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mercredi 11 décembre 2013

La surfiscalité de Hollande pour le bien des clandestins ou des nôtres ?

Le vice-président des chirurgiens de France nous livre le témoignage d'un homme de terrain

Du tourisme social on dit ce qu'on veut

Il a pour objectif de permettre à chacun de partir en vacances et de pratiquer des activités de loisirs. Fort bien, mais ce n'est pas seulement cela. Pour les pays "pauvres" dont les richesses naturelles ne sont pas seulement exploitées par les multinationales occidentales, mais aussi par une élite politique locale avide et peu partageuse, c'est autre chose.


Témoignages de professionnels de la Santé qui pointent les dérives de l'"Aide médicale d'État".
Act Up appelle les malades étrangers
Cette fois-ci encore, les médecins ne lui ont rien trouvé. Depuis un an et demi, Abukaria, jeune Comorienne de 33 ans, entrée en France en touriste, séjourne illégalement sur le territoire français. "C'est pour me faire soigner, confie-t-elle. L'hiver dernier, j'ai eu des fourmis dans les mains. Parfois, ça me reprend. J'ai vu des généralistes, des spécialistes, fait des radios, des scanners, mais personne n'y comprend rien…" Grâce à l'Aide médicale d'État (AME), qui rembourse tous les soins de maladie et de maternité, Abukaria, tout comme 220.000 clandestins en 2011, n'a payé cette année qu'un droit de timbre de 30 euros.
Au Centre médical Europe, près de la gare Saint-Lazare, des "AME", on en croise à tous les étages. Et chez les médecins débordés, on sent poindre une exaspération certaine. "Beaucoup sont charmants, mais d'autres sont très exigeants !, soupire une généraliste. Il est normal que la France soigne les plus misérables, sauf que certains abusent vraiment." Il y a cette femme qui vient faire un bilan complet tous les deux mois. Cette autre qui a exigé la sclérose de ses varicosités, ainsi que six paires de bas de contention, "pour sa sœur en Algérie". Ces Africaines qui savent mieux que la dermatologue quelle crème guérira leur eczéma: le Diprosone, un dermocorticoïde qui a la particularité d'éclaircir la peau… Il y a aussi cette patiente victime d'un malaise, dont on prévient le mari, qui constate, ahuri… que ce n'est pas sa femme. "Ah oui, explique la patiente, j'ai perdu ma carte, alors j'ai pris celle d'une amie…"

"On a failli en venir aux mains!"
La plupart des médecins déplorent le manque de contrôle. Pour obtenir l'AME, «c'est superfacile!», témoigne Abukaria. Il suffit de justifier d'une résidence ininterrompue de trois mois en France, et d'un revenu inférieur à 634 euros par mois. Pour "prouver" qu'elle n'avait aucune ressource, Abukaria a simplement montré que le forfait de son portable n'était qu'à 5 euros… "La semaine dernière, j'ai reçu un homme qui voulait se faire arracher quatre dents, toutes saines, raconte un dentiste. En fouillant dans son dossier, j'ai vu qu'il était adressé par un service d'orthodontie, où il avait entamé un traitement esthétique pour aligner ses dents, facturé 4.000 euros! Rendez-vous compte que ce type bénéficie de l'AME et s'offre un service que n'ont pas les moyens de se payer la plupart des assurés sociaux ! J'ai réussi à le faire payer pour les extractions, mais on a failli en venir aux mains!"

Comment admettre qu' "un assuré social lambda qui paye ses cotisations sociales, mais qui n'a pas de mutuelle, ait une moins bonne couverture qu'un étranger en situation irrégulière?", s'interrogent plusieurs praticiens du Centre Europe, qui voient défiler de nombreuses familles modestes. "Cela fonctionne comme un supermarché, témoigne le dentiste. À partir du moment où c'est gratuit, les gens veulent tout ce à quoi ils ont droit, même s'ils n'en ont pas besoin." Comment tenir bon lorsque le patient, parfois accompagné d'un interprète ou d'un "cousin" costaud, s'énerve et exige "vingt boîtes de Doliprane et dix flacons de bain de bouche", puisque "c'est gratuit"? "Parfois on craque, avoue un médecin. De toute façon, si on ne cède pas, ils iront voir ailleurs…" Comme les bénéficiaires de l'AME n'ont pas de médecin traitant à déclarer, "cela entraîne un nomadisme et la multiplication d'examens redondants", poursuit-il.

Prêts à se faire opérer pour être régularisés
Car le système est pervers. "Plus ils ont d'ordonnances et de certificats, plus ils ont de chances d'être régularisés, explique un généraliste. C'est pour cela qu'ils veulent absolument qu'on leur trouve une maladie grave! Certains sont même prêts à se faire opérer quatre ou cinq fois… Il y a quelque temps, ils s'étaient passé le mot de manger avant les prises de sang, pour qu'on leur trouve du diabète !
Urologue et député UMP, Bernard Debré confirme: "Lundi, deux Turcs sont venus me voir, tous deux disant souffrir de brûlures urinaires, raconte-t-il. Mais leurs examens ne montraient rien! J'ai donc refusé de leur prescrire les antibiotiques et les analyses complémentaires demandés. En cas d'arrestation, cela leur aurait permis de dire "Regardez, je suis très malade, j'ai vu cinquante médecins, je suis même allé jusqu'au Pr Debré pour me soigner!". 
Il y a trois ans, c'était un député malien qui lui avait demandé de l'aide. "Sa première épouse avait déjà fait une FIV ici, en payant, se souvient le Pr Debré. Il voulait une autre FIV pour sa seconde épouse, en situation irrégulière, donc à l'AME. J'ai refusé. Il fallait du courage, car à l'époque, c'était théoriquement possible !" En 2011, après l'instauration du forfait annuel de 30 euros, le gouvernement a également restreint le panier de soins: en sont désormais exclues la procréation médicalement assistée et les cures thermales…

Durées d'hospitalisation plus longues
"Des mesures qui visaient à ralentir la progression des dépenses liées à l'AME", rappelle l'ancien ministre de la Santé, Xavier Bertrand. Car depuis son entrée en vigueur, il y a douze ans, le coût du dispositif a explosé: 588 millions d'euros en 2011, contre 75 millions dans le budget 2000! Pour expliquer cette courbe exponentielle, le rapport parlementaire de Claude Goasguen (UMP) et Christophe Sirugue (PS), publié en 2011, "exclut la fraude caractérisée". "Les causes sont plutôt dues à la croissance du nombre de bénéficiaires, avancent les deux députés, et aux modalités de la tarification hospitalière."

