Militant zélé, le juge ne peut-il être sanctionné ?
De qui les juges corporatistes se moquent-ils ?
Les magistrats démagogues nous manquent de respect

Trois trafiquants de drogue ont été libérés sans jugement, alors qu'ils devaient passer en comparution immédiate.

Crime de lèse-majesté
Irrités à l'idée d'être sanctionnés depuis l'affaire Laétitia, cette jeune femme sauvagement assassinée par Tony Meilhon, des magistrats zélés ont respecté à la lettre la circulaire "Lebranchu" (PS) qui limite le temps des audiences à six heures.
Incrédules, les trois trafiquants sont repartis libres avec une convocation pour une date ultérieure, mais jurant bien qu'on ne les y reprendrait plus !

Faits et circonstances de cette "grève du zèle"

Interpellés cette semaine avec 1,3 kg de cocaïne dans leur véhicule au péage du
Capitou, sur l'A8 à Fréjus, les trois "mules" ont été déférées devant le parquet
jeudi pour "transport et détention de stupéfiants" et devaient passer en comparution immédiate.
L'audience, qui "était normalement calibrée", a été suspendue à 20H45, conformément "à la circulaire dite Lebranchu qui recommande de ne pas dépasser six heures d'audience", a tenté de faire comprendre Danielle Drouy-Ayral, procureur de la République de Draguignan. Des ingénieurs travaillent une dizaine d'heures par jour et les profs peuvent donner six ou sept heures de cours dans la journée.

Indépendance des juges signifie autonomie et arbitraire
Les juges se disent impartiaux;
l'USM se prétend apolitique;
mais le SNOP est socialiste

Le Parquet a alors demandé au juge des libertés et de la détention (JLD) - un magistrat du siège "spécialement chargé de statuer sur la mise en détention provisoire" - un débat différé de 24 heures avec mandat de dépôt, mais les réquisitions de la Procureure n'ont pas été suivies: les trafiquants de drogue ont été remis en liberté et convoqués à une date ultérieure. Grâce à la collusion solidaire des fonctionnaires de justice, les voyous ne se représenteront jamais, puisqu'ils se sont empressés de passer la frontière.

Justice de classe !
Un important dossier d'homicide involontaire impliquant un médecin étant instruit
ce jour-là, les magistrats ont décidé qu'ils n'avaient de temps que pour une seule comparution immédiate. Les pauvres voyous défavorisés peuvent continuer à semer la mort, mais le magistrat ne lâchera pas le notable...

La décision du JLD n'est pas susceptible d'appel, a précisé Mme Drouy-Ayral.

Les policiers sont en colère

Ils s'étaient solidarisés avec les magistrats indignés d'avoir à rendre compte de leurs négligences.
Pour le syndicat de police Synergie (second syndicat d'officiers), "il y a rupture de la chaîne pénale", fait valoir le syndicat dans une déclaration pour le moins modérée. "C'est incompréhensible s'agissant d'une telle affaire qui est grave".
il s'agit d'un "dysfonctionnement de la justice" qui "provoque la colère et l'incompréhension des policiers". A Montpellier, les magistrats avaient invité les policiers à battre, unitairement, le pavé avec eux. SGP Unité-Police (majoritaire chez les policiers en tenue), déclara: « nous les comprenons, les soutenons, car eux aussi font face à un manque de moyens », selon Bruno Bartocetti. Du côté du Syndicat national des officiers de police (Snop), Pascal Lefèvre, son représentant, indiqua que le syndicat « rejoint symboliquement » ce mouvement (lien Le Figaro), tandis que Unsa Police et Alliance gardaient le silence.

Mais aujourd'hui les juges de Draguignan (Var) humilient ces policiers et méprisent leur travail. Peut-être leur reprochent-ils leur efficacité et les condamnent-ils le surcroît de travail qu'ils leur occasionnent.

La responsabilité des syndicats de magistrats

Le monde judiciaire, qui a mené un mouvement syndical de contestation après avoir été déclarés soupçonnés de faillibilité et susceptibles de négligence dans l'affaire Tony Meilhon, a appelé à poursuivre la mobilisation sous d'autres formes, notamment en respectant à la lettre la circulaire "Lebranchu" qui limite la durée des audiences et privilégie le confort des juges au détriment des justiciables.

