POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est H1N1. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est H1N1. Afficher tous les articles

mardi 31 mars 2020

Essai clinique de quatre traitements, dont l'hydroxychloroquine, en cours en Europe

A l'écart des assauts menés contre le Pr Raoult, Florence Ader dirige un essai clinique crucial

Cet étude coordonnée par... l'INSERM doit tester quatre protocoles, dont celui à base d'hydroxychloroquine, sur 3200 patients en Europe

20minutes - vous allez en parler en format webapp!Au travail à l'abri des querelles faites au professeur Raoult, la professeure Florence Ader pilote à Lyon un essai clinique visant à trouver un traitement contre le Covid19. Elle est depuis un mois à la tâche au coeur d'un "projet fou", loin de son quotidien habituel d'infectiologue-pneumologue.

D'emblée, elle élude les questions polémiques autour de l'efficacité de la chloroquine (associée à un antibiotique, avec des risques faibles de troubles du rythme cardiaque, insiste le professeur Philippe Gabriel Steg, co-président du comité de pilotage spécial Covid au sein de l'AP-HP) proposée par le Pr Didier Raoult et plébiscitée par la population de la région de Marseille. "Il faut s'extraire du buzz et privilégier les démarches de recherche médicale", coupe sagement la chercheuse lyonnaise. La Pr Ader est une des rares femmes présentes dans le débat médical actuel et, à la différence de sa consoeur Karine Lacombe, choisit la discrétion face à certains porte-parole politisés qui tentent de décrédibiliser le chercheur marseillais en faisant circuler des rumeurs complotistes ou alarmistes, quand des acteurs politiques sur le retour, tel Daniel Cohn-Bendit ne tombent pas dans les insultes. Lien PaSiDupes"Qu’il ferme sa gueule," lance le trublion Daniel Cohn-Bendit au Professeur Raoult

Directrice du programme européen REACTing, un consortium multidisciplinaire rassemblant des équipes et laboratoires d’excellence, dont les travaux sont coordonnés par l'INSERM et ses partenaires d’Aviesan (Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé, laquelle a travaillé sur les épidémies de grippe H5N1 et H1N1, SRAS, Mers-Co, Chikungunya, Ebola et Zika), Florence Ader préfère donc parler de la "prouesse" que le service public français a, selon elle, réussi à réaliser avec Discovery, un essai clinique coordonné par l'Inserm qui doit tester quatre traitements, dont l'hydroxychloroquine, sur 3.200 patients en Europe, dont au moins 800 en France. Uniquement des patients hospitalisés et gravement atteints. "C'est l'une des grandes leçons de la crise d'Ebola de 2014. Le seul et unique essai randomisé avait été mis en place trop tard, avec seulement 72 patients", explique-t-elle. Notons que le mari Buzyn, Yves Levy, a dirigé l' Aviesan de 2014 à 2018 et l'Inserm (2014-2018 également)...
L'Hexagone est le premier pays européen à avoir mis sur pied et lancé un tel essai. Son budget : quelques millions d'euros, financé par la Direction générale de l'offre de soins du ministère de la Santé. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) doit aussi lancer son grand essai, "Solidarity", mais il en est encore à la phase préparatoire.

Le professeur Ader, face à l'exigence malgré l'urgence

L'essai clinique Discovery a commencé il y aune semaine. 
Il inclut à ce jour 123 des 800 patients dans sept centres hospitaliers. Chaque participant se voit allouer soit l'un des quatre traitements testés, soit des soins standard, de manière aléatoire, après une randomisation numérique (méthode de répartition fondée sur le hasard).

Sont testés : le remdesivir (antiviral conçu initialement pour Ebola), le lopinavir en combinaison avec le ritonavir (des anti-VIH), la même combinaison mais associée à l'interféron bêta pour tenter de baisser le processus inflammatoire et l'hydroxychloroquine (cousin de la chloroquine, mais présentant moins de risque de toxicité, cet anti-paludéen a l'avantage d'être connu et bon marché). 

"Nous n'avons pour l'heure aucune confirmation de la réalité de l'efficacité de ces traitements," insiste Florence Ader. "Nous n'avons que des données disparates sur ces molécules. On a des données in vitro pour certaines, pas pour d'autres; des données sur des modèles animaux pour certaines, mais pas pour toutes, d'autres données sur des petites séries de patients, pas pour d'autres".

D'où pour elle l'importance de ne faire "aucune concession" et assurer le même niveau d'exigence malgré l'urgence d'une pandémie qui a déjà tué quelque 30.000 personnes dans le monde, selon un bilan établi par la presse. "Plus les résultats seront significatifs et méthodologiquement robustes, plus le niveau de preuves sera élevé et plus on rendra service aux gens", souligne Florence Ader.

Aucune échéance précise

Cet essai est mené avec toute la rapidité et l'adaptabilité nécessaires au contexteassure cette chercheuse, même s'il est lourd. La Pr Ader est entourée d'une vingtaine de personnes qui travaillent d'arrache-pied. D'abord une cheffe de projet qui gère la très lourde logistique depuis un centre dans le sud.

