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samedi 10 décembre 2011

Les droits de vote et d'être élu s'acquièrent avec la nationalité

Le droit de voter et d’être élu doit rester indissociable de la nationalité

La majorité de gauche au Sénat vient d’adopter une proposition de loi du PS visant à accorder le droit de vote et d’éligibilité aux étrangers hors Union Européenne aux élections locales.


La position de l’UMP est claire: il reste contre le droit de vote et d’éligibilité des étrangers.
C’est ce qu’a rappelé Nicolas Sarkozy le 23 novembre : " Je crois depuis longtemps que le droit de voter et le droit d'être élu dans nos territoires doit demeurer un droit attaché à la nationalité françaiseétendu pour les élections municipales et européennes aux citoyens européens qui partagent avec les Français une communauté de destin. "

L'UMP refuse ce droit aux étrangers parce qu’en France le droit de voter et d’être élu a toujours été indissociable de la citoyenneté. Si l’on vote et, a fortiori si l’on se présente à une élection, c’est parce que l’on se sent appartenir à une patrie et que l’on veut œuvrer pour son intérêt.
Si un étranger veut accéder au droit de vote, il doit entamer une démarche de naturalisation qui concrétisera sa volonté d’inscrire son destin dans celui de la France. Les étrangers sont d’ailleurs les premiers à souscrire à cette philosophie puisque la 1ère motivation des personnes qui demandent à devenir Français est d’acquérir le droit de vote !
A l’inverse, séparer droit de vote et citoyenneté, c’est vider la citoyenneté d’une partie de sa substance.

Le PS rétorque que les membres de l’Union Européenne peuvent voter aux élections locales

C’est vrai, mais pour deux raisons que le PS passe sous silence.
D’abord, il y a une citoyenneté européenne qui justifie un droit de vote des Européens.
Ensuite, il y a un principe de réciprocité : un citoyen allemand peut voter aux élections municipales en France et un citoyen Français peut lui aussi voter aux élections municipales en Allemagne. Autant de conditions qui ne sont pas réunies dans la proposition de loi du PS qui prévoit d’accorder le droit de voter et d’être élu sans citoyenneté ni exigence de réciprocité.

Le PS nous dit aussi que lorsqu’on paye des impôts locaux, on doit pouvoir voter aux élections locales.
Ce n’est pourtant pas parce que l’on paye des impôts que l’on doit pouvoir voter. Le droit de vote ne s’achète pas.
=> Cette forme de suffrage (suffrage censitaire) a été supprimée en 1848, ce n’est pas pour qu’on le rétablisse en 2012 ! Et, si l’on suit le raisonnement du PS jusqu’au bout, pourquoi ne pas autoriser le droit de vote et d’éligibilité aux élections nationales aux étrangers qui payent aussi des impôts nationaux ? A l’inverse, cela voudrait-il dire que lorsqu’on ne paie pas d’impôt, on n’a pas le droit de voter ?

La dérangeante vérité, c’est que le PS, sous l’influence de ses alliés Verts, multiplie les propositions qui vont à l’encontre des symboles de notre République et des fondements de notre indépendance : droit de vote pour les étrangers, remises en cause du défilé du 14 juillet et du 11 novembre par la bi-nationale Gro Eva Joly mollement contestées par les socialistes, sabordage de notre indépendance énergétique avec la sortie programmée du nucléaire, renoncement à notre siège et à notre droit de veto au Conseil de Sécurité de l’ONU…

A l’UMP, ils pensent au contraire que ce n’est pas en renonçant à ses valeurs, à ses traditions et à ce qui fait sa puissance que la France pourra affronter avec succès les défis de la mondialisation.

Non au droit de voter et d’être élu pour les étrangers : pour voter il faut être Français

mercredi 30 novembre 2011

Un trotskiste devient-il républicain en virant président socialiste du Sénat ?

Bel, patron trotskiste du Sénat
Que reste-t-il du respect républicain de la majorité démocratique ?

En 1999, Isabelle Adjani fit sa diva et refusa de se rendre à l'Élysée pour la réception du président.
Née en 1955 à Paris 17e, d'un père algérien, soldat dans l'armée française durant la Seconde Guerre mondiale, et d'une mère allemande, la France l'a à l'évidence mal-traitée et elle le lui rend bien...

