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mercredi 7 novembre 2018

Macron n'a aucune obligation de surtaxer les carburants et le chauffage

"On peut taxer moins le travail sans surtaxer le carburant et le chauffage"

Par un beau week-end d'avril 2018, Ségolène Royal est arrivée au zoo de Beauval à bord d'un BMW X6
 

Segolene Royal avait fait de Mia sa voiture officielle.
Royal(e) gabegie de fonds publics
Un choix plutôt malheureux de celle qui vient de lancer une ONG consacrée à la lutte contre ...le réchauffement climatique. Malgré ses hauts cris de vertueuse exemplaire, elle se discrédite parmi ceux/celles qui prônent le "faites ce que je dis, pas ce que je fais !".  En février 2018, la voiture du délégué interministériel à la sécurité routière a été filmée garée sur une piste cyclable. Début mars dernier encore, le convoi d'Edouard Philippe avait pris de sacrées libertés avec le code de la route, pour des raisons de sécurité… mais à l'occasion d'un déplacement auprès d'accidentés de la route ! Les 80 km/h, trop peu pour lui ! Chantal Perrichon, la présidente de la 'Ligue contre la violence routière', lui a-t-elle adressé un choix de ses remontrances les plus acerbes ?

Cette fois, c'est Ségolène Royal qui est surprise en flagrant-délit. 
On se souvient que l'ancienne ministre de l'Ecologie est une grande promotrice de la voiture électrique, faisant notamment tout son possible pour sauver le constructeur Mia, au prix d'un endettement colossal de la Région Poitou-Charentes. Déjà empêtrée dans ses déclarations sur General Electric, Alstom et l'écotaxe, Ségolène Royal l'avait choisie comme véhicule de fonction, mais l'image de la marque n'y a rien gagné : l'expérience a tourné au fiasco. Sa Mia est un projet à la casse. Lentreprise de Cérizay a été démantelée et ses actifs vendus.
Bien que la presse présente son bilan politique comme une référence, c'est tout un pan de la stratégie de la ministre de l'Ecologie qui s'effondrait. En mars 2010, alors que le carrossier Heuliez était au plus mal, Ségolène Royal promettait de redresser l'entreprise et, mieux, de constituer une filière de la voiture électrique en Poitou-Charentes. La région devait être son laboratoire, la preuve qu'une responsable politique peut influer le cours de l'économie. La présidente socialiste de région créa une société d'économie mixte pour sauver les derniers actifs de Mia. Elle y injecta un million d'euros, en pure perte.
Si on y ajoute le soutien accordé à Eco&Mobilité, ce sont 20 millions investis à perte et perdus au final en gaz d'échappement. Et Ségolène Royal avait promis la création de 100.000 emplois grâce à la filière verte.
Les élus de l'opposition avaient intenté une action en justice contre la mauvaise gestion financière de Ségolène Royal (impayés, dette) à la tête de Poitou-Charentes (2004-2014).
Le tribunal administratif de Bordeaux a débouté le groupe d'opposition LR/CPNT de la région Nouvelle-Aquitaine qui voulait se substituer à l'exécutif socialiste pour lancer une action en justice contre "les irrégularités" de gestion de l'ex-région Poitou-Charentes, a annoncé jeudi le groupe dans un communiqué.
"Scandale impuni". Virginie Calmels, présidente (LR) du groupe LR/CPNT, son vice-président (LR) Yves d'Amécourt, et Olivier Chartier, chef de file de l'opposition dans l'ex-région Aquitaine, "regrettent que justice ne soit pas rendue et prennent acte de cette décision défavorable qui met à l'abri de toute poursuite pénale les auteurs politiques de ces actes délictueux". Les élus de l'opposition régionale soulignaient qu'"à l'heure où le Parlement vote une loi de moralisation de vie politique, le scandale de la gestion de l'ex-région Poitou-Charentes restera donc impuni."
Pour aller au zoo, la coquecigrue du marais poitevin utilisait un des modèles de la marque allemande basée dans sa région Poitou-Charentes pour venir au conseil des ministres, sous l'oeil des caméras.
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L'équipe de l'émission Quotidien, diffusée sur TMC, est allée à sa rencontre lors d'un déplacement au zoo de Beauval. Surprise, Ségolène Royal est arrivée à bord d'un BMW X6, un modèle qui n'existe ni en électrique ni en hybride !

