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mercredi 27 décembre 2017

La CGT a perdu un tiers de ses adhérents

La centrale syndicale accuse le Canard enchaîné d'une erreur de calcul

Un tiers d'adhérents en moins en 2017; la CGT dément

Résultat de recherche d'images pour "cgt adherents 2016"Les chiffres communiqués aux dirigeants de la confédération sont catastrophiques, révèle Le Canard Enchaîné. 
Au 7 décembre, seuls 427.431 adhérents CGT s'étaient acquittés d'au moins un mois de cotisations (le "timbre FNI" qui sert à comptabiliser les effectifs)contre 649.899 adhérents, selon un article du journal anarchiste paru ce mercredi.
Avec 34% de moins que fin 2016, le syndicat La CGT a perdu un tiers de ses adhérents en 2017.

Cette chute est consécutive à "la perte en 2017 de la première place aux élections professionnelles dans le secteur privé"

En effet, la CFDT est devenue la première organisation syndicale au niveau national chez les salariés du privé, détrônant ainsi la CGT. Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez justifie ce recul par le retard de certaines fédérations dans la transmission du timbre FNI. 

Faire revenir, avant la fin 2017, plus de 220.000 cotisants est... mission impossible, estiment les cadres du syndicat

VOIR et ENTENDRE Henri Krasucki faire la démonstration que la CGT maîtrise les chiffres:


Un mauvais calcul du Canard 

L'ex-secrétaire de la CGT commerce de Paris met en cause le Canard enchaîné.
Résultat de recherche d'images pour "cgt adherents 2016"
"Si les chiffres sont bien ceux qui ont été communiqués en interne, le Canard a oublié de préciser que les syndicats de la CGT (et non les fédérations, contrairement à ce qu'indique le Canard) règlent un exercice sur plusieurs années. Les 649.899 de 2016 correspondent donc à 22 mois de règlements, alors que les 427.431 de 2017 ont été réglés les 10 premiers mois de l'année," raconte Karl Ghazi sur Facebook.


La centrale syndicale dément toutes les informations du Canard Enchaîné.
 
"La CGT évoque seulement un effritement de 1 % du nombre de ses adhérents sur les trois dernières années. Elle explique qu'elle comptabilise un adhérent seulement lorsqu'elle a reçu l'argent de sa première cotisation mensuelle, ce qui peut prendre deux ans. 
Il faudrait donc attendre 2019 pour connaître le nombre exact d'adhérents en 2017."

jeudi 14 septembre 2017

Poussée du réformisme syndical face aux syndicats extrémistes et à Mélenchon

FO se joint à la CFDT contre la CGT et SUD

Les Français "favorables à la transformation du pays" selon Castaner

Cette déclaration péremptoire de Castaner mériterait d'être 'fact checkée'. 
Quel spécialiste des media dans l'administration du sérum de vérité des vrais chiffres aux déclarations des acteurs politiques -style A. Krempf-  a osé contredire le porte-parole de Jupiter ?
Selon un sondage Odoxa-Dentsu consulting pourtant réalisé pour Le Figaro et Franceinfo auprès de 995 personnes, les Français étaient - de peu- majoritairement favorables à la réforme du Code du travail : seulement 52% d'entre eux estimaient qu'une telle réforme favoriserait l'emploi et l'activité économique des entreprises. 
D'une part, c'était les 30 et 31 août et, d'autre part, 52% n'autorise pas à pavoiser. Enfin, le sondage ne pose pas la question de la méthode et du recours - après le 49.3 - aux ordonnances qui ne font pas confiance à la représentation nationale. Qui s'indigne qu'à propos de ses insultes à ses contestataires l'opposition dénonce un "mépris de classe" et, en même temps, ne s'inquiète pas que le souverain républicain exerce un pouvoir personnel, dès le début de son quinquennat ?
  
Le porte-parole du gouvernement a assuré ne pas craindre la manifestation de mardi mais les "débordements".  
Opération déminage tous azimuts du gouvernement à la veille des mobilisations contre les ordonnances sur le droit du travail, le mardi 12 septembre et alors que l'action de l'Etat est critiquée pour son manque d'anticipation face aux ravages annoncés de l'ouragan Irma sur les îles de Saint-Barthélémy et Saint-Martin. 


Deux jours plus tôt, Christophe Castaner s'est fait inviter au Grand Rendez-vous Europe 1-Les Echos-CNews, dimanche, et le porte-parole du gouvernement, face à la détresse des habitants confrontés seuls aux destructions et les pillages, a assuré ne pas "nier ce sentiment d'insécurité, il est réel" et a promis que des renforts supplémentaires finiraient par arriver très rapidement. Mais il a aussi défendu mordicus l'action de l'Etat, soulignant sa "mobilisation immédiate", en dépit de son manque de réactivité à un cataclysme prévu - l'ouragan Irma s'est formé le 29 août 2017 - , tandis que le président Trump s'est immédiatement rendu en Floridebalayée par le gigantesque ouragan Irma, avec son épouse (Brigitte Macron a préféré garder ses petits-enfants) et a aussitôt déclaré l’état de catastrophe naturelle, dans le but de débloquer des moyens supplémentaires pour venir en aide à la péninsule où trois millions de foyers et entreprises étaient plongés dans le noir. 

