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lundi 24 novembre 2014

Une circulaire du rectorat de Poitiers tente de prévenir l'exode djihadiste de la jeunesse

Les syndicats enseignants se dressent contre les efforts de prévention du pouvoir 

Des syndicats trouvent à redire à une circulaire tendant à former les enseignants à détecter les scolaires menacés de dérive djihadiste


Nouvelle république du 18/07/2014
Envoyée par mail aux chefs d'établissement de la Vienne, émane du rectorat de l'Académie de Poitiers, cette circulaire part d'un bon sentiment: aider les enseignants à détecter les élèves en phase de radicalisation religieuse en milieu scolaire
La ministre de l'Education nationale se rétracte et se désolidarise. 
Ce document de 14 pages, rendu public (mais réservé aux riches qui s'abonnent) par les trotskistes pro-palestiniens de Mediapart, est critiquée par des syndicats qui y voient au mieux une "maladresse", au pire du "racisme", seul l'islam étant visé. Pourtant, jusqu'à plus ample informé, l'islam est une religion et non pas une "race". Mais nous n'allons pas faire la leçon à des professeurs diplômés chargés de l'histoire des religions dans les collèges et les lycées...

"Habillement musulman, refus du tatouage, perte de poids"... 

Si c'est faux, il faut le dire ! Dans ce document intitulé "Prévention de la radicalisation en milieu scolaire", l'attention des enseignants est attirée sur des changements convergents d'apparence, susceptibles d'éveiller les éducateurs responsables, comme le citoyen vigilant. Tous concernent l'extrémisme musulman, puisqu'il s'agit d'exposition de mineurs soumis à l'obligation scolaire, alors que le document ne précise à aucun moment de quelle radicalisation il s'agit. Les juifs "ultra-orthodoxes" et les chrétiens traditionalistes exercent-ils une menace sur les jeunes de France? 

A la manière d'un "petit guide pratique du parfait djihadiste, le Powerpoint liste plusieurs signes, parmi lesquels figurent une "barbe longue non taillée (moustache rasée)", des "cheveux rasés", un "habillement musulman", le "refus du tatouage", une "perte de poids liée à des jeûnes fréquents". Autant d'indications qui peuvent éclairer des professeurs de base pour qui l'islam est une terre inconnue dans leur propre pays. "La difficulté, quand les familles ne sont pas de référence arabo-musulmane, c'est qu'elles ne réagissent pas toujours à temps, ne discernent pas toujours si c'est une simple conversion à l'islam ou un endoctrinement sectaire radical", explique Dounia Bouzar, auteur du livre 'Désamorcer l'islam radical - Ces dérives sectaires qui défigurent l’Islam', ancienne chargée d'étude à la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), une spécialiste qui sait de quoi elle parle et que n'importe quelle syndicaliste creuse se croit de taille à lui apporter la contradiction.

Cet experte explique aux idéologues obtus que "99% de l'endoctrinement passe par internet. Les jeunes ne se rencontrent que lorsque l'endoctrinement a commencé. On leur dit qu'ils ne sont pas bien dans leur corps, qu'ils ont des échecs et des conflits familiaux. On leur dit que ce mal-être est un signe, celui que Dieu l'a élu pour faire partie d'un groupe supérieur qui va sauver le monde. On inverse ce sentiment de malaise en l'interprétant comme le signe d'une mission, en faisant de ce jeune un héros pour sauver le monde du déclin. Il y a ensuite toutes les techniques de dérive sectaire : perte d'identité, perte de contour identitaire, prendre l'identité du groupe, mimétisme, hypnose".

La connaissance devient dangereuse dans les lycées et collèges
Depuis Doha, Goodoha prétend poser les bonnes questions, mais n'exprime en fait que des jugements, sans justifier quoi que ce soit.

Sont mentionnés également
des comportements de type "repli identitaire", "exposition sélective aux médias", "rhétorique politique" concernant notamment la Palestine, la Tchétchénie, l'Irak. Et pas la Syrie ? La parole n'est donc pas libérée; les tabous ne sont pas tous tombés... 
La circulaire invite aussi à ne pas fermer les yeux sur ceux qui manifestent un intérêt exclusif  à l'histoire des débuts de l'islam. Toutefois, à aucun moment, le document ne précise comment doivent réagir les chefs d'établissement si de telles exclusives leur sont rapportées. La presse qui hurle avec les loups n'imagine pas qu'à la différence de l'enseignant lambda, le principal ou le proviseur dispose d'interlocuteurs spécialisés au rectorat de son académie. Aucune faille donc à ce niveau. 


"C'est extrêmement dangereux". 

A Poitiers, Magali Espinasse, secrétaire départementale du Syndicat national des enseignants du secondaire (SNES), syndicat dominant et dominé par le PCF (ou le PS, selon les académies) dénonce une circulaire qui stigmatise certains élèves. "Tout est choquant. C'est simpliste, schématique et faux [Quatre appréciations subjectives]. C'est extrêmement dangereux [Et encore une ! N'en jetez plus: cet amas ne tient nullement lieu de démonstration]. C'est n'importe quoi [navrant]. 'Habillement musulman', ça veut dire quoi ? 'Cheveux rasés', ça veut dire quoi ? 'Refus du tatouage', vous êtes pour ou contre le tatouage ? Et s'ils sont contre, on les dénonce comme des futurs djihadistes ?", s'emporte-t-elle au micro d'Europe 1.

Pour le secrétaire départemental du syndicat SE-UNSA, Jean-François Roland, "les termes employés sont maladroits", parce que transparents. "Ce n'est pas vraiment le vocabulaire qu'emploie habituellement l'Education nationale. Je pense qu'il a manqué une relecture avant diffusion", a-t-il ajouté, également auprès de France Bleu.

"Un document perfectible"
Kosovar devenu kamikaze en Irak:
Blerim Heta fit 52 victimes
dans un attentat-suicide  
De son côté, le rectorat de Poitiers a confirmé la diffusion de la circulaire, mais n'a pas souhaité faire d'autre commentaire. 

Interrogée sur France 3, la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, approuve la démarche, mais critique un document "sans doute perfectible, c'est incontestable" et "une démarche isolée (...) faite dans cette académie". "Peut-être que les mots ne sont pas parfaits, et nous allons en effet améliorer les choses", a-t-elle ajouté, tout en soulignant qu'"on ne peut pas s'en tenir à la description faite par le papier de Mediapart pour comprendre quel était l'intérêt de ce document".

 

Tandis que Najat Vallaud-Belkacem rétropédale...
N'en déplaise au SNES, Dounia Bouzar explique encore que "les professeurs doivent être formés. Arracher une affiche en disant que sa religion empêche de voir une silhouette humaine, ce n'est pas le produit d'une religion, mais ça révèle quelque chose : il faut parler au jeune, comme s'il était non-musulman, s'intéresser à lui et lui faire remarquer que, non, ce n'est pas un produit religieux, ne pas valider ce qu'il dit comme si c'était de l'islam. C'est ce qu'on a tendance à faire".

Savoir -et ne pas occulter- que
nombre de jeunes djihadistes sont des convertis et n'appartiennent pas au milieu arabo-musulman. A noter que les critères d'évaluation des risque chez les jeunes filles ne sont pas communiqués.

mercredi 3 septembre 2014

Créations de postes à Education nationale: actées, mais non pourvus !

