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dimanche 22 mars 2020

Epidémie de coronavirus: LR tente de responsabiliser Macron

Les Républicains met la pression : ses députés créeront une commission d'enquête à l'automne

Il faudra "tirer toutes les leçons de l'épidémie", a annoncé Damien Abad. 

View image on TwitterLes députés Les Républicains créeront donc une commission d'enquête parlementaire à l'automne, a indiqué dimanche 22 mars leur président dans un entretien au Journal du Dimanche. "L'objectif n'est pas de distribuer des bons ou mauvais points au gouvernement, mais d'identifier les éventuels défaillances et dysfonctionnements pour les corriger et en tirer des leçons", assure l'élu de l'Ain.
Il s'agit de "tirer toutes les leçons de l'épidémie, dans les domaines sanitaires, économiques, social, administratifs et politiques", et non pas "de faire une enquête à charge".

"Trois sujets cristallisent les inquiétudes des Français, observe Damien Abad.
Il cite la pénurie de masques, la doctrine de tests de dépistage - ils sont rationnés - , et les capacités en termes de lits de nos services de réanimation". Le responsable de la droite et du centre estime qu'"il faudra repenser tout notre logiciel politique" après la crise et que "les politiques de coupes budgétaires en matière de santé publique doivent être abandonnées".
 
Mais pourquoi attendre cet automne pour une commission d'enquête ? 
"Nous devons concentrer nos forces aujourd'hui sur la gestion de cette crise, et préserver l'unité nationale dans un esprit de responsabilité", répond-il, en affirmant que "contrairement à Mme Le Pen ou Mélenchon, nous ne sommes pas des pompiers pyromanes, mais une opposition responsable".

Le patron des députés LR appelle à durcir les contrôles du confinement 

"Pourquoi ne pas mobiliser l'armée, via la force Sentinelle, aux côtés des forces de l'ordre pour faire respecter le confinement ? La dissuasion de sortir doit être absolue". La ministre Parly a déjà répliqué par la négative, mais Macron avait en revanche fait appel à elle pour l’acte XIX des Gilets Jaunes... 
 
De plus, "la question du couvre-feu ne doit pas être éludée", d'après lui. 

En outre, il suggère d'"envisager de réquisitionner les biens privés pour produire des masques ou du gel hydroalcoolique". Et "le gouvernement doit davantage écouter l'OMS (Organisation mondiale de la santé) et renforcer massivement le dépistage".

jeudi 6 juin 2019

Urgences de Lons-le-Saunier: la police réquisitionne les soignants manu militari

Le mouvement de grève continue de s'étendre dans les urgences françaises  

Une partie des personnels est mobilisée pour réclamer davantage d'effectifs et de moyens
\"Urgences en grève\", mentionne cette participante à une manifestation organisée en défense du service public organisée à Nantes (Loire-Atlantique), le 9 mai 2019.


Au total, 84 services (en bleu sur la carte) - contre 62 le 20 mai dernier - étaient engagés dans la mobilisation, mercredi 5 juin, selon le décompte réalisé par le groupe "coordination" du collectif inter-urgences, qui regroupe des personnels paramédicaux (aide-soignants, infirmiers, accueil...). Des contacts ont également été noués avec une centaine d'autres services (en vert sur la carte) et une journée de mobilisation nationale est prévue jeudi 6 juin, alors que le congrès des urgentistes est organisé à Paris, où plus d'une vingtaine de services sont actuellement en grève.

Le collectif inter-urgences a comptabilisé les unités en grève dans tout le pays.

Le collectif a commencé à se structurer après le mouvement social déclenché à l'hôpital parisien Saint-Antoine, mi-mars, à la suite d'une série d'agressions. "Tous les services d'urgences ont des revendications locales", précise le collectif, mais "il existe également un tronc commun de revendications, parmi lesquelles la reconnaissance de la spécificité du travail dans ces services".


