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dimanche 23 juin 2019

Popularité de Macron en juin : des sondages soviétiques ?

Les Européennes ont-elles déboussolé les sondeurs ou sont-ils plus que jamais partisans ?

La presse du groupe Pinault n'hésite pas à se payer le luxe de faire "bondir" la popularité de Macron en juin






Ce serait en fait un rebond après avoir été "au plus bas dans l'opinion pendant la crise des Gilets jaunes": "le président de la République retrouve son niveau de l'été 2018," assure Le Point (propriété de la famille Pinault : Fnac Dartyet Kering, soit Yves Saint-Laurent) qui a commandé ce sondage Ipsos, où est salarié un fils de Brigitte Macron.

"La confiance des Français en Emmanuel Macron observe une forte augmentation en juin (+5) avec 32% de bonnes opinions sur son action," renchérit l'AFP, citant le même sondage Ipsos Game Changers, diffusé mercredi 19 juin. Malgré l'engagement personnel du président qui a fait tourner le scrutin  des élections européennes en référendum, l'agence de presse française ne craint pas d'assurer que "la majorité a "limité la casse" face au Rassemblement national (RN) qui l'a devancé, malgré la mise en oeuvre des moyens de l'Etat et de la presse dépendante de ses subventions multiples (pour 396 titres, en 2017) :
- le fonds de soutien à l'émergence et à l'innovation dans la presse : 1 590 925 €;
- le fonds stratégique pour le développement de la presse (aides directes) : 1 041 103 €;
- le fonds de soutien aux media d'information sociale de proximité;
- les aides à la diffusion (aides indirectes);
- les aides concourant au maintien du pluralisme (aides directes, au nombre de trois);
- les aides indirectes sur le plan fiscal;
- les aides indirectes sur le plan postal : 121 M€;
- les aides indirectes sur le plan social...

Top 12 des titres de presse les plus aidés par le contribuable (indirectement, par l'Etat) 


Le contribuable doit pourtant payer pour consulter un nombre croissant d'articles de presse 'premium" !

Les titres surlignés en jaune appartiennent à des hommes d'affaires:
Libération : groupe Altice-France (BFM, RMC, Libération ou L'Express) détenu par le franco-luso-israélien. Patrick Drahi, onzième homme le plus riche de France. Or, en 2016, les différents organes de presse du groupe SFR Presse ont bénéficié d'un total de 7 023 429 euros d'aides publiques cumulées...

Le Monde
:apparemment détenu à 72,5 % par la société Le Monde libre, le groupe est en vérité contrôlé à parité par les hommes d'affaires Xavier Niel, Free et groupe Le Monde, (allié par sa femme au groupe de Bernard Arnault : LVMH, donc Les Echos, cf. ci-dessous), et le banquier Matthieu Pigasse (outre qu'il est actionnaire du Groupe Le Monde et du Huffington Post, il contrôle de surcroît le magazine Les Inrockuptibles et Radio Nova). En 2011 et 2012, il était le titre le plus subventionné par les Français, avec 16,9 et 18,6 millions d'euros...

Les Echos : groupe LVMH de Bernard Arnault (avec Le Parisien ou Radio Classique) 

Le Parisien : racheté en 2015 par le groupe LVMH - Moët Hennessy Louis Vuitton - détenu par Bernard Arnault, pour un montant légèrement supérieur à 50 millions d'euros. En janvier 2019, le groupe LVMH, leader mondial du luxe, verse 83 millions d'euros au Parisien pour "éponger ses pertes et lui permettre d'investir".
En mars 2016, le titre fut accusé d'autocensure par plusieurs syndicats (SNJ, FO et SNJ-CGT) et par la Société de journalistes du quotidien. En 2017, Fakir l'accusa à nouveau de censure pour avoir refusé un encart publicitaire. La journaliste Pauline Perrenot, de l'association d'analyse des media Acrimed, relève que Le Parisien se montre particulièrement hostile au mouvement des Gilets jaunes...

E
n 2017, 'L'Opinion' fut le 8ème journal le plus aidé en France, avec 2 373 616€ de subventions publiques.


Le chef de l'Etat retrouve une cote de popularité au niveau de celle qui était la sienne avant la crise sociale de l'automne, observent les media partisans de tous les pouvoirs successifs. Message subliminal : plus la crise dure, plus elle profite à Macron...
Au plus fort du mouvement des Gilets jaunes, le patron de l'exécutif n'avait la confiance que d'un Français sur cinq (20%), en décembre dernier. Cette embellie reste cependant à relativiser : 64% (-4) des personnes interrogées conservent ainsi une opinion négative de son action, finit par indiquer Le Point qui assure que la plupart des sondages publiés depuis début juin donnent Emmanuel Macron en hausse de 1 à 5 points. 
Edouard Philippe, dont la déclaration de politique générale a été approuvée la semaine dernière par l'Assemblée nationale, est pratiquement stable sur un mois, avec 30% (+1) d'avis favorables sur son action et 64% (+1) d'opinions négatives. 

Enquête réalisée les 14 et 15 juin auprès de 1.002 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

Le baromètre Ipsos-Le Point transforme le plomb en or

Le président est en forte hausse", claironne 
Erwan Bruckert

"Les élections européennes ont été un désastre politique pour certaines formations, elles ont également eu un impact non négligeable sur la popularité de nombre de leurs dirigeants. Dans un contexte de baisse quasi généralisée – 27 de nos 36 personnalités testées connaissent un déclin –, le couple exécutif, lui, s'en sort bien. Très bien. Emmanuel Macron est ce mois-ci (dès le 19 mai) en forte hausse : en gagnant pas moins de cinq points par rapport à notre baromètre de mai, le président de la République atteint 32 % d'opinions favorables", clamait Le Point, à quelques jours des Européennes, assurant que les mesures annoncées par Macron avaient fait culbuté les retraités... 
Non, vous ne lisez pas la Pravda...

