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lundi 9 juillet 2018

Brésil: Lula, au centre d'affrontements de juges politiques

Après un imbroglio politico-judiciaire, Lula reste en prison

L'ancien président Lula, condamné pour corruption, devra rester en prison,
a tranché 
le président d'une Cour d'Appel brésilienne, dimanche.

Le juge Rogerio Favreto avait fait sensation en ordonnant dimanche la mise en liberté de Lula, à la faveur de son astreinte ce week-end à la permanence du TRF4, la cour d'Appel de Porto Alegre, dans le sud du Brésil. 

Or, en janvier dernier, le TRF4 de Porto Alegre est le tribunal qui avait ratifié la condamnation de première instance de Luiz Inacio Lula da Silva...
Le juge Favreto avait décidé dimanche à la surprise générale d'accepter une demande d'habeas corpus présentée vendredi par plusieurs députés du Parti des Travailleurs (PT), fondé par Lula en 1980. Il avait même demandé que cette libération ait lieu dès dimanche, "selon le régime d'urgence".
Les partisans de Lula avaient aussitôt commencé à fêter sa libération imminente trois mois après son incarcération. Plus de mille personnes se sont rassemblées devant le bâtiment de la police fédérale à Curitiba, dans le sud du Brésil, où Lula est détenu, en réclamant sa libération.

Mais peu après, un autre juge du TRF4, Joao Pedro Gebran Neto, a décidé, lui, le maintien en prison de l'ancien président et a annulé la décision de son collègue.

Dans un nouveau rebondissement, le juge Favreto a déclaré qu'il maintenait sa décision. "Je réaffirme la teneur des décisions prises antérieurement, en décrétant la mise en oeuvre immédiate de la mesure de libération dans un délai maximum d'une heure", a-t-il écrit.

Lula et la justice
Le président du TRF4, Carlos Eduardo Thomson Flores, a tranché, quelques heures plus tard. Dans un communiqué, il a déclaré qu'il confirme la décision du juge Gebran Neto, selon laquelle l'ancien président devait rester en prison, où il purge une peine de 12 ans et un mois de détention pour corruption.

Le président du TRF4 déclare dans ce communiqué qu'il ordonne "l'exécution de la décision prononcée par (le juge Gebran Neto)" sur le maintien de Lula en détention.

Parti-pris des juges, en France comme au Brésil 

A trois mois d'une élection présidentielle parmi les plus incertaines de l'histoire du pays et à laquelle Lula veut se présenter, des magistrats confirment ainsi l'incidence de leur subjectivité partisane et militante sur les décisions de justice.
 
"Un juge sans opinion, ça n'existe pas"
En France, on pense inévitablement aux juges de l'ultra-gauche (SM) qui ont décidé de confisquer l'enveloppe de 2 millions d’euros d’aides publiques d’Etat pour le financement du parti du Rassemblement National, RN, avant tout jugement dans l’affaire des emplois fictifs présumés au mouvement de Marine Le Pen. L'un des deux juges du Parquet National Financier (PNF) étant actuellement en vacances, c'est en fait une décision en solo de la juge  Françoise Thébault,  syndiquée au Syndicat de la magistrature (SM), communément appelés "juges rouges".


Même s'il avait été remis en liberté, l'ancien président (2003-2010), en tête des intentions de vote pour le scrutin d'octobre, aurait probablement vu sa candidature invalidée par le tribunal électoral, en vertu d'une loi qui interdit à tout candidat déjà condamné en appel de se présenter.

La Justice est-elle sereine au milieu des passions politiques ?

Dans un document officiel, Sergio Moro, le juge anti-corruption qui a condamné Lula en première instance en juillet 2017, avait affirmé que le juge Favreto n'avait pas la compétence pour prendre cette décision. L'ordre de libération de dimanche avait fait l'effet d'une bombe au Brésil.

Le bras de fer judiciaire s'est poursuivi avec une demande officielle du Parquet fédéral de faire machine arrière, reprenant l'argument de Sergio Moro en affirmant que le juge de permanence n'a pas la compétence d'examiner une demande d'habeas corpus.