La situation se tend aux urgences de Lons-le-Saunier, où de nombreux soignants sont en arrêt maladie

La direction dénonce des arrêts de complaisance et fait réquisitionner le personnel par les gendarmes.
A 1 heure du matin, Marie, infirmière aux urgences de l'hôpital de Lons-le-Saunier, dans le Jura, a entendu les gendarmes frapper à sa porte, dans la nuit de mardi à mercredi dernier. Elle venait de rentrer chez elle après une longue journée et se préparait à un mercredi de repos. "Ils ont réveillé tout le monde. Le but, c'était que je reçoive une réquisition pour aller travailler le lendemain matin à 7 heures."

L'objectif est de compenser l'absence de nombreux soignants. Depuis des mois, les personnels de ce service d'urgences sont en grève pour dénoncer le manque d'effectif chronique. Certains d'entre eux, médecins comme infirmiers, souffrant d'épuisement professionnel, se sont également mis en arrêt maladie. "Il faudrait que, pour les urgences et le SMUR [Service Mobile d'Urgence et de Réanimation] nous soyons six médecins le jour et quatre la nuit", explique le docteur Eric Loupiac, médecin urgentiste. "Nous sommes trois le jour et trois la nuit en ce moment, cela devient absolument insupportable, les gens sont épuisés."

"On veut juste retourner au travail avec des moyens en plus"


Il s'agit d'arrêts maladie de complaisance, estime de son côté, Guillaume Ducolomb, le directeur de l'hôpital. "Nous avons quelques médecins qui ont franchi une ligne rouge en utilisant l'arrêt maladie comme moyen de pression dans le débat. C'est grave", gronde-t-il au micro d'Europe 1. 

C'est à sa demande que la réquisition du personnel a été ordonnée par le préfet. Réquisition qui est très mal passée auprès des soignants. "Je n'ai rien signé, je ne voulais pas être réquisitionnée", balaie Marie. "Ce n'est pas une façon de travailler pour moi. On n'est pas des criminels. En plus, on aime notre travail, on ne ferait pas ça dans des conditions pareilles si on ne l'aimait pas. On veut juste retourner au travail avec du monde en plus, avec des moyens en plus."

Cette épreuve de forces a également des conséquences sur les patients, notamment en cas d'afflux massif, comme lors du jeudi de l'Ascension. Pendant ce que certains soignants ont décrit comme "une nuit d'enfer", ils étaient une vingtaine allongés dans les couloirs des urgences pour seulement deux soignants, dont un interne.

samedi 11 juin 2016

Réquisitions de RER en faveur des spectateurs de l’Euro 2016, mais pas pour les salariés ?

Discrimination socialiste sur fond de rivalités syndicales
les jeux, da du pain, niet !

L’Etat et la SNCF assuraient que les spectateurs pourraient accéder normalement au Stade de France, pour le match France-Roumaine vendredi soir.
Panem et circences (du pain et des jeux) pour
flatter le peuple et s'attirer la bienveillance du peuple
Les lignes B et D du RER qui desservent le Stade de France devraient fonctionner à peu près correctement, et s’il le faut, il y aura des réquisitions. Chacune de ces deux lignes du réseau SNCF desservent une gare d'accès au Stade de France. 

Mais le gouvernement ne se montre pas très enclin à appuyer sur le bouton de cette arme atomique pour les usagers qui empruntent ces lignes chaque jour pour un usage non-footballistique. Se rendre au travail, par exemple, n'est pas un bon motif de réquisition...

Bras de fer entre les deux syndicats rivaux de la SNCF

La CGT-Cheminots, premier syndicat de la SNCF, n’a pas donné de consignes de reprise du travail. SUD a,
 quant à lui, clairement appelé à une poursuite de la mobilisation.
Novembre 2015
Encore
premier syndicat des cheminots, la CGT (34,33 % des suffrages) conserve la majorité de blocage avec SUD (16,83 %), malgré un tassement de la représentation des deux organisations, au profit de l'UNSA (23,86 %) et de la CFDT (15,15 %).
Mardi à l'aube, après des semaines de négociations engagées tardivement, la direction de la SNCF s'est résolue à présenter aux syndicats un projet d'accord d'entreprise sur l'organisation du travail. Sous la pression politique du gouvernement, Guillaume Pepy a dû faire d'importantes concessions qui maintiennent la situation des cheminots dans l'état antérieur au projet de loi travail déjà voté en première lecture par la majorité à l'Assemblée.

