POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Tarn. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Tarn. Afficher tous les articles

mercredi 15 avril 2020

Une septuagénaire verbalisée devant un Ehpad où elle venait soutenir son mari reclus

Si les juges peuvent interpréter les textes, faut-il aussi autoriser les policiers ?

Verbalisée pour violation de "cordon sanitaire" devant un Ehpad

Une résidente de l'Ehpad Les Flaxinelles à Bergheim, assise devant sa fenêtre, le 14 avril 2020

Venue passer un petit coucou 
par la fenêtre fermée à son mari résident nonagénaire, l'épouse septuagénaire a été verbalisée pour violation de "cordon sanitaire" devant un Ehpad du Tarn où elle  selon la fille de ce couple, qui s'inquiète des conséquences de cet interdit pour la santé de son père. 

Deux gendarmes sont intervenus jeudi dernier, alors qu'Hedwig, 79 ans, stationnait devant la fenêtre fermée de la chambre de son époux, 93 ans, résident confiné dans l'Ehpad de Graulhet, rapporte Mme Boghossian. On l'a compris, Graulhet n'est pas en Seine-Saint-Denis où la tolérance zéro n'existe pas : sa population n'a pas la même aptitude à vivre sous ce climat, ni dans le respect de nos us et coutumes, ni dans celui de nos lois.  

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMDA0OGZkOWM3ZWU2Y2IwYTkzNGIzY2IwMjhiZmIxZTE5YmQ?width=940&height=528&focuspoint=47%2C48&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=1a24a9531d6291db6e13d6c52994b06840f6d834aac621dddb296c91acaa02d6Munie d'une ardoise, la senior avait écrit quelques mots tendres pour son mari. "Elle le faisait tous les jours, quelques minutes, depuis le début du confinement des Ehpad, pour aider mon père à ne pas se laisser glisser dans son monde, à ne pas se sentir abandonné", a dû expliquer Mme Boghossian.

Une poignée de proches d'autres résidents faisaient de même, profitant de ce que l'Ehpad soit entouré d'une pelouse non délimitée donnant accès aux fenêtres, a-t-elle indiqué. 

La préfecture du Tarn a confirmé le bien-fondé de cette verbalisation auprès de la fille de ce couple, Mariani Boghossian, dans un premier temps et par courriel.
"Même si la visite en extérieur de votre mère peut être considérée comme une assistance à personne vulnérable, un cordon sanitaire autour des Ehpad doit être absolument respecté. De ce fait, votre mère était bien en infraction", affirme la préfecture.
La préfecture a toutefois reçu l'ordre de se montrer intelligente.
Mardi, après cinq jours de réflexion, la gendarmerie allait "rentrer en contact avec la famille pour éteindre la procédure" dans cette affaire "où il y a peut-être eu un peu d'excès" de zèle des hommes de Castaner.


"Maintenant ma mère n'ose plus y aller, notre inquiétude est que mon père ne tienne pas le coup", alors que son état rend difficile les communications par internet, a souligné Mme Boghossian. 
"C'est vrai que dans certains cas il y a le risque que des résidents ouvrent les fenêtres à la vue de leurs proches, mais l'Ehpad ne pourrait-il pas y veiller", s'est-elle interrogée. 

L'Ephad a lui-même appelé la gendarmerie

La crainte de représailles gouvernementales a poussé la direction à dénoncer la présence de la septuagénaire.

Ironie de l'affaire, selon la famille, la maman travaillait à l'Ehpad comme bénévole avant le confinement et, dans un premier temps, le personnel qui l'apprécie, ne s'était  pas opposé à ces "rencontres" confinées.

lundi 18 février 2019

Christianophobie : profanations d'églises en quelques jours

Des sacrilèges oubliés de la classe politique et des media vertueux

Dans l'indifférence laïque générale des acteurs politiques  


"Parmi tant de violences qui agitent notre société en ce moment, il y a aussi celles-ci : les profanations de nos églises, plusieurs ces jours-ci." Voilà ce que dénonce ce dimanche l'Abbé Grosjean sur Twitter. Qui d'autre ? 

"Cette violence est grave : elle atteint des lieux de cultes, lieux de paix pour tous; elle blesse beaucoup de croyants dans leur foi", poursuit-il.