Pour le premier baromètre du Point après les élections européennes, la cote de popularité d'Emmanuel Macron était resté stable à 30% de taux de satisfaction, toujours selon la danseuse de Pinault
Même ­stabilité pour le premier ministre. Tant qu'à faire...

Acte II du quinquennat: 80% des Français ne croient pas à un changement 

L'exécutif avait assuré que le discours de politique générale d'Edouard Philippe mercredi marquerait l'entrée dans l'"acte II" du quinquennat.


L'entreprise de sondages Elabe a donc cherché à évaluer la perception que les Français ont de l'action du gouvernement et des annonces du premier ministre dans son discours de politique générale mercredi. Il leur a également demandé s'il croyait à un "acte II" du quinquennat, selon la formule de l'exécutif. Or, selon notre nouveau sondage Elabe, publié ce vendredi en fin d'après-midi, les Français n'en attendent aucune évolution, ni dans l'intrigue, ni dans le texte.

D'après l'enquête, ils sont 80% à ne croire ni en "un changement de style", ni en " un changement de méthode" après le discours de politique générale et les récentes interventions d'Emmanuel Macron. 19% des Français, eux, pensent que ce changement va advenir. 

La confiance n'y est pas : lire PaSiDupes 



Mais la popularité de Macron "bondirait" néanmoins, selon Ipsos ?

VOIR et ENTENDRE
le compte-rendu vidéo de BFM TV:


"
Les Français divisés sur les annonces d’Edouard Philippe" (Le Figaro)

Le premier ministre n'aura finalement réussi à convaincre qu'une courte majorité de Français et encore verra-t-on ci-dessous que cette assertion est sujette à caution - alors que, sans surprise, le discours du bras droit de Macron a été le mieux reçu par les sympathisants de La République en marche (96 % sont satisfaits), ce qui souligne la déconnexion de la majorité présidentielle de la France profonde. 

52 % des sondés anonymes disent approuver les mesures annoncées mercredi au Palais Bourbon, selon l'enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour France Info et Le Figaro,  alors que seuls "19% arrivent à croire en un changement du style et de la méthode," selon l'enquête Elabe citée ci-dessus) en référence
Les militants et sympathisants de LR  (les Républicains) auraient également répondu positivement (56 %), à la différence de leurs députés LR, lesquels ont refusé d’accorder leur confiance au premier ministre. Or, le vote des élus est, quant à lui, vérifiable, à la différence des déclarations aux sondeurs. Sans surprise, c’est aux extrêmes que l’opposition se veut la plus "véhémente" (sic Le Figaro): 74 % des sympathisants du Rassemblement national n’approuvent pas la direction prise par l'Edouard, chiffre qui monte à 77 % chez ceux des Insoumis.
37% des "Français" sondés seraient rassurés, dixit Le Figaro et le service public de Radio France ! Au tournant du quinquennat, seules 34 % des personnes interrogées ont vu dans le discours de Philippe les contours d’un tournant dans la politique menée par le gouvernement. Et si 64 % des Français reconnaissent des propos "clairs" [élocution ?] du premier ministre - bien qu'il ait débité son texte à vitesse grand V -, ils ne sont pourtant que 37 % à avoir  été "rassurés" par sa prise de parole (crédibilité non évaluée)

En même temps, et de surcroît, l’audience du discours s’est révélée limitée: 46% des Français n’ont ainsi "pas du tout entendu parler" de l’allocution du premier ministre... 
L'avis de 52% sur 54% de personnes informées, soit 28% de Français, fait-il sens pour les sondeurs et leurs clients de la presse ?

vendredi 22 septembre 2017

Plusieurs perquisitions dans l'enquête sur le patrimoine foncier de la sénatrice Samia Ghali (PS)

Perquisitions menées par des policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales

Le domicile marseillais de la sénatrice socialiste Samia Ghalia été perquisitionné le 20 septembre, sur ordre du Parquet national financier 

Résultat de recherche d'images pour "domicile marseillais de la sénatrice socialiste Samia Ghalia"
Ces nouvelles perquisitions du PNF ont eu lieu dans les locaux de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et de la métropole marseillaisejeudi. Elue des quartiers nord de Marseille où elle est née dans une famille d'origine algérienne, Samia Ghali a assuré mercredi n’avoir "rien à cacher ". "Je suis une élue, une parlementaire, c’est normal dans le cadre de la transparence." 

"Je ne suis pas mise en examen, ni placée en garde à vue", a encore fait valoir S. Ghali, dont l’immunité parlementaire n’a pas été levée. "Les policiers sont venus me réclamer des documents, que je leur ai remis, notamment l’acte notarié d’achat de la maison", a-t-elle expliqué mercredi

Des soupçons sur les conditions d’acquisition de son patrimoine foncier 

Maire PS des 15e et 16e arrondissements de Marseille, Samia Ghali est visée depuis mai 2016 par une enquête préliminaire du PNF sur son patrimoine. Les vérifications de la justice portent notamment sur l’acquisition, par l’élue et son conjoint, le 12 mars 2010, de leur maison pour un montant de 1,35 millions d’euros, dans le quartier chic du Roucas-Blanc, sur les hauteurs de la cité phocéenne. "Une situation exceptionnelle, des ruelles sinueuses pleines de charme, des villas avec une vue fantastique aussi bien sur Notre-Dame de la Garde que sur les îles, le quartier du Roucas-Blanc associe tous les avantages pour séduire une population très aisée", écrit un site d’immobilier. 