La seule facture hospitalière pèse pour trois quarts des dépenses. En contrepartie de cette "mission d'intérêt général", les hôpitaux ont tendance à surfacturer les soins accordés aux sans-papiers. "Il est pour le moins surprenant qu'une séance de dialyse coûte 349 euros en général mais 990 euros à l'APH de Paris pour les patients AME et 1.815 euros à Marseille !", souligne le député UMP Dominique Tian. Comme le note le rapport, "l'hôpital, aujourd'hui, n'est parfois pas incité à une sortie rapide du patient d'un service coûteux en raison du caractère journalier de la facturation. Cela peut conduire à des durées d'hospitalisation des bénéficiaires de l'AME sensiblement plus longues que la moyenne"...
En tout cas, même si personne n'a su mettre de nom sur ses mystérieux picotis, Abukaria est "satisfaite de (sa) prise en charge médicale». Et bien décidée à rester en France. "Si les médecins ici ne trouvent pas ce que j'ai, lâche-t-elle, vous pensez bien qu'aux Comores ils ne trouveront pas plus!"

Les faits sont connus mais occultés, lorsqu'ils ne sont pas contestés et leurs auteurs vilipendés. 
ECOUTER ce témoignage du Didier Legeais, chirurgien urologue à Grenoble, vice-président de l'Union des Chirurgiens de France, sur R.M.C:

"[...] les passeurs peuvent avoir plusieurs noms : certains sont même des associations Loi 1901 qui profitent des réseaux pour ramener des patients se faire opérer en France et une fois que les patients sont ici, ils restent ici [...]
Quand un jeune arrive et qu'il est en insuffisance rénale, il passe immédiatement en dialyse. Il va être dialysé chez nous (70 000 € par an) puis il va passer en greffe rénale prioritaire parce qu'il est mineur et qu'il est étranger. Mais il ne repartira pas chez lui car les traitements immunosuppresseurs (comme la Cyclosporine) n'existent pas dans son pays. Il va donc rester sous statut CMU et comme il ne pourra pas jamais travailler parce qu'il a été dialysé-greffé et qu'il ne parle pas la langue, il sera par la suite déclaré 'adulte-handicapé' [...] Pas de problème pour soigner un patient étranger, mais que son pays nous rembourse et nous prenne en charge [...]
Sachant que dans le pays il y a 500.000 AME, vous arrivez à près de 1 milliard 7 de déficit, juste avec la générosité des Français pour soigner des étrangers en situation irrégulière."
(extrait de 'Carrément Brunet' du 7 octobre 2013)

Si vous vous demandez au réveil pourquoi vous vous levez, 
L'arbre qui cache la forêt est-il celui-là?
si c'est pour travailler pour payer des impôts toujours plus lourds, dites-vous que vous êtes un humaniste qui s'ignore: si vous en doutiez, soyez désormais convaincu que vous êtes une vache à lait financière pour ceux qui considèrent que la France ne serait pas ce qu'elle est sans eux et qui vous qualifient d'ex-exploiteur colonial, de mécréant et de sale Blanc raciste.

Et nous ne cotisons pas assez
"Dans certains secteurs, il n’y a même plus de docteur… Alors l’ARS sort l’alibi Pompiers et SAMU. C’est un peu comme un pays où il n’y aurait plus ni sécurité ni justice, juste le GIGN ou la BAC pour éviter le chaos. Maintenir un SMUR, ça fait bien devant les élus et les caméras du 20-heures, mais ça ne sert que pour les urgences vitales, soit 5% des urgences. Quant aux pompiers, le contre-argument vient de leur puissante fédération; les véhicules de secours vont de plus en plus loin et attendent des heures que des brancards se libèrent dans des centres d’urgences sursaturés. Et les malades dans tout cela ? Ils sont bien loin, car les ARS ne s’occupent que des euros, pas des êtres." C'est ce que publiait le Dr Pelloux dans ...Charlie Hebdo. Et ce n'était même pas pour accabler le président Sarkozy quand il était pourtant confronté à la crise économique et financière internationale. Non, c'est publié le 14 août 2013 et ça vise donc Hollande et Touraine qui n'ont rien changé en mieux.

Hollande a supprimé le forfait annuel
Elu en mai, suppression du forfait le 12 juillet 2012. La ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, n'a pas tardé à annoncer que les clandestins n'auront plus longtemps à attendre leur régularisation. Puisqu'ils n’ont plus à s’acquitter du forfait annuel de 30 euros pour bénéficier de l’aide médicale de l’Etat (AME), ils obtiennent ainsi plus de facilités pour s'engager dans un parcours de santé qui les maintient le temps qu'il faut sur le territoire jusqu'à l'obtention de papiers.
En 2010, plus de 200.000 personnes avaient accès à cette couverture maladie. Ils sont aujourdh'ui 500.000 !  Merci, non pas Hollande, mais les Français ! 

mercredi 13 mars 2013

Les associations communautaristes en marche vers le pouvoir, soutenues par Hollande

Immigration: l’inquiétant rapport Tuot


Régularisation des clandestins, accès facilité à la nationalité française, subventions massives aux associations… Le gouvernement suivra-t-il les recommandations du conseiller d’État, pour lequel “la question musulmane est une invention” ?