Ce qui le fait réagir, c'est la publication, ce samedi matin, des photos de dégradations dans une église de Dijon
Le tabernacle a notamment été ouvert, et les hosties éparpillées. Imaginez un sacrilège contre  la Torah (al-Kitâb, dans le Coran), l'un des trois Livres révélés du judaïsme, et voyez ce qu'il en a coûté à Charlie hebdo son manque de respect et ses provocations de l'islam.  
Samedi 9 février 2019, l'église Notre-Dame de Dijon était restée vide un quart d'heure vers 7h15, le temps que le sacristain ouvre l'église et que les premiers croyants arrivent pour la célébration de la messe. C'est ce moment qu'a choisi un "individu" pour s'introduire à l'intérieur.

"Cette église a été victime d'une profanation, c'est-à-dire qu'on s'est attaqué à des symboles et à des lieux symboliques de la foi : l'autel, qui a été dépouillé de tous ses ornements, et le tabernacle, où est conservé le pain consacré. Ce tabernacle a été ouvert et le pain consacré – le corps du Christ – a été répandu dans l'église", précise le père Emmanuel Pic, prêtre de la paroisse de Dijon.

Le prêtre ajoute : "Je pense que c'est la première fois que ça arrive dans une grande église de ville dans une métropole comme Dijon. En revanche, à Notre-Dame, nous avons déjà été la cible d'actes de malveillance. Il 
y a six mois à peu près, il y a eu il un départ d'incendie dans une chapelle. Et puis, il y a à peu près trois semaines, une agression qui s'est passée dans la sacristie."
"C’est avec beaucoup de tristesse que les prêtres et les chrétiens de la paroisse  Notre-Dame de Dijon ont constaté que leur église a été profanée tôt ce matin, et particulièrement les espèces eucharistiques", a réagi le vicaire général du diocèse, cité sur le site du Diocèse de Dijon.

Dijon n'est qu'un exemple de dégradations parmi d'autres ces derniers jours partout en France. 

A Houilles, dans les Yvelines



L'église Saint-Nicolas a notamment subi trois actes de vandalisme en une dizaine de jours : une statuette de Vierge à l'enfant a été brisée. 
Quelques jours plus tôt, c'est la croix de l'autel et le siège du prêtre qui avaient été pris pour cible. Une plainte a été déposée, selon Le Parisien .

"Dab" du Christ dans le Tarn

Dans le Tarn, la cathédrale de Lavaur a reçu la visite de vandales mardi 5 février, note La Dépêche du midi . Un bras du Christ a été tordu pour lui faire faire un 'dab', des restes de gâteaux ont été découverts, une nappe brûlée. Les traces noires d'un début d'incendie sont visibles ci-dessous :

Christ qui «dab» et croix en excréments... Plusieurs églises catholiques profanées en quelques jours

Excréments à Nîmes

Si Alain Finkielkraut est traité de "tas de merde" par des islamo-gauchistes qu'il désigne comme des "salafistes", les lieux de cultes catholiques sont également souillés.
   


L'église Notre-dame-des-enfants a elle aussi subi des dégradations mercredi 6 février. Cette fois-ci, en plus du tabernacle cassé et d'hosties retrouvées sur le sol, des excréments avaient été jetés sur les murs intérieurs de ce sanctuaire. 
Église degradée aux Amoureux : une
Trois jours après la dégradation de l'église Notre-Dame des Enfants, située dans le quartier des Amoureux, l'évêque Robert Wattebled parle d'une action "gravement injurieuse" envers les symbole sacrés de la religion catholique.
Durant la journée de mardi, l'édifice, ouvert au public, a été la cible de nouveaux sacrilèges. Le ou les auteurs - resté(s) au stade anal - ont notamment fracturé le tabernacle et dessiné sur un mur une croix avec des excréments et collé dessus des hosties consacrées.
Le parquet de Nîmes a ouvert une enquête.

Ce sont cinq lieux de culte catholiques qui ont ainsi été profanés en ce début de févier.

samedi 10 juin 2017

Les Modernes de Macron ne font pas mieux que les Anciens

Quand la République en Marche ne change rien à la "vieille politique"

Le parti présidentiel, La République en marche, n'a pas mis fin aux accords d'appareils

Moralisation : les ministres MoDem Bayrou (ci-dessus) et Sarnez,
en délicatesse avec police et justice 
Les cadres du parti de Macron, La République en Marche (LREM), ont déjà mis le champagne au frais. Peu leur chaut l'occasion manquée du renouvellement de la vie publique lors des législatives des 11 et 18 juin. Le 29 mai, Gérard Collomb, le nouveau ministre de l'Intérieur, entouré de ses quatorze candidats dans le Rhône,vendait allègrement la peau de l'ours avant de l'avoir tué, sur la terrasse d'un immeuble proche du musée Confluences, à Lyon.  A eux, s'était joint le mathématicien Cédric Villani, professeur à l'université Claude-Bernard de Lyon, et pourtant parachuté dans l'Essonne. "Nous sommes en train d'étonner le monde" , s'était rengorgé le ministre septuagénaire, acclamé par ses partisans. 

