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jeudi 24 août 2017

La peau de Macron n'a pas de prix, pour l'Etat

26.000 euros en trois mois : l'incroyable facture de maquillage d'Emma­nuel Macron

Les économies, c'est pour les électeurs...

Manucuré, maquillé et photoshoppé
Brigitte n'aime pas les vieilles peaux et le trentenaire a visiblement peur de vieillir.
Le Point révèle où passe le budget de l'Elysée en publiant la facture de 26.000 euros de frais de maquillage pour les trois derniers mois de prési­dence de Emma­nuel Macron. A raison de 92.000 euros par an, à la fin du quinquennat, la bonne oxygénation de sa peau nous aura coûté 460.000, le prix d'une belle maison de province... 

Bien que l'ancien conseiller de Hollande ait décidé de se démarquer de lui en n'embau­chant que des pres­ta­taires privés, la note atteint un niveau stratosphérique d'autant plus indécent que l'Etat macronien est en période d'économies imposées aux collectivités territoriales

On se rappelle encore du scandale de la note de coif­fure du président François Hollande. Il avait à l'époque déclen­ché réac­tions scan­da­li­sées et moque­ries. Le coif­feur, à l'époque embau­ché pour près de 10.000 euros par mois pour être dispo­nible jour et nuit pour le président, n'a rien à envier à la maquilleuse d'Emma­nuel Macron. 

Trois factures maquillage, pour un total de 26.000 euros, couvri­raient les trois premiers mois de prési­dence d'Emma­nuel Macron

Macron hypertendu,
comme une peau de tambour
Déjà attachée au candidat de la prési­den­tielle comme un point noir sur une peau d'adolescent bouton, la maquilleuse d'Emma­nuel Macron n'a pas lâché l'affaire. Elle a la garde offi­ciel­le­  du teint bronzé et reposé en toutes circons­tances du souverain républicain.
Une perle plus rare que la maquilleuse de Nico­las Sarkozy, Marina Miche­net, qui ne touchait que 8.000 euros par mois à l'époque. L'épouse sexagénaire ne supporte pas le teint fripé d'Emmanuel au réveil.
François Hollande justifiait ses frais de coif­fure par l'extrême dispo­ni­bi­lité de son coif­feur atti­tré. Quelle sera donc celle d'Emma­nuel Macron à l'ère des efforts que le président de la Répu­blique impose aux Français ? 

Résultat de recherche d'images pour "macron profil barbe"
C'est Brigitte Macron soi-même qui se serait occu­pée de faire embau­cher la fée des soins du visage

Après le metrosexuel (homme urbain, soucieux de son apparence -amateur de mode, beauté, déco…- et l’übersexuel (barbe de trois jours, à défaut de poils dépassant de la chemise "sans cravate"), Macron nous annonce l’arrivée du spornosexuel (homme à l’allure "photoshopée", ci-contre) ?

mardi 31 mai 2016

Rythmes scolaires : les maires présentent la facture

Les communes ne peuvent plus payer la réforme et demande une aide de 640 M€ à l'Etat

Le bilan de la réforme des rythmes scolaires est mitigé

Ecole-garderie,
sous le régime de l'état d'urgence
Trois ans après son adoption, sur le bureau des élus locaux, la réforme des rythmes scolaires est toujours classée dans la pile des problèmes à résoudre. C'est ce que révèle une enquête réalisée par l'Association des maires de France (AMF) auprès de 5.500 communes.

Les aides actuelles de l'Etat (440 M€ par an) ne suffisent pas et, de surcroît, le contenu de ces ateliers est très différent d’une commune à l’autre, donc inégalitaire et discriminatoire, souligne François Baroin (LR), maire de Troyes (Aube) et président de l'AMF. "Il faut faire un saut qualitatif, maintenant qu’on a passé la phase de mise en place", abonde la sénatrice Françoise Cartron (PS), maire d'Artigues près de Bordeaux, et aussi vice-présidente du conseil régional d'Aquitaine et encore vice-présidente de la communauté urbaine de Bordeaux. François Baroin demande donc au gouvernement de faire face à ses responsabilités en décidant une rallonge budgétaire pour consolider les nouveaux temps scolaires. 

