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vendredi 22 mai 2020

Le droit de prescrire l’hydroxychloroquine, réclamé par un collectif de médecins

Ces médecins rejettent le décret interdisant aux médecins de ville de prescrire de l’hydroxychloroquine aux malades 

La prescription précoce d'hydroxychloroquine aurait pu empêcher la mort de nombreux patients atteints de coronavirus

Sur les 28.000 patients morts en France selon les derniers chiffres, combien d'entre eux auraient-ils pu être sauvés ?
Etude à l’appui, ce collectif de médecins est affirmatif: la bi-thérapie azithromycine/hydroxychloroquine prescrite par le professeur Didier Raoult à Marseille est efficace contre le COVID 19. Il réclame la liberté de prescrire pour soigner les patients éligibles à ce protocole. 

Etrangement, car sans fondement scientifique avéré, mais sur les dires de mandarins éloignés de la médecine de villeun décret paru fin mars 2020 interdit aux médecins de ville de prescrire de l’hydroxychloroquine aux malades de la CoVid-19.

Pour répondre à "cette atteinte à la liberté de soigner", plus de 1.200 médecins libéraux et hospitaliers se sont constitués en collectif baptisé "Laissons les médecins prescrire", co-fondé par Violaine Guérin, 60 ans, endocrinologue et gynécologue médicale dont le domaine de recherche est l’immunologie. Elle est également présidente de l’association 'Stop aux Violences Sexuelles'. Ils réclament le rétablissement de l’autorisation de prescription de cette molécule pour soigner leurs patients dès les premiers symptômes.

Ces médecins ont acquis la conviction, étude à l'appui, qu’associée à l’azithromycine, l’hydroxychloroquine est efficace dans de nombreux cas. La bithérapie développée par l'IHU de Marseille sauve des vies et évite d’éventuelles graves séquelles. Ils appellent en conséquence le gouvernement à changer en urgence de stratégie thérapeutique.

Une cabale sans essais comparatifs à grande échelle en France

Depuis le début de l’épidémie,
les guérisons obtenues par l’IHU de Marseille sont au centre d’une polémique parisienne. Les "savants" politisés du Conseil scientifique constitué par Macron nient les résultats du professeur Raoult,  chercheur reconnu dans le monde entier et plébiscité par le Sud-Est de la France. 
Alors que les essais européens "Discovery" sont abandonnés, faute de cobayes en nombre suffisant acceptant de donner leur vie pour des tests en double aveugle qui prévoyaient un placebo pour certains volontaires sacrifiés à l'aveuglette, les mandarins calibrés à quelques protocoles officiels, estiment désormais qu'en l'absence de groupe témoin recevant un placebo, notamment, rien ne permet de conclure que le traitement à base d'hydroxychlorochine évite l'aggravation des symptômes et empêche la persistance du virus. Mais les détracteurs ne peuvent démontrer que cette association (hydroxychlorochine et antibiotique) est plus dangereuse  que le placebo...

Après trois mois d’attente, aucune des études "officielles" n’a testé le protocole Raoult

Les conseillers scientifiques de Macron opposent un rejet sectaire obstiné. Malgré de nombreux essais de traitement de la COVID 19 en cours en France, aucun d’entre-eux ne teste le protocole "précoce" développé à l’IHU de Marseille. Aucune étude rigoureuse  comparable n’a même été lancée. 

Les résultats des nombreuses études menées en France et à l’étranger sont partiales et disparates.
Sur le site de référence internationale clinicaltrials.gov, on observe que les études françaises en cours testent séparément ces molécules ou en combinaison avec d’autres molécules. Peu d’essais testent la bithérapie et les échantillons de patients sont atteints de cancer, hospitalisés, âgés, ou encore avec une pneumonie. Traités comme des rats de laboratoire...

Coopération universitaire : Des chercheurs d'El Tarf chez le Pr ...
Laboratoire P3 de l'IHU de Marseille
 (
lien), où est cultivé et étudié le coronavirus
A l’exception d’une petite étude réalisée sur 19 femmes enceintes à l’Hôpital Saint-Joseph à Marseille, le protocole n’a pas été testé en phase précoce de la maladie. Phase préconisée par le professeur Raoult, mais impossible à mettre en oeuvre à l'échelle nationale, faute de moyens médicaux suffisants et fiables. 

Le collectif dénonce une absence de volonté de mener des études comparatives

Face à cette discrimination, le collectif réalise sa propre étude fondée au départ sur un millier de médecins contaminés. 
Pour se forger une opinion libre, les médecins ont décidé d’évaluer le traitement sur eux-mêmes. Une étude qui pouvait servir de test et apporter enfin une réponse claire à la question qui fait débat : y a t-il un traitement qui évite les complications dès lors qu'il est prescrit très tôt?

En pleine épidémie, près d'un millier de médecins français touchés par le coronavirus se sont donc portés volontaires pour s’auto-prescrire la bi-thérapie -combinaison des deux molécules- en phase précoce de la maladie.

