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lundi 6 octobre 2014

Mediapart: la phobie fiscale d'Edwy Plenel

Mediapart doit 4,2 millions € au fisc 

Le site trotskiste fait de l'auto-défense fiscale

Moqueur, dissimulé 
derrière sa moustache 
et sa main
 
Le refus de payer comme arme révolutionnaire. 
Entre 2008 et 2013, pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, Mediapart a décidé de s'auto-appliquer un taux de 2,1%, alors que le taux de TVA de la presse en ligne était de 19,6% pour les autres.

Hollande a acheté la presse au détriment des rentrées fiscales
Ce cadeau fiscal que la "gauche sociale" refuse aux Français, jusqu'aux plus démunis, représente un million d’euros de redressement fiscal (improductif). D'autorité, et pendant six ans, le père la vertu de la gauche révolutionnaire s'est exempté de 17.5% du taux de TVA à 19,6. 

Hollande s'est aujourd’hui soumis au rebelle en accordant un taux unique de 2,1% à toute la presse, à compter de février 2014, qu’elle soit numérique ou en version papier.

Le droit commun, à l'exclusion de la presse
Certains taux de TVA ont changé au 1er janvier 2014:
- le taux normal passe de 19,6 % à 20 %
- le taux intermédiaire passe de 7 % à 10 %
Le taux réduit, qui devait passer de 5,5 à 5 %, a été maintenu à 5,5% par la loi de finances pour 2014.
Abaissé à 2,1%, le taux dérogatoire et préférentiel de l'ensemble de la presse défie toute concurrence et assure sa docilité au pouvoir.

De surcroît, le site Mediapart doit trois millions d’euros à l’administration fiscale 

Pas de prélèvement à la source ?
Déjà en redressement fiscal pour un montant d’un million d’euros correspondant donc aux années 2008, 2009 et 2010, le site partisan du chaos révolutionnaire doit trois autres millions d’euros à l’administration fiscale pour s’être soustrait à 17,5 des 19,6% dus au titre de la TVA.

De plus, Mediapart doit aussi 1.200.000 euros 

Le fisc français réclame en effet 200.000 euros de pénalités de retard et un million d’euros pour "mauvaise foi", en plus de ces quatre millions d’euros.

Réfractaire à la redistribution solidaire (sociale et citoyenne) des richesses.

Edwy Plenel avait alors déposé un recours. 
Parce que les tribunaux ne sont pas déjà encombrés d'affaires pendantes et douloureuses qui peuvent attendre ?

Plenel dénonce une "vengeance"
Interrogé ce lundi 29 septembre sur la situation du site internet, Edwy Plenel a dénoncé une "vengeance de l'affaire Cahuzac de la part d'une partie de l'administration fiscale".  Le site internet avait révélé l’affaire de  fraude fiscale Cahuzac du ministre du Budget de François Hollande, scandale qui avait poussé  à la démission Jérôme Cahuzac, malgré son déni "les yeux dans les yeux" de la représentation parlementaire
Et de hausser le ton: "Nous irons jusqu'au tribunal administratif s'il le faut"! menace le Plenel au-dessus des lois. La solidarité n'est pas le truc des trotskistes...

Mediapart est bénéficiaire de l'aide publique
Comme les autres, si anti-républicain soit-il, Mediapart reçoit un soutien du fonds d’aide au développement des services de presse en ligne créé en 2004 et refondu  en 2009. Le site mauvais payeur est assisté pour la réalisation de projets de développement de services de presse en ligne, avec l'accord d'une commission propre. Il suffit de pratiquer (majoritairement!) la langue française ou une langue régionale en usage en France, ou contribuer au rayonnement de la pensée et de la recherche scientifique françaises...
C'est ainsi qu'un site en redressement fiscal peut demander à bénéficier d’une subvention ou d’une avance remboursable. Pour chaque projet, la subvention accordée est plafonnée à 40 %, mais pour les services de presse en ligne présentant un caractère d’information politique et générale, ces taux sont respectivement majorés à 60 % et 70 %.