La trajectoire de l’ouragan Irma
En France, l’arrêté de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour les deux îles a été publié le samedi 9 septembre au Journal officiel, trois jours après le passage de l'oeil du cyclone (d’environ 50 km de diamètre), le 6 septembre, après être resté environ une heure et demie sur Saint-Barthélemy avant de frapper Saint-Martin. Le président Macron n'a pas déclenché le Plan ORSEC (dispositif polyvalent de gestion de la crise, permettant l'organisation des secours sous une direction unique). Il s'est satisfait d'une "alerte violette" pour un cyclone de catégorie 5 qui a détruit à 95% l'île française de Saint-Martin dans les Caraïbes,
et de l'annonce d'un plan national de reconstruction.

Le péroreur Macron a enfumé la presse à Athènes sur ses propos visant les "fainéants".
 
Le méprisant Macron passe son temps en exégèses de sa "pensée complexe", truffées d'insultes de la population (cf. libellés "illettrés", "costard", "kwassa-kwassa" ou "fainéants"), pour ne pas hésiter ensuite à mettre en cause l'incompréhension des analystes et autres décrypteurs. 
Vendredi, l'Élysée a tenté un décryptage hasardeux du choix du terme "fainéants" prononcé (avec "cyniques" et "extrêmes") et depuis la Grèce, allusion à la politique domestique que le candidat Macron s'était promis de ne pas pratiquer à l'étranger : le président visait "ceux qui n'ont pas fait les réformes pendant 15 ans, pas les Français"raconte son service de presse. Une mise en cause de l'ensemble de la classe politique à laquelle il appartient depuis plus de cinq ans au coeur de l'exécutif.


"FO ne participera pas aux manifestations du 12 septembre"
(
Jean-Claude Mailly)

Le secrétaire général de Force ouvrière a pris la décision de ne pas se joindre à la mobilisation appelée par la CGT et SUD le 12 septembre contre la réforme du droit du Travail.
Code du travail : "FO n'appelle pas à manifester le 21 septembre"
Jean-Claude Mailly, FO,
à la croisée des chemins
Jean-Claude Mailly avait dit qu'il attendait de pouvoir lire le texte des ordonnances dans leur version définitive pour se positionner sur une éventuelle mobilisation contre la loi travail XXL. Or, dans un entretien avec Les Échos, il avait déclaré le 30 août que le bureau confédéral de Force ouvrière avait déjà décidé à l'unanimité de ses treize membres de ne pas participer aux manifestations du 12 septembre avec la CGT et SUD, tout en affirmant qu'il ne soutiendrait pas le projet dans son intégralité : "Je suis sûr qu'il y a des choses sur lesquelles nous serons en désaccord fort demain. Mais nous allons peser le pour et le contre."

Interrogé par le journaliste des Echos sur la participation annoncée de certaines unions départementales de Force ouvrière, comme celle du Finistère, à cette journée de mobilisation, le secrétaire général a mis cette décision sur le compte du positionnement "anarchiste" de certains militants de FO : "Force ouvrière, il y a des gens qui se disent anarchistes; ils sont très critiques de manière générale."

L'annonce de Jean-Claude Mailly mettait fin à un suspense entretenu depuis le début des "concertations" sur la participation de FO à cette nouvelle mobilisation anti-loi travail, ainsi qu'à l'illusion de voir s'élargir un arc syndical alors restreint, pour l'essentiel, à la CGT et Solidaires.

La CFDT, proche du Parti Socialiste, supplante la CGT aux élections professionnelles dans le privé.
C'est historique :
en mars 2017, la CFDT est devenue la première organisation syndicale des salariés du privé, à l’issue du deuxième cycle de représentativité. Avec 26,37 %, elle progresse ainsi de 0,37 point, mais surtout de 62.741 voix, devançant la CGT qui, à 24,85 %, est reléguée en deuxième position. 
FO prend acte de la tendance actuelle.
A la date du 31 mars 2017, la CGT conserve sa place de première organisation en termes d’audience (secteurs privé et public réunis), mais les organisations dites contestataires marquent plus ou moins le pas : la CFE-CGC progresse ainsi de 1,25 point à 10,67 %, la CFTC de 0,19 point à 9,49 % et l’Unsa de 1,21 point à 5,35 % ; dans le même temps, Sud reste stable à 3,46 % (–0,1 point), mais FO perd 0,42 point à 15,59 %.
Dans un éditorial particulièrement tendancieux du 1er avril 2017, le quotidien Le Monde titrait un très libéral "La CFDT risque et gagne" et concluait au "couronnement d’une stratégie résolument réformiste.
Les mobilisations syndicale et politique annoncées - le 21 septembre, Mélenchon et ses Insoumis veulent dépasser les syndicats comme la CGT et, le 3 octobre prochain, un rassemblement de plus de 10.000 militants satisferait la CFDT - nous diront quels sont les plus représentatifs, entre les réformistes et les extrémistes.
Jean-Claude Mailly n'appelle encore pas ses troupes à combattre la transformation du droit du Travail. Outre qu'il déclare ne pas regretter de ne pas avoir manifesté mardi 12 au côté de la CGT, il annonce que "le bureau confédéral de FO n'appelle pas à manifester le 21 septembre". 
De son côté, le syndicat Solidaires (SUD) se joint à l'appel de la CGT à manifester le 21 septembre après le "large succès" de la mobilisation de mardi.
Mais FO appelle les routiers à une grève reconductible, dès le 25 septembre, avec la CGT.

