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mardi 19 novembre 2019

Gilets Jaunes : Macron appelle les acteurs politiques à l'aide pour les municipales

Manu-le-tout-puissant accuse les silences "complices" des violences 

Macron condamne ceux qui, selon lui, "ont perverti" le mouvement des Gilets jaunes"

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Ses critiques s'adressent à tous lundi soir, après les affrontement de samedi qui ont inauguré la deuxième année de contestation sociale de sa politique par le mouvement des Gilets Jaunes soutenu par la majorité silencieuse,  s'en prend à tous, à la fois les adeptes du "nihilisme de la violence" et "les voix qui se taisent et deviennent complices". 

"Lorsque la haine s'abat et qu'au nom d'idéaux la destruction se joue dans la rue, trop de voix se taisent et deviennent alors complices, trop de voix laissent confondre des idéaux avec le nihilisme de la violence", a-t-il dit, sans plus de précision, lors d'une remise de décoration à l'ex-secrétaire national (1994-2001) puis président (2001-2003) du Parti communiste (PCF) Robert Hue, 73 ans, un proche des gouvernements de François Hollande qui s'est rangé au nombre des soutiens de Macron dès le premier tour de l'élection présidentielle de 2017.

"En même temps," il n'a pas hésité à flatter certains Gilets Jaunes

Dans une tentative démagogique de séduction, il a en effet loué la "fraternité sur les ronds-points" au début du mouvement, à l'occasion d'une autre remise de décoration, cette fois à un maire "dans les petits papiers de l'Elysée" et président de l'Association des maires ruraux de France, Vanik Berbérian. Un conflit d'intérêts politiques avec le maire de Gargilesse-Dampierre, 300 habitants dans le Berry, que Macron a chouchouté lors de plusieurs rencontres déjà, avant ce jeudi encore, dans le cadre du grand débat, et qui est soupçonné par certains de connivence. 
Evoquant avec aigreurs "la colère drapée dans le jaune de la détresse", il a salué un ami qui a su percevoir "l'aspiration française de nos concitoyens à la communauté" dans "ce mouvement spontané".
"Au-delà des revendications où nous devons apporter des réponses, les Français en sortant de chez eux, en se réunissant sur les ronds-points, ont retrouvé en bien des endroits la chaleur des liens, la fraternité, l'entraide". Même si "d'aucun ont perverti cela et recherchent l'anomie [désordre individuel consécutif au recul des valeurs conduisant à la destruction et à la diminution de l'ordre social], la violence", a dit le chef de l'Etat à Vanik Berbérian.

Dimanche, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye avait déjà ouvert la campagne de dénigrement de la contestation sociale, estimant que depuis plusieurs mois l'ensemble du mouvement des Gilets Jaunes est  "gangrené par des ultras" de l'extrême gauche.

Le numéro 2 de la France Insoumise Adrien Quatennens a quant à lui déploré
"un désordre sinon organisé, au moins maintenu" par le gouvernement qui a conduit, selon lui, aux violences samedi à Paris.

Le vice-président du Rassemblement national Jordan Bardella, a lui dénoncé un gouvernement qui "laisse les milices d'extrême gauche pourrir le mouvement des 'Gilets jaunes4 ", réclamant leur "dissolution".

Opération séduction de Macron à l'approche des municipales


Ce scrutin, dans quatre mois, pose à nouveau à la majorité présidentielle le problème de son absence de maillage de la France profonde. Avant d'ouvrir mardi le Congrès des maires de France, auquel il avait brillé par son absence en 2018, année des Européennes, Macron a donc distribué des hochets en décorant lundi soir quatre hommes politiques de peu de convictions qui l'ont soutenu, avec pour point commun leur mandat de maire allant de 19 à 32 ans: le communiste Robert Hue, 73 ans, sénateur du Val-d'Oise, les centristes Jean Arthuis  - élu de la Mayenne (Pays de la Loire) de 75 ans, ancien ministre de Juppé, UDI passé au conseil de LREM - et Vanik Berberian, 64 ans, maire dans l'Indre - cadet de Brigitte Macron, 66 ans- , et l'ex-socialiste  - ex-directeur adjoint du cabinet de Michel Delebarre, ministre d’Etat de Mitterrand - Dominique Baert, élu du Nord qui fut exclu du PS pour avoir soutenu des adversaires des candidats désignés par le parti.