En 2009, des élus d'opposition avaient décidé de rester chez eux
Un vice-président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône et soutien du président mafieux, Jean-Noël Guérini (PS), avait déjà exprimé son sens aigu de la légitimité démocratique: " Je ne vais tout de même cautionner une régression," se justifie Jean-Pierre Maggi, maire PS de Velaux (8.500 hab.) depuis plus de 30 ans.
Or, cet habitué du Conseil général depuis presque 20 ans, ne connait pas et n'a jamais entendu parlé du frère de Jean-Noël Guérini. C'est d'autant plus étonnant que, déjà mis en examen dans une affaire de marché public et de favoritisme, et bien qu'ancien élu responsable de la décharge de la Vautubière, ait conservé les mains propres en particulier lors de la "transmission" de la décharge à une des sociétés d'Alexandre Guérini.
Messieurs Guérini et Maggi n'ont pas davantage eu connaissance des magouilles d'un élu communiste d'Aubagne - que les patrons et acteurs du BTP appellent gentiment "billet mauve", le premier élu gardé à vue dans ce dossier qui fait trembler la classe politique marseillaise, Alain Belviso, président de la communauté d’Agglo d’Aubagne.

Or, l'autre démocrate exemplaire en rébellion est son homologue, le "camarade-maire" Sébastien Jumel (conseiller général PCF) qui a lui aussi fait le choix de rester dans sa mairie de Dieppe (Seine-Maritime) et refuse de faire le santon: " L’Elysée ne me donne aucune garantie que je pourrai m’exprimer", explique-t-il. Le débat démocratique, c'est avec Didier Le Reste, de la CGT que Jumel le pratique.

En 2011, Jean-Pierre Bel arrive à la tête du Sénat
Le nouveau président du Sénat, le socialiste Jean-Pierre Bel (1951), élu président de la Haute Assemblée le 1er octobre s'est entretenu jeudi 13, à sa demande et pour la première fois, avec Nicolas Sarkozy à l'Elysée.
Mais celui qui déclarait " Je souhaite que chaque élu de notre pays se sente concerné, écouté, entendu ", ne souhaite pas être son représentant auprès du Chef de l'Etat, élu du suffrage universel. Frère Rebsamen se félicite de ce refus de dialogue républicain: " Jean-Pierre Bel n’ira pas tous les mardis matin prendre ses ordres à l’Elysée... "


Un affront "républicain" ?
Bel a ses priorités... L'absence remarquée du président du Sénat à la réception des maires à l’Elysée du 23 novembre rompt avec la tradition de courtoisie républicaine. Dans son entourage, on fait valoir que d’une part Jean-Pierre Bel - pratiquement à la même heure- recevait au Sénat les maires d’Outre-mer, ce qui est une autre tradition, supérieure, celle-là, et d’autre part que l’invitation, jugée "tardive", de l’Elysée n’était pas adressée au président du Sénat en tant que tel mais …au sénateur Bel , élu de l’Ariège. Les trotskistes sont attachés au protocole...

Trotskiste un jour, trotskiste toujours
Issu d'une famille communiste, ses premiers engagements se font auprès des trotskistes dans des actions de solidarité avec les anti-franquistes.
Pour Didier Guillaume, sénateur de la Drôme : " C'est un ami de 25 ans. Nous avons le même parcours. Et nous avons les mêmes passions : le rugby et le Barça. Dans les années 80, on était surtout axés sur le militantisme. Jamais on ne pensait qu'on deviendrait maire, et qu'il serait un jour président du Sénat. À l'époque, notre mentor, c'était Jospin."

Le président du Sénat soumet la République au port du voile socialiste

Jean-Pierre Bel, ancien trotskiste de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR/NPA)

Le nouveau président du Sénat et candidat unique de la nouvelle majorité sénatoriale, le second personnage de l'Etat ira-t-il en revanche " prendre ses ordres " Rue de Solférino ?
Démocrate, mais point trop, il sautera plutôt le siège du premier secrétaire, Martine Brochen-Aubry, pour se jeter aux pieds de l'Ami Molette, le candidat. " C’est un authentique homme de gauche; les critiques les plus dures à son égard viennent de son parti ", avoue le sénateur PRG Yvon Collin. Alors que Jean-Pierre Bel soutient François Hollande à la primaire du PS, Martine Aubry l’a qualifié publiquement d' " opportuniste ".

