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vendredi 30 novembre 2012

Intox: Valls déloge des migrants en situation régulière

Mélenchon dénonce le palmarès "éloquent" de Manuel Valls en matière d'expulsion.


En vérité, à  Rennes, Valls fait semblant d'être ferme

L'association Droit au logement (DAL 35) dénonce une intox médiatique
Les migrants "ne risquent rien, ils sont en situation régulière", décrypte Yannick Cottin. 

La police a expulsé  près de 200 demandeurs d'asile installés depuis mai dans une ancienne maison de retraite à Pacé, près de Rennes. 
Le logement avait été "réquisitionné" par l'association Droit au logement (DAL) et l'opération d'évacuation s'est donc déroulée sans incident mardi matin"L'opération est terminée. Tout s'est passé sans incident, dans le respect des personnes et dans le calme", a souligné le préfet d'Ille-et-Vilaine, Michel Cadot, lors d'une conférence de presse. 
Il a précisé que 183 personnes, dont 73 enfants, ont été séparés lors de évacuation puisque dirigées vers des logements individuels ou collectifs mis à disposition dans le département socialiste. "Il n'y aura ce soir aucune des personnes logées jusqu'ici dans ce squat qui sera sans logement", a-t-il promis.
VOIR et ENTENDRE un compte-rendu militant de la chaîne BFMTV, qui participe à la propagande du ministère de l'Intérieur soucieux de se fabriquer une réputation de fermeté:


Conclusion
 désormais, une expulsion politique peut être  "juste"d'autant qu'elle frappe des personnes en situation régulière...
Mais il faut bien regretter aussi qu'aucune indication n'est fournie sur la provenance des expulsés: il est donc impossible d'évaluer le bien-fondé des demandes d'asile.
Ces migrants sont-ils des demandeurs d'"asile": politique ou économique ?  

Les migrants sont en situation régulière

Une présentation idyllique des faits d'expulsion
Des gendarmes sont intervenus peu après 4 heures du matin pour interdire l'accès à La Résidence du Parc, l'ancienne maison de retraite de Pacé, près de Rennes. Après un contrôle d'identité, dont on ne sait pas plus, chaque migrant s'est vu remettre,  un ticket de bus pour rejoindre la préfecture où il devait être orienté vers l'un des logements recensés.

En famille, "ils ont quitté les lieux", comme si le choix des expulsés était volontaire, avec chacun deux sacs au maximum. Le reportage présente les évacués comme des acteurs libres de leur destin: " Puis ils se sont dirigés vers l'arrêt de bus tout proche. Une migrante irritée, [une seule] racontait qu'elle avait dû laisser des meubles et des effets personnels. "Tu prends deux sacs et c'est fini, il faut qu'ils laissent les gens prendre leurs affaires !", réclamait l'unique rebelle. Il y a toujours des mauvais coucheurs !
VOIR et ENTENDRE un témoignage suspicieux:

Le palmarès "éloquent" de Manuel Valls

Le Parti de Gauche d'Ille-et-Vilaine a toutefois exprimé de son côté "sa profonde indignation" à la suite des expulsions.
Il estime que Manuel Valls, "en six mois d'exercice à l'Intérieur, a déjà un palmarès éloquent de répression à son actif et dans ce domaine comme dans bien d'autres on ne voit hélas pas le changement".

La police a mis 10 jours pour appliquer la loi
Fin juillet, le tribunal de Grande instance de Rennes avait accordé un délai de quatre mois aux demandeurs d'asile, soit jusqu'au 15 novembre. 

samedi 26 février 2011

Action directe, les années sanglantes, pour ceux qui auraient oublié

Terrorisme: la poudre et l'allumette



Jean-Marc Rouillan et Nathalie Ménigon, deux chefs de file du groupe armé d'extrême gauche Action Directe (photo non datée)



1982.
L'Express consacrait un article à la résurgence de groupes comme Action directe (lien Wikipedia), avec l'aide d'un historien, Xavier Raufer, auteur d'un livre où il donnait de nouvelles perspectives sur le terrorisme.

Le 27 mai, au début de l'après-midi, une voiture roule à très (trop?) vive allure sur l'autoroute A1 en direction de Paris. Près de la sortie de Compiègne (Oise), son conducteur en perd le contrôle; embardée, tête-à-queue, tonneaux, le véhicule termine sa course folle contre le bas-côté droit. A bord de l'épave, une passagère grièvement blessée, Nathalie Ménigon, 25 ans.

Pour la police, elle n'est pas une inconnue. Pasionaria du groupe Action directe, elle a participé, au côté son compagnon Jean-Marc Rouillan, à diverses opérations de ce réseau terroriste dont il est le leader.

Libérée, le 17 septembre 1981, pour raison médicale, elle est venue occuper un immeuble du quartier de la Goutte-d'Or (Paris XVIIe), "squattérisé" au profit d'immigrés turcs.
Au moment de son accident, elle revenait de Belgique avec un stock de 15000 affichettes appelant à une "manifestation armée" contre la venue du président américain Ronald Reagan au Sommet de Versailles : une silhouette en tenue de combat brandissant un pistolet-mitrailleur. L'appel est signé Action directe. Il dit: "Le terroriste Reagan, voyageur de l'impérialisme U.S., ennemi des peuples, doit être accueilli par la haine, devant des poings levés et des armes chargées."

Détail important: ce texte est rédigé en français, en turc et en arabe, tout comme le tract de la Fraction armée révolutionnaire libanaise (Farl) diffusé, le 7 avril dernier, par des militants d'A.d., tract qui revendiquait l'assassinat quatre jours plus tôt du diplomate israélien Yaakov Barsititllatov.

La résurgence d'un tel groupe risque de démentir l'analyse rassurante des autorités françaises [PS]. A la recrudescence du terrorisme international, contre lequel il tient de véritables conseils de guerre depuis le sanglant attentat de la rue Marbeuf (22 avril 1982 - lien Wikipedia vers les attentats meurtriers en France), le pouvoir socialiste oppose souvent la baisse des violences politiques d'origine intérieure, une baisse de 40 %.

Distinguo simpliste aux yeux d'un observateur professionnel comme
Xavier Raufer. Exerçant dans l'enseignement supérieur privé, cet historien de 36 ans, qui a longtemps animé l'étude des mouvements révolutionnaires à l'Institut d'histoire sociale, publie cette semaine le fruit de ses travaux: Terrorisme: maintenant la France? (Editions Garnier). Au moment même où se tiennent à l'Institut de criminologie de Paris les Journées d'étude sur le terrorisme.

Raufer se méfie du terme trop générique de terrorisme, qui masque la hiérarchie réelle des périls guettant notre société. Ainsi la diminution des attentats à l'explosif depuis le 10 mai 1981 n'est-elle due qu'à la trêve corse, alors que l'actualité montre une tendance à la radicalisation de l'extrême gauche, bien plus dangereuse sur le plan national.