VOIR et ENTENDRE comment le pouvoir socialiste discrimine l'économie et les salariés (et leur pain quotidien) pour lesquels les réquisitions ne sont pas envisagées, à la différence de la manière forte en faveur des jeux et des footeux...

Pourtant, le mouvement social se poursuivait ce mercredi à la SNCF (le taux de participation était alors de 8,3 %, selon la direction), à deux jours de l'ouverture de l'Euro de football et il a été reconduit pour jeudi à Paris et dans de nombreuses régions. 
 

lundi 5 octobre 2015

La loi santé de Marisol Touraine provoque une grève des médecins libéraux.

Les médecins ferment leurs cabinets contre la loi santé


Certains d'entre eux ont commencé ce samedi un mouvement de grève en fermant leur cabinet pour demander le retrait du projet de loi.

Plusieurs manifestations sont prévues ces prochains jours.  
En région parisienne, une trentaine de voitures était attendue dès ce samedi à midi pour une opération escargot à partir de Cergy, a indiqué le président de la Chambre syndicale et la coordination des médecins du Val-d'Oise, Serge Larcher.

Ils manifestent leur rejet du projet de loi de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui sera soumis au Sénat mardi. 
Le cortège devait rejoindre dans l'après-midi l'hôpital Cochin, à Paris, où était prévue une réunion entre les syndicats et les Collectifs pour l'organisation et la défense du territoire de santé (COTDS) qui rassemblent des médecins libéraux, "la plupart non syndiqués".

Eric Henry, président du syndicat des médecins libéraux : "cette opération escargot n’était qu’un tour de chauffe"
"De nouvelles actions vont avoir lieu pour faire comprendre aux Français qu’ils risquent de perdre leur médecine libérale qui est leur médecine de proximité"
Ce samedi après-midi, les praticiens ont donné un aperçu de leur colère. Tracts collés sur les vitres, retentissements de klaxon, feux de détresse allumés : une vingtaine d’entre eux, répondant à l’appel du SML 95, a provoqué de sérieux ralentissements sur l’autoroute A 15. Si l’opération escargot était encadrée par les forces de police, une certaine pagaille a régné de Cergy à Argenteuil, du fait que les contestataires circulaient sur deux voies au lieu d’une: c'est le principe de l'opération escargot !

Le 26 septembre, les médecins libéraux avaient déjà organisé des "flashmobs" à Paris.
Le 26 septembre, les médecins libéraux avaient déjà organisé des "flashmobs" à Paris.
Depuis deux ans, les médecins s’inquiètent de l’avenir de leur profession, alors que le projet de loi de santé de la ministre Marisol Touraine est en marche. Déjà monté au créneau à plusieurs reprises ces derniers mois, le SML 95 a voulu montrer, par cette nouvelle action, que sa détermination était intacte. "On ne lâche pas, acquiesce Serge Larcher, le président de la chambre syndicale du Val-d’Oise. Les patients ne se rendent pas compte de la catastrophe annoncée."

"Cette loi va détruire un très beau système de santé, abonde Jean-Pierre Enjalbert, le maire (DLR) de Saint-Prix et angiologue de profession, qui a participé au cortège jusqu’à l’hôpital Cochin (Paris XIVe). Ce projet prétend offrir l’accès aux soins pour tous, mais c’est faux. Les déserts médicaux progressent partout, notamment dans le Val-d’Oise et cette loi ne va faire qu’ajouter à la pénibilité du travail des médecins avec une surcharge des tâches administratives. Beaucoup de confrères en ont marre. Ils mettent la clé sous la porte de leur cabinet ou partent en retraite."

Xavier Rigaut, le vice-président du conseil régional de l’Ordre des médecins, dénonce ainsi "l’importation de médecins étrangers". "Depuis des années, le conseil national de l’Ordre attire l’attention des pouvoirs publics sur la nécessité d’ouvrir le numerus clausus, mais rien n’a été fait. On n’a rien contre les médecins roumains, mais la formation médicale est bonne en France."