C'est à Robert Hue qu'il a réservé son plus vibrant hommage, tombant dans la facilité en évoquant un communisme français bon-enfant bercé par Jean Ferrat et Aragon,
sans céder au "mirage soviétique", à la différence de l'un et de l'autre...
Macron n'a pas manqué de portraiturer Hue en contre-exemple de la gauche extrême actuelle qui lui cause tant de soucis... "Nous manquons de dirigeants comme vous aujourd'hui", lui a-t-il lancé, le félicitant d'avoir "mené toutes les luttes en ayant chevillé au corps ce qu'implique la République, la lutte contre la haine, le refus de la violence".
"Vous vous êtes rendu compte plus tôt que la plupart d'entre nous que le manège des partis (...) tournait à vide". "En 2014, dans votre livre, vous disiez 'les partis vont mourir et il ne le savent pas' ", en a extrait le chef d'un parti qui peine à naître et se développer. 

Président en campagne, Macron a observé qu'en 2002, "vous avez vu ceux qui dans "l'électorat populaire se détournaient du communisme pour donner leur voix au Font national, apporter leur suffrage à un candidat d'extrême droite négationniste, et vous l'avez dénoncé"... "Cela a renouvelé votre détermination (...) de dépasser les clivages pour faire front à mes côtés lors de la campagne de 2017", a-t-il ajouté.

Il a également remercié Jean Arthuis, ex-sénateur et ex-député européen, qui a été l'un des premiers hommes politiques français à le soutenir, affirmant devoir beaucoup à sa "capacité de prendre des risques". Pour la petite histoire, Jean Arthuis avait invité à la réception le compositeur-chanteur Laurent Voulzy dont il a été... le comptable. Avant de devenir celui de la France (août 1995- juin 1997) comme ministre de l'Economie et des Finances.


samedi 22 décembre 2018

LREM, face à la montée de la fronde dans les rangs du parti présidentiel

Sébastien Nadot, premier 'marcheur' exclu

Pour avoir voté contre le budget 2019, le député LREM de Haute-Garonne a été chassé de son groupe à l'Assemblée 

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Ironie du sort
La majorité présidentielle ne manque pas de godillots, mais LREM sent-elle monter la contestation et craint-elle la formation d'un groupe de 'frondeurs' ?

Issu du 'Mouvement des progressistes', créé en 2009 sous le nom du 'Mouvement unitaire progressiste' (MUP) autour de l'ancien secrétaire national du Parti communiste français (PCF) et sénateur Robert Hue, proche de Hollande, le Toulousain Sébastien Nadot, 46 ans, a été écarté jeudi de son groupe.

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'Premier de cordée' agrégé d'Education physique, il a quitté le parti 'La République en marche' le même jour. Il s'est "exclu" lui-même en franchissant "une ligne rouge", ont répliqué vendredi plusieurs ministres - indélicats envers la séparation des pouvoirs -  et des députés de la majorité, deux femmes connues pour leur sectarisme et un dévot à Macron.
"Le vote du budget, c'est un vote de confiance (...). C'est la traduction de choix politiques. A partir du moment où on ne vote pas le budget, on s'exclut de soi-même du groupe auquel on appartient", a déclaré vendredi la porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée, Aurore Bergé, sur France2.
"Il y a des lignes rouges. Quand on vote contre le budget, on n'a pas sa place dans une majorité", a estimé la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, la stalinienne Marlène Schiappa, tout en précisant par nécessité appartenir "à un gouvernement (...), pas une secte".
"Quand vous votez contre le budget c'est que vous êtes contre la politique qui est menée par le gouvernement". "Il est donc "assez normal, assez logique que cette personne" ait été exclue, a pour sa part noté le ministre conformiste du Logement Julien Denormandie sur LCI. 
Et l'ancien directeur adjoint de cabinet de Macron, alors ministre de l'Economie, d'insister : "C'est un cas isolé", avant de nier : "il n'y a pas de frondeurs" chez les députés marcheurs. Une ingérence dans la marche du groupe parlementaire et donc dans le législatif, lequel n'est pas dans son domaine de compétence depuis deux mois qu'il est ministre, si il a le respect des institutions.