A l'
escalade de la violence banalisée (on est passé en vingt ans du cocktail Molotov au lance-roquettes) s'ajoute une dimension internationaliste: "la recherche d'une classe ouvrière de substitution". D'où interactions entre terrorisme importé et terrorisme indigène, des attentats d'origine étrangère provoquant, par contagion, l'émergence de structures de guérilla urbaine sous couvert de lutte anti-impérialiste.

"Voilà le péril majeur, nous dit Raufer. D'un côté, des viviers de jeunes ballottés entre le chômage et les emplois précaires, dépourvus de toute perspective, se constituent à la périphérie des grandes villes : c'est le tonneau de poudre. Et, de l'autre, la boîte d'allumettes : ces groupuscules - heureusement fort réduits, et jusqu'ici efficacement marqués par la police - qui se veulent des partis communistes combattants, en lutte armée contre leur propre Etat."

Paradoxe souligné par Raufer: c'est en France qu'a été théorisé le recours aux armes en démocratie, alors que notre pays s'est trouvé épargné plus longtemps que nos voisins. En 1963, l'ex-avocat du F.L.N. algérien Jacques Vergès est le premier à formuler la doctrine du "pouvoir au bout du fusil", qui sera intellectualisée par le philosophe Louis Althusser et popularisée par les groupes "maos" avec la caution de Jean-Paul Sartre, légitimant la violence au service des "bonnes causes".

Ces groupes se tiennent à l'écart du "happening" de Mai 1968 pour fonder, sur ses décombres,
la Gauche prolétarienne (G.P., militants marxistes-léninistes à l'origine nanterriens, Hauts-de-Seine - lien Wikipedia), puis constituer son bras armé, la Nouvelle Résistance, premier embryon d'un parti communiste combattant. A son apogée, en 1970-1971, l'ex-G.P. passe très près de la lutte armée : rapts du député gaulliste Michel de Grailly et d'un cadre de Renault [Georges Besse, cf. libellé, ci-dessous], etc.

Mais, au dernier moment, un sursaut moral retient les "maos" de basculer de l'action symbolique à la violence meurtrière. Refusant de "se substituer aux masses", ils vont se disperser dans des militantismes sectoriels: dans l'écologie, le féminisme, l'antipsychiatrie, la défense des prisonniers et des droits de l'homme, la fondation du quotidien Libération, etc.

Pourquoi cette autodissolution ? D'abord, leurs guides intellectuels ont, après la phase initiale de fascination, joué un rôle salutaire de garde-fou. Ensuite, la dénonciation des « méthodes fascistes » de l'O.A.S. était encore présente dans tous les esprits.

Enfin, deux faits ont contribué à bloquer l'engrenage terroriste: une rencontre avec
Andréas Baader (lien Wikipedia vers le groupe terroriste "la bande à Baader"), qui apparut aux responsables "maos" français comme un dangereux psychopathe; et le massacre des athlètes israéliens aux Jeux de Munich, en septembre 1972.

Mais, au moment précis où les "maos" français renoncent à suivre les modèles italien et allemand, des rescapés de réseaux antifranquistes catalans créent dans le midi de la France des Groupes d'action révolutionnaire internationalistes (Gari), qui, de février à juillet 1974, vont perpétrer une dizaine d'attentats, de rapts et surtout de hold-up. Avec une telle maladresse que la police rafle la dizaine d'activistes - dont J.-M. Rouillan déjà - qui forment l'équipe dirigeante.

Une troisième tentative n'aura guère plus de longévité: celle des Noyaux armés pour l'autonomie populaire (Napap), fondés, en 1977, par les laissés-pour-compte de l'ex-G.P. surnommés les "veuves maos". En neuf mois, une douzaine d'arrestations met fin à une série d'actions non sanglantes commencée pourtant par un meurtre: celui d'un vigile de Renault, Jean-Antoine Tramoni, lui-même meurtrier du militant "mao" Pierre Ovemey.

Deux ans plus tard, les rescapés des Gari et des Napap, forts de l'expérience de la clandestinité, fusionnent dans Action directe. Les "branquignols" font place à du professionnel, les intellectuels de l'ex-G.P. à des militants au profil plus fruste, mais aussi plus proche de celui des brigadistes italiens et des desesperados allemands.

De 1979 à 1981, Action directe ne revendique pas moins de vingt attentats immobiliers et financiers: la revendication devient plus importante que l'acte lui-même, encore que le butin des différents hold-up dépasse les 100 millions. La logistique se développe : pas moins de quarante planques d'armes et de faux papiers, de caches pour fugitifs dans la seule région parisienne. Les connexions internationales aussi.

Pratiquement démantelés en 1980, les groupes d'Action directe se sont reconstitués depuis l'automne de 1981 en véritables noyaux armés branchés sur les filières terroristes de Beyrouth. Ils transforment les "squats" en une sorte de "piste Hô-Chi-Minh", à mi-chemin entre délinquance et politique.

Plus d'encadrement intellectuel, de garde-fou, plus d'issues non plus, de solutions de repli dans une société dont les capacités d'intégration se sont affaiblies. Mais un isolement croissant, avec, à terme, une menace complémentaire : celle de voir la décomposition d'une structure de ce type fournir, cette fois, des mercenaires aux groupes internationaux, style Carlos, pour lesquels la France a cessé d'être un sanctuaire.

Menace qui n'a rien de fatal: il est encore temps, selon Xavier Raufer, d'enrayer la formation d'un parti communiste combattant. A condition de la prendre au sérieux et de ne pas se tromper d'adversaire.

(Article de L'Express, par Jacques Déroguy, publié le 11/05/1982)

lundi 27 décembre 2010

DAL - Eyraud fait son show de Noël devant le ministère du Logement

DAL se contenterait d'une étable pour tous


Une centaine de personnes a manifesté le jour de Noël, samedi après-midi, à l'appel de l'association Droit au logement, qui ne manque pas une occasion médiatique.



Manifestation festive

Jean-Ba Eyraud en Père Noël vert des enfants


Le sapin, les banderoles, les jouets distribués à des enfants de familles défavorisées ont logiquement dû être financés par les quelques personnalités présentes au générique, comme la famille Fouettard, Guy Bedos (il prend la défense de Siné et d'Yvan Colonna), Jojo Balasko (habitante de Belleville, en novembre 2007, alors qu'elle soutient des mal-logés qui campent dans la rue, elle s'exclame devant les caméras, « Mais qu'est-ce qu'ils foutent au PS ? L'opposition, c'est nous ! ») et Albert Jacquard, généticien altermondialiste (ainsi soutient-il Philippe Meirieu et la Palestine). Il faut décemment l'espérer, puisque Santa Claus (J.-B. Eyraud, 1954), dit "Babar", ancien sympathisant maoïste et artisan ... charpentier (ça ne s'invente pas !), ne dispose que de ses revenus d'enseignant. Mais le montant des contributions des généreux manifestants n'a pas été révélé. Et pour cause ?