Une situation des plus incohérentes et irresponsables pour celle qui est officiellement "ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique" depuis quelques mois et qui vient de lancer une ONG pour lutter contre le réchauffement climatique ! Comment peut-on, avec une telle vitrine, fouler aux pieds les grands principes énoncés gravement sur toutes les chaînes, et rouler à bord d'un énorme 4x4 'made in Germany', pour pas moins de 74.300 €. Ce  serait une voiture de fonction que ça ne ferait pas mon tache, singulièrement en déplacement officiel lié à l'écologie.

La plupart des taxes présentées comme "vertes" ne financent pas la transition énergétique

Or, le poids de la fiscalité dite environnementale pèse de plus en plus lourdement depuis 2016
Plutôt que d'augmenter la fiscalité sur les carburants, le gouvernement pourrait aisément trouver de nouvelles économies, estime l'iFRAPChaque semaine, ce think-tank libéral publie sur lefigaro.fr une évaluation d'une des promesses du président de la République et il accorde à cette politique la note de 2/10...

Macron met du sel sur une plaie ouverte par "l'ancien monde".
Et le président d'un "nouveau monde" supposé attise la colère montante des automobilistes contre la hausse du prix des carburants
En 2013, la taxe sur les produits pétroliers (TICPE, pour 'Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques') s'élevait à 42,8 centimes sur le litre de gazole et 60,7 centimes sur le litre de super sans plomb 95. 
En 2018, ces taxes sont respectivement de 59,4 et 68,3 centimes. 
L'année prochaine, il est prévu que la taxe sur le gazole augmente encore de 6,5 centimes et celle sur le super de 2,9 centimes. 

La réalité du terrain est pire que les barêmes officiels. Des distributeurs ont devancé les hausses inscrites au calendrier. 
Une part importante des distributeurs vend d'ores-et-déjà le gazole plus cher que le super 95 : la plupart des points de vente ont dépassé 1,5 euro le litre. 
Jusqu'à présent, la modération du prix du baril depuis 2015 avait masqué l'augmentation des taxes (qui sont indépendantes de l'évolution du prix du brut mais pas des volumes livrés).

51 milliards de fiscalité verte en 2016… 62 en 2019

La fiscalité dite environnementale aura augmenté en 2019 de 11,3 milliards d'euros en quatre ans, dont 4,92 milliards prévus entre 2018 et 2019.
Une augmentation principalement imputable la hausse de la TICPE - ce droit d’accise est un impôt indirect perçu par le gouvernement sur la consommation - liée à la convergence diesel-essenceà la montée en puissance de la composante carbone et à la suppression partielle de la niche du gazole non-roulant
Depuis 2014, la TICPE intègre une composante carbone dont le montant est appelé à augmenter jusqu'à 100 €/t de CO2 en 2030 , dans le cadre de la stratégie nationale bas carbone de lutte contre le réchauffement climatique.
Seulement voilà, sur une augmentation de 3,9 milliards d'euros prévue pour le TICPE, seulement 80 millions d'euros seront reversés sur le Compte d'affectation spécial (CAS) Transition énergétique, un fonds dédié.
Depuis 2005, la France a obtenu une dérogation de la part de l'Union européenne pour collecter une taxe intérieure de consommation régionalisée sur les produits pétroliers pour les supercarburants sans plomb (95 et 98) et le gazole. Une partie de la TICPE est affectée au budget des régions, dans la limite de 1,15 centimes pour le gazole et de 1,77 centimes pour l'essence. Par ailleurs, les régions peuvent majorer la TICPE dans la limite de 1,35 centimes pour le gazole et de 0,73 centimes pour l'essence. Au total, c'est donc 2,5 centimes par litre qui sont du ressort des régions. Toutes les régions ont opté pour la fiscalité maximale, sauf la Corse et la région Poitou-Charente, qui ont renoncé à la part régionale et à la majoration. Finalement, en 2014 la TICPE totale s'établit donc à 41,69 centimes par litre pour le gazole et 58,92 centimes par litre pour l'essence dans ces deux régions, et à 44,19 et 61,42 centimes par litre dans les autres régions.
Mais la variation de la collecte de la TICPE profite quasi-exclusivement… au budget général de l'Etat pour 3,7 milliards d'euros. 
Vient ensuite l'agence de financement des infrastructures de transport, avec 200 millions, puis la transition énergétique, avec 100 millions d'euros environ. D'ailleurs en 2016, 800 millions d'euros des crédits affectés à la transition énergétique n'ont pas été utilisés.

