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lundi 24 septembre 2018

"Avec Macron, ça risque de très mal finir", prévient Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy, influenceur politique de haute volée 

L'ancien chef de l'Etat déplore qu'Emmanuel Macron soit "entouré de gens inexpérimentés"

L'ex-président de la République a toujours un avis éclairé sur l'actualité politique, mais le quadra saura-t-il écouter son aîné qui l'a mis en garde dans Le Figaro, ce dimanche 23 septembre ? "La politique, c'est la vie, mais ce n'est pas ce que vous croyez", explique Nicolas Sarkozy qui s'intéresse notamment à l'actualité internationale. 

L'ancien chef de l'Etat (2007-2012) s'inquiète de voir "l'Occident en danger" au profit de l'Est, estimant qu' "à force d'être délaissé, Poutine se tourne vers la Chine"

Il désapprouve également le Brexit, jugeant "scandaleux qu'on ait laissé partir les Anglais". Mais, encore une fois, ce n'est pas ce qui le fera revenir sur le devant de la scène politique. N'a-t-il pas en effet refusé en juin dernier la proposition du président des Républicains (LR), Laurent Wauquiez, de se porter candidat à la présidence de la Commission européenne ?

"Pourquoi voulez-vous que je rompe avec une partie de ma vie et de mes amis ?"

L'ancien ministre de l'Intérieur préfère le rôle de "Sage". Dans ses bureaux parisiens de la rue de Miromesnil, il reçoit des "anciens ministres, ex-conseillers, maires et députés, conseillers régionaux et sénateurs, ténors de la droite" et même le président du Sénat, Gérard Larcher, révèle Le Figaro. S'agit-il, comme l'espère un fidèle soutien, "d'entretenir ses soutiens et de s'assurer qu'au-delà d'une envie personnelle de peser, il serait soutenu, si jamais, dans des circonstances exceptionnelles, il y avait une demande"? "Vous ne pouvez pas avoir consacré autant d'énergie à la politique et ne pas vous tenir au courant", souligne un proche, assurant qu'il ne s'agit en aucun cas d'une stratégie de reconquête. 


"J'ai tellement aimé la politique, ça m'a donné tant de satisfaction. Ça a été une partie de ma vie. Pourquoi voulez-vous que je rompe avec une partie de ma vie et de mes amis ? Les sentiments, ça existe", explique de son côté Nicolas Sarkozy, à l'issue d'un déjeuner entre élus LR, avec notamment le maire de la cité phocéenne Jean-Claude Gaudin et le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur Renaud Muselier. "C'est de ne pas voir mes amis qui serait suspect. Il n'y a aucune raison que je me coupe d'eux. Mais ce n'est pas pour cela que je me projette politiquement", insiste-t-il. 

L'ancien président de la République reste par ailleurs très proche du ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, qui a été exclu des Républicains en raison de son ralliement à Emmanuel Macron. Alors que beaucoup au sein de LR dénoncent sa "trahison", il tempère : "On ne peut pas refuser d'être ministre du Budget à son âge", sourit-il.

Les précieux conseils de Sarkozy

Nicolas Sarkozy observe que l'actuel locataire de l'Elysée est "entouré de gens inexpérimentés". "Avec Macron, ça risque de très mal finir", a-t-il même lâché devant des élus. Des propos que tenaient déjà l'époux de Carla Bruni en octobre dernier

Ces funestes prédictions sont-elles susceptibles d'interpeller Jupiter ? 
Les conseillers inexpérimentés de Macron lui réclament régulièrement des conseils, révèle Le Figaro. "On veut faire comme vous", confieraient certains membres de la garde rapprochée du président à Nicolas Sarkozy. 

Ce ne sont pas les seuls. Selon le quotidien, l'entourage de François Hollande a demandé l'an dernier conseil à ses équipes pour savoir s'il faut se rendre au dîner du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) en tant qu'ex-président.

vendredi 20 mars 2015

La gauche consultait Patrick Buisson: Mélenchon balance Cambadélis


PS et Front de gauche s'encanaillaient avec le sulfureux journaliste !

