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vendredi 29 avril 2016

Contrôle au faciès sous état d'urgence dénoncé par des communistes

Les sénateurs communistes veulent instaurer le recépissé

Les sénateurs PCF réclament l’introduction dans le Code de procédure pénale d'un encadrement plus strict des contrôles d’identité

Les communistes remettent sur la tapis le débat controversé du recépissé.
"Lutter contre les contrôles d’identité abusifs". Ou supposés tels. La proposition de loi des sénateurs communistes est clairement accusatrice à priori de contrôles au faciès. 
Les parlementaires  d'extrême gauche ressortent une étude vieille de 2009 menée par le CNRS  il y sept ans pour combattre le gouvernement Fillon.
Avec le réseau supranational (et illégitime) "open society justice initiative," dédié à la promotion des droits de l'homme par le recours au droit des états, ces chercheurs marqués à gauche l'ont réalisée sur cinq lieux répartis entre les gares parisiennes et leurs abords et sur la base de témoignages hautement subjectifs.

Cette étude corrobore l'idée préconçue originelle. Selon eux, les  "individus perçus comme noirs subissent des contrôles de police à une fréquence six fois plus élevée que ceux perçus comme blancs". Quid des métis ?
Les individus "perçus comme arabes" seraient contrôlés quant à eux en moyenne huit fois plus que ceux perçus comme blancs. Et les Français perçus comme  israélites ? Les attentats islamistes ne sont pas étrangers à cette tendance affirmée par des chercheurs orientés. Outre que le nombre de contrôles d’identité augmenterait depuis plusieurs années – l’introduction de la proposition de loi portée par la sénatrice de Seine-Saint-Denis Eliane Assassi (ci-dessous) parle de plus de 5,3 millions de Français en 2014 –, les jeunes en seraient les principales victimes. Quant aux femmes voilées...

Des contrôles d'identité pour "des motifs objectifs et individualisés"

Pour Christian Favier, un des sénateurs à l’origine du texte, le problème du contrôle au facies, promesse 22 de François Hollande, est préoccupant depuis "très longtemps". "Aujourd’hui, on a de nombreux témoignages qui montrent que ces contrôles se multiplient et ne règlent rien. Ils créent à l’inverse de la tension car ils sont vécus comme une forme d’intimidation, comme une forme de pression. Il est important de sécuriser la situation qui n’est pas bonne ni pour les jeunes qui sont contrôlés ni pour la police elle-même", fantasme-t-il au micro de Public Sénat.
Le texte prévoit de modifier l’article 78-2 du Code de procédure pénale encadrant les contrôles d’identité. La proposition de loi communiste prévoit que seuls "des motifs objectifs et individualisés" puissent justifier des mesures policières.
Véritable serpent de mer, le récépissé fait également son retour. "Sous peine de nullité de la procédure, serait remis à l’issue de chaque contrôle un document spécifiant le motif de ce contrôle", précisent les sénateurs suspicieux et répressifs.


La mesure avait pourtant été rejetée par les députés, il y a moins d'un mois, en mars dernier lors de l’examen de la réforme pénale.

Christian Favier se défend de vouloir entraver le travail de la police (loin de lui une telle idée !) mais fait une fixation sur les contrôles d’identité en sorte qu'ils "puissent s’exercer de manière transparente". "Il faut éviter toutes ces violences qui peuvent être inutiles [les élus communistes débordent le sujet du faciès] et parfois les mesures vexatoires comme des palpations qui ne se justifient pas toujours, de l'avis de cet élu radical, président du conseil départemental du Val-de-Marne. L’essentiel est d’améliorer les relations et le dialogue entre les jeunes et la police", étaye ce sénateur et dernier des présidents PCF d'un conseil départemental, mais pour la 5e fois, et qui va devoir faire cesser ce cumul des mandats d'ici 2017.

