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samedi 16 décembre 2017

France : de vieux camions frigorifiques pour reloger des SDF

Mais des hôtels Formule 1 pour les migrants clandestins

De vieux camions frigorifiques pour reloger des SDF
L'association Home311 a eu la belle idée de transformer de vieux camions frigorifiques en logements pour des sans domicile fixe. Quand ils n'ont plus le droit de rouler en France, les camions frigorifiques peuvent servir de logement à des SDF, a décidé l'association Home311. Après 12 ans de service, les camions frigorifiques ne sont plus aux normes et n'ont plus l'autorisation de rouler en France. "Ces camions sont faits de telle façon qu'ils sont parfaitement isolés."

Plutôt que de voir les transporteurs vendre leurs remorques à des associations étrangères, "on a pensé que c'était dommage de ne pas utiliser une ressource qui est incroyable", a expliqué Frédéric Tabary, président de l'association dans l'émission Circuits Courts sur Europe 1. 
Image associée"Ces camions sont faits de telle façon qu'ils sont parfaitement isolés et résistent à des températures de -40 degrés", ajoute-t-il. Une fois récupéré, le camion est adapté après une vérification complète de la remorque : "On ouvre des fenêtres dans le flanc du camion (...) et on va venir insérer dedans un WC, une douche, un lavabo, tout ce qui est nécessaire pour y vivre ou au moins dormir dedans." 
Home 311 propose donc des solutions d'habitat raisonnées, rapides et efficaces pour les réfugiés climatiques et les sans-abris, grâce à deux projets : Une Villa En Urgence et Un Camion En Urgence.
Un projet en pleine expansion

Résultat de recherche d'images pour "migrants Formule 1"Et le projet grandit à vue d’œil : 
"On a rendez-vous demain (jeudi) avec la mairie de Paris, la semaine prochaine avec la mairie de Nantes et les communes commencent à appeler." Seulement 20.000 euros sont nécessaires pour chaque camion. 

Pour financer la dépense, l'association en appelle aux dons des grands patrons français. "Xavier Marie, l'ancien PDG du groupe Maisons du monde (...) a financé le premier camion. En tout début d'année, il va faire un appel aux 1.000 plus gros patrons français" pour qu'ils en fassent de même.

lundi 3 décembre 2012

Logement : Duflot menace de réquisitions l'Eglise et la SNCF

La ministre EELV de Ayrault menace de réquisitions


L'imprécautionneuse cigale de Hollande ne trouve pas à loger ses sans-abri

DAL  co-gère
la politique socialo-écolo
du gouvernement

Cécile Duflot veut donc réquisitionner des biens de l'Eglise et à la SNCF pour faire face aux problèmes de logements, alors qu'elle découvre -après sept mois- que l'hiver va être rude. "Nous devons faire face à une des situations les plus difficiles que nous ayons eues à connaître depuis ces vingt dernières années", assure la ministre écologiste dans un entretien au Parisien.

Sans doute le logement des plus précaires n'était pas jusqu'ici la priorité de la ministre radicale.

Coïncidence du calendrier, voilà un mois, jour pour jour, le Premier ministre avait déjà cherché la facilité: plutôt que de construire des foyers d'accueil, lors d'une visite au centre gérant les appels au Samu social du Val-de-Marne, à Créteil, il avait  demandé un "inventaire" des bâtiments vides pouvant accueillir des personnes sans domicile. Sont surtout visés " des bâtiments appartenant à des institutions, des administrations, des grandes entreprises ". " Nous en aurons le résultat dans quelques semaines, ensuite autant que de besoin nous prendrons nos décisions, s'agissant bien sûr de le faire dans le respect du droit et de la propriété, mais les lois existent et nous entendons les appliquer ", avait-il ajouté.


Les associations et la droite sur la même ligne

L'opposition avait villipendé une mauvaise action du gouvernement 
" C'est contre-productif. Ca dissuade les propriétaires d'investir dans les futurs logements ", avait dénoncé son prédécesseur UMP, Benoist Apparu. Un logement peut être réquisitionné pendant cinq ans et même douze quand de gros travaux s'imposent. " Pour nous, la réquisition n'est pas une politique en soi ", s'était défendu l'entourage de Cécile Duflot, dans l'instant. 