VOIR et ENTENDRE


Le Père Noël réhabilite le Père Fouettard

La permissivité à ses limites, selon Eyraud


Il est né en 1954 à St-Germain-des-Prés, dans une famille «un peu mondaine, un peu bohème», d'une mère peintre, Marianne, soeur du cinéaste existentialiste Alexandre Astruc, et d'un père comédien: des 'bobo' de l'époque. A 16 ans, Jean-Baptiste croise avec ses professeurs « tous plus gauchistes les uns que les autres » le chemin de la mouvance maoïste. Asthmatique, il est envoyé en internat à Briançon. Dans le collège glacé des Alpes, il mène la révolte du chauffage. « Le lendemain on l'a eu, c'est là que j'ai compris que ça marchait comme ça.»


Après des années de petits boulots et d'errance de type 'beatnik' de squat en squat, cet agnostique vit toujours dans le XXe arrondissement avec sa compagne, Nadja, et leurs deux enfants. Opportuniste et exploiteur récupérateur, il a su se trouver une activité intermittente à la mesure de sa nonchalance, en faisant monter sa cote dans le sillage de l'abbé Pierre et en rameutant sur son créneau les stars du spectacle et de la politique.



Les camarades de DAL et Jean-Ba Eyraud se sont regroupés devant le ministère du Logement, boulevard Saint-Germain (VIe) pour un Noël des sans-logis.
« Nous sommes là pour dire que malheureusement ce n’est pas Noël pour tout le monde, les enfants, les mal-logés et les sans-abri »,explique Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL.

Mais DAL ne s'émeut pas du malheur de tous, égalitairement: lien PaSiDupes

Benoist Apparu, le secrétaire d’Etat au Logement, a reçu une délégation de DAL.

mardi 14 juillet 2009

La maire D. Voynet charge la police à Montreuil

Plein d’avenir, un intermittent du journalisme témoigneC’est avec un rare parti pris que Dominique Voynet, maire de Montreuil-sous-Bois, près de Paris, s'est violemment élevée mardi 14 contre l'intervention des forces venue la veille rétablir l'ordre sur sa commune perturbée par une manifestation contre de présumées violences policières.
La police avait dû intervenir pour évacuer un squat d'intermittents du spectacle (politique) que tolérait la maire Voynet, malgré les nuisances et risques associés supportés par la population.

De bon matin sur France Info, l’ancienne dirigeante des Verts a prononcé le réquisitoire de ce qu’elle appelle une "démonstration de force totalement inutile qui a généré à son tour le désordre". Elle en a profité pour insinuer que l’ordre venait 'probablement’ "d'en haut". Même le directeur régional de la police ne serait pas responsable: sur la radio de service publique, la Verte semblait connaître le coupable: l'hyper-actif désigné à mots couverts sur France Info ne serait autre que "qui vous savez"... Et si c'était Brice Hortefeux, ce serait du pareil au même, puisque, sans le début d'une preuve, on peut accuser tout le monde. La rumeur fait le reste et les dégâts qu'on sait dans les quartiers. Que Cohn-Bendit lui fasse de l'ombre ne justifie en rien ces graves insinuations.
La maire D. Voynet était intarissable et véhémente.
La "manifestation dans laquelle la tension était palpable, dans laquelle aucune violence n'a été commise [de l'art de faire du volume avec pas grand chose !], a été dissoute assez violemment [ah, tout de même...] par les forces de l'ordre", a-t-elle déploré. Tout cela n'est-il pas un brin subjectif, mais clairement tendancieux? Quoi qu'il en soit, la maire D. Voynet serait manifestement fâchée que les troubles ne rebondissent pas.

Un journaliste stagiaire du Monde qui couvrait le rassemblement a été placé en garde à vue pendant la nuit bien qu'ayant fait état de sa 'qualité' [le terme est adéquat, mais révélateur du fait que l'aristocratie a transmis ses privilèges à la classe médiatique], rapporte le quotidien mardi. Le "jeune" intermittent était-il véritablement en reportage pour le journal Le Monde ?

La veille du 14 juillet, date à laquelle le sport national dans les quartiers consiste à brûler des voitures de travailleurs (500, cette année), des intermittents du spectacle avaient en effet appelé à manifester lundi soir justement précisément, contre l'expulsion évidemment 'musclée', d'une quinzaine de squatters appartenant à des milieux artistiques d'une ancienne clinique de la ville de la maire Verts: c'était le 8 juillet, soit tout de même 5 jours plus tôt...

La presse ne s’interroge pas sur l’objectivité du témoignage d’un manifestant. Elle cite les propos de Joachim Gatti, un réalisateur de 34 ans, qui affirme avoir été grièvement blessé à l'oeil par un tir de flash-ball lors d'une manifestation qui avait suivi cette expulsion. Comme chacun sait, les manifestants sont souvent eux-mêmes équipés de flash balls. Logiquement, celui-ci aurait dû perdre cet oeil. De plus, le projectile ne provient donc pas nécessairement des rangs de la police.

Dans un communiqué, la Coordination des intermittents et précaires affirme qu'il s'agit de la quatrième personne à avoir perdu un oeil depuis le début de l'année à la suite d'un tir de cette nature. "Grièvement blessé à l'oeil" est devenu "perte d'un oeil", et pour la 4e fois...
Les intermittents seraient-ils donc des animateurs spécialisés dans ce type d’événementiel que la coordination en est à son 4e accident de flash ball ? On ne le sait pas suffisamment, mais les intermittents du spectacle pratiquent des activités à hauts risques... Peut-être auraient-ils besoin d'un stage d'entraînement au maniement des armes ?

Sans dissimulé la récupération politicienne des incidents, la polémiste politique a envenimé le débat.
"La dotation en flash-ball de la police a été appuyée par l'argument que ces armes seraient 'non létales' et que leur usage serait rigoureusement encadré. Les faits démontrent qu'il n'en est rien", a-t-elle estimé. Connaissant le danger présumé dont le flash-ball est accusé, il semble pourtant que, soit l’intermittent de l’agitation politique permanente a eu beaucoup de chance, soit l’arme a fait la preuve de son efficacité purement dissuasive. Dans les deux cas, la maire Voynet n’est guère crédible.

->
Comme il est d’usage en pareilles circonstances, les autorités ont saisi l'Inspection générale des services (IGS, la police des polices) de cette affaire.


La maire Voynet milite pour le réchauffement urbain
Près de 300 personnes ont à nouveau manifesté lundi soir contre les forces de l'ordre et des heurts se sont tout naturellement produits quand la police a voulu les disperser : les manifestants étaient réunis pour en découdre.

