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lundi 3 août 2015

Pantin: des squatteurs s’installent à la Banque de France

Hobby: prendre possession de lieux inoccupés

Les squatteurs de l’ancienne maternité parisienne de la rue Erard (XIIe) 
Le collectif parisien de squatteurs espère rester dans d'anciens locaux
 de la Banque de France jusqu’à ce qu’il y ait un projet pour le site.
Ces artistes et mal-logés réunis dans le collectif Stendhal ont amené leurs affaires petit à petit ces derniers jours, en passant par l’arrière et, dans la nuit de dimanche à lundi, ont terminé leur infiltration dans le bâtiment de la Banque de France, avenue Jean-Lolive à Pantin, déserté depuis 2010.

Leur objectif est toujours le même, occuper des lieux vacants pour ’y vivre, mais aussi d’en faire "un endroit de partage et de rencontre avec les habitants"

Pourquoi Pantin, ville socialiste de Seine-Saint-Denis ?

La maire PS est Catherine Baratti-Elbaz, la suppléante de Sandrine Mazetier, députée de Paris et ex-adjointe à la maire du 12e arrondissement, Michèle Blumenthal, septuagénaire qui avait fait de la résistance contre la volonté d'Anne Hidalgo d'imposer le non-cumul des mandats. Les députés-maires Patrick Bloche (11e), Pascal Cherki (14e) et Daniel Vaillant (18e), ainsi que la candidate du PS dans le 5e en 2001 et 2008 Lyne Cohen-Solal, ont accepté de laisser leur place.

A Pantin, les squatteurs espèrent bien obtenir l’autorisation de rester sur place jusqu’à ce que soit tranché le sort de la belle bâtisse de briques et d’encorbellement de pierres. En 2013, on évoquait l’arrivée de l’école de design Camondo mais le projet semble au point mort
En attendant, ces spécialistes du squat apprécient l’espace où ils ont posé leurs matelas, les bureaux protégés par des portes blindées, la grande salle d’accueil, les logements de fonction avec salles de bain… Ils ont même visité la salle des coffres, lampes de poche à la main.

Le collectif artistique Stendhal occupa jusqu’en 2013 le 50, rue Stendhal pour y exercer des activités qui se veulent artistiques, mais aussi environnementales et solidaires. A la réception d'une notification d’expulsion, le collectif a déménagé au 5 de la même rue. Europe Écologie Les Verts du 20e avait décidé de soutenir le collectif Stendhal pour qu’il puisse demeurer dans le bâtiment jusqu'à la construction annoncée de logements sociaux, d'un centre d’hébergement et d'une crèche en 2014.

Pas question pour autant de bloquer un projet. 
En 2013, cette maternité avait été occupée par les associations Droit au logement (DAL) et Jeudi noir qui avaient occupé cette ancienne maternité pour "accélérer le processus" de réquisitions lancé par la ministre du Logement, Cécile Duflot. Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, souhaitait que la Ville y installe des logements sociaux. L'immeuble appartient à BNP Paribas et ses filières, selon les associations.
José, le porte-parole de la trentaine de militants, rappelle qu’ils n'en sont pas à leur première action commencée rue Stendhal, en juillet 2014, lorsque les travaux de rénovation de l’immeuble qu’ils libérèrent quand la maternité du XIIe fut rachetée le 15 septembre. 

Les squatteurs ont libéré les locaux de la Banque de France de Pantin ce soir, après une nuit. 

mercredi 3 juin 2015

Paris: les expulsions de clandestins élevées au rang d' "opérations humanitaires"

Rafles avant 2012, évacuations "sanitaires" depuis...

La maire PS de Paris a réclamé la chasse aux migrants avant l'été

Des associations ont prêté main forte aux forces de l'ordre pour évacuer le camp de clandestins qui grossissait depuis des mois sous le métro aérien, porte de La Chapelle à Paris. Dès 6 heures, la police accompagnée de travailleurs sociaux de la ville de Paris et de représentants associatifs a démantelé ce campement installé au milieu du boulevard (Xe-XVIIIe), sous le métro aérien (ligne 2), entre les stations Barbès et La Chapelle, sur le site d'une ancienne déchetterie et d'un "skate park".