" Un pur produit de l'appareil du parti, notamment de la 'Jospinie' ", un trotskiste, dit Jean Glavany. " Il a gravi les échelons du parti… "
Sénateur PS de l’Ariège parachuté du Tarn, ce socialiste de fraîche date (1983), il fut d'abord le petit maire d'un village déjà haut perché des Pyrénées, qui s'est élevé en retenant les leçons du trotskisme et en épousant la fille du président du conseil général de l'Ariège, Robert Naudi. Il a ensuite plusieurs vies sentimentales : n'a-t-il pas épousé il y a quelques années une jeune mannequin ...cubaine ? Leur fille Alicia a un an.

Il soutient les conseillers généraux dans leur fronde contre la réforme des départements.
Claude Bartelone, président de Conseil général de la Seine Saint-Denis, parmi ceux qui ont eu la légèreté de souscrire des emprunts toxiques, s'est rallié 58 présidents de conseils généraux avec à leur tête Claudy Lebreton, président de l’Association des départements de France (ADF) et du conseil général des Côtes d'Armor, qui se liguent avec le chef de la rébellion.
J.-P. Bel a finalement annoncé fin novembre le report après les élections de 2012 des états généraux des collectivités qui étaient prévus en février, .sous la pression des sénateurs UMP et centristes du Sénat qui avaient signifié leur refus de participer si cette manifestation n'était pas repoussée à l'automne, mettant en garde contre son caractère "partisan".

Prônant en outre une " rénovation démocratique " (sic), au moment des pourparlers d'accord pour le second tour de la présidentielle et des législatives, le nouvel arrivé s’est déclaré favorable à l’abaissement du seuil de constitution des groupes de 15 à 10 sénateurs, se soumettant donc à une revendication de leurs alliés, les 10 sénateurs EELV actuels.
La gauche participe ainsi à la sape, si modeste soit-elle, des institutions de la Ve République et travaille à leur affaiblissement par l'instillation de l'esprit de la proportionnelle qui nous avait valu une IVe République instable et donc impuissante.

La version socialiste de la démocratie est-elle bien républicaine ?
Le comportement discourtois de cet élèveur de truites bio n'est guère moins que totalitaire, vu l’étroitesse de sa majorité (à deux voix près, 177, soit deux de plus que la majorité absolue - et grâce aux 29 voix pour la centriste Valérie Létard-) et malgré cette nouvelle forme cohabitation qui rend l'anti-républicain velléitaire et hargneux, mais fragile.

Veillée d'armes
Lionel Jospin a fait décoller sa carrière politique hors du département. " Cette rencontre a été fondamentale ", se souvient-il.
Le 29 septembre 2011, Bel a déjeuné dans un restaurant de la place de l’Odéon, à Paris, avec l’ancien Premier ministre Lionel Jospin, qui fut son voisin comme conseiller général de Cintegabelle (Haute-Garonne) et son mentor en politique.

lundi 28 novembre 2011

Droit de vote des étrangers: les Français ne sont pas xénophobes

Plus d'un Français sur deux dirait oui, selon un sondage
61% des Français y seraient favorables
Un sondage arrive en soutien à la gauche, alors que le Sénat doit examiner une proposition de loi sur le droit de vote des étrangers non européens aux élections locales, dans une dizaine de jours.
Une majorité de Français (61%) se dit favorable au droit de vote des étrangers non européens aux élections locales, selon un sondage BVA lundi dans Le Parisien. Le Sénat, tout juste majoritairement à gauche, reprendra l'initiative d'un examen de cette éventualité en deuxième lecture, le 8 décembre prochain. A la question seriez-vous pour "étendre" le droit de vote aux élections locales aux étrangers venus de pays non membre de l'UE, "en situation régulière et résidant en France depuis plus de 5 ans ? "(dix ans dans d'autres pays), 38% des personnes interrogées répondent par la négative et 1% ne se prononcent pas.
Nos futurs élus seront-ils des étrangers pakistanais ?