Cambadélis a beaucoup à cacher, à avouer et se faire pardonner


Mediapart a affirmé que le premier secrétaire du PS a usurpé une partie de ses diplômes avant de présenter sa thèse. Un livre révèle maintenant que Jean-Christophe Cambadélis avait même assisté à la remise de la légion d'honneur de l'infréquentable Patrick Buisson au côté de Jean-Luc Mélenchon. 
Or, bien qu'elles se disent bien informées, les deux auteurs du bouquin, les journalistes du quotidien socialiste Le Monde, passent la présence Jean-Christophe Cambadélis sous silence. Leur mission semble donc de cibler exclusivement Jean-Luc Mélenchon. Comme si Matignon et l'Elysée tenaient leurs stylos ou avaient pris le contrôle de leurs ordinateurs. Exploitant en fait un filon  vieux de trois ans, leur investigation visant les relations de Buisson avec le conseiller de N. Sarkozy éclabousse un partie seulement de la gauche : Mélenchon et Buisson, son "Mauvais génie,"  se connaissent depuis plusieurs années ! PaSiDupes en avait déjà parlé en son temps... 
Les journalistes d'investigation (!) affirment que l'ancien journaliste d'extrême-droite conseillait de temps à autre Jean-Luc Mélenchon, ex-socialiste passé à l'extrême gauche, quand des élus et syndicalistes du PCF et de la CGT sont passés à l'extrême droite. "Mélenchon a pris l'habitude de consulter son nouvel ami avant chaque décision stratégique. Buisson met avec plaisir sa science des sondages à son service. Il est de ceux qui l'encouragent à quitter le Parti socialiste en 2008. (…) Les conseils du collaborateur de Nicolas Sarkozy ne sont évidemment pas désintéressés : tout ce qui peut déstabiliser le Parti socialiste est bon à prendre. Lorsque l'ami Jean-Luc se décide à concourir à la présidentielle, son conseiller occulte le convainc, chiffres à l'appui, qu'il a un espace à conquérir à gauche du PS." Aujourd'hui, tout ce qui peut "déstabiliser" le Front de gauche "est bon à prendre", mais ce qui est dérangeant, c'est que les deux drôles de collègues de Gérard Davet et Gérard Lhomme publient à quelques jours des Départementales... Valls et Hollande ne pouvaient espérer plus opportun.

Pour sa défense, Mélenchon invoque des excuses variables au gré de ses humeurs. En 2012, face à Jean-Jacques Bourdin, le candidat du Front de gauche aux présidentielles est dans la dénégation nerveuse: "Je ne connais pas Patrick Buisson, je l'ai vu une fois. Pourquoi me parlez-vous de monsieur Buisson? Est-ce que je vous demande qui sont vos potes ?"

Face à Marc Oliver Fogiel, récemment dans l'émission Le Divan, Mélenchon propose un argumentaire plus sophistiqué mais pas vraiment plus convaincant: « Aller à la légion d'honneur de Patrick Buisson par Nicolas Sarkozy, c'est une gourmandise, un spectacle gratuit. J'y vais. Je vois le président de la république qui dit remercier l'homme qui lui a permis d'être élu. C'est extraordinaire !".

VOIR et ENTENDRE les réponses de Mélenchon à Fogiel, le 17 février 2015:

Jean-Luc Mélenchon nie avoir été conseillé par Buisson

Mercredi, le député européen Jean-Luc Mélenchon a qualifié  de "pure invention" les liens avec Patrick Buisson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, que lui prêtent les deux journalistes du Monde au service de l'Etat-PS.

Dans leur livre de circonstance publié à quelques jours des élections départementales, elles  écrivent que Jean-Luc Mélenchon et l'ancien journaliste d'extrême droite se connaissent depuis 22 ans, sont amis, et que le premier a conseillé le second lors de la présidentielle de 2012. 
"Mélenchon a pris l'habitude de consulter son nouvel ami avant chaque décision stratégique. Buisson met avec plaisir sa science des sondages à son service. Il est de ceux qui l'encouragent à quitter le Parti socialiste en 2008", écrivent-elles, selon les extraits publiés par le journal socialiste des trois multi-millionnaires Bergé, Niel et Pigasse.

Le co-fondateur du Parti de gauche a vivement démenti tout lien de cet ordre avec Patrick Buisson, allant jusqu'à y voir une manoeuvre en pleine campagne des élections départementales et estimant que les deux journalistes sont des "agents d'ambiance au service d'un système en perdition".

"Pour stimuler la polémique et tâcher de faire des ventes, une histoire est inventée qui fait de moi l'ami personnel de monsieur Buisson et de lui mon confident et conseiller. Pure invention", écrit le député européen du Parti de gauche sur sa page Facebook.

"J'ai jouté de nombreuses fois contre monsieur Patrick Buisson sur des plateaux de télé (...) J'ai accepté son invitation a la remise de sa légion d'honneur à l'Elysée il y a quelques années. Je m'y suis trouvé aux côtés de Jean-Christophe Cambadélis", premier secrétaire du PS, ajoute-t-il.
"J'ai dû rencontrer une fois dans un bar monsieur Buisson à propos d'un livre qu'il écrivait dont j'ai oublié le sujet. A cela se limitent nos relations. Je n'ai aucune raison de dénigrer cet homme dont la distance politique avec moi n'a pas à être démontrée ni prouvée au motif que deux personnes mal intentionnées voudraient m'y contraindre."