Le préfet de police a ordonné l'évacuation en invoquant un " péril imminent" qui pesait sur le camp où des cas de gale sont déjà apparus -ce que démentait France Terre d'asile- et où un risque d’épidémie de dysenterie aurait été signalé, ce que dément aussi FTA. 

VOIR et ENTENDRE Pierre Henry (FTA) vendre les expulsions en opérations sanitaires:

"
Les campements, en terme d'épidémie, en terme sanitaire, sont des risques, d'abord pour ceux qui y habitent", a justifié la ministre de la Santé, Marisol Touraine, soumise à l'ISF, invitée ce mardi matin sur France Info. "Il faut veiller à ce que chacun qui était là soit relogé." Yapuka, mais ce n'est pas le cas: les associations qui se sont rangées aux côtés des forces de police ont fait confiance au gouvernement qui avait garanti que les conditions du relogement des clandestins étaient réunies.  

Installé depuis dix mois,
le mini-Sangatte a beaucoup grossi sous l'afflux de réfugiés, en majorité Erythréens et Soudanais, mais aussi Guinéens et Egyptiens, des hommes, qui sont pour beaucoup des demandeurs d'asile, et une vingtaine de femmes et d'enfants. D'une vingtaine de tentes fin mars, il est passé en deux mois à environ 380 personnes vivant dans de médiocres conditions sanitaires, sans eau, dormant pour certains à même le sol, dans les mêmes conditions que l'autre groupe de migrants qui s'est installé sur une butée du boulevard périphérique porte de La Chapelle, à l'abri d'un terre-plein.

France Terre d'Asile cautionne les ramassages

REVOIR et REENTENDRE
 
Pierre Henry (FTA) marteler des justifications aux expulsions, avec le soutien d'Emmaüs Solidarité:

Un deuxième campement bientôt évacué à Paris

La "douceur" bien connue de Royal
Un deuxième campement de migrants est menacé à Paris après l'évacuation mardi de celui du métro La Chapelle (XVIIIe) . Cette fois, la préfecture voudrait pouvoir reloger les habitants de la centaine de tentes qui s'agglutinent aux abords de la gare d'Austerlitz.
Après les abords de la gare du Nord, ceux de la gare d'Austerlitz. La préfecture de Paris compte s'attaquer prochainement à un camp de migrants du XIIIe arrondissement après l'évacuation mardi à l'aube de celui qui s'étalait depuis des mois sous le métro aérien de La Chapelle, dans le XVIIIe.
Comme les 380 personnes qui dormaient au dessus des rails de l'Eurostar, que la plupart rêve d'emprunter jusqu'au Royaume-Uni, tous devront être relogés en attendant d'examiner leurs dossiers de demande d'asile.

Motif officiel avancé: "risque d'épidémies"

Depuis un an, les tentes s’alignent sur les quais du sud-est de la capitale. Elles sont à présent une centaine et risque encore de croître si les autorités ne prennent pas les choses en main. Dans ces camps, la propagation des maladies est légion. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, dit d'abord craindre pour la santé de ces migrants qui, pour la plupart Soudanais ou Érythréens, fuient la misère et les guerres de leur pays.
Mardi, le préfet de police a ordonné l'évacuation de La Chapelle en raison du "péril imminent " qui pesait sur le camp, où des cas de gale sont déjà apparus et où un risque d’épidémie de dysenterie a été signalé.

A Calais encore, Pas-de-Calais



Près du tunnel de la Manche qui mène au Royaume-Uni, 
le squat Vandamme (du nom de l’ancienne entreprise de recyclage qui l’abrite) et le camp dit de "Leader Price" ont été évacués par la police. Les opérations se sont déroulées dans le calme, avec la complicité des associations autrefois opposées aux rafles de migrants. 66 interpellations ont été enregistrées. 
Il y avait près de 300 migrants dans le squat. Beaucoup de militants associatifs étaient sur place. Des membres de l’association Salam ont dénoncé le fait de ne pas avoir été prévenus de l’imminence des opérations, qui "rappellent les évacuations de début juillet (rue de Moscou)".