Dominique Voynet a poursuivi son réquisitoire en estimant que les policiers ne s'étaient pas contentés de séparer les manifestants, mais qu'ils avaient "plaqué violemment un bon nombre d'entre eux contre les murs" et "les ont frappés à coups de matraque" et "arrosés de gaz lacrymogène, devant des habitants de la ville totalement stupéfaits et effarés". Probablement devant de « jeunes » enfants et de futures mamans…

Les policiers sont-ils tombés dans piège médiatique ?

Le journaliste stagiaire, qui a été relâché mardi à 06h30, raconte son interpellation dans le quotidien Le Monde qui l’emploie.
"La manifestation était en train de se disperser, j'ai soudain été plaqué au sol et j'ai entendu un policier dire: 'Toi aussi, tu viens avec nous'. Ils m'ont attaché les mains dans le dos. J'ai répété à plusieurs reprises que j'étais journaliste, mais ils n'écoutaient pas", déplore-t-il.
"Dans le fourgon, il y avait trois policiers qui traitaient les deux manifestants interpellés avec moi de 'sales gauchos'", assure-t-il.
Et pourquoi pas lui, puisqu’il a été pris dans la même « rafle » ?


Les policiers sont-ils tombés dans piège politicien?

Le journaliste stagiaire, qui a été relâché mardi à 06h30, raconte son interpellation dans le quotidien du Monde qui l’emploie.
"La manifestation était en train de se disperser, j'ai soudain été plaqué au sol et j'ai entendu un policier dire:
'Toi aussi, tu viens avec nous'. Ils m'ont attaché les mains dans le dos. J'ai répété à plusieurs reprises que j'étais journaliste, mais ils n'écoutaient pas", déplore-t-il.
"Dans le fourgon, il y avait trois policiers qui traitaient les deux manifestants interpellés avec moi de '
sales gauchos'", ajoute-t-il. Et pourquoi pas lui, puisqu’il a été pris dans la même « rafle » ?
L’intermittent du spectacle médiatique Le petit stagiaire a honnêtement gagné son CDI…

samedi 14 février 2009

La Gelée Royal se fait payer des nuitées à l’ambassade de France à Washington

Les crédits des Affaires Etrangères affectés aux voyages de Désirdavenir dans le monde ?

Est-elle à ce point précaire qu’elle n’ait les moyens de s’offrir un Formule 1 à chacun de ses nombreux voyages ?
Françoise de Panafieu n’a-t-elle pas dans le passé eu le bonheur de la croiser dans les murs de grès rose de l’Hôtel du Roi David à Jérusalem ? Ainsi, le multimilliadaire de luxe Pierre Bergé serait frappé par la crise économique internationale et il ne ferait plus face aux factures hôtelières de sa protégée ? DAL n’a pas su que l’amère Royal n’avait pas où coucher et n’a pas eu à priver un sans-abri de sa tente Décathlon : en fait, elle aurait refusé cette humiliation… Mais alors, que faisait donc Barrack Hussein Obama ce jour-là que le locataire de la Maison Blanche Noire a négligé cette star de la politique poitevine ? Lorsqu’elle s’est montrée à Bélem, Lula du Brésil lui a-t-il donné à connaître une favela ?

A Washington, celle que la Ch'tite Aubry a spoliée d'un pied à terre Rue de Solférino a demandé à être hébergée à l’ambassade de France, le temps d’une conférence de presse. Cette faveur ne lui fut pas accordée, puisqu’elle n’était en rien justifiée et d’autant moins que le PS critique le coût de la diplomatie engagée par l’Elysée...

Mais, une autre raison est moins honorable.
Sa Cynique Majesté Royal avait commencé par poser subrepticement son sac à viande à l’ambassade et personne n’avait eu le cœur de jeter Cosette à la rue. La pauvrette avait mis devant le fait accompli le personnel de la République qui avait poussé la compassion jusqu’à lui permettre de tremper sa biscotte dans le café du distributeur.

L’Elysée apprit, mais un peu tard, que la squatteuse socialiste s’était faite régaler par le contribuable. Que Sa Cynique Majesté Royal soit recueillie dans des locaux administrés par…Bernard Kouchner, qui n’a pas qu’à se louer actuellement du fair-play de ses camarades, souligne la justesse des critiques de l'amère de Melle au « môme » de l’Elysée « qui a gagné le pompon » qu’elle n’a pas su saisir. "Aimez-vous les uns les autres"...
Le culot ne suffit pas en toutes circonstances.

mardi 11 novembre 2008

Huit arrestations dans l’enquête sur les sabotages SNCF

Soupçons sur l’ultra-gauche : la gauche condamnait !
Le ministère de l'Intérieur a annoncé mardi "l'identification et l'interpellation de 8 personnes appartenant à l'ultra-gauche, mouvance anarcho-autonome : ils sont soupçonnés d’être les auteurs des actes de sabotage commis contre des caténaires SNCF ces derniers jours".

Le parquet antiterroriste est entré en action
Suite aux actes de malveillance à l’origine de fortes perturbations samedi 8 novembre dans le trafic des TGV, Thalys et Eurostar, dans l'Oise, l'Yonne et la Seine-et-Marne, les parquets d'Auxerre et de Senlis étaient en charge de ces affaires, mais ils se sont finalement dessaisis au profit du parquet antiterroriste, à Paris.

Cette décision serait avant tout destinée à "centraliser les enquêtes". En effet, "Il y a une action concertée de sabotage", avait estimé dimanche le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant au vu de la première série de déprédations, qui utilisaient le mode opératoire en plusieurs points. La veille, Guillaume Pepy s'était publiquement posé la question de la possibilité d'un sabotage organisé.
  • Fin octobre, le même procédé --une tige de fer à béton fichée dans la caténaire-- avait été utilisé pour endommager plus de 200 mètres de caténaires sur la ligne à grande vitesse (LGV) Est près de Baudrecourt (Moselle), a indiqué la SNCF lundi.
  • Un nouvel incident s'est produit dimanche soir : un TGV reliant Bruxelles à Perpignan a percuté vers 23H00 deux plaques de béton d'un mètre et de 30 kilos chacune, posées sur la voie à la hauteur de la commune de Coursan (Aude). La collision, qui a entraîné une interruption de trafic pendant 70 minutes, n'a fait aucun blessé et n'a causé que des dégâts mineurs au train.

    L'ultra-gauche?
    Elle est difficile à cerner et souvent confondue avec Action Directe, l'anarchisme et surtout l'extrême gauche. Pour tenter de la définir, il faut donc élargir l'ultra gauche aux courants révolutionnaires marxistes anti-léninistes.

    La mouvance anarcho-autonome de l’ultra-gauche ?
    Elle n’est pas plus connue, bien qu’active.

