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samedi 14 septembre 2019

La politique de Macron reste impopulaire et les Français soutiennent donc toujours les urgentistes et les Gilets Jaunes

Ouest-France manipule l'opinion avec son interprétation d'un sondage pour La Tribune

"Une majorité des Français en a assez des Gilets jaunes
," lance le site détenu par un homme politique monégasque.

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"Nous vivons une époque où rien ne nous est épargné,"
s'est plaint Macron en juillet
A une petite majorité, 52 % des Français sélectionnés souhaitent que le mouvement des Gilets jaunes s’arrête dans les prochaines semaines. C’est ce qui ressort d’une enquête publiée ce mardi matin par BVA pour le quotidien La Tribune, qui touche des subventions de l’Etat français: 2,53 millions d’euros du fonds d'aide à la modernisation de la presse entre 2003 et 2010... Autant dans la période suivante ?

Dix mois après le début de la grogne des Gilets jaunes aux ronds-points, un peu partout dans les rues de France, et après la relance de la mobilisation le week-end dernier, une majorité des Français (52 %) qui effectuent leur rentrée ne souhaiterait pas que ce mouvement se poursuive dans les prochaines semaines: est-ce à dire qu'ils attendent de l'arrogant Macron qu'il quitte sa posture de rigidité C’est l'interrogation que pose ce sondage BVA réalisé pour le quotidien La Tribune, auprès de mille personnes, entre les 5 et 6 septembre, en pleine rentrée scolaire.

Les personnes les moins réceptives au combat des Gilets Jaunes sont les retraités (63 %), les cadres (61 %) et les professions intermédiaires (58 %), notamment les petits commerçants, tous craignant les débordements des éléments les plus radicaux. 
Evidemment, les sympathisants de La République en marche sont également 93 % à dire leur ras-le-bol face à cette contestation de la politique de leur idole, Manu 1er et de leur icône, Brigitte. 
Ils ne sont plus que 73 % chez les proches du parti Les Républicains, dont des Juppéistes.

A contrario, 52 % des employés et ouvriers soutiennent toujours la mobilisation sociale, qui ne sont la cible ni commerciale, ni éditoriale de La Tribune. 
Sont pareillement hostiles, 47 % des Français vivant en zone rurale, 80 % des sympathisants de La France insoumise et 64 % des proches du Rassemblement national. 
BVA souligne enfin que " le mouvement des Gilets jaunes reste encore très populaire auprès des catégories de population l’ayant porté à l’origine".

Les Français sont encore assez partagés sur l'avenir qu'il voient à cette lutte pour leur pouvoir d'achat.
 
Si 38 % d’entre eux pensent que la mobilisation va regagner en intensité, avant même que la réforme de leurs retraites ait pris tournure, ils sont seulement 30 % à estimer qu’elle va s’essouffler, puisque les réformes vont pleuvoir, annonce-t-on, et donc 18 % qu’elle va s’arrêter dans les semaines qui suivent. 
85 % des personnes se déclarant Gilet Jaune restent convaincus que la mobilisation va s’intensifier rapidement.

Fin juillet, Macron ne jouait pas aux apprentis-sorciers de BVA et prévenait que la crise n’est pas "derrière nous".
Alors que plusieurs centaines de 
Gilets jaunes s'étaient rassemblés à Perpignan, le samedi 27 juillet, et que de nombreuses permanences de députés-godillots étaient taguées par des exploitants agricoles dénonçant leur soutien au CETA, le président Macron était résigné sur le sujet sur son lieu de vacances, parmi quelques militants volontaires et "bagués" de bracelets verts ou bleus pour assurer le déroulement harmonieux de la causerie, à Bormes-les-Mimosas (Var).
"Il y a des problèmes profonds dans notre pays qui sont liés à l'injustice, aux difficultés économiques qu'on connaît depuis très longtemps", avait admis l'ancien conseiller de Hollande à l'Elysée (2012-2015) et ex-ministre de l'Economie jusqu'en 2016. Et d'ajouter: "Je ne crois pas du tout que ce qui à un moment créé la colère sincère d'une partie de la population soit derrière nous". BVA cherche-il à polémiquer avec Macron ?...
La Tribune n'a retenu que l'épisode précédent où le chef de l'Etat avait donné le sentiment qu'il considérait que la contestation était de l'histoire ancienne. Lors d'un dîner avec ses ministres, il avait en effet lancé que le pays était "passé des Gilets jaunes au maillot jaune", en référence au coureur français Julian Alaphilippe, un saillie qui aura laissé Brigitte de marbre, mais un trait d'humour que la presse au premier degré avait manifestement mal "décrypté"! 


Il est vrai que Macron a bel et bien estimé que le gouvernement a su répondre à une partie de la colère à l'origine du mouvement des Gilets jaunes. Mais il reste l'autre partie et du travail. "Il y a une partie à laquelle nous n'avons pas encore répondu parce que ça prend du temps, s'est-il justifié. Il y a aussi une colère à laquelle il n'y a pas forcément de réponses immédiates", a aussi prévenu le président à qui on ne peut demander de décrocher la lune. Le mirage jupitérien a passé... "Redonner du sens à l'action, parce qu'il faut, non pas chercher à éteindre les peurs mais à redonner une perspective," tel est le message. Ca ne mange pas de pain. Ca n'en donne pas non plus. 
Le président disait enfin avoir "beaucoup de détermination et d'humilité". Un point commun avec les Gilets Jaunes...

Autre point scruté par BVA, le soutien - ou non - des Français à la politique économique de Macron 

Les indicateurs du climat des affaires dans les services comme dans le bâtiment sont, quant à eux, restés stables à respectivement 100 et 104.