Jean-Luc Mélenchon dit avoir été contraint de démentir après une "nouvelle agression" pour éviter aux candidats du Front de gauche "d'être atteints par ce genre de malveillance", qu'il attribue aux médias avec lesquels il se montre souvent sévère.
VOIR et ENTENDRE Mélenchon se fâcher tout rouge en avril 2012 face à J.-J. Bourdin sur RMC tout en moquant les accusateurs:

Etrange silence des trotskistes de Médiapart. 
Pas d'enquête sur ce qui fait le miel habituel de ce e-journal révolutionnaire: les connivences secrètes des gens de pouvoir.

Les liens supposés entre Mélenchon et Buisson suscitent du "dégoût" chez Marine Le Pen 

La présidente du FN dénonce cette "alliance subliminale" entre le leader du Parti de gauche et Buisson.

"Mélenchon a pris l'habitude de consulter son nouvel ami avant chaque décision stratégique… Lorsque l'ami Jean-Luc se décide à concourir à la présidentielle, son conseiller occulte le convainc, chiffres à l'appui, qu'il a un espace à conquérir à gauche du PS. Une alliance subliminale se scelle alors entre les deux hommes", écrivent les deux auteurs, qui dénoncent une forme d'accord tacite avec Nicolas Sarkozy pour lequel aurait plaidé Patrick Buisson afin d'affaiblir François Hollande.

"Je n'ai aucune raison de dénigrer cet homme dont la distance politique avec moi n'a pas à être démontrée ni prouvée au motif que deux personnes mal intentionnées voudraient m'y contraindre", a dit le leader du Parti de gauche.

L'information a fait bouillir Marine Le Pen. 
Interrogée par Le Figaro, la présidente du FN fait part de son "dégoût profond" pour cette manipulation de l'opinion par la presse. "Cette alliance entre Sarkozy et Mélenchon, durant la présidentielle, est tellement révélatrice du cynisme et de l'opportunisme dont les Français ne veulent plus! Cela démontre que Nicolas Sarkozy ne reculera devant rien." La présidente du Front national dénonce les "renvois de compliments de l'un à l'autre". "Nous avions détecté qu'ils cachaient quelque chose mais ce que nous ne savions pas était que Buisson faisait le relais", ajoute-t-elle.
VOIR et ENTENDRE Mélenchon dénoncer la mise en scène de Marine Le Pen par les media à la solde du PS:

Sans nier l'éventuel opportunisme d'une telle publication à la veille des départementales, la présidente du FN ne croit pas que cela aura une influence directe sur les scrutins des 22 et 29 mars. En revanche, elle se dit convaincue que "M. Mélenchon va avoir quelques soucis pour expliquer ça à ses camarades" du Front de gauche.

Cambadélis et Mélenchon, c'est bonnet rouge et rouge bonnet

Mélenchon entretenait donc des relations plutôt cordiales avec Patrick Buisson, au point d'en faire son "conseiller occulte". Des affirmations gênantes pour le meneur de la gauche anti-austérité française qui pourraient bien, si elles s'avèrent exactes, mettre définitivement un terme à ses espoirs d'un "Syriza" à la française.

Jean-Christophe Cambadélis, son ancien camarade de parti, beaucoup plus épargné par la polémique, bien que présent lui aussi, au même titre. L'un et l'autre trotskistes racontent qu'ils avaient l’habitude de côtoyer Buisson, croisant le fer régulièrement avec lui sur les plateaux-télés et dans l'émission de Michel Field sur LCI. D’ailleurs, dans un portrait consacré à Buisson et publié dans Télérama en 2009, Buisson soulignait avoir des discussions "avec des responsables de gauche". Et le journaliste de préciser : "Parmi eux, le hiérarque socialiste Jean-Christophe Cambadélis et le chef du nouveau Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, deux anciens révolutionnaires limitant au débat leur "estime" pour cet adversaire qui se revendique pourtant de la "génération Occident", le groupuscule d'extrême droite dissous en 1968."
VOIR et ENTENDRE Mélenchon se défendre en mouillant Cambadélis (aller à 18'35) sur RMC ce matin et s'en prenant aux journalistes sectaires du journal Le Monde qui "le pourchassent sans arrêt":  

Une relation 
que Valls stigmatise sélectivement à droite, mais qu'il occulte chez les socialistes Mélenchon et Cambadélis.


mercredi 18 mars 2015

Mélenchon nie avoir été conseillé par... Patrick Buisson

Les journalistes du Monde sont-elles des menteuses ?