Sur le terrain, des centaines de techniciens, d'attachés de recherche, de médecins d'essai clinique collectent les données. Et à charge de l'équipe de méthodologie de l'Inserm de les exploiter. Les premières évaluations de patients vont commencer après 15 jours de traitement, dans une semaine environ. On pourra notamment estimer si leur état clinique s'est amélioré, s'ils ont toléré le traitement.

vendredi 20 mars 2020

Pénurie de masques: où sont passés les stocks constitués par Xavier Bertrand?

Pourquoi la 5e puissance mondiale manque-t-elle de masques de protection respiratoire, s'interrogent les "sachants"  

Les hôpitaux sont sous tension et réclament le matériel nécessaire à la protection du personnel soignant.
 


"En même temps", Macron se veut rassurant, pour gagner du temps ! 
On manque de tout aussi de gel hydroalcoolique (on manque de la base, les ingrédients, alcool à 96° et glycérine). On manque également de tests de dépistage. On manque depuis longtemps de lits d'hôpitaux. On manque depuis peu de respirateurs dans les services de réanimation débordés. Les approvisionnements en masques sont rares et encadrés: réservés aux personnels soignants qui ne doivent devenir des vecteurs du virus Covid-19.t L'Etat a dû relancer à la hâte la fabrication de ces précieuses protections, puisque Martin Hirsch n'a pas tiré le signal d'alarme : est-il, ou non, directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris et cela depuis sept ans (novembre 2013 ?

"Nous avons assez de masques aujourd'hui pour permettre aux soignants d'être armés face à la maladie et de soigner les malades, a pourtant assuré  Olivier Véran, le ministre de la Santé, mardi 17 mars sur France Inter. Le politicien assortit son assertion d'une nuance... "Mais, en fonction de la durée de l'épidémie, nous ne savons pas si nous en aurons suffisamment à terme."  
Face à la trop faible quantité de stocks disponibles pour combattre l'épidémie, l'inquiétude est "palpable" (comme dit la presse en télé-travail) dans les couloirs des hôpitaux
Arrivent les mauvaises excuses, comme si, aussi odieux que soient les faits, ils justifiaient la pénurie et les carences gouvernementales: des vols et des disparitions ont été enregistrés qui compliquent encore la donne (12.500 masques ont été subtilisés au CHU de Montpellier...).

"Je sais qu'il y a des problèmes de masques qui me remontent, et qui sont ubuesques", a notamment déclaré sur franceinfo Eric Caumes, chef du service des maladies infectieuses de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Et de verser aussi sec dans le cours de première année d'école d'infirmières, puisque depuis quelques années, il est de bon ton de faire de la pédagogie théorique, comme avant on faisait de la prévention de salon"il faut distinguer les masques chirurgicaux, destinés aux malades pour protéger leur entourage, et les masques respiratoires dits "FFP2", qui protègent le porteur contre l'inhalation d'agents infectieux, notamment pas voie aérienne, via les postillons. 
Dans un courrier adressé à une élue, un médecin hospitalier de Grenoble (Isère) livre par exemple cet édifiant constat.
Les stocks sont très faibles. Aussi, en prévision, les équipes d'hygiène nous demandent de ne pas jeter les masques en fin de journée qui sont récupérés pour pouvoir être réutilisés après stérilisation, si la situation tourne à la catastrophe.un médecin de Grenoble à une élue. Comme Schiappa qui préconise d'utiliser le papier-toilette recto-verso?
Cette épidémie-là est certes inédite, mais vu le 'turnover" des professeurs en infectiologie et la noria de chefs de service spécialistes en épidémiologie qui tournent en boucle sur les plateaux de radio et de télévision pour nous apprendre à nous laver les mains ou à tousser dans le creux du bras qu'on va passer autour du cou de nos tout-petits, le terrain n'est pas vierge ou ce seraient des escrocs.  
Contaminé, le Dr Hamon se confie : "Après avoir été testé positif, on ne voit plus les choses sous le même angle". Pas comme sur le marché de Barbès (Paris 18e) ou sur le sable de l'île de Ré envahis de Parisiens venus se protéger du virus (et  le propager)...

Comment la France a-t-elle sombré dans cette situation de pénurie ? 

La question serait plutôt de savoir comment il est possible qu'autant de conseils, comités et autres observatoires "scientifiques" ont pu se laisser surprendre.  Combien de ces savants décorés d'un ruban ou d'un autre sont-ils, leur vie durant, des serviteurs obéissants et soumis aux pouvoirs politiques successifs, complaisants et irresponsables ? Sont-ils, chaque soir à 20h00, associés aux personnels médicaux exposés au virus et applaudis pour leur abnégation par la population reconnaissante ?

