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jeudi 5 mars 2015

Tension à Sivens: la préfecture interdit une manifestation à Albi

Les activistes altermondialistes exaspèrent les agriculteurs 

"L'extrême tension qui règne à Sivens" justifie que le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve appelle "solennellement à l'apaisement".

Pro et antibarrage ont annoncé des rassemblements à Albi vendredi matin. Bernard Cazeneuve a appelé "solennellement à la responsabilité de chacun", à la suite des affrontements ont en effet opposé ce jeudi à Sivens occupants  "zadistes" et agriculteurs dont ils confisquent les terres.

Toulouse, février 2015
Alors que la ministre de l'Environnement a dépêché sur place des experts pour tenter de trouver des solutions, les clivages politiques restent très profonds. Les altermondialistes, dont des élus radicaux d'EELV, ont vivement dénoncé l'appel des maires à la manifestation, parlant d'une "classe politique acculée qui resserre les rangs pour mieux se protéger" et ils ont assuré que les occupants sont "profondément écologistes et pacifistes". 
A Paris, entre 7.500 anti-barrage, selon la Préfecture de police, et 30.000 personnes, selon le Parti de gauche (au total, "100.000 personnes" étaient dans la rue en France, d'après le PG avaient répondu à l'appel du collectif 'Alternative A l'Austérité' (3A), composé de partis de la gauche de la gauche, de syndicats et d'associations extrémistes, pour "dire non à la politique d'austérité du gouvernement Valls, globalement. L'UMP a en revanche appelé "ses élus et adhérents à participer massivement à la manifestation par solidarité totale avec le monde rural, en soutien aux forces de l'ordre et contre les casseurs et les ayatollahs de l'écologie," des djihadistes verts.

La manifestation prévue pendant le débat au Conseil général sur le projet du barrage de Sivens à Albi vendredi a donc -été interdite par la préfecture du Tarn. Le préfet se soumet ainsi à la demande du ministre de l'Intérieur, qui l'avait formulée du fait de la  montée actuelle des tensions.
A la mi-novembre dernier, ils étaient 2.200, selon la police et 5.000 selon les organisateurs, à participer à un défilé de près de trois heures qui s'est toutefois dispersé sans incidents.  Les manifestants pro-barrage avaient déployé une grande banderole résumant leur principale revendication: "laissez-nous décider de l'avenir de nos territoires". Sur d'autres, on pouvait lire: "Respect des décisions des élus", "Anticiper les changements climatiques" ou encore "Non à la violence".
Ils revendiquent le droit à "sécuriser l'approvisionnement en eau des agriculteurs". 
"Il faut se mobiliser pour Sivens, une petite mare aux canards améliorée; si cela ne se fait pas, rien ne pourra se faire", a expliqué Jean-Louis Cazaubon, le président de la chambre régionale d'agriculture.
Les syndicalistes agricoles du Tarn ont assuré que "si on cède face à cette poignée, après Sivens on ne pourra plus mettre en oeuvre aucun projet". Le sénateur du Tarn Philippe Bonnecarrère (DVD) a surenchéri en soulignant que "cela n'aura plus de fin ces zones à défendre (ZAD) contre les pouvoirs publics".

"Rien ne saurait justifier de nouveaux déferlements de violence"

"La France garde en mémoire les conséquences dramatiques des manifestations du mois d'octobre 2014, qui avaient conduit au décès tragique de Rémi Fraisse", a estimé le locataire de la place Beauvau.

"Rien ne saurait justifier de nouveaux déferlements de violence susceptibles de conduire à de nouveaux drames", a ajouté le ministre, en référence à la mort de l'activiste écologiste, atteint mortellement le 26 octobre par une grenade des gendarmes atterrie sur son sac à dos chargé, dit-on, de matière inflammable, sur le site d'un projet contesté de barrage.

samedi 15 novembre 2014

Sivens: manifestation à l'appel de la FNSEA, samedi 15/11 à Albi, contre les bloqueurs écolos radicaux

Les blocages  illégaux des écolos mobilisent les paysans en colère

Syndicat d'agriculteurs majoritaire, la FNSEA, 
attend "5.000 citoyens exaspérés" samedi après-midi à Albi.