Finalement, cette démarche citoyenne a été bloquée net par un veto de la direction générale de la Santé, se prévalant du décret d’interdiction (décret du premier ministre Edouard Philippe, sur rapport du ministre des solidarités et de la santé, O. Véran, n° 2020-314 du 25 mars 2020 complétant le décret n° 2020-293 du 23 mars 2020)  de prescription de l’hydroxydechloroquine en médecine de ville. L’étude à grande échelle n’a pas pu voir le jour. Le collectif a donc dû se contenter d’un essai rétrospectif, forcément bien moins ambitieux. Il porte sur un échantillon de 88 patients et apporte toutefois des enseignements thérapeutiques.
Résultats de l’essai : la bithérapie du Pr Raoult tient ses promesses et l’antibiotique seul est efficace, dans une moindre mesure.Il apparaît que le premier groupe non traité ou avec du Doliprane met 25,8 jours à guérir,le groupe soigné avec l’azithromycine seul met 12 jours 
et
 le groupe antibiotique + hydroxychloroquine met 9,2 jours, soit une guérison presque trois fois plus rapide que sans traitement.
Violaine Guerin immunologiste, initiatrice du collectif "Laissons les médecins prescrire" commente les résultats:
Ce que l’on voit très clairement, c’est la différence de rapidité de guérison, significative entre le groupe non traité et les deux autres. On a surtout observé qu’il y a moins de risques de complications à partir du moment où on agit très tôt sur la charge virale. Aucun problème majeur de tolérance.
"Mais avec une étude plus large", regrette l'immunologiste, "nous aurions pu affiner les indications pour les prescriptions, savoir dans quels cas on va pouvoir se contenter de l’antibiotique seul, par exemple. Depuis, on a développé en France plein d’études cliniques et toutes sont en échec aujourd’hui, alors que, très tôt, on aurait dû faire ces études de terrain." Et la médecin du collectif de conclure :
L’ordre des médecins aurait dû défendre la liberté de prescription des médecins libéraux.
Généraliste dans les Hautes-Pyrénées convaincu, lui aussi, que prescrite très tôt, la bi-thérapie diminue les risques que la maladie ne bascule dans des formes graves, il évoque l'état d'urgence sanitaire, Alain Batarec s’est engagé dans le collectif, un espace de questionnements, de recherche, de partage de l’information entre médecins :
C’est surréaliste ce qu’il se passe en France: on sait qu’il faut traiter la covid 19 à un stade précoce de la maladie, et c’est évidemment nous, les médecins de premières lignes, qui pouvons le faire.La combinaison des deux molécules marche, même si ce n’est pas un traitement miracle mais il n’y a pas de traitement miracle."Nous avons prouvé son efficacité dans notre étude", s'insurge le médecin, "sans oublier l’étude observationnelle à l’IHU de Marseille. En attendant un meilleur traitement pourquoi s’en priver." 
Et de conclure: "Depuis plus de deux mois, on égrène chaque soir le nombre de morts, il y a urgence".

Un collectif de médecins réclame le traitement du Pr Raoult pour accompagner le déconfinement

Une entrave à la liberté de prescrire
Actuellement en France, l'utilisation du Plaquénil -dans le traitement du coronavirus- est exclusivement prescrit pour des patients hospitalisés. Ce médicament qui contient de l’azythromycine était en vente libre dans les pharmacies depuis des dizaines d’années et préconisé notamment en prévention du paludisme.

L’interdiction brutale de prescription en médecine de ville -décret fin mars- est vécue par ces généralistes comme une entrave à leur liberté de prescription et un mépris profond de leur capacité d’expertise. Alain Baratec va plus loin:

On nous a nié au début de l’épidémie en disant aux gens "N’allez pas chez votre généraliste, restez chez vous" et maintenant, on nie encore nos compétences en nous interdisant de soigner en notre âme et conscience avec le consentement des patients.

Qu’ont-ils fait du serment d’Hippocrate?

Alain Batarec est l'un des rares médecins contactés qui acceptent de s'afficher publiquement. Etabli dans les Hautes-Pyrénées, il est à la retraite depuis un an et parle librement. Pour les médecins généralistes, s’afficher en faveur du protocole du professeur Raoult est presque devenu, malgré-eux, un acte militant : "Moi je ne veux pas faire de polémique, je suis médecin", précise-t-il. "Si je réponds à votre interview, c’est uniquement parce qu’il y a urgence pour les malades".

Pressions sur les médecins dénonçant l'interdiction de prescription

Qu’ils soient membres du collectif ou pas, les médecins en activité sollicités pour cette enquête en région Occitanie (une quinzaine) souhaitent préserver leur anonymat.

Nous sommes menacés de sanctions par les conseils de l’ordre, si nous nous positionnons devant caméra, explique une anesthésiste-réanimatrice au CHU de Montpellier.
"Nous avons rejoint ce collectif pour échanger et dénoncer cette interdiction de prescription mais parler devant une caméra, c’est trop risqué", précise-t-elle. "Mais il est essentiel que les patients positifs au COVID 19 reçoivent le protocole Raoult bien avant leur prise en charge à l'hôpital."