Le couple Macron a passé des vacances de rêve au Roucas-Blanc, dans le Parc Talabot, un parc qui est un quartier d'exception dans un quartier privilégié depuis le début du XXe siècle. 
Résultat de recherche d'images pour "Roucas-Blanc Macron"
"Le parc Talabot, ensemble résidentiel de villas de très haute classe sur un vaste terrain boisé, est pionnier en matière de fermeture. Le lotissement date de 1936 à l’instigation de la Société Immobilière de l’étang de Berre et de la Méditerranée. La Ville n’arrive pas alors à rassembler assez de fonds pour l’acquérir ", décrit un dossier qui se penche sur les ensembles résidentiels fermés de Marseille, paru dans Pouvoirs locaux.
La demeure de l'élue social-démocrate comporte notamment une piscine, construite de façon illicite par l’ancien propriétaire, mais régularisée ensuite par le couple, grâce à la modification du plan local d’urbanisme. Vue aérienne, ci-dessous.
  
Les enquêteurs passent par ailleurs au peigne fin les subventions accordées par la région, à l’époque où la sénatrice y avait des responsabilités. Lors de l’enquête sur les malversations de l’ex-députée socialiste, Sylvie Andrieux, condamnée pour avoir distribué des subventions régionales à des associations fictives de sa circonscription en échange de voix dans les quartiers nord de Marseille, l’un de ses proches avait évoqué le nom de Samia Ghali lors de sa garde à vue. Il l’avait alors accusé d’avoir eu "son propre circuit" pour distribuer de l’argent public. Bien que condamnée, Sylvie Andrieux s’accroche à son siège.
Image associéeLa justice n’avait, à l’époque, pas donné suite aux déclarations de Ghali.

lundi 30 novembre 2015

Marine Le Pen riposte au parti-pris socialiste de La Voix du Nord

Les quotidiens La Voix du Nord et Nord Eclair ont pris parti contre le Front national, admet l'AFP

La presse régionale subventionnée s'inquiète pour son financement 
en cas de victoire de la présidente du FN aux élections régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, défendant ses revenus aux frais des Conseils départemental et régional. Un conflit d'intérêts qui provoque l'indignation de Marine Le Pen.

Le groupe de presse Rossel-La Voix fait un résultat d’exploitation 2014 de 9,4 M€ et son directeur général , Jacques Hardoin, dispose d'un effectif pléthorique d' environ 1.700 personnes dont 700 journalistes...
"Pourquoi une victoire du FN nous inquiète", titre en Une la Voix du Nord à six jours du premier tour du scrutin, une "prise de position" très rare de la part de la presse quotidienne régionale et surtout anti-démocratique. "La région a-t-elle vraiment besoin du Front national ?", s'interroge en Une Nord Eclair, autre quotidien du groupe faisant pression sur les électeurs. Les deux journaux publient la même double page sur le sujet. Le pluralisme n'aurait que des avantages.
La Voix du Nord fait les questions et les réponses, insistant sur son inquiétude d'une éventuelle victoire du FN "parce que nous ne portons pas les mêmes valeurs", "parce qu'il n'a pas l'expérience" et "parce qu'il menace la solidarité nordiste".
Un deuxième "volet de l'enquête" sera publié mardi.
Dans un éditorial, le directeur de la rédaction monte au front. Jean-Michel Bretonnier écrit qu'en cas de victoire du FN, "les ferments de la division seront à l'œuvre, diffusés par un parti aux deux visages". "Il s'inscrit dans le jeu démocratique sans renoncer à sa radicalité; il adopte une posture +anti-établissement+ en profitant du système", ajoute-t-il, à quelques heures d'un meeting de Marine Le Pen prévu lundi soir à Lille.
Selon un sondage BVA publié dimanche, Mme Le Pen l'emporterait en cas de triangulaire au second tour le 13 décembre avec 44% des voix, devant la droite (30%) et la gauche (26%). Elle est aussi donnée gagnante en cas de duel face à Xavier Bertrand sans fusion avec la gauche (52% contre 48%), et en cas de fusion des listes de droite et de gauche (51-49).
Mme Le Pen s'est aussitôt indignée de la prise de parti de la Voix du Nord. 
"C'est profondément scandaleux, ils ont fait deux pages aujourd'hui, ils font deux pages aussi demain de tract, car c'est un tract pour le Parti socialiste", a lancé sur RTL la tête de liste du FN dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.
"Il ne faut pas s'en étonner, c'est la contrepartie des 9 millions de subventions qu'ils ont touchés du Conseil régional socialiste sous cette mandature", a-t-elle accusé.

La présidente du FN a riposté qu'elle couperait  les subventions si elle était élue et que c'était pour cette raison que le journal l'attaquait.

Solidarité de la presse partisane de gauche
La candidate FN à la présidence de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie s'agace (sic) que le quotidien régional prenne position contre elle, raille Le Figaro.