Ses journalistes bénéficient d'un régime fiscal de faveur
De même qu'on peut être clandestin et avoir droit à la CMU et à l'AME, de même un journaliste anti-républicain professionnel bénéficie-t-il depuis 1935 d'un statut particulier avec allocation pour frais d'emploi de journaliste. Le calcul du revenu imposable intégrait une déduction de 30 % des revenus bruts, pour les titulaires de la carte de presse, jusqu'à ce que le gouvernement d'Alain Juppé la supprime en 1996, mais Lionel Jospin a mis en place un nouveau système identique en 1998 permettant à chaque journaliste de déduire de son revenu réel une somme forfaitaire plafonnée à 7.650 €, une aide catégorielle directe qui officiellement correspond aux dépenses spécifiques liées au travail de journaliste !
 
Pour un journaliste confirmé, gagnant 3.000 euros nets par mois (3.700 bruts), soit 36.000 euros par an, cette déduction diminue son revenu imposable de 18 %. S'il a deux enfants et subit un taux d'imposition d'un dixième de son revenu, l'avantage fiscal représente 1,8 % de son revenu annuel, soit environ 600 euros par an. En 2007, il y avait 37.000 titulaires de la carte de presse, dont un quart de pigiste. 
Cette aide à la presse représente environ 20 millions d'euros par an, soit un peu plus de 1 % du total des aides à la presse.

Cet abattement a pour effet direct que de nombreux journalistes sont bénéficiaires de la prime pour l'emploi. En effet, les deux critères de cette prime sont de travailler (nombre d'heures) et d'avoir un faible revenu fiscal de référence (RFR) et ce RFR est fortement diminué par l'abattement.

Envie de s'adonner à la révolution ?

Lors de sa campagne d'abonnement et donc d'appel à l'aide, le site révolutionnaire avait reçu nombreux soutiens d'acteurs politiques, notamment par vidéos publiées sur le pré-site, notamment ceux d'Olivier Besancenot, ou José Bové, Daniel Cohn-Bendit ou Noël Mamère, d'Arnaud Montebourg ou Malek Boutih et de François Bayrou ou François Hollande
Le soutien qui avait le plus choqué était venu de Ségolène Royal, ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2007, qui recommanda l’abonnement à tous les adhérents de son association Désirs d'avenir. Mais la presse est évidemment indépendante.

Le contribuable a aussi la satisfaction que le fisc le frappe sévèrement, mais
c'est le prix fort à payer pour la liberté de la presse et le pouvoir d'achat d'Edwy Plenel ou Laurent Mauduit et de Fabrice Lhomme ou Fabrice Arfi (ci-contre), et leurs méthodes de justiciersà mettre en parallèle avec celles des juges Eva Joly, Jean-Pierre Michel, Isabelle Prevost-Desprez, Jean-Michel Gentil ou Claire Thépaud, etc.

 

samedi 4 janvier 2014

Presse: la propagande officielle nous coûtera plus cher

Les subventions ne suffisent plus: et si la presse réduisait ses dépenses ?

Cinq, dix, voire vingt centimes de hausse au numéro

Nos "principaux" quotidiens aussi vont nous taxer !
Ils ont trouvé plus facile d'augmenter leur prix, plutôt que de réduire leur train de vie. Les prétextes ne manquent pas, la fonte de leurs recettes publicitaires et le recul des ventes. Mais pour survivre, ils devront mettre de l'eau dans leur vin et en donner plus au lecteur, selon un historien de la presse écrite. 

Financièrement aux abois, les bobos de Libération se sont ménagés et ont opté pour une hausse jugée "nécessaire" de dix centimes d'euros à 1,70 euro. Vendredi, c'est Le Figaro qui augmentait son prix de 20 centimes, (1,80 euro), et L'Humanité atteignait 1,50 euro (+10 centimes). Comme annoncé en décembre, Le Monde franchira quant à lui le seuil psychologique des 2 euros contre 1,80 précédemment, à partir de samedi (dans son édition de dimanche-lundi), devenant ainsi le quotidien le plus cher de France. Dès le 1er janvier, Le Parisien (groupe Amaury) passait de 1,05 à 1,10 euro à Paris et de 90 centimes à 1 euro en province (Aujourd'hui en France).