Ils sont toujours une majorité à critiquer les choix du gouvernement en la matière (55 % les jugent mauvais),
mais  La Tribune fait valoir qu'ils sont moins nombreux (- 7 points) qu’en juin. Plus heureux qu'au Portugal ?
"Aujourd’hui, une personne sur trois (33 % ; + 5) juge positivement la politique menée sur le plan économique, indique BVA: c'est l'effet retour de vacances, mais c'est-à-dire que deux sur trois ne sont pas contents ! Ces perceptions sont d'ailleurs toujours aussi clivées selon la catégorie sociale des personnes interrogées : La Tribune n'a pas retenu que seulement 25 % des ouvriers et des employés émettent un jugement négatif, contre les 45 % de cadres qui se disent ravis et qui intéressent le site.

Il y a quelques jours, le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, avait confirmé la prévision de son gouvernement d’une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 1,4% pour l’ensemble de l’année 2019. "La France a un niveau de croissance solide : 1,4%. Je confirme ce chiffre pour 2019", déclarait-il dans un entretien à La Croix.

Mais, lundi 9 septembre, la Banque de France avait confirmé sa prévision d’une croissance de l’économie française de 0,3% au troisième trimestre par rapport aux trois mois précédents, sur la base de son enquête mensuelle de conjoncture d’août. La croissance du produit intérieur brut de la France demeurerait ainsi sur le même rythme qu’au cours des deux trimestres précédents.
Mais il misait sur 0,4%...

Une majorité des personnes interrogées soutient encore plus fortement le mouvement social dans les urgences hospitalières

Le premier dure depuis dix mois; le second, depuis seulement cinq, moitié moins...
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Des patients soignés dans les couloirs
Selon BVA, "alors que la santé est une préoccupation grandissante dans le pays, la situation des urgences hospitalières est un sujet qui interpelle nettement les personnes interrogées, quel que soit leur profil socio-démographique".


Les Français sont inquiets de l'avenir de la contestation dans la moitié des services hospitaliers en France.
La quasi-totalité des personnes interrogées (87 %) approuve la grève dans les urgences hospitalières. Selon BVA, "alors que la santé est une préoccupation grandissante dans le pays, la situation des urgences hospitalières est un sujet qui interpelle nettement les personnes interrogées, quel que soit leur profil socio-démographique".


Les annonces de la ministre de la Santé Agnès Buzyn, lundi soir, ne sont pas parvenues à convaincre et à rassurer une majorité de Français ?
Insatisfait par les mesures annoncées le 10 septembre par la ministre de la Santé Agnès Buzyn, pour régler la crise de l'hôpital public, l'association des médecins urgentistes de France (AMUF) de Patrick Pelloux a décidé de se joindre au mouvement de grève qui touche 250 services dans toute la France. Il était accompagné notamment d'Hugo Huon, le président du collectif Inter-Urgences à l'origine de la grève. "Nous demandons aux médecins urgentistes de se déclarer grévistes dans les services déjà en grève", a déclaré Patrick Pelloux, lançant "un appel aux autres syndicats (de médecins hospitaliers) pour qu'ils prennent leurs responsabilités". L'intersyndicale Action praticiens hôpital s'est jointe au mouvement. Message également reçu pour l'intersyndicale Action praticiens hôpital qui a décidé jeudi en conseil d'administration de se joindre au mouvement, a annoncé son vice-président, le Dr Renaud Péquignot.

Un "plan inutile" pour le docteur Patrick Pelloux 
"On n'est pas du tout d'accord" avec les mesures dévoilées lundi par le gouvernement et chiffrées à 750 millions d'euros jusqu'en 2022. "Cet argent est totalement inadapté", a-t-il souligné. "On sait pertinemment que cet argent est pris aux autres", a-t-il lancé, plaidant pour une prise en compte de "la problématique globale de l'hôpital".

"Le problème des urgences c'est celui de l'hôpital tout entier", a fait valoir le président d'APH, le Dr Jacques Trévidic. "On veut la réouverture des lits, la réembauche de tout le personnel qui a été supprimé au fil du temps et une revalorisation qui corresponde simplement au rattrapage de dix ans de blocage de salaires", a expliqué le Dr Péquignot.

"Ce plan est inutile et délétère, il ne répond pas aux problèmes qu'on a depuis des années", s'est agacé Patrick Pelloux, déplorant notamment le futur "service d'accès aux soins" promis par la ministre pour réguler les appels aux secours, "irréalisable compte tenu des problèmes de recrutement dans les Samu."

Le plan de "refondation" des urgences hospitalières présenté lundi par Agnès Buzyn prévoit également des "admissions directes" sans passage aux urgences pour les personnes âgées et une meilleure "gestion des lits" disponibles dans les hôpitaux.
Mais pas de revalorisations salariales de 300 euros net mensuels ni de lits et d'effectifs supplémentaires réclamés par le collectif, qui a voté mardi la poursuite du mouvement.
"Le 26 septembre, on appellera chaque médecin (pas seulement les urgentistes) à rejoindre les actions localement prévues » par le collectif Inter-Urgences et « on se joindra à une journée de grève nationale dont la date doit être décidée avec le collectif pour la mi-octobre", a précisé Pelloux.
L'AMUF s'associera désormais à toutes les actions prévues par le collectif, comme les rassemblements locaux prévus le 26 septembre, a précisé Patrick Pelloux. Or, d'après l'Inter-Urgences, 250 services étaient déjà en grève en début de semaine.

BVA et son donneur d'ordres, La Tribune, ont l'air de quoi, avec leur sondage à côté de la plaque ?

mercredi 24 décembre 2014

Généralistes : plus de 70% de cabinets médicaux en grève selon MG France

Tout pour les urgentistes et rien pour les généralistes


Entre 40 et 80% de généralistes en colère, selon MG France

Tandis qu'en à peine plus de 24 heures d'un psychodrame réglé par l'AMUF, les urgentistes ont arrêté leur mouvement de grève et que le Dr P. Pelloux vante un accord historique qu'il attribue à sa ministre, Marisol Touraine, alors qu'il s'agit de la mise en scène d'un alignement sur les exigences européennes, les généralistes ont pris la relève, ainsi que les spécialistes.


