Les migrants "ne risquent rien, ils sont en situation régulière", décrypte Yannick Cottin.
Conclusion: désormais, une expulsion politique peut être "juste", d'autant qu'elle frappe des personnes en situation régulière...
POUR
LA   LIBERTE   D' EXPRESSIONFree speech offers latitude but not necessarily license
Le Père Noël réhabilite le Père Fouettard
La permissivité à ses limites, selon Eyraud
C’est avec un rare parti pris que Dominique Voynet, maire de Montreuil-sous-Bois, près de Paris, s'est violemment élevée mardi 14 contre l'intervention des forces venue la veille rétablir l'ordre sur sa commune perturbée par une manifestation contre de présumées violences policières.
La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) emboîte le pas du SM
Dès le 29 juin 2008, LDH publie ce même communiqué assorti d’un article du Monde du 28 juin 2008, dans lequel (Lien) Isabelle Mandraud écrit :
« Faisant état de "réunions régulières d’évaluation de la menace", Guillaume Didier, porte-parole de la chancellerie, estime que "le SM commet une grave confusion". "Les manifestations, même lorsqu’elles donnent lieu à des violences, relèvent du droit commun et le resteront", affirme-t-il.
Poignée d’individus
Jusqu’à présent, dans la catégorie très imprécise de "mouvance anarcho-autonome", la police a interpellé une poignée d’individus, notamment trois jeunes à Toulouse qui transportaient un explosif en novembre 2007. Quelques mois plus tôt, un livre, […], rédigé par un "Comité invisible" anonyme (éditions La Fabrique), avait suscité l’émoi. Sur la foi des notes des RG, la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie, a donc agité à plusieurs reprises la menace de groupuscules d’extrême gauche favorisée par l’effondrement du PCF.
Par rapport aux années 1970, marquées par une idéologie très anticapitaliste, cette résurgence se manifesterait, selon un spécialiste, par une "myriade de contestations institutionnelles" qui craint que leur intensité ne finisse par atteindre "ce qui se passe en Italie et en Grèce". Ces derniers mois, rien n’est venu le confirmer. "Il n’y a rien de nouveau", indique un haut responsable policier. Les alertes à la bombe sur des TGV de Savoie, début juin, assorties d’une lettre de revendication en italien qui faisait référence aux Brigades rouges et à l’ex-activiste italien Cesare Battisti, provenaient d’un individu isolé, pas d’un activiste. »
Article payant du Monde, accessible aux plus défavorisés auprès de… Luttes Etudiantes (Fédération Syndicale Etudiante, lien)
La FSE
Fondée en juin 2000 à …Caen, ce syndicat étudiants se revendique du syndicalisme de lutte (opposé au syndicalisme dit de "co-gestion"), proche, selon Le Monde, de l'extrême gauche. !
La FSE cherche à favoriser les convergences syndicales, ce qui explique qu'elle co-signe certains de ses tracts avec un nombre restreint d'organisation étudiante comme …SUD Étudiant, mais aussi avec les syndicats de personnels Iatos ou enseignants comme la CGT éduc'action, SUD Education et la …CNT Education (cf. Schivardi dans l’Aude).
En septembre 2005, la FSE a lancé au niveau national le "processus de fusion du syndicalisme de lutte" visant à rassembler l'ensemble des syndicalistes de lutte (militants de SUD Étudiant, de la TTE-UNEF, de la CNT-FAU, etc) dans une nouvelle organisation.
Le Premier ministre pratique l’ouverture avec les communistes…
La politique n’a rien à faire de la morale.
La secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade appartient à la génération à laquelle on a seriné d’être soi-même : dans l'affaire des SDF d'Aubervilliers, elle ne pense donc pas à mal, elle est elle-même, fière de le rester et d’honorer l’éthique jeuniste irresponsable que la psychologie post-soixante-huitarde a véhiculé pendant des décennies sans se remettre en question.