Parti-pris outrageant, déficits généralisés, chute des ventes et des recettes publicitaires, plans de départs, cessions en rafales

Débacle de la presse écrite française - nationale, régionale ou magazine
Faute de remise en cause et de mise en exploitation de ses privilèges, elle agonit sans qu'aucun traitement de choc ne soit envisagé. Les subventions publiques pleuvent mais son gazon a encore soif. La Cour des comptes a rendu public, le 18 septembre 2013, un rapport sur les aides de l’État à la presse écrite commandé par la Commission des Finances du Sénat. La presse écrite est un secteur économique fortement soutenu par l’État. Ce soutien ancien aboutit à une politique complexe aux objectifs multiples qui mobilisent des aides directes et indirectes. Le plan d’aide à la presse 2009-2011 a entraîné un doublement des dépenses budgétaires, passées de 165 M€ à 324 M€, sans que sa fin conduise à un retour à la situation antérieure.

Elle avait en outre misé sur des recapitalisations successives et des changements d'équipes, sans jamais engager de thérapie de groupe. Elle avait cru pouvoir repousser l'échéance finale en se tournant vers la médecine alternative, mais des investissements dans le numérique pouvaient-ils requinquer un moribond. Demander au victimes de la crise de payer plus pour lire plus de propagande était une gageure.

Dans ce contexte de charlatanisme,
les chamans de l'édition justifient ces hausses de prix par la volonté d'investir dans une information de qualité et l'innovation. Bel aveu d'embourgeoisement et de médiocrité ! Plus cyniquement, un éditeur (anonyme!) explique que cette hausse est "le meilleur investissement que peuvent faire les journaux: vous pouvez augmenter de 10 ou 20% votre prix pour une perte de 3 à 4% de lecteurs".

Le cynisme  de la presse hexagonale a eu raison des lecteurs  
C'est aussi la faute de l'Europe?
Pourquoi les Français boudent-ils leur presse? 
Son rejet décomplexé de l'ambition d'objectivité lui a aliéné un électorat en quête de faits et de vérité. Il a bien vite réalisé en effet que l'Agence française de presse diffuse la pensée unique et que, par paresse et médiocrité de son personnel formaté en ENJ, puis assujettie au SNJ, les salles de presse se contentent de moduler les dépêches de l'AFP: reprise servile des titres et des éléments de langage, ralliement inconsidéré à la dialectique et aux angles d'approche, retranchement perfide derrière des témoignages sélectionnés et du floutage. Tout pour s'épargner réflexion personnelle et prise de risque.

Les organes de presse ont également misé sur la démagogie pour se rallier le lecteur.
Jurant de leur très honorable volonté d'ouverture et de dialogue dans l'air du temps, ils ont tenté de l'associer. Ainsi ont-ils développé les hébergements de blogs militants, les forums délirants et les formules collaboratives diverses, en dégageant toute responsabilité tout en se gardant la liberté de contrôle. Ce que leur ligne rédactionnelle ne peut officiellement assumer est officieusement diffusé par des collaborateurs en mal de reconnaisance. Ils créent le buzz et la confusion. Les malins  de la presse  paresseuse avaient inventé le "Vous faites l'actualité !" passant, grâce au téléphone mobile, du "France Bleu vous fait vivre toute l'actualité" à "Faites l'actualité avec lexpress.fr". En ouvrant les vannes de la variété, ils ont produit de la diversion conduisant à l'égarement. Et le lecteur devrait payer plus pour contribuer plus !
Les opinions personnelles et les supputations empiètent désormais sur l'information et l'analyse. A trop tirer sur la ficelle, les rédactions ont mis la puce à l'oreille due lecteur: les experts sont des universitaires souvent, des spécialistes parfois, mais des membres de réseaux et de collectifs toujours. En somme des margoulins au champ visuel étroit et des miliants à la réflexion pervertie. Le journalisme d'investigation ne se passe plus guère qu'au téléphone à recueillir les fuites d'anonymes licenciés et amers.