La préfète, Fabienne Buccio, a par ailleurs précisé que, dans le Calaisis, le nombre de migrants est aujourd’hui passé à près de 3.000, contre 400 l’année dernière à la même époque.

lundi 2 mars 2015

Sivens: les agriculteurs contestés dans leur rôle de protecteurs de l'environnement

Les exploitants veulent reprendre possession de leurs terres occupées

Les activistes altermondialistes font monter les tensions

Des agriculteurs empêchent l'arrivée de 
renforts d'activistes altermondialistes
sur la "ZAD" de Sivens, le 2 mars 2015
Les militants d'extrême gauche refusent la remise en culture en ne rendant pas les parcelles qu'ils occupent illégalement avant la décision vendredi du conseil général du Tarn qui doit trancher entre deux projets d'un barrage sur le site de Sivens.  Les agriculteurs  aimeraient pouvoir récupérer leurs terrains pour les remettre en culture et organisent donc le blocus du site.

Agriculteurs tentent de chasser les occupants zadistes de leurs terres 
Tandis que gendarmes bloquent depuis samedi les deux principaux accès au site contesté de retenue d'eau, à Sivens dans le Tarn, des agriculteurs sont venus en "renfort" pour s'assurer de la réalité de ce blocus policier.

Suite à de vives tensions provoqués par les squateurs zadistes, ils sont près d'une centaine sur leur lieu de travail ce lundi matin, pour contrôler les deux entrées principales du site. Ils veulent s'assurer que le blocus n'est pas filtrant jusqu'à la réunion du Conseil général du Tarn qui examinera vendredi les projets alternatifs au barrage initialement prévu. 
Ils réclament également l'évacuation immédiate des occupants du site, conformément à des décisions de justice prises en février. en dépit du climat de tension qui règne sur place, aucun incident n'est pour l'heure à signaler. Il faut dire que les forces de gendarmerie ont mis en place un dispositif pour éviter tout contact entre les deux camps.

Une barricade par trois fois détruite

"Il y avait trop de monde ce matin pour qu'on assure la sécurité. On a reçu l'ordre de ne laisser entrer personne", a indiqué un gendarme posté à une entrée du site. La tension est en effet encore montée d'un cran depuis vendredi autour d'une barricade dressée par les occupants zadistes au carrefour de la D999, en pleine campagne. Elle a été démontée et reconstruite trois fois, avant d'être détruite dimanche matin.

Le gouvernement a envoyé un escadron de 80 gendarmes mobiles est venu prêter main forte au groupement de gendarmerie du Tarn, pour cette semaine décisive à Sivens, a-t-on appris auprès de la préfecture. Les agriculteurs du Tarn et du Tarn-et-Garonne avaient en effet annoncé qu'ils "bloqueraient" dès lundi matin l'entrée au site, située non loin de la petite ville de Lisle-sur-Tarn.

La maire de Lisle-sur-Tarn dénonce une "zone de non-droit" 

La première magistrate de cette commune décrivait lundi matin une "zone de non-droit" - comme dans certains quartiers ou villes des Bouches-du-Rhône -une "situation intolérable", malgré les chiffres trafiqués de Valls, aussi stupéfiants que le shit de ZUS. 
Maryline Lherm s'insurge contre le fait qu'en république une partie de la population "n'a plus accès à ses propriétés, à ses maisons". "Que fait l'Etat ?", s'interroge encore l'élue. "Aujourd'hui, le Tescou [affluent du Tarn] pleure des larmes, demain j'ai peur qu'il ne pleure du sang. Je voudrais que l'Etat nous entende. J'ai écrit à Manuel Valls, il ne m'a pas répondu", continue-t-elle. 
La responsable administrative explique aussi qu'elle a demandé la mise en place d'une cellule psychologique qui lui a été refusée avec comme conseil pour le moins cavalier d'"appeler le 15". 
"Je crois que l'Etat ne fait pas son travail et c'est la société civile, les agriculteurs qui sont obligés de faire régner l'ordre. Je lance un appel à l'Etat: monsieur Valls, faites quelque chose, il faut que notre commune ressemble à une commune de l'Etat français", conclut-elle.