Jean-Luc Mélenchon qualifie de "pure invention" les révélations du journal Le Monde

Mélenchon a réussi à séduire Patrick Buisson
Dans leur livre d'investigations sur Patrick Buisson, Ariane Chemin et Vanessa Schneider rapportent que l'ex-élu du PS a entretenu des relations étroites avec l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy"Pour stimuler la polémique et tâcher de faire des ventes, une histoire est inventée qui fait de moi l'ami personnel de monsieur Buisson et de lui mon confident et conseiller. Pure invention", se défend Jean-Luc Mélenchon dans un billet posté sur son compte Facebook.

Dans leur ouvrage, "Le mauvais génie", Ariane Chemin et Vanessa Schneider écrivent que Jean-Luc Mélenchon et Patrick Buisson se sont rencontrés à plusieurs reprises, notamment sur des plateaux de télé, et que Buisson fut l'un de ceux qui avaient encouragé le responsable politique à quitter le PS en 2008.

Selon ce même ouvrage, Jean-Luc Mélenchon a "pris l'habitude de consulter son nouvel ami avant chaque décision stratégique. Buisson met avec plaisir sa science des sondages à son service"...
"J'ai jouté de nombreuses fois contre monsieur Patrick Buisson sur des plateaux de télé et j'ai toujours apprécié son opposition totale à mes analyses. Je sais qu'il a apprécié mes réparties (...) Je n'ai aucune raison de dénigrer cet homme dont la distance politique avec moi n'a pas à être démontrée ni prouvée au motif que deux personnes mal intentionnées voudraient m'y contraindre", raconte Jean-Luc Mélenchon.

Le leader du Front de gauche affirme: "je n'ai pas eu besoin de conseiller de droite pour décider d'être candidat à la présidentielle, quoiqu'en pensent le PS et ses journalistes".

"Je dénonce le procédé utilisé pour conforter la thèse du PS selon laquelle nous serions des agents de la droite et de l'extrême-droite, polémique encore Jean-Luc Mélenchon (...) Telle est notre époque: certains médias aux abois que fuient les lecteurs n'ont imaginé d'autres recours contre leur déchéance que de fabriquer sans cesse du sensationnel à n'importe quel prix, y compris celui de la vérité et de la simple vraisemblance".

"La calomnie, ça suffit"

C'est le titre du communiqué signé d'Eric Coquerel du... Parti de gauche.
Il est vrai que le PS ne recule devant aucune bassesse, notamment depuis que la Ch'tite Aubry a été à la tête du parti, n'hésitant pas à salir les contestataires de ses méthodes de ses insultes.
"Pas une semaine sans une nouvelle boule puante", se plaint ce proche du roi de la violence verbale. Ancien de la Ligue communiste révolutionnaire, comme Mélenchon - ou Cambadélis, d'ailleurs -  Coquerel s'appuie sur la politique étrangère pour blanchir l'action hexagonale de Mélenchon... Il rappelle notamment que Jean-Luc Mélenchon avait été présenté comme "un partisan aveugle de Vladimir Poutine pour avoir dénoncé les évidents risques de guerre à l'Est de l'Europe". Cherchez Buisson dans cet argument

Le Parti de gauche tire argument d'une décision de justice contre ...l'UMP !
"Plusieurs dirigeants de droite viennent d'être condamnés pour diffamation pour justement avoir traité Jean-Luc d'antisémite. Il en sera de même pour les divagations journalistiques sur M. Buisson", poursuit Eric Coquerel. A vouloir tenter de suivre ses raisonnement, on comprend que Coquerel ait totalisé 6,93 % des voix aux élections législatives de 2012 en... Corrèze: vraiment pas de quoi inquiéter d'élu de Tulle.

"Nous ne sommes pas dupes. Ces calomnies, à chaque fois relayées par de grands médias dont Le Monde et la Matinale de France Inter, visent celui qui est considéré comme la principale figure de l'autre gauche", dit le responsable du PG.
Si Mélenchon veut poursuivre les deux journalistes, il pourra trouver conseil auprès de l'ancien juge Éric Halphen, cofondateur de l'association Anticor et proche de Roland Castro, ancien membre du PCF.

Mediapart balance "Méluche" et son complice

Patrick Buisson
"J’en suis sûr. Je suis écouté." La voix de Jean-Luc Mélenchon a blanchi. Près de lui, à quelques mètres, un collaborateur voit des gouttes perler sur son front. Le candidat du Front de Gauche à la présidentielle vient de raccrocher après quelques mots murmurés au téléphone, mais la conversation semble l’avoir plongé dans une angoisse irraisonnée. Comme si le seul fait de s’être entretenu avec ce mystérieux correspondant avait suffi à le plonger dans cet étrange accès de fébrilité. […]" C'est le récit que déroule Mediapart avec gourmandise. 