Provocation sans lendemain ou stratégie à long terme, le rapport remis le 11 février par Thierry Tuot au premier ministre est un ovni politique. Son auteur, un conseiller d’État de 51 ans, le reconnaît lui-même : « Il se peut qu’on s’étonne […] d’un ton, d’un style et de formes qui manquent au devoir de grisaille sinon de réserve.[…] Il est permis de penser que l’affichage d’un peu de lyrisme, le retour d’un peu de rêve, les échos joyeux d’une grandeur qui ne serait plus martiale, mais sociale pourraient s’avérer plus efficaces que la compassion digne […]. En ce qui concerne les immigrés et l’intégration, on l’a compris, la République nous appelle. »
Hollande veut 
son pendant
à l'asso 

de Mitterrand

Si le gouvernement répond présent, comme le souhaitent nombre d’associations, au premier rang desquelles France Terre d’asile, qui s’inquiétait du retard pris par Matignon à recevoir et surtout à publier le rapport(téléchargeable en intégralité sur valeursactuelles. fr), c’est à une authentique révolution qu’il faut se préparer.


Jusqu’alors, en gros, l’État tenait les rênes des politiques d’intégration, qui se résumaient essentiellement à la “politique de la ville”, dont la Cour des comptes a récemment souligné les dérives, mais qui avait pour (seul ? ) avantage d’être quantifiable et maîtrisable — à condition de le vouloir. La principale proposition du rapport Tuot consiste à en transférer l’exercice presque exclusif aux associations, le rôle de l’État [et des contribuables...] consistant seulement à les subventionner ! 
Membre du Haut Conseil à l’intégration et critique impitoyable des professionnels de l’antiracisme, l’universitaire Malika Sorel, elle-même d’origine algérienne, a bien vu le danger : la prise de contrôle de l’argent public par des groupes de pression communautaires. « L’intégration, dit-elle,ne peut être réduite à sa seule dimension socio-économique, en laissant de côté les composantes les plus concernées que sont l’éducation, l’instruction, la famille, les affaires intérieures, l’emploi, les affaires étrangères et les armées. »

Cette méconnaissance du danger communautariste n’est pas étonnante si l’on prend la peine de lire l’intégralité du rapport Tuot (97 pages) au fil duquel on trouve des perles comme celle-ci : 
« La “question musulmane”, pure invention de ceux qui la posent, ne cesse d’enfler et de soucier [sic], de polluer le débat public. » 
Ou encore : « Au pourfendeur effarouché du statut qu’il pense diminué de la femme en islam, rappelons que les églises […] avaient, il y a cinquante ans, […] une idée de la femme assez peu égalitaire. » [Il faudrait que ça continue: ce rapport ne préconise donc pas une avancée, mais un retour au passé et le maintien de la sujétion de la femme musulmane...]
Et aussi : « Les vieux sont une urgence sociale, pourquoi tout focaliser sur les jeunes délinquants ? » 
Quant à obtenir l’intégration des jeunes d’origine étrangère par l’apprentissage du patriotisme, quel anachronisme ! « Droits et devoirs ! Citoyenneté ! Histoire ! OEuvre ! Civilisation française ! Patrie ! Identité ! France ! […] Dans quel monde faut-il vivre pour croire un instant opérante la frénétique invocation du drapeau ? »

Puisque la question de l’islam est “inventée”, que celle de l’égalité homme-femme se réglera d’elle-même et qu’il existe des problèmes plus urgents que la délinquance des jeunes et l’adhésion aux valeurs nationales, M. Tuot peut aligner ses propositions. 

Elles vont de la régularisation automatique des clandestins en mesure de prouver qu’ils vivent en France depuis plus de cinq ans à la naturalisation de tous les immigrés ayant suivi une scolarité en France, mais aussi de tous les parents d’étrangers nés en France, pourvu que lesdits parents y soient installés depuis plus de vingt ans. 
Son programme passe aussi par une concentration de tous les moyens financiers du ministère de la Culture sur les quartiers “défavorisés”. Au point d’aboutir à cette recommandation étonnante : « Interdire par la loi et pour une période donnée la création de toute nouvelle institution culturelle ailleurs que dans les quartiers de la politique de la ville, sauf pour les formes d’expression culturelles elles-mêmes issues de ces quartiers. » 
Bientôt du hip-hop à l’Opéra de Paris ?
[Et le rappeur Abd Al Malik au bac littéraire ?]

lundi 14 février 2011

Marine Le Pen l'ose: l'immigration tire les salaires vers le bas

Mélenchon-M. Le Pen: deux populismes face à face

La présidente du Front National (FN) estime que
l'immigration met en péril le système de protection sociale de la France.
VOIR et ENTENDRE Marine Le Pen exposer sa thèse sur BFMTV, le 14 février 2011 :

Sans-papiers, c'est-à-dire clandestins, mais bénéficiaires à 65 ans d'une retraite versée par les Français. cf. lien PaSiDupes: PETITION

Solution de Mélenchon: la régularisation de tous les clandestins.

VOIR et ENTENDRE
la solution du Front de gauche (PCF et Parti de gauche), par la bouche de Jean-Luc Mélenchon:

Devoir de mémoire
lien PaSiDupes 1: quand le PCF gaze les immigrés
lien PaSiDupes 2: nervis et casseurs de la CGT

dimanche 28 juin 2009

La CGT gaze ses clandestins; le PCF les chassait au bulldozer

Des actes de violence valent-ils mieux que des promesses de kärcher ?

Nettoyage au kärcher aux gaz lacrimogènes

Il y a ceux qui, aux habitants saturés de nuisances diurnes et nocturnes, promettent un nettoyage au kärcher et ne le font pas, et aussi ceux qui ne disent rien, mais passent à l’acte. La différence ? Dans le premier cas, la presse militante relaie les politiques d’opposition qui ont l’indignation politicienne à géométrie variable et considèrent que c’est comme si c’était fait. Dans le second, les pros de la presse presse « impertinente » rapporte l’information objectivement et les politiques d’opposition adoptent le profil bas des citoyens résistants en congé, comme si de rien n’était.

Mercredi 24 juin 2009 comme tous les mercredis, la plupart des travailleurs clandestins, du moins les hommes, de bons petits soldats, qui occupent la Bourse du travail dans le 3ème arrondissement de Paris, sont partis vers 12h manifester place du Châtelet pour demander la régularisation de leur situation administrative.

La CGT
, tels des députés socialistes dissimulés derrière un rideau pour voter contre la loi Hadopi en catimini, se tenait prête à envoyer sa milice
que ses cadres appellent « service d’ordre » et que les media engagés nomment joliment ses « gros bras ».
Mission ? Faire place nette, nettoyer les lieux et jeter à la rue les familles de travailleurs clandestins africains, maghrébins ou sud-américains et les personnes restées sur place.