VOIR et ENTENDRE la maire lancer un cri d'alarme à l'esprit républicain et à la responsabilité de l'Etat:
On constate pourquoi les agriculteurs veulent se tourner vers le Front national. Difficile de nier que la politique du gouvernement PS fait prospérer le FN. 

Pour les zadistes, la réunion de vendredi "est  une vaste mascarade pour gagner du temps avant les élections (départementales des 22 et 29 mars). Aucune décision ne sera prise et ils vont refiler le bébé à la prochaine équipe". 
Plus vraisemblablement, on s'achemine vers un compromis qui ne satisfera encore personne, après trente années de conflits permanents.



Faut-il que Hollande envoie Marion Cotillard?...
On disait Ségolène Royal, la ministre en titre de l'Environnement, capable de dénouer la situation, mais c'est à deux actrices que le président de la République a préféré faire porter sa parole lors de son show médiatique de Manille: la confirmation que l'ex-candidate à l'Elysée est incompétente?    

vendredi 18 février 2011

Emmanuelle Béart, citoyenne solidaire, à l'abri du fisc en Belgique

DAL ne lui a trouvé aucun logement décent en France

Mais qu'est-ce qui les pousse donc à se délocaliser ?

L'amour ?
Emmanuelle Béart a découvert les charmes cachés de la Belgique
Ce ne sont pas ses activités humanitaires qui conduisent régulièrement Emmanuelle Béart en Belgique.
La fille du chanteur Guy Béart, laquelle annonce 45 ans (bien que née le
le 14 août 1963), y rend visite à ...sa grand-mère, selon un journaliste de la Dernière-Heure. L'actrice, ex-femme de Daniel Auteuil, a épousé son compagnon, l'acteur français Michael Cohen, le 13 août à Genappe, dans le Brabant wallon (sud de Bruxelles) en Belgique, lors d'une cérémonie "tout à fait confidentielle", rapporte encore le journal belge.

Une belle conscience citoyenne?
En 2003, Emmanuelle Béart soutient la misère sexuelle masculine et pose nue en couverture du magazine ELLE..

Tous les dix ans, Emmanuelle Béart profite de sa notoriété pour mener des actions humanitaires fortement médiatisées, telle le soutien d'étrangers en situation irrégulière (ci-contre, devant le Ministère de la Crise du logement), comme à l'église Saint-Bernard de la Chapelle à Paris en 1996 ou en 2006, dans l'affaire des « squatters » de Cachan (cf.libellé).

En 2007, elle apporte sa caution citoyenne à Désirdavenir Royal et rejoint son comité de soutien. Elle s'affiche -habillée- au meeting de la candidate socialiste, le 1er mai au stade Charléty.

Solidaire des mal logés, mais trop sensible, le plus clair de son temps, la star s'éclipse dans un paradis

A 1h30 de Paris, la Belgique a tant attraits qu'elle amène la vertueuse ségogole à se désolidariser de ses compagnons français de misère.

En Belgique, elle décompresse et dépose ses valises : c'est en effet un paradis fiscal. Pas d'impôt sur la fortune, ni sur les plus-values boursières . La Belgique a donc les faveurs des nantis, stars et chefs d'entreprise, tous vertueux.
Humanitaire, oui, mais pas 35 heures par ...an !

La Belgique accueille aussi des grands patrons français

La Belgique est un véritable eldorado pour les chefs d'entreprise et les cadres dotés en stock-options qui veulent se retirer.
Paul-Louis Halley (groupe Carrefour), Bernard Darty, plusieurs membres de la famille Mulliez (Auchan, Décathlon, Mondial Moquette, Norauto et Kiabi)
Lotfi Belhassine, ancien président d’Air Liberté, entrepreneur réside en Belgique. Il déclara avoir fui la France car l’ISF représentait 93% de ses revenus.) ont craqué ...