Les media brésiliens ont rappelé dimanche que le juge Favreto, ancien avocat, avait été membre du PT de 1991 à 2010, date à laquelle il avait accédé à la magistrature.
 Quartiers généraux de la police fédérale où le président Luiz Inacio Lula da Silva est emprisonné à Curitiba.
Le PT a lancé un appel à la mobilisation, dans un communiqué ayant pour titre "La liberté de Lula est la liberté du Brésil". Incarnation de la corruption ou amalgame ?
Le Parti des Travailleurs (extrême gauche) s'est insurgé contre l'annulation de l'ordre de libération, estimant dans ce communiqué qu'il est "inconcevable" que la décision d'un juge du TRF4 ne soit pas respectée.
"Les garanties constitutionnelles et de l'Etat de droit ont été rompues! Tous à Curitiba, tous dans la rue", a déclaré sur Twitter Gleisi Hoffmann, présidente du PT. La justice serai rendue par la rue...

Quand la Justice est entravée par les factions politiques

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Accusé d'avoir reçu un appartement en bord de mer pour favoriser une entreprise de bâtiment dans l'obtention de marchés publics, Lula nie farouchement et se dit victime d'un complot pour l'empêcher de briguer un troisième mandat. 

Pour le RN (ex-FN), Marine Le Pen dénonce un "attentat politique" et une "volonté d'assassiner". Elle lance un "Lepenthon".

Dans le même temps, Bayrou coule des jours heureux, 
Résultat de recherche d'images pour "Bayrou corruption"malgré l'alerte pour détournement de fonds européens lancée le 7 juin 2017 par un salarié du MoDem Matthieu Lamarre a adressé un courrier au même Parquet de Paris (PNF) pour dénoncer la situation des assistants parlementaires européens du parti centriste, proche de la LREM de Macron. Lamarre effectue un "signalement" à la justice dans lequel, documents à l'appui, il montre que son salaire était largement pris en charge par le Parlement européen entre décembre 2010 et novembre 2011. Or, selon lui, sa mission au 133 bis, rue de l'Université à Paris (VIIe), siège du MoDem, consistait à gérer le site Internet et non à travailler spécifiquement pour l'eurodéputé qui l'employait. 
Résultat de recherche d'images pour "Bayrou corruption"C'est sur la base de cette déclaration que le Parquet a ouvert une enquête préliminaire pour «abus de confiance» afin de vérifier si le MoDem a fait prendre en charge fictivement une partie de sa masse salariale par les instances européennes. Mais cette enquête stagne, tandis que le PNF fait du zèle en étranglant financièrement le parti arrivé au second tour de la Présidentielle, sans jugement, à titre conservatoire... 

Figure de proue de la lutte anticorruption au Brésil, Sergio Moro a connu plusieurs revers ces dernières semaines
Résultat de recherche d'images pour "Lula juges"
avec la libération le 26 juin de José Dirceu, ex-homme fort du gouvernement Lula, et l'acquittement récent de Gleisi Hoffmann, présidente du Parti des travailleurs (PT) depuis 2017, également accusée de corruption. La Justice brésilienne est-elle aux mains de la gauche radicale au Brésil ? Quid de la France ?

La défense de Lula avait multiplié les recours auprès de la Cour suprême pour réclamer sa libération, sans succès.
Ses avocats considèrent que l'icône de la gauche doit demeurer en liberté le temps que tous les recours soient épuisés, mais la Cour suprême avait décidé en avril d'appliquer une jurisprudence selon laquelle toute personne condamnée en deuxième instance doit être incarcérée.