Ce lundi, les médecins appellent à une grève des soins de 48 heures. A Cergy, ils se donnent rendez-vous devant la CPAM. "On y déposera la charte qu’ont signée les médecins, poursuit Serge Larcher. C’est un engagement de solidarité entre praticiens, si jamais l’un d’entre eux désobéissant à la future loi était attaqué."
A Lorient, une vingtaine de généralistes se sont mobilisés samedi après-midi. Ils ont sensibilisé la population et informé "des dangers de certains articles de la loi de santé publique de Marisol Touraine".

Les médecins vont notamment organiser une opération escargot sur la rocade de Rennes lundi matin, de 10h à 12h. Cette opération escargot, rebaptisée "opération bulot-bigorneau", a lieu  aujourd'hui à l'appel du syndicat Syndicat des Médecins Libéraux (SML). Les manifestants partent de la porte d'Alma à 10h et feront le tour de la rocade au ralenti, avant d'entrer dans Rennes par la route de Châteaugiron. Un grand rassemblement est ensuite prévu sur la place de la Mairie entre 12h et 15h avec la mise en place d'un "parcours fléché type loi santé" pour sensibiliser le public aux revendications des médecins. 

A Quimper, deux journées "santé morte" seront organisée lundi et mardi par le CODTS du Pays de Quimper et SOS médecins. De nombreux cabinets médicaux seront fermés durant ces deux jours. Lundi, une table ronde sur la "démographie médicale et loi santé" sera organisée à 15h, à l'auditorium de l'hôtel Mercure (21 bis, avenue de la gare, à Quimper) en présence de représentants du secteur médical et d'élus locaux. Elle sera suivie d'une soirée d'information publique, à 20h30, toujours à l'hôtel Mercure. Mardi, des "cafés santé" seront organisés dans plusieurs cafés de la ville, pour "informer les patients sur la loi santé autour d'un verre". 

Et ce mardi, à 7 h 30, les médecins ont rendez-vous devant le Sénat, le jour de discussion de la loi.

La prise en charge des patients doit être assurée 



La quasi-totalité des organisations de médecins libéraux a appelé à la fermeture des cabinets de samedi à mardi. 
La prise en charge des patients devrait en tout cas être assurée, éventuellement grâce à des réquisitions de médecins. Le ministère de la Santé assure "avoir pris, en lien avec les Agences régionales de santé (ARS), les dispositions nécessaires pour que la continuité des soins soit assurée et pour que chaque patient puisse être pris en charge dans de bonnes conditions sur l'ensemble du territoire". 

Ce nouveau "coup de semonce" contre le projet de loi santé de la ministre Marisol Touraine a été lancé par le Syndicat des médecins libéraux (SML), la Fédération des médecins de France (FMF) et le Bloc (chirurgiens). 
Le mouvement doit rallier lundi un appel à la grève lancé par MG France, principal syndicat de généralistes. L'action doit durer jusqu'à mardi, date du vote de la loi au sénat, avant son retour à l'Assemblée nationale. 

Tiers payant et "étatisation", dans le collimateur des grévistes

Opposés à la généralisation du tiers payant (une dispense d'avance de frais) d'ici à 2017, les grévistes dénoncent également une «étatisation de la santé» et la mise en péril, selon eux, de l'exercice libéral. "Nous refusons d'être placés sous la tutelle des mutuelles et de l'Etat", a dit Eric Henry, président du SML (Syndicat des médecins libéraux). 
"C'est l'indépendance du couple médecin-patient qui est remise en cause avec cette loi. Nous ne voulons pas que des puissances financières interfèrent dans notre travail", a ajouté le médecin généraliste. 