Enfin, autre avantage non négligeable pour les expatriés : ils bénéficient du secret bancaire appliqué par le royaume. Le fisc n'a donc pas accès aux registres des banques. Emmanuelle Béart peut dormir en paix sur son magot.

Résidents célèbres en Belgique
A la différence d'Emmanuelle Béart qui vit en Belgique, Bernard Tapie et Daniel Auteuil ont habité un temps à Bruxelles, mais son rentrés en France.
En novembre 2005, Johnny Hallyday, Français de père belge, a tenté d'obtenir la nationalité belge avant de s'installer en Suisse.
Et aussi : Eric-Emmanuel Schmitt, Henri Leconte et José Garcia.

D'autres Français d'origine refusent de payer leurs impôts en France, et ont demandé la nationalité helvétique, ce qui leur donne le droit – et le devoir – de faire rêver :

- des membres de la famille Baud (dont Jean Baud), (marques Franprix et ...Leader Price, entre 2 à 3 milliards de CHF dans le maxidiscompte), résident en Suisse.

- Robert Louis-Dreyfus (1946-2009), homme d'affaires d'origine française, avait acquis la nationalité suisse et résidait à Zurich. Il est surtout respecté comme patron d'Adidas, pour ses activités dans la téléphonie (LDCom devenu Neuf telecom acquis par SFR) et le football, sport populaire (un des actionnaires du Standard de Liège et actionnaire principal de l'OM, en Suisse).

samedi 23 octobre 2010

Samedi noir pour les squatteurs de Jeudi Noir, expulsés de la place des Vosges

Jeudi Noir apprend le respect et le droit de propriété

Du mythe...












... à la réalité
de DAL et Jeudi noir














Hôtel de Coulanges, monument historique







Edifié en 1606
pour Philippe de Coulanges et Marie de Bèze.

Leur petite-fille, Marie de Rabutin-Chantal,
future marquise de Sévigné,
y naquit en 1626.







La police a rappelé au collectif que nul n'est censé ignorer la loi


Tôt samedi 23 octobre, les squatteurs de la place des Vosges à Paris (4e arrondissement) ont en effet été expulsés à la demande de sa propriétaire de l'immeuble qu'ils occupaient sans aucun droit. La police est arrivée vers 7 heures et a 'défoncé la porte d'entrée', a assuré Margaux Leduc, porte-parole du collectif Jeudi Noir, qui ne précise pas qu'elle a donc refusé de repondre à l'injonction d'ouverture.

Jeudi Noir a des goûts de luxe

La Place des Vosges plutôt que le XXe arrondissement

'Pour l'instant, on est toujours chez nous. Mais il y a des messieurs en bleu autour de moi, c'est assez bizarre. (...) Il y a 15 CRS dans mon [sic] escalier, un dans ma [re-sic] chambre', a ricané avec aplomb la porte-parole, qui semble avoir perdu le sens des réalités.

Elle semble apprécier le quartier et a donc indiqué sa volonté de rester dans le bâtiment 'tant que c'est possible'. Pour ce faire, elle compte sur l'intervention de l'avocat du collectif et un magistrat militant, afin de faire jouer tous les recours légaux. Les policiers 'ne se sont pas mal tenus', a-t-elle estimé, puisqu'elle est juge en bonnes manières, déplorant toutefois que l'accès du bâtiment soit interdit à l'avocat du collectif, Me Pascal Winter.

Une action de justice

La Cour d'appel de Paris avait ordonné vendredi l'expulsion sans délai des squatteurs membres du collectif Jeudi Noir qui occupent depuis un an un hôtel particulier de standing situé place des Vosges à Paris, expulsion assortie du versement d'indemnités d'environ 80 000 euros.