Les macroniens sont grisés par les sondages
Ils annoncent la majorité absolue à l'Assemblée pour un parti créé il y a un peu plus d'un an ! Selon la dernière enquête OpinionWay et Les Echos (groupe LVMH, libéral), LREM recueillerait 30 % des suffrages et obtiendrait entre 370 et 400 sièges, soit plus que le PS en 2012, qui comptait 312 élus. 
Cette vague Macron tient certes à l'effet de souffle présidentiel - les Français ont toujours donné la majorité absolue au président depuis que les législatives ont lieu dans la foulée de la présidentielle, d'autant que les débuts du quinquennat sont jugés réussis, mais à un engouement irraisonné entretenu par la presse mercantile aux mains d'hommes d'affaires qui veulent croire au banquier entré à l'Elysée.
Le jeunisme du candidat Macron explique aussi cette probable victoire aux législatives, par lesquelles le président veut donner un vrai coup de jeune à la politique. Il a privilégié des candidatures ouvertes à tous (19.000 ont été déposées : en nombre toutefois insuffisant pour prétendre à tous les sièges...), une stricte parité hommes-femmes et une entrée en force de la société civile, qui représente la moitié des candidats, aux dépens de la mixité sociale et de la diversité.  "Nous avons suscité des candidatures de grande qualité qui n'auraient jamais passé le filtre des partis", se flatte Jean-Paul Delevoye, à la tête de la Commission d'investiture. 

Le parti du président balaie ses propres principes 

Nombre de principes de campagne ont été écornés. 
"Il n'y aura aucun accord d'appareil avec quelque parti que ce soit; ce sont les idées et la volonté de transformer le pays qui doivent nous unir", promettait le candidat Macron, le 19 janvier. Mais, avec  son alliance avec François Bayrou, jugée déterminante pour la victoire, Macron ramène les électeurs à la réalité politicienne. Dès l'annonce de la première liste de candidats En marche !, le 11 mai, le président du MoDem, estimant son accord pré-électoral trahi avec l'attribution par Macron d'une quarantaine de candidats au MoDem, a craint pour la survie de son groupuscule à l'Assemblée. Le chantage du maire de Pau soutenu par Juppé auprès du juppéiste Edouard Philippe et Delevoye, un proche de Raffarin, et les doutes de Macron sur ses propres capacités à gagner avec des inconnu(e), ont finalement permis à Bayrou de doubler le nombre circonscriptions réservées au MoDem.
"C'est une dérogation à nos principes, admet Jean-Paul Delevoye. Nous sommes en transition entre l'ancien et le nouveau monde politique," tente-t-il de se justifier. 
Ironie du sort vertueux, la bande à Bayrou vient de se faire pincer dans une affaire de financement illégal du MoDem par leurs cinq eurodéputés qui faisaient salarier une dizaine d'assistants parlementaires fantômes à Strasbourg mais industrieux (disent-ils) dans les circonscriptions: le MoDem tient en effet beaucoup au maintien de son tissu territorial...
Autre entorse : alors qu'Emmanuel Macron avait promis la présence de son parti dans chaque circonscription, il n'opposera aucun candidat dans 51 circonscriptions.
Le parti présidentiel lui accorde l'excuse de la  "bienveillance" envers des élus qui ont donné des signes d'ouverture à la majorité présidentielle. Les protégés de Macron sont des ...juppéistes, tels Thierry Solère ou Franck Riester (LR), des sortants rodés à l'activité parlementaire dont ses propres troupes auront tout à apprendre, ainsi que des UDI, tel Yves Jégo, qui ont été épargnés, comme les socialistes Marisol Touraine, Stéphane Le Foll et Myriam el-Khomri, qui a porté sa loi Travail quand il tirait les ficelles depuis Bercy. 