lundi 5 octobre 2015

La loi santé de Marisol Touraine provoque une grève des médecins libéraux.

Les médecins ferment leurs cabinets contre la loi santé


Certains d'entre eux ont commencé ce samedi un mouvement de grève en fermant leur cabinet pour demander le retrait du projet de loi.

Plusieurs manifestations sont prévues ces prochains jours.  
En région parisienne, une trentaine de voitures était attendue dès ce samedi à midi pour une opération escargot à partir de Cergy, a indiqué le président de la Chambre syndicale et la coordination des médecins du Val-d'Oise, Serge Larcher.

Ils manifestent leur rejet du projet de loi de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui sera soumis au Sénat mardi. 
Le cortège devait rejoindre dans l'après-midi l'hôpital Cochin, à Paris, où était prévue une réunion entre les syndicats et les Collectifs pour l'organisation et la défense du territoire de santé (COTDS) qui rassemblent des médecins libéraux, "la plupart non syndiqués".

Eric Henry, président du syndicat des médecins libéraux : "cette opération escargot n’était qu’un tour de chauffe"
"De nouvelles actions vont avoir lieu pour faire comprendre aux Français qu’ils risquent de perdre leur médecine libérale qui est leur médecine de proximité"
Ce samedi après-midi, les praticiens ont donné un aperçu de leur colère. Tracts collés sur les vitres, retentissements de klaxon, feux de détresse allumés : une vingtaine d’entre eux, répondant à l’appel du SML 95, a provoqué de sérieux ralentissements sur l’autoroute A 15. Si l’opération escargot était encadrée par les forces de police, une certaine pagaille a régné de Cergy à Argenteuil, du fait que les contestataires circulaient sur deux voies au lieu d’une: c'est le principe de l'opération escargot !

Le 26 septembre, les médecins libéraux avaient déjà organisé des "flashmobs" à Paris.
Le 26 septembre, les médecins libéraux avaient déjà organisé des "flashmobs" à Paris.
Depuis deux ans, les médecins s’inquiètent de l’avenir de leur profession, alors que le projet de loi de santé de la ministre Marisol Touraine est en marche. Déjà monté au créneau à plusieurs reprises ces derniers mois, le SML 95 a voulu montrer, par cette nouvelle action, que sa détermination était intacte. "On ne lâche pas, acquiesce Serge Larcher, le président de la chambre syndicale du Val-d’Oise. Les patients ne se rendent pas compte de la catastrophe annoncée."

"Cette loi va détruire un très beau système de santé, abonde Jean-Pierre Enjalbert, le maire (DLR) de Saint-Prix et angiologue de profession, qui a participé au cortège jusqu’à l’hôpital Cochin (Paris XIVe). Ce projet prétend offrir l’accès aux soins pour tous, mais c’est faux. Les déserts médicaux progressent partout, notamment dans le Val-d’Oise et cette loi ne va faire qu’ajouter à la pénibilité du travail des médecins avec une surcharge des tâches administratives. Beaucoup de confrères en ont marre. Ils mettent la clé sous la porte de leur cabinet ou partent en retraite."

Xavier Rigaut, le vice-président du conseil régional de l’Ordre des médecins, dénonce ainsi "l’importation de médecins étrangers". "Depuis des années, le conseil national de l’Ordre attire l’attention des pouvoirs publics sur la nécessité d’ouvrir le numerus clausus, mais rien n’a été fait. On n’a rien contre les médecins roumains, mais la formation médicale est bonne en France."

Ce lundi, les médecins appellent à une grève des soins de 48 heures. A Cergy, ils se donnent rendez-vous devant la CPAM. "On y déposera la charte qu’ont signée les médecins, poursuit Serge Larcher. C’est un engagement de solidarité entre praticiens, si jamais l’un d’entre eux désobéissant à la future loi était attaqué."
A Lorient, une vingtaine de généralistes se sont mobilisés samedi après-midi. Ils ont sensibilisé la population et informé "des dangers de certains articles de la loi de santé publique de Marisol Touraine".

Les médecins vont notamment organiser une opération escargot sur la rocade de Rennes lundi matin, de 10h à 12h. Cette opération escargot, rebaptisée "opération bulot-bigorneau", a lieu  aujourd'hui à l'appel du syndicat Syndicat des Médecins Libéraux (SML). Les manifestants partent de la porte d'Alma à 10h et feront le tour de la rocade au ralenti, avant d'entrer dans Rennes par la route de Châteaugiron. Un grand rassemblement est ensuite prévu sur la place de la Mairie entre 12h et 15h avec la mise en place d'un "parcours fléché type loi santé" pour sensibiliser le public aux revendications des médecins. 