La TICPE est bien devenue une variable d'ajustement pour les finances de l'Etat.
Ainsi,  est mensonger l'argument d'une hausse des recettes de la TICPE pour financer la mission Ecologie, développement et mobilité durable  entre 2018 et 2019. D'ailleurs, cette affectation ressortait à 10,39 milliards de crédits de paiement en 2018 et a seulement 10,62 milliards en 2019. Il n'y a donc pas de recyclage des recettes de TICPE dans des dépenses environnementales supplémentaires (sauf à élargir le financement au périmètre du ministère tout entier, dont le budget est annoncé en hausse de 1 milliard à 34,2 milliards d'euros, mais là encore le compte n'y est pas, de près de 2,7 milliards). L'augmentation est donc avant tout une opération de pur rendement fiscal. Et quel que soit le prix des carburants, les Français devront s'en acquitter.

Conscients de la charge explosive portée par l'augmentation qui arrive pour 2019, des parlementaires de la majorité proposent en catastrophe des chèques pour aider les Français modestes à payer leur carburant, et le gouvernement une prime à la casse pour changer de voiture. 
Mais pour acheter quoi? De l'essence ou du diesel? Et des voitures neuves qui coûtent plus de 15.000 euros? Avec une aide de 1.000 à 2.500 euros? Pour racheter un véhicule au diesel... Le président de la République annonce une aide pour ceux qui font plus de 30 km pour se rendre sur leur lieu de travail. Des aides (et donc des dépenses budgétaires) pour palier des hausses d'impôts. C'est ubuesque.

Les incohérences du gouvernement risquent bien de se révéler intenables. 
Si le prix du baril reste haut - mais il a baissé en octobre -, il ne pourra que renoncer à l'augmentation de la taxe sur les carburants prévue pour 2019. Et il devra trouver des économies pour financer la perte en recettes et en gaspillages au sommet de l'Etat : quel est le coût du déplacement du gouvernement en grand appareil à la préfecture de Charleville-Mézières, le 7 novembre 2018, avant pendant et après ? Les ministres se sont-ils déplacés en bus hybrique de nouvelle génération ?

Résultat de recherche d'images pour "Marseille Citaro BlueTec-Hybrid"
Marseille a mis en circulation deux Citaro BlueTec-Hybrid.
Rien qu'en supprimant la possibilité de partir avant 62 ans dans la fonction publique, et en en faisant de même avec les régimes spéciaux, on arrive rapidement à plus de 2 milliards d'euros d'économies. Et il existe bien d'autres pistes… Si, si, on peut taxer moins le travail sans surtaxer les déplacements et le chauffage des Français…

Le Macronomètre, observatoire des réformes du gouvernement, est un site de la Fondation iFRAP en partenariat avec Le Figaro.fr. Il s'agit d'un outil dédié à l'évaluation du quinquennat d'Emmanuel Macron: évaluation économétrique par rapport à son programme électoral et aux annonces de son gouvernement. L'action du gouvernement y est notée sur 10 chaque mercredi, avant le conseil des ministres, et devient lisible d'un seul coup d'œil. Le Macronomètre permet à chacun de se faire un avis sur la tenue ou non des promesses du président de la République et sur l'efficacité des réformes du gouvernement.

jeudi 11 juillet 2013

Intérimaires en contrats à durée illimitée, nouvelle "avancée" socialiste

Syndicats et patrons d'accord sur la précarité durable

Le patronat et trois syndicats ont trouvé un accord pour permettre à certains intérimaires de signer des contrats à durée indéterminée (CDI).


Selon les négociateurs, intérim ne rime plus avec précarité. 
C'est créer des intérimaires permanents, variable d'ajustement pour les entreprises. Après cinq mois de négociations difficiles, le patronat de l'intérim et la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC se sont entendus ce jeudi 11 juillet pour permettre à une minorité d'intérimaires d'accéder à un contrat à durée indéterminée.

Représentées par Prism'emploi,
les agences d'intérim s'engagent pour que ce nouveau contrat de travail soit signé d'ici trois ans par 20.000 salariés, aux profils les plus recherchés parmi les 2 millions de personnes passant chaque année par l'intérim.  Le fonds de réserve représente plus de 2 millions de salariés passant chaque année par l'intérim.