Vallaud-Belkacem enfume l'opinion sur les créations de postes promises 

Mais le SNES 
ne cache pas son inquiétude sur l’effet "assez nul" sur le terrain
Les profs de mathématiques (et autres), 
espèce en voie de disparition ?
" Les 60.000 postes sont actés, a lancé mercredi avec aplomb Najat Vallaud-Belkacem, la nouvelle ministre de l'Education nationale respectueuse des Français, en marge de l’université d’été de la Conférence des présidents d’université (CPU). Je ne les laisserai pas remettre en cause. L’éducation est la priorité budgétaire de ce gouvernement et il faut qu’elle le reste." Des propos de nature à rassurer les syndicats d’enseignants sur les intentions de la nouvelle ministre de l’Education nationale, après les interrogations qu’ils avaient exprimées dans la foulée de la nomination du nouveau gouvernement.

Las, les co-gestionnaires du ministère dénoncent l'embrouille. 
L’effet des créations de postes engagé depuis l’arrivée de François Hollande a été "assez nul", en tout cas "peu sensible sur le terrain", selon Frédérique Rolet, co-secrétaire générale du SNES, le syndicat dominant du second degré. Car " la moitié des postes créés a servi à financer la décharge des stagiaires - c’est une bonne chose, mais on ne peut pas parler de moyens nouveaux. A la rentrée 2015, cela sera fini. Mais, pour l’instant, on doit financer la réforme des stagiaires."

 "On n’a pas pourvu tous les postes"

Au SNES, Frédérique Rolet pointe la crise du recrutement. Ainsi, l'enseignement aurait perdu tout pouvoir d'attraction et la ministre n'en aurait aucune conscience ? Le double-jeu de l'exécutif mène les jeunes en pédalo: Hollande leur fait des promesses, mais il ne fait rien pour les tenir: trop coûteuses, mais tellement séduisantes...

Le cumul des déficits de recrutement pour 2012 et 2013 se monte, selon le syndicat, à 7.000 postes. Ces 7.000 emplois existent au budget, affirme le SNES, mais "il n’y a pas eu les recrutements pour les pourvoir". Ces 7.000 postes "non consommés" pourraient monter à 10.000 l’an prochain "si on ne prend pas très vite à bras-le-corps cette question de la crise du recrutement et si le phénomène se poursuit".
 
On aurait alors "un affichage de 54.000 postes créés [dans l’enseignement scolaire] et 10.000 emplois qui passeraient à la trappe", prévient Frédérique Rolet. Pour juguler la crise du recrutement, le syndicat insiste sur le développement de l’aide aux étudiants et la revalorisation salariale des enseignants.

Les propos du SNES rappellent le rapport de la Cour des Comptes de mai dernier. La haute juridiction financière considérait ainsi que, pour la rentrée 2013, sur les 8.781 emplois d’enseignants prévus dans la loi de Finances, seuls 5.159 avaient été réalisés

Les comptables de l'Etat concluait à "un écart à la prévision de 3 622 équivalent temps plein (ETP), écart qui souligne les difficultés importantes de prévision du ministère". Surtout, les emplois manquent sur l’école primaire, affirmait la Cour : "Ce n’est pas cohérent avec la priorité affichée pour l’enseignement primaire dans la loi de refondation" de l’école.

L'engagement présidentiel de création de 60.000 postes dans l’Education nationale était clairement menacé fin mars 2014, déjà. Le gouvernement doit trouver de quoi économiser 50 milliards d’euros d’ici 2017, comme l’a demandé François Hollande et au cabinet de Bernard Cazeneuve, le ministre du Budget, on assurait désormais avoir trouvé où opérer des baisses de dépenses. Dans la ligne de mire, les fonctionnaires et une promesse en particulier, celles faites à l'Education nationale... 

La subite découverte du SNES est-elle honnête?

Juillet 2014: "Les profs de mathématiques en voie de disparition?", selon Le Monde. Belkacem ne lit pas Le Monde? L'éducation nationale ne parvient pas à recruter suffisamment d'enseignants dans cette discipline. Un tiers des postes ouverts restent non pourvus après les résultats du dernier concours des professeurs certifiés. Sur les 1.243 postes à pourvoir, seuls 836 candidats ont été admis... 
Ne nous a-t-on pas dit pourtant que le lauréat de la médaille Fields pour 2014 est françaisArtur Ávila? Petite omission de la presse stalinienne aux ordres: le jeune génie est Brésilien d'origine et n'est arrivé en France qu'en 2003, recruté au CNRS à 23 ans, après avoir été formé au Brésil et au Canada.

mercredi 14 décembre 2011

Des syndicats manifestent pour leur autogestion des carrières de professeurs

Syndicats et presse taisent l'essentiel: une lutte d'influence



Faudra-t-il que les enseignants
fassent leur auto-critique,
avant auto-évaluation
et notation personnelle et individualisée ?



Le ministre veut modifier l'évaluation des enseignants

Deux réformes en une
Le ministre réforme un système archaïque et injuste de notation des professeurs et d'avancement de leurs carrières, donc de leurs "salaires".

Les enseignants appellaient eux-mêmes à une réforme
De fait, les syndicats auto-gèrent en effet les progressions de carrière au sein des commissions paritaires et les fonctionnaires "bien" syndiqués au syndicat dominant ont des carrières rectilignent, voire éclair. Les professeurs du second degrée (collèges et lycées) sont les plus concernés, ceux des écoles dans une moindre mesure, mais quoi qu'il en soit, il est de notoriété publique que les chefs d'établissement, qui pèsent d'ores et déjà pour 40% sur la notation finale, sont eux-mêmes syndiqués.

Leurs capacités administratives ne permettent en rien de préjuger des qualités pédagogiques et humaines des chefs d'établissement. Ce sont souvent des "comptables" recrutés préférentiellement parmi les enseignants de matière scientifique jugés mieux aptes aux calculs prévisionnels d'effectifs-élèves, de postes d'enseignement et d'horaires. Mais ce sont tout aussi souvent des professeurs en échec pédagogique qui se reconvertissent dans l'administration pour éviter le face-à-face quotidien avec leurs élèves.
Ce sont même parfois des personnes perturbées qui exercent soit un pouvoir totalitaire sur les professeurs qu'ils tiennent à leur merci, soit des individus déficients qui se coupent de la communauté éducative et exercent leur pouvoirs ou leur laxisme, retranchés dans le 'bunker' de leur bureau, au fin fond d'une suite de bureaux et de personnels terrorisés ou livrés à eux-mêmes. Certains cumulent ces déficiences et vont d'établissement en établissement.

Le système actuel de notation
Deux notes.
Actuellement, un professeur est noté par l'inspecteur pédagogique régional (IPR) et par le principal de son collège ou le proviseur de son lycée. Sur une heure, l'inspecteur qui assiste à un seul cours, doit apprécier à la fois les qualités pédagogiques et les connaissances du professeur dans sa matière et attribuer une note " pédagogique " sur 60 points.
Mais cette note est encadrée: une grille de notation établie paritairement par l'administration et les représentants syndicaux limite les variations de notation, aussi bien positives que négatives. La politique générale de nivellement par le bas n'affecte pas seulement les élèves: elle frappe aussi les professeurs et ne permet guère de distinguer "les bons", puisqu'elle est faite pour protéger "les mauvais".
Les carrières sont donc standardisées. De plus, l'inspecteur, qui est d'abord reçu par le chef d'établissement, est conditionné par l'avis oral et confidentiel du principal ou du proviseur. Le supérieur hiérarchique reçoit son collègue professeur dans son bureau, lui donne communication de sa note administrative portant sur sa ponctualité, sa participation au projet d'établissement, ses relations avec les parents et les élèves... pour un total de 40 points également définis par avance.