Macron a aussi renié son engagement à écarter tout candidat ayant déjà effectué trois mandats de député. 
Cela a permis de repêcher Manuel Valls, déjà trois fois député, rallié au président et redevable, mais trop cumulard pour être sélectionné. L'ancien premier ministre ne s'est vu opposer aucun macronien contre lui dans l'Essonne, alors qu'ailleurs ses soutiens doivent affronter des candidats En marche !... 
Ce cas n'est pas isolé, puisque c'est aussi celui du Tarn où En marche! a investi deux candidats sur trois. Dans la 1ère circonscription (Albi-Castres montagne) le parti du président n'a désigné personne. Le troisième, Philippe Folliot, est un député centriste sortant et rallié à la candidature d'Emmanuel Macron. Or, Philippe Folliot n'est pas une nouvelle tête: ce parlementaire est élu depuis trois mandats. Foin donc encore de la règle de ne pas faire plus de trois mandats successifs.

Pour conquérir la majorité à l'Assemblée, Emmanuel Macron a fait, lui aussi, de la vieille tambouille politicienne… 

vendredi 11 décembre 2015

Barrage de Sivens: l'Etat achète les exploitants pour les faire renoncer à leur projet

Le contribuable paiera 3,4 millions d'euros au Tarn (PS), en compensation de l'abandon du projet de barrage à Sivens

2,1 millions pour les dépenses en pure perte et 1,3 pour réhabiliter la zone humide. 
Duflot et Mamère sur le site
du réservoir de Sivens
Après avoir accepté le 6 mars de renoncer en partie à son projet de retenue d'eau, malgré l'état d'avancement des travaux, le conseil du Tarn a adopté le "projet transactionnel" proposé par l'Etat. Ce projet vise à indemniser le département socialiste pour les dépenses déjà engagées avant la décision prise à la mi-janvier par la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, d'abandonner le chantier où est mort le 26 octobre 2014 Rémi Fraisse, jeune activiste. Pour ces dépenses "en pure perte", le département recevra 2,097 millions d'euros. 

Le département socialiste prend l'argent du contribuable...

Le Tarn a acquiescé, "bon gré mal gré"
. Mais il s'est empressé d'adopter un autre projet de retenue d'eau. 
Un projet gagnant-gagnant: réduit de moitié et à construire construit non loin du projet initial, soit il répond à la demande pressante en eau des exploitants agricoles, soit il déclenche de nouvelles violences altermondialistes, mais dans tous les cas, le Conseil départemental rentre dans ses frais ! 

Compenser la destruction de la zone humide 
En contrepartie de l'abandon du premier chantier, le Tarn s'est engagé à "compenser les atteintes environnementales" résultant de la destruction de la zone humide: la vallée de la petite rivière Tescou a en effet été totalement arasée. Près d'une centaine d'espèces protégées y vivaient.
Le projet de retenue d'eau est toujours défendu par le syndicat agricole FNSEA qui l'estime nécessaire à l'irrigation des terres de la zone mais il est vivement combattu par des écologistes et résidents. En outre, plusieurs centaines d' activistes, des "zadistes", squatteurs de la "zone à défendre", ont été délogés par les gendarmes, le 6 mars. 

Les "djihadistes verts" restent vigilants

Activiste écologiste à Nantes
Ces extrémistes ont décidé que le barrage est inutile et que les petites retenues d'eau collinaires alentours sont suffisantes aux besoins d'irrigation. Les opposants sont vent debout contre le nouveau projet qui doit être lancé dans les plus brefs délais, selon les autorités locales et Paris, et qu'ils estiment n'être qu'un "Sivens light". "On se méfie d'un nouveau passage en force", a déclaré Ben Lefetey, porte-parole du Collectif Testet, qui regroupe des opposants. "Car ils n'ont toujours pas accepté l'abandon du projet initial", a-t-il dit. 

"C'est un sujet lourd qui n'est pas terminé. J'espère que le bon sens, la légitimité et la légalité pourront coïncider", a répondu Thierry Carcenac, président socialiste du Conseil départemental du Tarn. Selon Ben Lefetey, le nouveau projet de retenue d'eau ne pourra voir le jour avant "deux ou trois ans". 2
La guerre de l'eau reprend en ...2017 !

jeudi 29 octobre 2015

Sivens: qui a fait disparaître la sculpture dédiée à Fraisse ?

Qu'est devenu la sculpture-hommage à Rémi Fraisse, 

La stèle en mémoire de Rémi Fraisse a été retirée dans la nuit de mardi à mercredi
 
La sculpture de 1,8 t et de plus de 2 m de haut s'est volatilisée. 
Erigée par des inconnus dans la nuit du 19 au 20 octobre à Sivens (Tarn) en hommage à Rémi Fraisse, tué il y a un an par une grenade offensive lancée par un gendarme et qui a enflammé un combustible dissimulé dans le sac à dos du "jeune  botaniste" qui n'était visiblement pas venu herboriser... Elle représentait une main en pierre de Castries sur laquelle est posée la planète Terre en roues de charrette de bois cerclées d'acier. Sous la stèle disparue, on pouvait lire: " Nous, humains, enfants de la terre, continuons le combat pour la vie."