Dans l'étude menée par l'AMF, 70 % des maires confient des difficultés persistantes dans la mise en place des nouveaux rythmes scolaires. Quelles sont-elles ?

François Baroin: Il y a d'abord un problème financier : le coût est très supérieur à ce qui avait été annoncé. 
Ensuite, la réforme est jugée inadaptée aux classes de maternelles. La fatigue constatée des tout-petits, liée à un temps de présence plus long en collectivité et des siestes parfois écourtées, est incontestable. 
Il a aussi fallu trouver en urgence des animateurs, qui n'étaient pas toujours formés
Enfin, le retour de l'école le mercredi matin a déstabilisé tout le tissu associatif local. Au total, il apparaît que cette réforme ne prend pas pleinement en compte les spécificités territoriales, et sa mise en oeuvre reste difficile.

Aujourd'hui, près de trois enfants sur quatre prennent part à des activités sportives ou culturelles, alors que beaucoup en étaient exclus jusqu'ici [ce qui reste à démontrer, puisqu'existaient des possibilités nouvelles, déjà financées par les communes, telles que les piscines intercommunales, jusqu'en Ardèche. Mais 25% d'enfants restent discriminés, si tant est qu'ils soient demandeurs de temps encadré, plutôt que d'un peu de temps libre]. 

N'est-ce pas un progrès ?

C'est un des éléments positifs de la réforme constatés par les maires. Il y a aussi une meilleure coopération des acteurs locaux de l'éducation que sont l'école, les associations, les parents, les élus [qui ont beaucoup donné de leurs personnes]. Mais ces points sont minoritaires par rapport à la permanence de difficultés qui, au bout de deux, puis trois ans, auraient dû s'estomper.

Faut-il abroger la réforme ?

La revendication des maires ne porte pas sur la remise en cause de la réforme, mais sur son financement. On ne peut pas demander à des petites communes rurales de porter à bout de bras un aménagement de cette nature, sans accepter son prix réel. L'Etat nous a vivement encouragés à embaucher des contrats aidés, et il a fallu gérer des contraintes réglementaires, les questions de sécurité, l'aménagement général, l'organisation des transports scolaires... Tout cela a un coût. Pour nous, c'est une négociation à 640 M€.

Il n'est pas question de remettre en cause la réforme, alors que le bilan que vous en tirez est plutôt négatif. Quel paradoxe !

Certains dans le débat politique veulent revenir sur la réforme, il y aura un débat à ce sujet après la présidentielle, en cas d'alternance. Mais l'Association des maires de France, aujourd'hui, dans sa pluralité politique, a un consensus. Il ne faut pas se tromper dans l'interprétation de cette position : la réforme a été tellement difficile à mettre en oeuvre, et on est sortis tellement essorés de l'application de ce projet, qu'en réalité les maires ne veulent plus en entendre parler. C'est cela, la vérité.

Votre parti propose dans son projet de réduire le nombre d'enseignants. Il est étonnant de demander à l'Etat, en même temps, davantage de moyens pour financer des activités périscolaires...

Je ne suis pas schizophrène. Qu'il faille faire un effort pour assainir les finances publiques, personne ne le conteste. Mais les saignées du gouvernement sont telles qu'elles menacent nos services publics locaux et notre rôle d'investisseur pour le développement de nos territoires. L'Etat a décrété un aménagement des rythmes scolaires. Il ne serait pas choquant qu'il paye à 100 % une réforme qu'il a imposée.

Qui sont les animateurs ?

