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samedi 18 septembre 2010

Paris: Delanoë, maire socialiste, repéré par la Chambre Régionale des Comptes

Delanoë épinglé pour ses RH
Une authentique victime innocente
Et tellement "sociale"

Jean-Marc Ayrault vient d'être démasqué pour sa gestion dispendieuse du patrimoine immobilier de Nantes, la ville dont il est le député-maire PS.

Un rapport pointe maintenant Bertrand Delanoë, maire socialiste de Paris, pour plusieurs dysfonctionnements dans le recrutement de ses collaborateurs.

Des irrégularités dans les créations d'emploi et les recrutements". Voilà la principale conclusion d’un rapport de la Chambre régionale des comptes sur la gestion des ressources humaines de la ville de Paris, depuis 2002, date à laquelle le maire socialiste Bertrand Delanoë a pris ses fonctions.

Des emplois permanents

La Chambre régionale des comptes rappelle que "lorsque le maire recrute pour son cabinet, les fonctionnaires doivent être affectés sur des postes de collaborateurs de cabinet". Or, certains cadres ont été recrutés sur des emplois administratifs. Exemple : le directeur de cabinet de Bertrand Delanoë a été recruté sur un emploi de secrétaire général adjoint de la commune. Ce qui lui a permis de toucher une haute rémunération, dont une "prime départementale" de 30.000 euros.

Trois collaborateurs du maire seraient même "rémunérés en dépassement de l'autorisation donnée par le Conseil de Paris". Fermerait-il les yeux depuis huit ans ?

Des gros salaires
Autre irrégularité : le rapport souligne qu"il n'existe pas de direction générale, mais seulement des 'directions' à la mairie de Paris. "Il ne devrait donc pas y avoir d'emploi de directeur général, mais seulement des emplois de directeurs", pointe le rapport.
Coût de l’anomalie ? 1,8 million d'euros.

Le coût salarial des 20 directeurs généraux les mieux rémunérés serait aussi trop élevé
, atteignant 248.000 euros, en moyenne, en 2008, soit 5 millions d'euros par an ?

=> Les mamans en difficulté savent maintenant pourquoi la mairie socialiste de Paris ne peut pas financer la garde de leurs petits enfants les jours d'action syndicale... La création de petits emplois à petits salaires risquerait en effet de déséquilibrer le budget communaL

La mairie se défend

Des accusations balayées par la mairie de Paris. "La Ville récuse que la rémunération perçue par les 20 directeurs généraux de la Ville. Leur rémunération nette annuelle est en réalité de 150.000 euros (soit 12.500 euros par mois sur une année, ndlr), soit un montant conforme à celui des cadres supérieurs de l'Etat occupant des fonctions équivalentes", répond la municipalité dans un communiqué.
En revanche, le vertueux PS n'a-t-il pas mené campagne contre le niveau des salaires de ministres ? Et le député René Dosière (PS), monsieur moins des dépenses de l'Etat, n'a-t-il pas jugé l'Elysée dépensier ? Combien de fois le SMIC ?

La ville est affirmative: "l'existence de directeurs généraux, relevée par la Cour est strictement conforme aux termes du décret du 1er mars 1977 qui le prévoit explicitement. Il n'y a donc là nulle anomalie ni irrégularité", assure la municipalité.

Le rapport transmis au Conseil de Paris

Hasard du calendrier, ce rapport sera présenté au Conseil de Paris, le 27 septembre.

Ce même jour, les élus parisiens se prononceront sur le protocole d’indemnisation des rémunérations de 21 emplois présumés fictifs du RPR, lorsque Jacques Chirac était maire de Paris.

Le hasard serait-il plus juste que des magistrats ?
Les membres des Chambres régionales des Comptes sont ...magistrats. Issus de l'Ecole nationale d'administration ou accueillis en détachement dans les chambres régionales des comptes, ils sont toutefois indépendants du pouvoir exécutif. Ouf !


C'est Europe1.fr qui nous informe, le 17 septembre 2010.