Mme Yade avait de son propre aveu "improvisé" jeudi matin dernier un déplacement à Aubervilliers, auprès de squatteurs qui venaient d'être évacués, à la demande de la mairie communiste, suscitant donc la colère de la municipalité PCF qui l'accuse de "soutien aux squatteurs". Déplacer les problèmes que l’on soulève et désigner des responsables, ça permet de se dédouaner…
La secrétaire d'Etat a expliqué avoir voulu "arranger les choses" par sa visite. Elle fait de l’humanitaire, elle est solidaire et cherche à faciliter des solutions. Ce qui est très bien vécu venant de la gauche, mais vu d’un très mauvais œil lorsqu’il s’agit d’un responsable de droite. Mme Yade a d’ailleurs précisé avoir été récemment "sollicitée" par une association, sur le cas de plusieurs familles mal-logées d'Aubervilliers et Asnières (Hauts-de-Seine), ajoutant qu'on "ne peut laisser comme ça devant une école des familles en situation difficile".
L'évacuation des 80 tentes installées depuis le 11 juillet devant un groupe scolaire par quelque 130 squatteurs demandant que quatre familles soient relogés a donc eu lieu tôt jeudi matin. Par les forces de l’ordre à la demande du tribunal, mais en fait de la mairie communiste qui a saisi la justice en désespoir de cause. Le PCF comptait rester tapi dans l’ombre, tout en lançant la police mais propulse Rama Yade sous les feux des projecteurs. Si on n’y prend pas garde, la secrétaire d’Etat peut être rendue responsable de la situation des sans-logis d’Aubervilliers, après deux mois d’incurie communiste!
Des squatteurs se sont réinstallés dès jeudi soir, alors que seulement quatre familles dures à cuire n’avaient pas trouvé à leur convenance les logis proposés. Au son de tam-tams, ils ont tendu à 19H30 une grande bâche entre quelques arbres, à quelques mètres des lieux d'où les quatre familles -renforcées de militants relogés et d’activistes professionnels- avaient été délogées tôt le matin. "Nous resterons là ce soir", a expliqué Ibrahim Souare, un des porte-parole, réitérant la demande des squatteurs "que toutes les familles soient relogées". Tout ou rien radical.
La situation des SDF est montée en épingle : la municipalité communiste saisit la justice alors que les familles qui font de la résistance ne sont plus que quatre. La secrétaire d’Etat n’écoute que son cœur, se rend sur le terrain et donne à l’affaire l’écho que la précarité requiert. Rama Yade explique avoir voulu "amorcer un dialogue" par sa visite.
Mais ce sont les SDF de la municipalité communiste qui ne veut pas de publicité. DAL se déclare perturbé, par la secrétaire d'Etat, dans son activité souterraine… On ne pénètre pas impunément sur sa chasse gardée du 9.3. La gauche extrémiste entend y faire sa loi, sans partage. Pas même avec les autorités de la République. Surtout pas elles !
Le Premier ministre entendait bien laisser le PCF s’embourber dans son problème local, puisqu'après tout ils prétendent avoir un meilleur savoir-faire des questions sociales que les autres. Mais Rama Yade est venu troubler le jeu, en toute innocence et au nom de la solidarité nationale. François Fillon a donc reçu jeudi la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade "pour comprendre les raisons" du déplacement controversé de celle-ci auprès de squatteurs en Seine-Saint-Denis. "Il lui a fait savoir qu'à l'avenir, ce type de démarche devrait faire l'objet d'une concertation avec ses collègues" du gouvernement, a-t-on précisé. La ministre de tutelle, Mme Boutin, impute cette démarche à la générosité et à l’inexpérience de sa jeune collègue.
Et que disent les agitateurs et promoteurs de la ‘défiance citoyenne’ ? "Nous sommes indignés de constater qu'une ministre conteste ainsi une décision de justice prise par un juge indépendant", a assuré Roland Taysse, le directeur de cabinet du maire communiste. C’est beau comme une défiance à la théorie de Pierre Rosanvallon.
A défaut de réussir à libérer les SDF de l’emprise radicale, Rama Yade est finalement parvenue à sortir le PCF de l’impasse dans laquelle il s’était engagé. On se prend à se féliciter qu’ils n’aient pas de responsabilités nationales… La secrétaire d’Etat a aussi réussi à plonger le PCF dans l’hypocrisie : ses déclarations ne manquent pas de saveur !