A Quimper, deux journées "santé morte" seront organisée lundi et mardi par le CODTS du Pays de Quimper et SOS médecins. De nombreux cabinets médicaux seront fermés durant ces deux jours. Lundi, une table ronde sur la "démographie médicale et loi santé" sera organisée à 15h, à l'auditorium de l'hôtel Mercure (21 bis, avenue de la gare, à Quimper) en présence de représentants du secteur médical et d'élus locaux. Elle sera suivie d'une soirée d'information publique, à 20h30, toujours à l'hôtel Mercure. Mardi, des "cafés santé" seront organisés dans plusieurs cafés de la ville, pour "informer les patients sur la loi santé autour d'un verre". 

Et ce mardi, à 7 h 30, les médecins ont rendez-vous devant le Sénat, le jour de discussion de la loi.

La prise en charge des patients doit être assurée 



La quasi-totalité des organisations de médecins libéraux a appelé à la fermeture des cabinets de samedi à mardi. 
La prise en charge des patients devrait en tout cas être assurée, éventuellement grâce à des réquisitions de médecins. Le ministère de la Santé assure "avoir pris, en lien avec les Agences régionales de santé (ARS), les dispositions nécessaires pour que la continuité des soins soit assurée et pour que chaque patient puisse être pris en charge dans de bonnes conditions sur l'ensemble du territoire". 

Ce nouveau "coup de semonce" contre le projet de loi santé de la ministre Marisol Touraine a été lancé par le Syndicat des médecins libéraux (SML), la Fédération des médecins de France (FMF) et le Bloc (chirurgiens). 
Le mouvement doit rallier lundi un appel à la grève lancé par MG France, principal syndicat de généralistes. L'action doit durer jusqu'à mardi, date du vote de la loi au sénat, avant son retour à l'Assemblée nationale. 

Tiers payant et "étatisation", dans le collimateur des grévistes

Opposés à la généralisation du tiers payant (une dispense d'avance de frais) d'ici à 2017, les grévistes dénoncent également une «étatisation de la santé» et la mise en péril, selon eux, de l'exercice libéral. "Nous refusons d'être placés sous la tutelle des mutuelles et de l'Etat", a dit Eric Henry, président du SML (Syndicat des médecins libéraux). 
"C'est l'indépendance du couple médecin-patient qui est remise en cause avec cette loi. Nous ne voulons pas que des puissances financières interfèrent dans notre travail", a ajouté le médecin généraliste. 

"La ministre se trompe si elle croit que la mobilisation va s'arrêter après les élections professionnelles", a averti Jean-Paul Hamon, président de la FMF. D'ici au 12 octobre à minuit, 120.000 médecins sont appelés à élire ceux qui les représenteront aux sein des unions régionales des professionnels de santé (URPS) face aux autorités publiques (ARS) pour les cinq prochaines années.

mercredi 26 novembre 2014

Berger (CFDT) se distingue de Lepaon (CGT): "Moi mon bureau, je n'y suis pas beaucoup..."

Le patron socialiste de la CFDT donne une leçon de vertu à la CGT

"Je n'ai pas changé de bureau" en succédant à François Chérèque



Laurent Berger (CFDT)  est ressorti de l'ombre du PS 
à une semaine des élections professionnelles.

Interrogé sur la polémique du bureau du patron de la CGT, son rival de la CFDT, 
Laurent Berger assure mercredi sur Europe1: "Ce n'est pas à moi de commenter; cela doit se régler en interne". La transparence n'est pas non plus le fort de la CFDT. Mais le secrétaire général de la CFDT souligne aussitôt : "Moi mon bureau, je n'y suis pas beaucoup. Je privilégie le terrain. L'important, c'est la vie des gens". Si Laurent Berger n'est ni dans son bureau, ni dans la rue aux côtés des salariés qui souffrent, où est-il ?

Et de dérouler sa propagande édifiante 

"Les gens veulent être écoutés". Dans huit jours, cinq millions de salariés de la fonction publique éliront leurs représentants syndicaux. C'est la première fois que les fonctionnaires voteront le même jour. Détrônée chez Orange par la CFDT, empêtrée dans une profonde crise interne, la CGT traverse une passe difficile. "Les gens veulent être écoutés et un syndicat qui s'engage, pas qui se contente de commenter", analyse pour sa part le patron de la CFDT. Berger fustige l'exécutif, mais se comporte comme les "frondeurs" du PS en se couchant devant chaque difficulté.

"Les salariés veulent la paix en Europe". Le patron de la CFDT insiste : "il faut parler du quotidien des salariés". Dans ce cadre, il regarde avec intérêt la situation des salariés du chantier de Saint-Nazaire qui se voit fragilisé par le report sine die de la livraison du Mistral à la Russie. "Les salariés de Saint-Nazaire sont comme tout le monde : ils veulent la paix en Europe. Mais j'espère que cette situation sera vite réglée". Si ce n'est pas un commentaire... 