En mai 2009, Xavier Bertrand était ministre de la Santé lors de l'épidémie de grippe A (H1N1). Les stocks de masques FFP2 relevant du ministère de la Santé étaient évalués à 580 millions d'unités (dont 229 millions étaient périmés) : 
463 millions pour le stock stratégique et 117 millions pour le stock des établissements de santé. Le Sénat, il est vrai, alertait alors sur des "difficultés" dans le suivi du "stock national santé", éparpillé dans 72 sites en France. 
Au mois de juin de la même année, 400 millions de masques FFP2 supplémentaires avaient été commandés, précisait alors un rapport (document en pdf) du sénateur centriste Jean-Jacques Jégou. Ce matériel "coque" (ci-dessus) ou en "bec de canard" est utilisé par les professionnels de santé pour les protéger contre l’inhalation d’agents infectieux en suspension dans l'air. 

Deux ans plus tard, en 2011, Xavier Bertrand était à nouveau ministre de la Santé. "Une grande concertation a été organisée" pour déterminer le matériel dont la France avait besoin en cas "de nouveaux épisodes viraux", expliquait Olivier Véran, le 3 mars dernier. Le ministre de la Santé affirmait que ces réflexions n'avaient alors pas débouché sur la mise en place d'une réserve de masques FFP2. En résumé, si le ministre explique qu'"il n'y a pas de stock d'Etat" pour les FFP2, la France dispose tout de même, début mars, d'une réserve de 145 millions de masques chirurgicaux (anti-projections) – le ministre n'évoque plus désormais que 100 millions d'unités

Mais "que sont devenues les commandes des masques FFP2 et chirurgicaux [passées en 2009] ?"
C'est l'interrogation du député LR du Loiret Jean-Pierre Door, un médecin cardiologue. 
"Ces dernières années, il n'y a pas eu d'épisodes nécessitant leur utilisation et j'aimerais donc savoir ce que sont devenus les achats." Nous avons transmis la question au directeur général de la Santé. Mardi, lors de son point de situation quotidien, Jérôme Salomon a affirmé qu'il existe des stocks stratégiques "de masques chirurgicaux", sans en livrer toutefois le nombre et sans  mentionner des réserves nationales de FFP2.

Beaucoup d'entreprises et d'institutions ont des masques de cette époque, qui sont parfois de type FFP2. Mais sont-ils restés performants ? Ces entreprises peuvent les mettre à disposition et certaines l'ont fait, explique Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, n°2 du ministère.
Contactée à ce sujet, Santé publique France tarde également à répondre aux questions sur les ressources disponibles en masques FFP2 et n'apporte pas plus d'explications que la direction générale de la Santé.

Où est passé le stock de masques FFP2 estimé à 600 millions  en 2011...
Le 1er juillet 2011, dans son avis sur la stratégie à adopter concernant les stocks de masques respiratoires, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) préconisait d'équiper en FFP2 les professionnels de santé tandis que les masques chirurgicaux étaient recommandés pour les professions de la vie générale (éboueurs, boulangers…).

Après les commandes post-grippe A (H1N1), les stocks étaient alors au plus haut et le ministre de la Santé de l'époque, Xavier Bertrand, n'a pas eu besoin de passer de nouvelles commandes. La France disposait en effet de 600 millions de masques FFP2, en phase avec "la valeur cible fixée", selon 'une note confidentielle de la direction générale de la santé datée du 27 juillet 2011.Extrait d\'une note confidentielle de la Direction générale de la santé du 27 juillet 2011.

Les réserves sont donc immenses mais,
problème, ces masques équipés d'une membrane filtrante et d'élastiques ont une durée de vie évaluée à quatre ou cinq ans. Un nouveau fonctionnement a donc été mis en place pour la suite : la question des stocks de masques est gérée chaque année par le ministre de la Santé (par Agnès Buzyn et son bras droit Jérôme Salomon, depuis trois ans) lors de l'examen du projet de loi santé. Il convient d'en assurer la continuité, pour éviter l'obsolescence du parc.

Le tournant a lieu en 2013,
sous la présidence de François Hollande et le ministère de la socialiste Marisol Touraine, avec la "nouvelle doctrine" du secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), Claire Landais, depuis mars 2018. Son prédécesseur, Louis Gautier considère notamment que "le recours systématique aux masques de protection respiratoire de type FFP2 a montré ses limites en termes d'efficacité car la gêne voire la difficulté respiratoire liées à leur port, conduisent à un faible taux d'utilisation", peut-on lire dans ce document. Ce changement de modèle est évoqué deux ans plus tard dans un rapport sénatorial : "Le stock national géré par l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires [Eprus] concerne désormais uniquement les masques de protection chirurgicaux à l'attention des personnes malades et de leurs contacts." 
Ce stock est géré depuis 2016 par Santé publique France et correspond aux 100 millions d'unités récemment évoquées par Olivier Véran.

Produire et/ou acheter en urgence

Par ailleurs, "la constitution de stocks de masques de protection des personnels de santé [notamment FFP2] sont désormais à la charge des employeurs". La nouvelle doctrine suppose donc de ne pas "renouveler certains stocks arrivant à péremption", car la responsabilité est désormais transférée "vers d'autres acteurs", à savoir les établissements de santé et médico-sociaux pour leurs personnels. Dans une logique d'harmonisation, ceux-ci font toutefois des points réguliers avec la direction générale de la santé (DGS).