    2006
  • En mars à Paris, durant le mouvement anti-CPE, l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) fut occupée durant quatre jours par plusieurs centaines de personnes, dont au moins 200 anarchistes et autonomes réunis en Assemblée Générale autonome. Le matériel d'enseignement et informatique fut alors saccagé, et les murs couverts de graffitis. Le tag « Mort à la démocratie » notamment fit scandale auprès des médias (notamment au journal télé de France 2 du 24 mars 2006 ). Ce tag a d'ailleurs inspiré à Léon de Mattis le titre de son livre publié chez L'Altiplano. Les locaux de Charlie-Hebdo aussi furent d’ailleurs attaqués.
  • Au Danemark, en 2007, un verdict de la Cour d'Appel de Copenhague rendu en août 2006 et obligeant l'évacuation du squat Ungdomshuset (Copenhague), ouvert depuis 1982, a entraîné une vague internationale de solidarité envers les squatteurs, dont le mouvement autonome européen (occupations de consulats danois, manifestations devant les ambassades danoises, manifestations massives à Copenhague). Les manifestations qui ont dégénéré en émeutes le 16 décembre 2006 et le 1er mars 2007 ont donné lieu à de nombreuses arrestations d'anarchistes, de squatteurs, d'autonomes et de personnes proches de l'extrême gauche d'une vingtaine de nationalités différentes (dont quelques Français). Les violentes émeutes qui ont suivi l'expulsion du squat par une unité antiterroriste de l'armée danoise (matin du 1er mars 2007) et qui se sont produites les soirs du 1, 2, 3 et 4 mars 2007 sont elles aussi à mettre en grande partie sur le compte du mouvement autonome européen (on compte quelques dizaines de blessés légers des deux côtés). Le squat Ungdomshuset a finalement été démoli le matin du lundi 5 mars 2007. Même si le mouvement de solidarité a été un échec, ces événements ont prouvé l'existence d'une certaine coordination autonome internationale, et ont par la même occasion démontré la puissance offensive de cette dernière.
    > En France, la création d'Assemblées de résistance populaire Autonome à Caen et à Toulouse font suite à l'élection de Nicolas Sarkozy : grève spontanée des jeunes ouvriers d'Airbus Toulouse, en opposition aux centrales syndicales ; vote de la grève des étudiants réunis en Assemblée Générale à l'université de Tolbiac.

    2008
  • Le 19 janvier, deux personnes furent arrêtées, dans la région parisienne, en possession de fumigènes artisanaux et de crèves pneu (clous tordus) et sont mises en détention provisoire. D’après les Renseignements Généraux, il s’agissait alors« d’anarcho-autonomes »
  • Le 5 avril, à Paris, dans le cadre d'une manifestation (de la place d'Italie à la place de Rennes) de soutien aux sans-papiers qui rassembla entre 5000 (selon la police) et 15 000 personnes (selon les organisations présentes), un cortège autonome de 200 personnes s'affronte durement au service d'ordre de la LCR. Selon la LCR, ce serait une réaction de défense de leur service d’ordre face à une charge violente apparemment non justifiée de la part des autonomes. Selon les autonomes, en revanche, ce serait le service d’ordre de la LCR qui les aurait agressés, en les bloquant physiquement et en arrachant leur banderole de tête, pour les empêcher de se positionner derrière leur cortège qui venait de les dépasser. Il y eut plusieurs blessés légers mais aucune interpellation.
  • La veille, alors qu'il ne savait pas nager, Baba Traoré, un sans-papier, avait été trouvé la mort après s'être jeté dans la Marne du haut du pont de Joinville pour échapper à un contrôle de la Brigade anticriminalité (la crainte d'éventuelles représailles de la part des manifestants aurait expliqué la faible présence policière sur le parcours de la manifestation). Après la manifestation, entre 200 et 300 personnes se rendirent au Centre de Rétention de Vincennes, en solidarité avec les sans-papiers qui y étaient retenus dans l'attente d'une expulsion. Suite à la rumeur de l'arrivée massive de forces de police, le rassemblement tourna en manifestation sauvage. La circulation d'une route fut bloquée, une patrouille de trois policiers fut "caillassée", une voiture de police, un commissariat de police municipale, ainsi que des panneaux publicitaires, furent endommagés. La gare RER où Baba Traoré avait été contrôlé a elle aussi été attaquée et vandalisée. Le cortège se dispersa ensuite, sans aucune interpellation.
  • En août, la revue No Pasaran, jusque là proche des autonomes, rompit avec eux par un article extrêmement critique vis-à-vis de la manifestation du 5 avril 2008.
    (d’après Wikipedia)



    " La Direction des Affaires Criminelles voit des terroristes partout"
    Tel est le titre d’un communiqué de presse du Syndicat de la Magistrature, en date du 26 juin 2008:

    « Le 13 juin dernier la Direction des affaires criminelles et des grâces du Ministère de la Justice a publié une note à destination des parquets afin de faire face à « la multiplication d’actions violentes commises sur différents points du territoire national susceptibles d’être attribuées - ça n’est donc même pas sûr - à la mouvance anarcho-autonome », notion dont il convient d’observer l’absence de contours précis.
    On y apprend que, « outre des inscriptions sur des bâtiments publics (en clair, des tags), cette mouvance s’est manifestée par la commission d’actions violentes en différents points du territoire national au préjudice de l’Etat et de ses institutions » et que « c’est aussi à l’occasion de manifestations de soutien à des prisonniers ou d’étrangers en situation irrégulière (nous y voilà) que ses membres s’expriment, parfois avec violence ».
    Le zèle développé à cette occasion par la Chancellerie prêterait presque à sourire s’il n’était ensuite demandé aux magistrats « d’informer dans les plus brefs délais la section anti-terroriste du parquet de Paris pour apprécier de manière concertée l’opportunité d’un dessaisissement à son profit » et, par voie de conséquence, de permettre une extension quasi illimitée d’une législation d’exception.
    Cette manière de procéder devrait ainsi permettre – au prétexte bien commode et très consensuel de lutte contre le terrorisme – de renforcer la répression à l’encontre des différents acteurs du mouvement social.
    A n’en pas douter, la philosophie générale de cette note singulière est à rapprocher des propos récemment tenus par le porte-parole de l’UMP à l’encontre du Réseau Education Sans Frontières et autres collectifs « faiseurs de provocations » et « semeurs de désordre » qui - bientôt suspects d’appartenir à cette fameuse « mouvance anarcho-autonome » - pourront bénéficier d’un traitement judiciaire de faveur.
    Le Syndicat de la magistrature dénonce avec force ce procédé et invite les magistrats à faire preuve du plus grand discernement dans la mise en œuvre de cette scandaleuse dépêche.
    » (Lien)
  • La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) emboîte le pas du SM
    Dès le 29 juin 2008, LDH publie ce même communiqué assorti d’un article du Monde du 28 juin 2008, dans lequel (Lien)
    Isabelle Mandraud écrit :