"Elle a été enlevée cette nuit", a indiqué mercredi matin le lieutenant-colonel Sylvain Rénier, commandant du groupement de gendarmerie du Tarn. Des ayatollahs verts instrumentalisent l'écologie que leurs activistes radicalisent pour déstabiliser l’Etat et son prétendu "fascisme". Cette accusation de l'extrême gauche internationaliste est reproduite ici et là où il y a de la violence depuis Malik Oussekine (tué en 1986, lors de violentes manifestations contre la loi Devaquet et à qui la ville de Carhaix à érigé une stèle) et trouve ses stratèges chez les gauchistes qui ont aussi falsifié l’affaire Méric, autre militant d’extrême gauche, membre de l’Action antifasciste Paris-Banlieue (des antifa) et de Solidaires Étudiant-e-s (dont le noyau est la Fédération SUD Étudiant, des révolutionnaires trotskistes), à la suite de leurs rixes habituelles avec des Jeunesses nationalistes révolutionnaires d'extrême droite.

Dimanche dernier, des dizaines de militants étaient venues rendre hommage à Rémi Fraisse devant cette sculpture,
pour le premier anniversaire de sa mort.
Installée sur une propriété privée par un groupe d'activistes proches du militant qui s'était présenté comme "La Pelle Masquée", un réseau qui se consacre à la lutte contre la prospection par téléphone, portant atteinte à notre vie privée.
"Ce monument, avait-il déclaré, rend hommage à la mémoire de Rémi Fraisse tombé sous les tirs des gendarmes il y a un an et à toutes celles et ceux qui continuent à lutter pour l'environnement et l'humanité." 

L'oeuvre déparait-elle l'environnement naturel ?

Si la vue de la stèle peut paraître déplacée dans cet environnement, le fait que le monument ait été retiré "n'est pas une infraction", a précisé le lieutenant-colonel Rénier, et "il n'y a pas eu de plainte déposée". 

"La seule infraction est le fait que la stèle ait été
installée sur une propriété privée," propriété de la CACG (Compagnie d'aménagement des coteaux de Gascogne). 
Cette société est maître d'ouvrage délégué du projet de barrage contesté dans la zone humide du Testet riche en biodiversité, situé dans la forêt de Sivens, mais barrage utile aux agriculteurs de la zone. 
La CACG "avait envisagé un temps de déposer une plainte"indique le haut responsable de la gendarmerie, après la découverte de la sculpture. A la CACG, la responsable de la communication n'a pas souhaité polémiquer.

mardi 20 octobre 2015

Castres coupée du monde par les gens du voyage

La police a dû évacuer les gens du voyage qui bloquaient la gare et la circulation des gens et des marchandises

Des familles ont pris possession des abords de la gare, menaçant la sécurité des voyageurs et des agents, selon la SNCF 

Il aura fallu quinze jours pour que la presse informe les Français que les trains ne circulaient plus dans une partie du Tarn en région Midi-Pyrénées, France. Le maire accuse la préfecture de ne pas remplir ses obligations en n'appliquant pas l'arrêté d'expulsion. Et d'ajouter: "Je ne peux qu'appuyer l'attitude de la SNCF, puisque le comportement des gens du voyage met en péril la circulation des trains et la sécurité des voyageurs."

Selon des journalistes du service public de France 3 Midi-Pyrénées sur place,
les gens du voyage qui occupaient illégalement un terrain appartenant à la SNCF à proximité de la gare de Castres auraient été évacués par la police à 9h30 ce mardi. Depuis deux semaines aucun train ne circulait en gare de Castres, contre 22 chaque jour en moyenne auparavant. A la vérité, les forces de l'ordre sont encore sur place et toutes les caravanes n'auraient pas été déplacées, selon un témoin libre et indépendant, sur place.