VOIR et ENTENDRE : le témoignage d'un Malien victime de gaz et de coups (Rue 89)

Malien sans-papier expulsé de la Bourse du travail
envoyé par rue89

-> Ceux qui résistent ont droit aux gaz lacrymogènes, rapporte le porte-parole de la coordination des sans-papiers 75 (CSP 75). Ainsi la CGT jette-t-elle à la rue les travailleurs clandestins une fois qu’ils ont glissé leurs bulletins de vote dans les urnes ds élections professionnelles : c’est ce qui s’appelle la reconnaissance syndicale.
VOIR et ENTENDRE : réactions aux violences de la CGT COLLABO (bakchich)

Lutte de casse à la bourse du travail

Marchais, Hue, Buffet: tous pareils !

LIRE un précédent article de PaSiDupes

La culture syndicale du dialogue et de la négociation

  • Le tendance forte et naturelle de la CGT à l’épreuve de force avant négociation se vérifie une nouvelle fois dans ses propres locaux à la Bourse du Travail. Sans états d’âme ni dialogue, les patrons de la CGT ont viré de leur sanctuaire les clandestins qu’ils hébergeaient pour s’opposer au gouvernement. Ils ont en revanche prôné la concertation quand leurs victimes ont leur ont opposé de la «résistance citoyenne » : les cégétistes ont en effet appel aux CRS. Normal, quand on crée soi-même des assistés…

    Mais la manipulation de l’opinion atteint de tels sommets à gauche que, malgré leurs actions syndicales, aussi brutales soient-elles contre leurs protégés, le lavage de cerveaux ne laisse aucune trace des hauts faits de cette organisation syndicale vertueuse qui s’exprime volontiers et abondamment sur les droits des travailleurs clandestins au respect.
  • Barack Hussein 1er imitera-t-il la CGT comme Désirdavenir Royal ?

    Comble d’ironie, il se trouve justement que le président américain Obama a estimé, le 25 juin, qu'il était nécessaire de trouver un moyen pour régulariser les...12 millions d'immigrés clandestins, en grande majorité latino-américains, qui vivent aux Etats-Unis. Que ne consulte-t-il pas la gauche française qui fourmille d’idées réactionnaires et dispose de stocks importants de bons principes à exporter. Sa méthode ? Condamner ses opposants à tour de bras, mais jeter ses gros bras sur les plus défavorisés… Barack Hussein en prendra-t-il de la graine ?

    Aujourd'hui, les clandestins d'abord exploités, puis brutalement jetés comme des kleenex par la CGT, sont sur le pavé. Fins prêts pour une prochaine manif ?
    Droit au Logement (DAL), les Enfants de Don Quichotte et les autres sont-ils sur le terrain ? L’ex-militante de Jeudi Noir, l’eurodéputée surprise des Verts, Karima Delli, qui a mis Benoît Hamon sur le trottoir, a-t-elle réussi à attirer les Balasko, Rochefort, Béart, et les autres people de la gauche caviar donneuse de leçons ?

    Les clandestins ont la mémoire courteLa stratégie de la brutalité, de l’intimidation et de l’humiliation utilisée par la CGT a, dit-on, surpris jusqu’aux Maliens eux-mêmes.
    La violence communiste n’est pourtant pas nouvelle !
    => Déjà le 24 décembre 1980, le maire PCF de Vitry, Paul Mercieca, lança des bulldozers contre les 300 immigrés maliens d'un foyer ...
    VOIR et ENTENDRE


    Racisme d'extrême-gauche envoyé par Anti_Chmeta

  • => Pour Noël, le Père Marchais, alors secrétaire général du PC, se déclare solidaire du camarade-maire de Vitry, Paul Mercieca, conducteur de bulldozers.
    Dans « L’Humanité » du 6 janvier 1981, il fit publier la lettre en date du 24 décembre 1980, qu'il adressa au recteur de la mosquée de Paris, qui avait osé se plaindre:

    - « Je vous le déclare nettement : oui, la vérité des faits me conduit à approuver, sans réserve, la riposte de mon ami Paul Mercieca. (…) Plus généralement, j’approuve son refus de laisser s’accroître dans sa commune le nombre, déjà élevé, de travailleurs immigrés » ;

    - En raison de la « la présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et de membres de leur familles, la poursuite de l’immigration pose aujourd’hui de graves problèmes. Il faut les regarder en face et prendre rapidement les mesures indispensables. »

    - « La cote d’alerte est atteinte. (…) C’est pourquoi nous disons : il faut arrêter l’immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. »

    - « Je précise bien : il faut stopper l’immigration officielle et clandestine. »

    - « Il faut résoudre l’important problème posé dans la vie locale française par l’immigration ».

    - « Se trouvent entassés dans ce qu’il faut bien appeler des ghettos, des travailleurs et des familles aux traditions, aux langues, aux façons de vivre différentes. Cela crée des tensions, et parfois des heurts entre immigrés des divers pays. Cela rend difficiles leurs relations avec les Français. » Est-ce que par hasard ils sentiraient mauvais ? Cette hypothèse émise par Chirac avait alors soulevé le cœur de l’opposition vertueuse, au premier rang de laquelle les … communistes !…

    - « Quand la concentration devient très importante (…), la crise du logement s’aggrave ; les HLM font cruellement défaut et de nombreuses familles françaises ne peuvent y accéder. Les charges d’aide sociale nécessaires pour les familles immigrés plongées dans la misère deviennent insupportables pour les budgets des communes ».

    Autre chose ? Le devoir de mémoire

    Pourquoi pas, pour la bonne information des masses laborieuses, un tractage de cette lettre aux abords de la Bourse du Travail ?...

    => Georges Marchais, alors secrétaire général du PC, fait l'amalgame entre l’immigration à la drogue.