"Djihadistes verts" d'EELV
dénoncés par la FNSEA
à Toulouse, le 5 novembre 2014



L'enfer, c'est les Verts

"Ce ne sera pas la manifestation des pro-barrage contre les écologistes, mais celle du
ras-le bol contre les 'zadistes', des mercenaires venus de partout, qui utilisent la violence contre un projet qui a suivi un processus démocratique", a déclaré 
Philippe Bardyle directeur de la FDSEA du Tarn, fer de lance de la première grande manifestation prévue contre les opposants au projet de barrage de Sivens (Tarn)"On dénonce la violence, on n'a pas du tout pour objectif d'envoyer des gens se bastonner avec ceux qui occupent le site", a d'ailleurs assuré M. Bardy
. C'est désormais une dizaine d'organismes et associations qui répondent à l'appel de l’association Tarn ruralité à manifester le 15 novembre à Albi.


Le site de Sivens à l'Isle-sur-Tarn est occupé par plus d'une centaine de bloqueurs d'extrême gauche, altermondialistes et militants de la Confédération paysanne de Joseph Bové, qui s'appellent eux-mêmes "zadistes" parce qu'ils occupent une "zone à défendre" (ZAD), détournement de l'expression "zone d'aménagement différé", titulaire d'une convention d'aménagement et d'un droit de préemption. Ils refusent de quitter le site du chantier tant que le projet de réservoir d'eau sur 34 hectares n'aura pas été abandonné.

Les agriculteurs comptent faire valoir leurs droits


Trois semaines après la mort de l'écologiste radical Rémi Fraisse, 21 ans, tué par l'explosion sur le sac à dos du manifestant - contenant probablement un produit inflammable - d'une grenade offensive de la gendarmerie en état de défense contre les activistes du site de Sivens venus de partout en France pour en découdre avec les représentants de la loi et alors que des dizaines de manifestations ont été organisées - en dépit souvent d'interdictions officielles - en "hommage" à la victime et contre des "violences policières".

Ils revendiquent le droit à "sécuriser l'approvisionnement en eau des agriculteurs". Après le "délai de décence" lié à la mort du jeune homme, il faut "se mobiliser pour Sivens, une petite mare aux canards améliorée; si cela ne se fait pas, rien ne pourra se faire" déclarait le 5 novembre à Toulouse le président de la Chambre régionale d'agriculture, Jean-Louis Cazaubon en lançant l'appel à manifester.

Les FDSEA et les Jeunes agriculteurs de tous les départements limitrophes du Tarn devraient affréter de 20 à 30 cars pour emmener les agriculteurs jusqu'à Albi.
La Coordination Rurale, syndicat minoritaire souvent considéré comme conservateur, a annoncé qu'elle participera aussi à la manifestationà la différence de la Confédération paysanne, classée à gauche, qui s'oppose au barrage en dénonçant l'agriculture productiviste.

Clivages multiples: écologistes contre socialistes et au sein du PS 

Habitation écologique de

"Zadistes" de Sivens
Officiellement, la CGT assure être dans le retrait, son union régionale estimant que cette manifestation équivaut à "jeter de l'huile sur le feu", alors qu'un dialogue vient de reprendre avec toutes les parties sur des "alternatives" au projet actuel de barrage, à l'initiative d'une ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, mi-chèvre, mi-chou...
Les élus écologistes ont au contraire vivement dénoncé l'appel des maires à la manifestation, parlant d'une "classe politique acculée qui resserre les rangs pour mieux se protéger" et ils ont assuré que les occupants sont "profondément écologistes et pacifistes" [sic].