Berger, CFDT, bras dessus bras dessous 
avec François Rebsamen, 
ministre du Travail de Hollande
"Gattaz manie l'excuse". Laurent Berger rappelle que la CFDT est un syndicat "de dialogue, qui fait avancer les choses". Pourtant, une fois prononcée cette déclaration lapidaire de principe, il montre aussitôt sa difficulté à dialoguer avec le patron du MEDEF. "Pierre Gattaz manie l'excuse et l'esquive. Ce n'est jamais de sa faute, il y a toujours une raison de ne pas avancer". 

On peut remplacer le nom de Gattaz par celui de Berger et on obtient le positionnement de la CFDT envers le pouvoir socialiste.

jeudi 14 octobre 2010

19 octobre: les syndicats sacrifient une nouvelle journée de travail

Les Français vont-ils enfin dire leur ras le bol des syndicats ?

Les syndicats ne souffrent pas de la crise économique

L'intersyndicale appelle à une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations contre la réforme des retraites, le mardi 19 octobre, selon un communiqué unitaire diffusé jeudi par la CFDT.
A noter qu'elle a cessé d'instrumentaliser les femmes et les handicapés...

Au mépris du Parlement

Les syndicats CFDT, CGC, CFTC, CGT, FSU, Solidaires et UNSA vivent mal que le gouvernement et les parlementaires soient en phase.

La gauche mobilise tous les moyens de la psychologie pour convaincre les salariés que c'est le gouvernement, et non pas eux, qui méprise et ignore les exigences de l'endettement public et les pressions de l'U.E.
Un communiqué diffusé à l'issue d'une rencontre au siège de la CFDT à Paris met en évidence cette manipulation des salariés et des jeunes par les organisations syndicales.

Les sept organisations appellent à multiplier inlassablement et "massivement" les manifestations, en pure perte. Ils "décident d'une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations le mardi 19 octobre, veille du vote au Sénat sur l'ensemble de la loi".
"Pour amplifier la mobilisation et réussir les journées du 16 et 19 octobre", les syndicats appellent également "l'ensemble de leurs organisations dans les territoires, les entreprises et les administrations à poursuivre les initiatives unitaires".
Il faut préciser que c'est déjà le cas.
Des lecteurs nous ont rapporté que des MJC étaient fermées mardi dernier et que des lycéens ont été reçus par
un maire communiste qui les a exhortés à continuer la lutte et à "tenir bon jusqu'à mercredi" !

Dans leur communiqué, les syndicats "demandent aux sénateurs de ne pas adopter cette réforme injuste".

Les élus de gauche au Sénat n'avaient-ils pas pourtant nourri l'espoir de prendre la majorité de la Haute Assemblée
? La réforme des retraites n'y contribue manifestement pas. Est-ce à dire que
les sénateurs de l'opposition votent cette réforme que les syndicats de salariés conspuent dans la rue ?

L'intersyndicale n'est pas bien sûre d'être mieux suivie les 16 et 19...

Elle annonce en effet qu'elle se réunira à nouveau le 21 octobre.
Vivement que les élections professionnelles soient passées et que les syndicats arrêtent de montrer leurs muscles...

vendredi 27 mars 2009

La CGT reste wagon de tête à la SNCF

SUD Rail recule mais gagne des points :
les usagers peuvent être inquiets


La CGT reste le premier syndicat de la SNCF, tandis que les autonomes de l’UNSA se hissent en seconde position et que FO et la CFTC sont décrochés, loin derrière.
Sud Rail, la vedette des media et la hantise des voyageurs, recule toutefois au troisième rang, et son gain de près de trois points à l'issue des élections professionnelles, n’y fait rien.
Le vote des 158.000 cheminots s'est révélé préjudiciable aux "petits" syndicats, FO et CGC-CFE d'un côté, CFTC de l'autre, qui ne passent pas la barre des 10%, malgré une détermination frisant la radicalisation.
La CFDT arrive bonne quatrième.
La participation de 73% est en baisse de 4 points par rapport au précédent scrutin de 2006 et confirme l’anxiété manifestée lors de la grève du 19 mars dernier et l’erreur d’appréciation de SUD Rail qui croyait profiter de la crise : en radicalisant ses méthodes, ce syndicat de « rapaces » n’a pas convaincu, mais a plutôt ajouté à la peur.

  • "On progresse aujourd'hui à la SNCF, il y a quatre syndicats qui seront plus représentatifs", n’a pas insisté, quelque peu dépité, sur i-Télé, Christian Mahieux, le secrétaire fédéral de Sud Rail fait en effet figure de syndicat épouvantail.
  • Dans un communiqué, la CFDT/Fgaac souligne que ces élections se sont déroulées "dans un contexte politique particulier favorable aux positions les plus radicales."
    Elle ajoute qu'elle poursuivra son action au service des cheminots "en privilégiant la négociation sans pour autant exclure la grève lorsque cela sera nécessaire."