La tête de liste du FN aux régionales explique que " ces media sont achetés par un exécutif et le moment venu, ils rendent la monnaie de l'énorme subvention qu'ils ont touchée. C'est la raison pour laquelle ils nous attaquent, ils cherchent à défendre leurs subventions alors qu'il y a un million de pauvres dans notre région."
Le groupe de presse, cité par Le Figaro.fr, joue sur les mots. "Les subventions évoquées par Marine Le Pen ne concernent pas le journal La Voix du Nord, mais des aides à la production pour des courts et longs-métrages ensuite diffusés sur la chaîne de télévision Weo". Or, diffusée dans la majorité du Nord-Pas-de-Calais, cette chaîne de télévision généraliste locale mixte appartient ... au Groupe Rossel-La Voix, au Conseil régional socialiste du Nord-Pas-de-Calais, et au Crédit Agricole,  Elle dispose d'un budget de 3,2 millions d'euros, ce qui représente un huitième du budget de France 3 Nord-Pas-de-Calais Picardie.

Dénonçant aec aplomb l' "outrance et l'approximation" dont ferait preuve selon lui Marine Le Pen, le rédacteur en chef de La Voix du Nord, Jean-Michel Bretonnier, a assuré sur Europe 1 que les journalistes du quotidien régional "ne sont pas des acteurs politiques" (sic !), mais qu'ils ne sont pas sortis de leur rôle, qui est d'" informer et d'expliquer".
La moralité du militant n'est pas prise en défaut pour la première fois
En 2012, alors que le site Arrêt sur images critiquait un entretien de complaisance du président du Conseil régional du Nord-pas-de-Calais, Daniel Percheron (Parti socialiste), dans La Voix du Nord sous une forme "qui s'apparente plutôt à une véritable tribune", Jean-Michel Bretonnier précisa que " cette pratique est courante, notamment dans l’audiovisuel"...

La gauche conteste le droit républicain des candidats à l'impartialité de la presse

Avec la mauvaise foi qui la caractérise, la presse inverse les responsabilités et dénonce chez sa cible "un problème avec la liberté d'opinion."

Totalitaire, le Parti socialiste ne craint pas de se "salir"...   
Parmi les démocrates de gauche, les agressions socialistes dépassent l'entendement. "J'observe avec effroi que le quotidien la Voix du Nord fait à présent l'objet de menaces de la part de Marine Le Pen (sic) Je retiens que la liberté de la presse version Front National, ce sont des journaux aux ordres, sous peine de sanctions", s'insurge le... ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner (PS), originaire de la région. 

Factotum de Martine Aubry,
le député PS François Lamy estime que c'est Marine Le Pen qui a "toujours un problème avec la liberté d'opinion et d'expression de la presse"

Sur Twitter, le maire de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) -qui a bénéficié des scandales socialistes d'affairisme et de corruption autour de Gérard Dalongeville, d'une part, et de Jean-Pierre Kucheida, inamovible député et maire de Liévin, d'autre part,
Steeve Briois (FN) demande  au groupe de presse de "rendre l'argent" touché. 
Quant au vice-président du FN, Florian Philippot, il ironise: "La Voix du Nord va perdre tous ses lecteurs patriotes puis viendra pleurnicher. Triste affaire. Seul le professionnalisme paie".

mardi 17 novembre 2015

Privé d'aides de l'Etat à la presse, Valeurs Actuelles porte plainte devant la Commission européenne

L'Etat sectaire continue d'entretenir L'humanité, organe du PCF

L'hebdomadaire Valeurs actuelles, privé des nouvelles aides à la presse accordées par le gouvernement, a riposté 

Cette aide d’Etat "procure un avantage sélectif à certaines entreprises"
L'hebdomadaire a porté l'affaire devant l'UE lundi en portant plainte contre la France devant la Commission européenne, selon son propriétaire.
Le groupe Valmonde a adressé lundi "une plainte formelle" contre la France "pour aide d'Etat incompatible avec le Traité de l'Union Européenne", causant un "préjudice grave, massif et immédiat" à l'hebdomadaire.

Début novembre, au titre du pluralisme d'opinions, le ministère de la Culture a étendu à une cinquantaine de titres, allant du Monde Diplomatique à Témoignage Chrétien, les aides à la presse jusqu'ici réservées aux quotidiens.
Deux conditions: ne pas dépasser les 300.000 exemplaires et ne pas avoir été condamné pour racisme, antisémitisme ou incitation à la haine ou à la violence au cours des cinq dernières années.
Cette dernière condition exclura notamment Valeurs Actuelles, un des dix grands magazines généralistes français, condamné pour provocation à la haine contre les Rom en mars.
Ou encore des publications moins importantes comme Minute, condamné en 2014 pour incitation à la haine homophobe, ou Rivarol, condamné pour provocation à la haine antisémite, deux publications marquées à l'extrême-droite.
Aide au maintien du pluralisme de la presse en langue française.
L'État accorde plusieurs aides aux éditeurs de presse: aide aux quotidiens nationaux à faibles ressources publicitaires, qui peut bénéficier aux périodiques paraissant au moins 5 fois par semaine et à 250.000 exemplaires maximum, si leurs recettes publicitaires ne dépassent pas 25 % des recettes totales (cerfa n°13689*01 avant le 31 mai),
aide aux quotidiens régionaux à faibles ressources de petites annonces
,
qui concerne les titres régionaux, départementaux ou locaux, d'information générale, qui paraissent au moins 5 fois par semaine, dont les recettes provenant des petites annonces sont inférieures à 5 % ou à 15 % des recettes globales (cerfa n°12732*01 avant le 31 août) ,
aide à la presse hebdomadaire régionale
(qui peut être publiée dans une langue régionale en usage en France), qui s'adresse aux hebdomadaires régionaux ou locaux d'information politique et générale, paraissant entre 1 et 3 fois par semaine, qui font l'objet d'au moins 50 éditions différentes par an, inscrits à la CPPAP (cerfa n°13346*01 avant le 30 avril).
Cet aide d'Etat "procure un avantage sélectif à certaines entreprises" 

Elle "faussera gravement la concurrence du fait de la fragilité du secteur de la presse politique", selon la lettre envoyée par Valmonde au commissaire à la concurrence, la Danoise Margrethe Vestager. 
Cette "star de Bruxelles" est membre de la... Gauche radicale. 
Bon courage à VA !

