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vendredi 2 mai 2008

Les syndicats ont peu mobilisé pour le 1er Mai

La base répugne au rapprochement
Le 2 mai, Le Figaro titrait: Les syndicats peinent à mobiliser
Ce qui tranche avec la pensée unique qui prévaut dans les dépêches d’agences de presse...
Les trois défilés –distincts- ont tout au plus été l'occasion pour les organisations syndicales de compter leurs troupes avant les autres rendez-vous prévus ce mois-ci.
Lorsque les états majors affectaient une belle entente photogénique, les bases répugnaient à se mêler.

Selon le ministère de l’Intérieur, les cortèges ont rassemblé moins de 120.000 personnes dans toute la France.
Estimation inférieure à celles de 2007 et de 2003, année de la précédente réforme des retraites.
■ Les syndicats se sont donné rendez-vous pour une mobilisation unitaire le 22 mai. Mais leurs positons divergent sur l'allongement de la durée de cotisation à 41 ans.


LES SYNDICATS peinent à mobiliser leurs troupes.

C'est ce qui ressort des chiffres avancés hier soir par la CGT, en pointe dans la contestation, même si le grand rendez-vous contre la réforme des retraites a été fixé au 22 mai ; 200 000 manifestants dans toute la France (120.000 selon le ministère de l'Intérieur), soit à peine autant que l'an dernier et nettement moins qu'en 2003, année de la première loi Fillon sur les retraites. Tout avait pourtant été organisé pour grossir les cortèges. Au total, pas moins de 150 défilés avaient été annoncés dans toute la France.

Si, comme c'est le cas depuis une dizaine d'années, la CFTC a manifesté seule, tout comme FO, la CGT et la CFDT se sont retrouvées, pour la première fois depuis 2003, côte à côte dans le cortège parisien.
Enfin, les thèmes de revendications étaient très larges : salaires, pouvoir d'achat et, bien sûr, retraites. Car avec l'annonce du gouvernement de passer de 40 à 41 annuités de cotisation pour pouvoir bénéficier d'une retraite à taux plein, il y a, selon les organisations syndicales, urgence à mobiliser. Beaucoup avaient d'ailleurs prévenu que le 1er Mai devait servir de
test,avant les autres rendez-vous du mois.

A Paris, c'est Force ouvrière qui a ouvert le bal hier matin, avec à peine quelques centaines de militants. Le parcours choisi par la centrale de Jean-Claude Mailly se voulait hautement symbolique, puisque les militants de FO ont commencé par se recueillir sur la tombe de Léon Jouhaux, le "réformiste" ancien secrétaire général de la CGT qui fonda leur syndicat en 1948, créant !a scission entre les deux organisations. Ensuite, leur parcours les a amenés place de la Commune.
Ce défilé était l'occasion pour le patron de FO (qui arbora un autocollant sur la poitrine "Retraites, 40 ans, c'est déjà trop ") de faire entendre sa différence. Dans une odeur de merguez grillées, Jean-Claucle Mailly a insisté sur l’aspect « revendicatif » du 1er Mai.

La manifestation à l'appel de la CGT et de la CFDT a mobilisé 30 000 personnes à Paris selon les organisateurs (15.000 selon la police). Les deux grandes centrales défilaient avec à leurs côtés l'Unsa, Solidaires, la FSU et la Confédération Nationale du Travail [CNT]. Etaient également présents des associations comme Droits devant ! ou des partis politiques comme le PC ou la LCR. Au menu des revendications figurait également la défense des salariés sans papiers.

Malgré les divergences
En tête de cortège, le patron de la CFDT, François Chérèque (à droite sur la photo), et celui de la CGT, Bernard Thibault (à gauche), s'efforçaient de faire bonne figure, malgré leurs divergences. "Chaque fois qu'il y a plus d'unité syndicale, nous parvenons à mobiliser plus fortement. Il faut continuer à travailler dans l’unité, même si nous avons des différences », expliquait ce dernier. Un point de vue partagé par François Chérèque : « Quand les syndicats français arrivent à travailler en commun, on est toujours plus efficace. » Non loin de lui, des militants, vêtus d'un tee-shirt rouge aux couleurs de la CGT, ironisaient justement sur ce qu'ils appelaient un «pacte» entre les deux confédérations.
À la base, on peinait à jouer la partition du front commun voulue au sommet.
Anne Jouan

jeudi 6 septembre 2007

Hollande veut faire payer cher la transparence

Le patron du PS réclame encore des sous !

Le premier secrétaire du Parti Socialiste, François Hollande, a décidé de s’attaquer au magazine « Choc », qui a publié des photos de vacances de Flamby 1er avec la compagne qu’il tenait cachée depuis bien avant le début de la campagne présidentielle.

François Hollande avait déjà fait appel à la justice contre le magazine « Closer », mais n’avait pas obtenu l’interdiction de parution du magazine. Il n'avait pas réclamé de dommages et intérêts. Seule sa compagne, la journaliste de Paris Match, Valérie Trierweiler, avait obtenu 15 000 euros en dédommagement du préjudice supposé.

Le magazine « Choc » a aussi publié des photos de François Hollande avec la même jeune femme. La justice rendra son verdict vendredi. François Hollande a tenu à préciser que l’argent irait directement dans les caisses d’une association d’aide aux chômeurs. Cette fois François Hollande réclame 100 000 euros de dommages et intérêts par l’intermédiaire de M° Bérès.

On notera que l’avocat de l’ex-concubin de Sa Majesté Royal n’est plus M° Mignard, l’ami du couple et le parrain de plusieurs de leurs enfants. C’est M° Pervenche Berès (photo), députée européenne (groupe du Parti des Socialistes Européens) et présidente de la commission affaires économique et monétaire du Parlement européen, qui représente Hollande dans cette affaire. Est-ce à dire que l’ami intime a fait le choix de la battue de la présidentielle ! Encore un dommage collatéral…

Les indemnités seront reversées au Mouvement national des chômeurs et précaires (MNPC), a précisé l'avocat Bérès. Comment le tribunal refuserait-t-il de condamner l’hebdomadaire, puisque dommages et intérêts serviront à une bonne cause ?

Ce choix de l’encore Premier secrétaire du PS soulève tout de même un problème que le tribunal de Nanterre devra toutefois prendre en compte, puisque des photos prises sur une plage publique deviennent un enjeu politique : le MNPC est généralement associé à des organisations très sulfureuses marquées à l’extrême gauche : APEIS (voir le libellé de PaSiDupes), AC ! ou ATTAC, dont les fondateurs –entre autres– sont les journalistes engagés –dans le respect de la déontologie professionnellle, peut-être– Ignacio Ramonet, Daniel Mermet, Bernard Langlois, Philippe Val et les personnes morales parmi lesquelles on compte des syndicats tels FSU, CFDT des transports et des banques, UGICT et Fédération des finances CGT, SUD-PTT, Syndicat unifié des impôts (SUI), Confédération paysanne, Syndicat de la magistrature (SM) ; des associations (Droits devant !!) ; des publications ("Charlie Hebdo", "Politis",…).

Lors d’une manif de chômeurs à Paris le 13 janvier 1998 , avec Arlette LAGUILLER (LO) et Christophe AGUITTON (AC !), Robert CREMIEUX (MNPC) déclarait: "Nous manifestons contre le patronat", ce qui n’est pas la même chose que de manifester en faveur des chômeurs !…