"Nécessité d'une prescription précoce sans attendre l'hospitalisation"

Romain (le prénom a été changé) est également anesthésiste-réanimateur, dans une clinique montpelliéraine. Il ne fait pas partie du collectif mais fait état, lui aussi, de pressions dans le contexte actuel et préfère garder l’anonymat :

C’est une farce tout ça, il y a des milliards de gens qui ont pris de l’hydroxychloroquine sur la planète, on n’a jamais eu le moindre souci. Ça n’a rien d’un poison.

Pour l'anesthésiste montpelliérain, les médecins libéraux connaissent leurs patients, les contre-indications. "Leur interdire de traiter leurs patients malades du COVID, c’est fou!", s'insurge le professionnel aux premières loges. "Quand ils arrivent chez nous en réanimation, on leur donne le protocole mais c’est trop tard, on sait que c’est dès le début qu’il faut traiter."

En phase de réanimation la bithérapie arrive trop tard, alerte le collectif de médecins. 
"Dans ma clinique, témoigne Romain, certains praticiens ne croient pas en l’efficacité du protocole Raoult, c'est vrai. Mais vous savez, c’est surtout le personnage qui dérange certains collègues." Et l'anesthésiste réanimateur de conclure : Ce professeur met un coup de pied dans la fourmilière, ça ne plait pas toujours. Aujourd’hui, défendre ses travaux, c’est perçu comme si l’on s’attaquait à la crédibilité de l’Etat. On a perdu le bon sens.

"Ce n’est pas de la compétence des généralistes" rétorque l’Ordre des médecins d’Occitanie.

Pour l’Ordre des médecins contacté à Montpellier, il n’est pas de la compétence d’un médecin généraliste de décider, seul, de l’efficacité d’un traitement. Jean Thévenot, président du Conseil régional de l'Ordre des médecins d'Occitanie est catégorique: "un médecin a la liberté de prescription certes, mais il doit prescrire en fonction des données de la science, et ce médicament n’a pas fait la preuve de son efficacité dans le cadre d’une étude randomnisée".

Jean Thévenot n'a pas fait évoluer sa doctrine et détaille qu'il faut d’abord réaliser des essais thérapeutiques dans un cadre précis. "Aujourd’hui on ne sait pas, on n’a pas la réponse. Pour l’instant les études n’ont pas apporté d’enseignements, c’est normal, on n’a pas encore de recul, il faudra quelques mois", temporise le président du Conseil de l'Ordre régional des Médecins.

Quant au bien-fondé d'une étude destinée justement à évaluer la bi-thérapie Raoult en stade précoce, Jean Thévenot botte en touche : "Ce n’est pas mon domaine, c’est le rôle des instances de pouvoir mettre en place les essais."

Le Conseil de l'ordre rappelle les risques encourus par les médecins contestant les recommandations...
Au vu du nombre de praticiens, spécialistes ou généralistes désireux de témoigner tout en demandant de préserver le secret de leur identité par peur de sanctions, le président du Conseil régional de l'Ordre des médecins reconnait et justifie les pressions qu'ils subissent :
S’ils s’expriment publiquement sur des questions qui ne correspondent pas aux recommandations, s’ils donnent de la chloroquine, ils mettent en jeu leurs responsabilités.
Selon le président du Conseil régional de l'Ordre des Médecin, "l’évaluation bénéfices/risques de l’hydroxychloroquine n’est [toujours] pas encore bien déterminée, c’est pour cela que la consigne donnée, c’est effectivement de ne pas prescrire le Plaquénil pour le COVID." 
En conclusion, pour Jean Thévenot, comme il s’agit d’un médicament hors autorisation de mise sur le marché, les médecins libéraux peuvent voir leur responsabilité recherchée si, par exemple, un patient qui a pris ce médicament venait à mourir ou s’il présentait des effets secondaires. Clairement, dans le rapport avantages-inconvénients, les bénéfices ne sont jamais pris en compte. Suspicieux ou négatif, l'a priori est également observable dans les media dépendants de la publicité des laboratoires.

"On se dit qu’on marche une petit peu sur la tête"

Certains n'hésitent pas à parler de cabale.
Pour Violaine Guérin, du collectif "Laissons les médecins prescrire", cette frilosité défiance affichée, tout comme les recommandations hâtives de l'OMS sur une campagne de vaccination déjà jugée nécessaire échappent aux seules considérations médicales. 

Des "étonnements" masquant difficilement une indignation :
Plus le temps avance et plus on remarque qu’il y a des molécules qui essayent d’être placées. On entend les gens de l’OMS dire à la population qu’on ne sait pas s’immuniser et que donc on aura besoin de vaccins. Dire aux gens qu’on ne peut pas s’immuniser, [de la part de (pseudo-)scientifiques]  c'est surréaliste ! On ne pourra le savoir que dans 3, 4 ans !

"Là, il y a des discours qui sont tout à fait interpellants", poursuit l'anesthésiste. "On a l’impression qu’il y a des enjeux économiques sous-jacents et puis après il y a eu des guerres d’égo, d’incompétence; il y a eu beaucoup de choses tout à fait anormales."
On se dit qu’on marche un petit peu sur la tête. Ma sensation, c’est que je pense qu’on aurait pu éviter des mortsconclut la représentante du collectif.