"La ministre se trompe si elle croit que la mobilisation va s'arrêter après les élections professionnelles", a averti Jean-Paul Hamon, président de la FMF. D'ici au 12 octobre à minuit, 120.000 médecins sont appelés à élire ceux qui les représenteront aux sein des unions régionales des professionnels de santé (URPS) face aux autorités publiques (ARS) pour les cinq prochaines années.

mercredi 24 décembre 2014

Généralistes : plus de 70% de cabinets médicaux en grève selon MG France

Tout pour les urgentistes et rien pour les généralistes


Entre 40 et 80% de généralistes en colère, selon MG France

Tandis qu'en à peine plus de 24 heures d'un psychodrame réglé par l'AMUF, les urgentistes ont arrêté leur mouvement de grève et que le Dr P. Pelloux vante un accord historique qu'il attribue à sa ministre, Marisol Touraine, alors qu'il s'agit de la mise en scène d'un alignement sur les exigences européennes, les généralistes ont pris la relève, ainsi que les spécialistes.


Le mouvement de grève des médecins généralistes est largement suivi.
Entre 70% et 80% des cabinets étaient fermés mardi, selon la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) mercredi relayée par Le Monde. Dans une majorité de régions, le taux de cabinets fermés atteint 80 %, voire 90 %, en Alsace, Bretagne, Centre..., a ensuite précisé son président, Jean-Paul Ortiz, lors d'un point de presse. 


La continuité du service est assurée

"Face à l'ampleur du mouvement, les préfets ont dû s'atteler à de vastes procédures de réquisition sur l'ensemble du territoire", ajoute le syndicat dans un communiqué. Mardi, au premier jour de la grève, MG France (premier syndicat chez les généralistes) donnait une fourchette de 40% à 80%  de grévistes
Les généralistes n'étant pas obligés de se déclarer grévistes, il est difficile de savoir combien le sont réellement à une période où beaucoup de médecins sont tout simplement en congés.  

Le gouvernement, lui, a affirmé qu'aucune difficulté d'accès aux soins n'a été constatée. La ministre des affaires sociales, Marisol Touraine, s'est aussitôt félicitée d'une situation " parfaitement calme et maîtrisée" et a affirmé que ce mouvement de grève n'a provoqué "aucun afflux" de patients dans les services d'urgence des hôpitaux. 

Contre le projet de loi Santé

La grève doit se poursuivre jusqu'au 31 décembre pour les généralistes, mais aussi les spécialistes. Les médecins protestent massivement contre le projet de loi Santé qui arrivera au Parlement début 2015.

Les médecins libéraux contestent plusieurs dispositions du projet de loi santé, fixées sans concertation et qualifiées de "mesures inacceptables" et "délétères" par la CSMF, dont la généralisation du tiers-payant (une dispense de frais pour les patients), l'autorisation de vaccination donnée aux pharmaciens, ou encore l'excès de pouvoir conféré aux administrations régionales de santé

Ils réclament également une revalorisation de la consultation de 23 à 25 euros. 

La ministre n'entend pas engager le dialogue avant la rentrée de janvier. 





jeudi 3 janvier 2013

Réquisitions: J.-B. Eyraud, éminence grise de Cécile Duflot

DAL co-gère-t-il le ministère du Logement ?


Le DAL demande une "accélération" des réquisitions

Invité de France Info, Jean-Baptiste Eyraud, le porte-parole à vie de l'association Droit au logement, a commenté la fin de l'occupation d'une maternité à Paris

Droit au logement (DAL) avait "réquisitionné" cette maternité désaffectée du 12e arrondissement de Paris dimanche, avec le soutien de Jeudi noir, fondé par Julien Bayou, conseiller de l'altermondialiste Eva Joly (EELV), lors de sa campagne présidentielle calamiteuse, pour "accélérer le processus" de réquisitions lancé par la ministre du Logement, Cécile Duflot, ont annoncé mercredi les deux associations.



Selon les
informations fournies par les services du Cadastre de Pierre Moscovici et  Jérôme Cahuzac aux activistes anti-libéraux, cette maternité de cinq niveaux et quarante chambres) serait désaffectée depuis "quelques années" et " appartient à différentes sociétés du groupe BNP Paribas".


L'activiste d'extrême gauche critique la mollesse du pouvoir socialo-écolo

"Le gouvernement a choisi la procédure la moins rapide, malheureusement", affirme Jean-Baptiste Eyraud, "il faudrait utiliser les deux outils prévus par la loi et notamment l'ordonnance de 1945".