Dans 90 % des communes, les activités périscolaires sont assurées — totalement ou en partie — par des intervenants extérieurs, dont un large contingent de bénévoles (43 %) [les intermittents -quand ils sont compétents, pourraient saisir ces opportunités de justification de leurs allocations]
Il peut aussi s'agir de professionnels d'associations d'éducation populaire [dont la plupart sont marquées à gauche], de clubs sportifs, d'animateurs indépendants auto-entrepreneurs ou d'enseignants [puisque tous ne consacrent pas leur temps libre à arrondir leurs fins de mois en travaillant pour Acadomia, selon la caricature de Ségolène Royal, alors candidate à la présidentielle 2007]. 
"Nombre d'élus ont fait part de problèmes de fidélisation du personnel recruté, en raison parfois du niveau d'absences [!], voire de démissions en cours d'année constatées", relève le rapport de l'AMF, qui impute ces difficultés "à la faible attractivité des temps d'activités proposés et au manque de personnels qualifiés en nombre suffisant". 
Une pénurie qui préoccupe aussi certains parents d'élèves. Au siège de la fédération PEEP, on reçoit régulièrement "des courriers de familles qui s'inquiètent pour la sécurité des enfants. Les animateurs peuvent avoir parfois des discours ou des comportements inappropriés" [cf. leur idéologie de militants, voire leur prosélytisme], relève Valérie Marty, la présidente de la PEEP.

jeudi 25 février 2016

Interdiction des coupures d'eau: les bons payeurs paieront pour les mauvais

L'interdiction a entraîné un doublement des impayés pour Veolia, selon son PDG

Si la loi est dure, est-ce pour les "défavorisés"?

Pourquoi l'eau est-elle de plus en plus
dure pour le contribuable ?
L'application de la loi interdit aux fournisseurs de couper l'eau à leurs clients en cas d'arriérés de paiement, ce qui a entraîné "une hausse des impayés" chez Veolia, a révélé jeudi le PDG du groupe Antoine Frérot. "Il y a eu une hausse des impayés depuis huit mois" et le taux des impayés traditionnellement qui est habituellement "de l'ordre de 0,6-0,7%" pour le groupe: il a plus que doublé en huit mois", a-t-il prévenu lors de la présentation des résultats annuels de Veolia.
La loi du 15 avril 2013, dont le décret d'application date du 27 février 2014, interdit désormais à un distributeur de couper l'alimentation en eau dans une résidence principale en cas d'impayé. 

L'ex-député Brottes (PS) pointé du doigt 
"Je pense que c'est à cause de la loi Brottes (du nom de l'ex-député PS porteur du texte), parce que la paupérisation (des consommateurs) existait déjà avant et les process[es] pour permettre aux familles en difficulté de ne pas payer leurs factures d'eau existaient déjà avant la loi Brottes", a expliqué A. Frérot.
La proposition de loi socialiste concernait la "tarification progressive" de l'électricité et du gaz naturel, en date du mois d'octobre 2012.
Chef d'entreprise et spécialiste des services publics et des énergies, François Brottes, ex-député de l'Isère, est devenu président du directoire de RTE, Réseau de transport d'électricité, filiale d'EDF, sans transition ni délai, après avoir présidé la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale de 2012 à 2015. 
Le fournisseur dont les impayés ont "plus que doublé en huit mois" se retourne contre les payeurs.

Plusieurs opérateurs privés, comme Veolia, Suez et Saur, ainsi que la régie publique Noreade, ont été condamnés à la fin 2014 à des amendes pour avoir coupé l'eau à des clients qui avaient des arriérés de paiement.
En mai 2015, après avoir été saisi par Saur, le Conseil constitutionnel avait confirmé l'interdiction généralisée des coupures d'eau, y compris lors de non-paiement du service.
Depuis, Saur et Veolia ont de nouveau été condamnés, cette fois pour avoir réduit le débit de fourniture d'eau à des clients. Saur a fait appel du jugement le concernant. Veolia n'a pas encore pris de décision sur un éventuel appel.
Dans ces dernières décisions, la justice s'est appuyée sur l'exigence d'un logement décent, qui implique une pression suffisante pour l'utilisation normale de l'eau par ses locataires, constatant que la réduction de débit avait eu les mêmes effets qu'une coupure.

samedi 21 mars 2015

Ile-de-France: gratuité des transports sous la pression des Verts-rouges et très lourde facture pour tous

Ségolène Royal fait de la surenchère: 
après les élections, c'est trop tardif...

Le président PS de région se justifie par référence à mars 2014 !
Photo de propagande prise au crépuscule
Parce que la  circulation alternée avait été mise en place il y a presque un an jour pour jourJean-Paul Huchon se croit obligé de céder à la pression des Verts. Or, selon le président du Syndicat des Transports d'Ile-de-France (STIF), la gratuité dans les transports en Ile-de-France pourrait coûter au moins dix millions d'euros à la région. 