    « Faisant état de "réunions régulières d’évaluation de la menace", Guillaume Didier, porte-parole de la chancellerie, estime que "le SM commet une grave confusion". "Les manifestations, même lorsqu’elles donnent lieu à des violences, relèvent du droit commun et le resteront", affirme-t-il.
    Poignée d’individus
    Jusqu’à présent, dans la catégorie très imprécise de "mouvance anarcho-autonome", la police a interpellé une poignée d’individus, notamment trois jeunes à Toulouse qui transportaient un explosif en novembre 2007. Quelques mois plus tôt, un livre, […], rédigé par un "Comité invisible" anonyme (éditions La Fabrique), avait suscité l’émoi. Sur la foi des notes des RG, la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie, a donc agité à plusieurs reprises la menace de groupuscules d’extrême gauche favorisée par l’effondrement du PCF.
    Par rapport aux années 1970, marquées par une idéologie très anticapitaliste, cette résurgence se manifesterait, selon un spécialiste, par une "myriade de contestations institutionnelles" qui craint que leur intensité ne finisse par atteindre "ce qui se passe en Italie et en Grèce". Ces derniers mois, rien n’est venu le confirmer. "Il n’y a rien de nouveau", indique un haut responsable policier. Les alertes à la bombe sur des TGV de Savoie, début juin, assorties d’une lettre de revendication en italien qui faisait référence aux Brigades rouges et à l’ex-activiste italien Cesare Battisti, provenaient d’un individu isolé, pas d’un activiste. »
    Article payant du Monde, accessible aux plus défavorisés auprès de… Luttes Etudiantes (Fédération Syndicale Etudiante, lien)

    La FSE
    Fondée en juin 2000 à …Caen, ce syndicat étudiants se revendique du syndicalisme de lutte (opposé au syndicalisme dit de "co-gestion"), proche, selon Le Monde, de l'extrême gauche. !
    La FSE cherche à favoriser les convergences syndicales, ce qui explique qu'elle co-signe certains de ses tracts avec un nombre restreint d'organisation étudiante comme …SUD Étudiant, mais aussi avec les syndicats de personnels Iatos ou enseignants comme la CGT éduc'action, SUD Education et la …CNT Education (cf. Schivardi dans l’Aude).
    En septembre 2005, la FSE a lancé au niveau national le "processus de fusion du syndicalisme de lutte" visant à rassembler l'ensemble des syndicalistes de lutte (militants de SUD Étudiant, de la TTE-UNEF, de la CNT-FAU, etc) dans une nouvelle organisation.

    samedi 3 mai 2008

    Des sans papiers squattent des locaux de la CGT !

    L’attitude de la CGT ne serait pas assez blanc-blanc pour les clandestins
    Lendemain de 1er Mai...
    La CGT est découverte !

    Les locaux de la CGT sont assez spacieux pour accueillir les 200 à 300 travailleurs sans-papiers qui investi samedi le siège de l'Union départementale CGT Paris dans le 3e arrondissement de la capitale.

    La CGT accusée de récupération
    La CGT leur aurait-elle fait des promesses ?
    L'occupation a été lancée vendredi soir par une coordination de quatre collectifs parisiens de sans-papiers qui reprochent à la CGT d'avoir "pris en otage" le mouvement des sans-papiers. La CGT a toutefois une autre version : les squatteurs exigeraient seulement que le syndicat les aide dans leur demande de régularisation.

    Que d’ingratitude !
    La CGT a lancé le 15 avril avec l'association Droits Devant !, une grève coordonnée de salariés sans papiers dans une vingtaine d'entreprises franciliennes pour réclamer leur régularisation.
    Depuis cette opération très médiatisée, trois des salariés soutenus par la CGT et Droits Devant ont obtenu un récépissé leur permettant l'obtention d'un titre de séjour.
    Au total, la CGT et Droits Devant ont "parrainé" quelque 900 demandes de régularisations déposées dans cinq préfectures d'Ile-de-France (Paris, Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne), avec aussi le soutien de certains patrons des entreprises concernées.

    La CGT prise à son propre piège ?
    L'occupation, qui a débuté vendredi à 14h30 locales dans l'annexe de la Bourse du Travail, rue Charlot, près de la place de la République, se passe dans le calme mais risque de se prolonger tout le week-end. Les clandestins en veulent toujours plus !
    Bien formés par leurs manipulateurs, ils sont organisés en collectifs. Ces travailleurs sans-papiers ont voulu déposer 1.000 dossiers à la Préfecture de Paris mais se sont vus opposer une fin de non recevoir, a expliqué Patrick Picard, secrétaire général de l'UD CGT à Paris.

    Lucides
    Puisque le syndicat a déclenché le mouvement, logiquement, "Ils en ont déduit qu'on avait la responsabilité de cette opération", a-t-il réalisé en dénonçant une "tentative de déstabilisation" du mouvement, d'autant que l'occupation est intervenue "au lendemain d'un 1er-Mai marqué par une forte mobilisation". La CGT avait instrumentalisé trois clandestins invités dans le carré VIP des syndicats, mais - les caméras éteintes - ils n’ont eu droit à aucun comité de raccompagnement, ni taxis de retour.

    Le secrétaire général de l'UD CGT : « c’est pas nous, c’est les autres !»
    "La Préfecture a une lourde responsabilité dans cette situation, nous estimons que sa réaction contribue à l'exaspération des travailleurs", a-t-il dit.

    Le double-jeu de la CGT enfin dénoncé
    Dans un bulletin paru sur l’internet, les sans-papiers affirment que l'occupation du local "a pour but de dénoncer les négociations faites en catimini" entre la CGT et Droits Devant ! avec le gouvernement "sur le dos des sans-papiers grévistes travailleurs".
    La CGT avait lancé le 15 avril, avec l'association Droits Devant !, une grève concertée et fortement médiatisée d'environ 800 salariés en situation irrégulière en Ile-de-France. Depuis, sur un millier de dossiers déposés avec le concours du syndicat et de l'association, seulement trois travailleurs ont obtenu gain de cause.

    Au mépris de la loi
    "On voit bien que le gouvernement a l'air de vouloir mettre le frein, cela crée forcément des crispations", s'est dédouané l'apprenti-sorcier Patrick Picard en réitérant la demande de la CGT de négociations à l'échelle nationale.
    "On discute avec les responsables du collectif pour leur faire comprendre qu'il n'est pas question pour nous de les exclure d'une éventuelle négociation plus large", a-t-il ajouté.
    Droit Devant !

