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mercredi 1 août 2018

Métro parisien : évacuation d'usagers coincés sous terre dans une chaleur étouffante

Malaises et angoisses:  des usagers évacués par les voies de la ligne 1 bloquée 

Cauchemar sur la ligne automatisée traversant Paris d'Est en Ouest 


La circulation de la plus ancienne ligne de métro de Paris a été interrompue sur une grande partie de son parcours pendant près de trois heures, mardi soir. Bloqués dans la chaleur et sans informations utiles, les usagers ont évacué les rames.

Peu après 20 heuresla ligne 1 a été le théâtre d'une pagaille monstre et d'angoisses mémorables, entre Vincennes et La Défense. Bloqués entre les stations Château de Vincennes et Étoile, les usagers exaspérés ont dû se résoudre à évacuer les rames à pied après avoir pris leur mal en patience pendant plus d'une heure.

La ligne 1 s'est immobilisée à 20 heures 12 entre les stations Château de Vincennes et Etoile. En cause, un train bloqué entre les stations Saint-Paul et Bastille, suite à un "problème technique" qui a entraîné l'arrêt de sept autres rames. Si la RATP disait espérer un retour à la normale aux alentours 21 heures, il n'en fut rien. Un porte-parole assura alors que le train "est en train d'être réparé". La même source ajoutait toutefois qu'il faudrait attendre que "le système [informatique] soit réinitialisé", avant que le trafic reprenne, sans préciser combien de temps cette opération pourrait prendre. La ligne 1 est en effet automatique.

Des centaines de personnes sont restées à bord des rames privées de climatisation. Ainsi, Nicolas, bloqué depuis plus d'une heure entre Charles de Gaulle et Georges V, qui témoigne : "Une chaleur insupportable, les gens perdent patience et commencent à s'énerver, des enfants pleurent. Il y a une femme enceinte: il pourrait y avoir un malaise." 

Au total, cette défaillance technique a contraint à l’arrêt huit trains de la ligne 1, dont les passagers ont dû être évacués par les voies dans la pénombre, dans des conditions parfois chaotiques dénoncées avec force par de nombreux internautes sur Twitter.




Défaillance du service d'information

"On n'a plus de nouvelles de la part de la RATP à part un message diffusé en boucle nous disant qu'on allait bientôt être évacués. Les gens sortent dans les tunnels d'eux-mêmes, mais on nous a conseillé de ne pas sortir. 

Exaspérés, de nombreuses usagers ont décidé de descendre sur les voies, diffusant sur Internet les vidéos de leur échappée dans les tunnels. Le jeune homme explique qu'"il y a un mouvement d'évacuation du train, mais pas de consigne officielle." 

Les usagers doivent se prendre en main:



Les réseaux sociaux dénoncent les carences de la RATP. Nombre d'usagers, déplorent, entre ironie et franche colère, le manque d'information de la RATP. 


Selon la régie, les sapeurs-pompiers sont intervenus un peu avant 22 heures sur certaines stations pour prendre en charge les personnes ayant besoin des secours : au moins cinq usagers ont dû être pris en charge sanitaire. 

Des bus (Macron ?) de dépannage

Vers 22 heures 20, plus de deux heures plus tard, la RATP a annoncé sur Twitter que neuf bus étaient mis en place entre Nation et Château de Vincennes.


Neuf heures plus tard...

Cette pagaille augure mal de l'été qui attend les usagers de la ligne 1. Cette dernière sert de ligne de délestage au RER A, le tronçon le plus fréquenté d'Ile-de-France, qui pour la quatrième année consécutive sera fermé au mois d'août en raison de travaux portant notamment sur les voies et le ballast.
Cette année, de surcroît, le RER A sera fermé entre le 28 juillet et le 26 août.

dimanche 21 décembre 2014

Prise d'otages des malades par des médecins contaminés par le terrorisme islamiste

Dommage collatéral du recrutement de médecins du Tiers-monde ?
Début du mouvement de grève avec les urgentistes, dès ce lundi 22

Mieux vaudra ne pas avoir besoin d'eux.
Ce ne sera pas la fête pour les malades: la trêve des confiseurs, ils ne connaissent pas... Les médecins seront en grève toute la semaine, pendant toute la durée des fêtes, à commencer par les urgentistes dès lundi, suivis par les généralistes, puis les spécialistes.

Des négociations entre les urgentistes et le ministère de la Santé se sont poursuivies ce week-end, selon l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf), à l'origine de la grève illimitée à partir de lundi.

