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vendredi 20 mars 2015

La gauche consultait Patrick Buisson: Mélenchon balance Cambadélis


PS et Front de gauche s'encanaillaient avec le sulfureux journaliste !

Cambadélis a beaucoup à cacher, à avouer et se faire pardonner


Mediapart a affirmé que le premier secrétaire du PS a usurpé une partie de ses diplômes avant de présenter sa thèse. Un livre révèle maintenant que Jean-Christophe Cambadélis avait même assisté à la remise de la légion d'honneur de l'infréquentable Patrick Buisson au côté de Jean-Luc Mélenchon. 
Or, bien qu'elles se disent bien informées, les deux auteurs du bouquin, les journalistes du quotidien socialiste Le Monde, passent la présence Jean-Christophe Cambadélis sous silence. Leur mission semble donc de cibler exclusivement Jean-Luc Mélenchon. Comme si Matignon et l'Elysée tenaient leurs stylos ou avaient pris le contrôle de leurs ordinateurs. Exploitant en fait un filon  vieux de trois ans, leur investigation visant les relations de Buisson avec le conseiller de N. Sarkozy éclabousse un partie seulement de la gauche : Mélenchon et Buisson, son "Mauvais génie,"  se connaissent depuis plusieurs années ! PaSiDupes en avait déjà parlé en son temps... 
Les journalistes d'investigation (!) affirment que l'ancien journaliste d'extrême-droite conseillait de temps à autre Jean-Luc Mélenchon, ex-socialiste passé à l'extrême gauche, quand des élus et syndicalistes du PCF et de la CGT sont passés à l'extrême droite. "Mélenchon a pris l'habitude de consulter son nouvel ami avant chaque décision stratégique. Buisson met avec plaisir sa science des sondages à son service. Il est de ceux qui l'encouragent à quitter le Parti socialiste en 2008. (…) Les conseils du collaborateur de Nicolas Sarkozy ne sont évidemment pas désintéressés : tout ce qui peut déstabiliser le Parti socialiste est bon à prendre. Lorsque l'ami Jean-Luc se décide à concourir à la présidentielle, son conseiller occulte le convainc, chiffres à l'appui, qu'il a un espace à conquérir à gauche du PS." Aujourd'hui, tout ce qui peut "déstabiliser" le Front de gauche "est bon à prendre", mais ce qui est dérangeant, c'est que les deux drôles de collègues de Gérard Davet et Gérard Lhomme publient à quelques jours des Départementales... Valls et Hollande ne pouvaient espérer plus opportun.

Pour sa défense, Mélenchon invoque des excuses variables au gré de ses humeurs. En 2012, face à Jean-Jacques Bourdin, le candidat du Front de gauche aux présidentielles est dans la dénégation nerveuse: "Je ne connais pas Patrick Buisson, je l'ai vu une fois. Pourquoi me parlez-vous de monsieur Buisson? Est-ce que je vous demande qui sont vos potes ?"

Face à Marc Oliver Fogiel, récemment dans l'émission Le Divan, Mélenchon propose un argumentaire plus sophistiqué mais pas vraiment plus convaincant: « Aller à la légion d'honneur de Patrick Buisson par Nicolas Sarkozy, c'est une gourmandise, un spectacle gratuit. J'y vais. Je vois le président de la république qui dit remercier l'homme qui lui a permis d'être élu. C'est extraordinaire !".

VOIR et ENTENDRE les réponses de Mélenchon à Fogiel, le 17 février 2015:

Jean-Luc Mélenchon nie avoir été conseillé par Buisson

Mercredi, le député européen Jean-Luc Mélenchon a qualifié  de "pure invention" les liens avec Patrick Buisson, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, que lui prêtent les deux journalistes du Monde au service de l'Etat-PS.

Dans leur livre de circonstance publié à quelques jours des élections départementales, elles  écrivent que Jean-Luc Mélenchon et l'ancien journaliste d'extrême droite se connaissent depuis 22 ans, sont amis, et que le premier a conseillé le second lors de la présidentielle de 2012. 
"Mélenchon a pris l'habitude de consulter son nouvel ami avant chaque décision stratégique. Buisson met avec plaisir sa science des sondages à son service. Il est de ceux qui l'encouragent à quitter le Parti socialiste en 2008", écrivent-elles, selon les extraits publiés par le journal socialiste des trois multi-millionnaires Bergé, Niel et Pigasse.