Cette mission relevant désormais des établissements, sur décision de Marisol Touraine, les réserves d'Etat en FFP2 ont donc fondu année après année. Mais au-delà des stocks, qui ont une durée de vie limitée, ce sont surtout les capacités de production qui priment, explique un connaisseur du dossier. La France a désormais besoin de 50 millions de masques chaque semaine, contre quatre à cinq en temps normal. Dans ce contexte, un stock de 600 millions de masques ne représente donc qu'une avance d'une dizaine de jours, cette période correspondant à la période de politique de "freinage" vantée par Macron. Mais a-t-elle été mise à profit pour produire ?. Le plus important est en effet d'être en mesure de produire ou d'acheter vite. Et beaucoup.

Il aurait fallu passer des commandes massives il y a plusieurs semaines, dès le début de l'épidémie. 
Autre problème non résolu par Agnès Buzyn et Macron... Depuis plusieurs années, la France s'en est remise aux capacités industrielles de la Chine, aux dépens de la production nationale. L'Asie, fort logiquement, n'a pas pu maintenir ses exportations dans une période de crise continentale, d'où la situation de pénurie actuelle. Olivier Véran a d'ailleurs observé que "les crises sanitaires peuvent parfois entraîner des crises industrielles", en référence aux fabricants chinois défaillants auprès desquels la France a délocalisé pour s'assurer un coût plus bas. Au risque d"aliénation de sa souveraineté nationale et de sa santé publique.

Cette aliénation française aurait donc plusieurs explications, résume Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF). Ce dernier estime notamment que "les difficultés d'approvisionnement n'ont pas été suffisamment anticipées" et que "cette histoire de coronavirus va remettre en question certains aspects de la mondialisation" en ce qui concerne la capacité française à produire du matériel sanitaire en période de crise.
Quand vous avez des patients intubés, vous ne pouvez pas leur mettre un masque pendant les soins. Si les médecins ne peuvent s'en protéger avec des masques FFP2, c'est une catastrophe (Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF)
Face à ces difficultés, la France a finalement passé "les commandes publiques les plus massives qui soient" - formule aussi impressionnante et rassurante que floue, une fois de plus - auprès de "quatre grandes entreprises sur le territoire national" capables de confectionner les masques. Il leur a été demandé "de fonctionner jour et nuit, H-24 et sept jours sur sept", a expliqué le ministre de la Santé. 
Contacté, le groupe Kolmi-Hopen - qui n'est pas spécialement français, mais canadien (propriété du groupe Medicom !) - est littéralement débordé et n'a pas pu nous répondre. "Nous avons une demande pour 350 millions de masques de la part des distributeurs européens, expliquait déjà fin janvier son PDG, Gérald Heuliez, à Ouest-France. Inutile de vous dire qu'on ne peut pas la satisfaire."

L\'entreprise Kolmi-Hopen consacre désormais l\'intégralité de son activité à la production de masques.

Début mars, pour rattraper le retard à l'allumage de Macron-le-diseur, le premier ministre, Edouard Philippe, a également fait ce qui ne demande aucune compétence (juste de la réactivité): il a réquisitionné par décret "l'ensemble des stocks et productions de masques sur le territoire national". Cela concerne à la fois les fameux masques FFP2 (canadiens) et les masques anti-projections, détenus par les personnes privées, morales et par les "entreprises qui en assurent la fabrication ou la distribution". Au début du mois, deux opérations nationales de déstockage ont permis de fournir 25 millions de masques aux personnels de santé.

La plupart des grands CHU - uniquement dans les zones où l'épidémie est la plus intense - ont été livrés aujourd'hui [mardi]. Le reste se fera au plus tard [mercredi] matin, selon Jérôme Salomon, directeur général de la santé, mardi 17 mars, sachant que la promesse avait été déjà faite la semaine précédente.

Pour surmonter la pénurie, les pis-allers ont donc fleuri, comme narcisse macronien au printemps. 
En Nouvelle-Aquitaine, deux millions de masques périmés issus de stocks de "plusieurs administrations et collectivités" vont être distribués aux médecins libéraux et aux établissements de santé. "L'inquiétude des professionnels de santé est légitime", a reconnu Michel Laforcade, directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS). Si le délai de péremption est dépassé, ces masques présentent tout de même "les mêmes garanties" que les autres, a-t-il raconté. Dès lors pourquoi sont-ils "périmés"?...  Et de préciser : "la seule fragilité" pouvait se trouver au niveau des élastiques. Le ministère des Armées a également déstocké cette semaine cinq millions de masques chirurgicaux au bénéfice du ministère de la Santé. Juste retour des choses après l'envoi de 17 tonnes de matériels médicaux à la Chine, è la mi-février...