Lors de cette manifestation, la FNSEA reçoit le renfort de la Chambre de commerce, de la Chambre des métiers, des chasseurs et de nombreux élus locaux.
Les organisateurs assurent que le rassemblement sera "apolitique" et ont refusé la présence de "drapeaux de partis". Mais les clivages politiques sont très divers et ne recoupent pas complètement les catégories nationales. Cécile Duflot, la patronne d'EELV, a "perdu le sens de l'Etat" et est "en perpétuelle dérive" depuis qu'elle a quitté le gouvernement, a ainsi estimé Jean-Marie Le Guen, le ministre des relations avec le Parlement.

Le projet de barrage a été porté par le Conseil général et son président PS Thierry Carcenac, est soutenu avec détermination par le député socialiste Jacques Valax que la FNSEA invite à soutenir.

L'association des maires et élus du Tarn, à majorité DVG, a appelé à la manifestation, mais des élus du même département ont lancé  un contre-appel pour s'en désolidariser.

L'UMP du Tarn  appelle "ses élus et adhérents à participer massivement" à la manifestation, "par solidarité totale avec le monde rural (...) en soutien aux forces de l'ordre (...) contre les casseurs et les ayatollahs de l'écologie".

La police a prévu "un dispositif nombreux", mais sans crainte d'affrontements du fait des agriculteurs, à l'opposé donc de ceux qui ont marqué plusieurs manifestations  violentes et illégales en "hommage" au mort "pacifiste".

mardi 22 juillet 2014

Albi: interpellations de 3 membres d'une cellule djihadiste

Peut-on parler de démantèlement de réseau islamiste?
Gage aux Juifs de France?
Djihadiste membre d'al-Qaïda
Deux hommes et une femme soupçonnés d'appartenir à une cellule djihadiste liée à la Syrie ont été interpellés mardi matin à Albi (Tarn), apprend-on   de source policière, au lendemain de violences urbaines pro-palestiniennes à Paris, Vaulx-en-Velin ou Sarcelles.

La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSIassistée du Raid, unité d'élite de la police ont procédé a l'interpellation de trois suspects après 06h00 du matin, dans le cadre d'une commission rogatoire ouverte en ...septembre 2013 par un juge antiterroriste parisien.

L'un d'eux pourrait être un recruteur de candidats au djihad en Syrie.

Une cellule n'est pas un réseau

Deux des trois suspects sont revenus en avril et en mai d'un "séjour" de trois mois en Syrie, selon les premiers éléments de l'enquête. 
D'après la source policière, leur cellule "rayonnait" sur Albi et Toulouse (Haute-Garonne) et était suspectée de préparer des "actions violentes", a précisé la source policière.

Un plan gouvernemental de lutte anti-djihad visant les filières vers la Syrie notamment, a justement été présenté le 23 avril par Bernard Cazeneuve... Une des mesures phares est la possibilité donnée à leurs proches de dénoncer les candidats potentiels au combat armée au nom d'Allah sur une plateforme internet et un numéro vert. Ce dernier fonctionne depuis le 29 avril.

Incohérence de la politique socialiste
Cazeneuve justifie ses zig-zags politiques sur France 2:
 
A noter que
le ministère de l'Intérieur omet de préciser si ces islamistes sont Français ou étrangers et donc expulsables...
En attendant, il apparaît que le gouvernement garde "sous le coude" des activistes prêts à être livrés en pâture à l'opinion , en cas de besoin politique.

 

vendredi 4 juillet 2014

Albi: meurtre d'une institutrice par une mère d'élève

Poignardée à mort sous les yeux de ses élèves 

Une enseignante du Tarn a été poignardée à mort par la mère d'un élève.

Préméditation
"Ce matin, une 'maman' est arrivée avec un couteau et a poignardé devant les enfants une enseignante de maternelle âgée de 34 ans - mère de deux enfants en bas âges - pour une raison que l'enquête déterminera", a déclaré Claude Derens, procureur d'Albi.
"Quand je suis arrivé sur les lieux, on essayait de la ranimer. Elle était en arrêt cardiaque dans sa classe", a précisé le procureur.

L'enseignante a été frappée mortellement au ventre. Grièvement blessée, la victime est décédée peu avant 11 heures. 