Le mouvement de grève des médecins généralistes est largement suivi.
Entre 70% et 80% des cabinets étaient fermés mardi, selon la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) mercredi relayée par Le Monde. Dans une majorité de régions, le taux de cabinets fermés atteint 80 %, voire 90 %, en Alsace, Bretagne, Centre..., a ensuite précisé son président, Jean-Paul Ortiz, lors d'un point de presse. 


La continuité du service est assurée

"Face à l'ampleur du mouvement, les préfets ont dû s'atteler à de vastes procédures de réquisition sur l'ensemble du territoire", ajoute le syndicat dans un communiqué. Mardi, au premier jour de la grève, MG France (premier syndicat chez les généralistes) donnait une fourchette de 40% à 80%  de grévistes
Les généralistes n'étant pas obligés de se déclarer grévistes, il est difficile de savoir combien le sont réellement à une période où beaucoup de médecins sont tout simplement en congés.  

Le gouvernement, lui, a affirmé qu'aucune difficulté d'accès aux soins n'a été constatée. La ministre des affaires sociales, Marisol Touraine, s'est aussitôt félicitée d'une situation " parfaitement calme et maîtrisée" et a affirmé que ce mouvement de grève n'a provoqué "aucun afflux" de patients dans les services d'urgence des hôpitaux. 

Contre le projet de loi Santé

La grève doit se poursuivre jusqu'au 31 décembre pour les généralistes, mais aussi les spécialistes. Les médecins protestent massivement contre le projet de loi Santé qui arrivera au Parlement début 2015.

Les médecins libéraux contestent plusieurs dispositions du projet de loi santé, fixées sans concertation et qualifiées de "mesures inacceptables" et "délétères" par la CSMF, dont la généralisation du tiers-payant (une dispense de frais pour les patients), l'autorisation de vaccination donnée aux pharmaciens, ou encore l'excès de pouvoir conféré aux administrations régionales de santé

Ils réclament également une revalorisation de la consultation de 23 à 25 euros. 

La ministre n'entend pas engager le dialogue avant la rentrée de janvier. 





dimanche 21 décembre 2014

Prise d'otages des malades par des médecins contaminés par le terrorisme islamiste

Dommage collatéral du recrutement de médecins du Tiers-monde ?
Début du mouvement de grève avec les urgentistes, dès ce lundi 22

Mieux vaudra ne pas avoir besoin d'eux.
Ce ne sera pas la fête pour les malades: la trêve des confiseurs, ils ne connaissent pas... Les médecins seront en grève toute la semaine, pendant toute la durée des fêtes, à commencer par les urgentistes dès lundi, suivis par les généralistes, puis les spécialistes.

Des négociations entre les urgentistes et le ministère de la Santé se sont poursuivies ce week-end, selon l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf), à l'origine de la grève illimitée à partir de lundi.

Le ministère a fait des propositions et les urgentistes ont obtenu "des avancées" sur la reconnaissance du temps de travail, a assuré Patrick Pelloux, président de l'AMUF. Mais le mouvement est maintenu: l'association connaît le gouvernement et attend de lui  un engagement ferme, a-t-il précisé.

La profession, qui dénonce des conditions de travail pénibles, souhaite une réduction du temps de travail à 48 heures hebdomadaires, contre une soixantaine actuellement, ainsi que la valorisation de leurs heures supplémentaires et l'harmonisation des rémunérations pour les gardes.

Le syndicat compte sur un taux de "80% de grévistes". Mais le pouvoir assure qu'il maîtrise et qu'il n'y a pas lieu de paniquer pour lundi : les urgentistes peuvent être assignés et, surtout, la grève consistera à porter un "badge".
L'AMUF est très accommodante, depuis deux ans. Il y a une dizaine d'années, Jospin avait été battu par le FN et c e syndicat avait contribué à dénoncer les vagues de décès de la canicule, mais c'était en 2003... Pelloux est devenu grand. 

Comment combattre le terrorisme médical ?

"Joyeuses fêtes"! nous souhaitent les généralistes, spécialistes et urgentistes en grève pendant les vacances. Où et comment trouver un médecin?  A quel médecin se vouer à Noël?

La colère est quasi unanime dans la profession. Moins ils en font, plus les généralistes, spécialistes et urgentistes sont mécontents. Comme des chauffeurs routiers, ils ont choisi les vacances de Noël pour protester, notamment, contre la loi santé de Marisol Touraine. Un mouvement qui s'annonce très suivi, selon les syndicats. "C'est historique, on s'achemine vers une mobilisation de l'ampleur de celles du début des années 2000", affirme Jean-Paul Ortiz, à la tête de la Confédération des syndicats médicaux français. "On sera dans certains secteurs à 20% ou 30% de grévistes et jusqu'à 100% dans d'autres. C'est une mobilisation inédite qui va poser problème puisque nous voyons en moyenne un million de patients par jour", ajoute Claude Leicher, président de MG France, syndicat de médecins généralistes.
Votre colique néphrétique ou votre cystite attendra 2015
Que faire en cette fin d'année propice aux épidémies et aux petits et gros bobos, si la gastro s'abat sur vous, si vous vous blessez à la main en ouvrant une huître ou si votre nouveau-né avale de travers? "Je veux rassurer les Français et leur dire que ceux qui seront malades, je ne leur souhaite évidemment pas, trouveront à se faire soigner", a assuré ce mercredi la ministre de la Santé Marisol Touraine, la bouche en coeur.

Reportez les consultations non-urgentes

Vous n'êtes pas médecin, mais vous savez distinguer une belle migraine d'un AVC... "Il est conseillé aux patients souffrant d'une maladie chronique de contacter leur médecin quelques jours avant le début de la grève", note le Dr Leicher. Sachant que l'appel à la fermeture des cabinets médicaux s'étend du 24 au 31 décembre, il vous reste une semaine pour prendre vos dispositions. Même chose pour les rendez-vous non-urgents chez les spécialistes. Dans tous les cas, grève ou pas, étant donné les délais d'attente, les chances pour trouver un ophtalmologue, un dermatologue ou un cardiologue en si peu de temps auraient été faibles. Le rendez-vous sera repoussé d'autant, mais c'est un détail.