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Sébastien Nadot au côté de Macron

Le bureau du groupe, "convoqué ce soir [jeudi 21] en réunion extraordinaire sous la présidence du redouté Gilles Le Gendre a décidé à l'unanimité des présents l'exclusion de Sébastien Nadot", avait annoncé jeudi le groupe LREM dans un communiqué. 
"Pour moi et pour le bureau, voter contre le budget, c'est la transgression absolue", a commenté le patron du groupe majoritaire dans un entretien avec Le Figaro publié vendredi.


Le député exclu de LREM donne sa vérité

En mai 2017, Nadot déclara : "Je suis un bébé Macron, une déclinaison locale du nouveau président. Bien conscient d’avoir été choisi parce que je lui ressemble, y compris sur le côté belle gueule. Je suis la page que l’on tourne par rapport à une histoire ancienne." Silhouette affûtée dans son costume gris ajusté, teint hâlé et regard charmeur, Sébastien Nadot, 44 ans, prof de gym, mais aussi docteur en histoire, le candidat de La République en marche (LREM) dans la 10e circonscription de Haute-Garonne, assumait son style premier de la classe. Et voilà où nous en sommes ! Et qui donne corps à la revendication de Gilets jaunes : "Macron démission"...


Ce problème technique est-il involontaire ? 
Peut-on y voir une censure du 'frondeur' ?
Pour avoir accès à la déclaration de Sébastien Nadot, c'est plutôt ici :

Sébastien Orphelin sera-t-il le suivant ?

Le député LREM du Maine-et-Loire a déjà fait son coming-out gay en 2018.

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Maintenant, face au mouvement des Gilets jaunes, l'écologiste - ex-militant EELV - a plaidé pour la mise en place d' "un conseil de 100 citoyens tirés au sort pour éclairer les décisions publiques".

Le 19 avril dernier, ce proche de Nicolas Hulot n'envisageait pas de voter le projet de loi Immigration et asile. Il annonça qu' qu'il comptait s'abstenir lors du vote. "Ma décision peut évoluer, mais pour l'instant je m'abstiens", déclara-t-il.
Défavorable au placement des mineurs étrangers dans des centres de rétention, l'élu LREM s'était également déclaré opposé à la réduction du délai pour déposer un recours devant la cour nationale du droit d'asile (CNDA).

Alors, en dépit de ces critiques sur le texte du gouvernement, Matthieu Orphelin rejette l'étiquette de "frondeur" qui lui est accolée depuis une dizaine de jours. "Je ne suis ni godillot ni frondeur", clame-t-il. 
"Macron m'a dit : 'sois-toi-même' ". 
Depuis, Orphelin a peut-être compris ce que, pour Macron, signifie "assumer" ? La limite à ne pas franchir est le vote 'contre'...

samedi 11 mars 2017

Peillon compare En Marche! de Macron avec les chambres à gaz

Macron demande que l'ex-ministre de l'Education de Hollande soit chassé de la campagne de Hamon

Agression mutuelle d'ex-ministres socialistes de Hollande

Une référence indécente de Peillon aux chambres à gaz pousse le porte-parole d'En Marche! à demander "le retrait de Vincent Peillon de la campagne de Benoît Hamon".

Emmanuel Macron serait la "vérification expérimentale des propos de (Marine) Le Pen" sur l'"UMPS", selon Vincent Peillon sur CNews (ex-i-télé), mercredi. A propos de ralliements contre nature, notamment suite aux engagements du communiste Robert Hue (ci-dessous, à gauche, avec Gaysot et Buffet) et du libéral Alain Madelin au côté de Macron, Peillon a développé une thèse d'autant plus choquante qu'elle est énoncée par un ancien ministre de l'Education. 

Selon ce philosophe socialiste, "il semblerait qu'il y ait des gens de l'UMP et du PS qui se mettent ensemble. Vous savez, il y a quelque chose heureusement de têtu dans l'Histoire, c'est comme ça qu'on sait qu'il y a eu des chambres à gaz, et qu'on ne peut pas le nier, il y a aujourd'hui des gens de l'UMP, il me semble (Jean-Paul) Delevoye, il y a des gens du PS, il me semble (Bertrand) Delanoë...".

Le porte-parole d'En Marche! Benjamin Griveaux a vivement réagi vendredi dans un communiqué réclamant "le retrait de Vincent Peillon de la campagne de Benoît Hamon", après une référence outrageante aux chambres à gaz.