  • 20 février 1981 : Georges Marchais réclama « l’arrêt de l’immigration »
    VOIR et ENTENDRE


    Marchais immigration

    => Délation et racisme communistes à Montigny-les-Cormeilles (Val d'Oise)
  • Le maire, Robert Hue, et le PCF lancèrent une chasse à l'homme contre un Marocain accusé de trafic de drogue
    VOIR et ENTENDRE


    Les Communistes, ladrogue l'immigration

    Triangle de la mort ou non, la Ligue de Droits de l'Homme condamna les pratiques du maire, futur secrétaire national du PC, Robert Hue

  • => L'immigration et « toute la misère du monde »

  • 25 ans plus tard, quoi de neuf?
    Marie George Buffet répond aux thèses de l'immigration choisie par le droit de vote aux étrangers et … la régularisation des sans papiers.
    VOIR et ENTENDREle 24-01-07


  • Répondre à l'immigration choisie par CN-PCF.
    Visiblement, le PCF et la CGT n'ont plus « besoin d'Afrique »
    L'ultra-libéralisme communiste de l'immigration a-t-il vécu?

    De l'immigration libre à la drogue libre vive le marché !

    J.-F. K., le lundi 02 Mars 1998
    « Hier, c'était l'immigration libre, maintenant c'est la drogue libre. Deux pétitions et les mêmes signataires. Dans les deux cas, cela signifie que l'Etat et la Nation n'ont rien à dire, rien à réguler, rien à réglementer: c'est le marché et le marché seul qui doit trancher. Tout est permis, il suffit d'avoir les moyens.Cela dit, l'idée qu'il faille mettre fin à la prohibition légale qui frappe la consommation de drogues douces - ou au moins ouvrir le débat - est tout à fait recevable. Les libéraux américains, publiquement, et les libéraux français comme Guy Sorman ou Alain Madelin, à voix plus basse, soutiennent cette position. En dépénalisant, disent-ils, on décriminalise. Et le reste est un problème de responsabilité individuelle.Ce n'est pas faux. A titre personnel, j'aurais tendance à partager ce point de vue.
    La pétition des «personnalités» qui affirment avoir usé de stupéfiants n'en est pas moins scandaleuse: parce qu'elles abusent de leur statut social pour se donner moralement en exemple; parce que, de façon impudique, elles nombrilisent un grave problème de société; parce qu'elles opposent le droit de l'élite au sort commun du peuple, confortant de la sorte le discours du Front national (mais ce n'est pas la première fois !); parce qu'elles font de la loi un otage de leur «je» exacerbé; parce que les signataires ne précisent pas un seul instant s'ils se font gloire d'avoir ingurgité des drogues douces ou des drogues dures.Que va-t-il se passer alors ? On va continuer à coffrer, quand on les prend, les petits dealers de banlieues, coupables de commercialiser, ou simplement de détenir, une marchandise que les «stars» peuvent impunément s'enorgueillir de consommer. Si cela permet de faire évoluer la loi, c'est un moindre mal. Mais si cela contribue en réalité à aggraver encore, y compris dans les têtes, la fracture civique et la fracture sociale ?
    »
    JFK, n'est pas mort; c'est Jean-François Kahn, dans Marianne2, devenu candidat du MoDem de Zizou-Bayrou aux Européennes 2009.

    Autre rappel par "devoir de mémoire"

    Act Up !
    , association activiste de lutte contre le sida, 25 fevrier 1998, fustigea alors la « posture puritaine et dangereuse » de Marie-sEGOlène Royal qui, alors ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin, dénonçait l’initiative "de banalisation des interdits" des 111 personnalités qui faisaient du prosélytisme et se vantaient de fumer des joints. Act Up! estimait alors que « la santé publique et la vie de plusieurs centaines de milliers de personnes a plus de prix que le confort moral de Ségolène Royal ».
    Lire l'article de PaSiDupes sur l'Appel des 111 (très prochainement)

    samedi 3 mai 2008

    Des sans papiers squattent des locaux de la CGT !

    L’attitude de la CGT ne serait pas assez blanc-blanc pour les clandestins
    Lendemain de 1er Mai...
    La CGT est découverte !

    Les locaux de la CGT sont assez spacieux pour accueillir les 200 à 300 travailleurs sans-papiers qui investi samedi le siège de l'Union départementale CGT Paris dans le 3e arrondissement de la capitale.

    La CGT accusée de récupération
    La CGT leur aurait-elle fait des promesses ?
    L'occupation a été lancée vendredi soir par une coordination de quatre collectifs parisiens de sans-papiers qui reprochent à la CGT d'avoir "pris en otage" le mouvement des sans-papiers. La CGT a toutefois une autre version : les squatteurs exigeraient seulement que le syndicat les aide dans leur demande de régularisation.

    Que d’ingratitude !
    La CGT a lancé le 15 avril avec l'association Droits Devant !, une grève coordonnée de salariés sans papiers dans une vingtaine d'entreprises franciliennes pour réclamer leur régularisation.
    Depuis cette opération très médiatisée, trois des salariés soutenus par la CGT et Droits Devant ont obtenu un récépissé leur permettant l'obtention d'un titre de séjour.
    Au total, la CGT et Droits Devant ont "parrainé" quelque 900 demandes de régularisations déposées dans cinq préfectures d'Ile-de-France (Paris, Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne), avec aussi le soutien de certains patrons des entreprises concernées.

    La CGT prise à son propre piège ?
    L'occupation, qui a débuté vendredi à 14h30 locales dans l'annexe de la Bourse du Travail, rue Charlot, près de la place de la République, se passe dans le calme mais risque de se prolonger tout le week-end. Les clandestins en veulent toujours plus !
    Bien formés par leurs manipulateurs, ils sont organisés en collectifs. Ces travailleurs sans-papiers ont voulu déposer 1.000 dossiers à la Préfecture de Paris mais se sont vus opposer une fin de non recevoir, a expliqué Patrick Picard, secrétaire général de l'UD CGT à Paris.

    Lucides
    Puisque le syndicat a déclenché le mouvement, logiquement, "Ils en ont déduit qu'on avait la responsabilité de cette opération", a-t-il réalisé en dénonçant une "tentative de déstabilisation" du mouvement, d'autant que l'occupation est intervenue "au lendemain d'un 1er-Mai marqué par une forte mobilisation". La CGT avait instrumentalisé trois clandestins invités dans le carré VIP des syndicats, mais - les caméras éteintes - ils n’ont eu droit à aucun comité de raccompagnement, ni taxis de retour.