 
En 2013, Le monde était le quotidien le plus subventionné.

L'Humanité, La Croix et... Libération, quotidiens les plus aidés par l'Etat en 2014

L'Equipe, Le Télégramme et Le Canard enchaîné figurent parmi les titres les moins aidés, à hauteur de 2 cts par exemplaire. Quotidien payant le plus vendu, Ouest-France est lui aussi situé en bas du classement (3 cts). 

En termes d'aide par exemplaire, L'Humanité était l'an dernier en tête du classement des titres les plus aidés, avec 59 centimes d'aides pour chaque numéro imprimé, devant La Croix et Libération (27 cts tous les deux), selon les chiffres du ministère de la Culture. Comme en 2013.


Depuis 2014,
les principaux actionnaires de Libération sont l'homme d'affaires multimillionnaire Bruno Ledoux et le magnat de la presse Patrick Drahi (Altice Media, consortium... luxembourgeois). 


L'aide de l'Etat à Libération a-t-elle financé l'hébergement de Charlie hebdo, cible des djihadistes français qui ont frappé Paris, une première fois, en janvier 2015 ? Suite à l'attentat la situation économique précaire de 'Charlie Hebdo' avait été mise en lumière et la ministre de la Culture s'était engagée à élargir le système des aides à la presse afin d'en faire bénéficier des hebdomadaires et mensuels. Mais Charlie hebdo a bénéficié de dons en masse au point de créer des appétits et des tensions au sein de l'entreprise qui continue de recevoir pourtant l'aide de l'argent public pris aux contribuables.

Un rapport de la Cour des Comptes est venu rappeler, en septembre 2013, que
les aides à la presse demeurent un véritable maquis, d’un coût total de 300 millions d’euros par an pour les 200 titres les plus aidés, aux "résultats décevants".

C'est ainsi que Closer, comme l'ensemble des titres non IPG, soit 80 % de la presse magazine française, ne semble recevoir aucune aide publique. Il figure néanmoins dans une liste publiée annuellement recensant les "aides" que constitue l'application d'un tarif postal dit "préférentiel", justifiant selon La Poste une dotation publique annuelle de 130 M€. Cette somme est versée à La Poste, et non aux titres de presse.


dimanche 3 août 2014

Parti-pris de la presse: baisse des ventes de quotidiens nationaux au premier semestre

Montée de la défiance du lectorat envers la presse française 

La plupart des quotidiens nationaux payants ont vu leur diffusion baisser au premier semestre 2014

Le quotidien socialiste Libération en difficulté évoque une réduction de ses effectifs
Avec 93.731 exemplaires vendus tous les jours, Libération voit ses ventes diminuer. Menacé de faillite, le journal a été recapitalisé jeudi à hauteur de 18 millions d'euros et veut bâtir un nouveau Libération, avec  le retour du furet, Laurent Mouchard-Joffrin, en tandem avec Johan Hufnagelchargés de redresser les ventes, en baisse depuis un an. Ce dernier était rédacteur en chef et cofondateur de la version française et africaine du magazine en ligne Slate, avant de collaborer aux versions en ligne de Libération comme rédacteur en chef du site web et de 20 minutes.

"L'équilibre économique de Libération suppose une réduction de ses effectifs d'environ 60 personnes".
Les actionnaires envisagent une cinquantaine de départs, avec, pour arranger les finances du journal, l'ouverture d'une clause de cession pour les journalistes. "Mais ça m'étonnerait qu'on les atteigne", avait toutefois précisé le président du directoire, François Moulias, dans une tribune commune avec Laurent Joffrin, publiée dans l'édition du week-end du journal.
Précisant que la direction souhaite des départs "sur la base du volontariat", les deux cogérants du journal soulignent que "l'objectif devra être atteint en tout état de cause, faute de quoi les coûts salariaux resteraient impossibles à supporter dans l'entreprise". Les bobos du quotidien socialiste n'envisagent pas de réductions de salaires...

De sa ligne éditoriale, il restera plusieurs hauts faits. PaSiDupes retiendra ici celui du 18 avril 1975. Tandis que les Khmers rouges commencent à déporter la population entière de Phnom Penh au Cambodge, Libération choisit de saluer avec enthousiasme l'entrée de ses frères communistes "révolutionnaires" dans la capitale: "Phnom Penh : sept jours de fête pour une libération" ! par des génocidaires... 
C'est dire que les attaques terroristes du Hamas sur Israël rencontrent l'entière adhésion de Libération de Jean-Paul Sartre et Serge July.

L'Equipe et Libération accusent les plus fortes baisses avec respectivement -10,56% et -9,41% par rapport à l'année dernière.
Libération a pourtant reçu 14 millions d'euros des contribuables (2012), via l'Etat...

Si le quotidien La Croix parvient à limiter la casse avec 96.133 exemplaires vendus, soit une diminution de ses ventes de 2,09%, en revanche, Le Parisien (-8%), Aujourd'hui en France (-7,20%) n'échappent pas à la baisse générale.
Malgré un effet "Mondial" qui a débuté au mois de juin avec la Coupe du Monde, le quotidien sportif a vendu quotidiennement 216.017 exemplaires depuis le début de l'année.