Depuis plus de deux semaines, les employés de la SNCF avaient exercé leur droit de retrait

Qui savait que les cheminots craignaient pour "leur sécurité et celle des voyageurs"? À l'origine de ce mouvement, le squat de gens du voyage au bord des voies de chemin de fer.
Une détonation aux causes indéterminées, un pétard, selon les services de Cazeneuve depuis Paris, un tir à balles réelles, selon des témoins locaux, a décidé les agents SNCF de terrain à fermer la gare, après une série d'incivilités dont les voyageurs et eux mêmes ont été victimes.
Le maire de la ville, Pascal Bugis, dénonce les actes de malveillance dus à la présence des gens du voyage. "Des fait de sabotage", explique-t-il, avec le dépôt de plaques de béton sur les voies et les aiguillages. "Ailleurs en France, (ce serait) considéré comme des actes de terrorisme"
La COP21 ne passe plus à Castres et le gouvernement produit du CO2.
La circulation des trains est interrompue et remplacée par des autocars entre la ville et Saint Sulpice/Lavaur, ainsi que Mazamet: 58 + 20 km de zone de non-droit sur le service public de la société nationale.


Préfecture et mairie (SE) se renvoient la balle

Photos à l'appui, le maire égrène les actes de malveillance et les dégradations commises par les gens du voyage à la gare et à la Vivarié.
Photos à l'appui, le maire liste les actes de malveillance 
et les dégradations commises par les gens du voyage
à la gare et à la Vivarié.
La vingtaine de famille s'est intentionnellement déplacée sur une zone à risque au bord des voies, suite à la décision de la mairie de Castres de fermer le camp d'accueil des gens du voyage de la Vivarié pour six mois pour pouvoir effectuer une rénovation

Suite au "bidouillage" du réseau d'électricité pour éviter de payer les consommations, la commune a décidé de fermer le centre pour "maintenance". "Il y avait des fils électriques qui traînaient; c'était extrêmement dangereux pour les enfants", explique la commune.

Le 7 octobre,
le tribunal de Grande Instance de Castres avait d'ailleurs ordonné l'expulsion des familles installées à quelques mètres des voies. Ce camp regroupe une vingtaine d'adultes et autant d'enfants. "On continue de demander l'exécution de cette décision pour retrouver la sérénité", a expliqué le service communication de la SNCF. Outre les incivilités fréquentes envers les agents, des enfants en bas âge se promenaient sur les voies, ce qui posait des problèmes de sécurité évidents.

Le maire dénonce la "complicité" de l'Etat
Malgré la décision de justice , la préfecture laisse la situation pourrir.
"Cette situation est insoluble, l'État ne peut pas mettre toujours des terrains à disposition. Tant que la Vivarié sera fermée, l'espoir qu'ils partent ailleurs est illusoire", avait renoncé mardi le préfet du Tarn, Thierry Gentilhomme.

Les différentes procédures d'expulsion demandées par la SNCF, ordonnées par la justice et exécutées par la police n'ont fait que déplacer le "problème" de quelques dizaines de mètres à chaque fois. "Et l'État se retourne vers la commune pour leur trouver un terrain. Mais de qui se moque-t-on ?", gronde le maire. Pascal Bugis ne voit pas pourquoi il devrait fournir des terrains gratuitement avec eau et électricité. N'importe quel citoyen paye son logement. D'autant que les gens du voyage bénéficient des prestations sociales, comme les autres", rappelle le maire.

"J'ai demandé le recours à la force publique. Il n'y a eu aucune évacuation, dénonce le maire divers droite
, Pascal Bugis. Personne ne fera le travail à la place de l'Etat." Le maire accuse l'Etat de se rendre complice d'une "prise d'otage des usagers". Son opposition municipale, par la voix de la conseillère municipale PCF de Castres, Gréaldine Rouquette, n'avait pas hésité à affirmer qu'aucune solution de remplacement n'avait été trouvée pour les familles expulsées par décision de justice. Un terrain a été proposé, où il y a déjà une famille, informe le maire, mais "ils ont refusé, car ils ne veulent pas se mélanger"...

"Je remplis mes obligations de A à Z. Il s'agit de travaux de mise en sécurité suite à la destruction systématique par les occupants des installations électriques notamment". Le maire - qui a repris la ville au PS en 2001 - dénonce les exigences des gens du voyage qui souhaiteraient "un terrain par famille Ce ne sont pas des sur-citoyens ou des privilégiés de la République", n'en déplaise au Front de gauche.
"L'État a mis à disposition un terrain le long de la rocade à certains d'entre eux, mais ils ne veulent pas être tous ensemble !", explique Pascal Bugis qui indique qu'il est "hors de question que je me prête à ce cinéma avec les deniers des contribuables".