La presse s'est certes fourvoyée dans l'immédiateté et l'à-peu-près, mais aussi dans l'émotionnel.
 Le rationnel le cède au subjectif et le sentiment qu'on a des choses prend le pas sur la réflexion, la compassion sur le jugement. Une idée ou un projet  ne valait déjà que par le positionnement politique de son porteur; elle ne vaut plus que par son classement dans les sondages d'opinion. Les organes de presse s'associent là encore et se discréditent d'autant. Conscients de la faiblesse de leur propre crédibilité, ils appellent des entreprises commerciales à la rescousse et, ce faisant, entament  davantage la piètre confiance dont ils sont tous crédités, presse et pseudo-instituts, officines de partis et de lobbys.  La manipulation verticale est désormais transversale, au grand damn du lecteur qui n'a d'autre issue que le repli, la décroissance intellectuelle. 

Qu'ils soient déformés ou sous-informés, l
es lecteurs se rabattent sur les réseaux sociaux.
Tant qu'à subir l'anonymat d'experts masqués, autant jouer soi-même aux décrypteurs anonymes. Quand l'ensemble de la presse utilise les mêmes recettes et les mêmes ingrédients pour servir la même soupe populaire au goût du jour, une fast food malsaine et indigeste, comment s'étonner non pas d'un retour à la cuisine de grand-mère mais d'une capitulation devant les surgelés. Pour juger, invectiver et insulter, le binaire, le laconique et le définitif suffisent: 140 signes sur Twitter ! 

Méprisé dans des formules comme "nous avons décrypté pour vous" ou simplement "notre rédaction va vous expliquer", le lecteur regimbe
Cette classe paternaliste éprise de pouvoir (le quatrième, pour faire bon poids, bien que non élu), inculte et pourtant arrogante, sociale mais privilégiée, a voulu faire notre (ré-)éducation, voire nous soumettre par son endoctrinement,  mais est vécue comme dépourvue de tout sens moral et d’honnêteté. Cette presse ne dissimule guère le mépris  dans lequel elle tient les électeurs, comme elle tient déjà la classe politique, mais voudrait maintenant se faire entretenir par ceux qu'elle traite comme des enfants dépendants.

Pourquoi les Français
dans la crise, les classes moyennes matraquées d'impôts, voleraient-ils au secours des privilégiés de la presse, des media et du cinéma?

L' "exigence" n'a plus le même prix qu'aux beaux jours de la presse

Mais ces hausses de prix apporteront-elles les ressources suffisantes ?
 
Ne risquent-elles pas au contraire de renforcer le désamour du "public" pour "ses quotidiens" ?, s'interroge l'hebdomadaire Le Point.  Le "public", comme on dit "les gens" ou "le peuple", pour souligner qu'on n'en est pas !... "Ses quotidiens" ? La presse croit-elle que "ses" lecteurs ont une addiction pour ses survivants? Qu'abonnés ou non à France Soir, disparu dans l'indifférence de ses confrères, ils se sont convertis à un autre quotidien? Comme  le montre sa précarité actuelle, la presse a fait des orphelins et en fera d'autres, sans qu'elle profite des disparitions: si elle avait de bonnes raisons, l'affection ne se reporte pas automatiquement. Et elle se mérite.

La presse française n'a que des besoins, trop peu de rigueur
Les media ont déjà fait la manche pour se faire assister dans la création de ses sites internet. Aujourd'hui encore, "il nous faut dégager des nouvelles ressources car nous avons besoin de créer de plus en plus une différenciation entre les contenus gratuits publiés sur internet, y compris nos propres sites, et nos espaces 'premium'" (traduire "payants", puiqu'ils n'assument pas!), estime Marc Feuillée, président du Syndicat de la presse quotidienne nationale, SPQN, (Le Point précisant pour l'occasion qu'il est directeur général du Figaro). "Les correspondants à l'étranger, être présents sur tous les supports, développer la vidéo (de moins en moins téléchargeable)... pour tout cela, il nous faut des moyens. Ce n'est pas pour combler des trous, c'est pour investir. Je pense que les lecteurs peuvent comprendre", assurent-il. 
Les syndicats de fonctionnaires nous ont habitués au même langage, mais il est vrai que les actionnaires de la presse ont autant de mal à faire travailler les journalistes que la SNCF, établissement public, les salariés des sociétés de droit privé de son groupe. Pourtant, les correspondants de presse ne font guère plus que des copiés-collés de fragments de dépêches d'agence. Ne voit-on pas chaque jour de ces correspondants de guerre, parfois exposés mais souvent en chemise immaculée, lire à la télévision des bribes de dépêches d'agences étrangères - dans des traductions approximatives - devant la fenêtre ouverte de leurs hôtels internationaux aux abords des aéroports protégés par l'armée? 