François Hollande, candidat PS à l'Elysée, n'y voit rien à redire
Au contraire, il a de nouveau soutenu aujourd'hui l'instauration d'un droit de vote pour les étrangers non communautaires aux élections locales, accusant la droite d'attiser "la peur" sur ce sujet.

Gaël Sliman (BVA) assure d'ailleurs que "sociologiquement, le sujet fait presque l'unanimité".
" Cette adhésion est majoritaire (à des niveaux très variables) dans la quasi totalité des catégories de population. Mais cette adhésion passe néanmoins de 75% auprès des 25-34 ans à 51% auprès des seniors et de 72% auprès des cadres à 60% auprès des ouvriers", estime-t-il.
Il constate en outre que "l'acceptation de ce droit de vote a fortement progressé depuis ces dernières années (+6 points depuis janvier 2010, deux mois avant les Européennes non concernées des 14 et 21 mars 2010), tout particulièrement auprès des sympathisants de droite (+15 points), même si ceux-ci y restent majoritairement opposés". " Ces derniers étaient seulement 28% à y être favorables en janvier 2010, ils sont à présent 43% ", écrit-il.
Droit de vote réservé aux citoyens
BVA juge que c'est "sans doute là le principal problème pour Nicolas Sarkozy", car " ce sujet est l'un des rares permettant à toute la gauche de se fédérer tout en divisant la droite ".
"Ainsi, alors que les sympathisants du NC (58%) à l'instar de ceux du MoDem (63%) sont majoritairement favorables au droit de vote des étrangers, les sympathisants du FN y sont résolument hostiles (61%).
Ceux de l'UMP se situent à un niveau intermédiaire : une majorité y est hostile (56%) mais une minorité importante y serait tout de même favorable (43%)", indique BVA.
Lundi matin, le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, chargé du projet de l'UMP pour 2012, a souligné sur Europe 1 que le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales en France ne figurerait pas dans le projet qu'il prépare. "Nous restons, à l'UMP, convaincus qu'il faut un lien entre citoyenneté et droit de vote", a-t-il dit. "Nous avons besoin de repères, nous avons besoin de règles", "il faut maintenir le lien", a-t-il insisté.

L'identité des sondés n'est pas protégée
Sur un sujet aussi sensible, ni l'anonymat, ni la sincérité des 980 personnes interrogées par téléphone les 25 et 26 novembre n'est donc garanti, d'autant que la marche d'erreur est de plus ou moins 5% et que la méthode des quotas appliquée à un échantillon supposé représentatif n'a rien de scientifique.

dimanche 4 septembre 2011

Marseille: Fillon appelle tous les Français au sens du devoir

Fillon invite les Français à la lucidité et à "l'esprit citoyen"

Campus d'été de l'UMP

A huit mois de l'élection présidentielle de 2012, dans un contexte de crise internationale, le Premier ministre concluait à Marseille des universités d'été de l'UMP animées de débats et censées ouvrir la campagne du parti présidentiel, mais polluées par le retour contesté de Dominique Strauss-Kahn, dont les poursuites pour violences sexuelles par une modeste femme de ménage noire immigrée à New York ont été abandonnées, sans qu'il soit pour autant innocenté.

François Fillon a opposé ce discours "de vérité" et de raison à celui d'une gauche qui instrumentalise les inquiétudes des Français et alimente leur pessimisme pour s'attirer leurs suffrages, et de nourrir l'illusion "mensongère" d'une "existence sans défi".
"La gauche parie sur la peur et la déception. Eh bien je parie sur le sang-froid et la lucidité", a-t-il déclaré devant plusieurs milliers de jeunes militants et cadres de l'UMP et son gouvernement presque au complet.

"Fiers et lucides sur les défis et les contraintes qui pèsent sur notre propre avenir (...) exigez la vérité plutôt que les mirages, choisissez l'action plutôt que la commisération", a-t-il ajouté à l'adresse des Jeunes Populaires..

Il les a assurés qu'il comprend l'inquiétude et l'impatience des Français dans un contexte national et international marqué par la crise économique et financière, les bouleversements géopolitiques et l'ébranlement des valeurs traditionnelles.

On peut ne pas aimer ce monde-là (...) mais c'est le nôtre", a observé François Fillon, stoïc, selon qui la mondialisation et la question de la dette - "un problème de civilisation" - seront au centre du débat présidentiel.