Brésil: après un bref imbroglio judiciaire, Lula reste en prison

samedi 29 juillet 2017

Moralisation de la vie publique : avancées dans le flou artistique

Les principales mesures de moralisation de la vie publique

Résultat de recherche d'images pour "dessin loi de moralisation"
Voici les principales mesures des deux projets de loi de moralisation (ordinaire et organique) "pour la confiance dans la vie politique" votées en première lecture à l'Assemblée:

Pratiques des élus

- Interdiction des emplois familiaux de collaborateurs "pour la famille proche" (conjoint, partenaire de Pacs, concubin, parents et enfants, ainsi que ceux du conjoint, partenaire de Pacs ou concubin) 
Résultat de recherche d'images pour "dessin loi de moralisation"pour les ministres, parlementaires et exécutifs locaux, sous peine de trois ans de prison et 45.000 euros d'amende, avec restitution des sommes versées.
Pour l'emploi de toute autre personne ayant "un lien familial" (membre ou ancien membre de la famille), obligation de déclaration à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) pour les membres du gouvernement et exécutifs locaux, et auprès de l'organe de déontologie de leur assemblée pour les parlementaires. Même obligation déclarative en cas d'emploi croisé (embauche d'un collaborateur de la famille d'un autre élu ou ministre). 

- Suppression de la réserve parlementaire dont disposent députés et sénateurs pour attribuer des subventions (147 millions d'euros en 2017), afin d'éviter "les dérives clientélistes". Son extinction sera progressive d'ici ...2024. 

- Suppression de la réserve ministérielle.

- Nouveau régime pour les frais de mandat parlementaire: prise en charge directe, remboursement sur présentation de justificatifs ou versement d'une avance. Le bureau de chaque assemblée devra arrêter la liste des frais autorisés, définir un système de contrôle et en assurer la publicité. Art. 7 ordinaire.
Jusqu'alors, les députés percevaient une indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) de 5.373 euros net mensuels, les sénateurs de 6.110 euros. En 2015, avait été définie une liste des dépenses autorisées et interdites, et les députés devaient certifier sur l'honneur du bon usage

- Définition d'un régime répressif, à déterminer dans le règlement des assemblées, pour mettre fin aux compléments de rémunération dont bénéficient certains parlementaires siégeant en cette qualité au sein de certains organismes publics ou parapublics. 

- Les candidats à l'élection présidentielle devront fournir une déclaration d'intérêts et d'activités, en plus de l'actuelle déclaration de patrimoine. 
Avis de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) sur la variation de la situation patrimoniale du président de la République en fin de mandat

- Peine complémentaire obligatoire d'inéligibilité en cas de crimes ou de manquements à la probité applicable à l'ensemble des élections. Parmi les infractions concernées: les faits de discrimination, injure ou diffamation publique, provocation à la haine raciale, sexiste ou à raison de l'orientation sexuelle. Par une décision spécialement motivée, la juridiction peut décider de ne pas prononcer cette peine. 

- Vérification de la situation fiscale des parlementaires (eurodéputés compris) en début de mandat. En cas de manquement, démission d'office et inéligibilité seront possibles. Une démission d'office aura pour conséquence la tenue d'une élection partielle. 

- Encadrement des activités de conseil pour les parlementaires : ils ne pourront pas se lancer dans ce type d'activité en cours de mandat, mais pourront poursuivre une telle activité, si elle a débuté plus d'un an avant leur entrée en fonction. 
De plus, il sera interdit de conseiller des sociétés impliquées dans des marchés publics ou d'exercer des fonctions de représentant d'intérêts. 
Création de "registres publics" de "déports" pour les parlementaires en situation de conflits d'intérêts sur des textes ou des votes, et estimant devoir se mettre en retrait. 

- Les collaborateurs parlementaires devront bénéficier d'un statut, jusqu'alors quasi inexistant. La cessation de mandat constituera un motif spécifique de licenciement. Interdiction pour les lobbies de rémunérer des collaborateurs parlementaires. 

Financement des partis

Résultat de recherche d'images pour "financement des partis"
- Le gouvernement sera habilité à créer par ordonnance une "Banque de la démocratie", adossée à la Caisse des dépôts et consignations. Rejetée par le conseil d'État en juin 2017, elle avait été proposée par Bayrou pour aider les partis à financer leurs activités et campagnes électorales. Les partis se retrouvent contraints à des "démarches parfois humiliantes à l'égard de banques privées", a affirmé le garde des Sceaux lors d'une conférence de presse. Il est insupportable qu'une banque privée ait droit de vie ou de mort sur une formation politique."

- Création d'un "médiateur du crédit" pour faciliter le dialogue entre banques, candidats et partis. 