Trois rythmes théoriques d'avancement
En fonction de sa note, la carrière et le salaire d'un professeur progressent plus ou moins vite : lentement, " à l'ancienneté " (pour les notes les plus basses) ; plus rapidement, " au choix " (pour les notes correctes) et très vite, " au grand choix " (pour les notes les plus hautes). A la vérité, l'avancement est aussi tributaire du calendrier: un professeur n'est promouvable qu'à certaines périodes, après un certain délai dans l'échelon. Un fonctionnaire peut ainsi perdre trois ou quatre années et plusieurs fois dans une carrière, en dépit de sa valeur réelle. Sans compter que les inspecteurs ne sont pas toujours disponibles au moment opportun. On en a enfin observé que des professeurs qui avaient refusé tout contrôle de l'Etat payeur avaient progressé sans encombre jusqu'à la hors-classe...

Fin des notes ?
Luc Chatel, ministre de l'Éducation, assure une évaluation, tous les trois ans
Il en confie l'entière responsabilité aux chefs d'établissements et les syndicats vivent mal cette mise à l'écart qui contribue à déserrer l'étau syndical sur l'administration de l'Education nationale.
Mais c'est là où le bât blesse encore, malgré la reprise du pouvoir par le ministère, compte tenu des possibles comportements de chefs d'établissement inadaptés et des pressions intérieures, du fait des syndicats, des fédérations de parents d'élèves et des organisations d'élèves, mais aussi extérieures, du fait des municipalités et conseils territoriaux.


Les syndicats défendent leurs prérogatives usurpées

La FSU exerçait une véritable dictature sur l'Administration

Du ministère aux conseils d'établissement des écoles, collèges et lycées, en passant par les rectorats et les inspections d'académie, la FSU et, dans une bien moindre mesure, la CFDT, dictaient leur loi.

Le noyautage était total
D'actions syndicales en blocages, la nébuleuse socialo-communiste FSU (SNES, SNE-Sup et SNU-ipp, principalement) a placé le Ministère sous tutelle.
Le ministre délègue et les professeurs se tournent, non pas vers les services de l'Education nationale, mais vers la FSU (PS-PCF-SUD et CGT), syndicat totalitaire effectivement dominant et le SGEN (CFDT) pour la gestion de leur carrière. C'est ainsi que c'est par exemple la FSU qui informe les enseignants d'un changement d'échelon.
Le secrétaire national de la FSU était donc chez lui au Ministère où il gérait en maître avant 2007.
Ainsi Bayrou prenait-il l'avis de Mme Monique Vuaillat avant toute mesure. Monique Vuaillat Secrétaire général de la FSU pendant 15 années à compter de 1999, elle dû faire face à des attaques personnelles reposant sur des rumeurs et des calomnies: on l'accusa d'avoir eu des relations privées avec l'ancien ministre de l'Education nationale, François Bayrou, entre autres.
La FSU fit même la guerre au socialiste Claude Allègre, ministre de l'Education nationale en 1997, au motif qu'il voulait "dégraisser le mamouth", et dressa les enseignants du second degré contre le gouvernement de gauche mené par Lionel Jospin.
A sa retraite en 2001 et jusqu'en 2008, Monique Vuaillat sera maire-adjointe de Grenoble, sur la liste conduite par Michel Destot (PS).


Les enseignants sont appelés à faire grève pour défendre la main mise des syndicats

Le "syndicat dominant" orchestre la peur d'un changement du déroulement des carrières
Aujourd'hui, la propagande syndicale relayée par les media accuse le ministre de faire avancer la carrière de tous les profs au rythme le plus lent. Seule variable : ils peuvent ponctuellement gagner des mois s'ils sont bien vus de leur chef d'établissement. Ce qui était vrai dans le passé le resterait à l'avenir, mais sans partage ni contre-poids et à l'initiative exclusive de l'Administration.
Les "petites crevures" pourraient donc donner toute leur mesure et la brosse à reluire gâterait la sérénité des rapports, comme la justesse des appréciations. Comment mettre équitablement en balance l'expérience d'un professeur chevronné et le charme d'une jeune enseignnante ?

Profs vent debout
Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU, soutient que " le système actuel a des carences, mais comment un chef d'établissement va-t-il pouvoir juger la construction d'une leçon ? " Un ex-professeur de sciences physiques est-il apte à évaluer un collègue enseignant le droit des entreprises ?
Pascal Rougé, professeur de philosophie, stigmatise les chefs d'établissement, estimant qu' " il sera facile pour le supérieur hiérarchique de sanctionner un prof en ralentissant la progression de son avancement. "
Or, il faut bien dire que Pascal Rougé n'est pas un professeur aussi anonyme qu'il y paraît dans la presse. Il est en effet connu autour de Rennes pour son engagement politique auprès des clandestins.
Les syndicats radicaux qui refusent le dialogue exigent le retrait " pur et simple" du projet soumis à discussion avec les partenaires syndicaux. En revanche, le Sgen-CFDT ne participe pas au mouvement de grève et accepte de négocier avec Luc Chatel.

Une fuite
Le ministre avait engagé la réflexion sur l'évaluation il y a plusieurs mois. En novembre, le projet a fuité. C'est dire à quel point le ministère est infiltré et que la FSU n'est jamais prise par surprise. Luc Chatel a fait valoir alors qu'il n'avait pas de texte prêt à discuter sur son bureau. Lorsque le dialogue peut s'ouvrir sur une base précise, les syndicats totalitaires se refusent à la concertation.
Le ministre a pourtant fait une concession : " Je ne souhaite pas que le chef d'établissement évalue seul. ". Il pourra appeler l'inspecteur, ce qui est certes raisonnable, mais encore flou. Mais il maintient sa volonté de " donner des responsabilités, ce qui n'est pas un gros mot, de management aux chefs d'établissements ".

vendredi 22 mai 2009

Violence scolaire : Darcos lance l’idée de la fouille des cartables

Pas assez de blessés dans les collèges et les lycées

Assez n’est pas assez pour les syndicats d’enseignants

Des postes, encore des postes !

Seules les incivilités en augmentation seraient dignes d’intérêt, selon les syndicats dominants de l’Education Nationale et leurs réseaux. Ils redoutent davantage les insultes et les crachats que les coups de couteaux, mais dans aucun des cas ils n’ont les solutions. Ils préconisent bien des effectifs renforcés, mais les personnels qu’ils réclament ne seraient pas formés et les CPE donnent dans la psychologie de salon depuis leurs bureaux. Les surveillants à l’ancienne ne sont pas formés et souvent employés à des tâches administratives, tandis que les CPE ne jugent pas compatible avec la dignité de leur fonction d’arpenter les couloirs et de faire l’entrée et la sortie des établissements.

Un nouveau drame laisse la communauté de marbre

Le vendredi 15 mai dernier, une nouvelle enseignante était encore poignardée en plein cours et devant les élèves du collège François Mitterrand de Fenouillet (Haute-Garonne). Un drame d’une autre ampleur que l’interpellation de deux petits voleurs précoces à la sortie de l’école.

Le premier coup de poignard aurait dû suffire.