Romain, anesthésiste-réanimateur à Montpellier partage son incompréhension : "Moi, ce que je vois, c’est qu’à Marseille le taux de mortalité est très inférieur au reste de la France [0,0 contre 5% à Paris] et le passage en réanimation très bas. Dans les Bouches-du-Rhône, ils ont testé, isolé et traité les gens.
Les détracteurs de Raoult au Conseil scientifique ont même commencé par charger le professeur du suivi des premiers rapatriés français de Wuhan: s'ils ont été hébergés à Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône), c'est que le centre de vacances est à petite distance de Marseille...  18 kilomètres à vol d'oiseau ou d'hélicoptère sanitaire !

Toutes les études en France sont faites à l’envers [au mépris du protocole recommandé par Didier Raoult] pour accuser le protocole Hydroxychloroquine+ Azythromicine de ne pas marcher. Elles ne sont pas faites avec les bonnes doses; souvent, ce n’est pas la bonne association de médicaments et pas au bon moment, toujours sur des patients hospitalisésexplique l'anesthésiste montpelliérain qui gronde : "les dernières études publiées essaient d’enterrer l’hydroxyde seule, en prenant bien soin de mentionner que la bi-thérapie n’a pas été testée ou qu’il existe des limites dans les études".

Un essai clinique géré par les "savants" mandarins réussira-t-il à apporter des résultats et de proposer une alternative, dans un délai compatible avec l’épidémie?
A Gustave Roussy dans le Val-de-Marne, un essai 'Covidoc' est en cours sur des malades atteints de pneumonie. Or, à Montpellier, le même essai a été suspendu... faute de patients COVID positifs, la courbe de l’épidémie poursuivant sa décroissance en Occitanie. 
Cette étude officielle est sans doute la moins éloignée du protocole administré à Marseille. Elle teste la bi-thérapie, mais sur des malades hospitalisés, déjà atteints d’affection pulmonaire. Le professeur Raoult ne cesse pourtant de répéter aux arrogants "sachants" que sa bi-thérapie doit être prescrite en début de maladie. 

L’autre essai mené en Occitanie, 'Discovery' n'a toujours pas livré le moindre enseignement. En mars, l'AFP et Science et Avenir (groupe de presse français Groupe Perdriel ou groupe Nouvel Observateur détenu par l'industriel Claude Perdriel (société des sanibroyeurs SFA) assuraient que la directrice des recherches, la Pr Florence Ader, "se tenait loin des controverses suscitées (sic) par le Pr Raoult". 'Discovery' a pourtant été présenté comme "l’essai modèle" des traitements contre la COVID.

"C’est probablement une des molécules qu’il va falloir utiliser,"
clamait encore Karine Lacombe, arrogante cheffe du service des maladies infectieuses de l’hôpital Saint-Antoine à Paris, en avril. Supposée soignée, elle était de ceux qui bloquaient les prescriptions de la bi-thérapie du professeur Raoult et avait tout son temps pendant que les patients mouraient en réanimation. "Cette molécule ne se suffira sûrement pas à elle seule et demande de la patience, car les résultats ne sont pas encore officiels". Avec ses semblables, elle a entravé les soins aux malades. Rendra-t-elle des comptes devant la Justice ? Les tribunaux et non pas une Commission parlementaire...   
Cet essai est pourtant toujours maintenu artificiellement en vie: les candidats bénévoles ont refusé de se faire administrer un placebo qui sacrifie froidement leur vie à une expérience qui les traitait en cobayes. Les résultats initialement attendus début avril ont sept semaines de retard...

lundi 23 mars 2020

Confinement : le Conseil d’Etat demande à Macron d'approfondir sa réflexion

Les mesures envisagées pour le sport, les marchés et les visites médicales font sourciller les magistrats

La plus haute juridiction administrative somme le gouvernement de revoir certaines dérogations

Dimanche 22 mars,
le Conseil d’Etat a refusé son onction au projet Macron de renforcement du confinement face au Covid-19.
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Le vélo de mamies est interdit
Impossible en l'état d'ordonner le "confinement total "réclamé en urgence par certains médecins. Le Conseil d'Etat a donné quarante-huit heures au gouvernement pour revoir certaines dérogations de déplacement, notamment pour motifs de santé ou pour l’activité physique, a-t-il annoncé dans un communiqué.

Des syndicats de professionnels de santé ont saisi le Conseil d'Etat en référé liberté "pour obliger le gouvernement à prendre des mesures drastiques" de confinement face à la propagation du coronavirus et les juges administratifs leur donnent raison, pointant des autorisations "trop larges" de pratiques sportives individuelles, telles que le jogging, et ils demande leur réexamen.

Elle enjoint aussi au gouvernement de "préciser" le "degré d’urgence" des motifs de santé justifiant un déplacement et d’ "évaluer les risques pour la santé publique du maintien (…) des marchés ouverts, compte tenu de leur taille et de leur niveau de fréquentation".

"Si l’économie générale de ces mesures ne révèle pas une carence des autorités publiques, la portée de certaines dispositions présente néanmoins un caractère ambigu", ont souligné les hauts magistrats de la section des contentieux, Jean-Denis Combrexelle (directeur général du travail au ministère du Travail et de l'Emploi pendant treize ans, 2006-2014), Nicolas Boulouis (conseiller d'Etat promu président de chambre en 2019) et Christophe Chantepy (PS, ancien responsable du site 'Désirs d'Avenir' de la candidate malheureuse Ségolène Royal, à la présidentielle de 2007).