Les associations dénoncent un pis-aller. 
" Ca ne peut être qu'un outil parmi d'autres à n'utiliser qu'en période d'urgence ", estime Christophe Robert, le délégué général adjoint de la Fondation Abbé-Pierre qui attendait déjà du gouvernement qu'il mette rapidement en oeuvre " les solutions durables " qu'il a promises. " Il s'est fixé 500.000 logements par an. Mais dans le budget de l'Etat, il n'y a pas de quoi les construire ", déplorait-il. La loi sur le logement ne donnera pas des résultats très visibles avant trois ans.


Ce n'est encore pas la faute de l'incurie gouvernementale 
Aujourd'hui, sans concertation et contre l'avis de l'opposition ou de la Fondation Abbé-Pierre, sa ministre demande à l'Eglise, mais aussi à la SNCF, de mettre  leurs bâtiments vacants  à disposition des plus démunis, et des sans domicile fixe, toujours plus nombreux. 
Elle a écrit à l'archevêché de Paris qui posséderait " des bâtiments quasi-vides". "L'Eglise fait partie des personnes morales... dans tous les sens du terme ! J'ai bon espoir qu'il n'y ait pas besoin de faire preuve d'autorité. Je ne comprendrais pas que l'Eglise ne partage pas nos objectifs de solidarité. Pour moi, ce n'est pas une simple question légale, c'est un choix de société", souligne encore la ministre. 
Par ailleurs, "nous travaillons avec la SNCF, pour que celle-ci mette à notre disposition des logements de cheminots devenus vacants", ajoute-t-elle.

Cécile Duflot n'a pas pensé à la maison de la CGT à Montreuil
Lien PaSiDupes - " Les élus 'bling bling' de la CGT à Montreuil les vacances de luxe des Cégétistes pour se remettre des grèves"


Pourtant, la ministre du Logement qui a comparé la situation à celle de l'hiver 1954 au cours duquel l'abbé Pierre avait lancé son appel, dramatise. "Cet hiver, le plan mobilisera 19 000 places. Mais cela risque de se révéler insuffisant", note, les bras croisés, Cécile Duflot.

Des réquisitions dans l'urgence, plutôt que des constructions pérennes

La menace de réquisitions n'est pas "une posture idéologique mais un moyen de répondre à l'urgence", a déclaré la volubile Duflot. 

Gouverner, c'est déclarer et non plus prévoir
"S'il faut en passer par des réquisitions, je le ferai, sans mollesse, comme l'avaient fait De Gaulle ou Jacques Chirac", prévient Cécile Duflot qui fait néanmoins appel aux "bonnes volontés". 
"On peut faire mieux sans beaucoup plus", raconte la piplette, avec un réalisme vert cannabis.

jeudi 1 janvier 2009

Réveillon de Désirdavenir Royal, entre personnes en difficultés

Sa Cynique Majesté Royal à la soupe populaire, pendant 90 minutes
En a-t-elle profité pour se restaurer ?


Battue à la présidentielle et rebattue au PS, Sa Cynique Majesté Royal a participé mercredi soir à un réveillon organisé pour des personnes en difficulté ou isolées à Boulogne-Billancourt, ville des Hauts-de-Seine particulièrement frappée par la crise et où elle a son petit deux pièces insalubre. Micros et caméras étaient assemblés pour ses souhaits médiatico-démagogiques que la "dimension humaine" soit "remise au coeur des décisions" politiques.

Une précaire de la politique au pays des nantis

Encore et toujours à Paris, la présidente de Poitou-Charentes est arrivée vers 20H45 au café Le Parc, dont le patron Philippe Braconnier organise un réveillon gratuit pour des personnes en difficulté, sans-domicile, handicapés ou isolées, depuis neuf ans et avec le soutien d'associations et de la mairie.

La n°5 de Chanel des personnalités françaises est venue "en voisine" dans le café qu'elle fréquente assez régulièrement, selon le patron de l'établissement. Le maire UMP de Boulogne, Pierre-Christophe Baguet, est lui aussi passé à la soirée de réveillon.