Face au problème du désendettement, les Français doivent "plus que jamais être conscients de leurs devoirs", a-t-il ajouté. " Cette vérité n'est peut-être pas agréable à entendre, mais je préfère les paroles qui protègent plutôt que les paroles qui plaisent."

et à la responsabilité des Français pour accompagner l'action publique, évoquant l'éducation, le développement durable ou encore la sécurité pour faire barrage à la "culture de la violence".

Il en va de même du financement de la protection sociale ou de la lutte contre les déficits publics, a-t-il poursuivi : " Il est de notre devoir à tous de mesurer les limites de nos droits, de lutter contre nos excès, nos abus" et les Français ne peuvent réclamer "toujours plus d'agents publics et plus de droits".

Peu avant, le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, organisateur de ce rendez-vous de la rentrée politique, était à l'unison sur cette exhortation à la "lucidité" et à l'adaptation à un "nouveau monde en train de naître".

Les débats de la majorité

Le campus, temps fort des échanges

Les orateurs ont multiplié les appels à l'unité de la majorité derrière le président Nicolas Sarkozy, probable candidat à un second mandat.

Le débat entre le chef de l'Etat et Jean-Pierre Raffarin a eu lieu sur une proposition d'augmentation de la TVA sur les parcs à thème. Nombre d'élus locaux ont monté, soutiennent ou gèrent l'un d'entre eux. C'est le cas de l'ancien Premier ministre avec le Futuroscope de Poitiers, imaginé et réalisé au début des années 1980 par René Monory, alors président du Conseil général de la Vienne. Ce parc a renoué récemment avec les bénéfices en 2008 avec 1,61 million de visiteurs et craint pour son équilibre financier.
"L'intérêt général, comme l'efficacité électorale, nous interdit d'éparpiller nos forces et ce principe doit s'appliquer dès maintenant, pour les élections sénatoriales où l'unité doit s'imposer partout sur les ambitions personnelles", a déclaré François Fillon, à trois semaines du scrutin qui pourrait faire basculer le Sénat à gauche.

Evoquant le débat budgétaire, il a dit attendre la contribution du Parlement qui pourrait amender son plan de lutte contre les déficits.
"Rien n'est tabou et rien n'est abandonné", a-t-il assuré. "Le gouvernement est ouvert aux critiques et aux amendements, à condition qu'ils ne mettent pas en cause le volume des efforts ni leur équilibre."
Un discours offensif

Il a aussi fustigé les principaux candidats des primaires socialistes

Martine Aubry, "mélange de dogmatisme dépassé et d'ambiguïté permanente", et François Hollande, "alternance de blagues lourdes et de banalités".

Les responsables de l'UMP ont déploré l'ultra-médiatisation indécente du retour de Dominique Strauss-Kahn, longtemps favori des sondages pour la présidentielle de 2012 mais désormais disqualifié par la violence de ses moeurs sexuelles étalées en Une de la presse internationale.
"Les images de ces centaines de caméras braquées sur le visage de Dominique Strauss-Kahn de retour en France nous paraissent bien dérisoires et bien décalées", a constaté Jean-François Copé, à la tribune, avec modération.

samedi 23 juillet 2011

Par leur violence, nos athlètes de la diversité se font connaître dans le monde


Zinedine Zidane a montré l'exemple des violences

L'esprit sportif revu et surtout corrigé dans les quartiers

Des maillots verts pour des Français ?


Une provocation de la police ?
Le meeting Diamond League de Monaco a été le théâtre d'une scène de violence vendredi soir.
A l'issue du 1.500 m, les deux coureurs de demi-fond Mehdi Baala et Mahieddine Mekhissi Benabbad se sont affrontés aux poings sur la piste et ont dû être séparés par des organisateurs.

Après le coup de boule de Zidane et les affaires de moeurs et de rébellion des Bleus à la Coupe du Monde de football, c'est le tour de l'équipe de France d'athlétisme, de se distinguer par leur esprit anti-sportif, à quelques semaines seulement de l'échéance sud-coréenne.
Les deux athlètes ont repris les hostilités dans les vestiaires du stade Louis II. Sous les yeux d'une journaliste de l'agence R******, des autres coureurs du 1 500 m et de bénévoles du meeting, Mekhissi a giflé Baala dans la zone réservée aux athlètes près de la zone d'interviews. Se levant violemment de sa chaise, Baala s'est précipité sur Mekhissi, prêt à en venir aux mains. Des bénévoles ont empêché une nouvelle bagarre. Très remonté, Baala a lancé un "Fils de chien, je vais te casser en deux". Assis sur sa chaise, Mekhissi a baissé les yeux sans répondre devant son entraîneur Farouk Madaci et son agent qui tentaient de le calmer.