Un accord gagnant-gagnant ?

Cette issue permet aux agences d'intérim d'échapper au renchérissement des cotisations chômage sur certains contrats courts, entré en vigueur au 1er juillet et qui leur aurait coûté au minima 200 millions d'euros. Quant aux salariés employés en CDI par les agences, ils ne vivront plus dans l'incertitude de savoir s'ils retrouveront vite une nouvelle mission et peuvent espérer un accès plus facile au crédit et au logement

Outre la création d'un CDI, l'accord prévoit d'
augmenter la durée d'emploi de certains intérimaires en contrat classique. Les agences s'engagent ainsi sur 40 heures supplémentaires par an pour les 80 000 salariés qui travaillent 800 heures sur l'année (soit 4 mois). Cela représente pour les agences un effort financier de 60 à 70 millions d'euros.

De leur côté, FO et la CGT ont refusé de signer.

Pour entrer en application, le texte doit encore faire l'objet d'un arrêté du ministère du Travail, qui jugera si le Code du travail doit être modifié.


mercredi 10 avril 2013

Gauche : « Famille, je vous hais ! »

Touche pas à mes « allocs » !

Oseront-ils ?  s'interroge Eric Zemmour. 
Les allocations familiales sont dans le collimateur de la gauche depuis des années. La vieille détestation pour la famille bourgeoise et patriarcale se conjugue aux besoins chroniques d'argent. L'idée de réduire, voire de supprimer les allocations familiales pour les plus aisés, taraude aussi certains à l'UMP, d'Alain Juppé à Bruno Le Maire. C'est la sainte alliance des technocrates. Le quotient familial et les niches fiscales pour les nounous scandalisent déjà leurs pulsions égalitaristes ; pour certaines familles particulièrement aisées, les « allocs » ne sont qu'un ridicule argent de poche, disent-ils, non sans raison. Mais, jusqu'à présent, ils ont toujours reculé.  Juppé a reculé ; Jospin a reculé ; Le Maire a reculé. Le principe d'universalité a joué le rôle de statue du commandeur. Il fonde la politique familiale depuis 1945.

La politique familiale n'est pas un complément de la lutte contre les inégalités ; il y a l'impôt sur le revenu pour cela. Pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Faire payer les « riches » pour l'hôpital et l'école ? Ce serait la fin du service public à la française. C'est en arrachant ces compétences à l'Eglise que l'Etat républicain a construit sa légitimité. Les économies ne seraient jamais suffisantes. La réussite serait stigmatisée et le niveau de revenus deviendrait une variable d'ajustement des déficits de la Sécurité sociale. Pour être rentable et effficace, le couperet ne devrait pas s'arrêter aux « riches » à 5.000 euros par foyer, mais atteindre les classes moyennes, que l'on prétend protéger.
Cette décision au nom de légalité -dogme des socialistes antérieur à celui de l'exemplarité...-  viendrait contredire une autre vache sacrée de la gauche bien pensante : la bonne tenue de la démographie française  -au milieu du désert européen- est due à la générosité de notre politique familiale et non pas seulement aux familles d'immigrés (blancs et noirs d'Afrique, notamment polygames), ces derniers n'y contribuant qu'en proportion de nos stimuli sociaux.

Certains Français estiment que nos « allocs » sont une des causes majeures de l'immigration excessive.  Dans les années 80, Jacques Chirac, alors maire de Paris, avait instauré une prime familiale réservée aux citoyens français ; elle fut annulée par le tribunal administratif.
La fin de l'universalité des allocations familiales rouvrirait le débat: puisqu'on les enlève aux « riches », pourquoi les conserver aux étrangers ? Il faut savoir que les Américains, après la guerre, ont refusé d'instaurer une sécurité sociale à l'européenne parce que les Blancs -alors majoritaires sur les latinos- refusaient de payer pour les Noirs,
Les socialistes ouvriraient alors la boîte de Pandore dont ils ont si peur. Oseront-ils ?