Et la Région, ce n'est ni Hollande, ni Huchon, ni les Verts...
L'an passé, le STIF avait estimé une perte de l'ordre de quatre millions d'euros par jour en semaine, dont 2,5 millions sur le réseau RATP, et le reste pour le réseau SNCF Transilien et les bus du réseau Optile. Le week end, le manque à gagner serait plus faible de 3,5 millions pour la journée de samedi et de 2,5 millions le dimanche. 

"Dans le cadre de l’épisode de pollution aux particules fines PM10, qui sévit notamment dans notre région depuis plusieurs jours, la dégradation de la qualité de l’air a atteint ce vendredi le seuil d’alerte." Malgré l'alerte sonnée -et l'expérience évoquée- les mesures rendront effet trois jours plus tard.  "Les informations disponibles actuellement indiquent que cette situation devrait persister. C’est pourquoi dans l’attente des décisions de l’Etat sur le déclenchement de la circulation alternée à Paris, j’ai demandé aux opérateurs de transports SNCF, RATP et OPTILE de mettre en œuvre dès demain [samedi] la gratuité des transports sur leurs réseaux respectifs en Ile-de-France," explique Jean-Paul Huchon, vendredi soir. 

Les écologistes nous feront envoyer la facture 

Qui les usagers croient-ils qui va payer ? Certes, les bus, métros, RER et Transilien sont donc accessibles librement et gratuitement dans l'ensemble des zones 1 à 5. Pour le STIF, cette décision a pour but d'encourager les habitants à privilégier les transports en commun pour leurs déplacements plutôt que la voiture. Mais les opérateurs de transports ne tarderont pas à répercuter le coût sur les usagers, dont les plus défavorisés, voire médicalement fragilisés.

Pour les opérateurs, la perte s'explique surtout l'absence de vente des tickets à l'unité ou des forfaits spécifiques pour les jeunes ou pour les touristes. En outre, c'est une journée blanche où aucune amende n'est dressée. 

L'an passé, la facture de 10 millions d'euros que le STIF avait décidé d'instaurer pendant trois jours lors du pic de pollution avait été pris en charge pour moitié par l'Etat, en raison de l'impératif de santé publique. Et l'Etat, ce n'est personne d'autre que les contribuables. 

Pour récupérer en partie la mise, les autorités vont être beaucoup plus vigilantes sur les routes... L'an dernier, lors de la mise en place du dispositif de la circulation alternée, la préfecture de police a totalisé en une matinée 4.500 infractions, dont 3.000 pour non-respect de la circulation alternée à Paris et dans sa proche banlieue. Les usagers concernés ont dû régler une amende de 22 euros immédiatement (35 euros au-delà de trois jours).

Débordée sur sa gauche, la ministre de l'Environnement renâcle

Les particules fines s'attaquent
à la cohérence de la ministre
 
Samedi en début d'après-midi, Anne Hidalgo a annoncé la mise en place de cette mesure contre la pollution dès lundi, mais Royal ne veut pas "confondre vitesse et précipitation" et lui a opposé "ne pas décider sur de l'émotionnel démagogique." "Une décision de restriction des libertés, ça se fait dans le respect de l'Etat de droit," a-t-elle ajouté. "Ma responsabilité, c'est aussi d'anticiper les conséquences de mes décisions", a-t-elle fait valoir, suggérant que la maire de Paris ne voit pas plus loin que le bout de son nez, évoquant "les moyens de police" mobilisés pour cette opération et "les contraintes sur des centaines de milliers de gens".

La ministre oppose donc des limites, précisant qu'"à ce stade, la circulation alternée ne s'applique que lundi". "Nous ferons le point lundi en cours de journée", a-t-elle prévenu, faisant valoir que "manifestement, les prévisions météorologiques s'amélioreront à partir de mardi". 
La ministre a en outre annoncé qu'elle va réunir prochainement les maires des grandes agglomérations et les autres acteurs concernés "pour bâtir des plans d'action sur cinq ans". "Dans cinq ans, il faut que le problème de la pollution par les particules soit réglé", a-t-elle prévu. Royal rappelle qui est la chef...