    Le secrétaire général de l'UD CGT : « c’est pas nous, c’est les autres !»
    "La Préfecture a une lourde responsabilité dans cette situation, nous estimons que sa réaction contribue à l'exaspération des travailleurs", a-t-il dit.

    Le double-jeu de la CGT enfin dénoncé
    Dans un bulletin paru sur l’internet, les sans-papiers affirment que l'occupation du local "a pour but de dénoncer les négociations faites en catimini" entre la CGT et Droits Devant ! avec le gouvernement "sur le dos des sans-papiers grévistes travailleurs".
    La CGT avait lancé le 15 avril, avec l'association Droits Devant !, une grève concertée et fortement médiatisée d'environ 800 salariés en situation irrégulière en Ile-de-France. Depuis, sur un millier de dossiers déposés avec le concours du syndicat et de l'association, seulement trois travailleurs ont obtenu gain de cause.

    Au mépris de la loi
    "On voit bien que le gouvernement a l'air de vouloir mettre le frein, cela crée forcément des crispations", s'est dédouané l'apprenti-sorcier Patrick Picard en réitérant la demande de la CGT de négociations à l'échelle nationale.
    "On discute avec les responsables du collectif pour leur faire comprendre qu'il n'est pas question pour nous de les exclure d'une éventuelle négociation plus large", a-t-il ajouté.
    Droit Devant !

    La CGT se serait-elle vantée ?
    La CGT s’est faite forte d’obtenir que la loi soit contournée et bafouée. Elle s’est donnée l’apparence de l'antichambre de la préfecture". "Maintenant on essaye de leur faire comprendre que ce n'est pas la CGT qui peut délivrer les dossiers", a-t-il ajouté.

    Ca s’appelle du trafic d’influence. Ou d'êtres humains.
    Ces passeurs-là ne sont pas à la hauteur ou sont-ils de vils exploiteurs de la misère humaine ?

    lundi 8 octobre 2007

    Les idéologies entravent l'élaboration d'une saine politique de l'immigration

    La confusion entretenue par la gauche profite aux clandestins
    Les opérations coups de poing de RESF distraient l'opinion de l'essentiel. Au-delà du sensationnel et du compassionnel, quel est le problème de fond?
    La liberté d'expression des juges est bridée, mais l'infiltration de l'opinion par les juges et les médias n'est pas mieux contrôlée que l'immigration clandestine... Que sont devenus les politiques?
    L'opinion est manipulée et l'Eat-nation est en voie de disparition: des avatars du harcèlement médiatique par les extrémistes de gauche: les clandestins ne sont que le cheval de Troie d'une activité souterraine de déstablilisation du monde occidental.
    A LIRE, cet entretien paru dans Le Point
    Immigration : une juge en colère
    19/07/2007 - Propos recueillis par Élisabeth Lévy - © Le Point - N°1818
    Marie Dumes est le pseudonyme d'une juge administrative. Elle a traité 2 000 dossiers de recours contre des arrêtés de reconduite à la frontière ou des refus de séjour, mettant en jeu le destin de 4 000 à 8 000 personnes. Cette femme dont le coeur balance plutôt à gauche tire la sonnette d'alarme contre des politiques incohérentes qui, de droite ou de gauche, découragent l'immigration de travail et favorisent l'immigration d'assistance.