Au niveau local, certaines mairies fouillent également dans les armoires : la mairie de Montargis (Loiret), par exemple, va fournir 5 000 masques à l'hôpital local. 
Pour le gouvernement qui sait les trouver quand il en a besoin, Jérôme Salomon a également encouragé "les entreprises privées qui en ont encore à les offrir aux hôpitaux", pour aider "les professionnels de santé en première ligne". Il a ajouté que les masques sont des "denrées rares" et "un bien précieux". Une valeur refuge !

samedi 20 février 2016

Nouvelle sortie de route de Bachelot en surdosage de son vaccin anti-grippe H1N1

Le dernier coup de fièvre de l'ex-ministre recyclée dans le divertissement

Le virus H1N1 a été trouvé chez des mammifères marins
(ex. les éléphants de Mer du Nord), mais pas que...


Invitée le jeudi 18 février sur BFMTV, Roselyne Bachelot s'en est prise violemment à Nicolas Sarkozy, mis en examen par un seul des trois juges de l'affaire dite "Bygmalion". Comme s'ils étaient profondément déçus, la presse et ses adversaires au sein des Républicains continuent de l'y associer abusivement. 
Le tribunal a pourtant renoncé aux accusations d'escroquerie, complicité et recel de ces délits et, dans cette affaire, Sarkozy n'est plus que témoin assisté pour le dépassement de frais de campagne 2012, sur lesquels le Conseil constitutionnel s'est déjà prononcé et qui a été largement réglé par les militants et sympathisants du Sarkothon.
Ceux qui trouvent un intérêt politique à lui refuser la présomption d'innocence continuent de le présumer coupable, la presse militante proche du pouvoir socialiste et certain(e)s de ses adversaires, légalistes puisque parlementaires, voire anciens ministres, mais pourtant irrespectueux de la loi qu'ils font et votent ou sont censés appliquer.

"Si Nicolas Sarkozy me demandait conseil, mais je doute qu'il me le demande, je lui déconseillerais d'être candidat à cette primaire et à la présidentielle", a estimé celle qui est désormais chroniqueuse dans Le Grand 8 (groupe Canal+), invitée de la très partiale Nathalie Levy, arrivée de la radio française de Jérusalem et Radio J au côté de la franco-marocaine Ruth Elkrief (une journaliste star aux méthodes peu scrupuleuses) dans News & Compagnie (en franglais!), sur BFMTV, chaîne d'Altice et Patrick Drahi (homme d'affaires franco-israélien et cumulard de presse, également propriétaire à crédit de L'Express et L'Expansion, notamment).


Selon cette proche de Fillon, l'ex-chef de l'Etat est, comme tout candidat à une élection, "personnellement et indéfiniment responsable de ses dépenses"
, à la différence d'une ministre qui ne serait pas personnellement et indéfiniment responsable de ses 95 millions de doses de vaccin pour lutter contre la grippe A (H1N1) et du coût global de la campagne de vaccination mise en place. Un titre de gloire qui, à l'instar de Laurent Fabius impliqué dans l'affaire du sang contaminé par le virus du sida, la prédestinequi sait, à la présidence du Conseil Constitutionnel.

La gauche persiste à juger Nicolas Sarkozy coupable

Cet acharnement obsessionnel se manifeste par des titres de presse, des débats entre soi et des questions récurrentes qui distillent la suspicion. Aucun tribunal ne l'a jugé coupable de tous les soupçons qui courent sur lui, mais les polémistes partisans discutent sur des regrets: "Doit-il encore être candidat à la primaire des Républicains ?" La manipulation de ceux, nombreux, qui ne sont pas au courant, n'a pas cessé avec la décision du tribunal. Ils assurent que "c'est la question que beaucoup se posent." 

Parmi les plus malsains, 
son ancienne ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a un avis tranché sur la question, puisqu'elle soutient F. Fillon. 

François Fillon n'est pas aussi brut de décoffrage que Bianca, sa protégée. 

"Une épée de Damoclès au-dessus de la tête des candidats, c'est pas bon pour ceux qui ont cette épée de Damoclès au-dessus de la tête et puis c'est pas bon pour le climat général de la primaire" à droite, programmée en novembre 2016, a ensuite lâché François-le-fourbe, ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, déjà en lice pour cette élection et qui, pour i-télé lors d'un déplacement en Isère, prétend ne pas vouloir jeter de l'huile sur le feu.

L'indécente amnésique a estimé que c'était avant tout une affaire "de principe," au-delà de ses démêlés avec la justice. 
L'ex-ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale de 2010 (et non politique, visiblement) s'est déchaînée, faisant parler les Français, bien qu'elle ne détienne plus aucun mandat électif depuis quatre ans et qu'elle gravite dans la sphère microcosmique des bobos branchés et délirants: "Est-ce qu'on va entendre, à un moment, le message des électeurs ? Qu'est-ce qu'ils ont redit aux dernières élections régionales ? Ils ont dit [à Nicolas Sarkozy] : 'Dégage! Dégage!' Si l'on n'est pas capable d'être ça, c'est que ça ne va pas !", s'est insurgée la Castafiore.