Mais
pour la gauche des intellos rêveurs, des idéologues idéalistes et des libertaires destructeurs, le compte n’y est pas. (lien 20minutes)

Or, depuis le début de l’année, les cas se multiplient :


  • Dans la banlieue de Toulouse, "l’enseignante ayant refusé de retirer la punition, l’élève a sorti de son sac un couteau et lui a dit « Bien. Je vais te tuer ! » avant de la frapper au thorax.
    Atteinte d’une hémorragie interne frappant une artère au thorax, l’enseignante a été opérée en «extrême urgence». L’hôpital évoque des «suites opératoires sévères» mais ses jours ne sont pas en danger. L’adolescent auteur du coup de couteau prémédité a été interpellé. Une “cellule de soutien psychologique” a pris en charge les 610 élèves et le personnel enseignant."
    Le choc des cultures’, ironise F. Desouche
  • Le 2 mars 2009, un professeur de 59 ans à la Cité scolaire internationale (1300 élèves du secondaire, collège et lycée) du VIIe arrondissement de Lyon a été poignardé à plusieurs reprises par un élève de seconde, en plein cours. (lien TF1-LCI)
  • Lundi 12 janvier 2009 au lycée Pierre et Marie Curie de Château-Gontier, en Mayenne, un lycéen de 18 ans a porté à trois reprises des coups de poignard dans l’abdomen de son professeur d'électrotechnique (lien LeParisien et lien Ouest France) .

    Les syndicats sont content d'eux et polémiquent

  • La justice est-elle clémente ou angélique ?

    Le 23 janvier 2009, Kévani Wansale, un lycéen qui avait poignardé en plein cours son enseignante à Etampes dans l’Essonne a été reconnu coupable d'avoir frappé de plusieurs coups de couteau le 16 décembre 2005 sa professeure d'arts plastiques au lycée professionnel Louis-Blériot. L'enseignante, Karen Montet-Toutain, avait été grièvement blessée à l'abdomen et au bras. Les jurés de la cour d'assises d'Evry avaient jugé que Kévani Wansale avait prémédité son geste. Condamné à 13 ans de réclusion criminelle en première instance, la Cour d'Assises d'appel de Paris a réduit sa peine à 10 ans.
    C’était dix jours après l’agression à l’arme blanche du 12 janvier à Château-Gontier…

    La gauche enseignante accepte et instrumentalise

    Elle mène non pas une réflexion sur la prévention de la violence scolaire, mais un procès politique contre le gouvernement.
    Lien
    AgoraVox

    La famille accable l’hôpital

    A Château Gontier, pour le père de l’élève majeur qui poignarda son professeur « l'hôpital psychiatrique dans lequel son fils a séjourné en novembre 2008 porte la responsabilité de cet acte. "Je reproche à l'hôpital [le Centre hospitalier du Haut-Anjou à Château-Gontier, NDLR] de ne pas m'avoir écouté : mon fils n'était pas prêt à sortir. De toute façon, on ne nous a jamais écoutés, sa mère et moi. Tout ce qu'on pouvait dire, c'était du vent", s'est insurgé mardi Thierry Desmots. Et d'ajouter que le médecin qui suivait son fils lui avait dit : "De toute façon, qu'il fasse une connerie dans deux jours ou trois mois, il la fera." (Lien Le Point)
    L’Education Nationale a donc été bien avisée de réinsérer ce malade dangereux.

    La solution n’est pas syndicale

    Les professeurs refusent de voir leurs vies exposées, mais les syndicats n’écoutent pas leur souffrance. L’idéologie dominante est sourde aux petits tracas quotidiens des petits profs. Créer des postes règlerait les problèmes, car une maladie psychiatrique ne serait pas innée et la violence serait acquise: c’est simple ; tout, en un mot, est social !

    Extrait du communiqué du SNES (FSU) du Lot

    « Selon nos premières informations, l’établissement scolaire serait un collège « sans histoires » de la banlieue de Toulouse où les incivilités sont toutefois nombreuses, comme dans la plupart des collèges, et l’élève ne serait pas spécialement connu pour des problèmes de comportement. Cette agression montre donc une fois de plus que l’école n’échappe pas aux tensions souvent violentes qui marquent la société actuelle, et qu’aucun établissement n’est à l’abri d’un acte de violence. […]

    Loin de se satisfaire de quelques effets d’annonces interministérielles en matière de sanctuarisation des établissements scolaires, le SNES demande avec insistance au ministre de l’éducation nationale de privilégier l’éducatif sur le « tout sécuritaire », de privilégier les moyens humains permettant le dialogue et l’accompagnement plutôt que de développer les « portiques » et dispositifs de vidéo-surveillance. Cela nécessite de revenir sur les suppressions massives de postes dans le second degré qui dégradent les conditions d’enseignement et dégarnissent les vies scolaires. Le SNES exige le recrutement, en nombre suffisant, de personnels statutaires et formés pour apporter, dans le cadre d’équipes pluri-professionnelles complètes, des réponses éducatives sérieuses qui prennent en compte tous les facteurs qui engendrent ou aggravent les phénomènes de violence dans l’école. »

    Extrait du communiqué de FO du Lot

    Le SNFOLC, syndicat Force Ouvrière (FO) regroupe des enseignants, des
    Conseillers principaux d'éducation et des éducateurs des lycées et collèges.
    « Le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures contre la violence à la suite des déclarations du président de la république du 19 mars. S’agit-il de prendre les mesures de sauvegarde indispensables à la sérénité des établissements scolaires ou de poudre aux yeux sécuritaire ? Une circulaire a été adressée aux recteurs et préfets de police le 24 mars par les ministres de l’intérieur et de l’éducation. Il s’agit « de procéder à la systématisation du dispositif de policiers référents dans les établissements sur la base de ce qui a été mis en place en 2006 dans les collèges des Hauts-de-Seine ». Qui peut croire que la présence des forces de l’ordre dans les établissements scolaires rétablira le calme ? 50 000 postes de surveillants ont disparu des établissements depuis septembre 2003 : cela n’aurait aucun lien avec la dégradation du climat ? […]
    Le SNFOLC propose aux personnels de se réunir dans les établissements, avec les organisations syndicales afin d’établir les revendications pour pouvoir enseigner normalement, notamment les postes statutaires nécessaires à rétablir ou créer et à prendre les initiatives nécessaires pour les faire aboutir."

    Blocage syndical et les poignards continuent de frapper professeurs et élèves...

    A propos des effectifs et des suppressions de postes

    "L'agression s'est produite alors que le professeur d'électrotechnique, âgé de 30 ans, travaillait avec un petit groupe de soutien de quatre élèves qui faisaient du câblage. Il s'est alors levé pour se diriger vers son ordinateur dans une pièce attenante. Il y a été rejoint par son agresseur qui l'a frappé de trois coups de couteau à l'épaule, au thorax et au flanc, avant de prendre la fuite."

    Le Point a rencontré des professeurs "choqués" et "en colère"

    Qui dira que la vie enseignants est souvent mise en danger ?
    « Le proviseur de l'établissement d'Antoine, Michel Péneau, a d'ailleurs déclaré mardi que plusieurs enseignants étaient "choqués" ou "en colère" en découvrant qu'Antoine, qui faisait simplement l'objet d'un "suivi personnalisé" pour ses difficultés scolaires, avait séjourné en hôpital psychiatrique. "Ils se plaignent de ne pas avoir été mis au courant de l'état de l'élève dont ils avaient la charge", a-t-il indiqué en affirmant "comprendre leur colère". Mais il a souligné n'avoir été lui-même informé que d'une "tentative de suicide" par la famille d'Antoine. "Nous n'avions pas tous les éléments, et en plus, certains relevaient du secret médical."