Prendre aux propriétaires français pour donner aux clandestins

Selon le porte-parole du DAL, la loi adoptée en 1998 par le gouvernement Jospin "n'est pas très efficace", car elle "offre trop de recours aux propriétaires", des "dispositifs dilatoires" qui permettaient d'échapper à la réquisition et de se protéger. 


Eyraud estime à 100.000 le nombre de logements nécessaires

La moitié en région parisienne, "parmi lesquels 20.000 à 25.000 réquisitions". Cela permettrait selon lui de sortir de la rue 150.000 personnes venues d'Afrique et du Proche Orient et de reloger les 50.000 familles prioritaires DALO, loi du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable.

Lien PaSiDupes - Les expulsions ne mobilisent pas les Français : faible mobilisation de la gauche



lundi 3 décembre 2012

Duflot stigmatise l'Eglise catholique malgré son action sociale

Cécile Duflot, cache-misère des problèmes du gouvernement

[Attaque frontale "des laïcs", déclaration de guerre ou rideau de fumée ?]

Rebondissons sur le post d'Authueil "Hebergement catholique" ou celui de l'Hérétique "Duflot et l'Église : la démago...". 

En effet, la ministre du Logement Cécile Duflot en appelle à la solidarité de l'archevéché de Paris pour mettre à disposition des locaux inoccupés afin d'accueillir des sans-abri. Bravo au Canard Enchainé !

L'argumentaire est le suivant :

  • "Je ne comprendrais pas que l'Eglise ne partage pas nos objectifs de solidarité"
  • "L'Eglise fait partie des personnes morales... dans tous les sens du terme ! Il semble que l'archevêché de Paris possède des bâtiments quasi vides. Je viens de leur écrire pour voir avec eux comment utiliser ces locaux"

Ce coup de com de Duflot, après lequel il ne se passera rien, est pitoyable. 
  • Déjà, Duflot sait très bien que l'Eglise Catholique accueille déjà des sans abris (voir Le Parisien). Que la future candidate à la Mairie de Paris et l'actuelle ministre de l'Egalité des territoires ne nous fait pas croire qu'elle n'ouvre jamais le Parisien. 
  • Ensuite, Duflot sait très bien que la plupart des bâtiments de l'Eglise catholique sont vieux et coûtent chers à chauffer. Qui va payer la facture de mazout ? 
  • Enfin, Duflot ne peut pas ignorer que la Ville de Paris possède 9% du patrimoine de la capitale (dont l'Hôtel de Ville et le Sacré-Cœur), loin devant l'Etat (3,2%) et l'Eglise (0,3%) source Nouvel Obs




Cette petite phrase survient dans un contexte anti-clérical d'autant plus triste, et risible, que nous ne sommes plus en 1905. Un peu moins de 4.5% des français sont catholiques, l'Eglise Catholique n'a donc plus rien de la puissance occulte qu'elle a pu être il y a quelques siècles. S'acharner sur l'Eglise Catholique pourrait se comprendre si Benoit XVI avait déclaré la guerre à la France, ce qui n'est pas le cas.
Par contre, on ne peut que s'interroger sur la pleutrerie du gouvernement qui, sur le même sujet polémique, le mariage gay, enfonce l'Eglise Catholique mais ne dit rien des positions similaires partagées par les Musulmans, les Juifs, et certains Protestants. Ce pouvoir socialiste, en plus d'être christianophobe, est soumis à un politiquement correct inquiétant.

Notez bien :

  • Mgr Barbarin, l'archevêque de Lyon a mis en garde contre le projet de loi du gouvernement Ayrault qui ouvrirait selon lui la voie à la polygamie et à l'inceste. Une prise de position qui a suscité émotion et incompréhension à gauche (Figaro)
  • Le Conseil français du culte musulman vient de publier un document officiel qui explique les raisons de son opposition au mariage pour tous (Figaro)
  • Le conseil de la Fédération protestante de France prépare une déclaration contre le projet du gouvernement (Figaro)
  • Le mariage des homosexuels, que le gouvernement entend autoriser, va changer "le modèle naturel de la famille", met en garde le président du Consistoire central israélite de France Joël Mergui dans un entretien au Monde (Figaro). 