Défiance de la gauche à l'égard du mariage


Elle s'affiche dans la vie personnelle du chef de l'Etat.
Le président François occupe la fonction présidentielle et impose une concubine en première dame, avec cabinet assorti, à la charge de la nation.  Mais le socialiste a commencé par avoir plusieurs enfants d'une précédente, sans jamais se marier. S'est-il pour autant privé des allocs afférentes? Il n'y a pas renoncé, les acceptant toutefois.
Les revenus de la mère, ajoutés aux siens propres, justifiaient-ils leur appel à la solidarité nationale ? Sachant que ni l'un ni l'autre ne s'est jamais vraiment levé pour aller travailler et puisqu'ils ont passé l'essentiel de leur vie dans la haute fonction publique ou les ministères, leurs patrimoines conjugal, puis personnels interpellent. Certes, les héritages de ces deux enfants de bourgeois aisés ont pu leur tomber tout cuits et expliquer qu'en leur temps déjà ils auraient pu se voir privés des allocs du pauvre pour élever leur progéniture. Certes encore, leurs mandats leur confèrent des avantages sans concurrence, notamment en termes de taux financiers auprès des banques pourtant honnies. Certes enfin, Marianne qui, bonne fille, leur a prodigué tous les avantages au quotidien liés à ces fonctions électives successives (gîte, couvert, transports, etc)   leur garantit ensuite de copieuses indemnités de retraite.


Mais pourquoi tant de haine de la famille ?
C'est une facilité de notre système de protection sociale. Et le processus mental qu'il génère est généralisable. Pourquoi en effet se constituer une retraite si la république se charge de pourvoir à une retraite décente pour tous? Ou pourquoi donc cotiser à une mutuelle de santé si la Sécurité sociale et son cortège de prestations et allocations sont là pour assurer ?  Et pourquoi garder ses enfants, même en temps de crise, si l'école peut s'en charger, tandis que les mamans se constituent les revenus qui les rendent solvables, taxables à merci et dépendante de l'Etat ?


1793-2013 : Montagnard es-tu là ?

Dans cette société de confort, mais anxiogène, notre système social est comme un pantalon qui tient avec ceinture et bretelles. Cet état d'esprit qui commande aussi bien au cumul des mandats et des fonctions, s'applique à la famille. Moins de famille, c'est plus d'Etat...  Au paternalisme des patrons du XXe siècle succède l'étatisme républicain. Avec ses risques, tel celui qui se dessine actuellement consistant à imposer un grand déballage patrimonial aux élus de la nation : le populisme mène à l'exhibitionnisme. Mais aussi à leurs familles : outre leurs conjoints, leurs parents et leurs descendants, devraient bientôt se mettre à nu, au nom de la moralisation du monde politique. La suspicion pourrait s'étendre des ministres du gouvernement aux patrons des grandes entreprises du service public et aux élus territoriaux, puis des régions aux communes. Quant au Parlement européen, il semblerait encore une fois au-dessus de tout soupçon. Le millefeuille territorial pourrait donc avoir un sérieux problème de rupture de la chaîne du froid  de la vertu.
Ensuite, pourquoi cette vertu pèserait-elle plus lourdement sur le monde politique que sur celui du Barreau dont on donne pourtant  à penser depuis toujours qu'il serait exclusivement constitué d'avocats d'affaires ?  Or, si  les pénalistes sont assimilés aux autres, alors ne peut-on aussi bien moraliser le monde de la presse. Et à qui le tour ensuite ?

mardi 26 juin 2012

Les premiers cocus du quinquennat Hollande sont Verts


Les Verts et l’Ecologie, premiers cocus du quinquennat de Monsieur Hollande

Le pédalo donne de la gîte...


Depuis quelques jours, s’accumulent les tensions entre le PS et Europe Ecologie-les Verts


Déjà existants et liés notamment à l’éviction de Nicole Bricq du ministère de l’écologie, les points de friction se multiplient. 