Contactez votre médecin traitant

C'est le premier réflexe à avoir pour vérifier s'il suit ou non le mouvement de grève: un sur deux est annoncé en rébellion... Mais vous apprendrez peut-être que, s'il travaille, c'est parce qu'il a été réquisitionné. "C'est de la responsabilité de l'Etat et des préfets de réquisitionner des médecins pour assurer la permanence des soins. Aucun médecin ne va s'y soustraire et abandonner ses patients", assure le Dr Ortiz, qui à titre personnel sait déjà qu'il sera de garde le 29 décembre. 
Le cas échéant, composez le 15 ou le numéro de permanence des soins de votre département, sachant qu'étant aussi en grève, SOS Médecins pourraient ne pas répondre à votre appel de détresse. "Un médecin généraliste vous répondra et verra s'il peut vous aider ou vous orientera vers les urgences le cas échéant", poursuit le Dr Ortiz. 
Par ailleurs, l'Union syndicale des médecins de centres de santé a assuré qu'une partie -dans quelle proportion- des centres de santé polyvalents seront ouverts.

En cas d'urgence, les urgences ? En grève !... 


Les urgences doivent justement être réservées aux situations... d'urgence. "Sinon les services vont être engorgés et débordés par des problèmes qui auraient pu être traités différemment", pointe le Dr Ortiz, si les cabinets ne ferment pas. Or, les médecins généralistes en association s'entendront-ils entre eux pour assurer un service de garde?
 
D'autant que les médecins urgentistes seront eux aussi en grève à partir du 22. Ceux qui compensent le désengagement sanitaire des médecins embourgeoisés seront présents avec tracts et brassards. "Nous acceptons les assignations et réquisitions faites en bonne et due forme. Nous ne pouvons pas abandonner les malades et laisser mourir les patients qui viendraient après un arrêt cardiaque ou un accident", commente Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes de France qui ne mentionne pas le cas médiatique et populiste des nourrissons. 
Mais l'urgentiste ne s'attend pas à être débordé. "D'autres grèves des médecins libéraux ont déjà eu lieu pendant les vacances de Noël, et beaucoup ferment traditionnellement leur cabinet à cette période, la situation cette année n'aura donc rien d'extraordinaire", affirme-t-il, occultant la solidarité des médecins du service public de soins. Il redoute bien plus le début d'épidémie de grippe qui pourrait intervenir très prochainement. Sans compter les gastro-entérites qui se développent d'ores et déjà, mais que Pelloux omet aussi dans un souci socialiste d'apaisement qui contraste sérieusement avec sa virulence pré-2012...

lundi 4 novembre 2013

Fermeture des urgences à l'Hôtel-Dieu : la profession tarde à se solidariser

Le gouvernement bénéficiera-t-il de la complicité du milieu hospitalier ?

Le journal Le Parisien tient la fermeture pour acquise !

Cette presse-là se trompe d'objectif: elle acte sans broncher la fermeture des urgences et se tourne déjà vers la suite... "Les opposants à la fermeture des urgences de l'Hôtel-Dieu, prévue ce lundi, sont restés mobilisés, interpellant les responsables politiques sur la saturation des autres services parisiens qui accueilleront désormais les cas les plus graves. Pas un instant le quotidien ne questionne la décision...
En juin 2009, les soignants se mobilisaient
"Ce qu'on voudrait dire à François Hollande (PS), Marisol Touraine (ministre PS de la Santé), Bertrand Delanoë (maire PS de Paris) et Anne Hidalgo (candidate PS aux municipales), c'est que si vous laissez mourir les urgences de l'Hôtel Dieu, vous allez aggraver la saturation des urgences à Paris", a déclaré l'urgentiste Gérald Kierziek, fer de lance de l'opposition, lors d'une conférence de presse.

Les socialistes laissent faire
La CFDT avait le virus de la loi Bachelot:
depuis mai 2012, le syndicat est porteur sain 
Syndicalistes CGT, médecins et élus (EELV, NPA, Front de gauche) étaient installés devant l'entrée de l'établissement où des affichettes ont été disposées, sur lesquelles on pouvait lire "Madame Touraine, c'est oui ou non pour les urgences" ou "Madame Hidalgo, c'est oui ou non pour les urgences". Plusieurs banderoles barraient également la façade de l'Hôtel-Dieu: "Non à la fermeture de l'hôpital Hôtel-Dieu" ou "urgences fermées, patients en danger". Mais Le Parisien n'adhère pas à cette tentative de sauvetage.

"C'est aujourd'hui la date de fermeture des urgences de l'Hôtel-Dieu, ce qu'on constate c'est qu'elles sont en train d'agoniser" car "aujourd'hui, 4 novembre, la dernière caserne de pompiers a amené le dernier patient", a expliqué G. Kierziek.

Le Guen reste dans le coma
Avril 2010
Tandis que l'encéphalogrammme du directeur de Jean-Marie Le Guen, député PS et président du conseil de surveillance de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) reste plat, Gérald Kierziek image la situation. "C'est comme un château de cartes, la direction de l'AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) enlève les cartes pour que le château s'effondre". "Les autres hôpitaux ne pourront pas faire face à cet afflux de patients,» a poursuivi l'urgentiste, alors que l'Hôtel Dieu, situé au coeur de Paris, «rayonne sur neuf arrondissements, dans une zone accueillant «20 millions de touristes» par an «Plus on attend aux urgences, plus le taux de mortalité augmente», a-t-il souligné.
En juillet dernier Le Guen déplorait non pas tant la fermeture que la polémique visant la décision de Marisol Touraine: "Je regrette que la polémique sur les urgences vienne brouiller les cartes, car ce n’est pas le vrai sujet. Le maintien dans la forme actuelle du service des urgences sans service hospitalier n’a pas de sens durable. 80 % des services ont déjà été transférés ailleurs. La communauté médicale l’a dit et répété", avait-il accepté.