Des Français qui nous font honneur
Mehdi Baala (32 ans), d'origine algérienne par son père, et Mahieddine Mekhissi Benabbad (26 ans), originaire d'Algérie également, ont échangé des coups de tête et des coups de poings, au vu et au su des tous les spectateurs du stade Louis II et des caméras du monde entier: un exemple de bagarre de rue à montrer aux enfants des écoles et des centres de formation.

VOIR et ENTENDRE les binationaux en venir aux mains et la stupéfaction des commentateurs:

Le sport ne rapproche pas ceux qui ont la haine au coeur
" Voyant Mahieddine, mal après sa course, où il fait onzième, j'ai voulu aller le saluer pour le réconforter ce qu'il n'aurait certainement, lui, jamais fait", a dit Baala dans sa version du début de l'altercation. " J'ai alors voulu lui donner une petite tape amicale sur la tête mais, il l'a mal pris. "
Le double champion d'Europe, en 2002 et 2006, médaillé d'argent aux championnats du monde de 2003 et de bronze aux Jeux olympiques de 2008, a certifié que Mekhissi lui aurait répondu: " Toi, je ne veux pas te parler." Mais le vice-champion olympique du 3000 m steeple refuse de confirmer. Malgré l'interruption des commissaires du meeting, l'affaire n'en est pas restée là.

Les deux Algériens ont recommencé à s'insulter en arabe avant que les journalistes ne soient priés d'évacuer la zone. Leurs entourages tentaient de minimiser l'affaire. "C'est juste une salutation qui a mal tourné: les deux hommes sont sur les nerfs", a prétendu l'entraîneur de Baala, Jean-Michel Dirringer.
=> Une vingtaine de minutes plus tard, Baala s'est présenté devant la presse. " Dans une telle occasion, devant un stade rempli, c'est dommage de donner une mauvaise image à l'athlétisme. On vient de donner un mauvais coup à l'athlétisme, de donner une mauvaise image des Maghrébins ", a-t-il reconnu. " Pour finir, on va encore dire que ce sont les Arabes qui... Les Arabes qui.... C'est vraiment pathétique. "
En somme, les spectateurs sont des racistes pathétiques.

=> Bien que longuement briefé par son entraîneur, Mekhissi a eu bien du mal à s'expliquer. " Je suis arrivé ici en fin de cycle d'entraînement, très fatigué, les jambes très chargées [sic], les jambes sur les genoux. Qu'est-ce-qui s'est passé ? Je ne sais pas trop. Je ne sais pas trop ", a-t-il marmonné, refusant ainsi de se livrer. Son entraîneur l'a interrompu et lui a suggéré de parler de "quiproquo". Visiblement sonné, Mekhissi n'a pas réagi et a enchaîné: "Ce qui s'est passé sur la piste est du passé. Je n'ai pas vu qu'il me tendait la main et il a dû penser que je lui mettais un vent. Depuis, on s'est 'arrangés'."
Farouk Madaci, qui n'a pas très bonne presse dans le milieu de l'athlétisme, a ajouté: " Nous ne voulons pas entrer dans la polémique. C'était une petite altercation à l'arrivée. Après, cela s'est résolu dans les vestiaires."




Mekhissi, en maillot tricolore et en prière
aux JO de Pekin, en 2008




Dès samedi, Jean-Pierre Schoebel, directeur du meeting de la Principauté, réagissait et choisissait, comme il en a la possibilité, de procéder au retrait des primes de course des deux protagonistes. " C'est tout à fait regrettable pour l'image de l'athlétisme. Quand on monte un événement de la sorte, ce n'est pas pour avoir un combat de rue, déplore l'organisateur, cité par La Voix des Sports. Je pense qu'un sportif de haut niveau, pour réussir, doit être un combattant. Alors dans une ambiance survoltée, avec l'un qui croit avoir un geste de soutien et l'autre qui prend cela comme une provocation, les gestes ont dépassé leurs intentions."