Au Parisien, cette augmentation permettra "tout juste" de rattraper l'inflation, assure Eric Herteloup, directeur général adjoint en charge du marketing et du commercial. "L'impact sur les ventes devrait être de 1 à 2% en moins. C'est largement compensé" par les rentrées financières, décrypte-t-il même s'il reconnaît que "notre lectorat est sensible au prix". C'est comme si Le Parisien cherchait à se faire payer en retour de sa propagande au service de Hollande en campagne des présidentielles. 

Les Français doivent-ils contribuer aux restructurations des entreprises privées de presse ?
Pire l'Etat, si c'est bien nous, peut-il détourner le fruit de notre impôt? "Il y a 15 ans, on lisait un journal pour s'informer, aujourd'hui, on lit un journal pour comprendre. L'exigence a un prix et je pense que les gens sont prêts à le faire", estime pour sa part le directeur de la rédaction de Libération, Fabrice Rousselot.
Mediapart est visé par un redressement fiscal pour avoir indûment appliqué un taux de TVA réduit à 2,1%. Le fisc estime que le site n'a pas respecté la loi, ce que Mediapart nie, alors que les le sites de presse en ligne payants sont assujettis à une TVA à 19,6%. Entre autres raisons, l'industrie de la presse s'agite en fait contre l'augmentation à 20%, à compter du 1er janvier. Mediapart va-t-il aller jusqu'à sortir une nouvelle affaire infâmante pour faire avancer sa cause auprès du PS?

Plus cher pour moins de pages qu'à l'étranger
Les prix des quotidiens français se situent largement dans la moyenne supérieure de leurs équivalents étrangers. Mais ils restent loin derrière en termes de volume, en nombre de pages comme en chiffres des ventes. Ainsi, aux États Unis, l'épais New York Times est vendu 2,50 dollars (1,82 euro), alors qu'en Grande-Bretagne, The Guardian est vendu 1,40 livre (1,69 euro) et The Financial Times 2,5 livres (3,01 euros) et le lecteur n'est pas trompé sur la marchandise.

Mais le biais choisi n'est encore respectueux ni de la vérité, ni des lecteurs
"Si on excepte les journaux populaires, qui sont beaucoup moins chers en Allemagne ou en Angleterre, la presse française est au même prix qu'ailleurs, mais il y a moins de pages", assure l'historien, s'il vous plaît, de la presse Patrick Eveno, un adepte, comme le gouvernement en matière de chômage, des analyses fractionnées: le ministre Sapin fonde son optmisme sur un zoom des résultats cumulés des "deux premiers mois du quatrième trimestre (octobre et novembre)", se félicitant à ce prix d'une évolution à la baisse, si tant était que les trimestres n'avaient plus que deux trimestres, à la baisse eux aussi.

L'opinion des spécialistes n'est encore pas à l'avantage des lecteurs en France
, "les éditeurs parlent tous de journaux de qualité, mais est ce que le lecteur s'y retrouve vraiment ? Comme on dit, au final, il vote avec ses pieds: il va au kiosque ou n'y va pas. Malheureusement, il me semble que les éditeurs n'ont pas assez conscience que si on veut faire payer plus cher le papier, il faut vraiment en donner plus au lecteur", prévient-t-il.

Mais l'analyse de P. Eveno sur les syndicats de presse aurait-elle évolué ? L'heure n'était-elle pas pourtant venue de rappeler avec à propos comment les syndicats, et singulièrement l'hégémonique Syndicat du livre CGT, " pensent à leurs intérêts corporatifs", selon les termes de l'universitaire dans Le Monde du 16 janvier 2010. Analysant les rigidités du syndicat totalitaire face aux mutations de la presse, il évoque une "attitude suicidaire". Ces propos ne sont-ils pas d'actualité?

Pourquoi les Français dans la crise, les classes moyennes matraquées d'impôts, voleraient-ils au secours des privilégiés de la presse, des media et du cinéma?

Aux journalistes, les Français demandent le respect.

Seuls la compétence et le travail les sauveront.