Les magistrats se disent pourtant débordés et abandonnés, malgré les efforts budgétaires consentis par les Français.

mardi 20 avril 2010

Violences urbaines: des élus et des sociologues agitent l'opinion

Ils attendent de Sarkozy qu'il fasse du Jospin

L'agence de presse R****** milite

L'agence de presse militante estime - mais sur quelles bases ? - que le modèle créé par Nicolas Sarkozy aurait montré ses limites. C'est précisément l'avis d'élus et d'acteurs des banlieues françaises nostalgiques d'une police de proximité..., alors que le président français se rend justement en Seine-Saint-Denis ce mardi pour y installer un nouveau préfet après les récentes violences de Tremblay-en France, où des bus ont été attaqués par des bandes.


Un syndicat d'opposition

Or, c'est la porte-parole du syndicat SGP-Unité police, Yannick Danio, et non pas un élu ou un acteur des banlieues qui polémique: "Mais le volet répression a atteint ses limites", selon le syndicaliste .

=> L'agence de presse ne précise pas que ce syndicat a succédé à la FASP, dont le premier patron, Gérard Monate fut impliqué dans l'affaire Urba (cf. libellé PaSiDupes, ci-dessous) soupçonnant des conditions douteuses d'attribution de marchés publics et concerne le financement occulte du PS
(1987-1989). Son domicile fut perquisitionné, mais le garde des Sceaux, Henri Nallet, ex-trésorier de la campagne présidentielle, s'en mêla et qualifia la perquisition d’« équipée sauvage », tandis que le ministre de la Justice, Georges Kiejman, parla de « cambriolage judiciaire ». Le juge d'instruction était clairement libre et indépendant sous Mitterrand, puisque le juge fut dessaisi !...

Le procureur de la chambre criminelle de la Cour de cassation estima notamment qu’Henri Emmanuelli (actuel mentor de Benoît Hamon...) était, en tant que trésorier du parti, « le véritable patron d’URBA », car « c’est lui qui assurait la gestion des 30% de commissions qui revenaient au parti ». Henri Emmanuelli s’entendit qualifier de « trésorier qui ne s’occupait pas de trésorerie ». Pour le procureur, Urba était un système qui « en voulant moraliser la collecte des fonds, a moralisé l’immoralité ».

Henri Emmanuelli a finalement été reconnu coupable par la justice de complicité de trafic d'influence, et a été condamné le 16 décembre 1997 à dix-huit mois de prison avec sursis et à deux ans de privation de ses droits civiques.
André Laignel, qui avait été mis en examen pour les mêmes motifs, a été relaxé.

L'affaire Urba a été à l'origine de deux lois sur le financement des partis politiques par l'État, la loi de janvier 1990 et la loi Sapin de janvier 1993. Ce dispositif a été achevé par la loi Séguin de janvier 1995.

Consulter Wikipedia, pendant qu'il est temps, puisque l'affaire de la MNEF n'est plus une "affaire": elle y a laissé une trace discrète au libellé MNEF et encore n'a-t-elle plus connu qu'une simple "dérive"...

=> En 1998, les organisations membres de l'ex-FASP ont participé à la fondation de l'UNSA-Police (1 seul représentant élu aux élections professionnelles 2010), pour la quitter. Le Syndicat Unique SGP change de nom pour devenir Unité Police, le Syndicat Unique, en 2009 (proche de FO, 8 représentants depuis 2010).


L'offensive socialiste

Selon R******, dont la terminologie est révélatrice de la contre-offensive du PS, « des élus critiquent une police axée sur la répression, désertant les quartiers où l'on a besoin d'eux et se terrant dans leurs locaux ou leurs véhicules .
Ils évoquent des commissariats transformés en bunkers, d'autres insalubres ou encore des antennes de police vides.
Et beaucoup reprochent à Brice Hortefeux d'avoir définitivement enterré la police de proximité que Michèle Alliot-Marie, son prédécesseur au ministère de l'Intérieur, avait tenté de rétablir discrètement».