Le virus Zika n'a pas chômé.

mardi 23 mars 2010

Grippe A-H1N1: la facture ne sera pas celle dénoncée

Le coût serait dix fois moins élevé au final

La responsabilité de l'OMS et la part du gouvernement

24 avril 2009: L’OMS annonce une centaine de cas de grippe, due à un nouveau virus, classé A-H1N1, au Mexique et aux Etats-Unis
16 juillet: La France annonce la commande de 94 millions de doses de vaccins auprès de trois laboratoires: Sanofi, GlaxoSmithKline et Novartis.
30 juillet: Premier décès en métropole, à Brest, d’une jeune fille fragilisée par une infection pulmonaire sévère.
20 octobre: Début de la campagne de vaccination dans les hôpitaux, dont les personnels sont prioritaires.
11 novembre: Un cas "probable" de syndrome de Guillain-Barré, une maladie rare du système nerveux, est signalé après vaccination, par le ministère de la Santé.
12 novembre: Début de la campagne de vaccination, gratuite et non-obligatoire, dans des centres de vaccination. Lire PaSiDupes L'opposition développe une campagne de peur des vaccins et de dénigrement de l'action préventive gouvernementale. Lire PaSiDupes et l'engouement de Toulouse

4 janvier 2010 : La France annonce son intention de revendre à l’étranger une partie de son surplus de vaccins et résilie près de la moitié des commandes, soit 50 millions de doses. Lire PaSiDupes
On apprend que deux vaccins ne sont pas nécessaires et qu'un seul suffit aux volontaires.
12 janvier : La ministre française de la Santé fait face à la polémique politicienne de l’opposition à l’Assemblée visant la gestion de la pandémie de grippe A(H1N1), qualifiée d’échec. Lire PaSiDupes
13 janvier : La vague épidémique de grippe A-H1N1 en France s'éloigne alors que seulement 5,5 millions de volontaires sont vaccinées, en dépit de la contre-campagne. Lire PaSiDupes
30 janvier : Fermeture des centres de vaccination.
1er février: Les vaccins sont vendus en pharmacie et les médecins peuvent vacciner dans leur cabinet.
24 février: Création d'une commission d'enquête parlementaire sur la grippe A.

Ce qui reste de la polémique du coût des doses

La prévention
Le gouvernement s’est donc mis en ordre de bataille pour une véritable guerre contre un virus qui, selon l'OMS, devait frapper la population et faire perdre plusieurs points de PIB à l’économie nationale. En période de crises, financière puis économique, internationales, chaque fluctuation du PIB importe aux responsables en charge mais indiffère les observateurs inactifs primaires. La grippe A a fait 302 victimes en France… bien moins qu’une grippe saisonnière ordinaire. Un bilan Les moyens déployés ont-ils été disproportionnés, comme l'affirment les observateurs, rétrospectivement ?
Le coût
La France indemnisera les laboratoires pharmaceutiques à hauteur de 48 millions d'euros en contrepartie des 50 millions de vaccins annulés.

Selon Le Figaro , le ministère de la Santé aurait conclu un accord avec trois laboratoires pharmaceutiques concernant les 50 millions de doses de vaccins annulées sur les 94 millions commandées pour faire face à l'épidémie de grippe A.
Au final, l'Etat devrait débourser 48 millions d'euros.
Et alors que la ministre Roselyne Bachelot avait annoncé en janvier dernier que la France ne paierait pas les vaccins non-livrés, les négociations - effectuées laboratoire par laboratoire par l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus) - ont été difficiles. "Cela a été assez viril, mais correct", estime un négociateur.

A l'été 2009, la France avait commandé des millions de doses à quatre laboratoires pharmaceutiques, à savoir GlaxoSmithKline (GSK), Sanofi-Pasteur, Novartis et Baxter. Au vu du nombre restreint de vaccins commandés, ce dernier a échappé aux annulations de commandes. Mais les autres ont réclamé un traitement identique. L'Eprus a donc fixé les indemnités à 16% du montant de la commande non livrée.

Toutes les doses commandées n'ont pas été fabriquées.
En fixant un plafond maximal de 50 millions d'euros, le gouvernement avait dès le départ annoncé la donne, prenant en compte l'interruption de la fabrication.
L'établissement chargé de négocier les indemnités est parvenu à un accord avec le laboratoire suisse Novartis qui recevra 10,5 millions d'euros. De son côté, GSK a pris acte de la proposition de l'Etat s'élevant à 36 millions d'euros. Côté français, les tractations ont été encore plus difficiles puisque Sanofi Pasteur n'avait pas encore, lundi soir, accepté les deux millions d'euros proposé par le ministère de la Santé pour les 11 millions de vaccins annulés. D'après Le Figaro, le laboratoire "hésitait encore à signer la transaction ou à engager un recours".
La gestion de l'épidémie sera également au cœur des discussions mardi après-midi au Sénat.