L’hypocrisie des donneurs de leçons, à son comble !
Vous n’en avez sans doute pas, ou peu, entendu parler dans la presse, mais Rama Yade a mis les pieds dans le plat ! Que se passe-t-il dans la banlieue rouge où le PCF dispose de la majorité relative des sièges au conseil général avec une Marie-George Buffet en personne, et pour être précis à Aubervilliers, dont depuis 1944 les maires sont tous communistes : Charles Tillon ou Jack Ralite, qui fut ministre de la Santé de François Mitterrand de 1981 à 1983 et maintenant Pascal Beaudet, depuis 2004.
Le contexte?
Pour L’Humanité, dans un article d’Adrien Viguié du 4 septembre 2007, ça donne ça :
Les squatteurs d’Aubervilliers devront lever le camp
Justice . Le verdict est tombé hier : les familles qui campaient devant l’école Joliot-Curie vont être évacuées. La municipalité (PCF), qui a eu gain de cause, ne crie pas victoire pour autant. [Hypocrisie ordinaire de celle qui fait appel à la justice et donc à la police…]
L’expulsion. Le juge des référés du tribunal de grande instance de Bobigny a rendu sa décision, hier matin : les quelque cent trente personnes qui avaient investi, le 11 juillet, le parvis de l’école Joliot-Curie, dans le quartier de la Maladrerie, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), vont bel et bien être [l’expression n’est-elle pas un peu cruelle dans sa maladresse ?] expulsées. La municipalité communiste avait assigné pour « trouble à l’ordre public » des squatteurs de logements sociaux qui avaient planté des tentes dans la rue pour demander un relogement. [Ce qui est une horreur sans nom le long du Canal St-Martin à Paris est légitime à Aubervilliers…] L’audience, initialement prévue le 6 août, avait été renvoyée au 20 août pour « défaut de procédure ».
« Je suis surprise, j’avoue être un peu sous le choc », commente Me Ludivine Lubaki, avocate des squatteurs, à l’annonce du verdict. « La proximité d’écoles semble avoir été considérée comme un "trouble à l’ordre public" par le juge des référés », poursuit l’avocate. [Les actions de RESF aux abords des écoles ne ressortiraient pas d’un "trouble à l’ordre public", en revanche] Ses clients sont, eux, partagés entre colère et sentiment d’injustice. « Les autorités ont opté pour le choix de l’humiliation », confie, amer, Lacine Koné, délégué du campement. [Il y a donc un temps pour l’indignation et un autre pour l’humiliation, chez les communistes]. Hier après-midi, il improvisait une réunion de crise avec les autres squatteurs. « Nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout de notre combat. Ils n’auront pas la tâche facile, parce que nous n’allons pas nous laisser faire », prévient Lacine Koné, espérant une sensibilisation et une mobilisation de l’opinion pour défendre leur cause. [Et pourquoi pas un peu de cette « solidarité » que l’on trouve en paroles dans les appels à manifestations et les déclarations des activistes. « Nous ne nous adressons pas seulement à la mairie d’Aubervilliers, mais à toutes les instances compétentes. Les familles sont prêtes à accepter des logements dans d’autres villes », assure le délégué du campement. Tout à coup ?
Du côté de la municipalité PC, l’heure n’est pas à l’euphorie [Tout est arrivé à l’insu de leur plein gré…] malgré [ sic] la décision du tribunal. « Nous ne pouvons pas vraiment nous satisfaire de ce jugement », commente Lucien Marest, adjoint au maire communiste. Et d’accuser la préfecture d’avoir laissé « pourrir » la situation. [Ce n’est plus de l’hypocrisie, c’est de l’impudeur !] « Nous ne partageons pas les revendications de Droit au logement dans cette affaire, tout simplement parce que l’association se trompe de cible. [Les liens solidaires sont-ils brisés ?] Il s’agit de squatteurs qui occupaient des logements sociaux, destinés à des familles tout aussi dans le besoin qu’eux. Nous ne pouvions pas soutenir cette action », argumente l’élu communiste, conscient de vivre une situation inconfortable. [Il justifierait la notion d’inégalité entre précaires, qu’il ne s’y prendrait pas autrement]. Puis d’ajouter : « Aubervilliers compte environ 40 % de logements sociaux, alors que nombre d’autres villes de la région parisienne n’appliquent pas la loi SRU (dont l’article 55 impose 20 % de logements sociaux). » [Il faut préciser que ce ne sont pas des sans-papiers et qu’ils votent… Et pour qui, en mars prochain?]