    La signature des accords devient plus complexe

    Depuis la loi de 2008 sur la représentativité syndicale, seules les organisations ayant obtenu 10% aux élections dans les comités d'établissement peuvent désormais signer des accords. Seuls quatre syndicats ont dépassé cet objectif : CGT (39,30%), UNSA (18,5%), Sud Rail (17,67%) et CFDT (11,59%).

    En 2006, lors du précédent vote, la CGT avait obtenu 40,1%, Sud Rail 14,9%, l' UNSA 14,4% et la CFDT 11,58%.

    Si la Fgaac a réussi son opération en s'alliant à la CFDT, FO (Force ouvrière), qui avait passé un accord avec la CGC-CFE, et la désormais laïque CFTC n'ont pas réussi à compenser leur handicap. FO obtient en effet 7,98% des voix lors du scrutin de jeudi et la CFTC 5,40%.

    Auparavant, la signature d'un seul syndicat suffisait, alors qu'il faudra désormais celle d'un ou plusieurs syndicats totalisant 30% des voix. En compétition, Sud Rail et l’UNSA devraient se neutraliser, tandis que la CGT devra compter avec le "pôle réformiste", CFDT-Fgaac et UNSA, qui totalisent 30% des voix.

    L'entreprise, dont les réformes visant à s'adapter à la concurrence sont contestées par la plupart des organisations, s'inquiète de possibles surenchères dans le contexte actuel d'hostilité entre la CGT et Sud Rail, qui tout en étant devancé par l'UNSA progresse à nouveau en pourcentage de voix.

    Les usagers n’ont pas fini de ramer…
  • jeudi 15 janvier 2009

    Pourquoi Libération ou le Nouvel Observateur ne dénoncent-ils pas SUD-rail ?

    C’est Le Figaro qui démonte la stratégie du blocage de Sud

    La presse n’a-t-elle pas la prétention de « décrypter » l’actualité pour nous ?


    Or, dans l’article que nous vous soumettons, Le Figaro explique ce que les organes de presse d’opposition n’ont, semble-t-il, pas remarqué…

    SNCF : SUD-rail ou la stratégie du blocage
    A deux mois des élections professionnelles à la SNCF, le syndicat ne recule devant rien pour se faire entendre et convaincre les cheminots.
    Il commence à vraiment faire peur à la direction de la SNCF. Et il y a de quoi. SUD-rail s'est clairement lancé dans une vaste campagne de blocage de l'entreprise publique. Son objectif : montrer ses muscles face à son puissant concurrent qu'est la CGT et se présenter comme le seul vrai syndicat contestataire capable de faire plier Guillaume Pepy, le président de la SNCF.
    Christian Mahieux, patron de SUD-rail, a réussi son coup mardi. En quelques heures, il a
    poussé la SNCF à fermer la gare de Saint-Lazare, à Paris, en déclenchant une grève surprise après l'agression la veille d'un conducteur du RER A. Plus fort encore, SUD-rail a mis en colère Nicolas Sarkozy, qui a demandé mercredi à la SNCF de «s'excuser» et d'«indemniser» les voyageurs. Dès mercredi soir, Guillaume Pepy, le président de la SNCF, a annoncé que « toutes les personnes qui voyagent par la gare Saint-Lazare seront indemnisées de 30 à 50 euros sur leur abonnement mensuel du mois prochain».
    Au lendemain de ce coup de force, il ne faisait aucun doute aux yeux de la SNCF que ni les autres syndicats ni les cheminots se seraient jamais lancés dans ce «débrayage sauvage si SUD-rail n'avait pas remonté tout le monde». Selon un cadre de la direction, SUD-rail aurait même «instrumentalisé un problème de sécurité pour relancer un mouvement moribond». La grève de mardi à Saint-Lazare a conclu en apothéose un conflit déclenché par SUD-rail le 14 décembre. Un mois de bagarre avec les voyageurs au milieu du champ de bataille : à croire que SUD-rail voulait refaire 1995.

    Le lait sur le feu

    La grève à tout-va est la stratégie politique de SUD qui, depuis plusieurs semaines, ne recule devant rien. Le syndicat a obtenu 15 % des voix lors des élections professionnelles de 2006 de la SNCF. Il compte faire mieux le 23 mars lors du prochain scrutin et espère bien talonner voire faire tomber des bastions de la CGT. Déjà très puissant à Paris Saint-Lazare ou à Metz-Nancy, SUD-rail se verrait bien jouer les trublions arnacho-syndicalistes un peu partout en France. La loi sur la représentativité syndicale votée en août lui donne en tout cas des raisons d'y croire. Celle-ci dispose que chaque liste doit rassembler au moins 10 % des voix aux élections professionnelles dans les entreprises pour pouvoir y voter un accord. Du coup, lors des élections de mars à la SNCF, les cheminots pourraient décider de voter utile, donc de porter leurs voix vers les syndicats qui pèsent déjà lourd comme la CGT et SUD-rail, bien sûr.
    La direction de la SNCF surveille comme le lait sur le feu l'évolution des clivages électoraux chez ses cheminots. Elle craint un renforcement de SUD-rail face à la CGT-cheminots de Didier Le Reste. «La situation est tenable avec une CGT à 40 % et SUD à 15 %, comme c'est actuellement le cas au niveau national, explique un cadre de la SNCF. Mais dans les établissement où SUD fait jeu égal avec la CGT à 25 ou 30 %, ça peut vite être ingérable.» Si, bon an mal an, la direction arrive à trouver un modus vivendi avec Didier Le Reste, c'est une tout autre histoire avec Christian Mahieux, que ses détracteurs décrivent comme un «gauchiste» et un «dangereux activiste». Autant dire que Guillaume Pepy croise les doigts pour que les élections de mars ne soient pas favorables à SUD-rail. Si Christian Mahieux devait faire le plein des suffrages cheminots, la SNCF en deviendrait ingouvernable alors qu'elle entre dans une période délicate : celle de l'ouverture du transport de voyageurs à la concurrence.