Le ministère a fait des propositions et les urgentistes ont obtenu "des avancées" sur la reconnaissance du temps de travail, a assuré Patrick Pelloux, président de l'AMUF. Mais le mouvement est maintenu: l'association connaît le gouvernement et attend de lui  un engagement ferme, a-t-il précisé.

La profession, qui dénonce des conditions de travail pénibles, souhaite une réduction du temps de travail à 48 heures hebdomadaires, contre une soixantaine actuellement, ainsi que la valorisation de leurs heures supplémentaires et l'harmonisation des rémunérations pour les gardes.

Le syndicat compte sur un taux de "80% de grévistes". Mais le pouvoir assure qu'il maîtrise et qu'il n'y a pas lieu de paniquer pour lundi : les urgentistes peuvent être assignés et, surtout, la grève consistera à porter un "badge".
L'AMUF est très accommodante, depuis deux ans. Il y a une dizaine d'années, Jospin avait été battu par le FN et c e syndicat avait contribué à dénoncer les vagues de décès de la canicule, mais c'était en 2003... Pelloux est devenu grand. 

Comment combattre le terrorisme médical ?

"Joyeuses fêtes"! nous souhaitent les généralistes, spécialistes et urgentistes en grève pendant les vacances. Où et comment trouver un médecin?  A quel médecin se vouer à Noël?

La colère est quasi unanime dans la profession. Moins ils en font, plus les généralistes, spécialistes et urgentistes sont mécontents. Comme des chauffeurs routiers, ils ont choisi les vacances de Noël pour protester, notamment, contre la loi santé de Marisol Touraine. Un mouvement qui s'annonce très suivi, selon les syndicats. "C'est historique, on s'achemine vers une mobilisation de l'ampleur de celles du début des années 2000", affirme Jean-Paul Ortiz, à la tête de la Confédération des syndicats médicaux français. "On sera dans certains secteurs à 20% ou 30% de grévistes et jusqu'à 100% dans d'autres. C'est une mobilisation inédite qui va poser problème puisque nous voyons en moyenne un million de patients par jour", ajoute Claude Leicher, président de MG France, syndicat de médecins généralistes.
Votre colique néphrétique ou votre cystite attendra 2015
Que faire en cette fin d'année propice aux épidémies et aux petits et gros bobos, si la gastro s'abat sur vous, si vous vous blessez à la main en ouvrant une huître ou si votre nouveau-né avale de travers? "Je veux rassurer les Français et leur dire que ceux qui seront malades, je ne leur souhaite évidemment pas, trouveront à se faire soigner", a assuré ce mercredi la ministre de la Santé Marisol Touraine, la bouche en coeur.

Reportez les consultations non-urgentes

Vous n'êtes pas médecin, mais vous savez distinguer une belle migraine d'un AVC... "Il est conseillé aux patients souffrant d'une maladie chronique de contacter leur médecin quelques jours avant le début de la grève", note le Dr Leicher. Sachant que l'appel à la fermeture des cabinets médicaux s'étend du 24 au 31 décembre, il vous reste une semaine pour prendre vos dispositions. Même chose pour les rendez-vous non-urgents chez les spécialistes. Dans tous les cas, grève ou pas, étant donné les délais d'attente, les chances pour trouver un ophtalmologue, un dermatologue ou un cardiologue en si peu de temps auraient été faibles. Le rendez-vous sera repoussé d'autant, mais c'est un détail.

Contactez votre médecin traitant

C'est le premier réflexe à avoir pour vérifier s'il suit ou non le mouvement de grève: un sur deux est annoncé en rébellion... Mais vous apprendrez peut-être que, s'il travaille, c'est parce qu'il a été réquisitionné. "C'est de la responsabilité de l'Etat et des préfets de réquisitionner des médecins pour assurer la permanence des soins. Aucun médecin ne va s'y soustraire et abandonner ses patients", assure le Dr Ortiz, qui à titre personnel sait déjà qu'il sera de garde le 29 décembre. 
Le cas échéant, composez le 15 ou le numéro de permanence des soins de votre département, sachant qu'étant aussi en grève, SOS Médecins pourraient ne pas répondre à votre appel de détresse. "Un médecin généraliste vous répondra et verra s'il peut vous aider ou vous orientera vers les urgences le cas échéant", poursuit le Dr Ortiz. 
Par ailleurs, l'Union syndicale des médecins de centres de santé a assuré qu'une partie -dans quelle proportion- des centres de santé polyvalents seront ouverts.

