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dimanche 7 décembre 2014

Manifestation de chômeurs et précaires aux Etats généraux du PS

60 chercheurs d'emploi interpellés

Soixante participants à une manifestation contre la précarité et le chômage ont tenté de pénétrer de force dans l'enceinte de l'assemblée

Des militants ont tenté de pénétrer de force dans l'enceinte où se tenaient les Etats généraux du Parti socialiste près de la Porte de la Villette, dans le nord-est de la capitale, samedi à Paris.

Les manifestants entendaient intervenir devant les cadres socialistes en lisant un texte critiquant la politique du gouvernement, affirme dans un communiqué la Coordination des intermittents et précaires (CIP) d'Ile-de-France. 

"Décidé à rester muré dans ses certitudes, à n'entendre aucune contestation, le parti socialiste a reçu les 300 manifestants présents avec des crachats et à coups de poings, de pieds, de gaz lacrymogène, de matraques télescopiques et de... taser", selon la CIP.


La Coordination a fait état de l'interpellation de "plus de 60 personnes", dont 53 ont été conduites au commissariat.

Les manifestants interpellés ont été remis en liberté dans les heures qui ont suivi

Les nervis du PS ont tapé dur: "le service d'ordre a fait son boulot" !
Le Parti socialiste a déclaré que des manifestants avaient "essayé d'envahir la salle. Le service d'ordre du parti a fait son boulot pour qu'ils ne rentrent pas".

On n'était pas à Sirvens, mais...
"Ils étaient plutôt remontés et pas forcément pacifistes dans leur manière d'aborder les choses, et, après, les policiers ont pris le relais et les ont fait sortir de l'enceinte du site", a minimisé l'entourage de Kosta, alias Jean-Christophe Cambadélis. 

Quelque 8.000 manifestants selon les organisateurs, 850 selon la police, avaient défilé auparavant de la Place Stalingrad, dans le Xe arrondissement, à la place de Clichy (XVIIIe), dans le nord de Paris contre le chômage et la précarité, à l'appel de plusieurs organisations: Agir ensemble contre le chômage (AC), Apeis (Association pour l'emploi, l'information et la solidarité des chômeurs et des précaires, membre fondateur d'ATTAC), CGT Chômeurs, Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP), Coordination des intermittents et précaires d'Ile-de-France (CIP-IDH), CGT Spectacle...

"Hollande, l'autre pays du chômage"

Autre cible du mécontentement, le gouvernement. "Hollande, l'autre pays du chômage", pouvait-on lire sur la banderole en début de cortège.

Pour Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français (PCF), qui défilait, "cette manifestation prend une importance d'autant plus grande au vu du contexte actuel, alors que des milliards d'euros sont reversés dans les caisses patronales". "Cette manifestation est aussi une riposte à l'action du MEDEF toute la semaine passée", a-t-il déclaré.


"La loi Macron va participer de la dégradation des conditions des travailleurs du dimanche et du soir, et cette manifestation est l'occasion de dénoncer aussi cela", a affirmé Jérôme Gleizes, conseiller de Paris et membre du Groupe écologiste (EELV) de Paris.

"Actuellement, j'ai deux contrats et j'arrive à 20h par semaine et 500 euros de salaire par mois: ce n'est pas vivable", déplore Fred, travailleur dans l'animation. "On parle d'abrogation des 35 heures mais beaucoup aimeraient bien pouvoir travailler au moins ce nombre d'heures-là", ajoute-t-il.

Tensions à Toulouse depuis la mort de Rémi Fraisse

D'autres manifestations ont eu lieu en province. 
A Marseille, quelque 150 personnes se sont rassemblées sous la pluie dans le centre-ville, devant l'antenne locale du Medef. 
Ils étaient 300 à Bordeaux.

Minute de silence, à l'occasion de la marche
contre chômage, à la mémoire de l'activiste 
écologiste mort sur le site de Sivens 
(Toulouse, 6/12/2014)
A Toulouse, où le contexte est tendu depuis la mort de Rémi Fraisse, entre 300 et 400 personnes ont défilé. Elles ont dû renoncer à parcourir les rues les plus centrales de la ville dont tous les accès étaient interdits par d'importantes forces de police.

La ville en étant à son sixième samedi consécutif de manifestations, parfois violentes, depuis la mort du militant écologiste tué par l'explosion d'une grenade sur le site du projet de barrage de Sivens, la police a canalisé le cortège vers une zone plus périphérique.

vendredi 15 mars 2013

Sapin trouve les associations de chômeurs sur son chemin


Le PS a développé les associations de chômeurs: elles se dressent contre le gouvernement

Les représentants d'AC !, MNCP, Apeis, CGT chômeurs et SNC ont fait part de leur colère 
Militants MNCP devant les grilles du Luxembourg,
le 09 mars-2011 à Paris
Reçus ce vendredi par le ministre du Travail, Michel Sapin, ils venaient avec sept revendications. 

=>L'une d'entre elles exige un moratoire sur les sommes induement versées par Pôle emploi  (2,5% à 3% des allocations). L'ancienne ANPE réclame en effet le remboursement de 300 millions d'euros de trop perçus aux chômeurs qui ont reçu des versements par erreur, sans se plaindre... Certains doivent rembourser jusqu'à 10 000 euros.
Une autre concerne l'arrêt des radiations ou encore la création d'un fonds social pour les chômeurs. Ces représentants avaient été invités après le suicide d'un chômeur tracassé par Pôle emploi, qui s'était immolé par le feu devant une agence Pôle emploi.

Mesure d'urgence et endettement: 2.000 CDI chez Pôle emploi

Le ministère affirme, par communiqué, que le "gouvernement a  pleinement conscience des difficultés économiques et sociales que traverse la France et de leurs conséquences pour les personnes les plus fragiles". Il a étayé cette affirmation d'un rappel de " l'ensemble des mesures de justice sociale et d'urgence adoptées dès juillet 2012." Parmi elles, on compte le recrutement de 2.000 CDI d'ici la fin 2012 pour Pôle emploi (45 400 salariés), à commencer par 1400, des redéploiements, à dire vrai.

Le compte n'y est pas, selon les associations
"Il y a une grande déception de notre part", affirme Jacques-Henri Vandaele, président du Mouvement national des chômeurs et précaire (MNCP,1986), forte de 40 associations. Ce dernier regrette que "Michel Sapin soit parti au bout d'une heure", laissant la discussion se poursuivre avec le directeur de Pôle emploi, Jean Bassères.

Les associations "ne comptent pas en rester là"

Au-delà même des revendications "d'urgence",
ces associations expriment leurs doutes quant aux projets du gouvernement pour réduire le chômage, en hausse depuis 21 mois, et qui touche 10,2% de la population. "Personne n'y croit ,mais le gouvernement continue de maintenir que la courbe du chômage va s'inverser d'ici la fin de l'année", pointe à cet égard le président de MNCP, qui ajoute à propos du ministre : "On le voit toujours coincé sur la question de la dette". 
Le collectif d'associations prévoit des actions de protestation dans les prochaines semaines.