Deux jours de polémique
Si l'urgence est aussi extrême qu'indiquée par les écologistes, la polémique a retardé la décision de mettre en place la circulation alternée a pris deux jours de retard: des élus verts accusent le gouvernement de tergiverser en raison des élections départementales dimanche. "Ces accusations sont dénuées de tout fondement", s'est défendue Ségolène Royal. "J'ai tendance à vous dire que c'est peut être l'inverse (...), s'est-elle défendue, car certains politiques ont fait beaucoup de bruit à la veille des élections".
Interrogée un peu plus tard sur i-télé sur le fait que c'est la maire de Paris, Anne Hidalgo -et non elle- qui a annoncé la décision du gouvernement samedi, la ministre s'est sentie outragée. Royal a donc minimisé cet affront. "C'est le préfet de police qui a fait cette recommandation (d'instaurer lundi la circulation alternée) que j'ai tout à fait entérinée. Et la maire de Paris l'a annoncée, c'est pas bien grave", a-t-elle assuré... On retient que la ministre n'a rien décidé: la ministre de l'Ecologie de Valls s'est faite court-circuiter et tente de faire bonne figure.

samedi 1 novembre 2014

1er novembre: le tarif de l'électricité augmente de 2,5%, malgré les promesses de Royal

Le nouveau mode de calcul, une excuse pour augmenter la facture

Ségolène Royal avait promis, à grands cris


La ministre socialiste 
était catégorique

A l'arrivée, les tarifs réglementés de l'électricité pour les particuliers  augmenteront bien de 2,5% à partir du 1er novembre, pour commencer.
Sur courant alternatif, la ministre rétropédale, en catimini

Le décret définissant la nouvelle méthode de calcul des tarifs réglementés de l'électricité fait gonfler la facture

Cette hausse intervient une fois les élections passées. Le gouvernement avait annoncé une hausse de 5% des tarifs qui devait s'appliquer au 1er août pour couvrir une partie du manque à gagner subi par EDF en 2012 et 2013, estimé à 1,14 milliard d'euros par la Commission de régulation de l'énergie (CRE). La précédente hausse - de 5%- avait été appliquée en août 2013. 
Or, l'effet aurait été désastreux avant les municipales et les sénatoriales. Elles ont de toute façon été catastrophiques pour le PS mais le pouvoir peut maintenant procéder sans états d'âme à la hausse prévue l'été dernier, mais différée et désormais définie par un nouvel arrêté tarifaire publié au Journal officiel. 

Les tarifs devaient augmenter plus modérément cet automne, assurait le gouvernement. 
Des rattrapages tarifaires repoussés par stratégie politicienne étaient devenus inéluctables.  Dans le détail, l'augmentation de 2,5% pour les particuliers se décompose en une hausse de 1,6% au titre de la nouvelle méthode de calcul et de +0,9% au titre du rattrapage tarifaire. Pour les entreprises,  c'est -0,7% surr les tarifs bleus professionnels dans l'optique d'une relance de l'activité des entreprises, mais + 2,5 % pour les tarifs jaunes (des petits professionnels) et + 3,7 % pour les tarifs verts (des industriels)
Des tarifs EDF dont 28,5 millions de foyers en France supportent les coûts (contre près de 31 millions en 2013), malgré l'ouverture du marché à la concurrence, pour supporter les aides sociales aux plus défavorisés, lesquels sont assez peu blonds. En 2013,  400.000 foyers modestes supplémentaires à charge des 28 millions bénéficiaient déjà des tarifs sociaux de l'électricité. 