En cas d'urgence, les urgences ? En grève !... 


Les urgences doivent justement être réservées aux situations... d'urgence. "Sinon les services vont être engorgés et débordés par des problèmes qui auraient pu être traités différemment", pointe le Dr Ortiz, si les cabinets ne ferment pas. Or, les médecins généralistes en association s'entendront-ils entre eux pour assurer un service de garde?
 
D'autant que les médecins urgentistes seront eux aussi en grève à partir du 22. Ceux qui compensent le désengagement sanitaire des médecins embourgeoisés seront présents avec tracts et brassards. "Nous acceptons les assignations et réquisitions faites en bonne et due forme. Nous ne pouvons pas abandonner les malades et laisser mourir les patients qui viendraient après un arrêt cardiaque ou un accident", commente Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes de France qui ne mentionne pas le cas médiatique et populiste des nourrissons. 
Mais l'urgentiste ne s'attend pas à être débordé. "D'autres grèves des médecins libéraux ont déjà eu lieu pendant les vacances de Noël, et beaucoup ferment traditionnellement leur cabinet à cette période, la situation cette année n'aura donc rien d'extraordinaire", affirme-t-il, occultant la solidarité des médecins du service public de soins. Il redoute bien plus le début d'épidémie de grippe qui pourrait intervenir très prochainement. Sans compter les gastro-entérites qui se développent d'ores et déjà, mais que Pelloux omet aussi dans un souci socialiste d'apaisement qui contraste sérieusement avec sa virulence pré-2012...

lundi 23 novembre 2009

Grippe A-H1N1: les Toulousains se ruent sur les vaccins

La propagande de méfiance n'a pas l'impact escompté
Photo de presse choisie:
engageante ou dissuasive ?...

Une désinformation criminelle

Suite à l'hécatombe de personnes âgées victimes de la canicule de l'été 2003, l'INSERM a rendu publique l'estimation de la mortalité liée à la canicule d'août et mis en évidence un excès de mortalité constaté au cours de la période estivale. Le gouvernement avait été accusé d'imprévoyance et, depuis, les ministres ne sont plus autorisés à s'éloigner en période de vacances.

Aujourd'hui, les mêmes accusateurs publics des réseaux d'opposition soupçonnent le gouvernement actuel de dramatiser le risque de pandémie lié à la grippe A-H1NI, d'avoir commandé des doses de vaccins en surnombre et de favoriser des rentrées d'argent dans les laboratoires sollicités.

  • Mieux (?), des citoyens vigilants, mais irresponsables, ont lancé une campagne malveillante et dissuasive à l'encontre de la vaccination. Des patients à pathologie lourde sont présentées comme de probables victimes du vaccin, qui serait inadapté, voire dangereux. La ministre de la Santé est la cible de toutes les accusations et les personnes à risque sont détournées du geste volontaire qui pourrait les sauver.
  • Une femme enceinte a perdu son bébé deux jours après s'être faite vacciner contre la grippe A (H1N1), a indiqué ce jeudi l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), chargée d'étudier la question.
    Professionnelle de santé, la femme concernée était enceinte de 38 semaines, soit huit mois et demi. Elle a reçu une dose de vaccin avec adjuvant Pandemrix du laboratoire GlaxoSmithKline. Le lien de causalité n'a pas été établi, mais l'effet de ces composants n'étant pas connus chez les femmes enceintes et les enfants, il est recommandé d'utiliser les vaccins n'en contenant pas.
  • Jean Marimbert, directeur général de l'AFSSAPS, a indiqué qu'il y avait chaque année plus de 3.000 morts in utero avec de nombreuses causes possibles comme hypertension artérielle, infection ou diabète et que 30 % des cas restaient inexpliqués.

    Or, Toulouse a connu un record de demandes de vaccination

    Les centres de vaccination de la ville rose et de l'agglomération ont connu un record d'affluence le 21 novembre, alors que de nouvelles écoles resteront fermées lundi.
    En quelques jours, les Toulousains se sont mobilisés contre la grippe A, plutôt que contre le vaccin.