Roselyne Bachelot sera entendue par la Commission d'enquête sur le grippe A.
La ministre de la Santé devra en effet s'expliquer sur le rôle des laboratoires pharmaceutiques, mais également sur la mise en place d'un dispositif jugé, par beaucoup, démesuré.
Les critiques les plus virulentes proviennent d'observateurs partisans d'une prise de risque et de polémistes patentés malveillants. Lire PaSiDupes sur les complotistes

mercredi 27 janvier 2010

Grippe A: Roselyne Bachelot ne peut se fier à personne

Ni les conseillers politiques, ni les experts médicaux ne seraient fiables C'est le tour du groupe d’experts du comité de Roselyne Bachelot d'être montrés du doigt. Supposés la conseiller sur la grippe A, plusieurs d’entre eux sont aujourd’hui au coeur de la polémique. Lire aussi PaSiDupes

Le comité de lutte contre la grippe
Il a été créé par décret le 25 juillet 2008 « pour apporter au ministre chargé de la Santé une expertise sur l’ensemble des mesures à mettre en oeuvre pour contrôler et réduire l’impact d’une épidémie de grippe ou d’une pandémie grippale ».
C’est ce comité qui, en septembre 2009, a préconisé une vaccination massive (sur incitation de l'OMS, Organisation Mondiale de la Santé), avec des priorités : les personnels hospitaliers, les femmes enceintes, puis les personnes les plus fragiles, et enfin le reste de la population.
Les dix-sept experts de ce comité ont tous été nommés sur décision de la ministre de la Santé. En 2009, seuls deux d’entre eux n’ont eu aucun lien d’intérêts avec les firmes. Plus significatif encore, six ont perçu cette année-là des rémunérations personnelles des laboratoires. Pour autant, sauf à vouloir à tout prix désigner des boucs émissaires, qui peut raisonnablement affirmer que l'éventuelle collusion de six experts sur dix-sept peut expliquer la décision du ministère, rétrospectivement jugée excessive aujourd'hui ?

L’analyse de l’épidémie
Beaucoup de scientifiques s’interrogent sur le fait que des sommités médicales n’ont pas vu, en août, que le virus était bien plus bénin que la crise mexicaine d’avril ne le laissait prévoir.
Yves Charpak, spécialiste des maladies infectieuses, s’interroge : « On n’a jamais eu le vrai bilan de l’enquête faite au Mexique sur la mortalité du virus H1N1, effectuée par le représentant officiel de la France, le docteur Manuguerra, président de ce comité. Si, comme on le suppose, les chiffres montraient que c’était bien moins grave qu’initialement évoqué par les Mexicains, ce comité aurait dû rendre ces données publiques. Au lieu de ça, il a continué à évoquer le risque majeur de la pandémie à venir pour l’hiver. »
Charpak (Pologne, 1924), prix Nobel de physique 1992, a également été récompensé du Prix de la Société française de physique (1980), décerné par la société ...Ricard !

Un projet d’enquête parlementaire
La position de certains experts du comité est devenue délicate. « Imaginez deux minutes que plusieurs experts aient été contre le principe de vaccination de masse dans les débats à huis clos. Cela voulait dire qu’ils allaient contre les intérêts de leur employeur, ce n’était pas une décision facile à prendre », constate le sénateur divers gauche François Autain, médecin, qui veut lancer une commission d’enquête parlementaire sur ce sujet.
François Autain est membre du Parti de gauche de J.-L. Mélenchon. Il fut par ailleurs secrétaire d’État auprès du ministre de la Solidarité nationale, chargé des immigrés, sorte de 'ministère' de l'identité nationale, avant l'heure, dans le gouvernement socialiste de Pierre Mauroy (1981-1983).
Accessoirement, il est oncle de Clémentine Autain, née en 1973 à Saint-Cloud dans les Hauts-de-Seine, un temps conseillère municipale de Paris (apparentée PCF)et récemment attirée par le NPA anti-capitaliste. La vertueuse fut pourtant membre du conseil d'administration de l'OPAC, l'organisme chargé de la gestion des logements à loyers modérés de Paris, au temps tumultueux de leur attribution douteuse à des nantis de tous horizons. cf. l'affaire de la Régie Immobilière de la Ville de Paris (RIVP): lien PaSiDupes

Liste noire (nominative!) des experts suspects
Les six sont présumés coupables, en attendant de savoir si, parmi les onze autres encore présumés innocents, certains n'habiteraient pas par malheur dans la rue de l'un des laboratoires fournisseurs de doses de vaccin...

Jean-Claude MANUGUERRA
Français, président du comité de lutte contre la grippe, chercheur à l’Institut Pasteur et aussi rémunéré par Roche.
Jean-Louis BENSOUSSAN
Français, membre du comité de lutte contre la grippe, directeur des Grog (groupes régionaux d’observation de la grippe) et rémunéré par Roche.
Sylvie VAN DER WERF
Française, membre du comité de lutte contre la grippe, chercheuse à l’Institut Pasteur Paris et aussi rémunérée par GSK.
Brigitte AUTRAN
Française, membre du comité de lutte contre la grippe, professeur de médecine à la Pitié-Salpêtrière et aussi rémunérée par Sanofi-Pasteur.
Catherine WEIL-OLIVIER
Française, membre du comité de lutte contre la grippe, pédiatre à Colombes
et aussi rémunérée par Sanofi, GSK et Roche.
Jean BEYTOUT
Français, membre du comité de lutte contre la grippe, professeur de médecine à Clermont-Ferrand et aussi rémunéré par Novartis.