VOIR et ENTENDRE un reportage de BFMTV sur la disparition des urgences à l'Hôtel-Dieu : la ministre avait promis un report de date d'effet...

Le Guen, patron socialiste de l'AP-HP, souhaite fermer ces urgences pour les remplacer par une maison médicale ouverte 24 heures sur 24.

"La concertation doit reprendre le pas sur l’autoritarisme."

Tel est le mot d’ordre du rassemblement qui mobilise syndicats, médecins, associatifs et élus devant le ministère de la Santé ce mercredi matin. 
Le comité de soutien veut demander des comptes à Marisol Touraine, qui s’était engagée en juillet 2013 à retarder la fermeture des urgences de l’hôpital parisien de l’Hôtel-Dieu (4e), prévue le 4 novembre. Une annonce mensongère, puisque son avenir est plus que jamais compromis.

Le Parisien se satisfait d'un pis-aller
Un centre de consultations 24 heures sur 24A la place des urgences, un centre de consultations 24 heures sur 24, voit le jour en dépit d'une vive opposition. Les personnes arrivant à l'Hôtel-Dieu par leurs propres moyens - soit les trois quarts de la fréquentation, selon la direction - seront toujours accueillies par des médecins, à toute heure et sans rendez-vous. Elles seront transférées ailleurs en ambulance si leur état nécessite des examens plus poussés ou une hospitalisation. Ces nouvelles consultations en médecine générale ont commencé début octobre à l'Hôtel-Dieu et l'AP-HP prévoit une montée en charge, jusqu'à accueillir 30 000 personnes par an. Le bureau de la commission médicale d'établissement (CME) de l'AP-HP, sorte de parlement des médecins, a réaffirmé mercredi son soutien au projet de la direction.«Les urgences de l'Hôtel-Dieu ne ferment pas, elles évoluent vers un nouveau modèle d'accueil pour les patients ayant besoin d'un avis médical sans délai, dans un environnement enrichi (plateau technique d'imagerie et de biologie) et sûr (présences de médecins urgentistes, ambulance du Smur)», a rapporté le président de la CME, Loïc Capron. Les opposants au projet estiment que cette nouvelle organisation va mettre en danger les patients en provoquant une «sursaturation» des urgences des autres établissements parisiens
L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), souhaite par ailleurs transférer son siège à l'Hôtel-Dieu et convertir l'établissement en centre de recherche et d'enseignement, sans lits d'hospitalisation.

Qu'est donc devenu Patrick Pelloux, médecin urgentiste médiatique?
Est-il en réanimation?
Avant de rentrer dans le rang, il a débranché Roselyne Bachelot ou encore Jean-François Mattei.

L’avenir de ce service du centre de Paris s’est invité dans la campagne municipale. 

Dans un communiqué,
Danielle Simonet, conseillère de Paris et candidate du Parti du Gauche, hurle son mécontentement: "Dans six jours, le service de médecine interne est censé fermer. Si cette fermeture se confirme, les urgences devront également fermer ne pouvant légalement se maintenir sans lits d’aval. La promesse de la Ministre Marisol Touraine du report sine die de la fermeture des urgences se transformera en énième mensonge du gouvernement...

Le groupe UMPPA
(Groupe Union pour une Majorité de Progrès à Paris et Apparentés) moquait de son côté dans un communiqué la "mascarade orchestrée par Jean-Marie Le Guen", adjoint au maire de Paris en charge de la Santé et les "revirements incessants de l’exécutif". 
Des critiques qui n'ont pas interpellé la ministre: la concertation n'est que baliverne.

dimanche 11 janvier 2009

La ministre de la Santé marque des points dans l’opinion

Sa bonne gestion de crise récompensée

Le charclage de l'opposition l'a dopée

Roselyne Bachelot s'est révélée à plus d'un qui ne prenait pas au sérieux ce bonbon acidulé.

Elle vient de recevoir les félicitations à la fois du Président de la République et du Premier Ministre. De la part de François Fillon, le voisin sarthois de la ministre angevine, ce n'est pas vraiment une surprise. «
Roselyne, tu t'es bien démenée», lui a dit au téléphone le premier ministre depuis son lieu de vacances en Égypte, à Noël.
Mais ce sont les compliments de Nicolas Sarkozy qui ont le plus marqué Roselyne Bachelot. C'est du Brésil que le chef de l'État a tenu à la féliciter pour sa gestion de la crise survenue dans les hôpitaux pendant les fêtes.



Des drames instrumentalisés par l’opposition


Avec la mort d'un enfant à la suite d'une erreur de manipulation dans un hôpital parisien, puis celle d'un quinquagénaire cardiaque mort avant d'avoir trouvé une place aux urgences, Roselyne Bachelot est restée sous les feux croisés des partis et syndicats de gauche entre Noël et le jour de l'An. Mais elle a riposté à la polémique lancée par certains syndicats de médecins qui réclamaient sa démission sur de méchantes bases.

La ministre a contre-attaqué

La tentative de déstabilisation initiée par le Dr Patrick Pelloux, l'urgentiste à temps partiel le plus médiatique de France depuis la canicule, n’a pas fait long feu. «Pour une fois, on a entendu un autre son de cloche», se réjouit-on à Matignon. En clair, Roselyne Bachelot a claqué le baigneur de Patrick Pelloux. «Il n'est pas du tout représentatif, dit-elle du syndicaliste. C'est un manipulateur politique. Il n'est pas du tout populaire parmi ses confrères.» Et vlan ! Roselyne a été perfuséé ?
Sa maîtrise du sujet et sa modération pendant la crise ont permis de désamorcer une affaire cousue de fil blanc qui se voulait explosive. Elle a donc tout naturellement marqué des points dans l'opinion qui a manifesté beaucoup de jugement et de maturité. Il est par conséquent de bon augure que la population n’a pas été dupe de cette honteuse tentative de manipulation politicienne.