Et face à cela, que peut-on lire (voir des extraits de l'audition qui s'est tenue à l'Assemblée Nationale sur Nouvelles de France)? On accuse "Monseigneur Vingt-Trois plus particulièrement en l’accusant de vouloir lancer ses évêques et ses troupes" (source PCD). Il parait que l'Eglise Catholique ferait mieux de se taire parce que "la rupture avec l'opinion serait totale". Autrement dit, sur le même sujet, on peut accuser l'Eglise Catholique de tous les maux, mais surtout pas d'autres religions

Batho : la gauche pas charitable
Il est temps de sortir de ce débat sur le mariage gay, puisqu'il permet à Duflot d'embrayer sur la remise en cause du droit de propriété. De toutes façons, le mariage gay sera adopté. 
N'allons pas jusqu'à l'interrogation second degré du Salon Beige qui demande si Les biens immobiliers de l'Etat accueillent-ils des sans-abris ? (la réponse est sans doute non). 
Chaque sortie de l'Eglise Catholique dans le débat public, même si elle est légitime, même si elle est non isolée, permet à ce gouvernement spécialistes du HLM à Paris (Delphine Batho, Christiane Taubira) ou de personnes connues des services de police et de justice (Jean-Marc Ayrault, Laurent Fabius) de faire diversion sur : 

  • le budget 2013, rejeté par leurs alliés communistes au Sénat
  • Notre Dame des Landes, rejeté par la quasi totalité du spectre politique (Front National, Front de Gauche, altermondialistes, ContribuablesEELVParti Libéral DémocrateUDI)
  • l'Europe, dominée par les idées de Monti (ITA), Cameron (GB), Rutte (NL) ou Tusk (PL) mais pas par celles de Hollande et Ayrault
  • la perte du triple AAA
  • les libertés civiles grignotées tous les jours par l'action discrète mais réelle de Valls. Quel média a commenté le fait que la loi anti-terroriste a été adoptée par seulement 65 votants ? 
  • Aurore Martin, emprisonnée en Espagne après avoir été livrée par Valls et Hollande, mais soutenue par diverses personnalités, notamment de gauche. 
  • Florange, qui sera au PS ce que Gandrange a été à Sarkozy
  • la Hadopi, qui, comme le note Hashtable H16,  bouge encore et va réclamer plus de moyens !
  • les balles perdues à Marseille ou en Corse
  • les problèmes internes au PS, comme Sylvie Andrieux, mise en examen dans une affaire de détournement de fond publics (allo ?!) ou l'insoumission des élus socialos à la promesse de mettre fin au cumul des mandats, une spécificité française

Charité bien ordonnée commence par soi même ? OK. Lisez chez Pierre Parillo les surfaces habitables dont bénéficient les ministres : Ayrault, socialiste donc force morale, ne peut-il pas héberger quelques SDF dans ses 309 m² que le contribuable lui octroie ? Dans les 149m² que Najat Belkacem occupe, il n'y a pas un peu de place pour des sans abris, même si'ils sont arabes ou noirs ? (Ça lui permettrait en plus de faire oublier qu'elle a été chahutée sur l'esclavage en 2009 au sein de la sulfureuse fac de Lyon). Bernard Cazeneuve, ministre inutile puisque ministre des relations Européennes, a  t-il vraiment besoin de 110m² ? Et dans les 140m² ou 300m² de Jérome Cahuzac, il n'y a pas un peu de place (planque quand même les Rolex ...).
Propriétaires à Paris - source APUR, DGI (en proportiion de m² possédés)

Logement : Duflot menace de réquisitions l'Eglise et la SNCF

La ministre EELV de Ayrault menace de réquisitions


L'imprécautionneuse cigale de Hollande ne trouve pas à loger ses sans-abri

DAL  co-gère
la politique socialo-écolo
du gouvernement

Cécile Duflot veut donc réquisitionner des biens de l'Eglise et à la SNCF pour faire face aux problèmes de logements, alors qu'elle découvre -après sept mois- que l'hiver va être rude. "Nous devons faire face à une des situations les plus difficiles que nous ayons eues à connaître depuis ces vingt dernières années", assure la ministre écologiste dans un entretien au Parisien.