Nicolas Sarkozy promet des mesures
Il veut multiplier les opérations coup-de-poing visant l'économie souterraine et développer la vidéo-protection et les polices municipales, face à la persistance des violences.
"Nicolas Sarkozy, c'est plus de technologie et moins de présence humaine", dénonce Michel Bourgain, maire Verts de l'Ile-Saint-Denis (bastion communiste), en évoquant la baisse des effectifs décidée par le gouvernement «dans les collèges ou même au sein de la police ». C'est le même élu à partir duquel R****** fait une généralisation (il a ici la cravate du notable 'arrivé' que l'on reconnaîtra pourtant plus bas.)

Or, cette citation date du 8 décembre 2009 et d'un entretien à l'Express que R****** ne cite pas (lien lexpress.fr)
"Nous, nous misons avant tout sur le lien social. Si on avait de l’argent, on le placerait dans l’éducation et la prévention, pas dans les caméras", dit-il. Outre les problèmes d’atteinte à la vie privée, le vice-président des maires de France estime que "Cela demande des moyens considérables pour une efficacité aléatoire."

"Nicolas Sarkozy, c’est plus de technologie et moins de présence humaine", déplore-t-il en évoquant la baisse générale des effectifs dans les collèges ou même au sein de la police.

L'avis de son homologue de Bondy - socialiste, comme par hasard - n'est pas moins idéologique.
"Les caméras ne peuvent pas remplacer la présence humaine. A Londres, où l’on est filmé, paraît-il, 300 fois par jour, cela n’empêche pas les agressions". Si déjà elles ne sont pas assurées de l'impunité, elles ne sont pas inutiles et l'article de L'Express précise: «Malgré l’opposition acharnée des élus "Verts", le Conseil de Paris vient de donner son feu vert à l’opération mais le collectif qui tente actuellement de mobiliser les Parisiens n’a peut-être pas dit son dernier mot. » D'ailleurs, R****** apporte aujourd'hui sa contribution.

Cette agence de presse tronque aussi l'entretien qui rapporte aussi que « 226 caméras existent déjà , mais le maire socialiste Bertrand Delanoë a lui aussi accepté, sur l’insistance de la préfecture de police, le plan "1.000 caméras pour Paris". Trop content, le brave Bébert, de ne pas s'en remettre totalement à l' « efficacité aléatoire » de sa politique de prévention et de se retrancher derrière la préfecture ?...

La police 'kamikaze'
« Partagés sur la question, les syndicats de police » (ou du moins certains) proposent une "police à pied", proche de la population, dans des zones qualifiées par les fonctionnaires de "cités coupe-gorge".

=> Police de proximité, crée par Charles Pasqua
"Le mot police de proximité n'est pas un gros mot", dit Loïc Lecouplier, responsable du syndicat Alliance dans le département, rappelant que le concept a été créé par un ministre de droite, Charles Pasqua, avant d'être développé par le socialiste Jean-Pierre Chevènement et dont la gauche s'est depuis approprié la paternité.
Mais aujourd'hui, il "serait suicidaire de réintroduire la police de proximité avec peu de moyens; ce serait envoyer nos collègues au casse-pipe.", estime Loïc Lecouplier. En effet, 500 bandes, "soit 5.000 individus" en France, entretiennent un climat de tension permanente dans les cités. Il n'est pas encore interdit de les chiffrer ?
Les policiers admettent tous qu' un grand nombre de cités sensibles sont aux mains de petits caïds qui font régner une loi de la jungle, qui pourrissent la vie des habitants et des forces de l'ordre, qu'ils provoquent, insultent et menacent.

Pourtant, l'opposition accuse
Elle dénonce un comportement de policiers, selon elle, soumis à la "politique du chiffre", et qui multiplieraient les gardes à vue et stigmatiseraient les jeunes. Des accusations sans nuance qui font le jeu des voyous et qui justifient les actes de violence.

L'opposition joue avec le feu dans les banlieues

Bien que le ministre de l'Intérieur ait organisé en août 2009 une table ronde pour recréer un lien entre la police et la jeunesse, député PS de Seine-Saint-Denis (Aubervilliers-La Courneuve-Le Bourget), Daniel Goldberg accuse: "La police agit en réaction, elle dépêche les CRS en bas des tours, en cas de problème, mais elle ne connait plus la population". Il se trouve que c'est un proche de Martine Aubry.