Ces tensions se sont notamment manifestées lors de l’élection du président de l’Assemblée nationale du mardi 26 juin, confirmant les innombrables incohérences mettant en péril la solidité de la majorité présidentielle, comme sur la question de la dépénalisation du cannabis, par exemple, qui traduisent l’irritation de certaines formations de gauche à l’égard de l’attitude hégémonique d’un PS désormais détenteur de tous les pouvoirs politiques. 
Les 17 députés EELV ont tout simplement décidé de voter blanc, refusant ainsi de voter pour le candidat socialiste Claude Bartolone ! Ce dernier, élu avec 298 voix contre 185 pour le sortant UMP Bernard Accoyer, n’a donc pas bénéficié de l’apport des voix écologistes, qui ont ainsi voulu protester contre le refus du PS de leur accorder la présidence de la commission du développement durable de l’Assemblée
" Au vu du mode de gestion de la majorité en ce début de législature, nous votons blanc ", a déclaré le coprésident du groupe écologiste, François de Rugy
Le député de Paris Denis Baupin (EELV) a quant à lui dénoncé “un accord non respecté”, en ajoutant : " On veut continuer à discuter jeudi, à partir du moment où il y avait un accord qui n’a pas été respecté ". Il a évoqué cet accord secret entre Cécile Duflot, alors secrétaire nationale des Verts, et Martine Aubry, premier secrétaire du PS, prévoyant l’attribution au groupe EELV d’une présidence de commission et d’une vice-présidence de l’Assemblée. 
En contrepartie, le PS a proposé à EELV une vice-présidence de l’Assemblée et la présidence de la commission aux affaires européennes, qui ne fait pas partie des huit commissions permanentes. 

Le président du groupe socialiste, Bruno Le Roux a regretté ce vote, en affirmant, en lange de bois, qu’ils “avaient le choix entre un candidat de gauche et un candidat de droite : moi dans ces cas là, je vote toujours pour un candidat de gauche”. Il a ajouté : " Il faut qu’on apprenne à travailler de manière plus générale et sans spécialité acquise les uns avec les autres. De ce point de vue, je trouve que la proposition de la commission des affaires européennes aux Verts montre bien, face aux enjeux de l’Europe, la façon dont nous entendons travailler ensemble dans cette majorité ". 

Cette fronde montre toute la considération du PS à l’égard de ses partenaires de la majorité. 

Ainsi que l’incohérence de
cette majorité, dont les composantes ne sont pas prêtes à travailler ensemble. 

Mais le coup de sang des écologistes remonte en fait au remaniement ministériel du gouvernement Ayrault consécutif aux élections législatives, et au cours duquel la ministre de l’écologie, Nicole Bricq, a été mutée au Commerce extérieur en raison de la question des forages Shell au large de la Guyane, forage auquel la ministre n’était pas favorable. 

Cette mutation marque un revirement gouvernemental
sur le sujet qui a provoqué une vaste polémique : les défenseurs de l’environnement ont vivement critiqué l’attitude du gouvernement. Pascal Durand, qui vient de succéder à Cécile Duflot à la tête d’EELV, a ainsi déclaré : “Je ne sais pas si elle est vraiment partie à cause du forage en Guyane, si c’est le cas, c’est très grave, c’est un très mauvais signal que ce gouvernement enverrait à l’écologie, et même en général à la société”, en ajoutant : " L’écologie n’est pas une variable d’ajustement en fonction du moment et de l’humeur des uns et des autres ". 

Pour calmer une polémique qui ne s’apaise pas, Delphine Batho, nouvelle ministre de l’Ecologie, a promis une refonte du code minier, précisant dans un communiqué : " Cette refonte a pour objectif de renforcer les procédures de concertation des populations concernées par les demandes de permis d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures préalablement à leur autorisation ".

En réalité, le gouvernement Ayrault a cédé aux pressions de la compagnie Shell mais aussi des élus guyanais qui espèrent par ce forage des retombées économiques importantes. 
Jean-Vincent Placé, chef de file des Verts au Sénat, a parlé de “premier bémol” du gouvernement, indiquant que le gouvernement envoyait ainsi un “drôle de message”. 
 Pour la sénatrice UMP Chantal Jouanno, il s’agit là d’une "trahison par rapport aux principes de l’écologie". On l’a vu pendant la campagne présidentielle, avec une quasi-absence de propositions dans le programme socialiste, et on continue à le voir maintenant que le PS a pris les rênes du pouvoir : l’écologie est loin d’être une priorité du gouvernement socialiste, alors que le principal allié du PS au sein de la gauche non-socialiste est…EELV. 

La Droite, depuis 2002, et surtout sous le quinquennat Sarkozy avec le Grenelle de l’environnement, a montré qu’elle était capable de traiter ce sujet, essentiel, de manière sérieuse et même efficace. 
Il revient à la Droite, maintenant qu’elle est dans l’opposition, de proposer également une alternative sur les questions d’écologie complètement négligées par une gauche désireuse avant tout d’augmenter les dépenses et de réaliser des cadeaux électoraux avec de l’argent qui n’existe pas, tout en pratiquant la langue de bois sur le matraquage fiscal, désormais évident, qui est en préparation.