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vendredi 11 décembre 2015

Barrage de Sivens: l'Etat achète les exploitants pour les faire renoncer à leur projet

Le contribuable paiera 3,4 millions d'euros au Tarn (PS), en compensation de l'abandon du projet de barrage à Sivens

2,1 millions pour les dépenses en pure perte et 1,3 pour réhabiliter la zone humide. 
Duflot et Mamère sur le site
du réservoir de Sivens
Après avoir accepté le 6 mars de renoncer en partie à son projet de retenue d'eau, malgré l'état d'avancement des travaux, le conseil du Tarn a adopté le "projet transactionnel" proposé par l'Etat. Ce projet vise à indemniser le département socialiste pour les dépenses déjà engagées avant la décision prise à la mi-janvier par la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, d'abandonner le chantier où est mort le 26 octobre 2014 Rémi Fraisse, jeune activiste. Pour ces dépenses "en pure perte", le département recevra 2,097 millions d'euros. 

Le département socialiste prend l'argent du contribuable...

Le Tarn a acquiescé, "bon gré mal gré"
. Mais il s'est empressé d'adopter un autre projet de retenue d'eau. 
Un projet gagnant-gagnant: réduit de moitié et à construire construit non loin du projet initial, soit il répond à la demande pressante en eau des exploitants agricoles, soit il déclenche de nouvelles violences altermondialistes, mais dans tous les cas, le Conseil départemental rentre dans ses frais ! 

Compenser la destruction de la zone humide 
En contrepartie de l'abandon du premier chantier, le Tarn s'est engagé à "compenser les atteintes environnementales" résultant de la destruction de la zone humide: la vallée de la petite rivière Tescou a en effet été totalement arasée. Près d'une centaine d'espèces protégées y vivaient.
Le projet de retenue d'eau est toujours défendu par le syndicat agricole FNSEA qui l'estime nécessaire à l'irrigation des terres de la zone mais il est vivement combattu par des écologistes et résidents. En outre, plusieurs centaines d' activistes, des "zadistes", squatteurs de la "zone à défendre", ont été délogés par les gendarmes, le 6 mars. 

Les "djihadistes verts" restent vigilants

Activiste écologiste à Nantes
Ces extrémistes ont décidé que le barrage est inutile et que les petites retenues d'eau collinaires alentours sont suffisantes aux besoins d'irrigation. Les opposants sont vent debout contre le nouveau projet qui doit être lancé dans les plus brefs délais, selon les autorités locales et Paris, et qu'ils estiment n'être qu'un "Sivens light". "On se méfie d'un nouveau passage en force", a déclaré Ben Lefetey, porte-parole du Collectif Testet, qui regroupe des opposants. "Car ils n'ont toujours pas accepté l'abandon du projet initial", a-t-il dit. 

"C'est un sujet lourd qui n'est pas terminé. J'espère que le bon sens, la légitimité et la légalité pourront coïncider", a répondu Thierry Carcenac, président socialiste du Conseil départemental du Tarn. Selon Ben Lefetey, le nouveau projet de retenue d'eau ne pourra voir le jour avant "deux ou trois ans". 2
La guerre de l'eau reprend en ...2017 !

jeudi 5 mars 2015

Tension à Sivens: la préfecture interdit une manifestation à Albi

Les activistes altermondialistes exaspèrent les agriculteurs 

"L'extrême tension qui règne à Sivens" justifie que le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve appelle "solennellement à l'apaisement".

Pro et antibarrage ont annoncé des rassemblements à Albi vendredi matin. Bernard Cazeneuve a appelé "solennellement à la responsabilité de chacun", à la suite des affrontements ont en effet opposé ce jeudi à Sivens occupants  "zadistes" et agriculteurs dont ils confisquent les terres.

Toulouse, février 2015
Alors que la ministre de l'Environnement a dépêché sur place des experts pour tenter de trouver des solutions, les clivages politiques restent très profonds. Les altermondialistes, dont des élus radicaux d'EELV, ont vivement dénoncé l'appel des maires à la manifestation, parlant d'une "classe politique acculée qui resserre les rangs pour mieux se protéger" et ils ont assuré que les occupants sont "profondément écologistes et pacifistes". 
A Paris, entre 7.500 anti-barrage, selon la Préfecture de police, et 30.000 personnes, selon le Parti de gauche (au total, "100.000 personnes" étaient dans la rue en France, d'après le PG avaient répondu à l'appel du collectif 'Alternative A l'Austérité' (3A), composé de partis de la gauche de la gauche, de syndicats et d'associations extrémistes, pour "dire non à la politique d'austérité du gouvernement Valls, globalement. L'UMP a en revanche appelé "ses élus et adhérents à participer massivement à la manifestation par solidarité totale avec le monde rural, en soutien aux forces de l'ordre et contre les casseurs et les ayatollahs de l'écologie," des djihadistes verts.