Le Collectif Stop Contrôle au Faciès revendique un récépissé

Le porte-parole de ce collectif vante une telle mesure, Nassim Lachelache, sans aucune volonté de déstabilisation, bien sûr. "Cette proposition s’inscrit dans un tas d’autres propositions déjà faîtes par l’UDI ou encore EELV, mais c’est ce genre d’initiative qu’on attend bien sûr de la part des politiques et c’est pour ça qu’on les interpelle les uns et les autres quelque soient les bords politiques," explique Nassim Lachelache, 25 ans, étudiant en sociologie (sept années après le bac) et militant associatif et politique, puisqu'il est adjoint au maire de Fontenay-sous-Bois, dont le sénateur-maire est PCF.

Stop le contrôle au faciès, qui accuse la police de brimades, violences physiques, insultes, propos racistes, palpations génitales sur des mineurs [spécifiquement ?], sort un rapport édifiant sur les abus de la police, alors que les Nuit Debout clame justement que "tous les Français détestent la police"...

Cependant, Nassim Lachelache déplore que cette mesure n’ait pas trouvé sa place dans le projet de loi Urvoas. Tous les amendements socialistes pour un récépissé avaient été rejetés par les députés.

Créé en 2011, le Collectif Stop Contrôle au Facies combat pour "une réforme de la loi encadrant les contrôles afin de permettre un recours en cas de contrôle discriminatoire".

Violences gratuites à Fontenay-sous-Bois
Created with Highcharts 4.1.9ExporterDonnées 2012 (source : calculs Linternaute.com d'après ONDRP)Coups et blessures volontairesHomicides contre enfants (moins de 15 ans)Homicides et tentativesPrises d'otages, séquestrationsViolences contre enfantsViolences à dépositaire d'autorité© Linternaute.com 2016

Numéro de SMS pour les victimes de contrôles [présumés] abusifs,

web-série "mon 1er contrôle d’identité", campagne, rapport détaillé de propositions pour le gouvernement et jusqu’à une action en justice collective contre l’Etat : le collectif se donne les moyens de ses ambitions. Depuis 5 ans, ce sont d’ailleurs 2.300 plaignants qui se sont manifestés auprès de Stop au Faciès.

Alliance police nationale : "Le récépissé suppose que les policiers axent des contrôles de manières discriminatoires et cela est insupportable pour nous" Alliance police nationale, principal syndicat des forces de l’ordre, s’insurge contre la proposition des lois des sénateurs PCF. "Le récépissé est un peu un serpent de mer, il revient régulièrement. Alliance police nationale, syndicat majoritaire, et l’ensemble de la police nationale, nous sommes vent debout contre l’idée de délivrer un récépissé lors d’un contrôle d’identité", martèle le porte-parole.

Ce dernier fait écho aux propos de Manuel Valls qui "lorsqu’il était ministre de l’Intérieur avait indiqué que cette mesure était inutile et inefficace et que les expériences qui ont été faites à l’étranger en la matière ne l’avaient pas convaincue".
Et de poursuivre : "Le récépissé suppose que les policiers axent des contrôles de manières discriminatoires et cela est insupportable pour nous. Il y a à peu près autour de 4 millions de contrôles d’identité par an et il y a eu quatre condamnations par la Cour d’ Appel de Paris qui ont été désapprouvées par le gouvernement qui a fait appel ".

Pour le policier, en plus d’être insultant, cela n’est "pas réalisable dans le cadre de l’état d’urgence".
"On va interpeller un criminel potentiel, et si on ne lui donne pas un récépissé, cela va annuler la procédure, c’est invraisemblable, c’est le monde des bisounours.

Si le récépissé est validé, les sénateurs proposent une période d’expérimentation avant toute généralisation.
La proposition de loi va être examinée le 18 mai. A un mois du premier refus de la mesure par les députés, cette nouvelle tentative pour le récépissé risque une fois de plus de ne pas  retenir l'attention du gouvernement et du Parlement. pour nous !", fait-il valoir.




samedi 18 octobre 2014

Braquage: l'argent facile fait encore un mort

Mort à Toulouse pour une poignée d'euros

Le jeune met en joue les policiers
Un braqueur a laissé la vie dans une supérette Carrefour City de Toulouse. 
La BAC est intervenue dans un contexte tendu de recrudescence des petits braquages de commerces et la multiplication des agressions contre les citoyens et les forces de l'ordre.