L'ancien ministre de l'Éducation refuse de se retirer.

"Je suis sur des faits (...) On n'est pas dans l'interprétation", s'entête Peillon.
"Je refuse cette polémique. Il est malhonnête et irresponsable de vouloir faire croire que j'ai établi une comparaison entre ce mouvement politique, En Marche!, et un épisode tragique de l'histoire", a réagi Peillon. "J'ai voulu rappeler qu'on a le droit de dire des faits, et qu'il faut faire attention à ceux qui tentent de les manipuler, tout comme il ne faut pas manipuler l'opinion en faisant croire à un amalgame que je n'ai pas fait", a-t-il persisté et signé.
Admettant toutefois "une maladresse", il a précisé qu'il n'est "pas question de retrait". Qu'en pense le candidat de Peillon ?C'est à Hamon, 1m69 et 60 kg, d'en décider.

Ces propos de Peillon confinent à "l'ignominie", souligne l'équipe Macron.
"Libre à chaque candidat et à chaque campagne de trahir ses valeurs, de renier ses convictions et les combats qui ont été les siens depuis des décennies (...) Mais la comparaison d'En Marche! avec les chambres à gaz est un point de non-retour", accuse le porte-parole du mouvement créé par l'ex-conseiller élyséen de Hollande.

"C'est pourquoi nous condamnons avec la plus grande force ce dérapage inqualifiable et demandons à M. Hamon la mise à l'écart définitive de Monsieur Peillon de la campagne présidentielle", conclut-t-il.

Dans l'univers concentrationnaire nazi, 
le triangle rose était le symbole utilisé 
pour marquer les homosexuels.
Dans le cadre du programme génocidaire des nazis, des chambres à gaz furent utilisées par l'Allemagne hitlérienne pour assassiner principalement des Juifs (environ trois millions), mais également plusieurs dizaines de milliers de Tziganes et des homosexuels. 
Or, une rumeur circule, soupçonnant Macron d'une double vie avec Mathieu Gallet, PDG de Radio France : un coup bas politique renouvelé par Peillon qui aurait voulu la lui faire à l'envers ?
Le philosophe Peillon n'ignore pas que dès 1924, le régime soviétique procéda à des arrestations massives d’homosexuels "de mauvaise origine", attestées par la correspondance de l’écrivain Mikhaïl Kouzmine.
Mais
c’est le stalinisme qui va imposer une ligne d’homophobie radicale : l’homosexualité masculine (moujelojstvo) est recriminalisée le 17 décembre 1933 et l’article 154 (devenu plus tard l’article 121), introduit dans le Code en avril 1934, rend tout acte homosexuel passible de trois à cinq ans d’emprisonnement.
Il y a aussitôt de nombreuses arrestations à Moscou, Leningrad, Kharkov et Odessa, notamment dans les milieux du théâtre, de la musique et des arts. A la mort de Kouzmine, en 1936, son amant, Youri Yourkine, et la plupart de ses amis sont arrêtés et fusillés. La même année 1936, le commissaire à la justice, Nicolas Krylenko, déclare que
l’homosexualité est un crime contre l’État soviétique et le prolétariat.
Pour les staliniens, l’homosexualité n’est pas seulement un héritage déplorable de l’Ancien régime, elle est aussi profondément liée au fascisme, comme le souligne l’exclamation de Gorki dans la Pravda le 23 mai 1934 avant même la Nuit des Longs Couteaux :

"Extirpez l’homosexualité et le fascisme disparaîtra"
Peillon est un habitué du dérapage sectaire
Invité de 'L'Entretien politique', mardi 3 janvier au soir sur France 2, le candidat à la primaire socialiste, Vincent Peillon, a établi un parallèle entre le sort des juifs sous l'Occupation nazie et la situation actuelle des musulmans de France. Au lendemain de ses propos, l'ancien ministre socialiste de l'Éducation a tenté d'éteindre la polémique qu'il a alluméeestimant que la laïcité est "utilisée" par certains contre des musulmans de France, comme cela avait "été fait" sous Vichy contre les juifs. "C'était il y a quarante ans", compte par erreur ce ministre faiblard en calcul mental, alors qu'il évoque les années 1940." "Les juifs, à qui on mettait des étoiles jaunes, c'est aujourd'hui un certain nombre de nos compatriotes musulmans, qu'on amalgame d'ailleurs souvent avec les islamistes radicaux", lâche le député européen.