Les faits se sont déroulés au dernier jour d'école et à l'ouverture des classes dans l'école primaire publique Edouard Herriot, rue Louis Enjalran, qui accueille selon le site internet de la ville d'Albi 284 enfants en maternelle et primaire. Le groupe scolaire est situé dans le quartier Lapanouse, près du Stadium municipal de la préfecture du Tarn.

Connue des services de police
Selon des informations de RTL, la mère de l'élève de six ans, âgée de 47 ans, était déjà connue des services de police pour délaissement d'un mineur de 15 ans et non-signalement de disparition de mineur pour empêcher ou retarder les recherches (des faits qui remontent à janvier 2014). D'après BFMTV, la mère d'élève, avant de poignarder l'institutrice, aurait crié : "Je ne suis pas une voleuse".
Bien que connue, son identité est tenue secrète.
On murmure que c'est une immigrée espagnole d'origine marocaine, mais l'info semble être "secret défense"...

La question se pose de savoir comment la meurtrière a pu pénétrer dans une école primaire située dans un secteur "chaud" d'Albi. 
Lapanouse-Saint- Martin s'est en effet signalé par une série des incendies criminels en septembre 2013. Cette nouvelle série porta alors à 17 le nombre de voitures incendiées dans le quartier, en trois mois.
A  noter que l'affaire de délaissement du fils mineur de 15 ans de la mère d'élève est intervenue au début janvier 2014.

La suspecte a ensuite pris la fuite

Qualifiée d' "agresseuse" par l'AFP, la meurtrière a été interpellée 20 minutes plus tard. Elle est en garde à vue. 

Les formules toutes faites de l'exécutif
Le ministre de l'Éducation Benoît Hamon se rend actuellement sur place. "Il est profondément choqué par ce crime qui endeuille cette fin d'année scolaire. Ce drame confirme la nécessité de lutter contre les violences dans et autour de l'école, de protéger l'école, les enseignants et les élèves", a déclaré le porte-parole du ministère de l'Education Nationale. 

Les services de l'Elysée ont fait savoir que le président de la République François Hollande a déploré un "drame abominable", mais n'envisage pas de se déplacer: il a envoyé Benoît Hamon à Albi, à seulement 150 km de Tulle... 

lundi 5 novembre 2012

Amiante: l'ancienne patronne de PS pourrait-elle être mise en examen ?

Le laxisme de la justice s'appliquera-t-il à Martine Aubry ? 


La Première secrétaire du parti du Président de la République est convoquée 

Déjà Le Point met en relief que les faits qui lui sont reprochés remontent à plus de 25 ans, en qualité d'ex-haut fonctionnaire du ministère du Travail.

Martine Aubry, convoquée mardi par la justice, pourrait être mise en examen pour homicides involontaires dans une des enquêtes sur le drame de l'amiante.

Aussitôt, avant même d'exposer les faits, Le Point saute au ressenti de l'ancienne patronne du PS. La maire de Lille a déjà fait savoir qu'elle demanderait, le cas échéant, à la chambre de l'instruction de la Cour d'Appel d'annuler sa mise en examen. Elle la jugerait par avance "incompréhensible", au motif qu'elle aurait oeuvré durant sa carrière à la protection des salariés et de la population, selon elle. Sans doute fait-elle allusion aux 35 heures qu'elle a imposées et qui ont en effet affaibli la compétitivité des entreprises et provoqué des destructions d'emploi et des fermetures d'usines.  

Le caractère cancérigène de l'amiante est connu depuis les années 1950 

Or, entre 1989 et 1991, la fille Delors trouva à s'employer au sein du groupe industriel Pechiney (production et transformation d'aluminium), électrométallurgie, emballage, chimie, et combustible nucléaire) et ne peut rien ignorer des problèmes de santé au travail.