"Mélenchon [...] de nombreux Français le croient incapable de double discours et de compromission, y compris amicale. Qui soupçonnerait que, il y a moins de quatre ans, en 2008, il fêtait en compagnie d’Isabelle Balkany ou de futurs compagnons du Front national [anonymes!], comme le souverainiste Paul-Marie Coûteaux, les cinquante ans du polémiste Eric Zemmour dans le château de Joséphine de Beauharnais, à la Petite Malmaison ? […]

L’homme avec lequel Jean-Luc Mélenchon était en ligne n’est autre que Patrick Buisson. L’âme damnée de Nicolas Sarkozy et de la droite la plus réactionnaire, un "facho", comme on appelle à gauche les gens de son pedigree. Pour les communistes, qui voient en l’ancien socialiste l’occasion d’enrayer leur chute abyssale dans les urnes, Buisson est un dangereux, un Raspoutine. Que leur candidat, Jean-Luc Mélenchon, puisse s’entretenir avec lui est simplement inimaginable. […]

Buisson et Mélenchon se sont rencontrés au début de l’année 1993 [sur une biographie de Philippe de Villiers]. Après avoir reçu le texte du socialiste, Buisson écrit : Mélenchon est l’un des derniers socialistes à se référer à une grille d’interprétation marxiste de l’économie et de la société. Paradoxalement, ce n’est ni un brasseur de vulgate ni un adepte de la langue de bois."

Il est conquis. […] Chacun reconnaît en l’autre le chef de la tribu rivale. Ils sont révolutionnaires chacun à leur façon. Qui comprend mieux un marxiste qu’un ancien "facho", un ancien trotskiste qu’un ancien de "Minute" ? Un siècle de culture politique les lie. Ils connaissent les mêmes chansons, celles des rouges et celles des bruns. […] Leur ennemi au fond est le même : la social-démocratie.

mardi 6 mai 2014

DSK sur Hollande: "arrangeur", "impuissant", "sans vision"

Hollande n'inspire aucun respect à DSK

Selon L'Express,
les critiques de l'ancien favori de la présidentielle de 2012 sur l'actuel chef de l'État sont sévères
Pour lui, François Hollande n'a pas su s'imposer sur la scène européenne ni éviter la dégringolade de la France.
«Hollande, il est très malin. Avec son scooter, il se glisse partout. Le problème, c'est qu'il tourne en rond autour de la place de la Concorde». Rapportés dans une enquête de L'Express à paraître mercredi, ces propos de Dominique Strauss-Kahn datent de l'été 2012. Ils incriminent l'incapacité de F. Hollande à faire évoluer le traité budgétaire européen. Le chef de l'État avait promis de le renégocier pendant sa campagne en 2012, une promesse qu'il n'a pas vraiment tenue. Seul «un volet croissance» est venu pour l'heure amender le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG).

L'Express révèle que pendant la campagne présidentielle, alors qu'il s'était disqualifié de la course par les affaires du Sofitel de New York et du Carlton de LilleDSK aurait conseillé François Hollande

Les deux hommes se seraient rencontrés chez le président de Capgemini Paul Hermelin. L'ancien patron du FMI professait alors: «Va voir Merkel tout de suite, prends des initiatives fortes.»

Des conseils qui n'ont pas été suivis, estime DSK. 
Il déplore: «J'avais une idée ou deux quand nous étions sur la margelle du puits, pour éviter d'y tomber. Mais maintenant qu'on est au fond…» Le quinquennat de François Hollande avançant, l'ex-ministre de l'Économie ne retient plus ses coups contre un président qu'il juge «sans vision», «petit arrangeur», «impuissant».

Ce n'est pas la première fois que la presse se fait l'écho de critiques adressées par DSK à François Hollande. 

En octobre 2012, à Séoul, DSK avait mis en doute les compétences économiques de l'actuel président: «Le président français se félicite d'emprunter à des taux historiquement bas. Ce n'est pas un bon signe. C'est justement une conséquence du problème.» 

Lors d'une conférence à Las Vegas en mai 2013, il avait encore fustigé le «grand pays européen qui tue l'esprit d'entrepreneuriat en taxant les plus fortunés». Une critique au vitriol de la politique fiscale de François Hollande.


mardi 22 mai 2012

Hollande choisit l'ex-gendre de Jacques Chirac à l'Elysée


Un champion olympique de judo pour la garde rapprochée de la "gauche molle" ?