- Publication détaillée des comptes des partis au Journal officiel. 

Résultat de recherche d'images pour "financement des partis"- Interdiction de prêts par des personnes morales autres que des banques européennes ou des partis politiques, et interdiction de tout prêt ou aide d'une personne morale étrangère. 
Contrôle renforcé des prêts consentis par des personnes physiques. Toute infraction sera passible de trois ans de prison et 45.000 euros d'amende. 

vendredi 26 juillet 2013

Thomas Hollande, fils de... bling-bling de parents qui n'aiment pas les riches

Les Ségollande ont le spectacle dans leur ADN 

Roselyne Bachelot 
s'apprête à faire une apparition dans le prochain clip de la chanteuse Joyce Jonathan. 
Le fils bling bling du "président normal"
a quitté le pédalo et les défavorisés :

le bateau de Bolloré, à côté, ça fait pauvre !
Roselyne, coeur d'artichaud

Toujours encartée à l'UMP
, l'ancienne ministre de la Santé chancelante a livré cette révélation sur Europe 1, vendredi 26 juillet ... Juste après avoir confessé un "coup de coeur" pour le rappeur originaire de Trappes La Fouine,  elle estime que cette déclaration est le "scoop" de l'été.
Au micro de l'émission Campus, cette proche de François Fillon, convertie tardive à la chronique télé, a en effet confié un soudain engouement pour l'oeuvre de la compagne de Thomas Hollande, fils de l'actuel président de la République et de son ex-concubine Royal.
Roselyne Bachelot explique à ceux que ça intéresserait qu'elle a fait sa connaissance dans le cadre de l'émission où elle intervient, le Grand 8 sur Direct 8 : "J'ai découvert des gens que je ne pensais pas devoir aimer, comme La Fouine, le rappeur pour lequel j'ai eu un véritable coup de coeur, et puis Joyce Jonathan." Fillon appréciera d'appartenir à cette communauté bobo.

L'ex-ministre du gouvernement Fillon se lance alors dans un véritable panégyrique de la compagne de Thomas Hollande
: "Une artiste absolument délicieuse, fine, raffinée, sensible, et j'ai eu un vrai coup de coeur pour cette jeune femme..."
Puis, soudain sur le ton de la confidence : "... J'ai d'ailleurs, c'est un scoop, accepté de faire une petite apparition dans son prochain clip !"

Les Ségollande connaissent la musique


Joyce Jonathan,
qui avait soutenu François Hollande dans la campagne (voir le clip ci-dessous, diffusé par le ...Parti socialiste, reconverti en "major" avant l'élection présidentielle), avait officialisé sa relation avec Thomas Hollande dans Gala, en mai dernier.

Née, dans les Hauts-de-Seine d'une mère directrice d'agence de voyage et d'un père architecte, la petite a été éduquée à l'École alsacienne, école publique chicos de la rue Notre-Dame-des-Champs à Pariscomme Henry de Monfreid et Théodore Monod ou Stéphane Hessel, les saltimbaques Carlos, Michel Piccoli, Catherine Allégret, Benjamin Castaldi, les écrivains Claude Sarraute, Alexandre Jardin et André Gide, ainsi que les grands patrons Guillaume Pepy ou Seydoux-Fornier de Clausonne, petit-fils de Marcel Schlumberger, mais aussi Jean-Yves Lafesse ou Pierre Louÿs et Me Jacques Isorni. Si hétéroclite soit-il, cet ensemble ne devrait pas "salir" le milieu "grands bourgeois" des Hollande-Royal. Voilà la Ch'tite Brochen-Aubry rassurée ! Il se murmure toutefois que la tata eût préféré que la chanteuse eût été élève d'un lycée privé Averroès, de Lyon ou de Lille...

Le monde du spectacle finance-t-il le PS ?


