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samedi 1 février 2014

Municipales 2014: le nageur Frédérick Bousquet rejoint Gaudin à Marseille

Le vice-champion olympique soutient le maire sortant UMP 

Frédérick Bousquet figurera sur les listes du maire UMP de Marseille


en position éligible  lors des prochaines municipales. Le champion de natation était présent  dans les locaux de la permanence UMP de Jean-Claude Gaudin, le mercredi 29 janvier 2014.
"Je suis ravi, excité et impatient de découvrir un nouveau monde et une nouvelle aventure, ce ne sera pas la seule, ma carrière sportive est loin d'être terminée", a déclaré Frédérick Bousquet, lors d'une conférence de presse à la permanence de Jean-Claude Gaudin alors que le sénateur-maire est en tête des estimations.

"Ma démarche s'inscrit dans la continuité de mes relations avec la mairie", a souligné le quadruple champion d'Europe (2010 et 2012), vice-champion olympique et plusieurs fois médaillé aux championnats du monde, qui s'entraînedepuis huit ans au Cercle des nageurs de Marseille.

A Valls, le socialiste Mennucci aurait préféré le champion

Mennucci, en retrait
second à partir de la droite
A une longueur derrière, le poulain de Valls regimbe
"Jean-Claude Gaudin a remplacé la pénurie de piscines par un champion olympique", a grogné, lors d'une conférence de presse le candidat PS, Patrick Mennucci.
"On est à la limite du conflit d'intérêts", a lancé le socialiste qui vient de recevoir son parrain, le ministre de l'Intérieur en campagne à Marseille. Selon le PS, une convention d'occupation d'un bâtiment municipal a été passée avec une société privée "sans le moindre appel d'offre", lors du dernier Conseil municipal, qui "prévoit l'aménagement d'un centre de bien-être et de remise en forme, pour un loyer extrêmement faible de 2.083 euros par mois".
"Quelques jours plus tard, nous découvrons que derrière ce projet se trouvent Paul Leccia", le président du Cercle des nageurs, "et Jean-François Salessy, agent de Frédérick Bousquet", s'étonne dans un communiqué, Nathalie Pigamo, candidate PS aux municipales, tout aussi amère que son patron. De plus la nageuse Laure Manaudou, avec laquelle Frédérick Bousquet a eu une fille, est "porteuse médiatique du projet", lance le PS en perte de vitesse et de crédibilité.

Le sportif figurera sur la liste du 1er secteur conduite par le député UMP Dominique Tian. "Ma place sur la liste m'importe peu", a expliqué le nageur qui veut se "mettre à la disposition du maire pour aider au maximum", comme un "ambassadeur" de la ville dans le domaine du sport. 
Selon Dominique Tian, le nageur "rentrera au conseil municipal", indiquant par là qu'il sera en position éligible.
"Je suis sûr que je trouverai les parallèles entre vie sportive et vie politique", a estimé Frédérick Bousquet. 

Maire des 6e et 8e arrondissements, Yves Moraine a promis "d'autres petites surprises" sur les listes UMP qui "au-delà des têtes d'affiches accueilleront d'autres personnalités de la société civile".


lundi 8 juillet 2013

Alain Mimoun, un digne de la République nous laisse orphelins

Hommage national à Alain Mimoun, ce lundi

"Alain Mimoun est mort", titrent sobrement Libération et Le Monde

Il a fait honneur à son pays
L'athlète français Alain Mimoun, champion olympique du marathon à Melbourne en 1956, est décédé vendredi 28 juin à l'âge de 92 ans. Considéré comme une légende du sport français, Alain Mimoun, qui s'est éteint jeudi, avait en outre remporté trois médailles d'argent olympiques : sur 10 000 m en 1948, et sur 5 000 m et 10 000 m en 1952.

Né en Algérie le 1er janvier 1921 sous le nom d'O'Kacha Mimoun, ce valeureux combattant de la seconde guerre mondiale sur plusieurs fronts avait gagné au cours de sa carrière une trentaine de titres nationaux, sur 5 000 m, 10 000 m, en cross et en marathon. Dès l'annonce de sa disparition, à la mi-journée, les hommages se sont succédé pour saluer un homme de caractère, à la résistance inouïe, qui courait encore à son âge plusieurs kilomètres par jour.

"Un magnifique Français," se souvient F. Hollande :
Dans un communiqué, François Hollande a salué ce "combattant de la France libre", "magnifique Français", qui a "marqué profondément l'histoire du sport français" et a "aimé et servi la France". Envoyé combattre sur le front belge, en Tunisie puis en Italie, Alain Mimoun a failli y perdre la jambe gauche en frôlant une amputation après avoir reçu un éclat d'obus.

Jean-Marc Ayrault a pour sa part souligné la "victoire exceptionnelle" à Melbourne en 1956, d'un "grand serviteur de la France" qui a "inscrit son nom dans le panthéon du sport français". "Alain Mimoun laisse la France orpheline d'une de ses plus belles figures", conclut le premier ministre.

Michel Jazy, médaillé d'argent aux JO de Rome en 1960 sur le 1 500 m, "garde une profonde admiration" pour celui qu'il a longtemps considéré comme un exemple à suivre. "J'ai eu la chance de partager la chambre d'Alain Mimoun pendant six semaines et j'ai vu l'intensité et le professionnalisme que ce garçon donnait pour réussir dans la finale olympique", a dit l'ancien champion sur RTL."Alain Mimoun a été pour moi un exemple et un modèle. Il me réveillait le matin à 5 h 30 pour aller courir et le soir il m'obligeait à aller au lit à 20 h 30. Alors que nous étions aux JO, je ne pouvais pas profiter des soirées qu'il y avait au village olympique !", s'est-il souvenu.