Une trentaine de squatteurs avaient envahi en octobre 2009 cet hôtel particulier d'environ 1 500 mètres carrés inoccupé depuis 1966, un vrai 'scandale alors que la capitale manque cruellement de logements', dénonçait Jeudi Noir.
Le collectif se considère probablement prioritaire sur des familles nombreuses. Il a probablement souhaité libérer des chambres de cité universitaire, mais a visiblement sélectionné un quartier branché à sa convenance.
Pour sa part, la propriétaire des murs, Béatrice Cottin, 88 ans, n'a pas aimé d'être placée devant le fait accompli et a attaqué les squatteurs en justice pour obtenir leur expulsion.


Le représentant de la préfecture de police a souligné que 'ce bien ne restera plus vide comme par le passé', car 'les propriétaires ont désormais un projet immobilier'.

Devoir de mémoire
Avec les associations Macaq et Droit au Logement (DAL, porte-parole Jean-Baptiste Eyraud, altermondialiste) , ils ouvrent en janvier 2007 le Ministère de la Crise du Logement, au 24, rue de la Banque, sur la place de la Bourse, dans le très cher 2e arrondissement de Paris (ci-dessus).

En 2008, les Macaq ont reçu une subvention de 12 500 € du Conseil régional (PS) et en 2007 la Mairie de Paris leur a offert un espace inoccupé au 123, rue de Tocqueville (photo ci-contre, depuis rénové), en plus de La Station (photo ci-dessous), un autre lieu en partenariat avec la mairie, au n°152, tout aussi peu occupé ...


En février 2009, les Jeudi Noir publièrent avec ...Mediapart (du trotskiste Edwy Plenel) une carte de près de 50 immeubles vides à Paris.

mercredi 25 août 2010

DAL ouvrira prochainement l'hôtel particulier de D. de Villepin aux Rom

L'hôtel de Sarah Bernhardt satisfera-t-il les clandestins roumains ?
(à Laurent S.)
Depuis juin 2010 que Dominique de Villepin négocie l'achat de l'hôtel particulier de Sarah Bernhardt, situé rue Fortuny, dans le 17e arrondissement de Paris, l'ex-Premier ministre doit avoir rénové les lieux, en sorte de les ouvrir à DAL. Le bâtiment, évalué à 3.2 millions d'euros aurait pu héberger le responsable politique et son cabinet d'avocat, mais la nature de ses déclarations laisse envisager une mise à disposition prochaine des 400 mètres carrés au profit des Rom.

Entre tragédiens
La Rue Fortuny (17e)
Du nom d'un couturier de la Belle Epoque, cette rue a déjà vu s’épanouir de grands esprits.

A l’angle de la rue Fortuny et de l’avenue de Villiers (ça ne s'invente pas) Sarah Bernhardt eut Edmond Rostand pour voisin, de 1891 à 1897. Jean Rostand, son fils, y naquit. Au numéro 2, Rostand écrivit son chef-d’œuvre, Cyrano de Bergerac, mais aussi deux pièces inspirées de l'actrice d'origine néerlandaise: La Princesse lointaine (bien que fort proche) et La Samaritaine où l’on trouve de tout en effet mais surtout du talent…
Enfin, en 1933, Marcel Pagnol installa ses bureaux au n° 13. Il y restera jusqu’en 1950.

Le hasard fait bien les choses

En face de cet hôtel de prestige se trouve justement la maison où naquit Nicolas Sarkozy. Il y a vécu ses
18 premières années et nous en souhaitons autant aux Rom, dans ce centre d'hébergement.

jeudi 6 septembre 2007

Aubervilliers: le PCF veut déplacer les sans-abri et … ses responsabilités

Le PCF juge provocante la visite de Yama Rade aux squatters


Libération vole au secours des communistes. Dans un article du 6 septembre le quotidien rose de Rothschild accuse la secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et aux droits de l'Homme, Rama Yade, de provocation, réaffirmant la chasse gardée communiste sur le 9.3 et déclarant la Seine-Saint-Denis zone de non-droit.