Le sournois haineux est ensuite revenu sur ses propos...

A noter que, pour détourner l'attention de son délire anti-judéo-chrétien et de son attaque sur Manuel Valls, Peillon s'en prend à la candidate du FN :
VOIR et ENTENDRE Peillon dans un extrait de LCI qui s'attache à la polémique plutôt qu'aux faits d'agression verbale de cet universitaire et ex-ministre de ...l'Education à l'Histoire :

On peut aussi souhaiter prendre connaissance d'un extrait non expurgé, que voici pour être complet et honnête :
 
Vincent Peillon estime que la situation des... par info24fr

A noter la notion de 'patriotisme' selon l'internationaliste Peillon, rappelons-le, ex-ministre de l'Education...

Le CRIF dénonça une récupération "dévoyée" de l'Histoire
"L'histoire [Histoire] de la déportation de plus de 75.000 juifs, de la spoliation des biens juifs ou des lois discriminatoires comme le port de l'étoile jaune ne saurait être dévoyée et instrumentalisée au nom d'un soi-disant équilibre des souffrances." (Conseil représentatif des institutions juives de France)


L'Université suisse va-t-elle réembaucher un tel spécimen délocalisé de sectarisme ?

lundi 23 mai 2016

La Gare du Nord, "c'est l'Afrique": ce que Nadine Morano n'a pas le droit de signaler ?

Et Marseille, "première ville arabe de France", on peut ?

Cette observation ne manquera pas de choquer ceux et celles qui préfèrent détourner le regard


Alors que ses lecteurs se font la même réflexion, dans le secret de leur coeur pusillanime, la presse ne manque pas de créer, une fois de plus, la polémique, à des fins politiciennes et de buzz mercantile. 

L'ancienne ministre Nadine Morano a en revanche fait part ce dimanche de son ressenti dont sur le plateau du Supplément de Canal +.


"On voit bien que c'est une population immigrée"

Alors qu'une fois le sujet terminé les journalistes du Supplément lui demande de rendre des comptes, l'élue développe sur la situation de ghetto dans le Paris socialiste: sacrilège ?
"Quand vous arrivez Gare du Nord, je vous laisse juger par vous même. Et je laisse juger aussi tous ceux qui viennent, de regarder pourquoi il y a dans ce quartier une concentration d'une population, dont on voit bien que c'est une population immigrée, dont on voit bien que c'est une population qui est concentrée dans ces quartiers, comme vous avez plein de ghettos en France", analyse-t-elle.
Et à ceux que ne perturbe nullement la réalité de la ghettoïsation dans notre pays et tente de lui faire un procès sur sa dénonciation d'un état de fait Nadine Morano d'expliquer avoir "discuté" avec des passants du quartier. "Je suis allée Gare du Nord, et ça m'a intéressée. Une fois, je suis descendue du taxi, et j'ai remonté à pied, pour discuter avec ces personnes", raconte-t-elle.
"J'ai noté que la grande majorité de ces personnes qui étaient dans le quartier de la Gare du Nord étaient des personnes d'origine africaine, et pour beaucoup d'entre elles, n'avaient pas d'emploi. (...) Mais je n'ai pas besoin d'aller Gare du Nord pour voir ce qu'il se passe (en France). Je vois bien que dans le quartier où j'ai grandi [le quartier du Haut-du-Lièvre, à Nancy], la population n'est plus du tout la même", ajoute Nadine Morano.

Que serait-ce si Nadine Morano avait été maire de Vitry-sur-Seine ? 
De graves incidents ont éclaté en 1981 à Vitry-sur-Seine où un foyer qui devait accueillir 300 immigrés maliens a été saccagé par un commando d'une cinquantaine de "personnes" conduites par le maire communiste de Vitry, Paul Mercieca (PCF) qui s'opposait, disait-il, à toute ghettoïsation sur sa commune.
VOIR et ENTENDRE ce reportage  de 1981 archivé par l'INA: 