A 21 ans, Thierry Rey décroche une médaille aux Jeux de Moscou en 1980, un an après son titre de champion du monde des moins de 60 kg. Placé en club à 10 ans pour catalyser son énergie débordante, le jeune Thierry a laissé tomber les études pour le judo avant de passer le bac. 
Il range le kimono à 25 ans, sans regret et rêve de devenir acteur. 
Rey vit une histoire d'amour avec Miou-Miou et se lance dans la comédie. Au ciné comme à la télé, on le cantonne dans des rôles de "loubard". On le retrouve face à Michel Serrault une première fois dans Ennemis Intimes (1987), puis l'année suivante dans Bonjour l'angoisse, avant des petits rôles alimentaires à la télévision comme dans la série Antoine Rives, juge du terrorisme. 


Il rêve alors de devenir consultant. 

Le directeur des sports de Canal+, Charles Biétry, l'appelle et lui propose de couvrir les JO de Barcelone. Rey enchaîne expertise technique et blagounettes efficaces pour le plaisir du téléspectateur, jusqu'à devenir la révélation télé de l'édition 1992. 

A son retour de Catalogne, le patron de Canal+, Pierre Lescure, l'engage au service des sports et élargit son intervention au foot, au rugby et à la boxe. Journaliste-supporter mais "loubard" au coeur tendre, il n'a pas retenu ses larmes lors du deuxième titre olympique à Sydney en 2000 de David Douillet, membre de son Paris Judo. 

Il se retrouve gendre du président Chirac. 
Le judoka vit le grand amour au milieu des années 90 avec Claude, la fille de Jacques Chirac. Pas de mariage, mais un enfant, Martin, qui naît un an après que son grand-père accède à l'Elysée, en 1995. Rey connaît bien le palais présidentiel, comme conseiller et comme intime. 

Il rêve toujours et, cette fois, de devenir patron de club.
Thierry Rey a fondé le PSG Judo en 1992, rebaptisé Paris Judo dix ans plus tard. David Douillet, Djamel Bouras, Teddy Riner... avant d'être absorbé par le prestigieux Paris Lagardère Racing en 2007. L'écurie de Rey totalise trois titres olympiques et huit titres de champions du monde. 
Passé directeur du haut-niveau pour le Racing version Lagardère en plus de sa casquette président de la section judo, il démissionne en septembre 2010. "Arnaud Lagardère a stoppé son investissement dans le sport mécénal en fermant le Team Lagardère et en baissant le budget dans toutes les sections. Il a abandonné son projet initial, alors j'ai préféré partir," a-t-il expliqué au Monde

Dernier job en date, conseiller du président.
Après Jacques Chirac, Rey mise sur François Hollande et soutient le futur président de la République dès les primaires socialistes. Il travaille alors avec Valérie Fourneyron sur le programme sportif du candidat. 
Nommée à la tête d'un grand ministère des Sports, de la jeunesse, de l'Education populaire et de la Vie associative, elle entraîne Rey derrière elle comme conseiller sport. Une nouvelle expérience, à 52 ans, avant d'autres aventures.


vendredi 9 décembre 2011

Prothèses mammaires: information judiciaire ouverte après un nouveau décès

Et les médecins prescripteurs ne sont pas inquiétés

Nouveau drame que les médecins auraient pu prévenir

Le Parquet de Marseille a ouvert une information judiciaire pour "homicide involontaire par violation manifestement délibérée d'une obligation particulière de sécurité ou de prudence", après la mort par cancer en 2010 dans le Gers d'une ancienne porteuse de prothèses mammaires défectueuses, voire dangereuses.
C'est la mère de la victime qui a déposé plainte. L'instruction devrait être confiée à la juge d'instruction Annaïck Le Goff, en charge du pôle de santé publique. "J'espère qu'elle pourra aboutir dans des délais raisonnables à une réponse pénale", a déclaré le procureur Jacques Dallest.

Mais cette information judiciaire n'est pas liée au cas d'Edwige Ligonèche, morte d'un lymphome le 23 novembre à Marseille.
La famille de cette première catastrophe n'a porté aucune plainte à ce jour.

Prothèses mammaires PIP à risques ?

"Le médecin prescripteur n'a pas suspecté "un gel fabriqué de façon artisanale"

L'agence française de sécurité sanitaire et des produits de santé (AFSSAPS) a confirmé ce deuxième cas de cancer chez une porteuse d'implants mammaires de la société varoise Poly Implant Prothèse (PIP), dont les modèles ont été retirés du marché en mars 2010 en raison de la non-conformité avec les règles médicales en vigueur du gel utilisé.