    Le Point : Quelle est la raison de votre engagement sur le dossier de l'immigration ? Et pourquoi mener un tel combat sous le couvert de l'anonymat ?
    Marie Dumes : Je ne fais pas de politique. Je suis magistrate administrative, tenue d'appliquer la loi. Je souhaite, à titre individuel, exprimer un malaise en tant qu'agent de l'Etat de droit au service de l'intérêt général et citoyenne responsable, car cette loi est devenue illisible et discriminatoire. J'ai essayé de me faire entendre de nombreux politiques par la voie administrative et, récemment encore, du cabinet de Brice Hortefeux. Sans succès. J'ai donc choisi, en désespoir de cause, de témoigner dans la presse. Je le fais sous un nom de plume, pour respecter mon devoir de réserve. Mais je ne me cache pas et suis prête à débattre.
    Brice Hortefeux a présenté un projet qui durcit les conditions du regroupement familial et prévoit que les candidats à l'immigration ou à la régularisation seront soumis à une évaluation de leurs connaissances de la lan-gue et des valeurs de la République. Qu'en pensez-vous ?
    Dans le cadre d'un parcours d'intégration, inciter les migrants à apprendre le français n'est pas une mauvaise idée. S'agissant des valeurs de la République, je ne suis pas certaine que leur apprentissage puisse relever de la réglementation. C'est notre affaire à tous. Surtout, cette réforme précipitée et partielle va susciter des tensions et de nouvelles inégalités, sans répondre à l'objectif affiché par le gouvernement de lutte contre l'immigration illégale. Le durcissement du regroupement familial ne fera que pénaliser quelques milliers de personnes qui ont respecté les règles. En effet, le regroupement familial s'applique aux conjoints et enfants mineurs d'étrangers en situation régulière, dès lors que ceux-ci disposent d'un logement et de ressources suffisantes. Mais il représente seulement 10 % des titres de séjour accordés pour des raisons familiales.
    Sur quel fondement sont donc octroyés les autres titres de séjour pour raisons familiales ?
    Au moins dix autres cas sont recensés par la loi, qui concernent des familles étrangères de Français et des étrangers malades, mais aussi les étrangers en situation irrégulière qui n'entrent dans aucune des catégories précédentes et invoquent des liens personnels et familiaux non définis avec des personnes résidant en France, régulièrement ou non. Ce qui signifie que deux clandestins entrés en France avec leurs enfants munis d'un visa de tourisme peuvent obtenir leur régularisation sans avoir à justifier d'un emploi et d'un logement alors qu'un Français qui veut faire venir sa femme allemande doit prouver qu'elle ne sera pas une charge. Or le nombre de ces régularisations « vie privée et familiale » accordées sans la moindre condition de ressources a quadruplé depuis l'adoption de la loi Chevènement-Jospin du 11 mai 1998 (dite loi Reseda), inspirée par un rapport de Patrick Weil, excellent historien et sociologue mais juriste approximatif. Son postulat principal, selon lequel les régularisations législatives de plein droit, dites « au fil de l'eau », risquent moins de créer un appel d'air que les régularisations ponctuelles, a été démenti par les faits.
    Si on vous suit, la France régularise hors de toute obligation législative, constitutionnelle ou internationale. Pouvez-vous résumer brièvement ces obligations ?
    Les experts de gauche comme de droite définissent, sur la base de raisonnements juridiquement contestables, trois voies légales d'immigration : l'asile, le travail et la famille. En réalité, il en existe seulement deux. La première répond aux obligations internationales de la France (droit d'asile, liberté de circulation et de séjour des citoyens de l'Union européenne). La seconde est à la discrétion du pays d'accueil. La Cour européenne des droits de l'homme le réaffirme avec constance : un Etat a le droit de choisir les étudiants, les travailleurs et les visiteurs qu'il accueille. Le problème est que « le droit à une vie familiale normale » inscrit dans la Constitution et « le respect de la vie privée et familiale » garanti par la Cour, interprétés de façon erronée par Patrick Weil et beaucoup d'autres, sont devenus une troisième voie d'immigration de peuplement, la plus importante en France depuis qu'on a stoppé l'immigration de travail en 1974. Autrement dit, la France va bien au-delà de ses obligations.
    En somme, la France a une politique très généreuse d'immigration légale et de régularisation de l'immigration illégale ?
    La situation est encore plus paradoxale. Depuis 1974, on a considérablement durci les conditions d'immigration légale (même si la loi de juillet 2006 a introduit un assouplissement pour les secteurs à forte tension d'embauche), tandis que, sans même en avoir conscience, les gouvernements successifs encourageaient l'immigration illégale. La France est le pays à taux de chômage élevé qui a la législation la plus libérale au monde en matière de régularisation. Aussi parlerai-je plutôt d'une non-politique d'immigration. Au fil des réformes contradictoires de la gauche, qui prétend offrir toujours plus de droits, et de la droite, qui affirme instaurer toujours plus de contrôles, ainsi que le dit justement Patrick Weil, l'ordonnance du 2 novembre 1945 relative à l'entrée et au séjour des étrangers est devenue incohérente, illogique et discriminatoire. En théorie, elle permet d'accueillir toute la misère du monde ; or c'est impossible en pratique. Cette situation est d'autant plus explosive qu'elle est appréciée de façon divergente par « le peuple » et « les élites », en particulier par les médias, les artistes et les milieux enseignants, toujours prêts à dénoncer l'intolérance.
    Peut-être, mais faire croire qu'on peut fermer les frontières et éradiquer l'immigration illégale est irresponsable.
    Il existe deux options ineptes. La première, qui correspond au mythe de l'immigration zéro et à l'expulsion de tous les étrangers en situation irrégulière, ne peut se concevoir que dans un Etat totalitaire. La seconde, inspirée par les idées d'Etienne Balibar et le trotskisme de Richard Moyon, fondateur du très mal nommé Réseau éducation sans frontières, est celle d'une régularisation illimitée qui aboutirait à la fin de l'Etat-nation. J'ai fini, avec tristesse, par la considérer comme aussi dangereuse que le racisme de l'extrême droite. Refuser, sous prétexte qu'elles seraient arbitraires et insuffisantes, les régularisations au cas par cas accordées souverainement par l'administration revient à nier la distinction fondamentale entre liberté de circulation et droit à l'immigration.
    Seule une minorité défend ce « droit à l'immi-gration ». Et vous savez bien que la France a souvent eu besoin de recourir aux travailleurs étrangers.
    Il faut être aveugle ou extrémiste pour ne pas voir que, depuis 1974, nous avons découragé l'immigration de travail et encouragé l'immigration d'assistanat. On ne demande plus au migrant d'être en mesure de gagner sa vie et de contribuer à l'aide au développement en envoyant de l'argent dans son pays d'origine. Pour obtenir sa régularisation, mieux vaut avoir profité au maximum d'un système social exemplaire mais moribond qui favorise ce que j'ai fini par qualifier, par consternation et provocation, de droit à la procréation illimitée.
    Faire des enfants qui bénéficient du système social français serait un bon moyen de rester en France ?