    Samedi, au centre de vaccination de la salle Barcelone dans le centre ville, la file d'attente n'avait jamais été aussi importante. « Nous en sommes à la quatrième demi-journée de vaccination et on observe une montée en puissance du nombre de personnes qui souhaitent se faire vacciner », constate Marie-Christine Mialhe, infirmière dans un centre de vaccination international, la semaine, et coordinatrice des chaînes de vaccination de la salle Barcelone, le week-end.
    « Nous avons eu 36 personnes lors de la première séance, puis 56 à la deuxième, 130 à la troisième et aujourd'hui, on va encore battre le record. La semaine prochaine, nous allons ouvrir une tranche horaire supplémentaire le mercredi matin. C'est nécessaire car des gens viennent aussi sans le bon de vaccination et ne pas les accepter serait prendre le risque de ne plus les revoir. Nous faisons donc des bons à ceux qui n'en ont pas avec leur carte de sécurité sociale. Je pense que si l'affluence augmente encore et si l'épidémie se développe davantage, nous serons amenés à élargir les tranches horaires car le phénomène se constate aujourd'hui dans tous les centres de la ville. Mais cela relève d'une décision préfectorale. C'est aussi la préfecture qui est chargée de réquisitionner le personnel. Ici, je crois savoir que la majorité est venue sur la base du volontariat ».
    Une équipe composée de 14 personnes, dont 2 médecins, 6 infirmiers et du personnel administratif pour trois postes de vaccination, censée répondre à la demande de toute la population du centre de Toulouse…

    Des syndicats de médecins font de la résistance

  • Parce qu'il ne seront pas sollicité avant décembre, des médecins font de la contre-publicité: « En tant que médecin, je dois conseiller à mes patients de se faire vacciner; mais à titre personnel, je m'y refuse. », avons-nous personnellement entendu. « Mais pourquoi, docteur ? » « Eh bien, il n'est pas au point et je ne prendrai pas le risque pour moi, ni d'ailleurs pour ma famille. » Vous quittez donc, perplexe, le cabinet de votre médecin référent.

  • Et puis vous découvrez qu'ils n'ont pas tous constitué leur matelas pour leurs vieux jours, ou n'en ont jamais assez, et boudent la ministre qui n'a pas fait appel à eux au premier jour.
    LIRE LaDépêche lien " Un médecin mécontent : « Les généralistes sont oubliés " (3e partie de l'article)

    La pression syndicale ne se relâche pas

    "Le principe de précaution fonctionne à deux vitesses. Pourquoi cette femme a-t-elle été vaccinée, alors que les textes recommandent que l'on n'utilise pas de vaccin adjuvanté sur les femmes enceintes", insinue le médecin urgentiste militant Patrick Pelloux (Amuf).
    Et puis, le médecin militant, dans un esprit malsain de vengeance -depuis sa mutation- poursuit dans l'accusation. "Le directeur de la Santé [Didier Houssin], doit s'expliquer là dessus. Il est évident [une évidence subjective et partsane ne vaudra jamais une preuve] qu'il y a des pressions dans les hôpitaux pour inciter les personnels de santé à se faire vacciner.»

    Quel sera le verdict de l'Inserm, mais un peu tard ?

    Ceux et celles qui refusent de remettre leur sort entre les mains des « citoyens vigilants », des tordus de la politique politicienne, peuvent prendre leur destin en mains et s'informer : LIEN officiel
    http://www.pandemie-grippale.gouv.fr/

  • vendredi 4 juillet 2008

    Un Vert propose de supprimer la cravate à l'Assemblée pour moins climatiser

    Contribution de nature à sauver la planète
    Le député Verts de Nantes,François Goullet de Rugy (1973), a demandé de revenir sur l'obligation de porter une cravate dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale pendant l'été, pour "réduire la facture de climatisation" du Palais-Bourbon et lutter contre l'effet de serre.
    Cruellement atteint à 35 ans par le syndrome de la canicule sur les seniors, François et Goullet et de Rugy s’est ému: "Il me paraîtrait symboliquement intéressant que les dispositions de notre règlement qui imposent à tous les députés hommes de porter un costume et une cravate pour participer aux séances dans l'hémicycle soit suspendues ou modifiées pendant la période estivale", indique François de Rugy dans une lettre envoyée mardi au président de l'Assemblée Nationale, Bernard Accoyer (UMP).
    Cette victime du trou vertigineux dans la couche d’ozone considère que cette "mesure simple" permettrait "sans doute de réduire la facture de climatisation de l'Assemblée Nationale et de montrer ainsi l'exemple par rapport à d'autres entreprises ou administrations", ajoute-t-il, tranquille.

    Attention, F. de Rugy, l’amère Royal veille: elle est farouchement opposée au string dans l’hémicycle.