Le conflit d'intérêts ne semble pas faire de doute
Révélée par le site de financement participatif My Major Company, la fine mouche de 22 ans s'est trouvé un medium inédit de promotion en sortant en juin dernier son deuxième album, intitulé "Caractère". 
De source officieuse, Thomas aurait révélé que son enchanteur de père, alias  le "pingouin", aurait pris pour lui ce titre flatteur !

vendredi 23 novembre 2012

Affaire Bettencourt: le juge manque d'éléments contre Sarkozy

Sarkozy simplement placé sous le statut de témoin assisté

Le juge Gentil  a dû renoncer à sa mise en examen


A l'issue d'une audition-fleuve de douze heures, la justice s'est résignée à laisser l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy ressortir du Palais de Justice de Bordeaux jeudi soir, sans mise en examen, malgré l'acharnement des juges d'instruction chargés de l'affaire Bettencourt
, du nom de l'héritière de L'Oréal.

Nicolas Sarkozy a regagné son domicile à Paris  23h30. Son entourage a précisé que l'ex-président ne ferait aucune déclaration, soulignant que son avocat, Me Thierry Herzog, s'exprimerait le lendemain sur Europe 1, où il est invité à 08h20.

"Il n'y a pas eu de mise en examen", a souligné Thierry Herzog après la notification à son client du statut de témoin assisté alors qu'il avait été convoqué dans la perspective d'une mise en examen. Il n'y a pas d'autre convocation, a-t-il précisé sur RTL, soulignant que "c'est une affaire qui n'existe plus".

Le témoin assisté est une situation intermédiaire permet de soumettre l'intéressé à un acte ultérieur de poursuite, une plainte ou un témoignage. Le mis en examen, lui, est visé par des "indices graves ou concordants".

N. Sarkozy est le deuxième ancien président de la Vème République 


Depuis qu'un chef de l'Etat ne bénéficie plus de la protection juridictionnelle conformément aux traditions constitutionnelles de notre pays, seule l’irresponsabilité pour les actes " accomplis en qualité de chef de l’Etat " le met à l’abri de toute mise en cause de sa responsabilité civile ou pénale pour des faits liés à sa fonction. 
Lprésident Jacques Chirac a dû se rendre à une telle audition pour des faits reprochés antérieurs de 25 ans à ses mandats présidentiels. Poursuivi en 1999 dans des affaires d'emplois fictifs au RPR et à la mairie de Paris (1977-1995),  Jacques Chirac avait d'abord été entendu comme témoin assisté, mais avait ensuite été mis en examen et finalement condamné en décembre 2011 à deux ans de prison avec sursis, bien qu'il n'existât aucune réglementation à l'époque.

Depuis la victoire de la gauche en mai 2012, Nicolas Sarkozy a perdu son immunité à la mi-juin, redevenant un justiciable ordinaire
Dans sa décision relative à la Cour pénale internationale (CPI), le Conseil constitutionnel s’est en outre prononcé, le 22 janvier 1999sur la responsabilité du Chef de l’État pour des actes commis avant son entrée en fonction.
Photo actualisée du
 juge J.-M. Gentil
L'audition par le juge Jean-Michel Gentil et ses deux collègues, Cécile Ramonatxo et Valérie Noël - désignés pour conduire l'information judiciaire pour "trafic d'influence et financement illégal de parti politique", concernant notamment l'ancien ministre du travail Eric Woerth - s'est déroulée selon Me Herzog dans une ambiance "normale, courtoise". Il a estimé qu'on assistait à "la victoire de la Justice" plus encore "qu'à celle d'un homme", et que c'était "la fin judiciairement des soupçons, des mises en cause dans la presse qui n'avaient aucun fondement".Du juge Gentil, Me Camille Romani, alors bâtonnier du barreau d'Ajaccio, dit: "Il n'est pas du genre à se laisser impressionner, mais pas non plus à reconnaître ses torts".

Deux autres juges d'instruction, Philippe Darphin et Emmanuel Planque, sont désignés pour conduire l'instruction pour "violation du secret professionnel" visant la magistrate de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez, accusée d'avoir informé la presse d'une perquisition chez Liliane Bettencourt.