    Oui. Dans mes salles d'audience transformées en nurseries, les requérantes font de moins en moins valoir le risque politique. Elles nous disent : « Je suis venue en France pour scolariser mes enfants, ou parce qu'ils avaient besoin de se faire soigner, de même que mon mari et moi. » Nous avons aussi de plus en plus souvent à traiter du cas de femmes entrées avec un visa de tourisme qui ont eu un, deux, voire trois enfants sans père connu. Leurs gamins sont scolarisés en priorité dès l'âge de 2 ans, elles ont obtenu un logement HLM, l'aide sociale à l'enfance et différents complé-ments et affirment que la seule chose qui leur manque pour travailler est un titre de séjour, quand bien même elles ne parlent pas le français. Je citerai le cas d'une Uruguayenne de 50 ans, exclusivement hispanophone, mère de quatre filles et grand-mère de quatre petits-enfants, tous de père inconnu.
    Sans doute. Mais on ne va pas interdire aux immigrés en situation irrégulière de faire des enfants.
    Ne me faites pas dire une chose pareille ! Le problème majeur en France, d'ailleurs souligné par Ségolène Royal comme par Nicolas Sarkozy, est qu'on a perdu de vue l'équilibre entre droits et devoirs. D'où une déresponsabilisation des parents et une instrumentalisation des enfants, devenus un moyen de rester en France. On s'inquiète de la polygamie, problème réel mais marginal, tandis qu'un angélisme qui s'apparente à une discrimination positive perverse concourt à l'explosion du nombre de familles monoparentales dans les couches les plus précaires. Contribution essentielle à l'égalité entre hommes et femmes, la contraception permet de planifier les naissances en responsabilité. Il n'est pas question d'interdiction légale. Mais notre loi et notre pratique administrative incitent les travailleurs qui n'ont pas réussi à obtenir un titre de séjour à faire venir leur famille et encouragent les sans-papiers à avoir des enfants dès leur arrivée sur le sol français, souvent en dehors de tout cadre familial stable.
    On ne peut pas obliger les femmes à prendre la pilule. Et les enfants nés ou arrivés très jeunes en France posent un problème humanitaire et même humaniste.
    Oui, et je suis inquiète pour les enfants de la génération « article 8 » (de la loi Reseda), qu'ils restent en France ou retournent dans leur pays d'origine. En se contentant du point de vue humanitaire, on a abouti à une situation intolérable. Jusque-là, l'assistanat n'avait jamais été le ferment de l'immigration. Dans toutes les sociétés, y compris les plus traditionnelles, on commence par se former, travailler, se doter d'un toit, et c'est ensuite que l'on fonde une famille. Les migrants, qu'il ne faut pas prendre pour des imbéciles, ont compris que, s'ils s'installaient en Espagne, en Grande-Bretagne, voire à Canton, il leur faudrait respecter ce schéma. En France, patrie des droits de l'homme, les travailleurs clandestins sont privés de droits, comme le dénonce en vain Droits devant !, la plus sérieuse et politique des associations de défense des sans-papiers, et il faut venir se faire soigner, procréer, voire trafiquer - « avec un bon avocat, on s'en tire » - pour susciter une compassion hystérique.
    Mieux vaut être réaliste : il faut bien que les personnes qui se font exploiter dans des emplois clandestins aient accès à un minimum de prestations sociales.
    Je peux vous garantir que le « quasi-statut social des sans-papiers » mis en évidence par le rapport de la Cour des comptes de novembre 2004 profite essentiellement non aux travailleurs exploités, mais aux parents que je perçois de plus en plus comme des irresponsables encouragés par des travailleurs sociaux qui ne savent plus où est l'intérêt général, des médecins empêtrés dans leur serment d'Hippocrate, des associations qui défendent des cas individuels sous couvert de combats collectifs et de tous leurs soutiens qui se donnent bonne conscience aux frais de la collectivité. Pour une famille régularisée qui coûte environ 10 000 euros par personne et par an, combien pourrait-on en sauver, de ces damnés de la terre qui survivent avec un demi-dollar par jour, n'obtiendront jamais un visa de tourisme, ne pourront jamais payer 5 000 à 20 000 euros à un passeur mafieux, et dont les enfants, surtout les filles, n'auront jamais accès à une éducation de base ?
    D'accord, mais n'est-il pas incohérent de s'insurger contre l'immigration d'assistanat et de souhaiter le ralentissement des régularisations qui permettent d'accéder au marché du travail dans des conditions acceptables ?
    Le préambule de la Constitution de 1946 établit que « chacun a le devoir de travailler ». Le paradoxe est que les régularisations donnent droit à l'exercice d'une activité salariée mais ne l'imposent pas, ouvrant l'un de ces « droits-créances » sans contreparties qui transforment chacun en ayant droit, ainsi que l'a dénoncé Pierre Mazeaud lors de ses derniers voeux comme président du Conseil constitutionnel. Résultat, 40 % des personnes régularisées au titre de la vie privée et familiale s'inscrivent au chômage, sans compter les femmes inactives. Et on peut s'attendre à ce que la loi si mal ficelée qui instaure le « droit au logement opposable » profite en priorité aux femmes seules fraîchement régularisées au détriment du million de personnes qui attendent un logement social depuis plusieurs années.
    Que faut-il faire pour les enfants de sans-papiers scolarisés en France, qui émeuvent légitimement l'opinion ?
    Il faut rappeler que, si inepte soit-elle, la circulaire du 13 juin 2006 sur la régularisation des parents d'enfants scolarisés proposait une aide au retour de 11 000 euros pour une famille de 4 personnes, alors que la gauche en octroyait 400. Dans des pays où le niveau de vie est inférieur de 10 à 20 fois à celui de la France, cela permet de rentrer la tête haute. Le problème est qu'on a créé une nouvelle catégorie de « ni-ni », (ni expulsables ni régularisables) et nourri une énorme frustration en laissant croire que tous les parents - dont les enfants, en vertu d'une circulaire de 2000, ont le droit d'être scolarisés pendant leur séjour et jusqu'à expiration des voies de recours légales - seraient régularisés. Pour finir, très peu de parents ont été régularisés, et très peu reconduits à la frontière. « Laissez-les grandir ici », proclament les cinéastes. J'ai envie de leur répondre : « Arrêtez de les instrumentaliser pour vous donner bonne conscience ».
    A long terme, quelles seraient les bases d'une solution à la fois humaine et réaliste ?
    Il faut désidéologiser le débat. Il faudra le moment venu, pour apurer la non-politique du passé, procéder à une régularisation large, que je préfère appeler « mesures transitoires ». Mais auparavant, le gouvernement doit replacer au coeur du dispositif législatif des critères objectifs et économiques. Les clandestins doivent être soumis aux mêmes obligations que les étrangers en situation régulière : un contrat de travail dans les secteurs qui manquent de main-d'oeuvre pour les personnes isolées et un logement pour les familles. Quant à leurs défenseurs, plutôt que de s'en prendre à l'Etat et au juge, ils feraient mieux de dénoncer les employeurs au noir qui sont, avec les passeurs, les grands bénéficiaires de l'anarchie actuelle.

    samedi 5 mai 2007

    Regroupement familial et régularisation des sans-papiers

    Rachida Dati apprend la vrai vie à Montebourg

    La porte-parole UMP, Rachida Dati, ne fait qu'une bouchée du PS, Arnaud Montebourg, représentant Sa Cynique Majesté Royal : faut-il avoir faim!
    Le socialiste n'a pas fait longtemps illusion. Il avait beau faire le beau, le sujet ne s'y prêtait pas.

    Extrait de l'émission de débats Mots Croisés dirigée par Yves Calvi
    2° thème abordé sur les questions de société: regroupement familial et régularisation des sans-papiers.

    VOIR et ENTENDRE