Une chance que les experts sélectionnés sont des scientifiques. Que n'aurait-on dit s'ils avaient été recrutés à EDF la SNCF ?... L'erreur originelle ? Ne pas avoir pensé aux politiques et surtout aux journalistes. Mais attention, Joffrin était capable d'accepter !

mercredi 2 septembre 2009

Grippe A: consignes de prévention de l'Education nationale

Le gouvernement fait de la prévention, mais est-elle lucide et courageuse? Le ministère de l'Education nationale a décidé de rappeler quelques consignes de prudence pour combattre la grippe A dans les établissements scolaires et la pédagogie à mettre en place en cas de pandémie.

Quelques consignes :

Les voyages scolaires sont "fortement déconseillés" dans les pays où la transmission interhumaine est importante. A la date du 9 juin, les pays concernés étaient les suivants : Argentine, Australie, Canada, Chili, Costa-Rica, Honduras, Etats-Unis, Japon, Mexique, Panama, Pérou, Philippines, République dominicaine.
Aujourd'hui, la Nouvelle Calédonie a traversé le plus dur, mais La Réunion reste fortement exposée.


  • Au sein des établissements scolaires, les enfants doivent se laver les mains plusieurs fois par jour, soit environ 4 fois, c'est-à-dire après chaque rupture du temps scolaire, au savon (ou à l'aide d'une solution hydro-alcoolique) et pendant au moins 30 secondes.
    Utiliser un mouchoir jetable pour éternuer ou tousser semble élémentaire, mais suppose que les Français, petits et grands, savent mettre la main devant la bouche et cesseront de tousser à tous vents...
    Ce mouchoir devra être ensuite jeté dans une poubelle et l'enfant devra se laver les mains. Sauf qu'inviter à concentrer le H1N1 dans les poubelles ne sert qu'à constituer des foyers de contamination. Les toilettes ne seraient-elles plus indiquées pour éliminer les mouchoirs potentiellement contaminés ?

  • Il faut aussi que tous les usagers des établissements accèdent à des installations propres (…). Ainsi, les sanitaires doivent être pourvus en produits hygiéniques adaptés (savon liquide, essuie main jetable), mais les mairies et les Conseils généraux d'opposition consentiront-ils à participer à l'effort national dans les établissements dont ils ont la charge, sans se dédouaner sur le ministère ?
  • Quant au séchage des mains, il peut être effectué par des souffleries, si on admet que la chaleur n'est pas vecteur de prolifération. Du matériel à usage unique est nettement plus responsable.

    LIEN vers la brochure
    pour vous informer sur la grippe A/H1N1 et la scolarité de votre enfant

    Que faire en cas d'alerte pandémique ?


    La fermeture de l'établissement concerné pourra être décidée par le ministre de la Santé, à la demande du Chef d'Etablissement et sur proposition du préfet, en réalité le décideur final.
    Dans ce cas, la "continuité pédagogique" sera notamment assurée "grâce à la radio et la télévision voire Internet".Pour l'enseignement scolaire, il est prévu que le Centre national de documentation pédagogique (CNDP) fasse appel aux media pour diffuser des programmes pendant 12 semaines, à raison de 6 heures de radio et 5 heures 30 de télévision, 4 jours par semaine (sauf le mercredi). Déjà le SNU-ipp polémique et conteste le terme de 'continuité', sans faire aucune proposition de maintien de la formation. Lundi (15 juin), la France en était au niveau 5A de vigilance, malgré le premier cas de contamination groupée, dans un collège proche de Toulouse.

    S'il était permis de soulever le problème éludé du crachat au sol

    Le fait de réunir une quantité de salive et de l’absorber ne remet pas en cause le jeûne. Alors pourquoi se purifier au sol, hors ramadan?

    La pratique du crachat - crachotement, glaviot ou mollard - est ancienne en France où, jusqu'ici, elle était encore considérée comme vulgaire et donc relativement peu répandue. Or, l'accroissement notable de sa fréquence observée depuis quelques décennies se justifie-il par le Ramadan ? Si le fait de réunir une quantité de salive et de l’absorber ne remet pas en cause le jeûne, et si aucun des époux n’avale la salive de l’autre, leur jeûne reste intacte, que dire du crachat ?
  • Est-il facteur de diffusion de la grippe A en dehors du Ramadan, ou, comme le nuage toxique de Tchernobyl a contourné la France, le crachat sera-il ignoré du H1NI qui sélectionnera ses vecteurs à la satisfaction de l'imam ?
    Au détriment de la collectivité.