Refus du "confinement total" demandé par les professionnels de santé

Résultat de recherche d'images pour "FESSE A mACRON"
"Un confinement total tel que celui demandé par les requérants pourrait avoir des implications graves pour la santé de la population", ont estimé les trois juges, qui ont examiné dimanche matin la requête des syndicats Jeunes Médecins, de l’Intersyndicale nationale des internes (ISNI) et de l’ordre des médecins, qui ne sont pas des hauts-fonctionnaires.

Ces hauts magistrats devaient se prononcer en urgence sur le décret gouvernemental du 16 mars fixant les règles du confinement. Ce décret est jugé trop laxiste par les syndicats, qui dénoncent une "atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale", en l’occurrence le "droit à la vie", à la différence des foetus. Ils peuvent faire appel de cette décision.

Un confinement total impliquerait un ravitaillement à domicile, ce que la Chine a su organiser. En France, il "ne peut être organisé sur l’ensemble du territoire national - de l'avis des juristes contre les soignants -  compte tenu des moyens dont l’administration dispose, sauf à risquer de graves ruptures d’approvisionnement et à retarder l’acheminement de matériels indispensables à la protection de la santé", estime le Conseil.
"En outre, la poursuite de certaines activités essentielles, telles que celle des personnels de santé ou des personnes participant à la production et à la distribution de l’alimentation, implique le maintien d’autres activités dont elles sont tributaires", notamment les transports en commun.

Les médecins demandaient en outre des mesures pour assurer la production à échelle industrielle de tests de dépistage et le dépistage des personnels médicaux. 
Les juges des référés leur opposent que "les autorités ont pris les dispositions avec l’ensemble des industriels en France et à l’étranger pour augmenter les capacités de tests dans les meilleurs délais".

mercredi 29 août 2018

Education sexuelle dès la maternelle: ce qu'il y a de vrai

Non, la masturbation n'est pas enseignée aux enfants en maternelle, pas à proprement parler

Une rumeur sur les cours à l'école refait surface sur internet


Le pédopsychiatre Maurice Berger ne sait pas ce qu'il dit, ni ce qu'il fait ?
Sa vidéo, titrée "Alerte sur 'l’éducation sexuelle' des enfants" et jugée alarmante, sans contestation sur le fond, fut relayée par le professeur Joyeux, avec alerte sur un document de l’OMS, accusé de favoriser la "pédophilie." Le pédopsychiatre s’inquiète donc de la diffusion de ce document de l'OMS dans les écoles françaises et l’Education nationale se défend alors de l'utiliser.

On notera que le sujet est récurrent et l'opinion attentive à ne pas laisser se répandre une série de menaces qui, pour certaines, ont d'ailleurs trouvé à s'exprimer au travers de la contestation des races et des sexes et à s'insinuer dans la loi, puisqu'elle nie désormais en France la réalité des caractères physiques des 'races', comme psychologiques des "sexes", réduits à l'état de "genres" et bientôt de notions : le Républicain social (passereau ci-contre) ne présente pas de dimorphisme sexuel visible par l'œil humain. 

Le sexe de l'homme passe du statut de tabou à celui de choix ou de convenance personnel.
C'est le cas lorsque l'évolution de l'espèce entre mâles et femelles s'explique par la sélection sexuelle ou le conflit sexuel, ainsi que par des pressions de sélection différentes liées à l'investissement parental (familles mono-parentales, recomposées, etc. Le "premier de cordée" est-il une espèce en voie de disparition ?

L'espèce humaine fait exception à la règle universelle: les races n'existeraient pas chez l'homme, mammifère supérieur, pas plus que les sexes, à la différence de l'espèce animale, à qui on prête désormais et paradoxalement des ...sentiments. Les idéologies sexistes (homophiles et féministes) et raciales nient ainsi la biologie, la science étant contestée par la pensée.   

La vidéo est censurée par YouTube : impossible de se faire sa propre opinion. 
Tout le monde en parle, mais qui l'a vue ? Près de 159.000 Youtuber ont pu la visionner (et revisionner), à condition d'avoir été alerté(e) en son temps, juin 2017. Elle a été reprise sur le site du professeur Joyeux, radié en 2016 de l’Ordre des médecins, radiation annulée en appel en juin 2018. L'Ordre des médecins a aussitôt décidé d'aller en cassation devant le Conseil d'Etat, deux jours après que le professeur Joyeux, 73 ans, auteur de pétitions anti-vaccins, a été blanchi en appel par la chambre disciplinaire nationale de l'Ordre des médecins, organe, indépendant du Conseil national: la radiation n'était "pas suffisamment motivée".

Le professeur Joyeux et le pédopsychiatre mettent en cause un document publié par l’Organisation mondiale de la santé (OMS)

Les deux scientifiques accusent de favoriser la pédophilie un document  intitulé "Standards pour l’éducation sexuelle en Europe", et le site internet Onsexprime,  

Qu’est-ce que le site 'onsexprime' ?
Ce site a été bâti sous l’égide de Santé publique France, un établissement public sous tutelle du ministère chargé de la Santé. Ce site a pour mission d' "informer le grand public sur le thème de la sexualité (des adolescents), mais se défend de chercher à supplanter" le conseil d’un professionnel de santé."