Les "humanistes" ferment les yeux et dénoncent les acteurs vigilants

En 2012, pour faire front à la polémique qui suit son appel aux électeurs de toutes sensibilités à voter pour elle au second tour des législatives en Meurthe-et-Moselle, l'eurodéputée  évoqua sa  "meilleure amie" pour tenter de convaincre ses adversaires qui veulent l'y enfermer qu'elle n'est pas dans les généralités et de faire comprendre que chaque personne doit être considérée individuellement.
"Me faire passer pour quelqu'un qui serait raciste, alors que j'ai des amis qui sont justement Arabes, et dont ma meilleure amie qui est Tchadienne, donc plus noire qu'une Arabe, je trouve ça choquant", fit- elle valoir à ses détracteurs sur le plateau de C à Vous, une émission de France 5.
Nadine Morano n'est d'ailleurs pas le maire de Montigny-les Cormeilles
En 1981, sous la présidence du socialiste François Mitterrand, ce maire PCF de Montigny-les Cormeilles stigmatisa un immigré marocain, le soupçonnant de trafic de drogue. La Fédération PS et la Ligue des Droits de l'homme pointèrent alors sa dénonciation calomnieuse et la diffamation.
Ce maire, Robert Hue, est aujourd'hui un allié de Hollande.

Plus récemment, dans une émission On n'est pas couché de septembre 2015, l'élue Les Républicains observa que "la France est un pays de race blanche" et des élus LR se désolidarisèrent de ce constat. Maintenant ses propos, Nadine Morano se fit sanctionner par le retrait de son investiture départementale aux élections régionales.
En juin 2009, les nervi de la CGT chassèrent par la violence une vingtaine de travailleurs clandestins de couleur manifestant à la Bourse du Travail de Paris où le syndicat règne en maître. Plusieurs victimes témoignent de l'usage de gaz et de bâtons :
VOIR et ENTENDRE aussi ces témoignages virulents présentés par le NPA :

Marseille peut en revanche être étiquetée

C'est dans la cité phocéenne que, le 6 octobre 2014, l'adolescente de 15 ans suspectée d'avoir fugué de son domicile de Villefontaine en Isère pour "faire le djihad" en Syrie a été retrouvée en soirée par sa famille, quatre jours après l'annonce de sa disparition."On a décidé d'aller à Marseille [pourquoi Marseille?]; on l'a cherchée toute la journée (...) Elle s'est jetée dans nos bras. [...] On est très soulagés, tellement heureux qu'elle ne soit pas partie à l'étranger", a assuré la mère de l'adolescente. Le multiculturalisme est-il un élixir de jouvence de la bien-pensance française ?

La chance de la France serait de devenir multiculturelle, nous répète-t-on avec insistance. Pas de souci, puisqu'elle l'est déjà ! Toute résistance est qualifiée de repli identitaire rétrograde, une tare honteuse et le multiculturalisme est le dernier "isme" à la mode, le fin du fin. Le dernier chic est de fréquenter le restaurant syrien du coin. C'est un acte citoyen. 

Mais quand l'Histoire était enseignée à l'école, on apprenait que la constitution de la France a été un long processus. Si nous sommes pour partie des barbares venus du Nord, parce que plus loin vers l'Ouest c'est l'océan, les envahisseurs ont nécessairement fait souche chez nous, à l'exception de ceux que nous avons repoussés, les Huns et les Sarrasins. Venus d'ailleurs, ces barbares germaniques, les Francs, ont vaincu, se sont adaptés et ont embrassé le christianisme. La France et la langue française sont issues de cette osmose féconde. Nous nous sommes donc civilisés au fil du temps et avons développé une civilisation harmonieuse sur la base du respect des uns et des autres, d'un pouvoir politique fédérateur et d'une religion chrétienne qui ont fait notre identité commune. Les Chrétiens se sont certes opposés et les Juifs ont été persécutés, mais tous ont finalement privilégié, contre la haine de l'autre, le vivre ensemble.

La revoici, cette haine, colportée par une minorité d'intégristes religieux et conquérants qui veulent transformer cette civilisation à leur image. 

Les uns ne voient pas monter le danger, ou le négligent, d'autres réagissent - comme les Résistants repoussèrent le fascisme qui, un temps, avait envahi les esprits et plus évidemment leur espace - et se dressent, citoyens vigilants. 
Dans notre histoire, on ne donnait pas le nom de métissage au mélange heureux des populations blondes dont nous sommes les descendants et les héritiers. Le génie français a consisté à sauver partout dans le monde ce qu'il avait de plus beau et de plus noble à Athènes, Rome et Jérusalem. Nous avons pris, opposent certains qui sont dans la lutte permanente des classes sociales et des civilisations nord-sud. En vérité, nous avons accueilli avec chaleur et respect. Assimiler n'est pas prendre, mais offrir un parcours déjà avancé et un milieu développé. Bien sûr que tout cela fait de nous un pays multiculturel. 