Le co-fondateur du Parti de gauche a vivement démenti tout lien de cet ordre avec Patrick Buisson, allant jusqu'à y voir une manoeuvre en pleine campagne des élections départementales et estimant que les deux journalistes sont des "agents d'ambiance au service d'un système en perdition".

"Pour stimuler la polémique et tâcher de faire des ventes, une histoire est inventée qui fait de moi l'ami personnel de monsieur Buisson et de lui mon confident et conseiller. Pure invention", écrit le député européen du Parti de gauche sur sa page Facebook.

"J'ai jouté de nombreuses fois contre monsieur Patrick Buisson sur des plateaux de télé (...) J'ai accepté son invitation a la remise de sa légion d'honneur à l'Elysée il y a quelques années. Je m'y suis trouvé aux côtés de Jean-Christophe Cambadélis", premier secrétaire du PS, ajoute-t-il.
"J'ai dû rencontrer une fois dans un bar monsieur Buisson à propos d'un livre qu'il écrivait dont j'ai oublié le sujet. A cela se limitent nos relations. Je n'ai aucune raison de dénigrer cet homme dont la distance politique avec moi n'a pas à être démontrée ni prouvée au motif que deux personnes mal intentionnées voudraient m'y contraindre."

Jean-Luc Mélenchon dit avoir été contraint de démentir après une "nouvelle agression" pour éviter aux candidats du Front de gauche "d'être atteints par ce genre de malveillance", qu'il attribue aux médias avec lesquels il se montre souvent sévère.
VOIR et ENTENDRE Mélenchon se fâcher tout rouge en avril 2012 face à J.-J. Bourdin sur RMC tout en moquant les accusateurs:

Etrange silence des trotskistes de Médiapart. 
Pas d'enquête sur ce qui fait le miel habituel de ce e-journal révolutionnaire: les connivences secrètes des gens de pouvoir.

Les liens supposés entre Mélenchon et Buisson suscitent du "dégoût" chez Marine Le Pen 

La présidente du FN dénonce cette "alliance subliminale" entre le leader du Parti de gauche et Buisson.

"Mélenchon a pris l'habitude de consulter son nouvel ami avant chaque décision stratégique… Lorsque l'ami Jean-Luc se décide à concourir à la présidentielle, son conseiller occulte le convainc, chiffres à l'appui, qu'il a un espace à conquérir à gauche du PS. Une alliance subliminale se scelle alors entre les deux hommes", écrivent les deux auteurs, qui dénoncent une forme d'accord tacite avec Nicolas Sarkozy pour lequel aurait plaidé Patrick Buisson afin d'affaiblir François Hollande.

"Je n'ai aucune raison de dénigrer cet homme dont la distance politique avec moi n'a pas à être démontrée ni prouvée au motif que deux personnes mal intentionnées voudraient m'y contraindre", a dit le leader du Parti de gauche.

L'information a fait bouillir Marine Le Pen. 
Interrogée par Le Figaro, la présidente du FN fait part de son "dégoût profond" pour cette manipulation de l'opinion par la presse. "Cette alliance entre Sarkozy et Mélenchon, durant la présidentielle, est tellement révélatrice du cynisme et de l'opportunisme dont les Français ne veulent plus! Cela démontre que Nicolas Sarkozy ne reculera devant rien." La présidente du Front national dénonce les "renvois de compliments de l'un à l'autre". "Nous avions détecté qu'ils cachaient quelque chose mais ce que nous ne savions pas était que Buisson faisait le relais", ajoute-t-elle.
VOIR et ENTENDRE Mélenchon dénoncer la mise en scène de Marine Le Pen par les media à la solde du PS:

Sans nier l'éventuel opportunisme d'une telle publication à la veille des départementales, la présidente du FN ne croit pas que cela aura une influence directe sur les scrutins des 22 et 29 mars. En revanche, elle se dit convaincue que "M. Mélenchon va avoir quelques soucis pour expliquer ça à ses camarades" du Front de gauche.