La visite de Rama Yade a été dénoncée par la mairie communiste comme un «soutien affirmé aux squatters». C’est un comble ! Que le gouvernement se tienne à distance et il est accusé d’incurie ; qu’il veuille aider au règlement du problème et il est fustigé. En connaisseur de ce qu'elle dénonce, l’association Droit au Logement (DAL) n’est évidemment pas de reste pour condamner et parle, d’une «tournée démagogique et politicienne, pour tenter d’amadouer les expulsés». Touche pas à mes sans abri !


Cette visite serait d'autant plus surprenante pour la gauche que la jeune secrétaire d’Etat n’aurait compétence ni sur le logement ni sur la précarité. A Rama Yade, les activistes ne reconnaissent pas même une compétence humanitaire, comme à tous les Français qu’ils incitent par ailleurs à la 'défiance citoyenne' et à la solidarité tout aussi citoyenne. Rama Yade ajouta cette précision: «Je ne suis pas venue en tant que ministre, plutôt en tant que secrétaire nationale de l’UMP». En tant qu'Africaine, ajouterons-nous.


Elle tenta aussi hier de faire un peu de pédagogie et de faire comprendre sa première initiative politique depuis son entrée au gouvernement: «J’ai été sollicitée à plusieurs reprises par des associations qui interviennent auprès des squatters d’Aubervilliers. Je ne pouvais rester sourde à ces sollicitations». «Choquée» par le spectacle de ces expulsions — «Ce n’est pas bien que des enfants assistent à des scènes pareilles» —, elle assure qu’elle n’est venue que pour «comprendre» et «observer».



Mais la mairie d’Aubervilliers ne voit pas d’un bon œil cette offre d’assistance du gouvernement dans un dossier qu’elle n’a pas su gérer sans se défausser en faisant appel à une décision de la justice pour faire disparaître les sans-abri de sa vue, par les … forces de police ! La municipalité assure que cette visite à des squatters condamnés ( sic !) est une remise en cause d’une «décision de justice prise par un juge indépendant». On croit rêver ! Ils soutiennent les sans-abri dans les autres communes, mais ne les tolèrent pas sur leur territoire.


Face à tant d’indécence et aux attaques dont elle fait l’objet de la part de la gauche en général et des communistes en particulier, la secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et aux droits de l'Homme a été amenée à un petit rappel de l'obligation de mémoire en soulignant que ses détracteurs sont «très mal placés pour nous faire la morale et nous donner des leçons sur le logement», ce que Libération appelle « tirer à boulet rouge »! Des journalistes qui ont un sens de l’humour qui les honore. Ne qualifient-ils pas, par ailleurs, les squatteurs ivoiriens de « campeurs » ?



Quelques heures plus tôt, Rama Yade était à Asnières, autre ville confrontée à un problème d’expulsion. Elle ainsi eut l’occasion d’observer que le maire UMP, Manuel Aeschlimann, avait eu, pour sa part, la compétence de gérer le dossier«admirablement».


Libération riposte abusant de son pouvoir dominant de journalistes et de la crédulité de ses lecteurs qu’il n’est pourtant pas sensé désinformer. Le journal affirme que la situation à Asnières n’est pas comparable : les expulsés d'Asnières sont restés trois semaines à la rue avant que la mairie s’occupe de leurs cas. En effet ! Mais la municipalité d'Aubervilliers a attendu deux mois pour avouer son impuissance et se défausser : elle a fait appel à la justice pour régler son problème et accuser le pouvoir...


Moralité de l'affaire, il n'y en a pas... Bravo, la gauche et la presse affidée !


Sans se déconsidérer, Libération a omis de faire le rappel historique sur l’usage du bulldozer par les mairies communistes pour déloger les sans-abri. PaSiDupes le fait pour eux dans son billet suivant (libellé 'bulldozers'…

Au Forum social des quartiers populaires de la Porte de Paris à Saint-Denis des 22-23-24 juin 2007, ils se proclamaient les "indigènes de la république"...mais les élus communistes d'Aubervilliers le sont-ils,

vous demandez-vous encore?...