    La création de tous les postes de CPE, d’assistantes sociales, de psychologues scolaires » et d’infirmières scolaires réclamés et présentés comme la panacée ferait-elle avancer le schmilblick, si les équipes pédagogiques ( ?) se voient opposer le secret médical et la loi du silence?

    A la négligence des uns s’opposent les propositions des autres
  • Certains cherchent à dédramatiser ?
    le collège option opinel (Bakchich)

    L'humour noir est bien adapté à la source, mais est-il de bon aloi?<
    br>C'est du second degré? A très bien !
  • D’autres réitèrent leurs propositions rejetées par les syndicats de gauche.
    Le syndicat FO rappelle opportunément que « Le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures contre la violence à la suite des déclarations du président de la république du 19 mars. S’agit-il de prendre les mesures de sauvegarde indispensables à la sérénité des établissements scolaires ou de poudre aux yeux sécuritaire ? Une circulaire a été adressée aux recteurs et préfets de police le 24 mars par les ministres de l’intérieur et de l’éducation. Il s’agit « de procéder à la systématisation du dispositif de policiers référents dans les établissements sur la base de ce qui a été mis en place en 2006 dans les collèges des Hauts-de-Seine ». Qui peut croire que la présence des forces de l’ordre dans les établissements scolaires rétablira le calme ? » Pas les mécréants de FO...

    En attendant que les syndicats dominants adaptent leur idéologie au monde tel qu’il est, lire le prochain article que PaSiDupes consacre à la proposition Darcos.
  • mardi 12 mai 2009

    L’université refoule les futurs étudiants




    Les inscriptions de lycéens en chute libre à l'université
    Les futurs étudiants se détournent de l'université pour lui préférer des formations plus encadrées et moins susceptibles d'être perturbées par des mouvements sociaux. Europe 1 a révélé mardi les chiffres des pré-inscriptions de lycéens alarment le ministère de l'Education Nationale.
    Bien que les demandes d'admission en licence restent encore les plus nombreuses chez les élèves de terminale générale, selon le ministère en fin de semaine dernière, moins d'élèves de terminales ont néanmois choisi l'université en premier voeu pour l'année prochaine.
    Dans certaines facultés, parmi les plus touchées par les blocages ces dernières mois (nous en sommes à la 15e semaine de perturbations), les souhaits d'admission sur le portail internet www.admission-postbac.fr sont en chute libre :
    -15% de demande d'inscription à Rennes-II,
    -25% à Paris-IV
    -ou encore 50% à Paris-VIII.

    Les bloqueurs vident les facs
    Non seulementils empêchent les étudiants de suivre leurs cours, mais ils détournent les lycées. Yohann, étudiant en 1ère année de Géographie à Bordeaux-III, a "déconseillé à son frère, en Terminale cette année, de s'inscrire à la fac". "Je savais qu'il y avait des petits mouvements de grève tous les ans, mais je ne pensais pas qu'on perdait une année", a témoigné sur Europe 1 le jeune homme, qui pense à "se réorienter vers autre chose".

    L'université pâtit aussi d'autres facteurs comme la volonté des futurs étudiants de suivre des formations mieux encadrées, comme les BTS (Brevets de techniciens supérieurs). Selon Emmanuel Davidenkoff, directeur de la rédaction du magazine L'Etudiant et chroniqueur militant de France Info, les parents encouragent leurs enfants à "jouer la sécurité" en temps de crise. Ils les incitent à s’orienter vers des formations professionnelles, au détriment des formations universitaires, longues et théoriques. Les diplômes les plus dévalués sont d’ailleurs ceux de lettres, dont les facultés sont principalement paralysées. Les filières psychologie, sociologie ou histoire de l’art sont les premières victimes de la crise et des bloqueurs. Les 632.000 candidats bacheliers généraux qui se sont pré-inscrits sur "Admission Postbac" demandent :
    - 42,2%, une licence générale à l'université ;
    - 18,6%, un Institut universitaire de technologie (IUT) ;
    - 18,3%, une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) ;
    - 11,9% une Section de technicien supérieur (STS) ;
    - et 9% une autre formation, indique le ministère.

    La FSU (SNES et Snesup) et l’UNEF ne sont ni responsables, ni coupable.

    Elles veillent tellement bien aux intérêts des lycéens qu’ils demandent moins de formation !
    Et qu’est-ce qu’on dit à Gérard Aschieri, ici à gauche, avec Moindrot (Snuipp) ?

    samedi 14 mars 2009

    CM2: résultats des évaluations à contre coeur

    Les résultats ne sont pas espérés par tous pour fin mars

    Certains directeurs d’école ne sont pas très pressés de faire remonter les notes au ministère.

    Vous avez remarqué que vos enfants ont eu une rentrée 'progressive', avec plantations de printemps le lundi matin de la reprise des cours, la mode écolo oblige. Leurs aînés ont eu droit à une demi-journée 'rap', diversité oblige, cette fois.C'est toujours des heures de calcul ou de français en moins. Sachant que la FSU, dans ses variantes SNU-ipp ou SNES, réclame plus de profs et d'heures, on imagine que les parents de gauche de la FCPE doivent logiquement se sentir en porte à faux... mais solidiares !

    Attendus par les parents
    , les résultats des évaluations passées en janvier par l’ensemble des élèves de CM2, soit plus de 700000 écoliers, devraient être connus à la fin du mois. Jean-Louis Nembrini, directeur général de l’enseignement scolaire, assurait hier avoir déjà 544000 remontées d’évaluations CM2 sur 730000élèves (75 %).

    Le but de ces tests était de mesurer le niveau des élèves de CM2 en début de deuxième trimestre pour mettre en place des solutions de soutien avant leur entrée en 6e.

    Or, le syndicat FSU des inspecteurs de l’Éducation nationale dénonce aujourd’hui des pressions pour modifier les notes des élèves. Des affirmations vivement contredites par le ministère, mais aussi l’autre syndicat des inspecteurs, UNSA (proche de SUD-éducation), il faut dire...

    Par ailleurs, en début de semaine, à l’occasion de la réunion des recteurs, ont été recensées académie par académie les écoles qui avaient transmis les résultats des évaluations. «Or, certains directeurs d’école, en particulier dans les académies de Clermont-Ferrand et Lyon, avaient choisi de faire traîner les choses», confie Patrick Roumagnac, secrétaire général du SI.EN, syndicat de l’Unsa-éducation.

    Jean-Louis Nembrini affirme de son côté que le délai de fin mars sera bien tenu. « Cela a pu inciter les inspecteurs d’académie des régions concernées à mettre une certaine pression sur les inspecteurs de l’Éducation nationale, des pressions que nous avons dénoncées et qui ont stoppé », explique Patrick Roumagnac, qui conteste en revanche fortement les suspicions de transformer les notes afin d’améliorer les scores des écoliers.
    Y aurait-il donc nécessité d'anesthésier les parents et de maquiller la réalité du laisser-aller de professeurs 'cools' des écoles .


    Depuis le début, ce test national a généré une polémique dont le monde éducatif a le secret.