    Un discours quasiment consumériste

    Autant qu'un renforcement de SUD-rail au niveau national, la direction de la SNCF craint que sa bête noire multiplie de bons scores locaux. Là où le syndicat serait en tête, ce serait autant de foyers pour des grèves locales très dures comme celles de Saint-Lazare à Paris. Tous les moyens sont bons pour parler plus fort que la CGT et tenir des grèves plus longues que les siennes. «SUD n'est plus uniquement le syndicat révolutionnaire que l'on a décrit pendant des années, explique un cadre de la SNCF. Il est dans une logique électoraliste et maintient l'illusion qu'il est le seul à répondre aux attentes individuelles des cheminots. L'idéologie est bien loin.»
    SUD-rail tient un double discours. Un discours politique : la rhétorique de la lutte des classes lui sert à se présenter comme le seul rempart solide face au libéralisme et à la direction de la SNCF ; et un discours plus syndical, quasiment consumériste en fait : le syndicat est là pour défendre les intérêts de chacun. «Il y a peu de militants de Lutte ouvrière chez SUD mais en revanche beaucoup de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), analyse un spécialiste du sujet. On explique cela par le fait que SUD-rail est né dans les strates anticommunistes, soit trotskistes, soit antistaliniennes.»
    Pour grossir les rangs de SUD-rail, ses militants font du porte-à-porte à la SNCF pour débaucher les adhérents déçus qui ne se sentent pas bien défendus par les autres syndicats. À Noël, alors qu'un préavis de grève déposé par FO avait été jugé abusif par la direction de la gare du Nord, à Paris, les militants de SUD-rail sont entrés en scène et ont distribué un tract explicite : «Tu as été lésé lors de la dernière grève ? Tu refuses d'être le dindon de la farce ? Fais-toi connaître auprès des délégués SUD-rail.» De même, le syndicat de Christian Mahieux fournit aux cheminots un formulaire prérempli qu'ils n'ont qu'à retourner à la direction lorsque celle-ci leur demande des explications.

    Rendre la vie impossible à 400 000 personnes

    À la différence des autres organisations, qui disent défendre les intérêts de «tous les cheminots», SUD-rail ne fait de l'œil qu'à ceux qui ont une grande capacité de nuisance : les agents de conduite, les aiguilleurs et les contrôleurs, trois catégories au sein desquelles il a fini par être très bien représenté. Une fois assuré de leur soutien, SUD-rail lance des grèves sous n'importe quel prétexte. Les agents de conduite de Saint-Lazare veulent continuer à dormir dans le foyer de la gare et refusent de se rendre à la gare du Nord voisine pour y passer la nuit ? Grève ! La grille horaire d'hiver et les nouveaux rythmes de travail ne conviennent pas aux agents SNCF ? Grève ! Les agents d'aiguillage sont fatigués de la surcharge de travail que leur donne la grève de leurs collègues conducteurs ? Grève ! Les grèves s'enchaînent et se transforment en mouvement fourre-tout où chacun y va de sa petite revendication. Le principal, pour SUD-rail, est de semer la zizanie, de faire plaisir à tout le monde et de déstabiliser la direction de l'entreprise sans jamais se soucier du sort des voyageurs en rade. À Saint-Lazare, pendant un mois, SUD-rail s'est aussi ingénié à rendre la vie impossible à 400 000 personnes chaque jour
    .