Les ventes du Monde restent stables 

Les finances du quotidien Le Monde sont presque stables, avec une baisse de 0,31%, malgré la crise traversée ces derniers mois par le journal avec la contestation d'un plan de mobilité visant à poursuivre la transition numérique et la démission en mai de sa directrice Natalie Nougayrède notamment.

Mais Le Monde ne communique pas son chiffre d'affaires
C'est la Société des lecteurs du Monde qui annonçait un chiffre d'affaires de 462 millions d'euros en 2002. En 2007, il était de 628,65 millions d'euros, malgré une perte nette de 14,3 millions d'euros en 2006, à ajouter aux pertes nettes précédentes de 27,9 millions d'euros en 2005 et de 54,2 millions en 2004. En juin 2010, le journal recherchait encore 10 millions d'euros pour éviter la cessation de paiement en juillet, avec des dettes s'élevant à 94 millions d'euros.

Le journal Le Monde touche des subventions de l'État, comme la plupart des titres de presse français, dont le quotidien communiste L'Humanité, le plus dépendant de tous. Ainsi, Le Monde a perçu 2,95 millions d’euros d’aide du fonds d'aide à la modernisation de la presse de 2003 à 2010. En 2010, il est le second quotidien français qui reçoit le plus de subventions de l'État avec 17 millions d'euros d'aides directes. En 2011 et 2012, il est le premier sous perfusion, avec 16,9 et 18,6 millions d'euros.

Le Figaro et Les Echos font exception 

Ils parviennent même à augmenter légèrement leurs ventes.
Le Figaro reste en tête du classement, avec 323.473 exemplaires vendus tous les jours depuis le début de l'année, soit une hausse de 0,19% par rapport à la même période en 2013, selon les chiffres publiés par l'OJD, l'association professionnelle de la presse.

Le journal économique du groupe LVMH, Les Echos affiche la plus grosse augmentation avec une progression des ventes de 1,32% par rapport à janvier-juin 2013 et 124.423 exemplaires vendus chaque jour depuis début 2014. Il a perçu 1,5 million d’euros d’aide du fonds d'aide à la modernisation de la presse de 2003 à 2010.

Lectorat frappé de la double peine

Depuis le 29 mars 2010,
seuls les abonnés aux formules payantes du Monde peuvent lire les articles du Monde. 
Le journal mettait ainsi fin  au "rêve de la gratuité" de l'information sur Internet. Aujourd'hui, les Français qui paient 
les subventions de l'Etat à la presse doivent mettre la main à la poche pour s'informer, au risque que les articles, photos et video achetés disparaissent sans crier gare.   

samedi 4 janvier 2014

Presse: la propagande officielle nous coûtera plus cher

Les subventions ne suffisent plus: et si la presse réduisait ses dépenses ?

Cinq, dix, voire vingt centimes de hausse au numéro

Nos "principaux" quotidiens aussi vont nous taxer !
Ils ont trouvé plus facile d'augmenter leur prix, plutôt que de réduire leur train de vie. Les prétextes ne manquent pas, la fonte de leurs recettes publicitaires et le recul des ventes. Mais pour survivre, ils devront mettre de l'eau dans leur vin et en donner plus au lecteur, selon un historien de la presse écrite. 

Financièrement aux abois, les bobos de Libération se sont ménagés et ont opté pour une hausse jugée "nécessaire" de dix centimes d'euros à 1,70 euro. Vendredi, c'est Le Figaro qui augmentait son prix de 20 centimes, (1,80 euro), et L'Humanité atteignait 1,50 euro (+10 centimes). Comme annoncé en décembre, Le Monde franchira quant à lui le seuil psychologique des 2 euros contre 1,80 précédemment, à partir de samedi (dans son édition de dimanche-lundi), devenant ainsi le quotidien le plus cher de France. Dès le 1er janvier, Le Parisien (groupe Amaury) passait de 1,05 à 1,10 euro à Paris et de 90 centimes à 1 euro en province (Aujourd'hui en France).

Parti-pris outrageant, déficits généralisés, chute des ventes et des recettes publicitaires, plans de départs, cessions en rafales

Débacle de la presse écrite française - nationale, régionale ou magazine
Faute de remise en cause et de mise en exploitation de ses privilèges, elle agonit sans qu'aucun traitement de choc ne soit envisagé. Les subventions publiques pleuvent mais son gazon a encore soif. La Cour des comptes a rendu public, le 18 septembre 2013, un rapport sur les aides de l’État à la presse écrite commandé par la Commission des Finances du Sénat. La presse écrite est un secteur économique fortement soutenu par l’État. Ce soutien ancien aboutit à une politique complexe aux objectifs multiples qui mobilisent des aides directes et indirectes. Le plan d’aide à la presse 2009-2011 a entraîné un doublement des dépenses budgétaires, passées de 165 M€ à 324 M€, sans que sa fin conduise à un retour à la situation antérieure.

Elle avait en outre misé sur des recapitalisations successives et des changements d'équipes, sans jamais engager de thérapie de groupe. Elle avait cru pouvoir repousser l'échéance finale en se tournant vers la médecine alternative, mais des investissements dans le numérique pouvaient-ils requinquer un moribond. Demander au victimes de la crise de payer plus pour lire plus de propagande était une gageure.

Dans ce contexte de charlatanisme,
les chamans de l'édition justifient ces hausses de prix par la volonté d'investir dans une information de qualité et l'innovation. Bel aveu d'embourgeoisement et de médiocrité ! Plus cyniquement, un éditeur (anonyme!) explique que cette hausse est "le meilleur investissement que peuvent faire les journaux: vous pouvez augmenter de 10 ou 20% votre prix pour une perte de 3 à 4% de lecteurs".