Rivalité polices nationale et municipale
La police nationale considère que la seule police de proximité semble est la police municipale, quand il y en a une. Une situation que désapprouvent les syndicats de police.
=> C'est en tous cas l'avis de Yannick Danio.
Selon le porte parole de SGP-Unité police, "on ne peut pas envisager, comme c'est aujourd'hui prévu, que demain la sécurité publique soit aux mains des polices municipales".
=> Un officier de police qui a requis l'anonymat (il faut donc faire confiance à R******) insiste sur le manque de moyens là où il y en aurait le plus besoin. "Trouvez-vous normal qu'il y ait autant d'effectifs dans la paisible ville de Boulogne qu'à Epinay-sur-Seine ?", demande-t-il. Son appartenance politique ou syndicale n'est pas précisée, mais ne fait pas de doute.
Coïncidence, à Boulogne vit Sa Cynique Majesté Royal...

Relance médiatique des violences urbaines avant mai ?

=> Les quartiers seraient-ils trop calmes depuis trop longtemps ?
Depuis les émeutes de 2005, qui ont placé le problème des banlieues au premier plan, "on n'a pas vu beaucoup de changements", insiste-t-il, un brin nostalgique des émeutes, puisque deux années se sont écoulées.

Des sociologues tout aussi anonymes
(mais c'est ainsi que fonctionne la presse vertueuse), mais sollicités par R******, considèrent de leur côté (mais c'est le même!) que « la question première est bien celle de la stratégie gouvernementale », écrit R******.
Selon l'agence de presse et ses « sociologues anonymes », cette stratégie peut être « difficilement dissociée de la politique de la Ville. Or, le plan promis par Nicolas Sarkozy en faveur des quartiers défavorisés en 2007 semble avoir accouché d'une souris. »
=> L'appel à la violence est-il assez clair ?

N.B.
Michel Bourgain
est membre des Casques Bleus Citoyens
C'est le même que plus haut, mais plus jeune et en tenue de combat...

=> Avec Alain Lipietz (maoïste GOP, puis OCT, les Verts, faucheur volontaire, candidat EE battu en 2009), Alima Boumedienne-Thiery (sénatrice Verts de Paris et ex-député européenne, Andreas Pilartz (responsable associatif: comité international pour la défense d'Azmi Bishara, Vigie Média Palestine, etc), Arielle Denis (co-président du Mouvement de la Paix, Non à la guerre contre l'Irak, Pour les droits des prisonniers politiques palestiniens), Denis Sieffert (directeur de la rédaction de « Politis », membre fondateur de l'association Attac-France, - Jean-Paul Besset, ex-LCR, en fut le rédacteur en chef, aujourd'hui eurodéputé EE), Gilles Lemaire (les Verts), Jacques Boutault (journaliste, maire Verts de Paris 2e), Jean Ridoux (président de l'Association Internationale des éducateurs à la paix), Michel Warschawski (figure de la gauche radicale israélienne et l'un des représentants du courant radical antisioniste en Israël, directeur du Centre Alternatif de Jérusalem), Michel Tubiana (ex-président de la Ligue française des droits de l'homme), Nahla Chahal (sociologue co-fondatrice et animatrice de la CCIPPP, et Comité international pour la défense d'Azmi Bishara), Simone Bernier (présidente de Femmes solidaires de Seine-Saint-Denis, ex-Union des femmes françaises (UFF, liée au PCF), et Noël Mamère...
Selon ces pro-palestiniens, pour qui « L'ONU, c'est Nous ! », « L'ONU devait être balayée ». Les black blocks ne pensent pas autrement. Lien PaSiDupes


=> Bishara fut accusé de crime contre la sécurité d'Israël et de collaboration avec le Hezbollah libanais (mouvement chiite financé par l'Iran)
pendant l'invasion israélienne de 2006.

dimanche 14 février 2010

L'épouse paie de sa vie l'humanité du psychiatre

Sortie d'essai, coup de maître: le malade psychiatrique tue son épouse

Le meurtrier était régulièrement suivi à l'hôpital psychiatrique Paul-Guiraud à Villejuif, dans le Val-de-Marne.
Samedi matin, il est revenu à l'hôpital psychiatrique pour avouer à un médecin, le meurtre de son épouse et réclamer de l'aide de ceux qui l'avaient laissé face à lui-même. Alertés, le commissariat de Choisy a immédiatement envoyé sur place des policiers, accompagnés de sapeurs-pompiers. Ils n'ont pu que constater le décès de son épouse.
Selon les premiers éléments de l'enquête, la victime avait été poignardée, quelques heures avant, avec une paire de ciseaux.