" Un cas de cancer du sein (adénocarcinome) a été déclaré le 5 décembre 2011 à l'Afssaps chez une patiente portant des prothèses PIP depuis plusieurs années. Il y a quelques jours, un autre cas de cancer (lymphome anaplasique à grandes cellules) avait provoqué le décès d'une femme porteuse de prothèses PIP ", écrit l'Afssaps dans un communiqué. "La grande majorité des prothèses commercialisées par PIP étaient composées d'un gel fabriqué de façon artisanale qui ne répondait pas aux normes de qualité annoncées", a encore dit Jacques Dallest.


La chaîne médicale est épargnée

Renvoi du fabricant en correctionnelle pour "tromperie aggravée"

Le magistrat a affirmé que l'enquête préliminaire pour "tromperie aggravée" a pour sa part abouti au renvoi en correctionnelle d'une demi-douzaine d'anciens responsables de la société varoise pour un procès qui devrait se tenir à la fin de l'année 2012. Au total, 2.172 plaintes de porteuses de prothèses de la société PIP ont été déposées depuis le mois de mars 2010, date de l'ouverture d'une enquête préliminaire pour "faux et usage de faux, publicité mensongère et tromperie sur les qualités substantielles d'un produit, mise en danger de la vie d'autrui".

Produit bas de gamme pas cher devrait être suspecté
L'entreprise PIP a été mise en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Toulon. L'ex-numéro trois mondial du secteur était en proie depuis plusieurs mois à des difficultés financières et accusait un déficit de neuf millions d'euros au moment de sa liquidation.
Environ 30.000 femmes portent des prothèses PIP en France, soit 6% des femmes porteuses d'implants mammaires en silicone dans le pays, d'après l'Afssaps qui a renforcé jeudi ses recommandations de suivi médical aux femmes concernées.
Les victimes n'ont pas grand chose à attendre d'une société fortement endettée et déjà mise en liquidation judiciaire...

Le généraliste et le chirurgien s'en tirent bien
Ni les plaignantes, ni la justice ne mettent en cause les professionnels de santé qui sont supposés conseiller leurs patientes et pratiquer les interventions chirurgicales en connaissance de cause.

Jamais aucune "violation" du serment d'Hippocrate
L'Ordre des médecins connaît les termes de ce serment: "J'informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n'exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences." Mais s'il n'est pas tenu de les faire respecter, à quoi sert-il exactement ?

Une fois de plus les pare-feux n'ont pas fonctionné
Malgré ces deux drames, ils ne sont pas toujours pas responsabilisés. Ainsi, un médecin n'aurait donc "aucune obligation particulière de sécurité ou de prudence "...
Les beaux esprits suggèrent que le gouvernement -vous et moi- prenne en charge les frais chirurgicaux de remplacement des prothèses suspectes des 30.000 femmes porteuses de prothèses PIP.
Les médecins inconscients, conseillers ou practiciens qui ont participé au drame, ne pourraient-ils pas être appelés à réparer leur faute professionnelle ?

dimanche 20 mars 2011

Ces cantonales que les media jettent aux oubliettes

La presse nationale laisse étouffer ce scrutin par l'actualité internationale

Comment pourrait-on le savoir ?
L'irresponsabilité des media

Qui devinerait que les Français sont appelés à voter ce dimanche pour renouveler la moitié des exécutifs des 100 départements et que ce scrutin des cantonales concerne 2.026 cantons sur un total de 4.039 ? D'une part, la capitale ne vote pas et ces élections nationales n'intéressent donc pas les rédactions parisiennes et d'autre part, les radios et les télévisions ont fait le choix du sensationnel, avec l'intervention des forces démocratiques pour protéger les rebelles Lybiens des réprésailles de Khadafi, contre l'expression de la volonté populaire.

Une campagne atone
Lorsqu'elle a bien voulu consacrer un peu d'antenne aux cantonales, Marine Le Pen a focalisé son attention, avec pour objectivité de nuire à la majorité en pratiquant systématiquement l'amalgame. Martine Aubry a tenté en vain de politiser la campagne, mais ses petites phrases malveillantes ont été prises pour ce qu'elles sontà chacune de ses étapes de soutien aux candidats du PS. L'UMP voudrait ne pas payer les conséquences des désordres du monde et des attaques faciles d'une opposition divisée qui fuit ses responsabilités.
Socialistes en tête, la gauche, qui contrôle 58 départements, espère donc profiter de la situation pour franchir la barre des 60 et le Front national, qui n'a aucun conseiller général, tentera de traduire sa percée dans les sondages en se maintenant dans de nombreux cantons.