La manifestation prévue pendant le débat au Conseil général sur le projet du barrage de Sivens à Albi vendredi a donc -été interdite par la préfecture du Tarn. Le préfet se soumet ainsi à la demande du ministre de l'Intérieur, qui l'avait formulée du fait de la  montée actuelle des tensions.
A la mi-novembre dernier, ils étaient 2.200, selon la police et 5.000 selon les organisateurs, à participer à un défilé de près de trois heures qui s'est toutefois dispersé sans incidents.  Les manifestants pro-barrage avaient déployé une grande banderole résumant leur principale revendication: "laissez-nous décider de l'avenir de nos territoires". Sur d'autres, on pouvait lire: "Respect des décisions des élus", "Anticiper les changements climatiques" ou encore "Non à la violence".
Ils revendiquent le droit à "sécuriser l'approvisionnement en eau des agriculteurs". 
"Il faut se mobiliser pour Sivens, une petite mare aux canards améliorée; si cela ne se fait pas, rien ne pourra se faire", a expliqué Jean-Louis Cazaubon, le président de la chambre régionale d'agriculture.
Les syndicalistes agricoles du Tarn ont assuré que "si on cède face à cette poignée, après Sivens on ne pourra plus mettre en oeuvre aucun projet". Le sénateur du Tarn Philippe Bonnecarrère (DVD) a surenchéri en soulignant que "cela n'aura plus de fin ces zones à défendre (ZAD) contre les pouvoirs publics".

"Rien ne saurait justifier de nouveaux déferlements de violence"

"La France garde en mémoire les conséquences dramatiques des manifestations du mois d'octobre 2014, qui avaient conduit au décès tragique de Rémi Fraisse", a estimé le locataire de la place Beauvau.

"Rien ne saurait justifier de nouveaux déferlements de violence susceptibles de conduire à de nouveaux drames", a ajouté le ministre, en référence à la mort de l'activiste écologiste, atteint mortellement le 26 octobre par une grenade des gendarmes atterrie sur son sac à dos chargé, dit-on, de matière inflammable, sur le site d'un projet contesté de barrage.

mardi 2 décembre 2014

Le gaz de schiste américain fait chuter le prix des carburants

Merci qui ? Les écologistes ?

Les États-Unis, premier producteur de pétrole grâce au gaz de schiste
Les États-Unis devancent l’Arabie Saoudite pour la production de pétrole et gaz liquéfiés depuis septembre, annonce l’Agence internationale de l’énergie.
La spectaculaire ascension du gaz de schiste bouscule l’échiquier mondial de l’énergie. Les États-Unis qui talonnaient depuis plusieurs mois l’Arabie saoudite, le plus gros producteur d’or noir avec la Russie, la dépassent désormais. C’est ce qu’indique le denier bulletin de l’Agence internationale de l’Énergie (AIE), rapporte le Financial Times. Ce serait une première depuis 1991.

En juin et en août, la production américaine de pétrole en intégrant les gaz de pétrole liquéfiés comme l’éthane et le propane talonnait déjà celle de l’Arabie saoudite à 11,5 millions de barils jour, dont 8,5 millions de pétrole brut contre 5 millions en 2008. S’appuyant sur la même dynamique de croissance, les États-Unis ont devancé le pays du Golfe dès cet automne. Le Royaume explique de son côté qu’il est capable d’augmenter sa production de 2,5 millions de barils jours si nécessaire pour équilibrer l’offre et la demande.

Le baril de brent au plus bas depuis deux ans
L’AIE précise dans son rapport que les États-Unis sont déjà exportateurs nets de produits pétroliers, grâce à l’exploitation du pétrole de schiste par fracturation hydraulique, en particulier dans les États du Texas et du Dakota Nord. Poursuivant sur ce rythme, les États-Unis pourraient devenir le premier production mondial de pétrole brut devant la Russie et l’Arabie saoudite avant la fin de la décennie, pronostiquent les experts.

La montée en puissance des États-Unis sur le marché mondial du pétrole a permis d’en contenir le prix. 
En effet, depuis deux ans, les cours sont restés sous la barre des 100 dollars, malgré les crises au Proche-Orient, en Irak, en Libye et en Syrie, ainsi que le conflit entre la Russie et l’Ukraine qui auraient pu entraîner une flambée de l’or noir. La majorité présidentielle et la presse hollandienne n'en soufflent mot... En septembre, le baril de brent a touché son plus bas des deux dernières années à 95,60 dollars, contre un pic de 125 dollars en 2012 et l'économie française en profite: l'offre abondante alimentée par le pétrole de schiste et une demande ralentie apaisent le marché, sans que la gauche s'en félicite ici et là dans son sillage.