Le psychiatre avait pris le risque d'envoyer son malade en permission au domicile familial, à Choisy-le-Roi, pour une période d'essai. Les compressions de personnels sont-elles en cause, si les experts ne sont pas compétents ? Inconscients ou sous l'emprise de l'idéologie.

Le problème n'est pas exceptionnel

  • Octobre 2007
    Un homme de 30 ans, interné en psychiatrie (à Cadillac, Gironde) après le meurtre d'un codétenu en 2001, est soupçonné d'avoir tué sa mère à l'arme blanche lors d'une permission de sortie, avant d'ouvrir le feu sur les policiers, sans faire de blessé, sur des policiers, à Lormont près de Bordeaux.
    Il avait fallu l'intervention du Groupe d'intervention de la police nationale (GIPN) pour maîtriser le forcené en liberté. Il a été blessé par un tir de riposte.
    Les policiers de la Sûreté urbaine étaient arrivés auparavant au domicile de sa mère après avoir été alertés qu'un morceau de jambe sectionnée, vraisemblablement jeté d'un appartement, se trouvait sur la voie publique.
    Le meurtrier avait bénéficié en 2001 d'un non-lieu psychiatrique après avoir été accusé du meurtre d'un codétenu à la maison d'arrêt de Gradignan, près de Bordeaux.
    "A cause des erreurs des experts, des policiers risquent leur vie avec des gens dangereux", a dénoncé Aymed Korbosli, délégué du syndicat de police UNSA en Aquitaine.
  • Novembre 2008
    Mort à Grenoble d'un étudiant, tombé sous les coups de couteau d'un déséquilibré échappé d'un hôpital psychiatrique. Lien Le Parisien
  • Janvier 2010
    Alors que tout indiquait qu’il était profondément dangereux, un malade mental nommé David G. H. aurait :
    - tué à coups de couteaux un jeune retraité sans histoire qui occupait son appartement à sa suite
    ;
    - poignardé à la gorge un voisin venu lui porter secours;
    - blessée à l’épaule l’épouse de ce voisin. Lien Nice Matin

    C'est une faute professionnelle de l'expert psychiatre
    Ce drame aurait pu être évité. Il ne fallait pas mettre la vie d'autrui en danger.

    -> Déjà en 2004, David G. H. avait gazé le gardien de son immeuble avec une bombe lacrymogène et mis le feu aux haies de la résidence. La dangerosité de cet homme avait inquiété le gardien responsable qui avait alors averti en vain le procureur et le maire.
    -> Quelques mois plus tard, David G.H l’avait lardé de 18 coups de couteaux. La victime n’avait survécu que par miracle, après 10 jours de coma et non sans séquelles invalidantes.

    => Reconnu fou et donc pénalement irresponsable, l'agresseur avait été interné en hôpital psychiatrique. Mais, en France, les malades mentaux sont rarement internés plus de quelques années, même lorsqu’ils sont dangereux pour la société.
    Prenons l'exemple d'un malade psychotique, Jean-Pierre Guillaud, qui a tué un étudiant dans les rues de Grenoble en novembre 2008. Son psychiatre venait de le relâcher. Il n'avait déjà commis que trois agressions du même type, la dernière en 2006. Pas de quoi mettre en garde cet expert ni les autorités hospitalières.

    La population ne peut rien contre l'idéologie dominante

    David G. H. était à nouveau en liberté moins de 30 mois après sa tentative de meurtre.
    Une fois dehors, son comportement était tellement menaçant que son ancienne victime avait alerté les autorités par lettres recommandées :
    “Mon agresseur est dehors et revient sur les lieux de son massacre, ce qui me fait craindre le pire”.
    Pourtant, le weekend suivant, une vie humaine était sacrifiée sur l'autel de la pensée dominante.