Ni Dostoïevski, ni Tolstoï, ni Goethe, ni Copernic, ni Galilée, ni Kierkegaard, ni Kant, ni Confucius, ni Gandhi, ni Rilke, n'étaient français. Mais nous avons reconnu leur valeur et nous en sommes inspirés. Comme nous avons adopté Modigliani, Frédéric Chopin, Marie Curie, Pablo Picasso, Le Corbusier, Samuel Beckett, Charles Aznavour ou Léopold Sédar Senghor. Ils sont des nôtres, parce qu'ils nous ont choisis et respectés: "parce que c'était lui; parce que c'était moi", aurait dit Montaigne à La Boétie. 
Or, nous avons désormais à faire face à des fanatiques qui sont des tueurs de mécréants dont certains que nous avons élevés sur le sein de Marianne. Détail de l'Histoire pour les derviches tourneurs du multiculturalisme !

La ghettoïsation dénoncée par N. Morano est-elle une solution ?

Les quartiers populaires ne représentent pas tous les cas de ghettoïsation en France

Elle-même d'origine immigrée et modeste, Nadine Morano, ancienne ministre, le souligne, elle s'étend bien au-delà, aux gares et, depuis que les migrants du Proche Orient s'y installent, jusque sous les lignes de métro suspendu parisien. Les 751 zones urbaines sensibles (ZUS), dans lesquelles vivaient 4,7 millions de personnes au recensement de 1999 (soit 8 % de la population française, et 12 % des Franciliens), concentrent toujours les cas les plus significatifs de précarité et d’absorption problématique. Certes, le processus de ghettoïsation sur les ZUS françaises n'est pas comparable aux ghettos de certaines grandes villes d’Amérique du Nord ou du Sud. 
Pour autant, il ne faut pas s’interdire d'évoquer, comme le font certains responsables politiques, l’existence d’un "séparatisme social" en France créant de  plus en plus de fractures dans les conditions de vie et les destins des différents groupes ethniques.  Cette ghettoïsation est effective et non pas seulement en devenir ou à venir. Il est donc essentiel de ne pas masquer et taire, pour des raisons politiques et politiciennes, les difficultés d’insertion socio-économique qui se posent massivement et les conditions de vie des habitants qui sont au contact, ainsi donc que les représentations que les habitants se forgent d’eux-mêmes, des différents groupes sociaux qui composent la société et de leurs relations.
Nadine Morano est coupable d'avoir évoqué un problème que le pouvoir et sa presse s'évertuent à glisser sous le tapis. Les migrants, victimes de l'Etat islamiques, ajoutés aux clandestins d'avant les "printemps arabes" doivent cohabiter, mais les idéologies extrêmes condamnent toute politique d'assimilation et les intéressés, pour la plupart, oppose un refus d'intégration, au nom du droit à la culture que nient pour eux-mêmes certains des accueillants.
Le communautarisme et le multiculturalisme entretiennent le processus de ghettoïsation qui s'amplifie en France.

mercredi 22 avril 2015

François Hollande compare ses alliés communistes au FN

Le FN, c'est le PC des années 70: Mélenchon hurle à l'"insulte" 

Qui a dit que son "divertissement politique" sur Canal+ est coup d'épée dans l'eau ? 



Le socialiste s'est en fait livré en commettant l'irréparable: "Madame Le Pen parle comme un tract du parti communiste des années 70," a affirmé le chef de l'Etat sur Canal+ dimanche 19 avril. 
C'est même pas du off...

Olivier Dartigolles du PCF dénonce sur twitter
 une "lâcheté intellectuelle".