La ministre de la Santé gagne trois points
dans le dernier baromètre du Figaro Magazine
et entre dans le club des six ministres les plus populaires du gouvernement. Son style, plus sobre que naguère, mais direct, et sa bonne connaissance des dossiers de la santé lui réussissent.

Le vent en poupe la pousse aux Régionales 2010

Quelques jours avant son anniversaire le 24 décembre (elle a eu 62 ans), Roselyne Bachelot s'est finalement décidée à se présenter aux régionales en 2010 dans sa région des Pays de la Loire. Un combat qu'elle mènera parce que «François» le lui a demandé. La région, perdue en 2004 par Fillon, est en effet tout à fait gagnable, selon les experts électoraux de l'UMP. Sa candidature fait en tout cas l'unanimité. «Derrière Fillon, c'est la plus légitime», soutient Marc Laffineur, président de la fédération UMP du Maine-et-Loire.

Très présente sur le terrain, Roselyne Bachelot est fin prête
Contrairement aux souhaits de certains qui auraient aimé qu'elle vienne donner un coup de main à Paris, elle ne changera donc pas de région. «Je ne suis pas une nomade en politique», s'amuse-t-elle. D'ici aux régionales, elle veut se concentrer sur sa mission de ministre de la Santé et des Sports.

Son programme sera chargé avec l'examen par les députés de sa réforme de l'hôpital. Une réforme qui promet une belle bagarre à l'Assemblée.
En attendant, merci au Dr Pelloux.

lundi 29 décembre 2008

Des lits de réanimation étaient disponibles, informe Bachelot

Le catastrophisme va si bien à la gauche
Dans la nuit de samedi à dimanche, il y avait un nombre suffisant de lits de réanimation disponibles en région parisienne pour accueillir un patient en malaise cardiaque. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a apporté les précisions qui manquaient aux professionnels qui préfèrent accuser à se remettre en cause.
Cette déclaration fait suite au décès dimanche matin d'un homme de 57 ans, pour qui les services hospitaliers se sont avérés mal coordonnés et n'avaient pas réussi à trouver en temps utile l’une des onze places adaptées et disponibles.

Des urgentistes qui font un mauvais diagnostic ?

Mme Bachelot a confirmé lors d'une conférence de presse les difficultés rencontrées dans la nuit de samedi à dimanche par le SAMU de l'Essonne pour orienter cet homme, victime d'un malaise cardiaque à Massy, vers un lit de réanimation dans un hôpital proche, mais elle a affirmé qu'il s'agissait d'un problème d'organisation et non de manque de lits.
"En temps normal, nous sommes avec une trentaine de lits disponibles en Ile-de-France, là nous sommes dans une période de tensio, mais nous avions onze lits disponibles en région parisienne à moins de 20 minutes du malade", a-t-elle affirmé, jugeant qu'"il y avait toute possibilité d'accueillir" le patient.
"Il n'y a pas de dysfonctionnement structurel", a-t-elle ajouté pour répondre aux réactions politiques et syndicales, qui, sous la direction du bon Dr Pelloux, ont hasardé une corrélation entre ce décès et un manque de moyens des hôpitaux et plus particulièrement des services d'urgences et de réanimation pendant les fêtes de fin d'année. A noter, en passant, qu'il est aussi rieur que Sa Cynique Majesté Royal est souriante...

Mme Bachelot a fourni une chronologie détaillée des faits
"24 ont été sollicités avant que l'hôpital Bichat n'apporte une réponse favorable à 5 heures du matin", a déploré la ministre.
Elle précise que le patient a toutefois été préalablement orienté vers l'hôpital Lariboisière, également à Paris, pour réaliser une coronarographie. C'est dans l'enceinte de cet hôpital qu'est survenu le décès vers 6H00, selon.

La ministre ne veut pas davantage de victimes
> A l’attention de ceux qui citent le Dr Juvin, rappelons que si le chef de services des Urgences de l’hôpital Beaujon à Clichy (Hauts-de-Seine) a mis en évidence un manque de "pilotage régional" des hôpitaux,
- il estime aussi qu’attribuer à "un manque de moyens" le décès de ce patient cardiaque de Massy (Essonne) est "incroyablement malhonnête",
- il a également mis en garde contre la "récupération politicienne" de cette affaire.

> Pour autant, les militants d’opposition doivent apprendre la tolérance, accepter la contradiction et permettre à la droite de diffuser quelques faits dérangeants et d’ainsi combattre les contre vérités répandues par la presse de gauche et colportées par la base amère et peu regardante.

La ministre manifeste beaucoup de sang-froid

  • Plutôt que d’exprimer des sentiments ou des prévisions alarmistes, Roselyne Bachelot manifeste de la mesure et a ainsi refusé de se prononcer sur d'éventuelles responsabilités, renvoyant à l'enquête qu'elle a demandée auprès de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS).
    "Il y a des zones grises", a-t-elle estimé, jugeant "incompréhensible" le délai pour trouver un lit de réanimation alors qu'un nombre suffisant semblait disponible.
  • La ministre a aussi rendu hommage
    Roselyne Bachelot a également tenu à signaler qu'il y avait eu "une bonne prise en charge initiale du patient", c'est-à-dire les soins d'urgence réalisés à son domicile par le SAMU de l'Essonne puis ceux réalisés par un réanimateur aux urgences de l'hôpital de Longjumeau, où le patient a fait plusieurs arrêts cardiaques qui ont été "jugulés".
    Elle a admis que cet hôpital ne disposait pas de lits de réanimation disponibles ce jour-là. Aussi, les régulateurs du Samu de l'Essonne ont recherché parallèlement un hôpital pouvant l'accueillir.
  • "Je suis fière de l'hôpital public. Et je suis à leur côté à tout moment", déclarait samedi 27 au Figaro, Roselyne Bachelot, qui se définit comme "la ministre des victimes et des personnels hospitaliers".

    La gauche et la politique du pire
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    Après coup, la gauche annonce toujours qu'elle avait tout prévu...