Cécile  Ramonatxo est la juge bordelaise qui, le mardi 3 juillet, mena la perquisition dans l'ancien cabinet d'avocat de Nicolas Sarkozy à Paris. Rien non plus n'avait été saisi lors de deux autres perquisitions, l'une dans un appartement appartenant à Carla Bruni-Sarkozy, dans le XVIe arrondissement de Paris, l'autre dans les bureaux mis à la disposition de l'ex-chef de l'Etat, rue de Miromesnil (VIIIe). Menées en l'absence du président Sarkozy alors au Canada, ces perquisitions " se révéleront être ce qu'on peut en attendre, des actes inutiles", a commenté l'avocat de l'ancien président Me Thierry Herzog.

Le procureur de la République de Bordeaux Claude Laplaud a confirmé le statut de simple témoin assisté de M. Sarkozy, "dans le cadre de l'information judiciaire (pour) abus de faiblesse, abus de confiance aggravés, escroqueries aggravées au préjudice" de Liliane Bettencourt.

MNicolas  Sarkozy, ressorti avec Me Herzog dans la même Renault Espace gris foncé qu'à l'arrivée sous les yeux des dizaines de journalistes présents - dont certains en faction depuis trois semaines - a aussitôt regagné l'aéroport de Bordeaux-Mérignac pour  Paris.


Les juges ont sans doute voulu entendre le témoignage de l'ancien président de l'Union pour un mouvement populaire (UMP, 2004-2007)

A-t-il pu toucher de l'argent directement pour sa campagne de 2007, notamment du vivant de l'ancien ministre André Bettencourt, époux de la femme la plus riche de France, décédé en novembre 2007 ?
Ou s'il a bénéficié d'une partie des quatre millions d'euros en liquide que l'ancien homme de confiance des Bettencourt, Patrice de Maistre, a fait revenir depuis un compte suisse des milliardaires, de 2007 à 2009. MM. de Maistre et Eric Woerth, l'ancien ministre et ex-trésorier de campagne de M. Sarkozy en 2007, ont déjà été mis en examen dans cette affaire. 

Mais la crédibilité du témoignage de la comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, " blessée d'avoir été licenciée ", est suspecte: la juge Isabelle Prévost-Desprez monta en épingle les accusations de la comptable, alors qu'elle avait été soudoyée par la fille de sa patronne, Françoise Bettencourt-Meyers.

La juge militante Prévost-Desprez a en outre été sanctionnée pour avoir mis en cause Nicolas Sarkozy dans le livre "Sarko m'a tuer" de Fabrice Lhomme et Gérard Davet (investigateurs au journal socialiste Le Monde). Elle n'a pas présidé l'audience sur le dossier Mediator, médicament du laboratoire Servier, fin septembre à Nanterre, et elle devait par ailleurs être entendue le 14 septembre à Bordeaux par le juge Jean-Michel Gentil à propos de ses déclarations dans le livre.

Les trois juges ont donc sans doute demandé aussi pourquoi Nicolas Sarkozy avait paru surveiller l'évolution du dossier Bettencourt, recevant à de multiples reprises l'ex-procureur de Nanterre Philippe Courroye, initialement en charge de cette affaire.


En avril, N. Sarkozy avait estimé que des rencontres avec André Bettencourt, ancien ministre de Coty, De Gaulle et Pompidou, mais aussi secrétaire d'État à la Présidence du Conseil du gouvernement Pierre Mendès France, étaient "bien sûr" possibles, puisque le mari de Liliane Bettencourt était un ancien ministre de Coty, De Gaulle et Pompidou (ministre délégué auprès de Maurice Schumann ministre des affaires étrangères), mais aussi secrétaire d'État à la Présidence du Conseil du gouvernement Pierre Mendès France. Mais "quel est le problème, quelle est l'histoire, quelle est l'information? ", avait-il demandé.

La justice partisane pourrait causer d'autres tracas judiciaires à l'ex-président. 

Une enquête préliminaire sur des sondages commandés par l'Élysée pendant sa présidence a en effet été ouverte. 

Son nom apparaît aussi dans l'affaire Karachi, qui concerne un possible financement occulte de la campagne présidentielle d'Édouard Balladur, en 1995, sous la présidence de François Mitterrand.