    La CGT se serait-elle vantée ?
    La CGT s’est faite forte d’obtenir que la loi soit contournée et bafouée. Elle s’est donnée l’apparence de l'antichambre de la préfecture". "Maintenant on essaye de leur faire comprendre que ce n'est pas la CGT qui peut délivrer les dossiers", a-t-il ajouté.

    Ca s’appelle du trafic d’influence. Ou d'êtres humains.
    Ces passeurs-là ne sont pas à la hauteur ou sont-ils de vils exploiteurs de la misère humaine ?

    samedi 8 septembre 2007

    Rama Yade a tellement raison qu’elle en a tort

    Le Premier ministre pratique l’ouverture avec les communistes…

    La politique n’a rien à faire de la morale.

    La secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade appartient à la génération à laquelle on a seriné d’être soi-même : dans l'affaire des SDF d'Aubervilliers, elle ne pense donc pas à mal, elle est elle-même, fière de le rester et d’honorer l’éthique jeuniste irresponsable que la psychologie post-soixante-huitarde a véhiculé pendant des décennies sans se remettre en question.

    Mme Yade avait de son propre aveu "improvisé" jeudi matin dernier un déplacement à Aubervilliers, auprès de squatteurs qui venaient d'être évacués, à la demande de la mairie communiste, suscitant donc la colère de la municipalité PCF qui l'accuse de "soutien aux squatteurs". Déplacer les problèmes que l’on soulève et désigner des responsables, ça permet de se dédouaner…

    La secrétaire d'Etat a expliqué avoir voulu "arranger les choses" par sa visite. Elle fait de l’humanitaire, elle est solidaire et cherche à faciliter des solutions. Ce qui est très bien vécu venant de la gauche, mais vu d’un très mauvais œil lorsqu’il s’agit d’un responsable de droite. Mme Yade a d’ailleurs précisé avoir été récemment "sollicitée" par une association, sur le cas de plusieurs familles mal-logées d'Aubervilliers et Asnières (Hauts-de-Seine), ajoutant qu'on "ne peut laisser comme ça devant une école des familles en situation difficile".

    L'évacuation des 80 tentes installées depuis le 11 juillet devant un groupe scolaire par quelque 130 squatteurs demandant que quatre familles soient relogés a donc eu lieu tôt jeudi matin. Par les forces de l’ordre à la demande du tribunal, mais en fait de la mairie communiste qui a saisi la justice en désespoir de cause. Le PCF comptait rester tapi dans l’ombre, tout en lançant la police mais propulse Rama Yade sous les feux des projecteurs. Si on n’y prend pas garde, la secrétaire d’Etat peut être rendue responsable de la situation des sans-logis d’Aubervilliers, après deux mois d’incurie communiste!

    Des squatteurs se sont réinstallés dès jeudi soir, alors que seulement quatre familles dures à cuire n’avaient pas trouvé à leur convenance les logis proposés. Au son de tam-tams, ils ont tendu à 19H30 une grande bâche entre quelques arbres, à quelques mètres des lieux d'où les quatre familles -renforcées de militants relogés et d’activistes professionnels- avaient été délogées tôt le matin. "Nous resterons là ce soir", a expliqué Ibrahim Souare, un des porte-parole, réitérant la demande des squatteurs "que toutes les familles soient relogées". Tout ou rien radical.

    La situation des SDF est montée en épingle : la municipalité communiste saisit la justice alors que les familles qui font de la résistance ne sont plus que quatre. La secrétaire d’Etat n’écoute que son cœur, se rend sur le terrain et donne à l’affaire l’écho que la précarité requiert. Rama Yade explique avoir voulu "amorcer un dialogue" par sa visite.

    Mais ce sont les SDF de la municipalité communiste qui ne veut pas de publicité. DAL se déclare perturbé, par la secrétaire d'Etat, dans son activité souterraine… On ne pénètre pas impunément sur sa chasse gardée du 9.3. La gauche extrémiste entend y faire sa loi, sans partage. Pas même avec les autorités de la République. Surtout pas elles !

    Le Premier ministre entendait bien laisser le PCF s’embourber dans son problème local, puisqu'après tout ils prétendent avoir un meilleur savoir-faire des questions sociales que les autres. Mais Rama Yade est venu troubler le jeu, en toute innocence et au nom de la solidarité nationale. François Fillon a donc reçu jeudi la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade "pour comprendre les raisons" du déplacement controversé de celle-ci auprès de squatteurs en Seine-Saint-Denis. "Il lui a fait savoir qu'à l'avenir, ce type de démarche devrait faire l'objet d'une concertation avec ses collègues" du gouvernement, a-t-on précisé. La ministre de tutelle, Mme Boutin, impute cette démarche à la générosité et à l’inexpérience de sa jeune collègue.

    Et que disent les agitateurs et promoteurs de la ‘défiance citoyenne’ ? "Nous sommes indignés de constater qu'une ministre conteste ainsi une décision de justice prise par un juge indépendant", a assuré Roland Taysse, le directeur de cabinet du maire communiste. C’est beau comme une défiance à la théorie de Pierre Rosanvallon.

    A défaut de réussir à libérer les SDF de l’emprise radicale, Rama Yade est finalement parvenue à sortir le PCF de l’impasse dans laquelle il s’était engagé. On se prend à se féliciter qu’ils n’aient pas de responsabilités nationales… La secrétaire d’Etat a aussi réussi à plonger le PCF dans l’hypocrisie : ses déclarations ne manquent pas de saveur !

    jeudi 6 septembre 2007

    Le double jeu du PCF à Aubervilliers

    L’hypocrisie des donneurs de leçons, à son comble !

    Vous n’en avez sans doute pas, ou peu, entendu parler dans la presse, mais Rama Yade a mis les pieds dans le plat ! Que se passe-t-il dans la banlieue rouge où le PCF dispose de la majorité relative des sièges au conseil général avec une Marie-George Buffet en personne, et pour être précis à Aubervilliers, dont depuis 1944 les maires sont tous communistes : Charles Tillon ou Jack Ralite, qui fut ministre de la Santé de François Mitterrand de 1981 à 1983 et maintenant Pascal Beaudet, depuis 2004.

    Le contexte?

    Pour L’Humanité, dans un article d’Adrien Viguié du 4 septembre 2007, ça donne ça :

    Les squatteurs d’Aubervilliers devront lever le camp

    Justice . Le verdict est tombé hier : les familles qui campaient devant l’école Joliot-Curie vont être évacuées. La municipalité (PCF), qui a eu gain de cause, ne crie pas victoire pour autant. [Hypocrisie ordinaire de celle qui fait appel à la justice et donc à la police…]

    L’expulsion. Le juge des référés du tribunal de grande instance de Bobigny a rendu sa décision, hier matin : les quelque cent trente personnes qui avaient investi, le 11 juillet, le parvis de l’école Joliot-Curie, dans le quartier de la Maladrerie, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), vont bel et bien être [l’expression n’est-elle pas un peu cruelle dans sa maladresse ?] expulsées. La municipalité communiste avait assigné pour « trouble à l’ordre public » des squatteurs de logements sociaux qui avaient planté des tentes dans la rue pour demander un relogement. [Ce qui est une horreur sans nom le long du Canal St-Martin à Paris est légitime à Aubervilliers…] L’audience, initialement prévue le 6 août, avait été renvoyée au 20 août pour « défaut de procédure ».