Dans sa courtoise ‘fraternitude’, l’amère Royal a déclaré à la presse ne pas avoir écouté l'allocution de voeux du président Nicolas Sarkozy, indiquant qu'elle le ferait "certainement demain" (jeudi).
Elle a préféré se montrer au peuple des militants dévots et, du seul fait de sa présence miraculeuse, "remettre la dimension humaine au coeur de toutes les décisions" politiques, jugeant par exemple "intolérable", comme tout le monde, que des personnes puissent mourir de froid, alors que "ce sont toujours les mêmes qui s'en mettent plein les poches". Personne n’a pourtant été témoin d’un geste concret, en espèces sonnantes et trébuchantes… A-t-elle mis la main à la poche ou est-ce l’ISF qui limite ses élans du cœur ? Heureusement qu’elle compense avec des déclarations et que les beaux sentiments font bouillir la marmitte...

L’année du Ché Royal
"Pour une question de survie, il faut agir tout de suite, d'une façon radicale et révolutionnaire", a-t-elle ajouté, souhaitant que soit retrouvé un "modèle de vivre ensemble". Sur le ‘modèle du vivre ensemble’ au PS, avec la Ch’tite Aubry ?

Curieusement, la "globalisation" ne fait plus partie du langage de l'opposition...<BR>"L'année se termine lourdement avec une crise profonde", a-t-elle souligné, sans qu'on sache si elle fait allusion au PS, tout en jugeant qu'il "peut sortir quelque chose de bon de la crise [du PS ?], si on a du courage politique, de la volonté, si ça amène une meilleure répartition des richesses".


Si elle n’avait pas assuré ne pas avoir écouté Sarkozy, on pourrait soupçonner ce Mr Jourdain de copier le Président et de faire du sarkozysme, sans le savoir.

vendredi 5 octobre 2007

Fiasco de DAL au désespoir des sans-logis

DAL - Des photos qui disent ce qu'on y voit
Et non pas ce qu'on voudrait qu'elles disent...
Un lecteur anonyme (phv) a bien voulu attirer notre attention sur son travail de sympathisant de DAL (Droit au Logement) en nous dirigeant vers ses photos de l'opération au métro Riquet le 3 octobre au matin. Nous le remercions.

Voici ses commentaires associés aux photos qu'il publie (sur son blog):
'Jean-Baptiste Eyraud (ci-dessous) avait la mine des mauvais jours ce matin devant la station de métro Riquet, dans le 19e arrondissement de Paris. La Police avait été informée de l'opération de grande ampleur que son organisation Droit au logement planifiait avec l'installation d'un campement à l'autre bout de la capitale. Familles et militants ont été interceptés sur ce quai de la ligne 7 [de la station de métro Riquet], lieu d'un rendez-vous manifestement éventé. Les femmes accompagnées d'enfants ont été évacuées, les autres embarqués, les tentes saisies.'

Aucun commentaire de l'auteur en revanche sur la photo suivante.
Penset-il qu'elle parle d'elle même?
La photo est émouvante. Mais elle ne montre pas des violences policières comme une observation rapide pourrait le donner à penser, à condition d'être partisan et c'est probablement l'intention du photographe.
Il est clair, à l'inverse, que la dame fait de la résistance, qu'elle se sent bien seule et désemparée. Elle se défend et crie son désespoir. Elle a été amenée là et réalise qu'elle a été menée en bateau.
La responsabilité de DAL est criante. Combien de sans-logis seront encore entretenus dans cette illusion d'une régularisation et d'un droit au logement par la force?
Une autre photo du même auteur (source Fickr) souligne le délaissement de cette femme anéantie par de vains espoirs, et de son enfant.
L'abandon peut revêtir divers aspects: en voici un qui pourrait donner à réfléchir aux militants de DAL, si l'intérêt des sans abri les préoccupe véritablement.
Combien d'expériences de ce type comptent-ils leur faire endurer encore?
Une autre est en cours au moment où nous écrivons...