Méthode Royal "par empilement"

Instauré par Ségolène Royal, la ministre l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, le nouveau mode de calcul des tarifs réglementés de l'électricité devait permettre de systématiquement contenir les hausses de prix... Il  a été publié au terme d'un bras de fer entre EDF et les fournisseurs alternatifs privés  dans le cadre du projet de loi sur la transition énergétique

La nouvelle méthode dite "par empilement" ne prend plus seulement en compte les coûts économiques de l'électricien EDF (production, transport, commercialisation) mais elle intègre les coûts des différentes composantes de la filière. Il était donc trompeur de promettre de contenir les hausses. Ainsi, se superposeront le coût de production nucléaire (Arenh), le complément à la fourniture d'électricité, les coûts commerciaux d'EDF, les coûts d'acheminement (Turpe) calculés par le régulateur de l'énergie, ainsi qu'une rémunération d'EDF. A noter que les prix du marché de gros, qui représentent de 7 à 10% de l'empilement total, qui avaient fortement baissé depuis deux ans repartent à la hausse depuis que Hollande brandit des sanctions contre Poutine.

Le nouveau mode de calcul entraînera de nouvelles hausses à court terme. 
Il sera en effet nécessaire d'appliquer une hausse de 5,6 % - et non plus 5%- pour les clients bleus - soit 6,7 % pour les consommateurs domestiques et 1,3 % pour les petits professionnels -, de 2,9 % pour les jaunes et de 4,2 % pour les verts.
Ces augmentations s'empileront sur les favorisés, ceux qui sont de moins en moins nombreux à travailler.

jeudi 19 juin 2014

Paris: Hidalgo va faire payer les 400 millions d'euros de la facture laissée par Delanoë

Hidalgo ne peut plus nier qu'elle a berné les électeurs parisiens 

La situation financière de la capitale 
laissée en héritage par Bertrand Delanoë est absolument désastreuse
Quelques semaines après son élection, la nouvelle maire de Paris a été contrainte de reconnaître publiquement ce qu’elle niait farouchement depuis des mois.
Le gros mensonge d’Anne Hidalgo n’aura pas résisté longtemps à l’épreuve de la vérité. Selon ses propres aveux, il manquera 400 millions d’euros l’an prochain pour boucler le budget de la ville, un trou colossal, comme jamais Paris n’en avait enregistré dans son histoire. Pour donner le change, Julien Bargeton, l’adjoint aux finances a fait mine de découvrir avec stupéfaction cette mauvaise nouvelle, que Capital avait pourtant dévoilée dès mars dernier.  

Malgré les quolibets de la candidate de la gauche, l’héritière de Bertrand Delanoë va devoir faire valser les impôts des Parisiens en urgence
au mépris de ses promesses, réaffirme Philippe Eliakim, rédacteur en chef du magazine Capital. De combien au juste ? Une simple règle de trois permet de se faire une idée du coup de massue qui attend les contribuables de la capitale : 400 millions d’euros, cela représente en moyenne 285 euros par foyer fiscal, ou si l’on préfère l’équivalent des deux tiers du produit annuel de la taxe d’habitation versé à la ville. Elle n’a cependant pas encore osé dévoiler ce traitement de choc à ses administrés.

L'édile socialiste compte sur l'assistance de l'Etat 
Hidalgo veut faire payer les Corses ou les Alsaciens en louant à l’Etat les locaux et les 130 hectares de terrains, par exemple le zoo de Vincennes, que la municipalité met aujourd’hui gracieusement à sa disposition. Or, même en positivant, ces recettes de poches n’atteindront tout au plus que quelques millions d’euros par an, autant dire une goutte d’eau. 

Comme première adjointe, Anne Hidalgo ne pouvait rien ignorer
Pour boucher le trou laissé par son prédécesseur -comme par elle-même- Anne Hidalgo envisage donc de vendre une partie du patrimoine foncier de la capitale, comme le terrain Guébriant dans le 20e arrondissement, qui sert aujourd’hui de parking aux fonctionnaires de la DGSE. Problème, ces rentrées d’argent ne pourront servir qu’une seule fois, alors que les déficits, eux, continueront de courir tous les ans. 
Mais la municipalité socialiste de Paris peut tout se permettre…

mardi 4 juin 2013

Hollande secoue le panier à crabes de Marseille

La candidate Carlotti inspire la discorde à Marseille 

La ministre PS, Marie-Arlette Carlotti, a dû être évacuée au dessert. 
Carlotti soutient Guérini,
grand handicapé du PS
Son livre de campagne n'est pas à vrai dire ce qui irrite le plus. Invitée le 4 mai au "Don Corleone" à Marseille pour faire la promotion de ce bouquin, elle  a certes provoqué la colère des Marseillais respectueux des institutions qui ont jugé peu républicain de tenter de s'imposer en arrivant dans les bagages du président de la République, à plusieurs mois des municipales 2014.