Le cynisme  de la presse hexagonale a eu raison des lecteurs  
C'est aussi la faute de l'Europe?
Pourquoi les Français boudent-ils leur presse? 
Son rejet décomplexé de l'ambition d'objectivité lui a aliéné un électorat en quête de faits et de vérité. Il a bien vite réalisé en effet que l'Agence française de presse diffuse la pensée unique et que, par paresse et médiocrité de son personnel formaté en ENJ, puis assujettie au SNJ, les salles de presse se contentent de moduler les dépêches de l'AFP: reprise servile des titres et des éléments de langage, ralliement inconsidéré à la dialectique et aux angles d'approche, retranchement perfide derrière des témoignages sélectionnés et du floutage. Tout pour s'épargner réflexion personnelle et prise de risque.

Les organes de presse ont également misé sur la démagogie pour se rallier le lecteur.
Jurant de leur très honorable volonté d'ouverture et de dialogue dans l'air du temps, ils ont tenté de l'associer. Ainsi ont-ils développé les hébergements de blogs militants, les forums délirants et les formules collaboratives diverses, en dégageant toute responsabilité tout en se gardant la liberté de contrôle. Ce que leur ligne rédactionnelle ne peut officiellement assumer est officieusement diffusé par des collaborateurs en mal de reconnaisance. Ils créent le buzz et la confusion. Les malins  de la presse  paresseuse avaient inventé le "Vous faites l'actualité !" passant, grâce au téléphone mobile, du "France Bleu vous fait vivre toute l'actualité" à "Faites l'actualité avec lexpress.fr". En ouvrant les vannes de la variété, ils ont produit de la diversion conduisant à l'égarement. Et le lecteur devrait payer plus pour contribuer plus !
Les opinions personnelles et les supputations empiètent désormais sur l'information et l'analyse. A trop tirer sur la ficelle, les rédactions ont mis la puce à l'oreille due lecteur: les experts sont des universitaires souvent, des spécialistes parfois, mais des membres de réseaux et de collectifs toujours. En somme des margoulins au champ visuel étroit et des miliants à la réflexion pervertie. Le journalisme d'investigation ne se passe plus guère qu'au téléphone à recueillir les fuites d'anonymes licenciés et amers.

La presse s'est certes fourvoyée dans l'immédiateté et l'à-peu-près, mais aussi dans l'émotionnel.
 Le rationnel le cède au subjectif et le sentiment qu'on a des choses prend le pas sur la réflexion, la compassion sur le jugement. Une idée ou un projet  ne valait déjà que par le positionnement politique de son porteur; elle ne vaut plus que par son classement dans les sondages d'opinion. Les organes de presse s'associent là encore et se discréditent d'autant. Conscients de la faiblesse de leur propre crédibilité, ils appellent des entreprises commerciales à la rescousse et, ce faisant, entament  davantage la piètre confiance dont ils sont tous crédités, presse et pseudo-instituts, officines de partis et de lobbys.  La manipulation verticale est désormais transversale, au grand damn du lecteur qui n'a d'autre issue que le repli, la décroissance intellectuelle. 

Qu'ils soient déformés ou sous-informés, l
es lecteurs se rabattent sur les réseaux sociaux.
Tant qu'à subir l'anonymat d'experts masqués, autant jouer soi-même aux décrypteurs anonymes. Quand l'ensemble de la presse utilise les mêmes recettes et les mêmes ingrédients pour servir la même soupe populaire au goût du jour, une fast food malsaine et indigeste, comment s'étonner non pas d'un retour à la cuisine de grand-mère mais d'une capitulation devant les surgelés. Pour juger, invectiver et insulter, le binaire, le laconique et le définitif suffisent: 140 signes sur Twitter ! 

Méprisé dans des formules comme "nous avons décrypté pour vous" ou simplement "notre rédaction va vous expliquer", le lecteur regimbe
Cette classe paternaliste éprise de pouvoir (le quatrième, pour faire bon poids, bien que non élu), inculte et pourtant arrogante, sociale mais privilégiée, a voulu faire notre (ré-)éducation, voire nous soumettre par son endoctrinement,  mais est vécue comme dépourvue de tout sens moral et d’honnêteté. Cette presse ne dissimule guère le mépris  dans lequel elle tient les électeurs, comme elle tient déjà la classe politique, mais voudrait maintenant se faire entretenir par ceux qu'elle traite comme des enfants dépendants.

Pourquoi les Français
dans la crise, les classes moyennes matraquées d'impôts, voleraient-ils au secours des privilégiés de la presse, des media et du cinéma?

L' "exigence" n'a plus le même prix qu'aux beaux jours de la presse

Mais ces hausses de prix apporteront-elles les ressources suffisantes ?
 
Ne risquent-elles pas au contraire de renforcer le désamour du "public" pour "ses quotidiens" ?, s'interroge l'hebdomadaire Le Point.  Le "public", comme on dit "les gens" ou "le peuple", pour souligner qu'on n'en est pas !... "Ses quotidiens" ? La presse croit-elle que "ses" lecteurs ont une addiction pour ses survivants? Qu'abonnés ou non à France Soir, disparu dans l'indifférence de ses confrères, ils se sont convertis à un autre quotidien? Comme  le montre sa précarité actuelle, la presse a fait des orphelins et en fera d'autres, sans qu'elle profite des disparitions: si elle avait de bonnes raisons, l'affection ne se reporte pas automatiquement. Et elle se mérite.