Cambadélis et Mélenchon, c'est bonnet rouge et rouge bonnet

Mélenchon entretenait donc des relations plutôt cordiales avec Patrick Buisson, au point d'en faire son "conseiller occulte". Des affirmations gênantes pour le meneur de la gauche anti-austérité française qui pourraient bien, si elles s'avèrent exactes, mettre définitivement un terme à ses espoirs d'un "Syriza" à la française.

Jean-Christophe Cambadélis, son ancien camarade de parti, beaucoup plus épargné par la polémique, bien que présent lui aussi, au même titre. L'un et l'autre trotskistes racontent qu'ils avaient l’habitude de côtoyer Buisson, croisant le fer régulièrement avec lui sur les plateaux-télés et dans l'émission de Michel Field sur LCI. D’ailleurs, dans un portrait consacré à Buisson et publié dans Télérama en 2009, Buisson soulignait avoir des discussions "avec des responsables de gauche". Et le journaliste de préciser : "Parmi eux, le hiérarque socialiste Jean-Christophe Cambadélis et le chef du nouveau Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, deux anciens révolutionnaires limitant au débat leur "estime" pour cet adversaire qui se revendique pourtant de la "génération Occident", le groupuscule d'extrême droite dissous en 1968."
VOIR et ENTENDRE Mélenchon se défendre en mouillant Cambadélis (aller à 18'35) sur RMC ce matin et s'en prenant aux journalistes sectaires du journal Le Monde qui "le pourchassent sans arrêt":  

Une relation 
que Valls stigmatise sélectivement à droite, mais qu'il occulte chez les socialistes Mélenchon et Cambadélis.


mardi 11 novembre 2014

Valls aurait demandé à ses services d'identifier les sources d'un journaliste du Figaro

L'exécutif ne fait pas plus pression sur la presse que sur la justice...

Simplement autant !
Manuel Valls a bien passé un coup de téléphone à un journaliste du Figaro... Le 6 février 2014, Manuel Valls s'est explique sur ses méthodes révélées par une information de L'Express qui assure qu'il aurait demandé à ses services d'identifier les sources d'un journaliste du Figaro, alors que l'examen par l'Assemblée nationale de la loi sur la protection des sources des journalistes a été reporté sine die.

Le ministre de l'Intérieur dément, comme il l'avait déjà fait, le jeudi 6 février sur France 2 dans Des paroles et des actes.

Pour démentir directement auprès de lui les informations de l'hebdomadaire, Valls admet avoir passé un coup de téléphone direct au journaliste du Figaro en question, Jean-Marc Leclerc, spécialiste des questions de police et de justice. 

Le pouvoir socialiste veut percer le secret des sources 

Jean-Marc Leclerc confirme avoir reçu ce coup de téléphone mercredi 5 février au matin.

Après le
communiqué de la société des rédacteurs du Figaro dénonçant ces pratiques si elles étaient avérées et "mettant en garde quiconque serait tenté d'espionner un journaliste pour savoir d'où il tient ses informations", Manuel Valls a bien décroché son téléphone pour impressionner le journaliste

Jean-Marc Leclerc raconte :
"Il m'a dit ce qu'il a dit à l'antenne, mais je ne sais pas s'il dit vrai ou pas. 
Le  journaliste pointe "une fébrilité de la part des autorités"

"Je prends acte" de ce que dit le ministre, assure le journaliste.
"Il y a sans doute eu des indiscrétions dans son environnement", juge-t-il. 
"Il est évident que mon travail ne plaît pas. Peut-être que certains sont allés vite en besogne dans l'entourage du ministre."
Selon L'Express, Manuel Valls s'inquiète depuis plusieurs mois de la publication de documents internes à la police ou au corps préfectoral par Le Figaro, très critique de sa politique.
"Ce qui est sûr, c'est qu'il y a un climat qui n'est pas très sain. J'avais déjà quelques indications d'ordre personnel, mais je veux éviter de faire de la polémique, je veux juste faire mon travail, sans me mettre sur un piédestal." 
Le ministre aurait donc demandé à ses services, écrit l'hebdomadaire sur son site internet, d'identifier les informateurs d'un des journalistes spécialisés du Figaro, alors même que le gouvernement va défendre un projet de loi qui protège mieux les sources des media.