Le mal est fait
.
Vendredi soir, Ghani Yalouz, le directeur technique national, sans doute pris de court, tentait lui aussi de minimiser l'incident et évoquait "un malentendu. Je leur ai dit de s'excuser, c'est ce qu'ils ont fait".
Samedi, Bernard Amsalem, président de la Fédération française
d'athlétisme (FFA), conscient de la portée d'un tel comportement et de telles images, décidait "de faire toute la lumière sur cet incident et prendre les mesures qui s'imposent..."

Dans un communiqué, la suspension provisoire de Baala et Mekhissi Benabbad est prononcée en attendant la réunion de la commission disciplinaire. Celle-ci se réunira en urgence et au plus tôt sous huit jours, comme le prévoit le règlement disciplinaire.

Des champions que le sport ne réussit pas à civiliser
Champion d'Europe à Barcelone en 2010 sur 3000m steeple, la médaille d'argent de Mahiedine jeta le doute en 2008 parmi les journalistes et des media sportifs qui ne cachèrent pas leur surprise de le voir sortir de "nulle part" et de s'imposer d'une si belle manière aux Jeux olympiques de Pékin.

Quelques binationaux
Au football, le fils de Zinedine Zidane (lien PaSiDupes), Enzo, est Franco-Espagnol Au basket ball, Joakim Noah, fils de Yannick 'lien PaSiDupes), posséde les nationalités françaises, américaines et suédoises.En juillet 2011, la fédération française de basket n'a pas accepté de libérer Joseph Gomis et Pape Badiane pour la coupe d’Afrique.
En 2000, le Français Larbi Zeroual (CA Montreuil), qualifié pour le marathon des JO attendit longtemps le feu vert du Maroc, son pays d'origine.

jeudi 16 décembre 2010

La neige ne bloque pas les commentaires insensés des media

Son mauvais esprit fait déraper LePost dans la neige
Lyon: 20 à 40 cm de neige, le 1er décembre 2010

Comment satisfaire les Français, quand sa presse est si mal intentionnée ?


Propriété du journal Le Monde (interactif), ce site inqualifiable, qui pense séduire la jeunesse par la provocation de ses articles scabreux (cf. ci-contre) ou de son absence d'orthographe (on a ainsi pu y lire "sal temps"...), ne cesse d'inscrire ses pas lourds dans la gadoue 'sale' de l'information.

Un état d'esprit, un article et un titre, ce jour interpellent encore

Pour commencer, non rappel de l'incivilité des automobilistes qui n'ont tenu aucun compte des prévisions de Météo France en se lançant sur les routes, mais accablement populiste des pouvoirs publics:
"Après la pagaille du 8 décembre, le gouvernement ne souhaite pas commettre les mêmes erreurs, et déploie les grands moyens !"
Droite dans ses bottes, Sa Cynique Majesté Royal avait dérapé: lien PaSiDupes
Puis un peu d'auto-promotion:
"Le Post avait déjà énuméré les dispositions prévues [copiées-collées de quelle source?]. Et jeudi matin, on en voit les premières illustrations pour le moins... insolites."

"Prends garde la neige : des blindés aux portes de Paris !"

"En 1970, il y avait 600 militaires et 30 chars d'assaut aux portes de Paris", avait rappelé Laurent Cabrol au Post. La dernière fois, c'était en 1989. Et bien jeudi [16 décembre], en Île-de-France, les gendarmes ont prépositionné des "blindés sur les axes stratégiques de la région. Ces engins très puissants, munis de lames et de treuils, sont capables de dégager les amas de neige et surtout les véhicules bloqués", décrit TF1 News.


LePost choisit ses illustrations: ci-contre, celle de sa source ne convient pas;
la sienne (ci-dessous) correspondra mieux à ses honorables intentions citoyennes


Un journaleux anonyme, au chaud du Bd Auguste-Blanqui, ironise devant son ordi.
"Tremble la neige, car "8 groupes lourds et 10 groupes légers ont d'ores et déjà été déployés dans quatre départements."