La presse française n'a que des besoins, trop peu de rigueur
Les media ont déjà fait la manche pour se faire assister dans la création de ses sites internet. Aujourd'hui encore, "il nous faut dégager des nouvelles ressources car nous avons besoin de créer de plus en plus une différenciation entre les contenus gratuits publiés sur internet, y compris nos propres sites, et nos espaces 'premium'" (traduire "payants", puiqu'ils n'assument pas!), estime Marc Feuillée, président du Syndicat de la presse quotidienne nationale, SPQN, (Le Point précisant pour l'occasion qu'il est directeur général du Figaro). "Les correspondants à l'étranger, être présents sur tous les supports, développer la vidéo (de moins en moins téléchargeable)... pour tout cela, il nous faut des moyens. Ce n'est pas pour combler des trous, c'est pour investir. Je pense que les lecteurs peuvent comprendre", assurent-il. 
Les syndicats de fonctionnaires nous ont habitués au même langage, mais il est vrai que les actionnaires de la presse ont autant de mal à faire travailler les journalistes que la SNCF, établissement public, les salariés des sociétés de droit privé de son groupe. Pourtant, les correspondants de presse ne font guère plus que des copiés-collés de fragments de dépêches d'agence. Ne voit-on pas chaque jour de ces correspondants de guerre, parfois exposés mais souvent en chemise immaculée, lire à la télévision des bribes de dépêches d'agences étrangères - dans des traductions approximatives - devant la fenêtre ouverte de leurs hôtels internationaux aux abords des aéroports protégés par l'armée? 

Au Parisien, cette augmentation permettra "tout juste" de rattraper l'inflation, assure Eric Herteloup, directeur général adjoint en charge du marketing et du commercial. "L'impact sur les ventes devrait être de 1 à 2% en moins. C'est largement compensé" par les rentrées financières, décrypte-t-il même s'il reconnaît que "notre lectorat est sensible au prix". C'est comme si Le Parisien cherchait à se faire payer en retour de sa propagande au service de Hollande en campagne des présidentielles. 

Les Français doivent-ils contribuer aux restructurations des entreprises privées de presse ?
Pire l'Etat, si c'est bien nous, peut-il détourner le fruit de notre impôt? "Il y a 15 ans, on lisait un journal pour s'informer, aujourd'hui, on lit un journal pour comprendre. L'exigence a un prix et je pense que les gens sont prêts à le faire", estime pour sa part le directeur de la rédaction de Libération, Fabrice Rousselot.
Mediapart est visé par un redressement fiscal pour avoir indûment appliqué un taux de TVA réduit à 2,1%. Le fisc estime que le site n'a pas respecté la loi, ce que Mediapart nie, alors que les le sites de presse en ligne payants sont assujettis à une TVA à 19,6%. Entre autres raisons, l'industrie de la presse s'agite en fait contre l'augmentation à 20%, à compter du 1er janvier. Mediapart va-t-il aller jusqu'à sortir une nouvelle affaire infâmante pour faire avancer sa cause auprès du PS?

Plus cher pour moins de pages qu'à l'étranger
Les prix des quotidiens français se situent largement dans la moyenne supérieure de leurs équivalents étrangers. Mais ils restent loin derrière en termes de volume, en nombre de pages comme en chiffres des ventes. Ainsi, aux États Unis, l'épais New York Times est vendu 2,50 dollars (1,82 euro), alors qu'en Grande-Bretagne, The Guardian est vendu 1,40 livre (1,69 euro) et The Financial Times 2,5 livres (3,01 euros) et le lecteur n'est pas trompé sur la marchandise.

Mais le biais choisi n'est encore respectueux ni de la vérité, ni des lecteurs
"Si on excepte les journaux populaires, qui sont beaucoup moins chers en Allemagne ou en Angleterre, la presse française est au même prix qu'ailleurs, mais il y a moins de pages", assure l'historien, s'il vous plaît, de la presse Patrick Eveno, un adepte, comme le gouvernement en matière de chômage, des analyses fractionnées: le ministre Sapin fonde son optmisme sur un zoom des résultats cumulés des "deux premiers mois du quatrième trimestre (octobre et novembre)", se félicitant à ce prix d'une évolution à la baisse, si tant était que les trimestres n'avaient plus que deux trimestres, à la baisse eux aussi.

L'opinion des spécialistes n'est encore pas à l'avantage des lecteurs en France
, "les éditeurs parlent tous de journaux de qualité, mais est ce que le lecteur s'y retrouve vraiment ? Comme on dit, au final, il vote avec ses pieds: il va au kiosque ou n'y va pas. Malheureusement, il me semble que les éditeurs n'ont pas assez conscience que si on veut faire payer plus cher le papier, il faut vraiment en donner plus au lecteur", prévient-t-il.

Mais l'analyse de P. Eveno sur les syndicats de presse aurait-elle évolué ? L'heure n'était-elle pas pourtant venue de rappeler avec à propos comment les syndicats, et singulièrement l'hégémonique Syndicat du livre CGT, " pensent à leurs intérêts corporatifs", selon les termes de l'universitaire dans Le Monde du 16 janvier 2010. Analysant les rigidités du syndicat totalitaire face aux mutations de la presse, il évoque une "attitude suicidaire". Ces propos ne sont-ils pas d'actualité?

Pourquoi les Français dans la crise, les classes moyennes matraquées d'impôts, voleraient-ils au secours des privilégiés de la presse, des media et du cinéma?

Aux journalistes, les Français demandent le respect.

Seuls la compétence et le travail les sauveront.