Les militants du "mariage" pour tous" n'avaient pas payé leur facture

Sylvie Andrieux et M.-Arlette Carlotti:
une belle paire...
Lors d'un débat sur le mariage pour tous, l'un des démocrates socialistes invités par Carlotti avait aspergé un contradicteur avec du gaz lacrymogène. Dans le désordre, le restaurateur de la rue Sainte s'est retrouvé avec un impayé de 1 120 euros. Ca fait cher l'intolérance...
"Quand ça s'est emballé, certains n'ont pas payé, dont ses invités, à savoir 32 personnes", fulmine Alfred Mauro. 

Après avoir réclamé son dû en vain à la ministre, il a alerté la presse. 
Un mois plus tard, l'entourage de la ministre assure que Marie-Arlette Carlotti aurait demandé la liste des invités au responsable de l'établissement, "pour pouvoir procéder au décompte de ce qui lui revenait," précise-t-il, mais un mois plus tard. 

L'ex-conseillère générale de Marseille assure maintenant qu'elle "n'a jamais eu de réponse." 
Une ministre-déléguée aux Personnes ...handicapées et à la Lutte contre l'exclusion qui avait exclu la facture de sa mémoire. A 60 ans, n'est-ce pas... 

Le restaurateur se dit prêt à aller au tribunal.

En 2011, la vertueuse socialiste contribua à la réélection à la tête du Conseil général d'un honnête homme, Jean-Noël Guérini.

jeudi 7 février 2013

Le conflit au Mali, c'est déjà 70 millions d'euros au débit de la France

Le Mali est-il la danseuse de Hollande ?

Le ministère de la Défense confirme cette estimation provisoire

Les frais ne sont pas le mêmes...
Le Parisien a révélé le montant de la facture militaire française au Mali 
Commencée le 11 janvier, elle aurait déjà coûté au moins 70 millions d'euros à la France, affirme le Parisien/Aujourd'hui-en-France dans son édition de jeudi.

Un chiffre que ne dément pas le ministère de la Défense ce matin
Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a confirmé hier le volet financier de l'opération Serval lors d'une audition parlementaire fermée à la presse. Il a chiffrés à 70 millions d'euros les sommes déjà dépensées par les Français pour financer cette opération, selon le quotidien. 

Le 23 janvier dernier, Jean-Yves Le Drian avait communiqué les premiers chiffres officiels du coût de l'intervention française au Mali à 30 millions d'euros, en 12 jours.


Acheminement et primes de guerre

Notre "chef de guerre" est
passé par une salle de shoot
Et le journal d'expliquer : "Ce qui coûte le plus cher, c'est l'acheminement des troupes et de leur matériel sur place: 50 millions d'euros ont été dépensés pour transporter les 4.000 soldats et leur équipement en Afrique." Une fois arrivées, autant donc qu'elle restent pour ...amortir les frais !
"Nous avons acheminé 10.000 tonnes de matériel en quinze jours. C'est autant que ce que nous avons transporté en un an, lors du retrait d'Afghanistan", précise le ministère de la Défense au journal.

"Autre grande dépense, poursuit le Parisien/Aujourd'hui-en-France, les primes de guerre touchées par les soldats [professionnels]. Lorsqu'ils sont en opération, les militaires doublent, voire triplent leur solde. Résultat: ces rémunérations supplémentaires ont déjà couté 5 millions aux contribuables."

Plus cher que la Libye ou l'Afghanistan

Pour le quotidien, "la France débourse par jour 2,7 millions d'euros. 
Une facture sensiblement plus élevée que celle de la Libye (1,6 million d'euros par jour) ou de l'Afghanistan (1,4 million d'euros)". Mais pour le ministère de la Défense: "Ce calcul n'est pas pertinent. On ne peut pas comparer des conflits de durée et de nature différents", a précisé le ministère au quotidien.