A la SDJ du Figaro, on se méfie des intentions du gouvernement:
 

Le SNJ s'est ému de la reculade -non motivée- du pouvoir socialiste

"La grande loi portant protection du secret des sources des journalistes, engagement fort du chef de l’Etat et de tous le ministres concernés de ce gouvernement socialiste jusqu’au premier d’entre eux, est reportée... sine die. Le Syndicat National des Journalistes (SNJ) s'est dit "surpris et choqué. L’annonce, aussi tardive qu’incompréhensible pour toute une profession, vient d’en être faite [le 14 janvier], alors que les parlementaires devaient se pencher sur le dossier le 16 janvier prochain. 
Le principe de l’inviolabilité du secret des sources est-il menacé par un gouvernement socialiste ? 
Très marqué à gauche, le SNJ le craint fort et en est à rappeler aux socialistes que "la protection des sources des journalistes est d’intérêt public. Elle est une obligation démocratique urgente". 
"Des années d’intense lobbying avaient abouti à la loi du 4 janvier 2010", rappelle le SNJ. Mais c'était avant le changement !...

Mélange des genres
Le journaliste Jean-Marc Leclerc a été reconduit dans un groupe de travail du ministère de l'Intérieur. Ce "comité Théodule" sur l'amélioration du contrôle et de l'organisation des bases de données de police rassemble notamment les syndicats de police et de magistrats, les associations de lutte contre les discriminations, la CNIL et le défenseur des droits. Rien de suspect, donc jusqu’ici.
Mais on y retrouve toujours quatre "personnalités qualifiées désignées par le ministre de l’Intérieur " fort consensuelles: le criminologue Alain Bauer, un franc-maçon notoire, proche de Manuel Valls (et patron de la société de consulting, AB Associates) ; deux représentants de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ, un organisme placé sous la tutelle du Premier ministre), et puis Jean-Marc Leclerc, journaliste au Figaro, au même titre qu'Alain Jakubowicz, président de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme, Dominique Sopo, président de SOS Racisme, Patrick Lozès, président du Conseil représentatif des associations noires ou Guillaume Poisson, président de SOS Homophobie. 
Gérard Davet ou Fabrice Lhomme aurait-il mieux convenu que ce grand reporter, spécialiste des sujets policiers au Figaro ? Eux aussi fréquentent l'Elysée et Matignon pour Le Monde, mais il aurait fallu prendre la paire...

samedi 8 novembre 2014

Jouyet confirme que Fillon aurait demandé à l'Élysée de "taper" sur Sarkozy

Le Monde suggère que Fillon serait un Judas

François Fillon dément


Le secret des sources recule de trois pas, selon les besoins de la cause
"Non, il n'a jamais demandé au secrétaire général de l'Élysée Jean-Pierre Jouyet de "taper" sur Nicolas SarkozyL'ancien Premier ministre a aussitôt réagi à l'information diffusée mercredi 5 novembre. "Le procédé qui consiste à me prêter la volonté de m'appuyer sur les plus hautes autorités de l'État pour faire pression sur l'autorité judiciaire est méprisable. La manœuvre est grossière", écrivait-il. 
Plongé dans l'embarras, Jean-Pierre Jouyet  a nié sans délai, jeudi 6 novembre:
"Il ne m'a, bien entendu, pas demandé une quelconque intervention, démarche par ailleurs inimaginable."
Après les caméras cachées, les micros cachés. Deux jours plus tard, les deux journalistes vedettes du quotidien socialiste Le Monde à l'origine de l'information maintiennent leur version. Mieux, ils assurent disposer d'un enregistrement audio où Jean-Pierre Jouyet raconte commentau cours d'un déjeuner le 24 juin, en plein scandale Bygmalion, François Fillon lui a demandé , de "taper" sur Nicolas Sarkozy. Voici ce qu'a déclaré le secrétaire général de l'Élysée, selon les deux journalistes barbouzes:
"En gros, son discours c'était de dire : 'Mais tapez vite ! Tapez vite !' […]

Et puis il me dit : 'Mais Jean-Pierre, t'as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir ?' Alors moi, je reviens voir le président [François Hollande], je lui dis : 'Voilà ce qu'a dit Fillon, c'était très intéressant, tout le machin…' Puis je lui dis : 'Ce qu'il demande, c'est taper vite.' Il me dit : 'Oui mais, taper vite, comment ? On peut pas [J'aimerais bien, mais j'peux point!], c'est la justice.' Je lui dis : 'Je te le fais pas dire, c'est ce que je lui ai dit [à Fillon]'."