Le site propose aux ados, sa cible, des limites claires pour leur sexualité : "Si on a un peu peur de certaines (pratiques sexuelles) ou qu’on n’en a pas vraiment envie, il ne faut surtout pas se forcer. Savoir dire non", est-il écrit dans la section 'Les pratiques sexuelles' Le critère est la recherche du plaisir "Et quand ça se passe pas comme on le voudrait ?" (attention la syntaxe...).

Faut-il s’inquiéter des recommandations de l’OMS ?
C'est la presse qui prétend détenir la réponse... 
Contrairement à ce qui est affirmé dans la vidéo (on ne pourra pas vérifier : ça fait partie du "secret des sources"?), ce document (normatif de "santé sexuelle", sic), publié par le bureau européen de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), n’est pas "obligatoire." Ces " standards pour l’éducation sexuelle en Europe" [et non en Afrique, toute considération raciale étant évacuée !] constituent un "cadre de référence" pour les décideurs politiques, les autorités compétentes en matière d’éducation et de santé et les spécialistes. Ce document n’est pas une loi et ne peut donc pas être obligatoire en France. Il est incitatif et on sait que si un pays nordique, ou non, européen, ou non, tente l'expérience proposée par les technocrates de l'OMS, il se trouvera bien en France un "acteur" politique en mal d'inventivité (et de visibilité) pour  s'approprier le document. La réponse à la question de l'inquiétude à avoir n'est pas venue. Question philosophique...

Que contient-il ?
Les rédacteurs préconisent-ils d' "expliquer aux enfants âgés de zéro à quatre ans ce qu’est la masturbation infantile précoce et de leur proposer de jouer au docteur", comme le développe le pédopsychiatre ? Dès l’introduction, les rédacteurs de ces standards prennent des précautions, posant des garde-fous (car les fous, c'est les autres...): l’éducation sexuelle doit être adaptée à l’âge. Ils donnent pour exemple la situation suivante : "si un enfant de quatre ans demande d’où viennent les enfants, la réponse "du ventre de maman" est une réponse suffisante et adéquate." Exemple qui ne vaut rien, pas plus que de se prendre la tête à la vue du petit de trois ans qui se "tirlipote" paisiblement.

"Figure emblématique de la contre-révolution bourgeoise",
Daniel Cohn-Bendit écrivit un livre en 1975 exposant sa satisfaction de travailler comme aide-éducateur en jardin d’enfants autogéré, déclare ce proche du communisme libertaire, les tout-petits prenaient du plaisir à le "tirlipoter"... En 2001, une polémique éclata tout de même à propos de son livre, des passages scabreux apparaissant toujours, vingt-cinq ans plus tard, comme une incitation à la pédophilie. 50 ans après la révolution sexuelle de Mai 68, les féministes focalisent l'attention sur les violences sexistes et sexuelles entre adultes, mais la loi Schiappa d'août 2018 ne veut toujours rien savoir de l'abus sexuel et du viol sur mineur(e) de 15 ans : les parlementaires n'ont certes pas débattu du sexe des anges (notion obsolète), mais ont ergoté sur l'âge du non-consentement de la fille africaine ou du garçon caucasien, pêle-mêle, sans aboutir. 
Pour le journal L'Express, "la complaisance de l'époque pour les excès de langage — et parfois d'actes [sic] — des militants de la libération sexuelle s'accompagnait d'un véritable aveuglement : l'enfant, croyaient-ils, ne demandait qu'à exprimer sa sexualité, et c'était l'interdit qui constituait un abus sexuel. Cette complaisance, qui a servi d'alibi et de caution culturelle à bien des pédophiles, masque aussi une autre réalité, l'infantilisme d'une mouvance." La majorité présidentielle actuelle est-elle plus mûre ?
La majorité présidentielle et la loi Schiappa protègent-elles les pédophiles ?
En 2018, les clients de la prostitution ne bénéficient pas des mêmes indulgences.
La pédophilie peut perdurer sans entraves. Si les agressions sexuelles sur mineur sont depuis longtemps punies par la loi, et si la pédophilie a, au sens psychiatrique, été théorisée dès 1886, le traitement du phénomène a varié au cours du xxe siècle. En effet, dans la seconde moitié du siècle, certains courants d'opinion libertaire  - relayés  par des personnalités et des organes médiatiques  - ont ouvertement fait la promotion de la pédophilie, avant que celle-ci ne devienne, dans les années 1990, l'objet d'une réprobation vertueuse et d'une répression théoriques.