  • Les militants ont crié à l’injustice en déplorant que les questions portent sur des parties du programme que les élèves n’avaient pas encore étudiées, puisque les professeurs des écoles ont la liberté de faire le programme selon leur propre rythme. Et de ne pas boucler le programme... En fait, ils avaient surtout commencé par faire croire aux parents et au public que le ministère n'auraient pas pris en compte que les évaluations étaient administrées au milieu de l'année et avaient tenté d'accuser celui qui est capable d'organiser le baccalauréat français de ne pas savoir administrer des évaluations de CM2....
  • L'objectif des responsables était pourtant très simple: mesurer le niveau des élèves de CM2 en début de deuxième trimestre et mettre en place, au vu des résultats individuels, des solutions de soutien adaptées avant l’entrée des élèves en 6e.
    Or, les les enseignants syndiqués ont avancé des arguments subjectifs pour justifier, selon eux, leur contestation politique. Ils ont jugé ces évaluations trop complexes. Est-il inutile de constater par l'évaluation que les difficultés commencent dès la compréhension des énoncés et de tester si nos 'jeunes' enfants de 10 ans comprennent -ou non- le verbe 'rédiger', par exemple?

  • Mouvement de résistance

    Dans le test de mathématiques figuraient, par exemple, des exercices sur les multiplications, les divisions avec des décimales, des problèmes de géométrie ou encore une règle de trois demandant de convertir une recette de crêpes destinée à six personnes pour neuf convives, que l’on fait plutôt en fin d’année. Que dire alors des bons vieux problèmes de trains qui se croisent à des heures improbables et de baignoires qui fuient, aujourd'hui interdits pour des raisons sociales ?... Si le jardinage et les classes vertes le permettent...

    Dans le cadre d’un mouvement de résistance des syndicats à la politique de Xavier Darcos, plusieurs enseignants avaient aussi décidé de faire de la dissimulation de la sitution et de ne pas faire répondre leurs élèves sur tous les items (Lien PaSiDupes).
    On saura que penser de ces objections quand on aura connaissance des pratiques du temps béni de Mitterrand et Jospin, où des maîtres de CM2 faisaient faire les tests de 6e de l'année précédente dès le CM2, pour donner l'illusion d'un niveau respectable et d'un enseignement de qualité.
    Rappelons aussi que la politique du blocage sous tous les prétextes a sévi dans certains lycées dans la même période où la contestation sévissait en CM2: lien PaSiDupes

    De quoi compliquer ensuite les comparaisons entre élèves, entre écoles ou pire entre académies. Chez les parents, l’impatience est en revanche grande de connaître les résultats qui permettront à chacun d’y voir clair sur le niveau de ses propres enfants.

    Finis les mercredis sportifs et bonjour les cours particuliers avant le grand saut en 6e. Dans le privé, qui sait !

    dimanche 19 octobre 2008

    Education: une manifestation de plus, mais pas mieux

    50.000 espérés, 80.000 pour les syndicats et 32.000 pour la police

    Pendant que le Président de la République travaille à juguler la crise, les syndicats défilent dimanche dans les rues contre la politique éducative du gouvernement.
    Si entre 80.000 participants, selon les organisateurs, et 32.000, selon la police, c’est une épreuve de force, les syndicats ont beaucoup perdu de leur vitalité. D’autant qu’enseignants, parents d'élèves, mais également personnels administratifs et techniques, ils étaient tous dans ce cortège ! Partis vers 13h30 de la place d'Italie, les manifestants venus de toute la France et qui répondaient à l'appel de 47 organisations du secteur éducatif (dont de nombreuses 'filiales' de la FSU), ont défilé sous le soleil jusqu'à la place de la Bastille en passant par le Quartier latin. Sympa !

    Des nostalgiques de la co-gestion encore et toujours
    "L'Education est notre avenir. Il ne doit pas se décider sans nous", pouvait-on lire sur la banderole en tête du cortège. Comme si les représentants élus au Parlement ne savaient pas aussi bien ce qui est bon pour l’avenir du pays.

    Des rêveurs coupés des réalités
    La crise ne les rend pas plus réalistes et ils en profitent au contraire pour soutenir que la qualité de l’éducation est proportionnelle au nombre de postes, quelque soit l’état de la courbe démographique : les baisses d’effectifs d’élèves et les départs à la retraite des baby-boomers permettent d’envisager 11.200 suppressions cette année, 13.500 programmées en 2009.
    Selon les promeneurs urbains, la crise financière qui risque de provoquer une crise économique ne justifierait pas les restrictions budgétaires. La suppression progressive de la carte scolaire a été largement plébiscitée par les familles, mais les syndicats persistent à vouloir l’empêcher. La mise en place du service minimum d'accueil des petits en maternelle et dans les écoles élémentaires ne leur convient pas, mais satisfait pleinement les mères de familles, célibataires et défavorisées, ou non. Ceux qui claquent les portes sont précisément ceux qui affirment que les conditions de mise en oeuvre des réformes se font "sans aucune concertation"…

    Et les co-gestionnaires nostalgiques qui refusent de desserrer leur emprise et au gouvernement le droit de gouverner réclame un large consensus !
    "L'Education est réellement mise en danger par une politique qui va à l'encontre de l'objectif dont aurait besoin l'école aujourd'hui: un large consensus dépassant les clivages", a réellement déclaré Patrick Gonthier, le secrétaire général de l'UNSA-Education, 2e organisation d’enseignants, qui n’est pas réellement majoritaire ( !) mais qui était pourtant très choyée par la presse. "Face à une telle mobilisation, le gouvernement ne peut pas rester dans l'intransigeance qu'il manifeste, au mépris d'ailleurs de ce qu'il dit sur le dialogue social rénové", a-t-il ajouté, lui qui n’a jamais manifesté de grandes dispositions pour le dialogue.

    « Présent en tête du défilé aux côtés des représentants de tous les syndicats de l'Education », assurent les journalistes-militants qui ne sont pas plus fiables sur ce sujet que sur d’autres, tous parents ‘responsables’ qu’ils puissent être… Car les media partisans ignorent superbement les syndicats absents : un mouvement unitaire exigera de l’UNSA beaucoup d’efforts de dialogue !
    Le SNALC s’est-il dissout ? Le syndicat national des lycées et collèges (SNALC) est pourtant un syndicat d'enseignants du second degré, affilié à la Confédération syndicale de l'Éducation nationale (CSEN). Fondé en 1905, ne participe-t-il donc plus organismes consultatifs, avec pourtant entre 7 et 8% des voix, ce que quelques candidats à la présidentielle auraient appréciées…
    Deux syndicats d’enseignants n’ont pas dû pouvoir se retenir de se mêler aux autres. Sud-Education est nettement plus à gauche que le SNALC et on peut concevoir qu’il ne reçoive guère de considération : il est en effet plus violent que représentatif. Tout comme le FNEC FP de FO, que nous mentionnons par charité laïque.
    Et pourquoi les 9,20% de professeurs du SGEN-CFDT sont-ils passés sous silence par ceux qui revendiquent la proportionnelle ? La presse n’est vraiment pas juste. Pourquoi tant de détestation d’un parti politique majoritaire et de sympathie pour un syndicat dominant ?