Libération établit des comparaisons avec les grosses rémunérations avant l'arrivée de la gauche à la mairie. Et donc avant la crise économique et financière internationale. Le journal nous épargne une étude comparée sous la IVe République.
Savoir si Mediapart va finir par consacrer un entrefilet aux libertés que prend le roi Bébert 1er de Paris.

samedi 27 décembre 2008

Récupération par l’opposition de la mort d’Ilyès à l’hôpital

Illustration de la « rage » indigne dénoncée par le socialiste Benoît Hamon
Le parquet de Paris a ouvert vendredi après-midi une information judiciaire visant nommément la jeune femme de 35 ans qui a "reconnu une erreur", apparemment dans l'administration d'un médicament, selon l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Selon les premiers éléments de l'enquête, le petit Ilyes, soigné pour une simple angine est mort d'un arrêt cardiaque, suite à une surdose de chlorure de magnésium, administré en perfusion à la place de vitamines. Selon France Info ce matin,le petit souffrait d'une d'une part d'une ‘grosse angine’, mais c'est pour les besoins de la cause, et de déshydratation, ce qui démontre que le cas n'était pas aussi bénin qu'on le disait.

Les besoins de l’enquête
Instrumentalisation de la douleur de la famille
  • Interrogé par "Le Parisien", le père éploré de l'enfant a commenté :

    "Dans un hôpital du tiers monde, on l'aurait sauvé. Je veux juste la vérité pour que cela ne se reproduise plus", a-t-il souligné refusant de s'acharner sur l'infirmière.
  • Les oncles de l'enfant refusent également que la soignante devienne un "bouc émissaire" et demandent que "toutes les responsabilités soient recherchées". Toutes, sauf une.
    En revanche, la famille a fait le choix d’autres boucs émissaires… Aurait-elle été prise en main par une cellule d’aide psychologique politique ?

    Les syndicats attaquent plus qu’ils ne défendent

    Les syndicats de la santé pleurent moins la mort de l’enfant qu’ils ne souhaitent la mort politique de la ministre.
    Le petit garçon, hospitalisé dans un service de pédiatrie générale, est décédé mercredi à 20h45. L'infirmière a été interpellée par les policiers de la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) et placée en garde à vue.
    Cette mesure a déclenché la colère des syndicalistes SUD, CGT (etc ?) de la santé qui la jugent injustifiée.
    > Le Syndicat national des praticiens hospitaliers, anesthésistes réanimateurs (SNPHAR) a ainsi pointé dans un communiqué la restriction des moyens et en particulier "la suppression massive de personnel" à l'hôpital. "En médecine comme ailleurs, l'erreur médicale reste toujours possible", note le syndicat, mais il ne peut être réduit "que grâce à des conditions de travail permettant une sérénité professionnelle".
    > La secrétaire nationale du Parti socialiste chargée de la santé Mireille Le Corre, a estimé que "par sa politique de restriction des moyens, le gouvernement prend le risque de mettre en péril l'hôpital public".
  • > Le maire de Paris Bertrand Delanoë a lui jugé dans un communiqué que "cette tragédie confirme la nécessité de renforcer les conditions de fonctionnement de l'hôpital public".
    > Le président de l'Association des médecins urgentistes (AMUF) Patrick Pelloux a même réclamé jeudi la démission de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. "L'événement qui vient de se produire est suffisamment grave pour que la ministre en prenne toutes les conséquences et pose sa démission", a déclaré Patrick Pelloux sur France Info.
    Vous avez dit politique ?

    La ministre condamne la récupération
  • "Je réfute absolument l'agitation médiatique et l'exploitation politique honteuse qui (sont) faites du drame d'une famille, ce n'est vraiment pas convenable", lui a répondu Roselyne Bachelot vendredi sur RTL. "Bien sûr notre système hospitalier a besoin de réformes profondes" mais "il ne faut pas exploiter ce drame épouvantable à des fins politiques", a insisté la ministre qui a diligenté une enquête interne pour faire la lumière "sur toute la chaîne d'organisation".

  • Interrogée sur France Info, Roselyne Bachelot a dénoncé "des polémiques sur un prétendu manque de moyens qui ne sont pas du tout vérifiées par les faits", et précisé que
    - d’une part, l'enfant était hospitalisé dans "un service qui avait les moyens de fonctionner"
    -
    et que, d’autre part, il "présentait des ratios de personnel très importants".
  • Philippe Juvin, secrétaire national de l'UMP, a jugé "scandaleux que certains instrumentalisent le malheur des autres pour des raisons politiciennes". Lier ce drame à un manque de moyens constitue une "tentative de récupération (...) indigne", a-t-il observé.