De très loin le préféré des sympathisants de l'UMP pour représenter le parti lors de la présidentielle de 2017, selon un sondage CSA pour BFMTV publié jeudi, N. Sarkozy, était auditionné à quelques dizaines de mètres seulement de l'hôtel de ville de Bordeaux où le maire et ancien Premier ministre Alain Juppé, également ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy, a créé l'autre événement du jour.

Le juge n'a de Gentil que le nom 

De fâcheux incidents entachent quelque peu la réputation du juge qui a entendu Nicolas Sarkozy. Celui que l'on décrit parfois comme un "cow-boy" agit aujourd'hui avec les cols blancs comme il le faisait jadis avec les trafiquants de drogue au TGI de Nanterre. 

D'une part, c'est lui qui a mis en examen le photographe François-Marie Banier après l'avoir fait croupir deux nuits à la prison de la Santé, tout comme il a fait interpeller Patrice de Maistre à sa sortie d'avion avant de le placer sous mandat de dépôt à Bobigny dans l'attente de son transfert vers Bordeaux. 

D'autre part, le 15 mai 1995, dans une bagarre et des échanges de coups de feu entre dealers, rue du Paradis, à Fontenay-aux-Roses, dans les Hauts-de-Seine, le juge Gentil est saisi du dossier et l'avocat Francis Terquem, qui défend un certain Bachir Ghabra, découvre avec stupéfaction que le juge a menti. 
Lors de l'audition de l'un des suspects qui s'entête à dire qu'il est totalement étranger à cette histoire, le magistrat lui indique que ses complices - dont Bachir Ghabra - ont reconnu avoir tenté d'arnaquer des vendeurs de drogue. Or, Ghabra a toujours nié devant les policiers être mêlé à cette histoire. Si la police était remontée jusqu'à lui, c'était, selon ses dires, parce que sa voiture avait été volée et utilisée par les "carotteurs" lors de leur expédition. L'avocat, ayant découvert ce curieux mensonge, en informe le juge Gentil qui s'empresse alors de remettre en liberté son client. L'incident est ensuite signalé au bâtonnier dans un courrier du 22 mars 1996.
Dans cette même affaire, le magistrat avait également fait du chantage à un des suspects, le menaçant de prison s'il s'obstinait à nier.
Nicolas Sarkozy revient de loin...

samedi 21 juillet 2012

PCF-Mélenchon: la séparation de corps est consommée

Rupture le PCF entre Mélenchon ?
 

Officiellement, oui. 
Pour le retirer de la photo, les communistes ont attendu que leur ancien candidat à la présidentielle soit au Venezuela au côté du camarade Chàvez
Le saltimbanque de la politique s'est offert le voyage pour participer, d’abord, au forum de São Paulo à Caracas, puis pour apporter son soutien au chef de l’Etat, Hugo Chávez, en campagne.
Mais pendant ses vacances, les lieutenants de Mélenchon sont en négociation avec leurs partenaires communistes. 
Sur la table : l’ordre et les temps de passage du meeting final aux "estivales du Front de gauche", à Grenoble fin août. Le Parti de gauche veut un remake de l’an passé. Mélenchon réclame une table ronde entre les responsables politiques, puis cinquante minutes de discours rien que pour lui. 
Refus des communistes, qui ne voient pas pourquoi le leader du PG aurait droit à autant alors qu’il n’est plus le candidat.
"Le PCF n’a pas bien vécu la dernière séquence avec la perte de ses députés", justifie un cadre Front de gauche. Et, côté communiste, on annonce la couleur : "Il ne sera pas président du Front de gauche, dit un responsable.Ça n’existe pas."
Mélenchon a créé la zizanie au sein du PCF 
Les finances communistes n'étaient déjà pas bien fameuses et la participation de l'Etat aux dépenses du PCF dépendait des résultats obtenus aux législatives des 10 et 17 juin.  
Sur les 76 millions d'euros par an réservés aux partis politique en 2012, les partis qui siègent à l'Assemblée s'en sont partagés 61. Les subventions annuelles sont régies par une loi de 1988: dans une première enveloppeun parti reçoit environ 1,60 euro par an et par voix sur cinq ans d'aide publique, s'il a passé le seuil de 1% des voix dans 50 circonscriptions. Cette somme peut être diminuée si le parti ne respecte pas la parité. La seconde fraction du financement public est destinée aux partis qui ont des élus: chaque parlementaire rapporte environ 42.000 euros par an à la formation à laquelle il est rattaché: 35.00 euros mensuels qui feraient rêver plus d'un défavorisé. 
En pleine période d'austérité et de réduction des dépenses publiques, au moins 44 formations prétendent ainsi profiter du financement public...