Les Français sans logement négligés par DAL

Solution de DAL : un ghetto précaire pour ses ‘protégés’…
DAL (Droit au logement, association loi de 1901) projetait d'installer dans Paris un nouveau camp de sans-logis, en période de Coupe du Monde de Rugby, mais ce projet malveillant pour l'image de la France, a tourné court, mercredi, en raison d'une intervention policière qui s'est soldée par une soixantaine d'interpellations.
Le co-fondateur de Droit au logement et porte-parole de Droits devant! est Jean-Claude Amara.
DAL avait donné rendez-vous au métro Riquet (XIXe arrondissement), mercredi à 7 heures, à des familles militantes "sans logis ou en voie d'expulsion" avec l'intention de se rendre "quelque part dans Paris pour installer un campement d'une centaine de tentes", selon le DAL. C'est dire que DAL est à l'origine de cette action illégale et non pas les sans-logis. 'Quelque part' est révélateur d'une technique de subversion qui ne se justifireait pas si elle était légale.
Les quelque "200 personnes présentes, 150 adultes -des femmes, pour la plupart (ce qui est plus porteur devant la presse que des hommes dans la force de l'âge, qui se tiennent en alerte à distance, néanmoins) - et une cinquantaine d'enfants en bas âge" -détail anodin -, n'ont toutefois pu passer aux actes, empêchés par d'"importantes forces de police" ('importantes', selon qui? les riverains?). Les forces de la loi ont bouclé la station avant de faire sortir les manifestants, procédant, toujours selon le DAL, à "l'interpellation d'une cinquantaine de personnes et à la confiscation des tentes amenées par les familles". DAL a réussi à ne pas mentionner de violences. Mais la journaliste de France Info a vu qu'une robe de petite fille -'en bas âge' était déchirée: la reporter précise objectivement qu'elle n'établit pas de lien de cause à effet... Ca s'appelle du vice!

Sans aucun souci de surenchère militante, France Info diffusait ce vendredi matin une précision compassionnelle: les musulmans avaient été empêchés de s’alimenter par cette intervention de police à 7 heures du matin, car c’est en effet ramadan. Qui n’empêche pas de participer à un rassemblement à 7 heures du matin pour se rendre "quelque part dans Paris pour installer un campement d'une centaine de tentes"…
La radio publique n’a en revanche pas précisé si les sans logis chrétiens avaient pu manger du poisson. Faut-il en conclure que La plupart des contrevenants ne sont pas chrétiens ? Et que DAL mobilise pour le logement de certains mais ne fait pas cas des difficultés des autres ?
De source policière, soixante-deux personnes (28 hommes -il y en avait donc, finalement- et 34 femmes) ont été "conduites au poste pour vérification d'identité". Professionnel, DAL, demande "la libération immédiate des personnes interpellées, et proteste contre l'importance du dispositif déployé pour une opération arbitraire" que son porte-parole Jean-Baptiste Eyraud a qualifiée d'"illégale". Arbitraire unilatéral ? Et la légalité ? Seul J.M. Eyraud connaît le droit français: il ne se l’applique pas mais prétend l’adapter aux autres, revu et corrigé par DAL !

Eyraud a estimé l'intervention policière d'"autant plus étonnante et révoltante que l'initiative des mal logés s'inscrivait dans le cadre d'une journée internationale pour le droit au logement à l'initiative de divers … réseaux d'ONG, comme Habitat international Coalition" (HIC), c’est-à-dire Coalition International(e) Habitat (CIH), en France. Il est clair en effet que le droit français pour Eyraud n’est rien au regard des actions internationalistes et des méthodes des organisations supranationales. La globalisation radicale…
A l’échelle nationale, la discrimination du DAL en faveur du logement de telle ou telle catégorie se fait-elle au détriment de telle ou telle autre ? Seuls les étrangers seraient dignes d’intérêt ?

samedi 8 septembre 2007

Rama Yade a tellement raison qu’elle en a tort

Le Premier ministre pratique l’ouverture avec les communistes…

La politique n’a rien à faire de la morale.

La secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade appartient à la génération à laquelle on a seriné d’être soi-même : dans l'affaire des SDF d'Aubervilliers, elle ne pense donc pas à mal, elle est elle-même, fière de le rester et d’honorer l’éthique jeuniste irresponsable que la psychologie post-soixante-huitarde a véhiculé pendant des décennies sans se remettre en question.