Timothée Lake, 20 ans, domicilié dans le quartier Basso-Cambo, proche du Mirail à Toulouse, est mort pour une poignée de billets. Il venait de mettre en joue des policiers de la brigade anti-criminalité alertés sur un vol à main armée, dans une supérette du quartier Saint-Cyprien et s'est fait tuer d'une balle dans le cœur le 17 octobre au petit matin.

Ce braquage intervient dans un climat de haute tension allant crescendo depuis plusieurs semaines, à Toulouse. Jets de projectiles sur les forces de l'ordre, caillassages en série dans les quartiers, fonctionnaires blessés par des chauffards ou braqués avec des armes factices sont le quotidien "banal" dans certains quartiers, zones prioritaires ou non.

Alors que l'enquête pour "homicide volontaire" menée par la police des polices, dira si le fonctionnaire de la BAC a agi en état de légitime défense, les syndicats, dont Unité-Police, et UNSA-Police, pointent le contexte de plus en plus difficile dans lequel évoluent leurs collègues. De son côté, Alliance Police nationale, dénonce "un climat de tension permanent pour les policiers toulousains qui doivent faire face aux agressions et provocations de voyous", précise Luc Escoda. Ce syndicat de police demande "la réécriture de la légitime défense et des peines planchers pour les auteurs d'agressions envers les policiers."

Ces derniers jours, on ne dénombre pas moins de dix agressions ou rébellions faisant des blessés plus ou moins graves parmi les policiers.
"Le constat alarmant se réitère et s'amplifie chaque jour davantage. Les récentes dispositions relatives à la contrainte pénale ne semblent pas étrangères à ces comportements offensifs puisque le sentiment de totale impunité des délinquants prévaut lors de chaque contrôle ou interpellation", avait alors alerté, Didier Martinez, du syndicat Unité SGP Police-FO.

La nuit dernière, un homme a encore été sérieusement blessé par balle, dans un square de Toulouse, où un agresseur armé d'un fusil et au visage masqué a surgi pour lui tirer dessus, a-t-on appris de source policière. La victime, âgée d'une trentaine d'années, présente des blessures très sérieuses à une jambe, mais son pronostic vital n'est pas engagé, selon la même source. L'agression s'est produite dans un square, entre deux cheminements, non loin de la station de métro Reynerie, dans le vaste ensemble du Mirail érigé il y a cinquante ans au sud-ouest de Toulouse.

Lundi, à Toulouse, un homme de 21 ans avait été mis en examen et placé en
détention provisoire pour "meurtre avec préméditation en bande organisée", dans l'enquête sur un assassinat à l'arme de guerre, commis le 14 août sur un parking, dans une commune située à la périphérie de la ville.

Responsabilité de la crise économique et de la misère  

Le braquage mortel du 17 au matin s'inscrit aussi dans ce contexte où les vols à main armée sont en recrudescence, à Toulouse et dans sa proche périphérie.
Jeudi matin, deux individus, visage dissimulé sous des masques vénitiens et menaçant le patron du magasin avec des armes de poing, ont fait irruption dans un magasin Spar (acronyme de "en coopérant harmonieusement, tout le monde profite régulièrement", en néerlandais) à Tournefeuille, également à l'ouverture, et se sont emparés d'environ 1.000 € après avoir porté des coups au gérant. Un troisième individu serait resté à l'extérieur. Dans la supérette, le gérant est pris à partie et menacé par les deux braqueurs qui exigent de se faire remettre de l'argent. L'un des agresseurs dégaine une bombe lacrymogène et l'utilise contre la victime qui reçoit également un coup derrière la tête.
Le 9 octobre, ce sont deux attaques de commerce en 3 heures d'intervalle et en plein jour qui sont commises par des individus armés.

Quatre braquages en seulement 8 jours, entre le 9 et le 17 octobre. Les 16 et 18 septembre, ce sont respectivement, un magasin Lidl, à Tournefeuille et un restaurant Quick, à Toulouse, qui sont à leur tour visés par des malfaiteurs armés. Une vague jusqu'ici contenue à de maigres butins et des traumatismes subis par des commerçants malmenés.