    Dommage qu'elle ne réforme pas quand elle est au pouvoir et qu'elle ne fasse pas de propositions quand elle n'y est plus.
    L’opposition a fait sienne la pensée de Machiavel :
    "En politique le choix est rarement entre le bien et le mal, mais entre le pire et le moindre mal"
    Et cette gauche-là espère bien que le pire arrive.
  • Décès d'un cardiaque: R. Bachelot dément les allégations de l’opposition

    La presse milite avec les urgentistes engagés

    Sommes-nous tous des victimes potentielles
    d'un affrontement politique mortel?


    L’opposition affirme que samedi, pendant six heures, le SAMU a cherché, en vain,un hôpital d’accueil pour un malade cardiaque.
    La mort de cet homme de 57 ans, à qui l’attente d’une admission dans un service de réanimation adapté a coûté la vie, serait due à une insuffisance des effectifs, selon certains.

    La presse occulte la réalité des faits

    Une certaine presse partisane tait ce qui peut éclairer le jugement que nous avons des circonstances du drame
    .
    > Elle nous rapporte que lundi le secrétaire national de l'UMP, Philippe Juvin, a pointé 'un manque de "pilotage régional" des hôpitaux.
    > Mais la presse fait de la rétention d’information en ne nous précisant pas que l’homme a autorité à plusieurs degrés, au-delà de ses responsabilités politiques qui ne le qualifient pas totalement. Car son avis importe aux Français pour deux raisons que la presse nous dissimule : si Philippe Juvin est en effet secrétaire national, c’est en sa qualité non seulement de médecin, mais aussi de chef du service des Urgences de l'Hôpital Beaujon (Hauts-de-Seine). Le Dr Philippe Juvin est donc pleinement urgentiste, à la différence du Dr Pelloux, qui semblerait bien militer plus qu’il n’exerce et qui n’est pas chef de service, mais animateur de masses.

    Le Dr Juvin contredit les accusations partisanes

    Attribuer à "un manque de moyens" le décès de ce patient cardiaque de Massy (Essonne) est "incroyablement malhonnête",
    selon le Dr Philippe Juvin, qui met en garde contre la "récupération politicienne" de cette affaire.

    > Le constat
    "La vérité, écrit-il dans un communiqué, est que l'hôpital manque cruellement de pilote. Par exemple, aussi incroyable que cela puisse paraître, personne ne centralise aujourd'hui les fermetures de lits pendant les vacances. Chaque hôpital décide dans son coin. Sans se préoccuper des besoins de la population et de ce que fait l'hôpital voisin".

    > Une proposition
    Un "pilotage régional" est, selon lui, nécessaire "pour que tous les hôpitaux ne ferment pas leurs lits en même temps, et pour que la sécurité des Français soit assurée sans trou dans l'organisation".
    L'UMP attend de la future "loi Bachelot" sur l'offre de soins un "chef d'orchestre" pour exploiter au mieux les "moyens considérables" de l'hôpital, conclut-il.


    Le Dr Juvin aura-t-il le soutien du bon Dr Pelloux ?
    C’est ce que, plutôt que les polémiques mortelles de l’opposition, réclament les patients.

    Bachelot condamne la récupération de la mort d’un enfant

    La gauche défend l’infirmière mais accable la ministre
    Dans sa logique politicienne, l’opposition syndicale juge «disproportionnée» la mise en garde à vue de l'infirmière qui s'est trompée de médicament, provoquant la mort d'un enfant de trois ans, la ministre de la Santé la juge «normale», mais le médecin urgentiste Patrick Pelloux a pour sa part demandé la démission de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, «qui ne prend pas, je dirais, les nuances sur la présomption d'innocence», après d'autres affaires analogues.

    Les faits
    L’infirmière a perfusé un produit par erreur à un enfant qui est mort peu après d’une surdose médicamenteuse. Sous couvert d’une action de soutien d’une adhérente, les syndicats soulignent les difficiles conditions de travail des salariés des hôpitaux, et leurs moyens insuffisants.
    Ingérence dans le judiciaire ?
    > Le président de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), le député socialiste Jean-Marie Le Guen, a qualifiée la garde à vue de l'infirmière, prolongée de 24 heures jeudi soir, de «procédure tout à fait inhabituelle. Je serai très attentif à ce qu'elle se passe avec le plus grand respect des personnes».
    Quelle est la part de responsabilité du président d’AP-HP ?

    Politique politicienne de l’opposition

  • Les partis politiques
    > Le PCF a jugé la garde à vue «démesurée» et, dans son ombre, le camarade-syndicat des hôpitaux, la CGT-santé, la trouve également «disproportionnée», «à partir du moment où l'erreur n'est pas intentionnelle».
    > Au PS, Mireille Le Corre, secrétaire nationale chargée de la santé, n’a aucune notion du droit et feint de s'étonner aujourd'hui de «la prolongation de la garde à vue (de l'infirmère) alors même qu'elle a reconnu les faits».
  • Des syndicats qui font de l’escalade sur les victimes
    > Les syndicats CGT (Christophe Prudhomme, médecin urgentiste cégétiste) et Sud la déplacent les responsabilités sur la question des moyens est également évoquée par «Du fait de la tension qui existe dans les hôpitaux, liée notamment au manque d'effectifs et à la dégradation des conditions de travail, on peut prévoir que ce type d'accident, qui devrait rester exceptionnel, risque de se multiplier», a regretté le (CGT).
    > Pour l'AMUF et Patrick Pelloux, dont le syndicat a lancé début décembre une grève stratégique, aussi symbolique que démagogique, pour dénoncer un manque de crédits pouvant mettre en danger, selon lui, «la sécurité des patients» : ce genre de propos a toute chance de trouver un écho
    Il suggère que «le drame de Grenoble où un malade mental s'est échappé d'un hôpital» en novembre, avant de poignarder mortellement un étudiant, ce qui n’aurait pas eu d’équivalent sous Jospin. «Sur ordre du président de la République, on a limogé en quelque sorte le directeur de l'hôpital psychiatrique», a-t-il ironisé sur France Info. Le directeur est-il un « lampiste » ?
    Le bon Dr Pelloux exhume aussi , «l'affaire de Valence où on a accusé pendant tout un week-end (...) un médecin d'avoir assassiné un vieille dame alors qu'il avait fait son job». Ce syndicaliste peut-il être présumé le meilleur juge possible de l’accusation qui pèse sur ce confrère… C’est comme si Dame Pelloux témoignait en faveur de son époux pour dire qu’il n’a pas dépassé la ligne rouge blanche…
  • Roselyne Bachelot a, pour sa part, qualifié de «normale» la garde à vue de l’infirmière.
    Elle a en revanche dénoncé vendredi «la récupération d'un drame aussi épouvantable» par les syndicats, qu'elle n'a jugée «pas digne».

