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mercredi 26 novembre 2014

Berger (CFDT) se distingue de Lepaon (CGT): "Moi mon bureau, je n'y suis pas beaucoup..."

Le patron socialiste de la CFDT donne une leçon de vertu à la CGT

"Je n'ai pas changé de bureau" en succédant à François Chérèque



Laurent Berger (CFDT)  est ressorti de l'ombre du PS 
à une semaine des élections professionnelles.

Interrogé sur la polémique du bureau du patron de la CGT, son rival de la CFDT, 
Laurent Berger assure mercredi sur Europe1: "Ce n'est pas à moi de commenter; cela doit se régler en interne". La transparence n'est pas non plus le fort de la CFDT. Mais le secrétaire général de la CFDT souligne aussitôt : "Moi mon bureau, je n'y suis pas beaucoup. Je privilégie le terrain. L'important, c'est la vie des gens". Si Laurent Berger n'est ni dans son bureau, ni dans la rue aux côtés des salariés qui souffrent, où est-il ?

Et de dérouler sa propagande édifiante 

"Les gens veulent être écoutés". Dans huit jours, cinq millions de salariés de la fonction publique éliront leurs représentants syndicaux. C'est la première fois que les fonctionnaires voteront le même jour. Détrônée chez Orange par la CFDT, empêtrée dans une profonde crise interne, la CGT traverse une passe difficile. "Les gens veulent être écoutés et un syndicat qui s'engage, pas qui se contente de commenter", analyse pour sa part le patron de la CFDT. Berger fustige l'exécutif, mais se comporte comme les "frondeurs" du PS en se couchant devant chaque difficulté.

"Les salariés veulent la paix en Europe". Le patron de la CFDT insiste : "il faut parler du quotidien des salariés". Dans ce cadre, il regarde avec intérêt la situation des salariés du chantier de Saint-Nazaire qui se voit fragilisé par le report sine die de la livraison du Mistral à la Russie. "Les salariés de Saint-Nazaire sont comme tout le monde : ils veulent la paix en Europe. Mais j'espère que cette situation sera vite réglée". Si ce n'est pas un commentaire... 

Berger, CFDT, bras dessus bras dessous 
avec François Rebsamen, 
ministre du Travail de Hollande
"Gattaz manie l'excuse". Laurent Berger rappelle que la CFDT est un syndicat "de dialogue, qui fait avancer les choses". Pourtant, une fois prononcée cette déclaration lapidaire de principe, il montre aussitôt sa difficulté à dialoguer avec le patron du MEDEF. "Pierre Gattaz manie l'excuse et l'esquive. Ce n'est jamais de sa faute, il y a toujours une raison de ne pas avancer". 

On peut remplacer le nom de Gattaz par celui de Berger et on obtient le positionnement de la CFDT envers le pouvoir socialiste.

vendredi 19 juillet 2013

Le Syndicat de la Magistrature en net recul aux élections syndicales

Le SM bientôt au "mur des cons"

Les "juges rouges" ont fait leur temps
Les résultats des élections syndicales montrent un net recul de l'organisation, marquée à gauche, au cœur de plusieurs polémiques récentes.

Après le scandale public, l'indignation politique, restait à savoir si l'affaire du "mur des cons" du Syndicat de la magistrature (SM, marqué à gauche) allait avoir des conséquences sur le soutien des magistrats à cette instance représentative. C'est chose faite, ou presque, puisque fin juin s'est tenu un vote, première étape de la désignation des membres de la commission de l'avancement.

Et les résultats sont éloquents: le SM a enregistré un recul de 6,9 % des voix. L'Union syndicale des magistrats (USM, qui se décrit comme apolitique), syndicat majoritaire de la profession, progresse quant à elle de 9,5 %, jusqu'à atteindre 68,4 % des suffrages (en tout, 9.365 votes exprimés). En conséquence, 302 des 398 grands électeurs choisis par ce vote appartiennent à l'USM (dont 47 gagnés par rapport au dernier vote, en 2010), et 82 au SM (qui marque un recul de 48 grands électeurs). 
Le syndicat Force ouvrière (FO-magistrats) ne perd que 3 sièges par rapport à 2010, avec 14 grands électeurs. D'ores et déjà un «plébiscite» pour l'USM, qui se félicite de ces bons résultats dans un communiqué.

"L'appel du SM à voter contre Nicolas Sarkozy en 2012 a par exemple beaucoup déplu aux magistrats," estime Virginie Valton, vice-présidente de l'USM
"Manifestement, le scandale du “mur des cons” n'a pas fait du bien au SM, commente Virginie Valton, vice-présidente de l'USM, mais il n'y a pas que ça: leur appel à voter contre Nicolas Sarkozy en 2012 a par exemple beaucoup déplu aux magistrats", qui ont peu apprécié cette prise de position. "Leur importance dans cette commission était plutôt stable entre 2001 et 2010, avec environ 30 % des suffrages", analyse la magistrate, membre de la commission sortante, qui se garde bien de ne voir dans cette élection qu'un recul du SM. 

"C'est surtout un vote pour l'USM et les valeurs qu'elle défend: à la fois la défense de l'indépendance des magistrats et un positionnement apolitique", revendique-t-elle. 
Au-delà de cette vision électorale, ce sont deux politiques de la progression professionnelle qui doivent cohabiter dans cette commission: d'un côté, le SM, favorable à une application stricte et égalitaire des critères d'avancement, selon l'ancienneté, de l'autre, l'USM qui milite pour prendre en compte, en plus de ce principe, celui du mérite: "Nous pensons que toute personne en mesure d'être inscrite au tableau d'avancement doit l'être, à moins que son dossier montre des insuffisances, des dysfonctionnements…", estime-t-on ainsi à l'USM. Interrogé sur l'interprétation, le Syndicat de la magistrature n'a pas souhaité "communiquer à ce sujet".

Fin septembre, le rassemblement à Paris de ces quelque 400 délégués, désignera dix élus, amenés à siéger dans la commission aux côtés de dix hauts magistrats et hauts fonctionnaires.

L'enjeu de cette désignation est double
D'abord, ce vote détermine la représentativité des organisations syndicales au sein de la magistrature, et donc, entre autres, ses ressources financières (sous la forme notamment d'une subvention). 

Par ailleurs, ces résultats permettront à l'USM d'asseoir un peu plus son influence sur l'évolution professionnelle des magistrats. Cette commission, peu connue du public, est pourtant essentielle au fonctionnement de la justice: c'est en son sein que sont décidés les avancements des magistrats du siège, comme du Parquet, de première instance comme d'Appel. 
Elle discute également les cas de contestations (notamment lorsqu'un magistrat juge illégitime son absence du tableau d'avancement) et examine les dossiers des professionnels de la société civile (des avocats, officiers de police judiciaire…) souhaitant accéder en milieu de carrière à la magistrature, volet qui à lui seul représente plusieurs centaines de dossiers par an, et un véritable poumon pour la justice.