Mme Yade avait de son propre aveu "improvisé" jeudi matin dernier un déplacement à Aubervilliers, auprès de squatteurs qui venaient d'être évacués, à la demande de la mairie communiste, suscitant donc la colère de la municipalité PCF qui l'accuse de "soutien aux squatteurs". Déplacer les problèmes que l’on soulève et désigner des responsables, ça permet de se dédouaner…

La secrétaire d'Etat a expliqué avoir voulu "arranger les choses" par sa visite. Elle fait de l’humanitaire, elle est solidaire et cherche à faciliter des solutions. Ce qui est très bien vécu venant de la gauche, mais vu d’un très mauvais œil lorsqu’il s’agit d’un responsable de droite. Mme Yade a d’ailleurs précisé avoir été récemment "sollicitée" par une association, sur le cas de plusieurs familles mal-logées d'Aubervilliers et Asnières (Hauts-de-Seine), ajoutant qu'on "ne peut laisser comme ça devant une école des familles en situation difficile".

L'évacuation des 80 tentes installées depuis le 11 juillet devant un groupe scolaire par quelque 130 squatteurs demandant que quatre familles soient relogés a donc eu lieu tôt jeudi matin. Par les forces de l’ordre à la demande du tribunal, mais en fait de la mairie communiste qui a saisi la justice en désespoir de cause. Le PCF comptait rester tapi dans l’ombre, tout en lançant la police mais propulse Rama Yade sous les feux des projecteurs. Si on n’y prend pas garde, la secrétaire d’Etat peut être rendue responsable de la situation des sans-logis d’Aubervilliers, après deux mois d’incurie communiste!

Des squatteurs se sont réinstallés dès jeudi soir, alors que seulement quatre familles dures à cuire n’avaient pas trouvé à leur convenance les logis proposés. Au son de tam-tams, ils ont tendu à 19H30 une grande bâche entre quelques arbres, à quelques mètres des lieux d'où les quatre familles -renforcées de militants relogés et d’activistes professionnels- avaient été délogées tôt le matin. "Nous resterons là ce soir", a expliqué Ibrahim Souare, un des porte-parole, réitérant la demande des squatteurs "que toutes les familles soient relogées". Tout ou rien radical.

La situation des SDF est montée en épingle : la municipalité communiste saisit la justice alors que les familles qui font de la résistance ne sont plus que quatre. La secrétaire d’Etat n’écoute que son cœur, se rend sur le terrain et donne à l’affaire l’écho que la précarité requiert. Rama Yade explique avoir voulu "amorcer un dialogue" par sa visite.

Mais ce sont les SDF de la municipalité communiste qui ne veut pas de publicité. DAL se déclare perturbé, par la secrétaire d'Etat, dans son activité souterraine… On ne pénètre pas impunément sur sa chasse gardée du 9.3. La gauche extrémiste entend y faire sa loi, sans partage. Pas même avec les autorités de la République. Surtout pas elles !

Le Premier ministre entendait bien laisser le PCF s’embourber dans son problème local, puisqu'après tout ils prétendent avoir un meilleur savoir-faire des questions sociales que les autres. Mais Rama Yade est venu troubler le jeu, en toute innocence et au nom de la solidarité nationale. François Fillon a donc reçu jeudi la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade "pour comprendre les raisons" du déplacement controversé de celle-ci auprès de squatteurs en Seine-Saint-Denis. "Il lui a fait savoir qu'à l'avenir, ce type de démarche devrait faire l'objet d'une concertation avec ses collègues" du gouvernement, a-t-on précisé. La ministre de tutelle, Mme Boutin, impute cette démarche à la générosité et à l’inexpérience de sa jeune collègue.

Et que disent les agitateurs et promoteurs de la ‘défiance citoyenne’ ? "Nous sommes indignés de constater qu'une ministre conteste ainsi une décision de justice prise par un juge indépendant", a assuré Roland Taysse, le directeur de cabinet du maire communiste. C’est beau comme une défiance à la théorie de Pierre Rosanvallon.

A défaut de réussir à libérer les SDF de l’emprise radicale, Rama Yade est finalement parvenue à sortir le PCF de l’impasse dans laquelle il s’était engagé. On se prend à se féliciter qu’ils n’aient pas de responsabilités nationales… La secrétaire d’Etat a aussi réussi à plonger le PCF dans l’hypocrisie : ses déclarations ne manquent pas de saveur !

jeudi 6 septembre 2007

Aubervilliers: le PCF veut déplacer les sans-abri et … ses responsabilités

Le PCF juge provocante la visite de Yama Rade aux squatters


Libération vole au secours des communistes. Dans un article du 6 septembre le quotidien rose de Rothschild accuse la secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et aux droits de l'Homme, Rama Yade, de provocation, réaffirmant la chasse gardée communiste sur le 9.3 et déclarant la Seine-Saint-Denis zone de non-droit.