Les prix à la pompe toujours plus bas: merci Hollande ?


Le vulgaire Bruno Le Roux serait bien capable de l'affirmer, la vérité dût-elle en souffrir... La baisse du prix de l'essence se confirme semaine après semaine. Au plus bas depuis deux ans, les prix de l'essence enregistrent cette semaine un nouveau record à la baisse, selon Carbeo.com, base de données sur les stations services et les prix des carburants en France, Belgique et Luxembourg.
La décision prise la semaine dernière par l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) de ne pas réduire sa production s'est immédiatement fait sentir sur le prix du baril d'or noir. Ce lundi, le baril de pétrole a chuté à son plus bas : 67,53 $ à Londres et 63,72 $ à New York, soit un peu plus de 50 €. Cette baisse régulière des tarifs du pétrole depuis plusieurs mois se ressent à la pompe. "93% des stations ont des prix à la baisse sur les sept derniers jours", affirme Carbeo. 

Le gazole bientôt sous les 1,20 €
Ce serait dommage d'en profiter pour le taxer, ce à quoi le pouvoir n'a pas renoncé. Ni vu, ni connu, baisse, plus taxe et les rentrées seraient juteuses pour la "gauche sociale"... Ce lundi, le prix moyen du gazole était en effet de 1,223 €/L. Avec le léger décalage entre la baisse du baril et sa répercussion à la pompe, "le prix moyen du gazole en France devrait être sous la barre symbolique de 1,20 €/L". Depuis le 1er janvier, la baisse est de 12,8 centimes par litre, soit 7,68 € d'économie pour un plein de 60 litres. Les prix à la pompe ne doivent donc rien au nouveau calcul de leur fixation par Ségolène Royal. 
Les essences sans plomb sont elles aussi en baisse, avec une moyenne de 10 centimes depuis le début de l'année. Le SP95 devrait ainsi passer dans les prochains jours sous les 1,40 €/L.
 

La presse se contente de faire le constat sans fournir d'explications

La liberté de la presse subirait-elle des pressions des écologistes ?
Ce regain inattendu de pouvoir d'achat pour les automobilistes sera freiné  avec l'entrée en vigueur  de nouvelles taxes gouvernementales dès le prochain mois de janvier. En effet, le projet de loi de finance 2015 prévoit d'augmenter les taxes sur le diesel quoi qu'il arrive, quel que soit le cours du pétrole. Il en coûtera un surcoût à la pompe de quatre centimes d'euro par litre dès le 1er janvier. Cette taxe en défaveur du diesel devrait également contribuer à réduire l'écart de prix entre sans-plomb et diesel.

Si les prix du brut baissent depuis plusieurs mois c'est en raison des risques de surcapacité mondiale de l'or noir. Autrement dit, la France et la presse hollandienne occultent les effets de la production américaine de pétrole liquide à bas coût: le gaz de schiste connaissent pas! Pourtant, en exploitant les gaz et huiles de schistes, les États-Unis sont sur la voie de l'autosuffisance mais peuvent par ailleurs exporter une partie de leur production depuis environ six semaines. Parallèlement, les USA importent de moins en moins de brut depuis les grands pays producteurs traditionnels du Moyen-Orient créant de fait une surcapacité sur le marché. L'oncle Sam produit en effet par lui-même 7,5 millions de barils par jour, dont trois millions issus d'huiles non conventionnelles. Ca s'appelle le gaz de schiste, dont les Verts radicaux d'EELV ne veulent surtout pas entendre parler. Les djihadistes Verts dénoncés à Sivens par la FNSEA nous imposent leur charia écologiste.
Des économistes anonymes vont jusqu'à affirmer que la chute des cours serait entretenue par l'Arabie Saoudite qui n'a pas décidé de fermer les vannes du brut pour faire remonter les cours. L'objectif serait de faire tomber les cours mondiaux entre 70 et 80 dollars afin de concurrencer les gaz de schistes. En effet, sous ce seuil, ils ne sont plus rentables. 

Etrange, comme la presse prend fait et cause pour les producteurs arabes... Avec la chute de plus de 30 % des prix depuis le début de l'été, à 85 dollars le baril, indépendamment des nations productrices de pétrole, il leur devient difficile d'équilibrer leurs coûts. Le manque à gagner se chiffre en milliards de dollars pour 2014. Si certains pays parviennent à extraire l'or noir à des coûts très compétitifs, d'autres sont pénalisés par la vétusté de leurs installations, un marché moins liquide, etc. Ainsi le seuil de rentabilité du Qatar est à 71 dollars alors que l'Iran frise les 140 dollars. En dessous de ce seuil, les pays producteurs perdent de l'argent. 
Et les altermondialistes d'EELV redoutent que les citoyens réclament moins d'austérité et plus de pouvoir d'achat grâce au gaz de schiste !