Gérard Davet et Fabrice Lhomme 
vont plus loin

Ils interrogent Jean-Pierre Jouyet sur son ressenti par rapport à la requête de l'ancien Premier ministre. "Il voulait me faire passer vraiment le message : il était très choqué de ce qu'il avait vu. Et je connais Fillon, il n'aime pas Sarkozy, mais enfin, je ne l'ai jamais vu quand même balancer sur des affaires, estime le secrétaire général de l'Élysée, cité par Le Monde. […] Et après, la deuxième partie du déjeuner, c'était pour me faire passer : 'Mais agissez ! Agissez ! Faites le truc.'"

Un peu plus loin, Jean-Pierre Jouyet, précise à nouveau les propos de François Fillon, selon les deux terroristes de l'info :
"Il m'a dit : 'Faut aller vite', ça je me souviens. 'Faut aller vite (…)pour lui casser les pattes avant'.
Sous-entendu, avant que Nicolas Sarkozy n'officialise son retour en politique à l'issue de la campagne pour la présidence de l'UMP.

La Terre du Milieu
Le socialiste qui fut secrétaire d'État chargé des Affaires européennes du gouvernement Fillon, mais qui est repassé du côté de l'ombre, reconnaît s'être quand même interrogé sur la demande de l'ancien Premier ministre. 
"Quand Fillon m'a dit ça, j'ai dit, tiens, oui, on pourrait peut-être simplement signaler le machin… Mais François [Hollande] m'a dit : 'Non, non, on ne s'en occupe pas'", jure le secrétaire général de l'Élysée.

samedi 1 novembre 2014

1er novembre: le tarif de l'électricité augmente de 2,5%, malgré les promesses de Royal

Le nouveau mode de calcul, une excuse pour augmenter la facture

Ségolène Royal avait promis, à grands cris


La ministre socialiste 
était catégorique

A l'arrivée, les tarifs réglementés de l'électricité pour les particuliers  augmenteront bien de 2,5% à partir du 1er novembre, pour commencer.
Sur courant alternatif, la ministre rétropédale, en catimini

Le décret définissant la nouvelle méthode de calcul des tarifs réglementés de l'électricité fait gonfler la facture

Cette hausse intervient une fois les élections passées. Le gouvernement avait annoncé une hausse de 5% des tarifs qui devait s'appliquer au 1er août pour couvrir une partie du manque à gagner subi par EDF en 2012 et 2013, estimé à 1,14 milliard d'euros par la Commission de régulation de l'énergie (CRE). La précédente hausse - de 5%- avait été appliquée en août 2013. 
Or, l'effet aurait été désastreux avant les municipales et les sénatoriales. Elles ont de toute façon été catastrophiques pour le PS mais le pouvoir peut maintenant procéder sans états d'âme à la hausse prévue l'été dernier, mais différée et désormais définie par un nouvel arrêté tarifaire publié au Journal officiel. 

Les tarifs devaient augmenter plus modérément cet automne, assurait le gouvernement. 
Des rattrapages tarifaires repoussés par stratégie politicienne étaient devenus inéluctables.  Dans le détail, l'augmentation de 2,5% pour les particuliers se décompose en une hausse de 1,6% au titre de la nouvelle méthode de calcul et de +0,9% au titre du rattrapage tarifaire. Pour les entreprises,  c'est -0,7% surr les tarifs bleus professionnels dans l'optique d'une relance de l'activité des entreprises, mais + 2,5 % pour les tarifs jaunes (des petits professionnels) et + 3,7 % pour les tarifs verts (des industriels)
Des tarifs EDF dont 28,5 millions de foyers en France supportent les coûts (contre près de 31 millions en 2013), malgré l'ouverture du marché à la concurrence, pour supporter les aides sociales aux plus défavorisés, lesquels sont assez peu blonds. En 2013,  400.000 foyers modestes supplémentaires à charge des 28 millions bénéficiaient déjà des tarifs sociaux de l'électricité. 