Sans doute le logement des plus précaires n'était pas jusqu'ici la priorité de la ministre radicale.

Coïncidence du calendrier, voilà un mois, jour pour jour, le Premier ministre avait déjà cherché la facilité: plutôt que de construire des foyers d'accueil, lors d'une visite au centre gérant les appels au Samu social du Val-de-Marne, à Créteil, il avait  demandé un "inventaire" des bâtiments vides pouvant accueillir des personnes sans domicile. Sont surtout visés " des bâtiments appartenant à des institutions, des administrations, des grandes entreprises ". " Nous en aurons le résultat dans quelques semaines, ensuite autant que de besoin nous prendrons nos décisions, s'agissant bien sûr de le faire dans le respect du droit et de la propriété, mais les lois existent et nous entendons les appliquer ", avait-il ajouté.


Les associations et la droite sur la même ligne

L'opposition avait villipendé une mauvaise action du gouvernement 
" C'est contre-productif. Ca dissuade les propriétaires d'investir dans les futurs logements ", avait dénoncé son prédécesseur UMP, Benoist Apparu. Un logement peut être réquisitionné pendant cinq ans et même douze quand de gros travaux s'imposent. " Pour nous, la réquisition n'est pas une politique en soi ", s'était défendu l'entourage de Cécile Duflot, dans l'instant. 

Les associations dénoncent un pis-aller. 
" Ca ne peut être qu'un outil parmi d'autres à n'utiliser qu'en période d'urgence ", estime Christophe Robert, le délégué général adjoint de la Fondation Abbé-Pierre qui attendait déjà du gouvernement qu'il mette rapidement en oeuvre " les solutions durables " qu'il a promises. " Il s'est fixé 500.000 logements par an. Mais dans le budget de l'Etat, il n'y a pas de quoi les construire ", déplorait-il. La loi sur le logement ne donnera pas des résultats très visibles avant trois ans.


Ce n'est encore pas la faute de l'incurie gouvernementale 
Aujourd'hui, sans concertation et contre l'avis de l'opposition ou de la Fondation Abbé-Pierre, sa ministre demande à l'Eglise, mais aussi à la SNCF, de mettre  leurs bâtiments vacants  à disposition des plus démunis, et des sans domicile fixe, toujours plus nombreux. 
Elle a écrit à l'archevêché de Paris qui posséderait " des bâtiments quasi-vides". "L'Eglise fait partie des personnes morales... dans tous les sens du terme ! J'ai bon espoir qu'il n'y ait pas besoin de faire preuve d'autorité. Je ne comprendrais pas que l'Eglise ne partage pas nos objectifs de solidarité. Pour moi, ce n'est pas une simple question légale, c'est un choix de société", souligne encore la ministre. 
Par ailleurs, "nous travaillons avec la SNCF, pour que celle-ci mette à notre disposition des logements de cheminots devenus vacants", ajoute-t-elle.

Cécile Duflot n'a pas pensé à la maison de la CGT à Montreuil
Lien PaSiDupes - " Les élus 'bling bling' de la CGT à Montreuil les vacances de luxe des Cégétistes pour se remettre des grèves"


Pourtant, la ministre du Logement qui a comparé la situation à celle de l'hiver 1954 au cours duquel l'abbé Pierre avait lancé son appel, dramatise. "Cet hiver, le plan mobilisera 19 000 places. Mais cela risque de se révéler insuffisant", note, les bras croisés, Cécile Duflot.

Des réquisitions dans l'urgence, plutôt que des constructions pérennes

La menace de réquisitions n'est pas "une posture idéologique mais un moyen de répondre à l'urgence", a déclaré la volubile Duflot. 

Gouverner, c'est déclarer et non plus prévoir
"S'il faut en passer par des réquisitions, je le ferai, sans mollesse, comme l'avaient fait De Gaulle ou Jacques Chirac", prévient Cécile Duflot qui fait néanmoins appel aux "bonnes volontés". 
"On peut faire mieux sans beaucoup plus", raconte la piplette, avec un réalisme vert cannabis.