    Selon le vertigineux de Rugy, le Conseil Général du Pas-de-Calais, ou le Japon, ont déjà décidé "d'inciter leurs responsables politiques à ne plus porter de cravate de façon à réduire la climatisation pendant les périodes de forte chaleur". Et la canicule dans le Pas-de-Calais est un risque majeur bien connu…

    L'élu Verts rappelle qu'il y a quelques mois, le président de l'Assemblée Nationale avait déjà suggéré aux députés de prendre "les escaliers plutôt que les ascenseurs" pour lutter contre l'effet de serre, une initiative "modeste mais symboliquement intéressante".

    Cette lumineuse suggestion des deux compères vise-t-elle l’ascenseur social ?

    lundi 12 mai 2008

    Ethylotests : Couac de Borloo ou couac de France Info ?

    La presse, fabrique de couacs médiatiques
    Couac’ ou ‘bling-bling’ appartiennent au langage médiatique régressif que la presse intellectuelle à bac plus deux juge adaptée à la population française. Elle s’adresse à elle par onomatopées pour s’assurer de sa bonne compréhension de ses messages. Demain, le borborygme primitif, la manip désinformative et l’intox pipi-caca ? Areuh-areuh !

    Aujourd’hui, les flashes d’information ne sont plus même subliminaux : inutiles, puisque les profs de la FSU ont réussi à produire quelques crétins superficiels mais néanmoins prétentieux et trépidants qui savent tout sur tout et n’ont ni le temps de l’apprentissage ni le goût du débat d’idées. Ils veulent et obtiennent de l’information prédigérée, prête à l’emploi. Comment pourraient-ils libérer un créneau pour éviter de s’alimenter vite fait au resto de la désinformation rapide. Non au Happy Meal du MacDo’ mais Oui au Big Mac de l’A*P. La mondialisation de l’information passe par les journalistes engagés des agences de presse et les cuisinières suréquipées mais paresseuses de la presse papier, comme de la presse web. C’est tant pis si la manipulation rapide est grasse, salée et sucrée pour séduire les enfants et les grands enfants de Mai 68. Elle est même colorée, désormais, sur toutes les chaînes.

    Un exemple ce matin d’intoxication alimentaire médiatique, livré avec les croissants en pleine campagne anti-graisses, trans et les autres : une atteinte à nos libertés ! Ce gouvernement chercherait-il à m’empêcher de faire ce que je veux de mon corps, moi, une fille de soixante-huitards du Larzac? A moi, on ne me la fait pas… Autre atteinte liberticide au saut du lit, donc ?
    Après un week-end marqué par plusieurs accidents meurtriers sur les routes,
    Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie, a souhaité au journal télévisé de France 2 dimanche soir la mise en place d'éthylotests "obligatoires dans tous les débits de boisson" dès cet été.
    "Je peux vous annoncer que demain au Conseil d'Etat, (la ministre de la Santé) Roselyne Bachelot adresse avec moi un décret, qui va rendre obligatoire dans tous les débits de boisson qui ouvrent jusqu'à deux heures du matin en gros (...) des éthylotests électroniques obligatoires, pour que chacun quand il sort puisse tester sa situation, son état", a expliqué le ministre.
    "Dès demain ce sera au Conseil d'Etat et j'espère que pour l'été, ça sera obligatoire dans tous les débits de boisson", a ajouté M. Borloo. Le ministre a affirmé que la mesure avait été testée "dans 350 sites dans l'ouest de la France" et que les professionnels étaient d'accord, parce qu'"eux-mêmes sont conscients" du problème.
    Le Français moyen serait tenter de penser que le gouvernement ne va pas rester les bras croisés et prendre des mesures. Or, précisément, Borloo avait même anticipé et annoncé le 7 mai dans un entretien au Parisien son souhait que "les éthylotests antidémarrage ne soient plus une option mais soient à terme installés en série sur les véhicules". Le ministère de l'Ecologie a d’ailleurs lancé mercredi 7 mai une nouvelle campagne de sensibilisation aux drames de la route qui joue sur la responsabilité de chacun, et rappelle le bilan quotidien des accidents: 13 morts et 300 blessés en moyenne en 2007.
    Le week-end de la Pentecôte a été marqué par plusieurs accidents meurtriers sur les routes françaises, dont l'un, samedi soir près de Forbach (Moselle), a coûté la vie à quatre jeunes âgés de 15 à 26 ans. "D'une manière générale, on essaie de mettre en place les éthylotests anti-démarreurs. D'ores et déjà, il y a de belles alternatives: si vous avez un délit de conduite en état d'ivresse, le tribunal peut vous interdire d'avoir une voiture qui n'est pas équipée", a souligné le ministre.
    Selon un témoignage recueilli par la gendarmerie la voiture, qui roulait à vive allure sur une route départementale limitée à 90 km/h, a arraché un poteau indicateur avant de s'immobiliser dans un champ après plusieurs tonneaux. Les victimes originaires de Saint-Avold et de Hombourg-Haut (Moselle) sont un adolescent de 15 ans et demi et un homme de 22 ans ainsi qu'une femme de 26 ans et d'une autre qui aurait environ le même âge. Et en quatre mois depuis le début de l'année, 26 personnes ont été tuées dans des accidents de la route en Moselle.