Les supputations
Selon un récent sondage Harris Interactive, la gauche obtiendrait 32% des intentions de vote, contre 28% à la droite, qui a souffert lors des scrutins intermédiaires ces dernières années, et 15% au Front national.
La principale incertitude concerne la participation, qui pourrait être faible après une campagne qui n'a guère passionné les Français. Anticipée à 55%, elle serait en fait de 50%.

Le deuxième tour aura lieu dimanche prochain. Mais il faudra attendre le "troisième tour", le jeudi 31 mars, avec les élections des présidents des conseils généraux, pour faire le bilan de ces cantonales.
Ce scrutin est le dernier au suffrage universel direct avant la présidentielle et les législatives du printemps 2012, les sénatoriales de septembre prochain ayant lieu au suffrage universel indirect.

lundi 7 mars 2011

Les cantonales 2011: le nouveau mode d'emploi

Des élections disputées

Ouverture ce jour de la campagne


Les scrutins ont lieu les 20 et 27 mars prochains.

VOIR et ENTENDRE la présentation qu'en donne i>télé (Canal+):




dimanche 27 février 2011

Remaniement ministériel: les choses se précisent

D'après ce qui transparaît...

Les changements seraient les suivants:



Alain Juppé
remplacerait à Michèle Alliot-Marie au Quai d’Orsay

et le sénateur Gérard Longuet (ci-contre à droite) lui succèderait à la Défense.



Le secrétaire général Claude Guéant arriverait à l'Intérieur

et Brice Hortefeux entrerait à l'Elysée, comme conseiller personnel du Président.

Xavier Musca (photo ci-contre) succéderait à Claude Guéant à son poste à l'Elysée.

samedi 9 octobre 2010

Didier Migaud (PS) est un âne: il se ridiculise sur RMC

Didier Migaud n'est pas une lumière
Ce gros Migaud de socialiste se fait piéger par Bourdin

Le président de la Cour des Comptes ne sait pas compter !

Jean-Jacques Bourdin est rédacteur en chef de RMC Info et animateur de l'émission matinale Bourdin & Co Depuis 2004, il est connu pour prendre en défaut ses invités en leur posant la toujours fatidique Question Politiquement Concrète. Certains de nos responsables politiques sont des élus de terrain tellement au contact de la base qu'ils se font pièger sur le prix de la baguette de pain ou du ticket de métro: la preuve qu'ils sont bien en prise directe avec les réalités de notre quotidien. La malheureuse Désirdavenir Royal avait ainsi pris un skud par le travers.

Un socialiste recalé au certificat d'études primaires

Jeudi 7 octobre, peu avant 9h du matin, le journaliste demanda au socialiste Didier Migaud, actuel président de la Cour des Comptes, "combien font 7 fois 9". Une question a priori basique, d'autant plus que le meilleur économiste du PS gère les comptes de la France et qu'il jongle quotidiennement avec des milliards d'euros...
Mais le Migaud de service répondit 76. Puis se sentant mal à l'aise, marqua un temps, puis confirma que 7 fois 9 font bel et bien 76.
Jean-Jacques Bourdin, qui anime l'émission Abus de confiance sur TF1 depuis juillet, a expliqué à l'ancien président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale que la réponse était, est et sera toujours 63.

Ironie de l'histoire, Désirdavenir Royal, qui sait à l'évidence s'entourer, avait chargé Didier Migaud d'une mission sur la ...fiscalité au côté de Dominique Strauss-Kahn et de François Marc. Elle fit mieux encore pendant la campagne des élections présidentielles de 2007 en le choisisant comme son « conseiller budgétaire »...

De quoi le bientôt sexagénaire Migaud aurait-il eu l'air face à une règle de trois ?

mardi 18 mars 2008

Olivier Biancarelli, biographie

En attente d'une nouvelle promotion

Administrateur civil de trente-six ans, diplômé de l'IEP de Paris, ancien élève de l'ENA (promotion Averroès),

Olivier Biancarelli fut sous-préfet à la Martinique jusqu’en juin 2005 ;

revenu en métropole en juin 2005, Olivier Biancarelli occupait, depuis deux ans, le poste de chargé de mission pour les affaires européennes au ministère de l'Intérieur,
lorsqu’il fut nommé conseiller à la Présidence de la République chargé de l’Outre-Mer ;


Ici, à droite,
aux côtés
de P. Karam et
Christian Estrosi.


il est aujourd'hui pressenti pour seconder Catherine Pégard, ancienne journaliste devenue conseillère du président, et ajouter à sa fonction actuelle de conseiller politique à l'Outre-mer, celles des relations avec le Parlement.