Malgré un nombre de sièges limité  et un artifice grossier -  justifiant l'intérêt des communistes pour l'Outre-Mer - qui lui a permis de constituer un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale, le Front de gauche progresse en termes de voix par rapport à 2007grâce à la crise comme le reste de la gauche,  et profitera d'un demi-million d'euros supplémentaires. 

Cette somme prélevée sur l'impôt de tous -et des plus riches-  reviendra pour l'essentiel au Parti communiste.
 

Le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon n'a  obtenu qu'un des dix députés de l'alliance et apparaît désormais comme une bouche inutile à nourrir. Le PS obtiendra 23 millions d'euros par an, quand l'UMP devra se contenter de 15 millions, soit une baisse de 40% par rapport à la législature précédente. Le FN bénéficie d'un triplement de son financement public: 6 millions d'euros contre 2 en 2007. Viennent ensuite le Front de Gauche (3,4 millions d’euros), EELV (2,9 millions d’euros), le Nouveau Centre et le Parti Radical de Gauche avec chacun un peu plus d'un million. En revanche le Parti radical valoisien et le MoDem passent sous cette barre.
Le souci communiste viendrait plutôt de la présidentielle: certes, le parti obtient-il un "remboursement forfaitaire" de 8 083 000 euros mais, avec 11%, "Méluche" n'a pas fait recette
Déjà contesté en janvier 2012, le malotru l'est plus que jamaisLe Monde parla alors d’un "accord tacite" entre le PCF et le tribun vulgaire dont les termes étaient, à Mélenchon la présidentielle, au PCF "90% des investitures" aux cantonales et aux législatives. Un "Yalta" qui permettait au Parti de la place du Colonel Fabien de sauver ses élus et ses finances, alors qu’à la dernière présidentielle, le PCF n’avait pas fait plus d’1,9% et que ses finances sont dans le rouge. Or, le PCF est financé par moitié par ses élus.  L'ex-socialiste.Mélenchon a porté le brassard PCF du Front de gauche le temps d'une campagne mais n'a servi que d'aspirateur de voix aux législatives et il peut être maintenant remercié !
Ni vu ni connu, j'tembrouille !
Mélenchon se marque résolument à l'extrême gauche

Au Vénézuela, Mélenchon donne des gages de marxisme pur et dur
La secrétaire nationale du Parti de gauche en charge des luttes sociales, Laurence Sauvage tient à rappeler que "le 6 mai dernier, on n'a pas voté pour Hollande, on a viré Sarkozy"... Celle dont Mélenchon a dressé l'éloge pour son engagement depuis le Venezuela juge "creux" le discours du président de la République, estimant qu'il n'y a "rien qui puisse aller dans le sens de l'intérêt général".
Laurence Sauvage souligne encore que, dans les discours de Hollande,  "on n'entend jamais les mots ouvriers, emplois, relance du pouvoir d'achat… " Et, selon elle, "le gouvernement actuel n'a pas conscience que les salariés se réapproprient le débat politique, et pas seulement les syndiqués…"
"Nous allons voir à présent les bavards du “vote utile” au pied du mur des réalités de la lutte sociale. Hélas", indique-t-il à l'attention de la majorité socialiste, du chef de l'État français...et d'Hugo Chávez.


"Méchancon" doit maintenant réorganiser sa vie politique en solitaire

Le dictateur 
Chávez, auteur de plusieurs coups d'état et proche des  guérilleros marxistes du FARC (colombien), fera-t-il à "Maolenchon" l'aumône de quelques enveloppes de billets ? L'argent du pétrole vénézuélien.