Concrètement, d'après TF1 News :
. 2 véhicules blindés et de deux 4x4 P4 à Damartin-en-Goele, Coutrevolt (péage A4) et à la brigade de Tournan-en-Brie,
. 1 à Villacoublay et 2 à Satory,
. 1 à Montlhéry,
. 1 à Louvres.
. 2 camions de transports de troupes + un 4x4 à Melun, Satory, Montdésir et Cergy. "

Paris, centre de l'hexagone
Lyon, Place Bellecour (1/12/2010)

Lyon et sa région avaient subi, avant l'heure, les rigueurs de l'hiver, sans trop broncher.

Aujourd'hui, les Parisiens font un malheur... et quoi qu'il arrive les acteurs politiques ne réussiront pas à satisfaire les plumitifs refoulés du journal papier.

mercredi 3 février 2010

Voile islamique: voilà que Eric Besson "a raison", selon Martine Aubry

Refus de la naturalisation d'un homme obligeant sa femme à porter le voile

Naturalisation ou voile islamique


Le voile rassemble le PS et la majorité !
Le ministre de l'immigration Eric Besson "a raison" de refuser la naturalisation d'un homme obligeant sa femme à porter le voile intégral, a estimé mercredi Martine Aubry.

Interrogée lors du Grand journal de Canal+, Martine Aubry a déclaré qu'elle aurait fait "exactement la même chose" que le ministre de l'Immigration, Eric Besson, qui a confirmé hier mardi avoir transmis au Premier ministre un projet de décret refusant l'acquisition de la nationalité française à un étranger marié à une Française à laquelle il aurait imposé le port du voile intégral.
"J'ai été ministre en charge des naturalisations", a expliqué Martine Aubry. "En l'occurrence, j'aurais fait exactement la même chose".

Identité nationale et citoyenneté

Le premier secrétaire du Parti socialiste (PS) a par ailleurs noté que, contrairement aux trotskistes du NPA, elle "n'aurait pas accepté" une femme voilée sur les listes socialistes.

Olivier Besancenot est très contesté par les siens pour avoir accepté la présence d'une jeune femme voilée sur ses listes pour les régionales. La maire de Lille a fait remarquer que "la religion est du domaine privé", admettant ainsi que le voile islamique est un signe religieux.

Le port du voile relève du prosélytisme

"Tout ce qui peut entraîner du prosélytisme dans la République me paraît contestable", a-t-elle estimé. "Je n'aurais pas accepté que sur les listes socialistes il puisse y avoir une femme voilée".

Le Che Besancenot refuse pour l'heure de communiquer sur le sujet !
A vouloir semer la zizanie en France, les trotskistes mettent le souk dans leurs propres rangs...

vendredi 10 octobre 2008

La crise financière fait des heureux en France

François Fillon appelle à l'unité nationale...
La voix qui crie dans le désert de la gauche.
Puisse la crise abattre Sarkozy, répond la gauche.

Sa Cynique Majesté Royal n'a-t-elle donc rien de mieux à faire que de danser au Zénith sur le volcan de la crise financière ?
Certains dessins politiques en disent plus long sur l'état d'esprit de l'opposition que tous les discours de ses (ir)responsables.


La droite au pouvoir gère la crise internationale et s'efforce d'en limiter les effets sur les Français.
Au moins fait-elle ce qu'elle peut pour servir la France.
Mais l'opposition dessert le pays.
Qu'à donc fait le PS de la démocratie citoyenne dont il nous rebat les oreilles ?
L'heure est-elle à la "vigilance citoyenne" , à la "résistance citoyenne" ou à la "désobéissance citoyenne" ? Peut-être plutôt à l'esprit citoyen !
La presse et les partis d'opposition appuient chaque jour davantage sur la tête de Marianne ? Ainsi, France Info matraque-t-elle l'information de la peur et de l'angoisse. Les journalistes militants voient dans la crise internationale une opportunité nationale de revanche. Si la crise financière n'y suffit pas, vivement que la crise économique ait raison de Sarkozy, nous dit cet humoriste politique !
Et la France, alors ? Et les Français?
Celle des plus défavorisés? Oubliés, les plus faibles, les sans logis, les clandestins, les chercheurs d'emploi, les pauvres gens?
Les Français, le jour venu, n'oublieront pas
ce comportement hostile et destructeur.