    «Béton sur les questions juridiques»

    Chaque année, SUD-rail a traditionnellement recours à la «grève de Noël». Grâce à cette spécialité maison, les agents d'astreinte peuvent passer Noël au chaud en famille tout en étant couverts par un préavis de grève. «Ces mouvements de confort sont suivis par le noyau, souvent plus des militants SUD-rail que de simples sympathisants», explique un cadre de la SNCF. De telles grèves sont également organisées le week-end le reste de l'année. À tour de rôle, les conducteurs d'astreinte le samedi et le dimanche restent chez eux. Selon nos informations, ce mouvement a déjà duré dix week-ends d'affilée à la gare du Nord à Paris. C'est confortable pour le gréviste, qui reste chez lui et ne perd pas grand-chose sur sa fiche de paye. En revanche, c'est très pénalisant pour l'entreprise.
    SUD-rail a remis récemment au goût du jour la grève de 59 minutes… mais en la radicalisant. Traditionnellement, les cheminots ont recours à ce subterfuge pour bloquer l'entreprise à moindre frais. Au moment de leur prise de service, ils se déclarent grévistes pour une heure moins une minute. Ils assurent ensuite leur journée normalement. Un conducteur qui ne prend pas son service à l'heure contraint la SNCF à annuler son train et les correspondances ne sont pas assurées. À l'échelle de l'entreprise, la multiplication de ces grèves de 59 minutes désorganise tout.
    En décembre, SUD-rail a raffiné le supplice avec la «grève de 59 minutes tournante» : elle reprend le principe de la grève de 59 minutes mais l'ancre dans la durée. Le 14 décembre à Saint-Lazare, deux préavis avaient été déposés simultanément : l'un pour une grève illimitée de 24 heures, l'autre pour un mouvement de 59 minutes. Ce dispositif a permis aux cheminots d'alterner journée de travail, une grève de 24 heures et une grève de 59 minutes. Avec ce système, 40 % des cheminots ne travaillent pas mais ce ne sont jamais les mêmes au même moment. C'est efficace et cela peut durer indéfiniment. Cette nouvelle forme de grève vient d'une faille de la loi sur le service minimum que SUD-rail a su exploiter. «Ce syndicat est béton sur toutes les questions juridiques, explique un porte-parole d'organisation concurrente. Régulièrement, ils n'hésitent pas à attaquer juridiquement la SNCF.»

    Une faille dans la loi

    La loi sur le service garanti dans les transports oblige en effet tous les grévistes à se déclarer 48 heures avant le lancement du conflit. Ainsi la SNCF peut organiser ses plans de transport en cas de mouvement social et mieux communiquer les horaires de trains aux voyageurs. Mais le service minimum n'empêche pas un salarié de rejoindre un mouvement en cours de route ou de rejoindre une grève à laquelle il aurait cessé de participer. D'où la possibilité de travailler le lundi, faire grève cinquante-neuf minutes le mardi et grève toute la journée du mercredi.
    Autre faille de la loi : chaque cheminot doit déclarer son intention de faire grève mais rien ne l'empêche de changer d'avis. Un principe que SUD-rail a vite su exploiter : ses militants se déclarent grévistes avant de finalement se raviser et venir travailler. Résultats : ils ne perdent pas un centime de salaire mais ils ne sont pas prévus dans les plans de transport de la journée quand ils se présentent à leur établissement. Les intégrer complique autant les choses que s'ils avaient fait grève. Autant dire que lorsque SUD-rail utilise toutes ces astuces en même temps, la SNCF n'est pas loin de dérailler.
    (Fabrice Amedeo, pour Le Figaro, du 14/01/2009)

    samedi 20 octobre 2007

    Grève dans l'Education nationale : front syndical dégarni

    Les crânes d’œufs se sont faiblement mobilisés, jeudi dernier
    La solidarité n’est plus ce qu’elle était… Les bénéficiaires des régimes spéciaux de retraite n’avaient pas fait de zèle en 2003 pour soutenir leurs camarades de la fonction publique lorsque leurs retraites avaient été alignées sur le service public. Les profs ont adressé aux derniers privilégiés la réponse du berger à la bergère. Gérard Aschiéri a la mémoire courte, mais les profs n’ont pas oublié qu’en pleine grève il avait annoncé ‘des avancées’ et fait mollir le mouvement.
    Les professeurs, déjà menacés par Sa Sournoise Majesté Royal et maintenant poussés à la fuite en avant par la FSU le 18 octobre, ne s’en sont pas laissé conté par le SNES.
    Le mouvement de grève a été faiblement suivi jeudi à l'Education nationale selon le ministère, qui faisait état à la mi-journée de 8,63% à 10,55% de grévistes seulement en fonction des personnels et des niveaux d'enseignement. Un revers historique pour ce syndicat dominant qui ne réussit pas à mobiliser ses troupes.
    Selon les chiffres diffusés par le ministère, le mouvement était suivi par 8,63% des enseignants dans le premier degré, 9,17% dans les collèges, 10,55% dans les lycées d'enseignement professionnel, 9,88% dans les lycées d'enseignement général et 7,42% en moyenne nationale parmi les personnels techniques et administratifs.
    Aucun appel à la grève n'avait été lancé dans ce secteur au niveau national (voir PaSiDupes). Des mouvements avaient lieu, notamment à l'appel du Syndicat national des enseignements de second degré (SNES-FSU), dans une vingtaine d'académies pour dénoncer, notamment, le manque de moyens et les suppressions de postes. Des consignes racoleuses et permanentes qui masquaient fort mal la motivation politique de la direction, désavouée par sa base.
    Les élections des représentants de personnels dans les établissements scolaires devraient logiquement confirmer le recul de ce syndicat radical jusqu’au-boutiste qui dessert les intérêts des professeurs.