"C'est avec une grande tristesse [que] je viens d'apprendre le décès de Alain Mimoun. Repose en paix toi qui est si grand", a estimé pour sa part, sur son compte Twitter, Mehdi Baala, médaillé de bronze aux JO de Pékin sur le 1 500 m."J'avais l'impression que ça ne pouvait jamais lui arriver parce que je le voyais encore quand j'étais athlète, il devait avoir 75-80 ans, il courait encore dans le bois de Vincennes, donc toujours la passion de la course à pied", a dit de son côté sur BFM-TV Stéphane Diagana, ancien champion du monde de 400 m haies. "Je le pensais en bonne santé, j'ai toujours ces images en tête de quelqu'un de très âgé mais qui encore courait ou marchait ou était très actif", a-t-il ajouté.

La consécration de Melbourne


La ministre des sports, Valérie Fourneyron, a pour sa part salué dans un communiqué "l'athlète tricolore le plus médaillé de tous les temps, un exemple de droiture et de gentillesse". Né en "Algérie française", il a découvert la course à pied un peu par hasard, à l'armée, peu après son engagement à l'âge de 19 ans.

De retour à Paris après la guerre, l'ancien combattant va commencer à régner sur les courses de fond françaises à partir de 1947, en
accumulant les titres nationaux et les records. Cette époque marquera aussi la naissance de sa rivalité teintée d'amitié avec le Tchécoslovaque Emil Zatopek, derrière lequel il terminera à chaque fois aux JO de 1948 et de 1952.
VOIR et ENTENDRE l'évocation de l'exploit de Mimoun terminant 2e du 10 000 m derrière Zatopek en 1948:



Quatre ans plus tard, Alain Mimoun connaît enfin la consécration à Melbourne,

sous une température de plomb, au lendemain de la naissance de sa fille prénommée, avec beaucoup d'espoir, Olympe. Au terme de deux heures et vingt-cinq minutes d'effort, le coureur français à la moustache bien mise et au petit mouchoir noué aux quatre coins sur la tête entre dans l'histoire en devenant champion olympique. Son ami et rival de toujours, Zatopek, se classe sixième et l'enlace à l'arrivée.


Symbole de sa ténacité, Mimoun décrochera
son dernier titre de champion de France de marathon à l'âge de 45 ans, en 1966. Il détient d'ailleurs toujours plusieurs records nationaux dans la catégorie vétérans.


VOIR et ENTENDRE Monsieur Alain Mimoun évoquer ses plus grands exploits en mai 2004:

mardi 22 mai 2012

Hollande choisit l'ex-gendre de Jacques Chirac à l'Elysée


Un champion olympique de judo pour la garde rapprochée de la "gauche molle" ?

A 21 ans, Thierry Rey décroche une médaille aux Jeux de Moscou en 1980, un an après son titre de champion du monde des moins de 60 kg. Placé en club à 10 ans pour catalyser son énergie débordante, le jeune Thierry a laissé tomber les études pour le judo avant de passer le bac. 
Il range le kimono à 25 ans, sans regret et rêve de devenir acteur. 
Rey vit une histoire d'amour avec Miou-Miou et se lance dans la comédie. Au ciné comme à la télé, on le cantonne dans des rôles de "loubard". On le retrouve face à Michel Serrault une première fois dans Ennemis Intimes (1987), puis l'année suivante dans Bonjour l'angoisse, avant des petits rôles alimentaires à la télévision comme dans la série Antoine Rives, juge du terrorisme. 


Il rêve alors de devenir consultant. 

Le directeur des sports de Canal+, Charles Biétry, l'appelle et lui propose de couvrir les JO de Barcelone. Rey enchaîne expertise technique et blagounettes efficaces pour le plaisir du téléspectateur, jusqu'à devenir la révélation télé de l'édition 1992. 

A son retour de Catalogne, le patron de Canal+, Pierre Lescure, l'engage au service des sports et élargit son intervention au foot, au rugby et à la boxe. Journaliste-supporter mais "loubard" au coeur tendre, il n'a pas retenu ses larmes lors du deuxième titre olympique à Sydney en 2000 de David Douillet, membre de son Paris Judo. 

Il se retrouve gendre du président Chirac. 
Le judoka vit le grand amour au milieu des années 90 avec Claude, la fille de Jacques Chirac. Pas de mariage, mais un enfant, Martin, qui naît un an après que son grand-père accède à l'Elysée, en 1995. Rey connaît bien le palais présidentiel, comme conseiller et comme intime. 

Il rêve toujours et, cette fois, de devenir patron de club.
Thierry Rey a fondé le PSG Judo en 1992, rebaptisé Paris Judo dix ans plus tard. David Douillet, Djamel Bouras, Teddy Riner... avant d'être absorbé par le prestigieux Paris Lagardère Racing en 2007. L'écurie de Rey totalise trois titres olympiques et huit titres de champions du monde. 
Passé directeur du haut-niveau pour le Racing version Lagardère en plus de sa casquette président de la section judo, il démissionne en septembre 2010. "Arnaud Lagardère a stoppé son investissement dans le sport mécénal en fermant le Team Lagardère et en baissant le budget dans toutes les sections. Il a abandonné son projet initial, alors j'ai préféré partir," a-t-il expliqué au Monde

Dernier job en date, conseiller du président.
Après Jacques Chirac, Rey mise sur François Hollande et soutient le futur président de la République dès les primaires socialistes. Il travaille alors avec Valérie Fourneyron sur le programme sportif du candidat. 
Nommée à la tête d'un grand ministère des Sports, de la jeunesse, de l'Education populaire et de la Vie associative, elle entraîne Rey derrière elle comme conseiller sport. Une nouvelle expérience, à 52 ans, avant d'autres aventures.