Quoi qu'en pense l'opposition municipale d'extrême gauche, le maximum a été tenté pour débloquer le problème dont la gauche ne facilite pas la recherche de solution:
 

Les propositions de relogement offertes par la mairie ont toute été refusées. "On a proposé des solutions dans les autres aires d'accueil autour de Castres, comme à Aussillon [à 10 kilomètres], Lavaur ou Graulhet; ils ne veulent pas y aller" explique l'élu dans La Dépêche du Midi.

Les usagers de la SNCF espèrent une reprise progressive du trafic mercredi dans la journée, la SNCF précisant qu'il était nécessaire de vérifier toutes les voies après 15 jours d'arrêt.

jeudi 16 avril 2015

Castres,Tarn: profanation de tombes chrétiennes

La presse minimise et floute les informations

Les journalistes parlent d'abord de "vandalisme" ordinaire

"Des dizaines de tombes ont été vandalisées mercredi mercredi 15 avril dans un cimetière de Castres, dans le Tarn." Viennent les formules automatique pour dire que le pouvoir a bien fait son boulot: "Les forces de l'ordre ont rapidement bouclé la zone. Les visiteurs, choqués, ont trouvé porte close."  Les journalistes craintifs passent ainsi rapidement à l'anecdote, au risque d'auto-censure de l'information sur le fond : "A proximité du lieu, une habitante, dont le père est enterré ici depuis 17 ans, qualifie ce vandalisme de 'dégueulasse'," rapporte BFMTV, privilégiant l'émotionnel

Pourtant, "c'est une manifestation de grande ampleur puisque 250 tombes environ ont été 'touchées' ", a indiqué le maire de Castres, Pascal Bugis (DVD), présent sur les lieux. 
"80 tombes et non 250 ont été dégradées", a contesté la procureur-adjointe de Castres, Charlotte Beluet. 'Des éléments posés sur des sépultures ont été arrachés, renversés et deux croix ont été descellées. Une statue de la vierge a aussi été arrachée", a-t-elle en revanche précisé.

La presse nie bientôt l'évidence 

"Les policiers n'ont trouvé aucun signe pouvant indiquer un acte à connotation politique, raciale ou religieuse." Les arrachages de crucifix ou de statue ne sont donc pas en soi connotés...

Les services de l'Elysée, quant à eux, ont encore lâché l'un de leurs communiqués automatiques. Ils prêtent à Hollande qui se trouve en Suisse, une froide déclaration condamnant ces "actes indignes" qui "portent atteinte aux valeurs de notre République": le service minimum obligé. 
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, devrait se rendre sur place ce jeudi. Sans doute le ministricule s'imagine-t-il que ses mots vont régler la question des agressions inter-religieuses.

Aucun tombeau n'a été ouvert, "seuls les symboles ont été abîmés, des croix arrachées et certaines stèles ont été cassées", a ajouté Pascal Bugis. "Ce saccage est intolérable. Cette atteinte à la mémoire des morts est terrible", a regretté l'élu, qui était accompagné du préfet du Tarn, Thierry Gentilhomme.

Il filtre enfin que des crucifix et des statues ont été arrachés

80 tombes vandalisées dans un cimetière de Castres
Les "dizaines de tombes" -qui sont en vérité près d'une centaine- n'ont pas été vandalisées, selon la procureur-adjointe de la République, mais profanées. Il ne s'agit pas de pots de fleurs renversés ou de plaques mortuaires cassées, mais de  tombes ciblées et de signes religieux dégradés, voire d'objets sacrés bafoués.

Aucune inscription, aucun tag, ni revendication n'a été trouvé dans le cimetière, insiste le maire de Castres, Pascal Bugis (DVD).

Il n'est pas anodin que la profanation a lieu au cimetière Saint-Roch de Castres 



D'une part, Castres est une ville DVD et, d'autre part, elle est située dans le Tarn socialiste. 
Le climat y est irrespirable depuis que les altermondialistes ont radicalisé la question de la retenue d'eau de Sivens réclamée par les exploitants agricoles. Dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014, le conflit a fait un mort, un opposant au projet de barrage, et les tensions dans la population restent très vives. Thierry Carcenac, le président PS du Conseil général qui est également sénateur du Tarn était l’un des principaux promoteurs du réservoir. 

Pourquoi la ville de Castres est-elle ciblée, puisque Carcenac est élu du canton d’Albi Nord-Est,
à 52 km?