Massivement utilisée dans le secteur de la construction, l'amiante est à l'origine de nombreux problèmes de Santé au travail. 
En juin 2010, le Conseil des prud'hommes d'Albi a d'ailleurs indemnisé 21 ex-salariés de l'usine d'Eternit à Albi.Joseph Cuvelier, le patron d'Eternit à Thianqui dirigea le groupe français Eternit de 1971 à 1994, a été mis en examen en 2009, à Paris, pour " homicides et blessures involontaires ". Il était accusé de n'avoir pas mis en place les mesures de sécurité nécessaires pour protéger les salariés de l'exposition aux fibres d'amiante dans cinq usines du groupe Eternit à Vitry-en-Charollais (Saône-et-Loire), Valenciennes-Thiant (où un monument aux victimes de l'amiante a été inauguré en 2003), Caronte-Martigues (Bouches-du-Rhône), Albi (Tarn) et Saint-Grégoire (Ille-et-Vilaine).

Le premier décret réglementant son usage en France date de 1977, et son interdiction, de 1997. 
Or, Martine Aubry, née Delors, fut directrice des relations du travail (DRT) du ministère du Travail entre 1984 et 1987.
En 2005, un rapport sénatorial avait tardivement accablé l'État pour sa "gestion défaillante" de l'amiante, jugée responsable par les autorités sanitaires de 10 à 20 % des cancers du poumon et qui pourrait provoquer 100 000 décès d'ici à 2025.

Convoquée par la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy  le 6 novembre 2012

Martine Aubry, ex-militante de la CFDT, sera entendue en qualité d'ancienne haut fonctionnaire (DRT) du ministère du Travail. 
Dans le cadre de l'enquête sur l'université de Jussieu, la magistrate du pôle santé publique de Paris enquête notamment sur l'action des pouvoirs publics à partir des années 1970 jusqu'à l'interdiction de l'amiante. Elle a déjà entendu des dizaines de fonctionnaires, mais aussi des scientifiques et des industriels, et a prononcé plusieurs mises en examen. Elle s'intéresse en particulier à l'influence prêtée dans les années 1980 et 1990 au Comité permanent amiante (CPA), sur lequel l'association de victimes (Andeva) attire l'attention de la Justice. Ce lobby des industriels aurait efficacement défendu "l'usage contrôlé" de l'amiante pour retarder au maximum son interdiction.

"Bonne foi", malgré le décret de 1977 réglementant l'usage de l'amiante en France  ?

Interrogée par les policiers en janvier 2010, Martine Aubry avait plaidé la bonne foi, expliquant que jusqu'en 1994 - année où serait, selon elle, intervenue la nécessité d'interdire l'amiante - elle était convaincue que les décrets de 1977 et 1987 permettaient de protéger efficacement la santé des salariés. 

Martine Aubry met en cause deux ministères
"Aucune alerte n'est venue de la CNAM, du ministère de la Santé, d'autres acteurs ou des chercheurs pour nous dire que ce n'était pas le cas", avait-elle dit. 
Or, la CNAM est un établissement public national à caractère administratif qui agit sous la double tutelle du ministère s'occupant de la Sécurité sociale (ministère des Affaires sociales et de la Santé de Marisol Touraine) et du ministère de l'Economie et des finances (Pierre Moscovici).

Lundi soir, un des responsables de l'Andeva, partie civile dans l'enquête, a rétro-pédalé, abondant dans le sens de l'ancienne patronne du PS au pouvoir, estimant que le dossier d'instruction ne permettrait pas actuellement de prouver une responsabilité pénale individuelle de Martine Aubry. "Rien ne permet de dire, en l'état actuel du dossier, que Martine Aubry n'aurait pas répondu à des alertes qu'elle aurait reçues", a déclaré Michel Parigot, vice-président de l'Andeva.

Dans ce dossier technique et complexe, il a cependant pointé une "responsabilité" des pouvoirs publics et en particulier de la DRT, qui ne se serait pas à l'époque donné les moyens de recueillir "les informations objectives indispensables pour prendre les mesures adéquates". 
"La DRT a pris 15 ans de retard sur les mesures qui auraient dû être prises pour protéger adéquatement les travailleurs, a-t-il dénoncé, en évitant de pointer sa directrice ! Le fait que ces mesures n'aient pas été prises aura pour conséquence, à l'avenir, le décès de milliers de personnes."