Le président François Hollande a confirmé mercredi en Conseil des ministres que les effectifs du contingent français au Mali "devraient diminuer" à partir de mars, a rapporté la porte-parole du gouvernement Najet Vallaud-Belkacem.

La veille, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius avait préparé l'opinion à cette même échéance.


Opération prestige, mère porteuse

La France restera "le temps qu'il faudra" au Mali, avait-il lancé au début du mois. 
Une semaine plus tard, le 'renard du désert' rappelle que le "terrorisme n’a pas encore été vaincu".

L'intendance peut-elle suivre ?
Les fonds de réserve suffiront-ils ? Faudra-t-il que la "gauche sociale" sacrifie  les retraités et personnes dépendantes de la banque alimentaire à la lutte contre les islamistes ?

mercredi 16 janvier 2013

Delanoë frappe au portefeuille le collectif la Manif pour tous

Le maire PS de Paris réclame 100.000 € pour des dégâts supposés

Equité idéologique: certains manifestants sont taxés, d'autres non

Delanoë soutient LGBT
et la théorie du genre
Taxe sur la liberté d'expression: 
8 euros par manifestant,
 retraité ou enfant


Telle est la facture présentée par le maire homosexuel de Paris. 

Bertrand Delanoë annonce qu'il va adresser au ministère de l'Intérieur pour réparer les dégâts de la «manif pour tous» qui a eu lieu à Paris dimanche dernierValls et la préfecture de police de Paris qui ont autorisé la manifestation endosseront-ils les frais ?
Le maire de la capitale a chiffré le coût de la remise en état des pelouses du Champs-de-Mars après le passage de la manifestation pour le respect du Code Civil.

Et pourtant dimanche soir, une section de bénévoles a travaillé tard dans la nuit pour ratisser le Champ-de-Mars
et démonter les écrans et la scène installée pour l'occasion. La mairie de Paris précise à ce sujet qu'effectivement la pelouse était vierge de tout détritus.

Les "casseurs" du Champ de Mars

Dans le détail, un premier état des lieux dimanche soir a établi qu'un piétinement important autour de la sono et de la tribune avait détérioré environ 3 600 m2 de gazon. Ces zones-là seront facturées en priorité. Viennent ensuite 23 000 m2 ayant subi des dégradations moins importantes, mises sur le compte des piétinements des manifestants. 

Reste qu'en toute logique, ce ce n'est pas une foule de 340.000 personnes qui aurait pu faire de tels dégâts !

Pour Bernard Loing, le président de l'Association des Amis du Champ-de-Mars, les dégâts sont minimes par rapport au nombre de manifestants. Ce connaisseur de l'esplanade donne d'ailleurs l'exemple de la course de la Parisienne, en septembre dernier, qui avait fait bien plus de dégâts que la Manif pour tous. Et d'ajouter : "il est certain qu'ils étaient beaucoup plus nombreux que 340 000 puisque les gens ont défilé sur l'esplanade de 15 heures jusqu'à 21 heures ! " 

La bataille des chiffres n'est donc pas terminée.


A l'avenir, les homosexuels devront éviter de
souiller le gazon de Monsieur le maire,
le 27 janvier 


Habituellement la municipalité envoie la facture aux organisateurs d'évènements comme des meetings politiques, des concerts, ou lors du 14 juillet. A la mairie du VIIe arrondissement, cette déclaration coince un peu. "C'est la première fois que le maire de Paris fait savoir qu'il envoie une facture !" 

Il est vrai que venant du maire de Paris, cette annonce n'est pas totalement neutre et "juste"

Un poids, deux mesures quand on se souvient de la manifestation de SOS Racisme du 14 juillet 2011, à qui la mairie de Paris avait alloué une subvention de 230 000 euros pour l'organisation d'un concert... sur les mêmes pelouses !

 VOIR et ENTENDRE le parti pris par Bertrand Delanoë en 2008 :


VOIR et ENTENDRE la prise de parole de Christiane Taubira au JT de 20 heures sur TF1 au soir de la manifestation du refus du saccage du Code civil:
La Garde des Sceaux se satisfait d'un débat limité aux commissions parlementaires et encadré par la presse qui écartent le peuple. 
La loi ne retirera rien aux couples hétérosexuels !...