VOIR et ENTENDRE François Hollande se trahir l'aveu de ce que fut réellement "l'union de la gauche":

Lundi, le numéro un communiste, Pierre Laurent, a demandé "des excuses publiques" 


"Je suis scandalisé", s'est plaint le secrétaire national du PCF sur France 2. "J'ai demandé au président de la République des excuses publiques pour cette phrase "qui est "lamentable", a ajouté le sénateur.
La présidente du Front national "Madame Le Pen parle comme un tract du Parti communiste des années 1970 (...) sauf que le Parti communiste, il ne demandait pas qu'on chasse les étrangers, qu'on fasse la chasse aux pauvres", a affirmé le chef de l'État dimanche, lors de l'émission « Le Supplément » sur Canal+.

Il convient de vérifier la bonne foi du PCF et lui rafraîchir la mémoire sur l'action du maire PCF de Montigny-les Cormeilles, Robert Hue, qui en 1981 stigmatisa un immigré marocain en le soupçonnant de trafic de drogue. La Fédération PS et la Ligue des Droits de l'homme pointèrent une dénonciation calomnieuse et une diffamation.
VOIR et ENTENDRE la réaction ironique de Georges Marchais aux critiques (nous sommes au début des années 80, au temps de... l'union de la gauche !):

VOIR et ENTENDRE
les méthodes musclées du PCF et de la CGT:
VOIR et ENTENDRE le témoignage révélateur de l'un des clandestins violentés:  

Phrase d'une "totale bassesse"
Une comparaison qui a suscité l'indignation au PCF mais aussi au Parti de Gauche, son partenaire au Front de Gauche. Jean-Luc Mélenchon a ainsi pilonné une phrase d'une "totale bassesse et indigence" indigne "d'un président élu aussi par les communistes".

"C'est la seule chose que le président de la République a trouvé à répondre à des électeurs qui lui disaient leur désarroi dans un reportage qui dénonçait ses trahisons par rapport à ses promesses de 2012 !", a déploré Pierre Laurent.

"Je rappelle au président de la République que dans les années 70 dont il parle, la gauche à l'époque avait un programme, un programme de gauche et même commun entre communistes et socialistes qui a d'ailleurs permis la victoire de 1981 de la gauche de l'époque", a martelé le numéro un communiste.

"Aveu" de François Hollande

Pour Mélenchon, ex-sénateur PS de Paris et eurodéputé Front de gauche, "la gauche à l'époque n'hésitait pas à dire des choses auxquelles le président de la République a totalement renoncé".
Le secrétaire national y voit "un aveu" de François Hollande qui "a décidé de tourner le dos à ses électeurs plutôt que de répondre à leurs urgences sociales ". "Nous, nous n'avons pas renoncé", "le Parti communistes des années 70 comme des années 2000, lui, il continue le combat contre la finance", même si "nous avons changé beaucoup de choses" depuis ce temps.
Il a souligné que l'eurocommunisme voulait alors "construire une Europe de la solidarité et pas l'Europe de la finance qu'on s'apprêtait à construire. Qui avait raison, les communistes ou ceux qui se sont engouffrés dans l'Europe qu'on connaît aujourd'hui ?". Idem pour la défense par les communistes d'un maintien des emplois industriels en France. 

"Qui avait raison ?"
"Il y a des choses de cette époque-là que je revendique totalement et il y en a d'autres que nous avons changé bien sûr parce que le monde a changé", a-t-il encore fait valoir.

Robert Hue reste coi : et pourquoi ?

N'a-t-il pas été sept ans secrétaire général du Parti communiste français (1994-2001) ? Il a aussi été maire PCF de Montigny-lès-Cormeilles, candidat du PCF à l'élection présidentielle avril 1995 (8,64 %), député communiste du Val-d'Oise (1997-2002), à nouveau candidat à la présidentielle (2002): 3,37 % des suffrages qui manquèrent au socialiste Lionel Jospin, éliminé au 1er tour. Depuis 2004, il n'est plus que sénateur dissident du PCF.
En 2012, dès les primaires, Robert Hue apporta son soutien à François Hollande 
qui, en retour, le pressentit en 2013 pour entrer au gouvernement, mais qui le nomma finalement "représentant spécial pour les relations avec l’Afrique du Sud", en 2015.

VOIR et ENTENDRE tout le bien qu'il pensait déjà des immigrés clandestins que pudiquement on appelle aujourd'hui "migrants"...
A noter que sur cette page, l'"intégration est désactivée sur demande," demande de qui ?
Mais il est désormais proche de François Hollande...
Son silence est un reniement de son passé communiste et les camarades pourront apprécier sa désertion face à l'ennemi.