    Le milieu hospitalier n'est pas assez hospitalier: la psychiatrie fait des ravages
    L’idéologie d’une partie de la psychiatrie française est la libération du patient quoi qu'il advienne à la société, et le plus tôt possible, puisque
    .
    =>L’un de ces « pontes », le professeur Pierre Lamothe, l’avait expliqué au journal Le Parisien (26/10/09) : selon lui, en matière de remise en liberté des criminels ou des malades mentaux, « il est essentiel de prendre des risques »
    David G. H. sortira dans quelques dizaines de mois de son hôpital et fera de nouvelles victimes ! Les "risques essentiels", c'est pour les autres.

    => Pour éviter de prochains drames, il faut que le parlement prenne des mesures d'urgence :
    - l’interdiction de sortie des malades mentaux hospitalisés d’office tant qu’ils présentent un risque -même modéré- pour la société. Le doute doit profiter à la société.
    - Une révision de la politique des hôpitaux psychiatriques ouverts, dont la sécurisation s'impose par les faits, puisque ils offrent aux patients de multiples tentations et possibilités de fugue.

    L’objectif est non pas de stigmatiser les malades mentaux, mais au contraire de protéger leur dignité et de ne pas les abandonner, seuls face à leur souffrance, qu'il s'agisse de tourments ou de pulsions.

    La réforme de l’expertise psychiatrique judiciaire s'impose

    Si le juge d'instruction ne doit pas rester seul dans la prise de décision , il en va de même pour le psychiatre.
    Des experts existent pour travailler à cette réforme de la psychiatrie: Frédérique Giacomoni ou le docteur Jean-Pierre Bouchard, par exemple .
    Le ministère de la Justice et de nombreux parlementaires sont sensibilisés au problème.

    Le principe de précaution est fonction d'une certaine pensée unique: traiter les malades et les détenus humainement. Et les victimes peuvent subir ses aléas; ce sont les dommages collatéraux de la pensée unique.


    Professeur Lamothe et délinquants sexuels
    Entretien au Parisien (cité plus haut)

    Comment encourager les délinquants sexuels à se soigner en prison ?
    Dans la très grande majorité, ils acceptent l'offre de soins. Le travail à mener est long et difficile. On peut toujours agir sur ceux qui refusent, quitte à les rudoyer. Il faut leur rappeler que c'est eux qu'on va libérer et qu'il est temps qu'ils prennent leurs responsabilités [le professeur fait appel à la raison perturbée du malade: est-ce bien raisonnable?]. Le discours ambiant qui consiste à les diaboliser est contre-productif[Le discours dominant de la psychiatrie qui consiste à les chouchouter est criminel].

    Que pensez-vous de la castration chimique, dont les responsables politiques ne cessent de vanter les mérites ?
    J'ai surtout envie de dire aux politiques : « Laissez-nous travailler. » Arrêtons avec cette manie qui consiste à faire une loi à chaque fait divers et à multiplier les discours démagogiques. [Laissez-les jouer à la loterie avec nous]. L'aide chimique au contrôle des pulsions, comme nous préférons l'appeler, est un traitement d'exception qui ne peut s'appliquer qu'à 1 % des délinquants sexuels [allez savoir pourquoi!]. Il ne faut pas faire croire au pédophile que ce qui se passe vient de l'extérieur et non de lui-même [l'extérieur n'exacerbe donc pas ses pulsions]. L'imposer serait grotesque [quant au « raisonnement » du psy...]. C'est comme si, face à un cancer, on rendait la radiothérapie obligatoire [le dépistage y conduit en effet abusivement]! Dès qu'il s'agit de délinquants sexuels, nos dirigeants perdent la tête [nos experts en psychiatrie ne craignent pas que des victimes perdent la leur...].

    Et la castration physique désormais envisagée par Michèle Alliot-Marie ?
    On franchit encore un cap dans le délire [MAM est, selon lui, une dangereuse malade récidiviste qu'il garderait volontiers à l'Intérieur l'intérieur ...à vie]. On sait très bien que ce serait inefficace [quelles sont les études qui permettent d'être aussi péremptoire?]. Rien n'empêche de se procurer de la testostérone sur Internet. Et puis l'ablation de leurs testicules ne réglerait pas les tourments dont souffrent les pédophiles. Manque-t-on de moyens ? Non. Le pays fait des efforts. Nous avons les outils, à nous de les utiliser correctement. » [Tout va bien: ne changeons rien. « Laissons travailler » l'expert en paix]


    Faut-il laisser les psy en liberté ?
    Ce délire du professeur interpelle.