    > L'UMP a réagi vendredi, par la voix du Dr Philippe Juvin, secrétaire national du parti et chef de service , a émis le souhait que «la garde à vue cesse rapidement pour ne pas ajouter de souffrance supplémentaire à ce drame», tout en dénonçant le fait que «certains instrumentalisent le malheur des autres pour des raisons politiciennes». «C'est le cas en particulier de l'intervention de Patrick Pelloux, qui reste à son habitude dans le registre de la démesure, et de la CGT qui fait de ce drame une utilisation politicienne en prétendant que l'accident serait lié à un manque de moyens», a souligné le Dr Philippe Juvin, chef du service des Urgences de l'Hôpital Beaujon.

    Malgré le parti pris de la presse, la parole d’un médecin urgentiste de gauche n’a pas plus de valeur que celle d’un médecin urgentiste de droite.
  • samedi 27 décembre 2008

    Récupération par l’opposition de la mort d’Ilyès à l’hôpital

    Illustration de la « rage » indigne dénoncée par le socialiste Benoît Hamon
    Le parquet de Paris a ouvert vendredi après-midi une information judiciaire visant nommément la jeune femme de 35 ans qui a "reconnu une erreur", apparemment dans l'administration d'un médicament, selon l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Selon les premiers éléments de l'enquête, le petit Ilyes, soigné pour une simple angine est mort d'un arrêt cardiaque, suite à une surdose de chlorure de magnésium, administré en perfusion à la place de vitamines. Selon France Info ce matin,le petit souffrait d'une d'une part d'une ‘grosse angine’, mais c'est pour les besoins de la cause, et de déshydratation, ce qui démontre que le cas n'était pas aussi bénin qu'on le disait.

    Les besoins de l’enquête
    Instrumentalisation de la douleur de la famille
  • Interrogé par "Le Parisien", le père éploré de l'enfant a commenté :

    "Dans un hôpital du tiers monde, on l'aurait sauvé. Je veux juste la vérité pour que cela ne se reproduise plus", a-t-il souligné refusant de s'acharner sur l'infirmière.
  • Les oncles de l'enfant refusent également que la soignante devienne un "bouc émissaire" et demandent que "toutes les responsabilités soient recherchées". Toutes, sauf une.
    En revanche, la famille a fait le choix d’autres boucs émissaires… Aurait-elle été prise en main par une cellule d’aide psychologique politique ?

    Les syndicats attaquent plus qu’ils ne défendent

    Les syndicats de la santé pleurent moins la mort de l’enfant qu’ils ne souhaitent la mort politique de la ministre.
    Le petit garçon, hospitalisé dans un service de pédiatrie générale, est décédé mercredi à 20h45. L'infirmière a été interpellée par les policiers de la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) et placée en garde à vue.
    Cette mesure a déclenché la colère des syndicalistes SUD, CGT (etc ?) de la santé qui la jugent injustifiée.
    > Le Syndicat national des praticiens hospitaliers, anesthésistes réanimateurs (SNPHAR) a ainsi pointé dans un communiqué la restriction des moyens et en particulier "la suppression massive de personnel" à l'hôpital. "En médecine comme ailleurs, l'erreur médicale reste toujours possible", note le syndicat, mais il ne peut être réduit "que grâce à des conditions de travail permettant une sérénité professionnelle".
    > La secrétaire nationale du Parti socialiste chargée de la santé Mireille Le Corre, a estimé que "par sa politique de restriction des moyens, le gouvernement prend le risque de mettre en péril l'hôpital public".
  • > Le maire de Paris Bertrand Delanoë a lui jugé dans un communiqué que "cette tragédie confirme la nécessité de renforcer les conditions de fonctionnement de l'hôpital public".
    > Le président de l'Association des médecins urgentistes (AMUF) Patrick Pelloux a même réclamé jeudi la démission de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. "L'événement qui vient de se produire est suffisamment grave pour que la ministre en prenne toutes les conséquences et pose sa démission", a déclaré Patrick Pelloux sur France Info.
    Vous avez dit politique ?

    La ministre condamne la récupération
  • "Je réfute absolument l'agitation médiatique et l'exploitation politique honteuse qui (sont) faites du drame d'une famille, ce n'est vraiment pas convenable", lui a répondu Roselyne Bachelot vendredi sur RTL. "Bien sûr notre système hospitalier a besoin de réformes profondes" mais "il ne faut pas exploiter ce drame épouvantable à des fins politiques", a insisté la ministre qui a diligenté une enquête interne pour faire la lumière "sur toute la chaîne d'organisation".

  • Interrogée sur France Info, Roselyne Bachelot a dénoncé "des polémiques sur un prétendu manque de moyens qui ne sont pas du tout vérifiées par les faits", et précisé que
    - d’une part, l'enfant était hospitalisé dans "un service qui avait les moyens de fonctionner"
    -
    et que, d’autre part, il "présentait des ratios de personnel très importants".
  • Philippe Juvin, secrétaire national de l'UMP, a jugé "scandaleux que certains instrumentalisent le malheur des autres pour des raisons politiciennes". Lier ce drame à un manque de moyens constitue une "tentative de récupération (...) indigne", a-t-il observé.

    Mais çà doit être par respect pour Ilyès…