    Mais c’est compter sans …la presse militante !
    France Info nous gratifie de sa présentation ‘responsable’ des faits...
    L’air de rien, la journaliste annonce que les débits de boissons devront être équipés d’éthylotests : première contrainte ! Et, deuxième atteinte aux libertés, ce sont les établissements qui ferment «après minuit » qui seront pénalisés. Or, dans la même plage horaire, la même chaîne avait diffusé la déclaration de J.-L. Borloo qui désignait les boîtes de nuit autorisées à fermer à …2 heures du matin. Ainsi la déformation de l’information conduit-elle dans le virage dangereux de la désinformation. Cette différence de deux heures pourrait passer pour anodine, mais c’est en fait une incitation à la révolte des jeunes qui veulent profiter de la vie jusqu’au bout de la nuit et ne supportent pas de se faire ‘sucrer’ deux heures de bonheur factice, même au risque de finir la fête à vive allure dans un poteau indicateur de route départementale limitée à 90 km/h, comme des victimes originaires de Saint-Avold et de Hombourg-Haut (Moselle), un homme de 22 ans et un adolescent de 15 ans et demi.

    Minuit ou 2h00 du matin, ce n’est pas pareil…
    Recueillir ensuite l’avis d’un syndicat pour suggérer que toute la profession pense comme un seul homme, et qu’elle est dans son ensemble insensible aux morts violentes sur la route, c’est de l’intox.
    Si prendre l’opinion d’un seul, fût-il syndicaliste, c’était exprimer le sentiment de l’ensemble, ce serait trop facile ! Mais les media donnent dans la facilité et procède à des généralisations, à sa convenance. C’est ce qu’on appelle de la manipulation.
    Si en effet donner la parole à la PEEP ou à la FCPE, c’était la même chose, et si diffuser l’opinion du Medef ou de FO ou de la CGT, c’était du pareil au même, il faudrait que ces organisations fusionnent et on pourrait réduire les effectifs de journalistes, comme dans la fonction publique ! …

    La presse nous pollue. Et que fait le ministre de l’environnement ?
    Car notre couche d’ozone n’est pas seulement attaquée par le CO2, mais aussi par les CFC de l’information qui ont pour noms A*P, R****** ou Le Parisien, sans oublier Bakchich, LePost ou Rue89 (et pourquoi pas Route68), tous autant qu’ils sont, comme Marianne, à la solde de Sarkozy! La couverture médiatique est également et plus sûrement menacée par ces chlorofluorocarbures que sont l’A*P, ou avec elle, certains organes de presse qui dépendent de ses dépêches et les transmettent sans trop y regarder.

    Ce matin France Info manipulait sa bombe aérosol en tendant son micro à un professeur un soupçon orienté ! Cet agent extincteur, une sommité scientifique engagée, reprochait au ministre Borloo de réagir à chaud pour simplement ‘montrer qu’il existe’. En agent de l’industrie du froid venu de l’Est, choisi par France Info, il militait déjà probablement à l’époque de la canicule qui avait fait des ravages parmi les seniors. La presse vertueuse avait alors fustigé un gouvernement en vacances qui avait manqué de réactivité. Aujourd’hui, les mêmes, ou leurs semblables, réagissent violemment pour dénoncer l’hyperactivité des responsables politiques au gouvernement, simplement parce que leur parabole idéologique n’est pas orientée dans la même direction…

    L’intox, c’est quoi si ce n’est ça.
    La morosité ne serait-elle pas un gaz toxique récurrent que la gauche produit, recèle et largue dans nos lacrymales, lorsqu’est trouée la fine couche de ses idées?