    La FCPE agite les vieux mouchoirs rouges
    Et où était donc la fédération des Parents d'Elèves de l'Enseignement Public? Absente, puisque les journalistes ne les ont pas remarqués. Ou méprisés. Peut-être la PEEP se consacrait-elle à sa mission première et aux élections des représentants de parents d’élèves, pendant que la FCPE délaissait-elle les parents pour s’adonner à la politique.
    Pour la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), Anne Hollard récite sa leçon. "Les suppressions de postes, ce sont des options qui disparaissent et les effectifs qui augmentent dans les classes. On est face à un démantèlement", a déclaré avec aplomb. La réalité est pourtant toute autre et le gouvernement ne peut que constater. Il n’est pas besoin de supprimer des disciplines qui se dépeuplent depuis de nombreuses années et qui sont maintenues artificiellement en vie jusqu’au départ à la retraite de leurs professeurs titulaires. Ainsi, les classes d’allemand se vident-elles à grande vitesse et certaines options pelées (ex : langues régionales) vont jusqu’à susciter des jalousies chez leurs collègues qui craquent à 24 élèves. Car les demi-groupes (ex : en langues), çà existe, mais Mme Hollard ne semble pas les avoir rencontrés…
    "Avant, lorsque les élèves étaient trop nombreux, il y avait une ouverture de classe supplémentaire, ce n'est plus le cas. Et on multiplie les vacations pour boucher les trous, avec des enseignants qui sont sur plusieurs établissements", a-t-elle ajouté. Ce qui a pourtant toujours existé et les parents le savent. A moins qu’ils n’aient pas été eux-mêmes élèves et n’aient donc pas recueilli les confidences de leurs profs qui expliquent à leurs élèves qu’ils prennent leur cours en retard parce qu’ils n’ont pas le temps matériel de se déplacer d’un établissement à l’autre, et parfois d’une ville à l’autre, dans la même demi-journée. Ces parents qui étaient élèves à l’époque socialiste ont la mémoire bien courte.

    Bien que fort discrètes dans le désordre intérieur du PS, quelques personnalités politiques de gauche se sont évidemment jointes à la manifestation, dont l'ancien ministre socialiste de l'Education Jack Lang. Le temps lui a paru long : "C'est l'Ecole, l'Education qu'il faut changer. Cette manifestation on l'attendait depuis longtemps car on sait très bien que ce gouvernement ne reculera que s'il y a un mouvement de masse", a déclaré Jack Lang. Croit-il lui-même à ce qu’il dit, puisqu’il a connu les grèves sur les régimes de retraite ?
    Martine Aubry travaille le dimanche...

    Mais c'est pour la bonne cause, la sienne: elle est candidate à la succession de Hollande est ne pouvait faire moins que de défiler avec les personnels éducatifs de sa ville.
    Bruno Julliard a appris à l'UNEF à se placer au premier rang et continue comme adjoint de Delanoë à la mairie de Paris. Mais Benoît Hamon a fait une apparition aussi brève que tardive, le temps d'une déclaration.

    Grève nationale unitaire en novembre ?
    Selon l’usage, les syndicats de l'Education ont décidé de se revoir dès mercredi prochain pour décider des suites. C’est en tout cas ce que le SNUIpp (syndicat d'instituteurs) propose d'ores et déjà. Et aussi le SNES, direz-vous. "Par cette mobilisation", les manifestants "ont fait entendre leur exigence d'une autre politique pour l'école", a déclaré le Syndicat national des enseignements de second degré (SNES) dans un communiqué diffusé à l'issue de la manifestation. Mais, le SNES et le SNUIpp, c’est la même chose : la FSU !
    D’ailleurs, Gérard Aschieri, craquant sexagénaire incrusté et momifié, a déclaré : "C'était une mobilisation très dynamique ( ! ) qui témoigne d'un profond mécontentement". On n’ose imaginer le dynamisme de ses quelques heures de cours, après décharge syndicale. Le secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU) a poursuivi : "Le gouvernement ne doit surtout pas faire la politique de l'autruche et commettrait une grave erreur en considérant cela comme un simple mouvement de mauvaise humeur". Si à l'entendre le gouvernement tremble autant qu’il sucre les fraises, il a en effet du souci à se faire.
    Depuis sa bulle, coupé du monde en crise, le professeur de lettres avait encore préparé ces quelques mots ronéotypés pour les camarades journalistes. "Cela passe par la mise en oeuvre d'un ambitieux budget pour 2009 et le refus des réformes imposées avec brutalité et une concertation de façade [ rythme ternaire]. Ces réformes creusent les inégalités, décrètent l'abandon de la nécessaire ambition pour tous et remettent en cause le sens même et la nature des métiers de l'enseignement" [Et rythme… ternaire !].
    Il s’exprime par communiqué. Pourquoi pas un prompteur pour Gérard ?

    jeudi 15 mai 2008

    Contre leurs administrés, des maires socialistes font le choix des grévistes

    Darcos: la grève de jeudi sera aussi "la grève des maires socialistes"

    Les maires ne sont-ils donc pas au service de tous ?

    Le ministre de l'Education nationale a déclaré mercredi que les jeudis de grève ssont "non seulement la grève des enseignants mais aussi la grève des maires socialistes", en allusion aux mairies qui ne mettront pas en oeuvre le service minimum d'accueil (SMA) dans les écoles.
    Interrogé sur i-télé (Le Monde) au sujet du SMA, Xavier Darcos a affirmé qu'"il y a beaucoup de communes qui, parce qu'elles ont un maire socialiste ou communiste, ont décidé de ne pas le faire pour ne pas nous rendre service".
    "Demain, a-t-il poursuivi, nous avons non seulement la grève des professeurs mais aussi la grève des maires socialistes".
    Des retenues sur indemnités s'imposent...

    Selon X. Darcos et malgré tout, "ce n'est pas 2.000 mais 3.000 communes" qui vont organiser jeudi le service minimum. Le ministre a en effet repris ce chiffre peu après, lors des questions à l'Assemblée nationale: "2.837 communes ont signé avec nous des conventions pour accueillir les enfants de 8h30 à 16h00" jeudi, a-t-il indiqué, en réponse à une question du député UMP Jean-Marc Roubaud.
    "Il s'agit de savoir si l'intérêt du parti socialiste ou la liberté des familles doit l'emporter. Moi je dis: ‘Je défends la liberté des familles’", a ajouté le ministre, malgré les réactions irresponsables des élus de l'opposition.
    "A la fin du quinquennat, nous aurons vu que le SMA sera plébiscité", avait estimé X. Darcos sur i-télé.
    Le SMA, qui consiste à rémunérer une deuxième fois des agents municipaux pour qu'ils gardent les enfants les jours de grève, grâce aux retenues sur salaires des grévistes, avait déjà été expérimenté dans 2.000 communes environ (sur 22.500 ayant une école) lors de la précédente journée de grève unitaire le 24 janvier, il y a seulement six mois.

    La demande du ministre aux maires d'assurer le SMA se heurte à l'opposition de gauche, et suscite la polémique entre majorité et opposition, mais aussi entre la gauche et les parents qui se sentent pris en otage et méprisés.
    Les fonctionnaires, dont les enseignants, mais aussi les lycéens ou encore, certains parents d'élèves (et non pas tous), sont appelés aujourd'hui jeudi par leurs organisations syndicales à une journée de grève contre les réductions d'effectifs programmées et pour la défense du service public.
    Et aussi tous les autres jeudis, les 22 et 29 de ce même mois

    La semaine des quatre jeudis - Ah, les ponts !
    Et des quatre vendredis !
    Combien d’enfants vont-ils retrouver le chemin de l’école pour une seule journée ?... Or, d’un côté, la FCPE réclame une année pleine comme un lourd cartable jusqu’au 14 juillet, et de l’autre, ces représentants de parents d’élèves –qui sont souvent eux-mêmes des enseignants et noyautent la FCPE– appellent à la grève avec leurs camarades de la fonction publique. Certaines études, comme celle du psychologue François Testu, montrent pourtant que plus la coupure est longue, plus le temps de remise à l'apprentissage est long. Après un long week-end, les enfants ont du mal à retrouver leur concentration le lundi matin.
    Tout aussi cohérente, Sa Cynique Majesté Royal, qui considère que les profs n’en fichent pas la rame et souhaiterait alourdir leur service, s’est-elle élevée contre ces journées perdues de travail ? Peut-être y voit-elle un moyen détourné d’attribuer aux profs des RTT déguisées, tant il est vrai qu’ils n’ont pas ce privilège.
    Ajoutés au passage à l’heure d’été, les mouvement syndicaux de mai mettent-ils en péril l’équilibre de nos jeunes scolaires? Ces ruptures à répétitionS du rythme scolaire s’additionnent en effet aux longues fins de semaines de deux jours. Perturbent-elles sévèrement nos enfants ?
    Faut-il remplacer le jeudi par le mercredi ?