Dans les années 1960 et surtout 1970, dans le contexte de la "révolution sexuelle", les pédophiles sont parfois considérés comme une minorité sexuelle marginale, libérée et sans danger. Ils trouvent des défenseurs dans certains milieux politiques, singulièrement au PS et dans les diverses mouvances d'extrême gauche révolutionnaire, comme au sein du militantisme homosexuel.
L'apologie de la pédophilie, si elle demeure très minoritaire dans l'opinion, est exposée à l'époque dans un certain nombre de discours politiques et de prises de position publiques, notamment dans les media officiels qui considèrent comme "réactionnaire" le fait de dénoncer cette déviance sexuelle. 
Résultat de recherche d'images pour "cohn bendit pedophile"
Le Front homosexuel d'action révolutionnaire (FHAR), de même que certains courants de l'extrême gauche prennent en France la défense des pédophiles. Des intellectuels comme Michel Foucault ou Guy Hocquenghem (animateur du FHAR) dénoncent la séparation sexuelle entre enfants et adultescomme stigmatisant un "nouveau régime de contrôle de la sexualité", un ordre moral.

Des journaux comme Libération ou Le Nouvel Observateur, et plus discrètement, Le Monde, font la promotion de ces libertés sexuelles,
prenant le parti des pédophiles poursuivis par la justice. Des pétitions contre la législation sur la majorité sexuelle sont signées en France par des personnalités de premier plan. La plus célèbre, publiée dans le journal Le Monde (26 janvier 1977), prend la défense de trois hommes condamnés pour attentats à la pudeur : elle est notamment signée par Louis Aragon, Francis Ponge, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Gilles Deleuze, André Glucksmann, Guy Hocquenghem, Bernard Kouchner, Jack Lang, Gabriel Matzneff, Catherine Millet et Jean-Paul Sartre
Dans un débat sur France Culture, service public, publié ensuite sous le titre La Loi de la pudeur,
Michel Foucault disserte sur la nécessité d'abolir en France la loi sur la majorité sexuelle. Des écrivains comme Gabriel Matzneff ou Tony Duvert disent leur goût pour les très jeunes adolescents, voire les enfants : le second se dit ouvertement pédophile, et écrit avoir eu des partenaires sexuels âgés de six ans.Ainsi la Loi Schiappa continue-t-elle de s'aligner sur les turpitudes des lobbies pédophiles.
L’OMS recommande toutefois de commencer tôt l’éducation sexuelle et sachant que les parents ont toujours peur de commettre l'irréparable en manquant une phase du développement de leur tout-petit, la portée des recommandations de cette lecture est incommensurable, ou l'OMS aurait perdu toute fiabilité, et, en tout état de cause moins onéreuse qu'une visite chez le pédiatre, car le médecin généraliste est un bon à rien, selon les nouvelles mamans qui travaillent et délèguent. L'OMS, quant à elle, se fait sûrement peur de tant de hardiesse, car elle entend cette expression dans un sens large. Mais des généralités pour tous sont-elles valables pour chacun(e) ?
"L’éducation sexuelle ne se résume pas à fournir des données factuelles sur la reproduction et la prévention des maladies [c'est l'information sexuelle dispensée dans les collèges : si c'est au programme de la classe, peu importe le stade individuel de développement de telle ou tel]. Elle doit [une obligation, donc, finalement] aider l’enfant à développer ses sens et la perception/l’image de son corps, à renforcer sa confiance en soi et son autodétermination, à se comporter de manière responsable envers soi-même et envers autrui."

Polémique depuis plusieurs années, ce document n'a pas été incinéré. 

La vigilance des spécialistes ne doit pas se relâcher : la menace court toujours.
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En 2014, la rumeur d’une réforme "innovante" et "de progrès" sur l’éducation sexuelle à l’école avait circulé, provoquant la stupeur et un mouvement de protestation par SMS. Un collectif fut aussitôt accusé de 'complotisme' et d'incitation des parents à retirer leurs enfants de l’école pendant une journée, en signe de protestation. Ces parents vigilants (et réactionnaires) furent accusés d'appartenance à l'extrême droite : contester les thèses gauchistes expose aux insultes.  

En août 2018, une pétition lancée par un mouvement pour le respect de l'être humain a réactivé la vigilance, estimant que le texte de l'OMS vise à "légaliser la pédophilie", une visée qui ne peut être exclue.

Alors, quelle éducation sexuelle est enseignée aux élèves ?
"Il n’est évidemment pas question de parler de masturbation aux élèves de maternelle !", rassure d'emblée une représentante anonyme de l’Education nationale à 20 Minutes. L’éducation à la sexualité ne constitue pas en soi un programme [qui a dit ça?], mais s’inscrit dans un socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Aucun changement n’est prévu pour cette éducation, ajoute la représentante du ministère, enfonçant une porte ouverte, sans garantir quoi que ce soit.

Cette éducation "prend la forme d’une éducation au dialogue et non d’un discours sur la sexualité." Cette assertion n'exclut toujours pas que le dialogue puisse porter sur la masturbation, si le public musulman s'y prête. Il ne s’agit pas d’imposer des cours, notamment aux plus petits, mais de créer un " dialogue" : on n'avance pas. Les intervenants doivent procéder par binôme et être formés. Pourquoi les former si le dialogue porte sur des sujets anodins ? Ils doivent notamment veiller à "répondre de façon adaptée au niveau de maturité des élèves." 
Ce qui relève du tour de force dans un groupe d'âge mixte composé de migrants irakiens, soudanais ou tchétchène : c'est pourquoi ces thématiques doivent être laissées à l'appréciation exclusive des familles, sauf à vouloir formater les esprits. 