    « Je suis surprise, j’avoue être un peu sous le choc », commente Me Ludivine Lubaki, avocate des squatteurs, à l’annonce du verdict. « La proximité d’écoles semble avoir été considérée comme un "trouble à l’ordre public" par le juge des référés », poursuit l’avocate. [Les actions de RESF aux abords des écoles ne ressortiraient pas d’un "trouble à l’ordre public", en revanche] Ses clients sont, eux, partagés entre colère et sentiment d’injustice. « Les autorités ont opté pour le choix de l’humiliation », confie, amer, Lacine Koné, délégué du campement. [Il y a donc un temps pour l’indignation et un autre pour l’humiliation, chez les communistes]. Hier après-midi, il improvisait une réunion de crise avec les autres squatteurs. « Nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout de notre combat. Ils n’auront pas la tâche facile, parce que nous n’allons pas nous laisser faire », prévient Lacine Koné, espérant une sensibilisation et une mobilisation de l’opinion pour défendre leur cause. [Et pourquoi pas un peu de cette « solidarité » que l’on trouve en paroles dans les appels à manifestations et les déclarations des activistes. « Nous ne nous adressons pas seulement à la mairie d’Aubervilliers, mais à toutes les instances compétentes. Les familles sont prêtes à accepter des logements dans d’autres villes », assure le délégué du campement. Tout à coup ?

    Du côté de la municipalité PC, l’heure n’est pas à l’euphorie [Tout est arrivé à l’insu de leur plein gré…] malgré [ sic] la décision du tribunal. « Nous ne pouvons pas vraiment nous satisfaire de ce jugement », commente Lucien Marest, adjoint au maire communiste. Et d’accuser la préfecture d’avoir laissé « pourrir » la situation. [Ce n’est plus de l’hypocrisie, c’est de l’impudeur !] « Nous ne partageons pas les revendications de Droit au logement dans cette affaire, tout simplement parce que l’association se trompe de cible. [Les liens solidaires sont-ils brisés ?] Il s’agit de squatteurs qui occupaient des logements sociaux, destinés à des familles tout aussi dans le besoin qu’eux. Nous ne pouvions pas soutenir cette action », argumente l’élu communiste, conscient de vivre une situation inconfortable. [Il justifierait la notion d’inégalité entre précaires, qu’il ne s’y prendrait pas autrement]. Puis d’ajouter : « Aubervilliers compte environ 40 % de logements sociaux, alors que nombre d’autres villes de la région parisienne n’appliquent pas la loi SRU (dont l’article 55 impose 20 % de logements sociaux). » [Il faut préciser que ce ne sont pas des sans-papiers et qu’ils votent… Et pour qui, en mars prochain?]

    Pour autant, Lucien Marest convient que la municipalité ne peut laisser les squatteurs dans des conditions aussi précaires. Une table ronde devrait être organisée pour essayer de trouver des solutions. L’adjoint au maire espère, par ailleurs, que la rentrée scolaire se déroulera normalement, ce mardi matin. [Il se pourrait qu’il trouve les SDF ‘malodorants’ pour les bambins…] « Au cas où », l’accès par une entrée secondaire était, hier, envisagée, tandis que le président de la Fédération des conseils de parents d’élèves de Seine-Saint-Denis, Michel Hervieu, prévoyait de se rendre sur les lieux.

    Pour sa part le DAL appelle à un rassemblement ce soir à 18 heures devant le campement.

    L’évacuation des SDF à la demande de la mairie communiste

    La police a évacué jeudi matin un camp d'environ 80 tentes installées depuis deux mois à Aubervilliers (dans le 9.3, Seine-Saint-Denis) par des squatteurs ivoiriens de logements sociaux demandant à être relogés.

    La justice, saisie par la municipalité communiste, avait ordonné lundi l'expulsion pour "trouble à l'ordre public", sous le prétexte notamment de la proximité de l'école Joliot-Curie dont les 1.000 élèves ont fait leur rentrée mardi. 112 personnes sont ainsi frappés, selon le recensement de la mi-juillet dans ce camp qui, qui soit dit en passant, compte 130 personnes, selon L’Humanité, soit 50 individus et une différence de 45% …,.


    L'intervention des forces de l'ordre aurait eu lieu à l'heure de la rentrée des classes, selon l’agence de presse. Pourtant, les policiers, environ 80 agents, ont commencé à évacuer le camp à 7H30, selon le Dal (Droit au logement). Or, chacun sait que l’heure de début des cours est 8h30 dans le primaire : le journaliste pencherait-il, en toute objectivité, du côté de Dal... Ne précise-t-il pas en effet que les forces de police traînèrent jusqu'à des camions de déménagement tentes, matelas et effets des dizaines de familles du quartier de la Maladrerie installées depuis le 11 juillet à cet endroit pour appuyer leurs demandes de relogement. Dans l’indifférence de la municipalité communiste et des médias solidaires…

    La police fait encore les frais de l’opération. A 9H55, la police est partie sous les huées, abandonnant la dalle aux familles, essentiellement ivoiriennes, dont de nombreuses femmes avec enfants. A 10H00, une première tente était remontée. Devant l’hôtel de ville ?

    Assise sur une couverture, un bébé de six mois dans le dos, Assia Sangare entend "rester là", car elle "ne sait pas où aller". Cette réfugiée politique ivoirienne, mère de deux enfants, a été expulsée début juillet de son appartement. Son expulsion, et celle de quatre autres familles, avaient été le détonateur du mouvement de protestation. Et les pères ? On n’en parle pas, comme si le malheur des femmes et des enfants étaient plus ‘sensationnels’…

    "On voit bien les limites de l'intervention de police. Ils ont exécuté la décision de justice, et alors ? Le problème demeure", a estimé Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du Dal, présent sur les lieux. Eyraud n’a donc rien à reprocher à la municipalité ; c’est la police qu’il fustige. Il est apparu au bout de deux mois pour condamner l’ordre établi : c’est un réflexe conditionné.

    Le Dal a réitéré aujourd’hui jeudi sa demande "d'ouverture de négociations" pour obtenir "le relogement des cinq familles déjà expulsées et des solutions pérennes pour toutes les autres". Et pourquoi pas plus tôt ? Souhaitait-il que la situation se dégrade ?

    Mais nous allons voir, dans le billet suivant de PaSiDupes que l’affaire ne s’arrête pas là…