    Mais çà doit être par respect pour Ilyès…
  • mardi 30 octobre 2007

    Alignement et actualisation du salaire du Président de la République

    Les députés votent une augmentation du Président français
    L’Assemblée nationale a plus que doublé mardi la rémunération du chef de l'Etat et triplé le budget de l'Elysée, la majorité invoquant la "transparence" face à la gauche qui a bruyamment protesté dans les couloirs où se trouvaient les caméras, mais qui l’a ‘mise en veilleuse’ à l'heure de voter ! Pas de rapporteur socialiste, seulement un 'apparenté'.
    L'alignement de la rémunération du chef de l'Etat sur celle du Premier ministre a été adoptée huit jours après avoir été évoquée dans une note à l'Assemblée signée par la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy. Début 2008, ce dernier devrait donc plus toucher moins que son premier ministre. L’équité a ainsi été établie : une indemnité d'environ 19.000 euros bruts mensuels sur 12 mois (d'après les chiffres de Matignon sur le traitement du Premier ministre), contre environ 7.700 euros bruts actuels (quelque 6.000 nets).

    En déplacement en Corse, Nicolas Sarkozy a clarifié sa situation personnelle, comme de ses successeurs, par rapport à celle de son prédécesseur: "jusqu'à présent, le président de la République cumulait son salaire et sa retraite. Moi je ne veux pas de ça. Je veux de la transparence. Je veux que les Français sachent".
    Au nom de la transparence, N. Sarkozy a également souhaité que le salaire du président soit fixé par la loi et que la Cour des comptes contrôle l'Elysée. Silence de la gauche qui s’accommodait de la situation antérieure.
    Les députés UMP ont trouvé normal que le chef de l'Etat touche autant que son Premier ministre ou que ses homologues étrangers.
    Auteur d'un livre intitulé "L'argent caché de l'Elysée", le député de l'Aisne, René Dosière (apparenté PS), a également accepté le principe de la revalorisation, "à condition qu'on sorte la rémunération du président du budget global de l'Elysée" et qu'il n'y ait plus de "confusion" entre les dépenses publiques et privées."Il faudra retrouver l'attitude du général de Gaulle: il n'y a jamais eu un cuisinier de l'Elysée à La Boisserie", résidence du général à Colombey-les-Deux-églises (Haute-Marne), a illustré R. Dosière, pourfendeur de l'envol des dépenses élyséennes pendant les deux mandats de Jacques Chirac, quarante ans plus tard.
    Les députés PS et PCF en ont fait des gorges chaudes dans les couloirs de l’Assemblée et ont dénoncé la majoration du traitement du président. "Un peu indécent", "scandaleux quand les Français n'arrivent pas à joindre les deux bouts", "une insulte à la misère": dans les couloirs, devant les caméras. En séance cependant, il n'y avait pratiquement personne sur les bancs de gauche, à part le rapporteur Dosière, apparenté.
    Timidement et pour la forme, le rapporteur spécial nommé dans le cadre de l'examen des crédits "Pouvoirs publics", le socialiste Jean Launay, a bien trouvé "choquante" cette augmentation, avant de regagner son banc.
    Autre mesure votée: le budget de l'Elysée en 2008 va passer à plus de 100 millions d'euros, contre 32,292 millions d'euros initialement prévus, grâce à une majoration de 68,5 millions d'euros.
    Il s'agit de permettre à l'Elysée de rémunérer lui-même les quelque 1.000 personnes qui travaillent pour ses services, alors que la plupart émargent au budget de leur administration d'origine. Plus de clarté devrait satisfaire la gauche. D’autant que dans la mesure où elle pourvoit les postes de ses mutuelles et associations et délégations divers au moyen de personnels détachés des diverses administrations qu’elle co-gère, elle va devoir s’aligner sur cette transparence venue d’en haut… Cequi devrait libérer des postes, dans l’Education nationale, par exemple !
    "Au total, 1.045 personnes travaillent à l'Elysée et 860 sont mises à disposition par l'ensemble des ministères. Les autres sont des contractuels de l'Elysée", a détaillé le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi.
    L'Elysée doit aussi pouvoir financer ses propres dépenses de fonctionnement, à commencer par les déplacements du chef de l'Etat jusqu'alors pris en charge par les ministères régaliens (Défense, Affaires étrangères, Intérieur...).