L’éducation à la sexualité va au-delà de l'information sexuelle.
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En visant l'intime, elle suscite des questions de santé publique (information sur les MST, sur l’accès à la contraception…) et, au fond - et en vérité-  à des problématiques sociétales ciblées : les relations entre les filles et les garçons, les violences sexuelles, la pornographie, la lutte contre les préjugés sexistes et homophobes… Sans stigmatiser telle ou telle religion qui abaisserait la femme, selon les critères occidentaux.

Par ailleurs, les parents d’élèves militants sont associés à la mise en place de cette éducation à travers la participation de leurs représentants aux instances des établissements scolaires.

Pour aller plus loin sur ce sujet, le portail Education à la sexualité sur le site Eduscol recense les outils officiellement utilisés pour cette politique, ainsi que les textes officiels utilisés comme support. Sans garantie que s'ingère un intervenant extérieur ou une association, telle le planning familial.

Marlène Schiappa s'élève contre la critique


Résultat de recherche d'images pour "éducation à la sexualité"La ministre s'est insurgée mardi contre des publications révélant que des cours d'éducation sexuelle seront dispensés à la maternelle. Ainsi nie-t-elle, après Najat Vallaud-Belkacem, que l'école publique puisse déraper et que les enfants "apprendront la masturbation" au détour d'un dialogue. 
Elle invite toutefois les parents à s'en assurer en contactant "leur établissement, les équipes éducatives ou la loi", au risque de faire repérer leur enfant.

"Il est hors de question d'enseigner ni la masturbation, ni aucune pratique sexuelle à des enfants, et encore moins à 4 ans", a déclaré lors d'un "Facebook Live" organisé par la République en marche la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes,
jouant sur les mots, en réponse à des questions d'internautes, sans renoncer à  l'éducation à la sexualité.
Pour les enfants, être sans cervelle, la découverte du corps doit être encadrée par l'école publique, obligatoire et laïque.

Plutôt que de tenter de convaincre, elle discrédite
"Attention, il y a des documents qui circulent qui ne sont pas vrais"
, a-t-elle poursuivi, à la place du ministre de l'Education, J.-M. Blanquer. "J'ai passé l'été à voir circuler sur les réseaux sociaux que le gouvernement était sataniste, que nous avions légalisé la pédophilie, que nous allions apprendre la masturbation à la maternelle... Ai-je vraiment besoin de démentir ?" La caricature, oui, la réalité, aussi.

Selon elle, ces "fausses informations", "sans source", émanent "de tracts imprimés on ne sait pas par qui et de fausses vidéos publiées sur des sites conspirationnistes". 


Il était grand tant qu'elle parlât, car sa collègue Vallaud-Belkacem, alors ministre des Droits des femmes, (ainsi que Daniel Cohn-Bendit) a pollué l'atmosphère avec la "théorie du genre" (qui a amené à l'effacement des sexes) ou l'ABCD de l'égalité (qui a conduit à l'interdiction de toute distinction de couleur entre les personnes)  

"Les extrémistes qui diffusent cela, copient-collent des argumentaires déjà utilisés contre Najat Vallaud-Belkacem, selon Schiappa, cernant lesresponsabilités  (...). Nous sommes sur des sujets brûlants qui prêtent parfois aux fantasmes et interprétations", a ridiculisé M. Schiappa, appelant les parents à ne croire que leur établissement, l'équipe éducative, les préfectures et la loi. Puisse l'Education nationale ne jamais dérailler sous l'impulsion d'un activiste ou d'une association révolutionnaire : si les djihadistes sont tous classés déséquilibrés, pourquoi faire courir le moindre risque à nos enfants en permettant l'intervention de militants, même (surtout) souriants, bien appréciés de leurs voisins et parents.

Ce n'était ni une interprétation, ni un fantasme

L'ancienne ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem avait lancé à l'automne 2014 dans des classes volontaires les "ABCD" de l'égalité pour déconstruire les stéréotypes filles-garçons. Ils avaient été abandonnés après plusieurs mois de tempête donnant lieu à des rumeurs qualifiées d'infondées, notamment sur la masturbation en maternelle. Une obsession.

Marlène Schiappa a annoncé en juillet qu'une circulaire ne serait pas envoyée avant la rentrée aux recteurs pour qu'ils mettent en œuvre la loi de 2001 qui prévoit trois séances annuelles d'éducation à la sexualité, de l'école au lycée, afin d'apprendre le "respect dû au corps humain" et d'acquérir une "vision égalitaire" des relations femmes-hommes. Les imams seront juges.

Une enquête menée en 2015 auprès de 3.000 établissements scolaires (publics et privés) par le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCE) a montré que cette loi de 2001 n'était pas systématiquement mise en oeuvre. 25% des écoles répondantes (contre 4% des collèges et 11,3% des lycées) déclaraient n'avoir mis en place aucune action ou séance. 

Si ce sont notamment les quartiers nord de Marseille et la Seine-Saint-Denis dans son ensemble, Mme Schiappa manque son objectif. Démissionnera-t-elle à l'heure du bilan ?