Des profils de braqueurs très divers
Délinquants ordinaires, solitaires désespérés plus proches du "suicide social", marginaux en errance ou équipes organisées, la palette du braqueur type est très large. Mais un dénominateur commun revient sur chaque affaire : "Ils sont tous en quête d'argent facile et cela constitue leur principale source de motivation même si les profils sont très variés", décrypte un enquêteur.
Pour boucler les fins de mois difficiles ou régler des dettes liées parfois à la drogue ou aux jeux, les malfaiteurs n'hésitent plus à braquer les commerces en minimisant parfois les risques.

Reste que la sanction encourue est théoriquement lourde. 
Les auteurs de vol à main armée sont passibles de la cour d'Assises avec une peine de 20 ans de réclusion criminelle au bout. 

C'est dans ce contexte préoccupant que le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, fera sa petite visite rituelle en pareilles circonstances, sachant que son passage était déjà annoncée le 13 octobre.

samedi 6 juillet 2013

Valls consacre la police à la Manif pour Tous en exclusivité

Les CRS n'en peuvent plus


Hollande et Valls mettent le paquet
Valls est à cran
Le syndicat Alliance Police Nationale dénonce la mobilisation excessive des CRS pour encadrer les "Veilleurs debout".

La comédie a assez duré pour les CRS. Le syndicat Alliance Police Nationale a publié mardi un tract dénonçant leur mobilisation disproportionnée pour contenir d'éventuels désordres causés par le mouvement "Veilleurs debout". En poursuivant leur "action" bien après le débat sur le mariage homosexuel, ces militants pacifistes de La Manif pour tous font encore l'objet d'une surveillance étroite des forces de police. "Malgré la diminution significative de leurs effectifs", déplore  le syndicat, les hommes des Compagnies républicaines de sécurité (CRS) sont appelés en nombre un peu partout en France pour canaliser une poignée d'individus. 
Les opposants pacifiques veillent ici 
sur Christiane Taubira, 
Place Vedôme à Paris

"Une compagnie mobilisée pour 6 présumés 'veilleurs debout' qui auraient pu troubler la quiétude de la République…", ironise le tract policier. Le syndicat prend l'exemple précis d'un déploiement de la CRS 10 du Mans à Paris. La compagnie avait été appelée le 28 juin à surveiller les Veilleurs autour du palais de l'Élysée. "Un déplacement très 'productif' dans la capitale", grincent les policiers.

"Consignes approximatives, ordres, contre-ordres et panique des autorités ont 'nourri' les 6 heures de vacation de la CRS 10", critiquent encore les CRS qui n'ont eu aucun trouble à déplorer . "L'histoire aurait pu s'arrêter là mais à la fin de la vacation, alors que la compagnie est libérée, deux méchants veilleurs debout sont repérés in extremis à quelques pas de l'Élysée, poursuit, caustique, le tract d'Alliance. La CRS 10 a ordre de faire demi-tour de toute urgence avec pour consigne: faire peur aux deux méchants trublions… jamais retrouvés d'ailleurs !".

Le convoi de CRS "n'a fait qu'un aller-retour" sur ledit secteur "tous gyrophares allumés", avant de repartir pour Le Mans. "Grâce aux CRS, la République a été épargnée, ironisent encore les policiers. Visiblement les autorités parisiennes ne savent plus quoi inventer pour obtenir toujours plus de CRS dans la capitale, et ce quel qu'en soit le prix".

Sur la page Facebook du syndicat, le tract collectionne les "like". "Ces missions sont totalement contre-productives pour la bonne image de la police", résume un des internautes.

Valls n'a pas fini de faire suer le burnous des CRS

Les "mères veilleuses" rejoindront désormais les "Veilleurs debout" lors de leurs veilles pour expliquer aux passants leur démarche et pour répondre aux questions sur les Veilleurs et les Mères Veilleuses.Les mères veilleuses étaient à Toulon et à Bayonne. Du 30 Juin au 7 juillet elles seront à Ajaccio et Bordeaux.Du 9 au 15 septembre, elles seront à Saint-Etienne.