Méthode Royal "par empilement"

Instauré par Ségolène Royal, la ministre l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, le nouveau mode de calcul des tarifs réglementés de l'électricité devait permettre de systématiquement contenir les hausses de prix... Il  a été publié au terme d'un bras de fer entre EDF et les fournisseurs alternatifs privés  dans le cadre du projet de loi sur la transition énergétique

La nouvelle méthode dite "par empilement" ne prend plus seulement en compte les coûts économiques de l'électricien EDF (production, transport, commercialisation) mais elle intègre les coûts des différentes composantes de la filière. Il était donc trompeur de promettre de contenir les hausses. Ainsi, se superposeront le coût de production nucléaire (Arenh), le complément à la fourniture d'électricité, les coûts commerciaux d'EDF, les coûts d'acheminement (Turpe) calculés par le régulateur de l'énergie, ainsi qu'une rémunération d'EDF. A noter que les prix du marché de gros, qui représentent de 7 à 10% de l'empilement total, qui avaient fortement baissé depuis deux ans repartent à la hausse depuis que Hollande brandit des sanctions contre Poutine.

Le nouveau mode de calcul entraînera de nouvelles hausses à court terme. 
Il sera en effet nécessaire d'appliquer une hausse de 5,6 % - et non plus 5%- pour les clients bleus - soit 6,7 % pour les consommateurs domestiques et 1,3 % pour les petits professionnels -, de 2,9 % pour les jaunes et de 4,2 % pour les verts.
Ces augmentations s'empileront sur les favorisés, ceux qui sont de moins en moins nombreux à travailler.

mardi 29 juillet 2014

Le Parquet dément l'ouverture d'une enquête visant la campagne 2007 de Sarkozy

Tout est possible à la presse, mais le ministère doit démentir ses infos, sous couvert du secret

Campagnes de Sarkozy 2007-2012: les mêmes symptômes pour le même diagnostic?
N. Sarkozy lors d'un meeting en 2007. 
"Cette campagne présidentielle est l'objet aujourd'hui d'une enquête préliminaire": le commentaire n'a pas varié, entre 6h et 12h00.
Aux aurores, Le Parisien affirmait que la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy fait l'objet d'une enquête préliminaire.

Le Parquet de Paris a eu beau démentir, embarrassé par le fuitage, à la mi-journée, L'Express continue d'exploiter le Fillon filon... 

"Les ressemblances entre 2007 et 2012 -objet d'une enquête judiciaire- sont pourtant nombreuses", insiste le site. "Même si l'information du Parisien a été rapidement démentie par le Parquet de Paris, l'ouverture d'une enquête préliminaire visant la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy invite à remonter le temps de sept années", maintient L'Express. "Que s'est-il passé cette année-là pour l'ambitieux ministre de l'Intérieur", s'interroge Matthieu Deprieck, ex-journaliste pour L'Equipe.fr - le sport menant naturellement au journalisme politique - et ancien critique cinéma - avec un goût inassouvi pour le polar. "Des dépenses de confort, une explosion des frais de déplacement et une multiplication des meetings et visites. Ca ne vous rappelle rien?" nous interpelle-t-il. Faisant les questions et les réponses, il poursuit, bille en tête: "La campagne de 2012, peut-être?" Car pour cet esprit fécond logé derrière le protège-tibia gauche, point de place au doute, en effet. Son papier étant prêt, pourquoi ce sans grade ambitieux ne pas saisirait-il la chance de sa vie en le publiant malgré tout, toute déontologie professionnelle balayée d'une main vertueuse ?



L'individu ne se tient plus: "Maladie: la fièvre acheteuse"

"Symptômes: En septembre 2011, L'Express s'était intéressé aux comptes de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy. "Comme sa rock star préférée, Johnny Hallyday, Nicolas Sarkozy prépare son entrée en scène", écrivions-nous [finement! N'est pas rock star qui veut et spécialement F. Hollande. Mais on ne s'improvise pas non plus journaliste...]. Pour le meeting de Lille en mars 2007, il disposait d'un espace de 100 mètres carrés réalisé de toutes pièces, décoré d'un canapé trois places et d'un fauteuil de cuir (525 euros). Surprise, en 2012, c'est à Marseille cette fois-ci que l'on retrouve un sofa design blanc. Pour 3400 euros. L'inflation [mais c'est davantage dans les prix d'un "sofa"!]."