Pour autant, Lucien Marest convient que la municipalité ne peut laisser les squatteurs dans des conditions aussi précaires. Une table ronde devrait être organisée pour essayer de trouver des solutions. L’adjoint au maire espère, par ailleurs, que la rentrée scolaire se déroulera normalement, ce mardi matin. [Il se pourrait qu’il trouve les SDF ‘malodorants’ pour les bambins…] « Au cas où », l’accès par une entrée secondaire était, hier, envisagée, tandis que le président de la Fédération des conseils de parents d’élèves de Seine-Saint-Denis, Michel Hervieu, prévoyait de se rendre sur les lieux.
Pour sa part le DAL appelle à un rassemblement ce soir à 18 heures devant le campement.
L’évacuation des SDF à la demande de la mairie communiste
La police a évacué jeudi matin un camp d'environ 80 tentes installées depuis deux mois à Aubervilliers (dans le 9.3, Seine-Saint-Denis) par des squatteurs ivoiriens de logements sociaux demandant à être relogés.
La justice, saisie par la municipalité communiste, avait ordonné lundi l'expulsion pour "trouble à l'ordre public", sous le prétexte notamment de la proximité de l'école Joliot-Curie dont les 1.000 élèves ont fait leur rentrée mardi. 112 personnes sont ainsi frappés, selon le recensement de la mi-juillet dans ce camp qui, qui soit dit en passant, compte 130 personnes, selon L’Humanité, soit 50 individus et une différence de 45% …,.

L'intervention des forces de l'ordre aurait eu lieu à l'heure de la rentrée des classes, selon l’agence de presse. Pourtant, les policiers, environ 80 agents, ont commencé à évacuer le camp à 7H30, selon le Dal (Droit au logement). Or, chacun sait que l’heure de début des cours est 8h30 dans le primaire : le journaliste pencherait-il, en toute objectivité, du côté de Dal... Ne précise-t-il pas en effet que les forces de police traînèrent jusqu'à des camions de déménagement tentes, matelas et effets des dizaines de familles du quartier de la Maladrerie installées depuis le 11 juillet à cet endroit pour appuyer leurs demandes de relogement. Dans l’indifférence de la municipalité communiste et des médias solidaires…
La police fait encore les frais de l’opération. A 9H55, la police est partie sous les huées, abandonnant la dalle aux familles, essentiellement ivoiriennes, dont de nombreuses femmes avec enfants. A 10H00, une première tente était remontée. Devant l’hôtel de ville ?
Assise sur une couverture, un bébé de six mois dans le dos, Assia Sangare entend "rester là", car elle "ne sait pas où aller". Cette réfugiée politique ivoirienne, mère de deux enfants, a été expulsée début juillet de son appartement. Son expulsion, et celle de quatre autres familles, avaient été le détonateur du mouvement de protestation. Et les pères ? On n’en parle pas, comme si le malheur des femmes et des enfants étaient plus ‘sensationnels’…
"On voit bien les limites de l'intervention de police. Ils ont exécuté la décision de justice, et alors ? Le problème demeure", a estimé Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du Dal, présent sur les lieux. Eyraud n’a donc rien à reprocher à la municipalité ; c’est la police qu’il fustige. Il est apparu au bout de deux mois pour condamner l’ordre établi : c’est un réflexe conditionné.
Le Dal a réitéré aujourd’hui jeudi sa demande "d'ouverture de négociations" pour obtenir "le relogement des cinq familles déjà expulsées et des solutions pérennes pour toutes les autres". Et pourquoi pas plus tôt ? Souhaitait-il que la situation se dégrade ?
Mais nous allons voir, dans le billet suivant de PaSiDupes que l’affaire ne s’arrête pas là…