Quand des milliers de manifestants défilèrent à l'appel notamment de la FNSEA, pour exiger le maintien du projet de barrage de Sivens (Tarn) et exprimer leur "ras-le-bol" des "zadistes", c'était à Albi, ville préfecture. Castres, quant à elle, héberge le 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (8e RPIMa) dont le Guadeloupéen Loïc Liber, caporal-chef parachutiste, seule victime rescapée -mais tétraplégique- du djihadiste français Mohamed Merah en mars 2012, et certaines victimes des théâtres d'opérations militaires du président Hollande. 
Le 29 avril 2013, le caporal-chef Stéphane Duval du 1er RPIMa (Bayonne) est mort pour le Mali et deux militaires du 8eme RPIMA (Castres) ont été tués lors d'un accrochage en Centrafrique.

A la différence de certains organes de presse, le premier ministre a finalement admis la vérité du ciblage.
Manuel Valls a qualifié cet acte "d'offense insoutenable" et exprimé son soutien aux familles touchées par ces profanations. 


jeudi 5 mars 2015

Tension à Sivens: la préfecture interdit une manifestation à Albi

Les activistes altermondialistes exaspèrent les agriculteurs 

"L'extrême tension qui règne à Sivens" justifie que le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve appelle "solennellement à l'apaisement".

Pro et antibarrage ont annoncé des rassemblements à Albi vendredi matin. Bernard Cazeneuve a appelé "solennellement à la responsabilité de chacun", à la suite des affrontements ont en effet opposé ce jeudi à Sivens occupants  "zadistes" et agriculteurs dont ils confisquent les terres.

Toulouse, février 2015
Alors que la ministre de l'Environnement a dépêché sur place des experts pour tenter de trouver des solutions, les clivages politiques restent très profonds. Les altermondialistes, dont des élus radicaux d'EELV, ont vivement dénoncé l'appel des maires à la manifestation, parlant d'une "classe politique acculée qui resserre les rangs pour mieux se protéger" et ils ont assuré que les occupants sont "profondément écologistes et pacifistes". 
A Paris, entre 7.500 anti-barrage, selon la Préfecture de police, et 30.000 personnes, selon le Parti de gauche (au total, "100.000 personnes" étaient dans la rue en France, d'après le PG avaient répondu à l'appel du collectif 'Alternative A l'Austérité' (3A), composé de partis de la gauche de la gauche, de syndicats et d'associations extrémistes, pour "dire non à la politique d'austérité du gouvernement Valls, globalement. L'UMP a en revanche appelé "ses élus et adhérents à participer massivement à la manifestation par solidarité totale avec le monde rural, en soutien aux forces de l'ordre et contre les casseurs et les ayatollahs de l'écologie," des djihadistes verts.

La manifestation prévue pendant le débat au Conseil général sur le projet du barrage de Sivens à Albi vendredi a donc -été interdite par la préfecture du Tarn. Le préfet se soumet ainsi à la demande du ministre de l'Intérieur, qui l'avait formulée du fait de la  montée actuelle des tensions.
A la mi-novembre dernier, ils étaient 2.200, selon la police et 5.000 selon les organisateurs, à participer à un défilé de près de trois heures qui s'est toutefois dispersé sans incidents.  Les manifestants pro-barrage avaient déployé une grande banderole résumant leur principale revendication: "laissez-nous décider de l'avenir de nos territoires". Sur d'autres, on pouvait lire: "Respect des décisions des élus", "Anticiper les changements climatiques" ou encore "Non à la violence".
Ils revendiquent le droit à "sécuriser l'approvisionnement en eau des agriculteurs". 
"Il faut se mobiliser pour Sivens, une petite mare aux canards améliorée; si cela ne se fait pas, rien ne pourra se faire", a expliqué Jean-Louis Cazaubon, le président de la chambre régionale d'agriculture.
Les syndicalistes agricoles du Tarn ont assuré que "si on cède face à cette poignée, après Sivens on ne pourra plus mettre en oeuvre aucun projet". Le sénateur du Tarn Philippe Bonnecarrère (DVD) a surenchéri en soulignant que "cela n'aura plus de fin ces zones à défendre (ZAD) contre les pouvoirs publics".

"Rien ne saurait justifier de nouveaux déferlements de violence"

"La France garde en mémoire les conséquences dramatiques des manifestations du mois d'octobre 2014, qui avaient conduit au décès tragique de Rémi Fraisse", a estimé le locataire de la place Beauvau.

"Rien ne saurait justifier de nouveaux déferlements de violence susceptibles de conduire à de nouveaux drames", a ajouté le ministre, en référence à la mort de l'activiste écologiste, atteint mortellement le 26 octobre par une grenade des gendarmes atterrie sur son sac à dos chargé, dit-on, de matière inflammable, sur le site d'un projet contesté de barrage.