"Le candidat semble également accorder une attention particulière à l'isolation sonore. En 2007, comme en 2012, il avait demandé et obtenu l'installation de cloisons pour se couper du bruit ambiant." L'ironie est d'autant plus inappropriée que la cible du journaliste était victime d'écoutes illégales, au corps défendant de la ministre de la Justice... Un journaliste sportif n'est pas à cela près.

Lors de ces deux années de campagnes présidentielles, la ligne de budget "congrès, manifestations, universités" de l'UMP explose les dépenses enregistrées par le PS: 7,1 millions en 2007 (2,7 pour le PS), 22,9 millions en 2012 (4,7 pour le PS). [Une incitation au contrôle des comptes de campagne du socialiste ?" [L'Express avait réservé à Sarkozy des attentions particulières...] 

"Maladie: la frénésie des meetings", poursuit ce médecin du sport

2007, c'était S. Royal, ici au Zenith,

campagne financée par des fonds privés
dont ceux du milliardaire Pierre Bergé
"Symptômes: Nicolas Sarkozy est un candidat qui multiplie les rencontres avec les électeurs [ce qui s'appelle une campagne de terrain, une proximité avec l'électeur]. Sur BFMTV, en mai dernier, Jérôme Lavrilleux décrivait la campagne de 2012 comme un pédalo   un train "qui filait à grande vitesse" et qu'il n'avait pas su arrêter. Résultat: une quarantaine de meetings en à peine plus de deux mois -autant que François Hollande mais sur une période beaucoup plus longue. [l'un exerçait le pouvoir, l'autre sortait de onze années d'hibernation au PS..]

Et en 2007 ? 25 meetings pour le candidat UMP entre janvier et début mai, 32 pour Ségolène Royal (si l'on se fie à cet inventaire, [ce qui semble bien être le cas]). Et 64 déplacements sur le terrain contre 32 pour sa rivale socialiste. Lors de ses deux campagnes présidentielles, Nicolas Sarkozy s'est beaucoup plus déplacé que son adversaire direct.
Si l'on se tient aux montants déclarés à la commission des comptes de campagne, le prix des meetings de 2007 était bien plus élevé que ceux de 2012. 640 000 euros pour le plus onéreux il y a sept ans ; 444 000 euros il y a deux ans. Mais depuis, les montants de 2012 ont été considérablement revus à la hausse compte tenu de l'affaire Bygmalion. De 444 000 euros à Villepinte, le montant est passé à 1,8 million d'euros. 

"Maladie: une hyperactivité chronique", face il est vrai à une "gauche molle"

"
Symptômes: La multiplication des déplacements du candidat Sarkozy a forcément un coût. En 2007, le futur président de la République avait dépensé plus d'un demi-million d'euros en avions d'affaires, révélait L'Express. Une somme intégrée à son compte de campagne. 
En 2012, les socialistes réclamaient le même décompte, accusant le président Sarkozy de faire peser sur les contribuables certains de ses frais de déplacement": alors qu'il était en exercice, il aurait dû mettre l'Etat en roue libre et rester bloqué à l'Elysée en regardant faire Hollande. "La justice le soupçonne aujourd'hui d'avoir plutôt privilégié les adhérents de l'UMP. [Accusation insensée: faut-il demander aux juges comment mener une campagne et qui rencontrer ?] Le parti aurait ainsi pris en charge des dépenses de campagne. Si l'on se penche sur les comptes du parti, on s'aperçoit que les frais de déplacements ont progressé de 131% entre 2011 et 2012 (9,7 millions d'euros contre 3,1 millions pour le PS). C'est la grande différence avec 2007: si l'écart entre UMP et PS est encore plus impressionnant cette année-là (6,1 millions contre 1,4 pour les socialistes), la progression par rapport à 2006 est, elle, beaucoup plus mesurée : +17%. [des si qui mettent en cause la campagne 2012 et non pas celle de 2007 qui intéresse Le Parisien aujourd'hui, si le footeux le permet] 

Diagnostic: rien ne dit que les mêmes symptômes entre 2007 et 2012 conduisent la justice à poser le même diagnostic sur les campagnes présidentielles de Nicolas Sarkozy. Preuve en est : pour le moment, le parquet de Paris a démenti l'ouverture d'une enquête préliminaire, comme l'écrivait Le Parisien quelques heures auparavant.