    mardi 18 mars 2008

    Education Nationale encore agitée par la gauche conservatrice

    Les professeurs à nouveau appelés à la grève contre la réforme du système
    Les syndicats ne soignent vraiment pas l'image des enseignants
    PaSiDupes dénonce le flou artistique des consignes. Les syndicats mêlent sans distinction 11.200 postes, dont 8.830 dans les collèges et lycées publics, en affirmant qu’ils disparaîtront à la rentrée, sans rappeler que ce sont pour la moitié des départs à la retraite et que certaines classes, ne comporter que trois élèves, comme en langue dite rare malgré un choix de cinq ou six, mais de façon assez générale dans les options facultatives, tel le Corse ou le provençal, et les demi sections de BTS à seize. Et ne parlons pas des professeurs détachés et des professeurs sans élèves (VOIR le libellé de PaSiDupes).
    Le SNES, qui n’a pas anticipé les départs à la retraite des baby boomers-enseignants, au temps des années Jospin, annonce soudainement "80.000 suppressions d'emplois programmées" d'ici 2012 dans l'Education, motif principal du mouvement de mardi.
    Machine politique, le SNES se livre à un nouvel amalgame politicien entre personnels divers. Son intention première consiste à agiter l’opinion publique et à lui donner à croire que l’ajustement rationnel des moyens va frapper exclusivement les professeurs et donc affecter les chances de réussite de leurs enfants: faire baisser le taux de 86% de réussite au bac? Mais certains personnels en grève seront des personnels d’une part non enseignants et d’autre part gérés, non par le ministère, mais par les collectivités locales (Conseils généraux ou communes très politisés)…
    Prévisionnistes de fraîche date, les intellectuels du SNES mélangent tout pour inquiéter et paraître plus forts, mais l’appel est peu suivi, toujours moins à chaque relance de grève, vu cette répétition lassante. Le mot d'ordre pourrait être suivi ponctuellement, dans les municipalités qui noyautent leurs personnels poussés dans la rue, dans la mesure où chaque établissement scolaire a désormais pris connaissance des réductions de postes pour la rentrée prochaine. On observera que les départements les plus majoritairement à gauche seront les plus mobilisés, y compris par les Conseils généraux qui jouent le jeu de l’agitation syndicale à des fins politiciennes et médiatiques. Ces derniers jours, de nombreux mouvements de protestation ont éclaté, en région parisienne - Yvelines, Seine-et-Marne, Val-de-Marne - mais aussi dans l'Hérault, à Roanne (Loire), Toulouse, Lille... Ce sont des régions aux mains de la gauche, comme les Bouches-du-Rhône. Pour faire nombre, Guérini met dans la rue ses propres personnels: depuis la loi de décentralisation, les agents de service des collèges sont placés sous l'autorité des collectivités locales ! Le contribuable vous paie pour aller manifester dans la rue avec la bnédiction du patron, le président du Conseil Général...

    C’est donc confirmé ! Les enseignants sont toujours en congés, puisque la rentrée sociale continue… à peine les trois zones scolaires rentrées de vacances de février! Cette fois, c’est une tournante sur deux jours.
    Ce mardi les enseignants et « autres personnels » des collèges et lycées publics sont appelés à la grève par une intersyndicale pour protester contre les restrictions budgétaires, la réforme de l'enseignement professionnel et le rapport Pochard sur la condition enseignante.
    Mardi, "nous attendons 30 à 35% de grévistes", a envisagé lundi Claudie Martens, co-secrétaire générale du Snes-FSU (majoritaire dans le second degré), à l'origine de cet appel, avec la CGT, FO et Sud (minoritaires, voire non représentatif), donc tous personnels confondus, comme si leurs revendications étaient identiques.

    Demain mercredi, ce sont les professeurs des écoles qui sont appelés, par le SNUipp-FSU (majoritaire) à "une journée nationale d'action" (manifestations, distributions de tracts, simulacres de classes des années 50, mais pas d'appel à la grève), pour "protester contre les mauvais choix ministériels" faits pour l'école. Un mercredi festif !
    L'appel n'est pas unitaire, puisqu’il n’est pas suivi, au niveau national, par le Sgen-CFDT (2e dans les collèges-lycées, ni le Snalc-Csen (3e). En outre, contrairement aux précédentes journées de grève (20 novembre, 24 janvier), le mouvement ne s'inscrit pas dans une journée d'action plus large de la fonction publique.
    Selon cette intersyndicale partielle, la réforme du système éducatif "met en péril l'organisation des enseignements" et "dégrade les conditions de travail des personnels et des élèves". Par avance, elle craint de surcroît, au travers du rapport Pochard sur la condition enseignante, que la "revalorisation" promise par le candidat Nicolas Sarkozy en campagne se traduise en réalité par la polyvalence des enseignants (pour être honnête, il ne s'agit de bivalence) et la refonte de l'organisation de leur temps de travail, ce qui serait "porteur de dangers pour les statuts et les missions des enseignants". Le SNES-FSU et le SUipp-FSU se veulent des syndicats de progrès mais s'avèrent aussi frileux que peuvent l'être des conservateurs. Puisque les syndicats de la gauche réactionnaires s'en garderont bien, il faut pourtant dire qu’à nos frontières et le Royaume Uni et l’Allemagne, par exemple, pratiquent déjà depuis de nombreuses années le système voulu maintenant par le gouvernement.
    Ce rapport Pochard a été remis début février au ministre de l'Education, lequel doit annoncer ses décisions sur ce sujet en avril-mai: un joyeux mois de mai en perspective!...
    Les organisations syndicales, soutenues par certaines fédérations de parents d'élèves et lycéens, entendent par ailleurs "rappeler (...) leur refus de la généralisation des baccalauréats professionnels en trois ans", le « bac pro ».
    Leur réforme en cours doit aboutir à la rentrée 2009 à une formation en trois ans au lieu de quatre actuellement, par le biais et la suppression de certains BEP, en deux ans après le brevet, selon les secteurs d'activité. Parler de suppressions est extrêmement injuste puisqu’il s’agit d’une part de prolonger la formation et d’autre part à un niveau plus élevé. Revendiquer plus d’enseignement et refuser le passage de deux à trois années de formation n’est pas très cohérent.

    Le 24 janvier dernier, journée d'action qui avait également concerné les écoles primaires et à laquelle appelaient la quasi-totalité des syndicats, les grévistes étaient entre 34,21% selon le ministère, qui ne dénombre ni les personnels qui ne sont pas en présence d’élèves ce jour-là, ni les malades, comme les morts en Corse, et 54% selon les syndicats qui comptent tous les personnels, y compris les personnels détachés ou convoqués à d’autres tâches et réunions.
    Nous pourrons faire la comparaison avec les chiffres du ministère, les seuls qui vaillent…