La visite de Rama Yade a été dénoncée par la mairie communiste comme un «soutien affirmé aux squatters». C’est un comble ! Que le gouvernement se tienne à distance et il est accusé d’incurie ; qu’il veuille aider au règlement du problème et il est fustigé. En connaisseur de ce qu'elle dénonce, l’association Droit au Logement (DAL) n’est évidemment pas de reste pour condamner et parle, d’une «tournée démagogique et politicienne, pour tenter d’amadouer les expulsés». Touche pas à mes sans abri !


Cette visite serait d'autant plus surprenante pour la gauche que la jeune secrétaire d’Etat n’aurait compétence ni sur le logement ni sur la précarité. A Rama Yade, les activistes ne reconnaissent pas même une compétence humanitaire, comme à tous les Français qu’ils incitent par ailleurs à la 'défiance citoyenne' et à la solidarité tout aussi citoyenne. Rama Yade ajouta cette précision: «Je ne suis pas venue en tant que ministre, plutôt en tant que secrétaire nationale de l’UMP». En tant qu'Africaine, ajouterons-nous.


Elle tenta aussi hier de faire un peu de pédagogie et de faire comprendre sa première initiative politique depuis son entrée au gouvernement: «J’ai été sollicitée à plusieurs reprises par des associations qui interviennent auprès des squatters d’Aubervilliers. Je ne pouvais rester sourde à ces sollicitations». «Choquée» par le spectacle de ces expulsions — «Ce n’est pas bien que des enfants assistent à des scènes pareilles» —, elle assure qu’elle n’est venue que pour «comprendre» et «observer».



Mais la mairie d’Aubervilliers ne voit pas d’un bon œil cette offre d’assistance du gouvernement dans un dossier qu’elle n’a pas su gérer sans se défausser en faisant appel à une décision de la justice pour faire disparaître les sans-abri de sa vue, par les … forces de police ! La municipalité assure que cette visite à des squatters condamnés ( sic !) est une remise en cause d’une «décision de justice prise par un juge indépendant». On croit rêver ! Ils soutiennent les sans-abri dans les autres communes, mais ne les tolèrent pas sur leur territoire.


Face à tant d’indécence et aux attaques dont elle fait l’objet de la part de la gauche en général et des communistes en particulier, la secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et aux droits de l'Homme a été amenée à un petit rappel de l'obligation de mémoire en soulignant que ses détracteurs sont «très mal placés pour nous faire la morale et nous donner des leçons sur le logement», ce que Libération appelle « tirer à boulet rouge »! Des journalistes qui ont un sens de l’humour qui les honore. Ne qualifient-ils pas, par ailleurs, les squatteurs ivoiriens de « campeurs » ?



Quelques heures plus tôt, Rama Yade était à Asnières, autre ville confrontée à un problème d’expulsion. Elle ainsi eut l’occasion d’observer que le maire UMP, Manuel Aeschlimann, avait eu, pour sa part, la compétence de gérer le dossier«admirablement».


Libération riposte abusant de son pouvoir dominant de journalistes et de la crédulité de ses lecteurs qu’il n’est pourtant pas sensé désinformer. Le journal affirme que la situation à Asnières n’est pas comparable : les expulsés d'Asnières sont restés trois semaines à la rue avant que la mairie s’occupe de leurs cas. En effet ! Mais la municipalité d'Aubervilliers a attendu deux mois pour avouer son impuissance et se défausser : elle a fait appel à la justice pour régler son problème et accuser le pouvoir...


Moralité de l'affaire, il n'y en a pas... Bravo, la gauche et la presse affidée !


Sans se déconsidérer, Libération a omis de faire le rappel historique sur l’usage du bulldozer par les mairies communistes pour déloger les sans-abri. PaSiDupes le fait pour eux dans son billet suivant (libellé 'bulldozers'…

Au Forum social des quartiers populaires de la Porte de Paris à Saint-Denis des 22-23-24 juin 2007, ils se proclamaient les "indigènes de la république"...mais les élus communistes d'Aubervilliers le sont-ils,

vous demandez-vous encore?...