L'intention de l'article de l'Express
(ci-dessus) - mis à jour à 11.03
 - était-elle donc également malveillante 

samedi 26 avril 2014

Révélation: Hollande a menti sur la rançon des otages de Syrie

18 millions de dollars de rançon, malgré les assurances officielles

Les "fonds" ont été acheminés en Turquie par Jean-Yves Le Drian

Hollande jurait ses grands dieux que la France ne verse jamais de rançon. Or, l'hebdomadaire allemand Focus contredit le pouvoir socialiste, précisant même ce samedi que la France a versé 18 millions de dollars, soit 13 millions d'euros, pour la libération des quatre journalistes français enlevés en juin 2013 en Syrie et relâchés la semaine dernière.

Leurs ravisseurs appartiennent à un groupe djihadiste lié à al-Qaida, EILL, et présenté comme ayant "des liens particuliers avec le régime syrien" de Bachar al-Assad, qui le soutient contre les rebelles de l’Armée syrienne libre et d’autres factions islamistes.

La presse a la consigne de ne pas parler de rançon mais de " fonds"
Ils ont été convoyés vers Ankara par le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian et versés aux ravisseurs par l'intermédiaire des services secrets turcs, écrit Focus, citant des sources proches de l'OTAN à Bruxelles
Proche de F. Hollande, Jean-Yves Le Drian, avait annoncé sa visite en Turquie "il y a plusieurs semaines", un déplacement "discret" au cours duquel il a rencontré les autorités politiques turques et les services "pour permettre de réaliser ce qui est arrivé", avait confirmé, en son temps, une source "proche du dossier", mais anonyme.

Selon des experts de l'OTAN, l'espionnage français a été informé dès le début de la prise d'otage du lieu de détention des quatre journalistes, mais n'a entrepris aucune intervention armée pour les libérer, en raison des combats qui secouent la Syrie, poursuit le magazine.

Hollande a affirmé ne pas "payer de rançon"

Le président de la République française, François Hollande, a affirmé le 20 avril que la France "ne paie pas de rançon" dans les affaires d'otages.
"L'Etat ne paie pas de rançon. C'est un principe très important pour que les preneurs d'otages puissent être tentés d'en ravir d'autres. Tout est fait par des négociations, des discussions", avait-il assuré.
VOIR et ENTENDRE François Hollande affirmer que la France ne verse pas de rançons pour la libération de ses otages, à l'occasion de la libération, le 27 avril 2013, de la famille Moulin-Fournier, dont quatre enfants, enlevés au Cameroun   et retenus deux mois au Nigeria. 
La France "ne cède pas sur les principes", le "non versement par la France de rançons", a déclaré le président français. "C'est en étant le plus discrets possible que nous pouvons être le plus efficaces", a ajouté Hollande. "Nous ne pouvons pas tout dire, mais nous ferons tout".
Didier François, grand reporter à la radio française Europe 1, et le photographe Edouard Elias avaient été enlevés au nord d'Alep le 6 juin 2013. Nicolas Hénin, reporter à l'hebdomadaire français Le Point, et Pierre Torrès, photographe indépendant, avaient été enlevés le 22 juin à Raqqa.

VOIR  et ENTENDRE
mentir, outre Laurent Fabius, J-Yves Le Drian:
Les otages de Syrie ont été retrouvés par une patrouille de l'armée turque dans la nuit du 19 au 20 avril dans le no man's land de la frontière séparant la Turquie et la Syrie, près de la petite ville turque d'Akçakale (sud-est). 
En vérité, on sait maintenant que les quatres otages n'ont pas été "retrouvés" mais échangés par EILL avec les autorités turques contre  13 millions d'euros.

Quant aux
quatre otages d’Arlit au Niger libérés le mercredi 30 Octobre 2013, ils avaient déjà manifesté leur malaise -et leur désapprobation de l'instrumentalisation de leurs épreuves, en faisant vivre un grand moment de solitude au président Hollande venu se montrer à l’aéroport militaire de Villacoublay.

Laurent Fabius a nié toute livraison d’armes.
Attendons que la vérité éclate à nouveau...